Yasmine BOUAGGA : Maire Les Ecologistes du 1er arrondissement de Lyon et Conseillère Métropolitaine
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Questions et réponses
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- 1:23OuverteRéponse directe
Est-ce que vous voulez nous raconter ce qui s'est passé en vrai ?
- 2:36OuverteRéponse directe
Est-ce que c'était important de maintenir cet événement ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Vous avez considéré que c'était important de maintenir cet événement ?
- 7:03OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez l'impression que cette difficulté à faire cohabiter les religions s'est dégradée ?
- 9:11OuverteRéponse directe
Jean-Marie Le Pen est mort il y a quelques jours. Quel est votre sentiment là-dessus ?
- 11:35OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez raconté aux habitants pour vos voeux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:51PrésentateurFait
« On n'a pas de champagne, on a du jus de pomme chaud. »
- 5:49PrésentateurFait
« Collectivement, moi, les écologistes, la majorité de gauche, on nous traite d'islamo-gauchistes. »
- 7:48PrésentateurChiffre
« Les visions racistes dans la société ont plutôt tendance à reculer. »
- 8:27PrésentateurFait
« La montée de l'extrême droite dans le champ politique, elle se voit aussi dans d'autres pays. »
- 12:20PrésentateurFait
« Les gens ont besoin de savoir à quoi sert la politique. »
- 15:22PrésentateurChiffre
« Pour la deuxième édition du budget participatif, on a eu 95 propositions pour le seul premier arrondissement. »
- 21:44PrésentateurChiffre
« Il y a eu plus de 40 000 visiteurs sur toute la période du printemps. »
- 28:33PrésentateurFait
« Les bilans qu'on en a montrent une réalité de la limitation des prix sur cette mesure qui a permis d'avoir un effet concret. »
- 32:25PrésentateurFait
« On a une vraie baisse de la pollution atmosphérique sur les différents indicateurs de pollution aux particules fines, aux oxydes d'azote. »
- 33:42PrésentateurChiffre
« On a une baisse importante du nombre de décès et de blessés graves sur la métropole de Lyon. »
- 33:53PrésentateurFait
« plus on roule vite, plus on a de risques de décès et d'accidents graves »
- 34:01PrésentateurChiffre
« on a les chiffres qui le montrent »
- 35:36PrésentateurChiffre
« ce qui était envisagé pour Lyon était de l'ordre de 25 millions d'euros »
- 35:38PrésentateurFait
« ça correspond aux cantines et aux périscolaires »
- 36:46PrésentateurFait
« il y a peut-être un changement de perspective qu'on propose collectivement »
- 37:21PrésentateurFait
« réduire les inégalités, s'assurer que chacun a des conditions de vie décentes et dignes »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Invité politique22 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval.
Bonjour à toutes et à tous, heureux de vous retrouver pour cette nouvelle saison, enfin cette nouvelle année de l'émission L'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon Première, avec évidemment tous mes voeux et tous les voeux de la radio à l'ensemble de nos auditeurs. Et pour commencer cette saison 2025, je suis heureux de vous accueillir Yasmine Bouaga. Bonjour.
Bonjour, vous êtes la maire du premier arrondissement, vous êtes aussi conseillère municipale, conseillère métropolitaine, et on va aussi comme ça peut-être progressivement cette année faire aussi de nouveau le tour des maires d'arrondissement, parce que je me souviens que j'avais été ravi de vous recevoir, je vous avais été la première maire d'arrondissement d'ailleurs que j'avais reçu, et on avait fait le tour de tous les collègues et de tous les élus, parce que c'est important d'être au plus près de la proximité. Alors, on va parler de plein de choses, de votre actualité, de votre bilan, parce qu'on est déjà un peu dans le bilan de cette année pré-électorale.
Le maire de Lyon a dit qu'il commençait une année bilan, donc on va en parler un peu ensemble. Puis on va parler des voeux, évidemment, puisque vous avez été la première à faire des voeux, et vous vous êtes retrouvés, j'allais dire un peu malgré vous, au cœur d'une polémique. Alors, je trouvais ça intéressant que vous puissiez me raconter comment ça s'était vraiment passé, parce que c'est souvent assez différent, notamment sur la fameuse carte de voeux du maire de Lyon. Est-ce que vous voulez nous raconter ce qui s'est passé en vrai ? Parce qu'on a vu dans la presse que vous aviez plus ou moins commenté la carte de voeux, mais visiblement c'est un peu plus complexe que ça.
