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InterviewLCI (sur YouTube)· 5 novembre 2024 18 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Face aux experts du mardi 5 novembre 2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Pronostic sur l'élection américaine : Trump ou Harris ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Ce niveau de violence politique aux États-Unis est-il un risque pour la France ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Danger d'un Trump élu : quels impacts pour la France ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Budget de l'Assemblée : chaos ou processus normal ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Regard sur la politique économique d'Emmanuel Macron ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Réforme de l'État : modernisation ou échec ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Jean-Louis BourlangeFait
    « on a deux messages simultanés un jamais ça n'a été aussi serré de Trump va gagner alors débrouillons-nous avec ça »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

8h27 sur LCI un petit tour par Washington avant de commencer notre interview politique Jean-Baptiste ouais franchement ah non on me dit que non alors écoutez non il n aur pas Jean-Baptiste Bourcier ce sera vous directement Jean-Louis bourlange merci d'être notre invité ce matin vous êtes ancien député des hautes scènes ancien président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale beaucoup de questions à vous poser notamment sur l'Internationale bien entendu puisque vous le savez tous les yeux sont arrivés en ce moment sur les États-Unis j'ose me risquer à vous demander un pronostic sur cette élection écoutez non moi ce qui me frae dans les quand j'écoute toutes les les chaînes y compris la vôtre c'est on a deux messages simultanés un jamais ça n'a été aussi serré de Trump va gagner alors débrouillons-nous avec ça pris la suite de notre interview politique avec vous Jean-Lou bourlange on parlait de cette cette élection américaines qui quand même aujourd'hui nous montre une certaine forme de fébrilité dans le discours politique c'estàd qu'on a vu beaucoup d'invectiv on a vu beaucoup de violence verbale notamment est-ce que selon vous ce niveau de politique c'est aussi ce qui attend la France dans quelques années écoutez oui je crois que ce qui caractérise cette élection américaine c'est pas que les Scor soi très très serré on a vu ça par exemple avec l'opposition entre algor et et George W Bush mais c'est la violence la violence des des prises à parti donc l'extraordinaire hostilité d'un camp par rapport à l'autre et effectivement on a eu un débat une campagne qui a été d'une insigne faiblesse sur le plan des options des réflexions des projets mais en France ça sera pas la même chose parce qu'on on raisonne pas de la même manière mais regardez ce qui s'est passé depuis le 9 juin on a discuté de tout en France sauf des options fondamentales pour le pays on s'est éternisé sur des scénarios qui étaient très peu intéressant de savoir si c'était madame Intel ou monsieur Intel qui serait Premier ministre on on a on a discuté des des des atten des intentions présidentielles des uns des autres du rapport de de LR avec le bloc C du rapport de de de de Monsieur gluxman avec Mélanchon tout ça on a c'était des problèmes de politiciens des problèmes de boutique des problèmes d'ambition personnell or les grands choix or jamais nous n'avons été confrontés en Europe et en France à des exigences aussi fortes en matière d'option européenne sécurité technologique économique social on a des d'énormes enjeux tout ça a été mis sous le tapis et on voit le Premier ministre qui essaie discrètement point par point de ramener des sujets sérieux sur le débat mais on on a vraiment fait le vide et je crois que l'une des raisons pour lesquelles les Françaises et les français se sentent mal à l'aise dans le le le le système politique actuel c'est ça c'est l'incapacité des responsables à poser les problèmes dans les termes qui sont les nôtres depuis toujours en France c'est-à-dire des termes de projection à moyen ou à long terme en fonction de choix qui nous engage en tant qu'homme en tant que femme en tant que républicain tout ça a été effectivement masqué et de ce point de vue-là il y a pas un décrochage aussi évident que ça entre les deux rive de l'Atlantique alors il y a une petite musique en France certains disent que ce soit Donald Trump ou que ce soit Cala Harris ça ne changera rien pour la France alors j'imagine que vous n'êtes pas de ce vous ne voyez pas les choses de cette façonl est-ce que pour vous il y a un danger qui peut