Iñaki Echaniz, député des Pyrénées-Atlantiques, Socialistes et apparentés | La politique et moi
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
En 2023, vous avez réalisé un joli coup, c'était en plein débat sur la réforme des retraites. Vous avez piégé le ministre Olivier Dussopt. On va voir comment.
- 1:01FerméeÉludée
Allez-vous, oui ou non, reculer l'âge de la retraite de 62 à 64 ans ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Vous savez si il vous en a voulu. Vous en avez reparlé avec lui par la suite ?
- 2:16OuverteRéponse partielle
C'est-à-dire que vous cachez bien votre jeu ?
- 2:57OuverteRéponse directe
On va en revenir à cette réforme des retraites de 2010, celle sur laquelle a été intervenu Olivier Dussopt à l'époque, parce qu'elle tient décidément une place particulière dans votre parcours politique.
- 3:11FerméeRéponse directe
Vous aviez 17 ans, c'est ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48PrésentateurFait
« La main sur le cœur, vous vous êtes engagé devant nous et avant vous, le président de la République, à ne pas passer en force sur ce dossier »
- 1:04PrésentateurFait
« Allez-vous, oui ou non, reculer l'âge de la retraite de 62 à 64 ans ? »
- 1:10PrésentateurFait
« Vous avez repris le texte d'une question d'Olivier Dussopt qu'il posait lui-même en 2010 pour critiquer la réforme des retraites du gouvernement Fillon de l'époque. »
- 1:40Invité politiqueFait
« en tant que ministre en charge de cette réforme qui était profondément injuste »
- 1:44Invité politiqueFait
« et qu'il dénonçait dans des propos assez forts quelques années auparavant. »
- 3:31Invité politiqueFait
« J'avais organisé avec quelques camarades une mobilisation dans ma ville natale et où je vis encore au Laurent-Sainte-Marie. »
- 3:46Invité politiqueFait
« On avait fait un barrage friltrant, plus un blocage. »
- 4:01Invité politiqueFait
« J'avais rencontré le maire d'Oloron, Bernard Uturi, qui l'est toujours aujourd'hui et qui est quelque part mon mentor en politique »
- 5:03PrésentateurFait
« Vous avez perdu vos deux parents quand vous étiez enfant, puis adolescent, et vous faites un lien entre ce drame personnel et votre engagement politique précoce. »
- 5:13Invité politiqueFait
« sur le fait de devoir lutter contre les inégalités et encore plus quand elles sont faites par la vie »
- 5:20Invité politiqueFait
« et qu'elles sont d'une injustice totale parce que personne ne mérite de vivre ce que j'ai pu vivre »
- 6:07PrésentateurFait
« Est-ce que c'est aussi ça qui a motivé votre choix de devenir CPE ? Améliorer la vie des élèves, en l'occurrence ? »
- 6:13Invité politiqueFait
« Je savais que j'étais très attiré par l'enseignement, par le milieu scolaire »
- 7:01PrésentateurFait
« Ça s'est fait comme ça ? »
- 7:40PrésentateurFait
« en 2022, vous avez obtenu l'investiture de la NUPES aux législatives et vous l'avez emporté à quelques voix près »
- 7:46PrésentateurFait
« vous avez succédé à un certain Jean Lassalle qui ne se représentait pas »
- 8:34PrésentateurFait
« est-ce que ce n'est pas un handicap électoral ? »
- 8:37Invité politiqueFait
« Je ne sais pas si c'est un handicap électoral en tout cas ça fait partie des regrets que j'ai sur ma vie parce que ma grand-mère le parlait »
- 9:02Invité politiquePromesse
« pour que les nouvelles générations puissent avoir accès à un enseignement que ce soit pour le basque ou pour l'occitan un enseignement facilité et étendu sur toutes les écoles »
- 9:35PrésentateurFait
« vous avez fait voter une loi pour encadrer ces locations de courte durée c'était en 2024 »
- 10:32PrésentateurFait
« On critique souvent les députés sur leur incapacité à mettre de côté si l'on peut dire leur étendard politique pour travailler ensemble »
- 10:40Invité politiqueFait