Alors d'abord, je vous présente mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, qu'elle vous soit favorable, heureuse, et surtout qu'elle nous amène à toutes et tous des moments de joie partagée, de convivialité. Et c'est sur cette convivialité que je voulais rebondir. D'abord parce que j'ai eu la chance, effectivement, de pouvoir tenir cette cérémonie des voeux avec les habitantes et les habitants, les représentants des associations, des clubs sportifs, des structures culturelles.
Et on a eu la chance de pouvoir faire cette cérémonie des voeux dans le Musée des Beaux-Arts, qui est un lieu magnifique, plein d'histoires, d'œuvres, et dans lequel on a fait aussi des animations culturelles proposées par le Cotopo, qui est une association qui fait vivre la diversité des langues, par la chorale des enfants de l'école Douano, et par des animateurs de karaoké chorale.
C'est quelque chose d'assez joyeux, d'assez familial. C'est aussi votre conception de ça, parce qu'il y a aussi une discussion qui peut avoir lieu sur les cérémonies de voeux. Est-ce que c'est encore utile ? Est-ce qu'il fallait parfois les annuler ? Est-ce qu'il fallait faire des économies là-dessus ? Vous avez considéré que c'était important de maintenir cet événement ?
Voilà, c'est-à-dire qu'on n'a pas un rapport très dispendieux à ces cérémonies de voeux. On n'a pas de champagne, on a du jus de pomme chaud. Donc c'est assez sobre, et ça permet d'accueillir pour ce moment important de retrouvailles une grande diversité de personnes du quartier qui sont des acteurs économiques, des parents d'élèves des écoles, etc. Et c'est important d'avoir ces moments pour se retrouver, donc c'était important pour nous de les maintenir. Et je ne bats pas en brèche par rapport à votre question sur la carte de voeux.
Non, mais je savais que je n'allais pas oublier de toute façon.
Pas du tout, parce que justement, en préparant cette cérémonie des voeux, j'avais préparé un discours dans lequel j'ai expliqué combien c'était important de se retrouver en présentiel, de se retrouver en vrai, parce que tout notre rapport à l'information en continu, aux réseaux sociaux, etc., alimenté de la déconnexion, alimenté de la conflictualité, un sentiment de violence et de mal-être qui participe en fait à nous détruire. Et que face à ça, ce qui le rend par le plus fort, c'est de se retrouver, de pouvoir échanger, se rencontrer, partager des choses. Et donc c'est pour ça que c'était important de se retrouver en présentiel. Et cet épisode de la controverse supposée...
Pour nos auditeurs qu'on est racés, c'est qu'effectivement, il y avait un dessin où il y avait une personne qui était représentée peut-être en train de prier ou avec un...
Non, sur laquelle, en fait, la controverse vient d'une information fausse sortie dans la presse, selon laquelle j'aurais contesté un signe religieux sur la carte de vœux. Alors que moi, ma position, c'est déjà que cette carte de vœux est très belle et qu'en plus, les artistes ont, à juste titre, recours à une polysémie des signes, des images qu'ils puisent dans des référentiels religieux ou pas, dans une diversité des cultures que les mains jointes, ça peut renvoyer à la prière, ça peut renvoyer aux signes de remerciements tels qu'on le fait quand on écrit des textos également. Et voilà, c'est du choix de l'artiste, il n'y a pas de sujet.
Et ce qui est, finalement, ce qui est devenu un sujet, c'est le fonctionnement de l'emballement, en fait, des médias, l'emballement des réseaux sociaux et la manière dont cet emballement nourrit une polémique à caractère raciste à mon encontre. Parce que, finalement, c'est ça qui a eu lieu, c'est de dire qu'il y a une sorte de contestation par Yasmine Bouaga de l'identité chrétienne de Lyon. Ce qui est une polémique qui sort de nulle part, c'est-à-dire que moi, je n'ai jamais eu ce type de propos a fortiori, enfin, voilà, a fortiori dans la démarche que je veux.
