Manu Payet aux fourneaux - C à vous : l’intégral - 23/01/2025
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-Ouais, une petite tasse. ... - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté notre invitation.
Je me sens hyper en phase avec vous. Moi non plus, je ne fais pas mon âge. - E.Lefébure: Super. - A.-E.Lemoine: Et surtout, j'ai adoré votre livre.
J'y ai trouvé plein de conseils, je pense que ça se voit. - E.Lefébure: Tant mieux! - A.-E.Lemoine: Notre cheffe P.Trâm prépare le dîner: un tartare de boeuf et son os à moelle. - P.Trâm: Bonsoir!
J'ai un os à moelle, avec un tartare à la coriandre, à la menthe, et des pickles de moutarde. Ca va venir trancher le gras de boeuf, qu'on va manger avec le petit tartare. - A.-E.Lemoine: On fait passer le gras avec des herbes.
Ca vous va? - E.Lefébure: Je ne mange pas de viande. - A.-E.Lemoine: Mais il y a un 2e problème, vous allez être en plateau avec 4 malfrats.
Je ne sais pas si c'était un mâle alpha ou bêta, mais il a refusé de partager son poste avec une femme. Il préfère regarder des séries Netflix que regarder sa femme. Le dernier est infidèle mais ne comprend pas que sa femme propose de vivre une relation libre. - E.Lefébure: On va bien s'entendre. - A.-E.Lemoine: Ils sont gratinés.
Ils ont besoin de vous, de nous, pour les déconstruire. Ils ont besoin d'un bon stage. - E.Lefébure: Parfait! - Vous n'êtes pas là par hasard, vous êtes là pour vous libérer de la masculinité toxique.
Vous êtes là pour devenir des hommes moins cons. Tout le monde se lève! On va faire un petit échauffement.
Commencez à sauter en cercle. Yves, tu sautes. Vous ne savez pas sauter, ici?
Vous pensez être meilleurs que les autres? Sautez, comme tout le monde. Est-ce que là, vous ressentez le poids de vos couilles?
C'est exactement de ça qu'il faut se débarrasser pour être un homme meilleur. - Je veux être un homme meilleur! - Je veux être un homme meilleur! - A.-E.Lemoine: Dans "Super Mâles", à partir de demain sur Netflix, M.Payet est Tom.
Jérémie est un policier municipal, en panne en vélo. G.Labbé, vous êtes directeur créatif dans une agence de pub.
V.Heneine, vous êtes très à cheval sur la fidélité, sauf quand ça vous concerne. Bonsoir!
Bienvenue sur notre plateau. - M.Payet: Bonsoir, Estelle. - A.-E.Lemoine: Je vous présente E.Lefébure. - M.Payet: Je suis assorti au fauteuil, je suis content. - A.-E.Lemoine: J'ai bien ri de vos malheurs, de vos crises existentielles et de vos galères.
Ces péripéties nous dépassent. La société, l'éducation, des décennies de patriarcat n'ont pas habitué les hommes à avoir la vie dure. C'est le constat que vous découvrez tout d'un coup.
C'est compliqué, la vie. - M.Payet: Vous avez aimé, ou pas? - G.Labbé: C'est un peu dur, comme entrée. - A.-E.Lemoine: Vous n'êtes pas aussi gratiné que vos personnages, mais forcément...
Dans vos blagues, vos réflexions, il y a quelque chose de ne pas déconstruire dans chacun d'entre vous. - M.Payet: Moi, je suis le bizarre, celui qui fait peur.
Il s'accroche à un amour qui est parti. - A.-E.Lemoine: Je parlais de la vraie vie, mon cher Manu. - M.Payet: Moi, je fais ma promo. - A.-E.Lemoine: Dans la vraie vie, vous avez l'impression d'être le collègue de votre père. - M.Payet: C'est vrai, car je commence à poser des questions relou aux enfants.
Je leur demande s'ils ont une amoureuse, donc j'ai l'impression d'avoir 6200 ans. Je me fais appeler "tonton" par des gamins qui ne sont même pas mes neveux. C'est horrible. - A.-E.Lemoine: Là, ce sont vos amoureuses qui imposent la révolution.
Vous êtes forcé au changement. Mais si elles n'avaient pas bougé, vous seriez restés tranquilles, pépères. - G.Labbé: On nous force à basculer dans un nouveau monde, et on serait bien restés dans l'ancien.
Je joue le personnage de Jérémie, en burnout parental. Il le vit assez mal, avec sa femme. Mon personnage est taiseux, qui n'exprime pas ses sentiments.
On va lui apprendre à extérioriser. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas été préparés.
Vous n'avez pas été habitués à montrer vos faiblesses, vos difficultés, vos angoisses. Vous vous êtes construits en imaginant des superhéros. C'est ce qui caractérise votre personnage, Guillaume. "La perfection au masculin". - C'est Gillette.
C'est ce qui fait de nous des bonhommes, avec un grand "B", comme "burne". J'ai perdu mon taf, j'ai failli perdre mes couilles. Mais ce qui me rend ainsi, c'est ma force de lion.
Bruit de pet. - A.-E.Lemoine: Votre personnage a une vision très archaïque de la femme. - G.Labbé: Et de l'homme, aussi. - A.-E.Lemoine: Il ne la supporte pas. - G.Labbé: Il aimerait se faire péter droit dans les yeux? - A.-E.Lemoine: Non, mais elle doit être belle... - G.Labbé: Ne pas se marrer devant quelqu'un qui fait ça, ça a été très dur.
Lui a une version archaïque, mais il en souffre. C'est ça qui est touchant. Les personnages souffrent de leur situation.