« L'intérêt général de dire qu'il fallait apporter des réponses rapidement au territoire et que ça dépassait les clivages politiques »
- 12:11PrésentateurFait
« C'est qu'on appelle ça un signe diacritique »
- 12:16PrésentateurFait
« La République le refuse »
- 12:18Invité politiqueFait
« Alors ça avait été autorisé par la loi Molac mais un certain nombre de parlementaires avaient saisi le Conseil constitutionnel qui avait censuré cette disposition de la loi Molac »
- 12:30Invité politiqueFait
« justifiant que c'était une atteinte à la République »
- 12:56Invité politiqueFait
« mon père était moniteur de ski et donc j'ai fait beaucoup de ski de compétition étant jeune »
- 13:05Invité politiqueFait
« pour être moniteur de ski à Gourette pendant près de 10 ans de mes 17 à mes 27 ans à peu près »
Temps de parole
- Inaki Echaniz64 %
- Présentateur32 %
- Présentateur 23 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il a bloqué son lycée à 17 ans avant de s'engager au Parti Socialiste et dans un syndicat de l'éducation nationale. Son engagement précoce, mon invité l'explique par les épreuves qu'il a dû traverser. Il siège au sein du groupe PS à l'Assemblée. Bonjour Inyaki Etchanis. Bonjour. En 2023, vous avez réalisé un joli coup, c'était en plein débat sur la réforme des retraites. Vous avez piégé le ministre Olivier Dussopt. On va voir comment. Monsieur le ministre, il y a maintenant quelques semaines que vous recevez les partenaires sociaux pour évoquer la question des retraites et la réforme que vous souhaitez conduire.
La main sur le cœur, vous vous êtes engagé devant nous et avant vous, le président de la République, à ne pas passer en force sur ce dossier
et à mener une concertation approfondie, à rechercher une position de consensus. Malheureusement, la vérité est ailleurs.
Monsieur le ministre, ma question est double mais elle est très simple. Allez-vous, oui ou non, reculer l'âge de la retraite de 62 à 64 ans ? Alors, ce petit montage qu'on a fait le montre bien. Vous avez repris le texte d'une question d'Olivier Dussopt qu'il posait lui-même en 2010 pour critiquer la réforme des retraites du gouvernement Fillon de l'époque. Et alors, Olivier Dussopt vous a répondu sans se rendre compte qu'il répondait à sa propre question. Vous attendiez à ce que le piège fonctionne aussi bien ?
Pas aussi bien. Je m'attendais à ce qu'il s'en rende compte parce que je considère que quand on est un dirigeant politique, surtout de ce niveau-là, on se souvient de ses engagements passés. Et l'idée n'était pas de lui tendre un piège, mais de montrer toutes les contradictions qu'il portait en tant que ministre en charge de cette réforme qui était profondément injuste et qu'il dénonçait dans des propos assez forts quelques années auparavant. Et moi, j'ai appris la politique par le local et par l'engagement fidèle à ses positions et que c'était l'occasion de montrer sa trahison envers ce qui avait fait sa carrière politique.
Vous savez si il vous en a voulu. Vous en avez reparlé avec lui par la suite ?
Il ne m'a plus adressé la parole jusqu'à ce qu'il quitte le gouvernement.
Donc il vous en a voulu ? Je pense. Alors Olivier Dussopt ne s'est pas méfié de vous à cette occasion-là. J'ai retrouvé une phrase de votre femme dans un article qui vous était consacrée. Elle disait à votre sujet « Quand on ne le connaît pas, il a une image lisse et très calme, mais quand il défend une cause, il la porte jusqu'au bout de manière appuyée et tenace ». C'est-à-dire que vous cachez bien votre jeu ?
Je ne sais pas si je cache bien mon jeu, mais c'est vrai que j'ai un caractère assez fort de par mon territoire et mes origines et qu'on peut parfois ne pas s'attendre à ça quand on me voit…
C'est un avantage stratégique. C'est-à-dire que vos adversaires ne se méfient pas forcément de vous.