Ce qui est intéressant, c'est de déconner ce qu'il y a derrière parce qu'il y avait beaucoup de réactions d'identitaires, de personnes dans certains réseaux. Et derrière, ce côté, à la fois, ça visait Grégory Doucet qui était parfois contesté dans ce qu'il avait fait, notamment avec les échevins. Mais derrière, c'est aussi une manière de vous attaquer, vous.
Oui, et alors, ça révèle bien tout le sous-entendu qu'il y a lorsque on nous traite. Alors, collectivement, moi, les écologistes, la majorité de gauche, on nous traite d'islamo-gauchistes. Alors, c'est facile, moi, de me traiter d'islamo-gauchiste avec mon nom à consonance maghrébine. Mais ce que ça signifie derrière, c'est une sorte de vision extrêmement conflictuelle d'une identité figée à préserver contre les attaques et les menaces qui pèseraient sur elle. Alors que ce que je propose, moi, dans ma vision politique, dans la démarche politique et dans ce qu'on porte aussi collectivement, c'est une vision apaisée, en fait, du métissage, de la rencontre, du partage des cultures.
Et c'est pour ça que je prenais le temps de vous raconter ce qu'on a conçu pour cette cérémonie des voeux avec la diversité et le dynamisme des initiatives qu'il y a sur ce territoire. Toutes les initiatives culturelles empruntent au fond historique, parfois aux référents religieux, de différentes confessions qu'on trouve à Lyon, qu'on trouve dans d'autres pays, dans d'autres cultures. Et c'est très bien. Et c'est toujours comme ça que l'art s'est nourri. Et c'est ce qui fait à la fois sa profondeur de sens et c'est ce qui fait aussi la richesse de signification de nos existences.
Et vous avez l'impression que, parce que vous évoquez de vous-même un peu cette vision parfois un peu raciste, etc., qui existe, est-ce que vous avez l'impression qu'elle s'est dégradée, alors à votre rencontre, mais globalement dans la société, c'est quelque chose que vous sentez, cette difficulté qu'on a à faire cohabiter les religions, les pensées différentes, etc., de stigmatisation de certaines origines, vous le sentez toujours vous ? Vous avez l'impression que depuis que vous êtes élu, ça fait presque six ans, ça n'a pas forcément beaucoup changé ou ça ne s'est pas amélioré.
Comment vous ressentez ça concrètement, vous, dans votre quotidien ou par rapport à ce qui se passe dans la société ?
Alors, c'est une bonne question, c'est-à-dire qu'on peut avoir des analyses assez différentes. Une analyse, je prends une casquette plus sociologique, une analyse plus sociologique, c'est que les visions racistes dans la société ont plutôt tendance à reculer. Et ça, c'est ce qu'on voit sur des enquêtes, on va dire, de long cours, notamment réalisées par Vincent Tibéry.
Et c'est assez différent des dynamiques politiques et de l'importance que des visions racistes identitaires peuvent avoir dans le champ politique, et notamment du fait de la montée du Rassemblement national, de la montée de partis et de discours politiques comme ceux de Reconquête, et de leur succès électoral, tel que ce qu'on a pu voir lors des élections européennes, mais également lors des élections législatives.
Donc, on a deux choses qui se font en parallèle, et la montée de l'extrême droite dans le champ politique, elle se voit aussi dans d'autres pays, et là, je reboucle avec ce que je disais avant, elle est alimentée aussi par les dynamiques qu'on a dans les médias, qui sont aussi de plus en plus possédés par des grandes fortunes qui soutiennent des discours racistes et identitaires, et aussi par les réseaux sociaux, et on voit avec Elon Musk combien ces dynamiques-là, elles sont soutenues financièrement, et elles ont un effet très réel sur la production d'un discours public et de représentation publique.