Si je veux racheter les hommes dans cette série, il est obligé d'être le mâle alpha. - A.-E.Lemoine: D'ailleurs, il veut lancer son mouvement "burne-out" pour reconstruire la masculinité. - G.Labbé: Il faudra voir la série demain, mais le logo est intéressant. - A.-E.Lemoine: Vincent, c'est pareil. - V.Heneine: Moi, je suis fou amoureux de ma femme, mais je papillonne à droite, à gauche. - A.-E.Lemoine: C'est un euphémisme.
Vous la trompez. - V.Heneine: Ca se retourne contre moi.
Je veux la demander en mariage, mais je ne comprends pas la phase de couple. - A.-E.Lemoine: Et surtout, vous ne vous doutez pas qu'elle va dire oui.
Toutes les femmes disent "oui" quand on les demande en mariage! - V.Heneine: Tout à fait.
C'est une vision très archaïque du mariage. - A.Gouy: C'est notre procès! - M.Payet: Vous nous attendiez!
On a bien fait de venir. - E.Tran Nguyen: Il y a aussi les caricatures sur les excuses des femmes.
Par exemple, elles ne veulent pas faire l'amour parce que, soi-disant, elles ont la migraine. Dans la série, c'est vous qui ne voulez pas faire l'amour. Vous avez une autre excuse bien pourrie. - On ne se mettrait pas un petit épisode de la série de Marchal?
Tu as enlevé ton pyjama? - Ouais. - Tu as chaud? - Non, je suis chaude.
J'ai envie de baiser, Jérémie! Ca fait des mois. - OK, super, cool.
Moi aussi... - A.-E.Lemoine: C'est horrible, le saut. - E.Tran Nguyen: Son problème à lui, ce n'est pas l'envie, c'est la mécanique.
Sa femme arrive à en parler, mais pour lui, c'est super tabou. - A.Gouy: Ca parle de la fatigue sexuelle du couple.
Comment se réinventer. Il faut retrouver le dialogue, l'envie. Evidemment, ils trouvent des subterfuges en achetant quelques jouets.
Ce n'est pas la bonne méthode, vous le découvrirez dans l'épisode 1. Comment renouer avec le dialogue, parler de sentiments et que l'homme réussisse à s'ouvrir. C'est le gros problème de mon personnage. - E.Lefébure: C'est écrit par un homme ou par une femme? - M.Payet: Par une femme, justement.
C'est le remake d'une série espagnole. C'est adapté par N.Saglio et par O.Rosemberg.
C'est normal qu'on fasse la promo...
Mais il y a des actrices avec nous qui nous mettent à l'amende plein de fois. Dans le jeu, dans la série et dans le texte. A.Paradis, O.Kurylenko et M.Bernier.
Bravo à elles. Elles nous manquent sur le plateau. - A.-E.Lemoine: Les femmes, elles ne sont pas toujours claires.
Il y a des injonctions contradictoires. Votre femme, Cécile, elle vous appelle "Jérémou". - A.Gouy: C'est un lapsus! - A.-E.Lemoine: Mais elle rêve d'un homme viril.
C'est à ne plus savoir à quel saint se vouer. Je comprends qu'on vous perde. - G.Labbé: Ce n'est pas noir ou blanc. - A.Gouy: Il faut arriver à rire de tout ça.
Les problèmes mécaniques chez les garçons, on n'en parle jamais. Même entre mecs. - A.-E.Lemoine: Vincent dit "oui." - A.Gouy: Ca arrive, il peut y avoir plein de raisons.
Ca fait partie de l'éducation du mâle alpha et on est censés rester secrets pour rester forts. - V.Heneine: Il faut faire avec, hein, Guillaume? - M.Bouhafsi: Vous êtes attachants dans la série. - J'ai la première planche devant moi, sous mes yeux. - Montre!
Je suis impatient. - Tant que je n'ai pas fini, je ne montre rien. - Tom, tu fais semblant d'être figé et tu le fais très mal.
Il me saoule... - 3 gouttes maximum, mon cul, oui.
Rires. - M.Bouhafsi: Juste pour cette scène de "Super Mâles", votre uniforme, vous l'aviez gagné à la fête, du temps de son ex. - M.Payet: J'ai travaillé tout mon personnage autour de ces souvenirs. - M.Bouhafsi: Ca montre aussi de la sensibilité. - M.Payet: Bien sûr.
Ce ne sont pas uniquement 4 gros bourrins. - M.Bouhafsi: Les femmes sont indispensables. - M.Payet: Parfois, on peut aussi souffrir de sa propre masculinité toxique, sans savoir qu'elle est forcément toxique.
Parfois, on a besoin d'être aidés. C'est pour ça que je citais les actrices, les comédiennes et les personnages qu'elles incarnent dans la série. Grâce à elles...
Je ne vais pas spolier, mais elles nous aident énormément. On grandit un peu. Ton personnage aussi.
Si! - A.-E.Lemoine: Tout le monde grandit.
J'ai demandé à Estelle ceux qui étaient le plus sexy. Les hommes sensibles, parfois fragiles... - E.Lefébure: Ce n'est pas toujours facile. - A.-E.Lemoine: Mélangez-vous. - E.Lefébure: Souvent, une femme a envie d'un homme viril, sexy, qui la plaque contre un mur.
En même temps, si elle a ça, elle va dire: "Je préfère de la douceur." Il faut une dose. - A.-E.Lemoine: On revient sur une image sur laquelle on a zoomé il y a quelques instants. 1re fois que je vois vos fesses, Manu. - M.Payet: Désolé, je ne vous les montre pas tous les jours. - P.Lescure: C'est le jeudi. - M.Payet: Le week-end commence à pointer le bout de son nez.