Je ne sais pas si… Je pense qu'il faut qu'on aille au-delà des sujets de méfiance, mais je suis quelqu'un de franc d'entier et qui dit les choses comme il les pense.
On va en revenir à cette réforme des retraites de 2010, celle sur laquelle a été intervenu Olivier Dussopt à l'époque, parce qu'elle tient décidément une place particulière dans votre parcours politique. C'est cette réforme-là qui a déclenché votre premier engagement. À l'époque, vous étiez au lycée. Tout à fait. Vous aviez 17 ans, c'est ça ?
C'est ça. J'étais en première au lycée Jules Supervielle. C'est vous sur la barrière. La photo n'est pas top qualité. Oui, mais c'était il y a longtemps. J'avais même les cheveux longs à l'époque. Effectivement, ça a été mon premier engagement public sur une question de société. Donc, j'avais organisé avec quelques camarades une mobilisation dans ma ville natale et où je vis encore au Laurent-Sainte-Marie. Et on avait organisé des assemblées générales dans les différents établissements. On avait créé des espaces de discussion et de mobilisation. Vous aviez bloqué le lycée, carrément. On avait fait un barrage friltrant, plus un blocage.
Et on avait surtout organisé une manifestation dans la ville.
Je crois qu'à cette occasion, vous êtes allé voir la proviseure du lycée en lui faisant croire que le maire d'Oloron vous soutenait.
Pas en lui faisant croire. J'avais rencontré le maire d'Oloron, Bernard Uturi, qui l'est toujours aujourd'hui et qui est quelque part mon mentor en politique et qui partageait les revendications qu'on portait. Marie-Lise Bistuet, qui est la première adjointe, je crois.
Elle raconte que c'était un peu ambigu quand même. Vous prévaliez du soutien du maire pour faire sortir les élèves du lycée pour qu'ils aillent manifester. Je dis ça parce que vous avez été CPE par la suite et que je ne suis pas sûr qu'en tant que CPE, vous auriez apprécié ça.
Il se trouve que j'étais il y a quelques jours, justement, de nouveau au lycée supérieur sur un sujet de carte scolaire et que j'ai croisé mon ancien principal, qui est aujourd'hui conseiller municipal d'une commune, et qui disait qu'Ignaki ne pouvait faire que CPE parce qu'il connaissait déjà toutes les stratégies et tout ce qu'il fallait faire ou ne pas faire en tant qu'élève.
Un sujet plus grave. Vous avez perdu vos deux parents quand vous étiez enfant, puis adolescent, et vous faites un lien entre ce drame personnel et votre engagement politique précoce. Quel est ce lien ? Comment vous expliquez cela ?
Alors, je n'ai pas l'habitude de forcément parler de ma vie personnelle publiquement, mais effectivement, ça a été un point auquel j'apporte toujours de l'importance sur le fait de devoir lutter contre les inégalités et encore plus quand elles sont faites par la vie et qu'elles sont d'une injustice totale parce que personne ne mérite de vivre ce que j'ai pu vivre et que l'État, pour moi, doit être là pour gommer ces inégalités de départ et qu'elle doit apporter des solutions à ceux qui ont moins, à ceux qui sont nés au mauvais endroit, au mauvais moment, dans des conditions plus difficiles que les autres et que c'est par les services publics, c'est par l'éducation nationale, c'est par l'égalité des chances qu'on peut arriver à gommer ces blessures ou en tout cas ces...
Vous avez vécu comme des injustices personnelles, c'est ce que vous expliquez. Vous répétez souvent que vous faites de la politique pour améliorer la vie des gens. Est-ce que c'est aussi ça qui a motivé votre choix de devenir CPE ? Améliorer la vie des élèves, en l'occurrence ?