venir des États-Unis en cas d'élection de Donald Trump non je je crois que bien sûr il est évident que le le style de le style et les orientations de fond de Harris et de Trump sont pas les mêmes et que Trump c'est moi j'ai énormément de mal en tant que que citoyens français habitués à faire de la politique d'une certaine façon en ayant lu des livres Raymont Haron Charles de Gaulle et cetera de j'ai énormément de mal à comprendre comment quelqu'un peut-être séduit par Donald Trump mais il reste que les fondamentaux sont là les fondamentaux c'est que les États-Unis ont choisi il le font doucement aimablement ou brutalement mais ils ont choisi une ligne beaucoup plus protectionniste une ligne beaucoup moins tourné vers l'Atlantique et beaucoup plus tourné vers le pacifiqueand et c'est vrai des des des candidats et ils ont choisis de se désintéresser autant que possible d'un grand nombre d'Ang jeux géopolitique qui sont précisément ce que nous européens nous avons à traiter parce que ce qui se passe de mal dans le monde c'est à nos portes que ce soit l'Ukraine la la la Moldavie on a on est passé à un cheveu la Géorgie le Moyen-Orient qui est tout près tout près ce qui se passe en Afrique le le crime organisé tout cela ce sont des des théâtres de proximité pour nous et ce qui me frappe c'est que alors que on voit très très clairement ce que les Européens devraient faire c'est leur incapacité depuis des années l'Ukraine est exemplaire à cet égard à faire ce qui doit être fait pour gagner cette partie je dis pas gagner la guerre et cetera mais faire simplement les efforts nécessaires et pas simplement les efforts qu'on fait parce que parce qu'il faut faire des eff question sur ce terrain monsieur bourlan vous savez que l'IRA inflation reduction Act a eu un grand succès aux États-Unis c'est un aspirateur à investissement étranger les boîes all ande française traverse les investisseurs d'ailleurs l'épargne française il faut savoir qu'elle est investie massivement aux États-Unis elle existe mais elle traverse l'Atlantique ça attire les entreprises 350 milliards de dollars à peu de chos près et un effet d'investissement de 3000 en Europe on a Mario dragi qui nous dit il faut mettre de l'argent sur la table aujourd'hui il faut lever de l'argent ensemble pour réaliser à peu près la même chose quoi pour investir la transformation de l'industrie la décarbonation de la production et cetera et on est infoutu de faire ça l'Europe c'est pour le moment uniquement une Europe de papier c'estàd que là où il y a de vrais enjeux elle est totalement absente absolument je suis mais je je crois que ce que disait l'ancien président de la Commission européenne Jean-Claude Junker en Europe on sait très bien ce qu'il faut faire et on ne sait pas comment le faire mais c'est parce qu'on n' pas le mode d'emploi ou parceon c'est pas un mode d'emploi c'est une question de responsable que les c'est l'organisation on s'est désintéressé de l'organisation elle-emême il y a une seule Europe organisée vraiment organisée c'est l'Europe monétaire on aime on aime pas mais tout le monde était contre l'euro ou pour mais enfin tout le monde disait que c'était un truc assez dangereux c'est le la chose qui marche on voit bien que quand on met vraiment le paquet pour faire des disciplines pour accepter des disciplines communes et avoir un système qui marche ben ça répond mais là ça répond pas à la problématique qui est que l'Amérique les les Américains sont en train de nous braquer oui absolument moi j'ai vécu j'ai vécu je me rappelle au début du siècle euh le l'Agenda de Lisbonne pas le traité de Lisbonne l'agenda de au début du siècle on a dit l'Europe sera la première puissance technologique d'innovation et cetera depuis on s'est fait tailler des croupières partout et quand on voit et le rapport dragy il est excellent et il dit à peu près ce que nous devons faire en en en Europe euh et on voit bien les l'extrême difficulté à cause du dissensus mais l'Allemagne elle-même est divisée contre elle-même les les les Allemands les Français ne voient pas les choses la même manière les Allemands nonont plus à l'intérieur d'eux même et puis il y a un problème c'est qu'évidemment sans doute le le le le point focal du rapport Dragui en terme de communication c'est la notion d'emprunt et ça c'est quand même vraiment agiter un chiffon rouge mais songer aussi au rapport l'état je ve juste dire un mot là-dessus oui le rapport l'état dit la même chose et montre la la nécessité pour répondre à votre préoccupation de d'intégrer le système financier pour permettre d'avoir des vrais courant d'investissement en direction de l'Europe alors que pour l'instant