On a envie de déconner, et on montre des derches. Je salue d'ailleurs les fesses de ma doublure. - A.-E.Lemoine: Petit bras! - M.Payet: Pas du tout! - A.-E.Lemoine: J'ai un doute.
Ce sont vos fesses que l'on voit, Guillaume? - G.Labbé: Il n'y a que de l'image de synthèse.
On ne voit pas mon corps. - M.Payet: C'est juste pas son pied droit. - A.-E.Lemoine: On les voit?
Je ne suis pas arrivée à vos fesses... - M.Payet: Le taquet!
Tu joues contre nous. S'il veut bien, je citerai ce comédien qui a interprété ma doublure fesses. Ma mère m'a dit: "C'est pas tes fesses!" - A.-E.Lemoine: Il faut une mère pour dire ça, ce qui peut paraître chelou dans le contexte. - M.Payet: Elle était infirmière.
Tout va bien. - A.-E.Lemoine: Guillaume, on a déjà vu votre corps... - G.Labbé: On n'est plus surpris. - A.-E.Lemoine: On se souvient des calendriers des Dieux du stade, puisque vous êtes un ancien rugbyman. - P.Lescure: Nous aussi, on s'en souvient. - M.Payet: Merci, c'était novembre. - A.-E.Lemoine: Sans qu'il y ait de sens, sans que ça serve un propos? - G.Labbé: Je préfère qu'il y ait du sens.
Ce n'est pas un truc qui me gêne. J'ai fait une autre série où je joue un escort. J'ai toujours la même réponse: je suis parfois plus gêné de montrer une scène où il y a des émotions très profondes, comme de la colère, de la haine ou de l'émotion.
J'ai l'impression de montrer quelque chose de beaucoup plus personnel que mes tétons ou mes fesses. - A.-E.Lemoine: Estelle ne voulait pas qu'on la photographie de dos, car vous étiez complexée par vos fesses.
Sérieusement? - E.Lefébure: Oui. - G.Labbé: Elle raconte tout! - E.Lefébure: Plus jeune, je m'étais des sweats jusqu'en bas pour cacher mes fesses.
Au bout d'un moment, on se dit: "C'est pas grave." - P.Lescure: On s'y fait. - A.-E.Lemoine: "Super Mâles", c'est super réussi.
On rit avec vous de la révolution qui s'impose un peu aux hommes en général, qui les dépasse, que l'on provoque parfois un peu violemment, en déroutant. C'est vrai, on rigole beaucoup, on se marre et on en sort moins bêta. Moins bêta qu'alpha! - M.Payet: Touché, my lord! - A.-E.Lemoine: C'est à partir de demain sur Netflix.
On va manger un os à moelle... - M.Payet: Avec du tartare! - A.-E.Lemoine: Mais il y a surtout L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Il sort un bouquin signé par celui qui n'a cessé de célébrer ou de fustiger, évidemment, un peu des 2, ces puissants financiers ou autres qui prennent de plus en plus de pouvoir, et même le pouvoir.
C'est court, intelligent, éclairant. Ce livre est signé de l'auteur de "American Psycho", qui a été adapté au cinéma... - C'est l'idée, c'était d'écrire un livre du point de vue de l'assassin, de quelqu'un qui est très peu sûr.
Est-ce que c'est vrai, est-ce que c'est faux? Est-ce que ça aurait pu être vrai ou non? - P.Lescure: Avec ses 2 livres, il est l'homme qui illustre les excès des élites pop ou financières.
Il devient alors l'enfant terrible hyper talentueux, dérangeant mais indispensable. - Palais de Tokyo, hier soir. Ambiance champagne et petits fours pour célébrer la star américaine de la rentrée littéraire. - Le diable! - Un très grand écrivain. - Une vraie révolution dans la littérature contemporaine. - B.Easton Ellis a 46 ans.
Son univers, c'est jet-set, drogue, sexe et dépression. Les lecteurs adorent. Son nouveau roman s'est déjà vendu à 80 000 exemplaires en France en seulement 2 semaines. - P.Lescure: Au fil du temps, au-delà des scandales, on l'a lu et écouté.
Il expliquait pourquoi il doutait que "American Psycho" soit publié aujourd'hui. - Je demande, dans mes fantasmes, ce qui se passerait si un tel lecteur avec "American Psycho" sur son bureau. Qu'est-ce qu'on regarde?
Je ne sais pas! Ce livre n'aurait jamais été publié. - P.Lescure: Aujourd'hui, A.Durand éclaire la victoire de Trump, qui a surpris chez nous les esprits "éclairés", dans une Amérique dont B.E.Ellis nous parlait déjà dans son oeuvre. - Il s'est positionné entre les 2 époques.
Il a fait le pont entre la fin des utopies des années 70 et l'avènement des élites financières des années 80 à aujourd'hui, qui sont toujours en place et qui découlent de cette époque. - P.Lescure: C'est fou comme les traders de ce livre sont un peu les rois de la tech, aujourd'hui. - Il y a une rivalité masculine forte entre les personnages.
C'est une sorte de petit théâtre satirique mis en place par Ellis dans son livre, mais qui fait écho à ce qu'il se passe avec les grands PDG de la tech, qui vont s'affronter sur le terrain spatial, comme J.Bezos et E.Musk, qui veulent chacun faire partir leurs fusées dans l'espace.
C'est très proche de ce qu'a pu annoncer Ellis avec ses traders, qui s'affrontaient à coups de costumes Gucci. - P.Lescure: Ca ne veut pas dire qu'il avait trouvé, mais peut-être qu'on ne l'avait pas assez bien vu.
Le livre est en librairie aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Un conseil qu'on va immédiatement mettre en application en allant acheter ce livre.
Dans un instant, une jeune artiste nommée dans 3 catégories aux Victoires de la musique. Nos stagiaires sont obligés de faire face à A.Trapenard, qui est très en colère.