Oui, je savais que j'étais très attiré par l'enseignement, par le milieu scolaire et je me suis dit qu'avec mon passé d'élèves parfois un peu turbulent... Dans un collège de Seine-Saint-Denis, c'est ça ?
Tout à fait, c'était mon collège à Seine-Denis où j'ai passé plus de 5 ans et ça a été une expérience personnelle et professionnelle extraordinaire parce que je viens d'un milieu rural où on a parfois l'impression d'avoir une fracture et de ne pas avoir le même accès à ce qu'on peut retrouver en ville et j'ai fait ma carrière professionnelle en éducation prioritaire, là où on retrouve la même fracture et je pense que c'est notre rôle comme parlementaire de trouver des réponses que ce soit pour le milieu rural comme pour le milieu urbain et en difficulté.
Alors vous êtes engagé dans un syndicat en tant que CPE mais politiquement, vous avez attendu 2020 pour vous présenter à des élections, c'était au municipal, là où Laurent Sainte-Marie, sur la liste du fameux maire que vous étiez allé voir en tant que lycéen à l'époque et vous avez repéré à cette occasion ? Ça s'est fait comme ça ?
Alors moi, j'ai l'habitude de dire que j'ai commencé la politique par la politique municipale et effectivement, avec Bernard qu'on voit ici qui, je l'ai dit tout à l'heure, est mon mentor je l'ai rencontré au moment des manifestations et j'ai gardé un lien presque, une filiation très personnelle avec lui parce que j'ai beaucoup appris et je pense que c'est une personne assez extraordinaire qui met fin à sa carrière politique à l'issue de son mandat et qui incarne ce qu'il y a de plus beau en politique c'est-à-dire l'engagement personnel au service des autres et effectivement à essayer d'améliorer au quotidien la vie.
Donc à partir du moment où vous avez été élu conseiller municipal tout est allé très vite pour vous en 2022, vous avez obtenu l'investiture de la NUPES aux législatives et vous l'avez emporté à quelques voix près vous avez succédé à un certain Jean Lassalle qui ne se représentait pas est-ce que vous voyez des points communs avec lui et des différences ? Comment vous...
L'amour du territoire et l'envie de servir les gens après on n'a pas la même ligne politique pas forcément la même façon de faire la politique
Votre circonscription, vous en parliez elle est à cheval à la fois sur le Pays Basque et le Béarn ce sont deux territoires qui sont ancrés dans des cultures très fortes dans des langues, des identités très affirmées mais qui sont différentes c'est compliqué à gérer pour un député ça ?
J'ai la chance d'être les deux d'être basque par justement mes grands-parents et mon père et d'être béarné de naissance et que je n'oppose pas ces deux cultures et ces deux territoires Mais par contre vous ne parlez pas le basque est-ce que ce n'est pas un handicap électoral ?
Je ne sais pas si c'est un handicap électoral en tout cas ça fait partie des regrets que j'ai sur ma vie parce que ma grand-mère le parlait que toute ma famille au Pays Basque espagnol au Pays Basque Sud le parle et que je regrette de ne pas avoir pu l'apprendre en étant jeune et ça fait partie des raisons pour lesquelles je me bats aujourd'hui pour que les nouvelles générations puissent avoir accès à un enseignement que ce soit pour le basque ou pour l'occitan un enseignement facilité et étendu sur toutes les écoles
Alors qu'ils soient basques ou béarnés vos électeurs sont confrontés quand même à un problème commun c'est la difficulté à se loger dans votre territoire à cause des locations touristiques de courte durée du type Airbnb En gros c'est plus rentable de louer en Airbnb que de louer à l'année à quelqu'un qui habite sur place Avec la députée Renaissance Anaïs Glomer vous avez fait voter une loi pour encadrer ces locations de courte durée c'était en 2024 Est-ce que vous en voyez déjà les effets sur votre territoire ou ça va se faire progressivement ?