Alors, vous évoquiez aussi rapidement le Rassemblement National, il y avait un petit sujet aussi sur lequel je voulais peut-être avoir votre ressenti, et puis après, on rentrera dans le bilan, dans les projets. Jean-Marie Le Pen est mort il y a quelques jours. Ça a donné lieu dans un certain nombre d'endroits, y compris à Lyon, à des manifestations, pas loin de l'hôtel de ville, etc., où on avait l'impression que les gens célébraient la mort de Jean-Marie Le Pen. Et un certain nombre d'hommes et de femmes politiques se sont plus ou moins exprimés sur le sujet.
Alors, ce n'est pas forcément très clair, mais le maire de Lyon a dit qu'il pouvait peut-être éventuellement comprendre que certains aient eu envie de célébrer. Quel est votre sentiment, vous, là-dessus ? Est-ce que vous pensez que c'est comme ça qu'on combat les idées politiques du Rassemblement National ?
Je ne crois pas que ce soit en célébrant la mort de quelqu'un qu'on combat les idées. C'est en rappelant pourquoi cette personne a été détestable, pourquoi elle a eu des propos extrêmement graves, notamment négationnistes, antisémites, pourquoi elle a eu un comportement inacceptable lors de la guerre d'Algérie en ayant commis des crimes qui sont à caractère imprescriptible, de crimes de torture. Et c'est plutôt en rappelant ces choses-là, d'avoir édité des chants SS, des choses extrêmement graves, et c'est en rappelant ces faits-là qu'on lutte contre l'héritage qui est très vivant, je vous le disais juste avant, l'héritage très vivant, que nous laisse Jean-Marie Le Pen.
Donc, c'est très important de rappeler ces faits-là. Et puis, les manifestations qu'il y a eu dans la rue, je dirais qu'elles sont assez anecdotiques. Et nous, on a eu un certain nombre de tags qu'on a fait effacer très très rapidement, en quelques heures, pour ne pas laisser sur la voie publique aussi des propos qui sont graves et heurtants.
Et qui étaient clivants. Merci pour avoir pris le temps sur ces questions d'actualité. On va se plonger dans une deuxième partie de notre émission, dans ce bilan, le projet. Et on va parler du premier arrondissement, mais aussi évidemment de la ville et de l'actualité politique. A tout de suite pour une deuxième partie. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Toujours avec vous, Yasmine Bouaga. Je rappelle que vous êtes maire du premier arrondissement, conseillère municipale et conseillère métropolitaine, EELV.
Et on était en train de parler de votre actualité, des voeux, et justement de cette période un peu particulière, qui est une année, comme l'a dit le maire de Lyon, de bilan. Dans les voeux, dans le discours de voeux, on regarde un peu ce qui s'est passé, on se projette. Qu'est-ce que vous avez raconté aux habitants qui étaient présents avec vous au Musée des Beaux-Arts, pour vos voeux ?
Alors, je leur ai raconté tout ce qu'on a fait pour essayer de rendre leur quotidien meilleur, tout en préparant l'avenir. C'est-à-dire, à la fois agir sur l'immédiat, et en même temps, tenir compte de la prospective de quels sont les changements qui affectent notre ville, et en particulier, les effets du changement climatique.
Dans un contexte qui est quand même délicat, en plus, je pense que l'ambiance... Est-ce que vous avez senti que l'ambiance politique, sociétale, sociale, elle est plus complexe, plus tendue ? Les gens ont besoin de se retrouver et d'avoir des paroles comme ça de leurs élus ?
Les gens ont besoin de savoir à quoi sert la politique. On est dans un contexte au niveau national qui, de façon très compréhensible, suscite la défiance et suscite un certain dégoût aussi. C'est-à-dire que les gens se sont déplacés pour aller voter et ont un gouvernement qui ne correspond pas à ce pour quoi ils ont voté puisqu'il est minoritaire et totalement impuissant et ne peut pas mettre en œuvre quoi que ce soit. Donc, on est dans une situation qui est bloquée, qui est désespérante au niveau national. Et moi, je voulais montrer qu'au niveau local, on agit.