Tous les mercredis, "C à vous" lui rend l'antenne en retard. - Monsieur Trapenard! - Taisez-vous! - Vous savez ce qui passe le mercredi soir, après "C à vous"? - "La Grande Librairie". - On nous rabote 2 minutes à chaque fois.
Vous savez combien ça fait? 2 heures 40 de littérature volée à la France. - C'est horrible! - Une interview de V.Despentes. - Qu'est-ce qu'on peut faire pour se rattraper? - Une compensation? - Servez-vous, prenez un livre. - Charles Brontë, vous n'allez pas me l'apprendre.
Il n'y a rien qui vaut 2 heures 40. - Je peux vous inviter à déjeuner. - C'est très gênant!
Je vais voir Babeth. - Vous n'êtes jamais en retard? - Augustin. - Jamais. - Il y a quoi, après "La Grande Librairie"? - K.Rissouli et "C ce soir". - Salut, Karim! - Je suis avec Trapenard! - Ca fait 2 mois que j'essaie de le joindre! - On est dans les locaux de "C à vous". - J'arrive, je vais me le faire. - C'est eux qui décalent tout! - J'arrive! - Les garçons? - Oui, Sarah. - Je vous ai envoyé les présentateurs de la matinale.
Apparemment, ils commencent toujours en retard. Ils ont 2 mots à vous dire. On toque à la porte. - A.-E.Lemoine: Histoire de compléter à notre manière le stage de déconstruction et de masculinité toxique, je suis heureuse de vous présenter une jeune femme de 25 ans nommée dans 3 catégories aux Victoires de la musique.
Révélation féminine, pour "Rome", avec une voix cristalline. Des textes puissants, féministes, incisifs et dans l'air du temps...
Avec déjà un titre coup de poing dans son 1er album. ...
Bonsoir, Solann. On est ravis de vous accueillir à l'occasion de la sortie de votre 1er album. "Si on sombre ce sera beau." 13 titres expriment sans détour la violence de l'amour, mais aussi la violence de certains hommes.
Vous exprimez dans "Rome", le titre qui vous a fait connaître...
C'est un titre féministe que vous nous interprétez tout de suite, au ukulélé. C'est un instrument très joli. Vous dites que c'est un instrument des enfants de parents divorcés. "Rome", Solann. - Je me sens comme un agneau qui dit pardon au loup, D'avoir été trop lent à lui offrir son cou.
D'avoir pris trop de place, d'avoir trop résisté. D'avoir vu sa robe de rouge se tacher. Cette jungle me doit des mea-culpa à la pelle.
A marcher entre rats, vautours et hyènes. Et je compte même plus les fois où on m'a traitée de chienne. Je compte même plus les fois où on m'a traitée de chienne, mais c'est une chienne qui a élevé Rome.
Les femmes comme moi portent les rêves des hommes. Mais c'est une chienne qui a élevé Rome. Les femmes comme moi portent les rêves des hommes.
Je ne veux plus supplier qu'on me rende mes nuits. Mes rues sous les lumières des soleils de minuit. Qu'on me rende ces fêtes qui comblent mes insomnies, Sans l'ombre d'une main qui flotte et se pose sur ma cuisse.
Cette ville me doit des mea-culpa à la chaîne. A marcher entre les rois qui tuent les reines. Et je compte même plus les fois où on m'a traitée de chienne.
Non. Je compte même plus les fois où on m'a traitée de chienne, Mais c'est une chienne qui a élevé Rome. Les femmes comme moi portent les rêves des hommes.
Mais c'est une chienne qui a élevé Rome. - A.-E.Lemoine: Solann!
Une chanson que l'on retrouve sur votre 1er album: "Si on sombre ce sera beau". Une chanson où vous parlez à la 1re personne, car ça parle aussi de ce que vous avez vécu. - Solann: Je ne sais parler que de moi, de manière générale.
J'ai du mal à écrire du point de vue des autres. Je me sens plus honnête, quand je fais comme ça. - A.-E.Lemoine: Le regard des hommes vous a longtemps perturbée, surtout quand vous étiez mannequin. - Solann: Le regard des femmes, aussi, était très incisif.
Ce n'est pas un milieu qui m'a plu. Je connais plein de personnes qui adorent être dedans. J'ai du mal tomber, j'ai pris énormément de remarques acérées. - A.-E.Lemoine: Cette chanson, beaucoup de jeunes femmes s'en sont emparées.
Vous êtes devenue aussi la cible des masculinistes qui s'en sont violemment pris à vous sur les réseaux sociaux. C'était violent et c'était tôt le matin. - Solann: Ca devait être avant leur café du matin.
Ils devaient être motivés. J'ai découvert l'engouement que certains avaient pour faire chier dès le matin et se défouler. Je ne sais pas ce qu'ils voulaient en m'envoyant tout ça, mais je me suis réveillée avec 2600 messages sur les plateformes du jour au lendemain.
Je n'ai pas compris. - A.-E.Lemoine: C'est ce qui vous a fait dire: "Donnez-moi l'audace d'un homme, je pourrai conquérir le monde." - P.Lescure: On aime beaucoup le paradoxe magnifique de votre voix si douce et de vos textes féroces.
Une de vos forces d'inspiration, c'est A.Sylvestre. Elle savait tout faire pour dire les choses avec un calme qui frappait fort. - Quand j'étais vieille et trop laide.
Vous me refusiez votre aide, quand je ne vous servais plus. Quand j'étais belle et soumise, vous m'adoriez à genoux. - P.Lescure: C'est une chanson terrible. - Solann: Bien sûr.
A.Sylvestre, forcément, je m'en inspire beaucoup. Elle avait aussi ce talent, en le glissant dans de la folk, de faire passer une pilule amère.