les Américains pompent notre nos investissements produise et nous renvoi ça sous forme d'achat d'entreprise euréen revenons sur le terrain des élections une seconde parce que si jamais camala Haris est élu en tout cas qu'elle déclare lêtre dans les premières heures est-ce que vous craignez une révolte justement populaire dans clan des trumpistes qui pourrait aller au-delà de ce qui s'est vu en 2020 écoutez vous vous avez envoyé une grande partie de votre équipe aux États-Unis je crois qu'ils sont beaucoup mieux placé que moi pour répond répète ce que je je répète ce que je vois je pense que les troubles à Washington sauf s'il y a des troubles de de pillage mais les troubles à Washington sont sont peu probables parce que Biden tient évidemment le le Capitol avec la garde nationale et cetera les contestations vont être terribles répété multiple systématique animé par la mauvaise foi nourri par des troupeaux d'avocats et et et et et et appuyé sur un fond de violence qui fait que je je je crains beaucoup de de de de de d'absè de fixation sporadique un peu partout aux États-Unis surtout si l'élection est disputée si Trump paradoxalement si Trump est élu avec une certaine marge ça sera beaucoup plus calme même si les démocrates font V réagir également mais ils vont réagir avec des avec un infiniment moins de gré de violence jean-l blange vous restez avec nous on va parler politique nationale dans un instant restez bien avec nous 8h41 de retour sur le plateau d'ALC avec Jean-Louis bourlange il y a le vote de du budget de l'Assemblée nationale qui est toujours en cours qui peine j'allais dire à trouver quelque forme d'accord que ce soit quel est votre regard là-dessus est-ce que c'est vraiment le chaos qui se dessine à l'Assemblée écoutez je crois qu'il faut quand même relativiser les choses les Français ont envoyé à l'Assemblée nationale une une représentation totalement divisée elle est divisée en trois à la limite les affinités les plus grandes c'est sauf sur l'immigration entre l'extrême droite et l'extrême gauche et puis on a un bloc central qui des socialistes en réalité modéré jusqu'à au LR modéré seraiit relativement unis les un seraient un peu plus sociaux les autres un peu plus libéraux s'il n'était pas complètement gangrenés par les querelles de politiciens par les attentes de candidature au présidentiel qui qui qui qui fiche un véritable bazar oui parce qu'en fait sur sur le principe c'est se divisé mais c'est représentatif de la population oui absolument la population est divisée on vient de parler des États-Unis en disant qu'ils étaient profondément divisés en deux bloc nous nous avons un système analogue le bloc central qui a été qui a dominé souv à l'époque du bipartisme là il c'était entre les deux éléments du bloc central que se faisait la la la la lutte a été un véritable pot de chagrin sous un certain nombre de de facteurs hier soir j'aiécouté sur LCI euh très bon réflex l'analyse de de de de sur la la métamorphose de Jérôme Fourquet sur les métamorphoses sur les changement de la société française et je crois qu'il perçoit parfaitement les choses recul du christianisme développement d'un d'un individualisme exacerbé notamment ce sont des des éléments absolument centraux et là ce qu'il faut c'est effectivement que les dirigeants notamment du bloc central mettent un peu vraiment sous Boissau leurs ambitions à moyen terme c'est pas le sujet le sujet c'est d'aider le Premier ministre et de l'aider à avoir des idées je crois quand même que le travail que fait Michel Barnier est un travail qui peu à peu très lentement permet aux Français d'atterrir dans la réalité parce que quand on partait du programme du Front populaire comme référence c'était Dingo c'est un programme complètement dingo c'est une un ensemble de promesses mais justement vous vous avez soutenu la la politique économique d'Emmanuel Macron là on voit qu'on on assiste quand même à un détricotage c'est-à-dire augmentation des impôts sur les entreprises on voit on le voit dans un d'ailleurs dans d'autres dans d'autres sujets mais quel regard vous jetez sur ça sur sur ce côté on efface tout on recommence je je crois que moi j'ai soutenu et je je ne regrette pas les aspects d'ailleurs souvent impopulaires de la politique d'Emmanuel Macron ce qu'on appelle dans le vocabulaire classique le pro business quoi le le le soutien aux entreprises les les les la suppression de l'ISF l'abaissement de de l'impôt sur les sur les bénéfices et tout un ensemble de choses qui ont produit la réforme du du chômage tout un ensemble de choses qui ont produit des eff fait très positif en matière de lutte contre le chômage 2 millions d'emplois