On a eu des leviers en 2020 pour agir au niveau arrondissement, ville, métropole dans un alignement qui nous donne de véritables capacités. Et on a avancé sur des grands projets et sur des visions structurantes pour les habitantes et les habitants qu'il s'agisse de la régie publique de l'eau, qu'il s'agisse d'une rue aux enfants devant l'école, qu'il s'agisse des politiques de logement avec l'encadrement des loyers. Il y a vraiment une grande palette de thématiques qui sont effectives. Mais est-ce que vous avez l'impression
que ça commence à se voir ? Parce que c'est ça aussi par rapport à ce qu'on dit.
Et donc, c'est ce que j'ai essayé de faire la liste sans que ce soit trop ennuyeux, de faire la liste sur les différentes thématiques de qu'est-ce qui a bougé, mais juste sur l'année 2024, juste en maintenant à l'année 2024, parce que sinon, le discours aurait pris des heures. et en citant à la fois les petits projets où dans votre quartier vous avez pu participer à la réalisation d'un escalier peint, où c'est à la fois un sujet d'embellissement d'espace public, mais aussi un sujet démocratique parce que les gens ont pu directement s'impliquer.
Des sujets un peu plus structurants, on va dire, parce qu'ils vont changer aussi des circulations telles que je vous ai donné l'exemple de la rue aux enfants devant l'école Douaneau. le fait qu'on ait réussi à récupérer, qu'on ait plutôt gagné en justice le jardin du Mont Sauvage, donc cette friche située rue du Bon Pasteur et qui va nous permettre, là, dans les prochains mois, de réaliser un nouvel espace vert avec une réserve de biodiversité telle que aussi les habitantes et les habitants s'étaient favorablement prononcés pour cela.
Oui, parce que souvent, ça vient d'ailleurs dans ce qu'on appelle des budgets participatifs. Je sais que vous êtes très sensible à ça et c'est quelque chose qui fonctionne bien. On a dit à un moment que ça ressemblait peut-être un peu à un gadget, mais pour vous, c'est un peu l'essence de la démocratie locale, ces budgets participatifs aujourd'hui ?
La démocratie locale ne se limite pas au budget participatif, mais le budget participatif est un vrai bel outil parce qu'il y a une enveloppe conséquente qui est consacrée à ces initiatives qui viennent des habitantes et des habitants. Et là, pour la deuxième édition du budget participatif, on a eu 95 propositions pour le seul premier arrondissement. Et une fois qu'il y aura une analyse technique de faisabilité, enfin d'éligibilité même, surtout, il y aura un vote proposé au mois de mai et qui permettra de décider ce qui sera réalisé. Donc, le processus aussi donne un pouvoir de décision aux habitantes et habitants.
et ça, c'est très important aussi pour s'approprier les enjeux des affaires publiques. Mais ce n'est pas le seul sujet de la démocratie. Dans le sujet démocratie, il y a le sujet proximité, il y a le sujet redevabilité, le fait qu'on vienne rendre des comptes aux habitantes et aux habitants. Et il y a le sujet aussi de faire reconnaître une expertise d'usage aux personnes et que dans les concertations, dans les projets qu'on présente aussi en réunion publique, on entend les retours des habitantes et des habitants et on essaye d'ajuster aux problèmes, au moins aux préoccupations soulevées.
Je vais donner un exemple sur Presqu'Île à vivre, sur ce projet très structurant de piétonnisation de la Presqu'Île. La première préoccupation sur laquelle on a été interpellé, c'est les transports en commun. C'est-à-dire, si on rend les rues piétonnes, où vont passer les bus ? Et les gens sont de façon très légitime attachés à la qualité des transports en commun et à la proximité, à l'accessibilité des bus. Donc, tout l'enjeu était de ne pas dégrader le service des bus. Donc, on a étudié, en fait, pour s'il s'agissait de déplacer le hub de bus de l'hôtel de ville vers Cordeliers, quel était l'impact, qui ça pouvait impacter négativement.
Et ça a amené à la proposition d'avoir un nouveau service de bus qui relie l'hôtel de ville à la Part-Dieu, avec un arrêt sur la rive du Rhône, pour permettre d'avoir cette desserte rapide qui est actuellement assurée par le C13 sur ce hub d'hôtel de ville. Et donc, pour donner cet exemple très concret, ça permet qu'on a toujours le C13, mais il est dévié de quelques centaines de mètres, mais on a un autre service qui va apporter un plus pour la desserte en transport en commun.