Cette chanson de 7 minutes est brutale, mais il ne reste qu'une douceur de tout ça. - P.Lescure: Le titre de cette chanson, c'était: "Une sorcière comme les autres".
Vous vous présentez comme "une sorcière réconfortante". - Solann: Dans ma famille, il y a un côté ésotérique. Avant que la figure de la sorcière soit récupérée par cette image féministe très intéressante, c'était déjà intéressant dans les contes.
Les sorcières et les créatures sont bien plus complexes que les héros qui m'emmerdent un peu. - A.-E.Lemoine: Tout a démarré pendant le confinement.
Vous avez posté des reprises sur les réseaux sociaux. Vous êtes repérée, premier EP, des scènes, et 3 nominations aux Victoires de la musique. D'ailleurs, votre équipe vous a fait une mauvaise blague. - Solann: Mon producteur va dire que ce n'est pas vrai, car il est en coulisse. - A.-E.Lemoine: Qu'il vienne! - Solann: Il m'a appelée en me disant: "Est-ce que je peux te parler, c'est important.
Pour les Victoires..." Ce n'était pas le moment, j'étais en train de déménager.
Il a fait tenir le truc, sur la révélation scène et la révélation de l'année. J'ai hurlé dans mes cartons. - A.-E.Lemoine: Vous serez à l'Olympia le 9 avril prochain, et même pas le trac. - Solann: Ca, c'est totalement faux.
C'est terrible. - A.-E.Lemoine: Ca vous terrifie encore? - Solann: La scène de façon générale.
Je pensais qu'en ayant fait du théâtre pendant longtemps, ce serait plus simple, mais se pointer sur scène avec juste ses textes, pas de personnages derrière lequel se cacher...
Je me suis retrouvée pétrifiée, avec le coeur sur la gorge. Je n'ai pas envie de banaliser ce moment sur scène. - A.-E.Lemoine: On sera heureux de vous voir décrocher une de ces 3 Victoires, voire les 3, aux prochaines Victoires de la musique.
Merci beaucoup. Restez avec nous pour dîner, il y aura un os à moelle. Je refourgue mon os à moelle!
On parlera aussi avec Estelle. Depuis tout à l'heure, elle est tout ouïe. Le mot du jour? - M.Bouhafsi: Avant la chronique, Manu, vous êtes un fidèle téléspectateur de "C à vous".
Vous avez regardé hier? - M.Payet: Oui, comme chaque jour. - M.Bouhafsi: Hier soir, on a donné la parole à un jeune automobiliste verbalisé pour avoir utilisé le paiement sans contact avec son téléphone, pour régler un péage.
Amende de 90 euros et retrait de 3 points. La vidéo avait 5 millions de vues. Je pense qu'E.Macron nous regardait aussi hier, car il a répondu. - E.Macron: Vous avez raison.
On devrait pouvoir payer au péage avec son téléphone. J'ai passé le dossier au ministre de l'Intérieur et on va collectivement régler ça. Merci pour l'alerte! - M.Bouhafsi: B.Retailleau, c'est vraiment une vidéo du président de la République hier, qui va donc travailler pour qu'on puisse payer le péage avec le sans contact de son téléphone. - A.-E.Lemoine: Du producteur au consommateur!
Affaire réglée. - M.Payet: C'est bien, ça. - A.-E.Lemoine: Pardon? - M.Payet: Je donnais mon avis. - G.Labbé: J'ai tout entendu, ce n'était pas intéressant. - M.Bouhafsi: Dermorexie, c'est quand avoir une peau parfaite vire à l'obsession.
Les internautes sont noyés dans un océan de skin care. En français, "soin pour la peau". - Prends ça, tu en mets sur ta peau.
C'est une dinguerie! - Après 2 heures, ma peau est en train de se plastifier. - Ma peau est tellement clean. - Ca atténue les cernes en douceur. - M.Bouhafsi: Dans "Super Mâles", on voit que vous avez une bonne morning routine. - M.Payet: Il y a écrit "comédie", dessous. - M.Bouhafsi: Le problème, c'est que ce besoin touche malheureusement les enfants et ça devient beaucoup plus inquiétant. - Tu fais quoi? - Je mets mon sérum. - Tu as quel âge? - 10 ans. - C'est ma routine!
J'ai 13 ans. Je prends cette petite brume pour rafraîchir la peau. - Je vais vous expliquer ma petite routine.
Rires d'enfant. - M.Bouhafsi: Utiliser une crème antirides à 4 ans, c'est vraiment choquant.
On a fait un grand écart, on a demandé si les baby-boomers connaissaient cette routine. - Si je vous dis "dermorexie", ça vous parle? - Quelque chose de lié à la température? - C'est pour la peau. - C'est quoi, votre routine beauté? - Je ne bois pas trop. - Il suffit de manger correctement. - Je mets une crème de jour, antirides...
Mais rien n'y fait. - Moi, je suis au naturel. - Il n'y a plus rien à améliorer, je suis parfaite. - Vous voulez une skin care offerte? - Je préfère le ski. - E.Lefébure: Vous avez flouté, mais normalement, les enfants ne le sont pas.
Et c'est ça, le plus gros danger. - M.Bouhafsi: Sur les réseaux sociaux, ce sont des comptes qui ont plusieurs dizaines de milliers de followers.
On peut retrouver ces images sur des réseaux pédophiles. Voir ces images à 4 ans... - E.Lefébure: C'est honteux.
Ce sont les parents qui font les comptes. Il faut faire très attention. - G.Labbé: Normalement, il faut être majeur. - A.-E.Lemoine: Excusez-nous!
Il y a des conversations parallèles. - M.Payet: Nous sommes les invités de tout à l'heure.