cré ouii ce que je n'ai pas non mais je je vous dis ce que ce que j'ai trouvé j'ai trouvver une carence absolument nette dans le fait qu'on a pas du tout modernisé l'appareil public c'estàd on était M plégique on a on a soigné une jambe et on a pas soigné l'autre on a on a donc un système public qui est exagérément coûteux par rapport à ses performances et là on a tourné autour de ça sans réussir à le faire ce que c'est évidemment très difficile ça on se et troisièmement je crois qu'on a géré très mal dans les trois dernières années et je l'ai je l'ai ressenti peut-être aurais-je dû le dire plus fort quand j'étais parlementaire on a géré très mal la partie de du quoi qu'il en coûte qui était très bien venu pour soigner pour pour faire face à la crise du covid mais qui ne devait pas qui devait être circonscrite on devait faire effectivement ne pas ménager les dépenses pour tout ce qui concernait le traitement euh Sanita et social de la de la pandémie mais on ne devait pas en faire quelque chose qui contaminait l'ensemble c'est une erreur d' qui vient ça vient de ber ou ça vient maintenant ce que fait Barnier ce qu'essaie de faire Barnier c'est pas facile s'il faut bien distinguer le les deux le calendrier quand vous êtes dans la situation où est Michel Barnier le gouvernement français vous devez agir vite vous ne pouvez pas faire ce que j'ai dit en matière de réforme du secteur public de la en en en en en quelques semaines ou en quelques mois donc si vous voulez envoyer des signaux forts vous devez effectivement envoyer agir avec ce que vous avez mais il faut que ce soit provisoire c'est là où j'étais en désaccord complet avec les les l'amendement qui avait été voté la semaine dernière en disant qu'il fallait pérenniser les les les l'accentuation fiscale on sait comment on rentre dans une politique de guichet on sait pas comment on en sort je reprends la question de soisi qui est responsableou de la sortie retardée qui est responsable de la de la sortie retardé on a continué on a continué de distribuer de l'argent c'est le Président c'est c'est je je pense que le je pense que le président a avait depuis l'affaire des gilets jaunes une tendance à à répondre à la crise par des des subventions excessif ce qui est une tradition bien française he Jacques Chirac n'avait pas hésité à faire la même chose et je crois qu'on aurait dû réagir le le truc caricatural qui m'avait fait hurler de c'était le fait de faire une prime pour faire ravau vos vos vieux costumes l'idée que l'État se metentionner les fr chaussures vélo ou oui tout ça le plan vélo c'est je suis tout à fait favorable au vélo même si moi je n'yarrive pas à faire beaucoup de vélo mais l'idée de consacrer mettre de l'argent public sur un plan vélo c'était pas ça donc voilà mais maintenant il faut réagir et est-ce qu'il faut aller vite est- est-ce qu'il faut aller vite à votre avis est-ce qu'il faut les laisser les débats prospérer à l'assem on voit bien il y a des choses qui sont votées des amendements on sait très bien qu'ils ne seront jamais mis en application puisqu'il y aura un 493 à la fin est-ce qu'il faut abréger les choses est-ce qu'il faut aller vers un 493 tout de suite avant avant d'aller au Sénat comprends c'est c'est une très bonne question je vous remercie de l'avoir posé selon la formule consacrée je je pense que moi j'ai toujours été favorable au bicamérisme je trouve que c'est un élément essentiel de d'équilibre je suis un bon centriste de ce point de vuel un élément essentiel d'équilibre or là qu'est-ce qui va se passer je souhaite que on on on fasse plutôt jouer enfin il joue automatiquement l'article 47 c'est-à-dire que le budget avec déluge d'amendement qui est dingue François Baou a fait un article dans Le Figaro hier en montrant que les conditions dans lesquelles travaille l'assemblé c'est c'est complètement dingue d'avoir des milliers d'amendements qui sont gérés en séance donc on va arriver au blocage 47 on passe au Sénat à ce momentlà le Sénat là je crois va s'organiser un dialogue entre le Sénat et le gouvernement ensuite on aura un texte on ira en commission mixte paréire et le le et là on peut espérer que la minorité de l'Assemblée la minorité ou la majorité relative de l'assemblée et la majorité du Sénat aboutissent à à un texte cohérent ça sera déjà quelque chose de d'intéressant et là on fera jouer le 493 pour le faire passer à la fin mais je pense qu'il faut il ne faut pas priver le Sénat de de de de de démontrer de la possibilité de démontrer sa capacité de compromis ça sera très bon pédagogiquement pour le pays voilà qui a dit merci beaucoup jean-l Bange d'avoir été avec nous ce matin sur le 69 DLCI