Et donc, c'est vraiment ça la démarche aussi démocratique, c'est de faire avoir bien ces remontées de terrain qui viennent des conseils de quartier, qui viennent des réunions publiques, ou qui viennent parfois de l'aller vers qu'on fait en allant en sortie d'école ou dans des cafés, on organise des cafés citoyens de la mairie d'arrondissement, et qui nous permet de bien repérer ces problématiques-là et d'en tenir compte dans nos projets.
Même si, et c'est aussi peut-être un peu la limite de la concertation, il y a un certain nombre de grands sujets, notamment de déplacements, de voies lyonnaises, etc. Du Pont-Neuf, certains endroits, ce n'est pas forcément votre arrondissement, mais il y a des endroits où on se dit, malgré la concertation, on a quand même des gens qui ont l'impression de ne pas avoir été entendus. Donc, est-ce qu'il n'y a pas un peu des limites à un moment où il faut quand même choisir, c'est ça que ça raconte ?
Bien sûr, tout à fait. Là, par exemple, un point crispant sur le projet Apaisement Presqu'Île, c'est le fait qu'il n'y ait plus de bus sur la rue de la République et la rue Serlin et qu'il passe sur la rue Grenette. Pour nous, ce choix, il a été fait principalement pour sécuriser les piétons très nombreux à ce point à l'hôtel de ville et c'est un point très dangereux, accidentogène et il fallait résoudre ce problème-là. La solution proposée par certains conseils de quartier, par certaines personnes qui venaient en concertation, c'était de dire vous n'avez qu'à sécuriser les piétons en mettant des barrières sur les trottoirs. Moi, c'est une solution que je n'accepte pas.
C'est quelque chose, ça ne correspond pas à la vision politique qu'on porte qui est de mettre en priorité le confort et la sécurité des piétons. Pour moi, on n'enferme pas les piétons pour résoudre un problème de dangerosité de partage de l'espace public. Il faut raisonner autrement. Il y a des choix politiques qui sont faits. Tout à fait. On assume un certain nombre de choix politiques. Ça peut faire des mécontents. Il y a des gens qui ne sont pas d'accord avec ces choix-là. Mais il faut néanmoins arriver à trouver ce juste équilibre entre tenir compte des préoccupations et avoir un projet qui soit faisable, réaliste et qui apporte une réelle amélioration sur la durée également.
C'est effectivement le propre de la politique, c'est de faire des choix et de les expliquer et de les assumer. Vous parliez un peu de toutes ces petites choses qui ont eu lieu dans votre arrondissement. Il y a aussi quelques grands projets un peu structurants sur des grands équipements. Vous avez la chance d'avoir deux, trois endroits assez emblématiques. Je pense à la Galerie des Terros ou au futur bâtiment qu'on menerait. Est-ce que vous pourriez nous raconter un peu ces deux projets qu'on attend depuis un petit moment ? Ça a été très long d'ailleurs. Comment est-ce que vous expliquez que ça a été aussi long ?
Alors, la Galerie des Terros, il faudrait demander aux équipes précédentes puisque c'est vraiment un sujet qui a des décennies et sur lequel il y a une difficulté qui était que la ville de Lyon n'était pas propriétaire de l'ensemble de la galerie et qu'il a fallu d'abord racheter aux copropriétés voisines les lots manquants avant de pouvoir lancer un véritable projet qui est actuellement encore en phase d'études avant d'avoir les premiers travaux qui vont commencer au printemps.