Les 4 gars du début. - M.Bouhafsi: L'image du jour, c'est la boulette du moment.
Une histoire absurde. Plusieurs arbres plantés en décembre dans le 5e arrondissement de Paris ont été abattus par les agents de la ville. Ils les ont confondus avec des chênes morts qu'ils devaient ramasser.
F.Berthout a fait part de sa colère dans un très grand tweet, la maire du 5e arrondissement. Elle a parlé de "massacre à la tronçonneuse".
Nous sommes allés la rencontrer. Comment cela a-t-il pu arriver? C'est un sujet encore un peu sensible pour cette maire. - Votre réaction, c'était de la colère? - De la colère face à un système totalement désorganisé.
Il n'y a pas de pilote dans l'avion, ou plusieurs pilotes dans l'avion. Manifestement, des adjoints de madame la maire de Paris sont plus préoccupés de faire de la télévision que de suivre concrètement les affaires de végétalisation. J'en veux à cet exécutif municipal, qui n'est pas du tout au niveau.
A défaut de mettre les mains dans le cambouis, il ferait bien de mettre les mains dans la terre de temps en temps. - M.Bouhafsi: Le scandale n'a duré que 6 jours.
De nouveaux arbres viennent d'être replantés, on leur souhaite un meilleur avenir. Guillaume, vous avez raison, c'est très dangereux pour les enfants d'utiliser des crèmes à cause des perturbateurs endocriniens. - E.Lefébure: Bien sûr.
Ce n'est absolument pas adapté à des enfants de 4 ans. C'est n'importe quoi. - A.-E.Lemoine: C'est bien avoir des coups de gueule, Guillaume. - G.Labbé: Je suis très énervé, là.
Même si je suis plutôt calme de manière générale. - A.-E.Lemoine: A vos débuts, on vous prenait pour une Suédoise.
Eu égard à votre blondeur qui brouillait les pistes. Mais c'est bien la France que vous avez incarnée... - E.Lefébure: Et encore mieux la Normandie. - A.-E.Lemoine: Un des rares top modèles français à s'imposer, à côté des stars comme C.Crawford.
Si l'Amérique vous aimait, c'est parce que vous étiez naturelle, en toutes circonstances. - Vedette de la collection Dior, E.Hallyday est notre seule top français.
Elle ne se présente pas comme les autres. - E.Lefébure: J'ai peut-être ça dans le sang.
Je défile, car j'ai envie de donner un petit spectacle. On est sur un podium, c'est comme une scène. Il faut leur donner quelque chose.
Je n'aime pas être trop sérieuse. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à la table "C à vous".
Autour de ce tartare de boeuf, et cet os à moelle. Ca change du rougail saucisse de M.Payet. - M.Payet: Ca a l'air très bon, merci beaucoup.
Il faut que la saucisse ait une bonne gueule, qu'on ait l'impression qu'elle va passer une bonne journée sur la plage de La Réunion. De la tomate, un petit oignon, du sel, du piment. On a fait simple, mais ça a fait le succès d'Orelsan. - A.-E.Lemoine: Venez cuisiner pour nous. - M.Payet: Volontiers, quand vous voulez.
Avec plaisir. - A.-E.Lemoine: "Welcome", comme dirait Estelle.
C'est le titre de votre ouvrage, disponible depuis hier. "Bienvenue dans un monde qui n'est pas si terrible que ça." - E.Lefébure: C'est surtout "Welcome" à la vie.
C'est un livre positif. On en a tous besoin, en ce moment. On ne peut pas lutter contre le temps, donc il faut essayer de bien vieillir, de faire du bien.
Il y a assez de personnes qui font du mal. C'est un livre de partage. - A.-E.Lemoine:On nous dit que vous ne faites pas votre âge. - E.Lefébure: Ca pourrait, mais en même temps, ça veut dire quoi?
A un certain âge, on devrait avoir un certain visage, représenter une certaine beauté. Ca ne veut rien dire. Toute personne est belle, même avec ses défauts, avec plus de rides. - A.-E.Lemoine: Vous préférez qu'on vous dise que vous êtes rayonnante plutôt que belle?
Est-ce que c'est parce que vous avez toujours été belle? - E.Lefébure: Je trouve que l'adjectif est très facile à dire. - P.Lescure: "Boudin" aussi. - M.Payet: "Tu es belle", c'est joli.
J'aimerais qu'on me le dise. - E.Lefébure: En effet, quand tu le dis, c'est très joli. - M.Payet: C'est vrai? - A.-E.Lemoine: Il n'empêche que vous ne jugez pas les femmes qui ont recours à la chirurgie esthétique, mais vous alertez sur les dérives.
Je ne sais pas si vous avez entendu parler de "Mar-a-Lago faces", la nouvelle mode des proches de Trump. Ils ont tous un teint orange, des pommettes haussées. C'est le cas de L.Trump, la belle-fille du président, une journaliste pro-Trump.
Elles ont toute la même tête. - E.Lefébure: On perd toute authenticité, tout naturel.
Ce qui me fait peur, c'est que dans 10 ou 20 ans, qu'est-ce que ça va donner? Ce sont des injections. Le produit va faire une inflammation.
Après, dans 20 ans, même si le produit a disparu, l'inflammation est toujours là. Je n'oserais pas voir dans 20 ans ce que ça peut donner. - A.-E.Lemoine: Il y a un truc que vous n'acceptez pas: vos cheveux blancs. - E.Lefébure: C'est vrai, merci. - A.-E.Lemoine: Et vous, Manu? - M.Payet: Quand je suis arrivé, j'ai dit: "Ca, c'est D.Lucas." C'est mon David! - E.Lefébure: C'est vrai, je n'y arrive pas.
