Le Comptoir de l'Été : "Les commerces de proximités c’est compliqué"
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- 4:00Romain VidalFait
« Mon grand-père ensuite l'a développé quand il l'a repris dans les années 50 60 en rachetant les commerces voisins. »
- 5:00Romain VidalFait
« Moi, ça fait 20 ans que je travaille avec mes parents et que j'essaie de poursuivre cette histoire familiale. »
- 6:00Romain VidalFait
« Les charges, les surcharges, ça bat pas mal. »
- 7:00Romain VidalFait
« J'ai eu le Covid, les attentats, les grèves, les gilets jaunes, les fermetures de station de métro pendant quelques temps pour les travaux de mise aux normes. »
- 11:00Romain VidalFait
« On est maître restaurateur depuis 2013. Là on renouvelle le titre pour une 4è fois. »
- 12:00Romain VidalFait
« On fait de la cuisine française traditionnelle. Donc on va de la soupe à l'oignon qui est l'une des meilleures du monde je pense. »
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Il est 8h38 pendant tout l'été. À cette heure-là, Sud Radio ça coude au comptoir des bistros et des cafés pour bah prendre un petit peu le le pou l'ambiance. Aujourd'hui, direction Paris, la capitale, notre route du jour, c'est Romain Vidal.
Bonjour Romain. Bonjour et merci de nous ouvrir les portes de votre établissement, la brasserie le Suli, au métro Suli, juste à côté de de l'île Saint-Louis. Sbistro, tout d'abord racontez-nous.
C'est véritablement une longue et belle histoire familiale. C'est ça. Oui, on essae on essaie de faire vivre cette histoire familiale.
Ça a été une institution créée par mon arrière-gr-père en 1917 qui était un petit bar tabac à l'époque. Et mon grand-père ensuite l'a développé quand il l'a repris dans les années 50 60 en rachetant les commerces voisins. Mes parents ont fait un bel établissement, une belle brasserie parisienne avec son décor de bois, de laiton et cetera avec une véritable cuisine.
Et moi, ça fait 20 ans que je travaille avec mes parents et que j'essaie de poursuivre cette histoire familiale et de faire survivre l'âme des bistros. Vous dites "J'essaie, c'est ça veut dire que c'est compliqué au jour le jour justement de de maintenir cela." Ah bah les commerces de proximité, on le voit bien partout en France.
Peu importe la ville, peu importe le village, peu importe le type de commerce, c'est compliqué. Les charges, les surcharges, ça bat pas mal. la différence de de consommation qui est arrivée.
Il y a beaucoup de choses qui se sont passées. Moi, en 20 ans, j'ai eu la chance de pouvoir dire que j'ai eu le Covid, les attentats, les grèves, les gilets jaunes, les fermetures de station de métro pendant quelques temps pour les travaux de mise aux normes. Donc oui, on peut dire que ça a été des belles années de où le soleil n'a pas tout le temps était bien présent, mais par contre nos clients sont ravis, c'est un métier de passion, donc on le fait parce qu'on l'aime.
On a de la chance de pouvoir mettre à l'honneur nos nos produits de nos agriculteurs de de mon pays de l'Avyon, de Saint-Junas Dol sur des bières de la viande, de la race d'Obrac et en tant que bon averonné, c'est le plaisir d'accueillir. Donc vous êtes chez moi quand vous venez et mon but est de bien sûr vous servir avec le sourire, essayer de trouver ce cadre familial tout en étant professionnel parce qu'il faut mettre des limites quand même sur certaines pratiques, on va dire. Et donc on essaie de faire au mieux possible le boulot et de préserver ce cet outil de travail qui est un outil économique important pour la vie du quartier et la vie sociale.
H vous l'avez dit hein véritablement des produits de qualité, des produits français et tout ça avec les classiques, j'ai envie de dire de des bistro parisiens. Ah oui oui. Nous on est vraiment une cuisine traditionnelle.
On est maître restaurateur depuis 2013. Là on renouvelle le titre pour une 4è fois. H on fait de la cuisine française traditionnelle.
Donc on va de la soupe à l'oignon qui est l'une des meilleures du monde je pense. Soignons simple hein. On va pas voilà une soupe à l'oignon.
Après le de bœuf race d'obrac la belle rouge he la race d'obrac avec nos paysans de l'avyon. Euh on fait du poisson des plats du jour. On essaie de faire une belle cuisine avec des un couvert moyen assez simple et assez le plus bas possible bien sûr en tenant compte bien sûr de de payer correctement nos agriculteurs et nos fournisseurs.
Bien sûr, ça c'est important. Le menu du jour, c'est quoi ? Vous avez quoi aujourd'hui ?
Alors là, on est en petite carte estival là depuis 7 semaines. Donc on a réduit la carte et hier, on avait un bon petit café au confit de canard. On est sur des salades fraîcheur.
Euh, on a un petit peu arrêté le poisson pour le suspendre puisqu'on fait attention là à Paris, c'est assez désert du 15 juillet au 30 août. Donc on fait attention puisque comme vous par sont partis là, les Parisiens sont partis, vous le sentez ? Ouais.
Ah bah oui oui, là ils avaient hâte de partir he comme chaque année, de faire un peu de télétravail si possible pour garder les enfants et de retrouver le plaisir de voyager et ou de retourner dans la résidence secondaire pour certains. C'est quoi votre clientèle du coup en ce moment ? Vous avez des touristes notamment ?
Alors nous d'habitude on est un/ers de touriste, un/ers de riverin et un tiers de professionnel. Là actuellement on est à plus de 50 % de touristes. Plus de 50 % de de touristes.
Ouais. Ouais. Heureusement qu'on les a.
Ah ah ouais. Vous avez quand même une je sais pas une clientèle d'habitué. Ça existe encore aujourd'hui je sais pas des clients qui viennent tous les jours ou en tout cas toutes les semaines.
Alors quand j'ai commencé il y a 20 ans, toutes les tables étaient attribuées à des habitués qui venaient manger tous les jours. C'était leur campine. On avait même des noms sur certaines tables.
C'était facile à travailler. C'était facile sa tête jour et cetera. La consommation elle est complètement changée.
Donc aujourd'hui, on a des habitués. Ils viennent parfois une ou deux fois par semaine parce que c'est leur rythme de vie ou parce que parfois ils sont bureau que une ou deux fois par semaine puisque le reste du temps c'est le télétravail. Donc oui, on a des habitués mais c'est plus le même habitué qu'on avait à une certaine époque des vieux bistros où on pouvait dire presque avec le rond de serviette qui venait manger tous les jours la cantine et je le comprends le premier, on a envie de changer, on a des très bons établissements, des voisins qui font très bien la nourriture aussi.
On a envie de manger italien à côté, on a envie de manger thaïlandais de l'autre. C'est normal de changer. Hm.
Bon, en tout cas, on salue les habitants de Saint-Jeunè Dolt. C'est c'est magnifique là-bas, hein. C'est magnifique là-bas.
Ah, c'est magnifique. Ah, c'est beau. Tout à fait.
Mais oui, merci beaucoup Romain Vidal, donc gérant du bistro, le Suli, c'est à Paris, je donne l'adresse, hein, c'est au 6 boulevard Henri dans le 4e arrondissement métro suuli. Voilà. Merci Romain.
Annie Vidal