Mais quelque chose dont on a pu vraiment se réjouir sur l'année 2024 c'est qu'on a réussi à la rouvrir au public la rouvrir au public y compris dans la partie traversante de la galerie grâce à une association qui accompagne des artistes lyonnais émergents qui s'appelle Omar et qui organise chaque année un festival un air de famille qui est un festival de création artistique immersive et donc là les artistes avaient chacun dans une des cellules commerciales l'ancienne cellule commerciale de la galerie des terreaux réalisé un univers que les visiteurs pouvaient venir découvrir dans cette galerie qui a été redécorée de façon incroyable extrêmement colorée extrêmement belle et réjouissante et ça a été un succès populaire remarquable il y a eu plus de 40 000 visiteurs sur toute la période du printemps et ça a montré l'envie que les personnes avaient de redécouvrir ce patrimoine ce patrimoine lyonnais et ça encourage bien sûr sur la suite de cette galerie des terreaux on a ce projet de réaliser une cité des artisans et réparateurs donc un lieu dédié aux activités de réparation qui donne une seconde vie aux objets qui sortent d'un rapport uniquement acheté-jeté mais vraiment de pouvoir faire durer les objets du quotidien qu'on utilise aussi bien dans sa cuisine dans sa salle de bain etc et donc on va réaliser les travaux à partir les travaux ont commencé cette année et on espère pouvoir prochainement ouvrir ce site avec une nouvelle vie une nouvelle vision de l'économie qui puisse s'y déployer et on a un autre grand projet sur le premier arrondissement qui dispose de grands bâtiments vacants c'est sur l'ancienne école des Beaux-Arts donc le site Néret donc c'est rue Néret au-dessus de l'amphithéâtre des Trois-Gaules c'est un grand bâtiment imposant qui n'était pas totalement vacant puisque le service archéologique s'est trouvé depuis des années mais les autres un certain nombre d'étages étaient vides et n'avaient pas de destination particulière il y avait eu un projet d'en faire des logements un projet assez contesté enfin très contesté dans le quartier parce qu'il était associé à une certaine spéculation immobilière en plus il détruisait une partie du bâtiment notre choix ça a été de conserver ce bâtiment aussi dans son style architectural diffère une rénovation lourde donc la ville investit pour cette rénovation ça permettra d'avoir des locaux véritablement aménagés pour le service archéologique et un lieu qu'on a proposé de dédier à la transition écologique c'est-à-dire à toutes ces activités qui peuvent être associatives d'acteurs économiques qui vont ensemble réfléchir travailler à des solutions concrètes autour des enjeux de transition écologique et donc un appel à manifestation d'intérêt a été publié il est toujours en cours pour recueillir les propositions de gestion et d'animation de ce lieu et très concrètement actuellement les travaux ont commencé pour la structure du bâtiment avec une livraison des premiers espaces prévus début 2026 et en parallèle de ça on a un travail également de préfiguration des activités autour de la transition écologique travail de préfiguration qui est financé par un budget de l'Union Européenne que la ville de Lyon a remporté pour pouvoir faire travailler ensemble les acteurs sur ces thématiques extrêmement importantes pour prévoir l'avenir
c'est satisfaisant je suppose comme maire d'arrondissement parce que souvent il y avait vos collègues le maire d'arrondissement a des moyens qui sont limités il faut justement qu'il y ait une harmonie avec tout ce qui se passe au niveau de la ville de Lyon mais vous pouvez à la fois gérer un peu le quotidien l'accueil et c'est quand même intéressant je suppose pour vous d'avoir ces grands projets dans votre arrondissement ce n'est pas forcément le cas partout
alors une chance du premier arrondissement c'est qu'il est à la fois tout petit mais comme il est historiquement ancien il a ces bâtiments dont on ne savait pas quoi faire depuis des années parce qu'ils sont compliqués voilà et ils sont en même temps une opportunité pour développer des grands projets et après moi ce que j'aime dans mon rôle de maire d'arrondissement c'est être à l'interface avec une diversité d'acteurs qui sont aussi bien la ville et la métropole qui sont les vrais leviers pour les politiques publiques mais aussi les différents acteurs du territoire les associations les partenaires aussi de l'économie sociale et solidaire qui arrivent avec des idées qui arrivent avec des initiatives et ça ce rôle
comme un chef d'orchestre un peu
pas forcément un chef d'orchestre mais plutôt de mise en lien en fait ce rôle d'intermédiaire de mise en lien et de faire se rencontrer les uns les autres c'est vraiment quelque chose que j'apprécie énormément dans ma fonction de maire d'arrondissement