Le côté poivre et sel, je n'y arrive pas. - E.Tran Nguyen: Ce qui est dur, c'est que quand on a été un canon de beauté comme vous, un top modèle, il y en a qui ont du mal à accepter de voir leur corps changer, surtout que l'on est tout le temps confrontés à ces images de soi plus jeune. - E.Tran Nguyen: Comme C.Crawford, est-ce que vous retrouvez votre ancien vous?
Sur vos filles? - E.Lefébure: Sur certaines photos, je peux retrouver un peu de moi.
C'est là que c'est très important. J'essaie de ne pas me retrouver dans des photos d'il y a 20 ans, de ne pas essayer de ressembler à ça. C'est peine perdue, ce n'est pas possible.
Là, j'avais 23 ans. Ce n'est pas possible. - M.Payet: Waouh! - A.-E.Lemoine: Manu? - M.Payet: J'ai cru que c'était la fille d'Estelle.
Il y a une ressemblance énorme. - G.Labbé: A la difficulté du vieillissement, ce que je ressens aussi, au-delà du superficiel, de ce à quoi on va ressembler, il y a la mort qui approche.
On combat quelque chose en se voyant le matin. A 40 ans, je vois la crise qui arrive, je vois le temps défiler. Des choses s'installent.
Il y a des choses où je ne pensais pas être touché par ça. - A.-E.Lemoine: Pour mettre de l'ambiance dans vos dîners, G.Labbé! - G.Labbé: Tout le monde a envie de se foutre en l'air, c'est ça? - E.Lefébure: J'en parle aussi dans le livre.
Dès qu'on dit "vieillir", dans notre société occidentale, il y a cet instinct direct de penser à la mort, à mourir. Mais c'est un passage. - G.Labbé: Dans d'autres sociétés, c'est un peu un cercle.
Nous, on combat quelque chose qui est compliqué, ancré en nous. - E.Lefébure: Exactement. - P.Lescure: En même temps, Guillaume, en vieillissant, vous allez prendre du recul, prendre plus de maturité.
Vous allez vous sentir mieux dans votre peau. Vous aurez du mal à vous voir de près, mais heureusement, il y a des verres progressifs! - G.Labbé: Merci, je me sens tellement mieux. - C'est bien trouvé, tu ne vas pas t'y faire tout de suite.
Tu vas t'y faire de manière progressive! Ce n'est pas la 4K immédiate. D'abord, tu vois bien, et ensuite, il y a 10 jours...
La vendeuse m'explique dans les progressifs, il y a 2 visions possibles dans les mêmes lunettes. Je dis: "Mais non!" Quand tu regardes en face, tu vois loin.
Quand tu baisses les yeux, tu vois près. Je suis sorti, j'étais Tony Stark. Dans la rue, je faisais des tests. "Loin, près, loin, près." - P.Lescure: La notice est formelle: il faut les retirer dans les escaliers. - M.Payet: C'est marrant.
Je l'ai fait tout à l'heure. J'étais en train de me dire...
C'est un réflexe. Quand je descends mes escaliers, je retire mes verres. Entre les 2 visions possibles, il y a un petit vide juridique. - A.-E.Lemoine: "Emmanuel 2", c'est votre spectacle hilarant avec lequel vous êtes en tournée partout en France.
Estelle, c'est le sourire, votre accessoire beauté? - E.Lefébure: Le sourire est extraordinaire.
C'est une arme. Ca peut être une force, aussi. On peut désarmer quelqu'un avec un sourire, rendre quelqu'un heureux. - A.-E.Lemoine: Il y a d'ailleurs un chapitre consacré au sourire dans votre livre.
Merci à tous les 6 d'avoir accepté notre invitation ce soir. "Super Mâles", ça sort demain, sur Netflix. Solann, votre 1er album. "Welcome" est disponible aux éditions Flammarion.
On conclut cette émission avec P.-A.Damecour. ... - P.-A.Damecour: Bonsoir à tous!
C'est la fin d'une institution. On a appris aujourd'hui avec beaucoup d'émotion la fermeture du dernier "Macumba" en France. Il y en a un que ça a fait réagir sur RMC, c'est M.Belliard. - Ce sont des images du dernier "Macumba" de France, le "Macumba" de Lille, qui va définitivement fermer ses portes le 22 février prochain.
Mais où est-ce qu'on va faire des bébés? - P.-A.Damecour: Eh oui!
Visiblement, il faisait des bébés au bar du "Macumba". On embrasse ses 2 enfants, Gin et Tonic. Ils ont trouvé une bonne alternative: les bals.
C'est une alternative caliente. - La différence entre un site de rencontre et un bal, c'est que les gens se touchent. Ils dansent avec quelqu'un.
Il y a un côté tactile. Les masques tombent. - P.-A.Damecour: Les masques tombent dans les bals.
Un autre sujet qui fait parler, c'est les PFAS, ces polluants éternels qui nous pourrissent la vie. On a trouvé un journaliste qui a fait flipper sa collègue. - On s'arrête sur les polluants éternels.
L'industrie en raffole. - On les appelle les PFAS. Ils sont partout dans notre quotidien.
Les shampooings ou les cosmétiques, comme notre maquillage...
Peut-être que le nôtre est bourré de PFAS. C'est très mauvais pour la santé. - P.-A.Damecour: Oh non! "J'ai du maquillage." On embrasse Sandrine, qui est allée élever des chèvres dans le Larzac.
On part direction le Poitou-Charentes. J'ai trouvé l'animatrice qui lit le texte de son prompteur à la virgule près. - Reportage. - P.-A.Damecour: On a eu droit à un scoop!
Je suis tombé sur la supportrice qui ne sait pas si son équipe a gagné ou perdu. "Je ne vois pas le match. Je ne vois rien.