Mon territoire a été précurseur sur ces sujets-là L'agglomération Pays Basque avait déjà mis en place un certain nombre de mesures et donc il fallait aller plus loin il fallait donner plus d'outils aux élus locaux plus d'outils et d'objectifs de loger les gens durablement parce qu'on pourra toujours parler de réindustrialisation de services publics d'équité dans les territoires si on ne règle pas la question du logement qui est centrale pour moi dans les politiques publiques tout ce qu'on fera à côté ne sera soit insuffisant soit inefficace Et les premiers résultats c'est plutôt pour 2026 a priori ?
Alors on a de plus en plus de communes qui se saisissent des outils qu'on a mis en place et effectivement on regarde l'agglomération Pays Basque l'embolie du nombre de meubles de tourisme a été arrêtée et on commence à revoir des offres de logements qui avaient disparu
On critique souvent les députés sur leur incapacité à mettre de côté si l'on peut dire leur étendard politique pour travailler ensemble Vous l'avez fait avec Anaïc Lemeur sur cette loi Qu'est-ce qui a rendu possible ce travail transpartisan ?
L'intérêt général L'intérêt général de dire qu'il fallait apporter des réponses rapidement au territoire et que ça dépassait les clivages politiques
Vous continuez avec elle aujourd'hui sur cette thématique du logement sur d'autres sous-thématiques on va dire
Tout à fait et même au-delà avec Anaïc avec qui je m'entends très bien on continue sur l'encadrement des loyers notamment mais sur d'autres sujets où on arrive à parler avec des parlementaires des différents groupes de gauche jusqu'au groupe du centre et de la droite à essayer de trouver des mesures qui peuvent aller jusqu'au bout parce qu'aujourd'hui c'est un impératif pour moi de trouver des réponses adaptées à la crise du logement même si elles ne sont pas parfaites au moins on apportera notre pire à l'édifice
On va passer au quiz de La Politique et moi donc je vais vous proposer des débuts de phrases et c'est vous qui allez devoir les compléter Ma technique pour faire taire les chahuteurs à l'Assemblée en l'occurrence ? De parler plus fort qu'eux ? Ah mais alors le CPE il faisait ça avec les élèves au collège ?
Non mais j'ai réussi, j'arrivais avec mes élèves avoir une relation de confiance et ils savaient ce que j'attendais d'eux et après je suis passé peu dans l'hémicycle même si parfois dans mon groupe on m'y renvoie mais non j'essaye de faire en sorte que les débats puissent se tenir le mieux possible Ceux qui refusent le tilde à mon prénom Le tilde c'est la petite vague Tout à fait Je ne comprends pas Je ne comprends pas ce qu'un tilde et ce que nos langues peuvent enlever à la République
Parce qu'il faut peut-être expliquer C'est qu'on appelle ça un signe diacritique et dans l'état civil c'est interdit La République le refuse
Tout à fait Alors ça avait été autorisé par la loi Molac mais un certain nombre de parlementaires avaient saisi le Conseil constitutionnel qui avait censuré cette disposition de la loi Molac justifiant que c'était une atteinte à la République Moi je considère que c'est justement une atteinte à mon histoire personnelle et à l'histoire de tous ceux qui utilisent ces signes diacritiques et plus largement qui utilisent nos langues pour vivre et que pour moi, pour certains c'est peut-être symbolique mais pour nous qui ne l'avons pas sur nos documents officiels ça ne l'est pas du tout Enfin, le planter de bâton C'est toute ma vie et ma jeunesse Oui parce que j'ai été mon père était moniteur de ski et donc j'ai fait beaucoup de ski de compétition étant jeune et j'ai passé une partie du monitorat pour être moniteur de ski à Gourette pendant près de 10 ans de mes 17 à mes 27 ans à peu près et j'ai même réussi à amener mes élèves de Saint-Denis à Gourette justement à leur faire découvrir le ski et parce que ce n'est pas qu'un sport de riches et d'aisées et je pense que chacun devrait avoir accès aux sports d'hiver et à la montagne Merci beaucoup Inyaki et Channis d'être venus dans La Politique et moi Merci à vous Sous-titrage Société Radio-Canada
Inaki Echaniz