Pousse-toi!" Elle ne sait pas si Brest a gagné ou perdu. Brest a perdu.
Les joueuses de Bourges vont être contentes de leur déplacement en Espagne. - Quelques mots de sport, avec cette drôle d'aventure pour les basketteuses du club de Bourges. Elles jouent en Euroligue, malgré une épidémie de gastro-entérite qui décime le clan adverse.
Les Tangos ont refusé de reporter leur venue en Espagne en raison d'un calendrier surchargé. - P.-A.Damecour: Si vous avez un billet pour le 1er rang, prévoyez le détachement.
L'info locale, c'est aussi des sujets destinés aux locaux. - Il va y avoir un échangeur autoroutier avec 2 ponts parallèles. C'est le même modèle que celui qui est à la sortie 15, au niveau du supermarché Auchan. - P.-A.Damecour: "Ah oui, Manu!
Il est magnifique!" 23e jour du Dry January et France 3 Limousin a choisi la plus grande balance de tout le Limousin. - Vous buvez au mois de janvier? - Non. - Personne ne boit. - Il y a des gens qui boivent.
Mon mari boit. - En janvier aussi? - Oui, il boit en janvier. - P.-A.Damecour: En janvier, en février, en mars...
Il devait être content! Autre pratique, vous qui adorez la gastronomie, en Normandie, ça a évolué. - Champignons hallucinogènes, kétamine, impulsions magnétiques...
Notre choix de la rédaction... - P.-A.Damecour: Surprenant!
Les tiktokeurs sont dégoûtés d'avoir été verbalisés pour avoir payé avec leur téléphone. - A.-E.Lemoine: On en a parlé et on a réglé le problème. - P.-A.Damecour: E.Macron en a parlé.
Il a répondu sur TikTok. Il n'a pas répondu qu'aux tiktokeurs. Il a répondu à toutes les questions qu'on lui posait sur TikTok. - Je suis choqué, j'ai pris 90 euros d'amende et 3 points sur le permis parce que je mangeais mon kebab au volant. - E.Macron: Bonjour, je viens de vous voir.
J'ai passé le dossier au ministre de l'Intérieur. - J'ai découvert que mon père touche 600 euros de retraite par mois et ne paye pas un euro d'impôt. - E.Macron: Bonjour, je viens de vous voir... - Je suis bloqué dans l'ascenseur, ça fait 2h30! - E.Macron: Bonjour, je viens de vous voir... - P.-A.Damecour: Sur CNews, J.-M.Morandini a trouvé le moyen de ne pas avoir à se souvenir des noms de ses chroniqueurs. - Quelqu'un a quitté, ici?
Vous, Mathias, le gauchiste? - P.-A.Damecour: "Le gauchiste".
Moi aussi, j'ai mes trucs. Je vous adore, "numéro 3". Sur CNews, P.Candeloro et N.Monfort étaient invités par P.Praud.
Celui qui parle le mieux de P.Candeloro, c'est son Nelson. - Aux commentaires, c'est un peu M.Audiard. - P.-A.Damecour: On a vérifié.
Vraiment? - Je connais plus d'un anaconda qui aimerait venir l'embêter un peu, cette Cléopâtre canadienne. - P.-A.Damecour: Non, on préfère l'original.
Le moment que j'attends le plus en janvier, entre les soldes et la galette des Rois, c'est les voeux à la presse de Y.Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale. Je suis déçu, elle nous a menti. - Je trouve qu'il y a pas mal d'affluence lors de cette séance de questions au gouvernement. - P.-A.Damecour: Ils disaient quoi, il y a 2 jours, sur LCP? - Ce n'est pas la foule des grands jours, pour l'instant, dans cette salle des 4 colonnes. - P.-A.Damecour: On ne nous la fait pas!
Pour éviter la déshydratation, elle avait sa boisson chaude. Mais quand elle boit, ce n'est pas G.Clooney. - Bonjour.
Vous vous êtes engagés en 2017... -2 petites questions... ... - P.-A.Damecour: Y.Braun-Pivet n'a pas pris de pincettes avec les journalistes. - Le premier message est celui que je vais continuer à porter tout au long de l'année et des années qui suivent: Allez-vous faire...
Bip. - P.-A.Damecour: Pas très sympa!
C'est un montage. - A.-E.Lemoine: J'avais compris! - P.-A.Damecour: Pour terminer cette chronique, on parle de budget.
Je suis allé au coeur du pouvoir. Le gouvernement cherche des idées pour faire des économies. J'ai assisté à une réunion entre plusieurs délégués ministériels. - Messieurs, il nous reste 30 milliards à trouver pour boucler le budget.
Je veux de la créativité, des propositions. - On pourrait encore baisser le budget des sports. - Non, pas le sport!
J'ai croisé T.Riner ce matin, c'est bon. - Les retraités n'ont pas d'argent.
On va taxer quoi? On n'a qu'à taxer les gens qui touchent le RSA. - Bien! - On pourrait réduire nos frais de bouffe. - Sinon, on ne taxe que les retraités qui peuvent se le permettre.
J'en ai plein, au sport. Zidane, multimillionnaire. - On ne touche pas à Zizou! - Alors faisons les petites retraites. - Sinon, on peut remettre l'ISF. - Il est con! - Si on taxe les retraités, ça nous rapportera 144... -144 millions?
Jackpot! - Non, 144 euros. - A.-E.Lemoine: Merci, P.-A.Damecour.
On vous retrouve tous les jours à 13h45 dans "Estelle Midi" sur RMC Story. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous pouvez vous tourner vers la caméra pour saluer nos téléspectateurs.
Tout de suite, la soirée sciences avec un grand format. Ciao! ...