et bien on va reparler et on va parler évidemment aussi du bilan à l'échelle de la ville de Lyon puis un peu de politique nationale dans une troisième partie de notre émission à tout de suite on se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon première toujours avec vous Yasmine Bouaga maire du premier arrondissement conseillère municipale conseillère métropolitaine et c'est justement peut-être un peu aussi à la frontière de tous ces mandats de toutes vos interventions qu'on va continuer de parler peut-être de projets du bilan de ce qui s'est passé aussi au niveau de la ville de Lyon il y a peut-être un sujet qui continue on a parlé un peu des mobilités mais il y a un sujet qui continue de faire parfois polémique ou qui est en tout cas prégnant pour certainement vous administrer et notamment dans le premier c'est les enjeux autour du logement parce qu'on sait que le foncier c'est compliqué que les marges de manœuvre elles ne sont pas forcément évidentes qu'est-ce que vous avez pu mettre en place vous depuis que vous êtes maire depuis qu'il y a une nouvelle gouvernance à la mairie de Lyon pour essayer de faire face à cette demande des lyonnaises et des lyonnais pour vivre bien simplement
alors plutôt que polémique c'est vraiment un sujet d'inquiétude c'est une inquiétude qui est partagée par grand nombre de françaises et de français mais qu'on trouve de façon très prégnante sur le premier arrondissement qui a été très concernée par les augmentations de prix des loyers et de prix de l'immobilier donc c'est dès notre arrivée en responsabilité un sujet un sujet majeur qu'on a abordé sous différents angles l'angle de l'encadrement des loyers pour contenir en fait cette hausse très très forte des prix des loyers qui est donc une décision qui a été prise au niveau Lyon et Villeurbanne et pour qu'elle soit effective il faut que les personnes qui louent les bailleurs consultent en fait quelle est la fourchette raisonnable de loyers à appliquer et que les locataires également se renseignent et fassent valoir leurs droits et pour accompagner les locataires nous avons mis en place des permanences juridiques qui sont offertes gratuitement par la mairie d'arrondissement le quatrième la mairie du quatrième le fait également et ça permet d'avoir ce service pour les habitantes et les habitants pour faire valoir leurs droits et rendre effectif cet encadrement des loyers et jusqu'ici les bilans qu'on en a montrent une réalité de la limitation des prix sur cette mesure qui a permis d'avoir un effet concret même si les loyers restent très élevés par rapport aux revenus et représentent un poids démesuré sur le budget des ménages un autre levier important c'est sur la spéculation immobilière sur les prix du foncier et ce qu'on a décidé d'utiliser c'est le plan local d'urbanisme et donc de limiter les appétits des promoteurs en limitant finalement l'attractivité de certaines petites parcelles sur lesquelles il y avait de la surenchère en fait sur les prix parce qu'il s'agissait soit de garage soit de petites parcelles encore vertes sur le premier arrondissement donc je vous ai donné l'exemple de la friche située du bon pasteur qu'on a souhaité conserver comme un jardin public donc c'est vraiment un intérêt public pour la santé aussi le bien-être des habitants et il y a aussi un effet sur les prix de l'immobilier c'est important de ne pas avoir aussi des projets qui soient trop favorables à la spéculation et que lorsqu'il y a des projets il y ait un seuil de création de logements sociaux obligatoires qui fassent que tout projet de construction contribue à la création de logements sociaux donc ça c'est quelque chose qui est entré dans le plan local d'urbanisme et enfin un troisième sujet qui est lié au celui du logement c'est celui de l'hébergement d'urgence sur lequel on est très fréquemment interpellé parce qu'on a des collectifs solidaires très actifs sur le premier arrondissement et on peut en être fier c'est-à-dire qu'on a aussi ce dynamisme associatif qui est très présent et qui irrigue même au-delà de l'association parce qu'il y a des riverains pas affiliés à une association qui viennent aussi donner des coups de main et qui nous interpellent sur les situations de mal logement et là c'est un travail avec la ville de Lyon avec la métropole pour créer des solutions d'hébergement d'urgence qui normalement ne relèvent pas des compétences de ces collectivités-là et qu'on a réussi à créer comme compétence sociale en fait en supplément de ce que doit faire normalement l'État on arrive quand même à certaines limites c'est-à-dire qu'on n'arrive pas à répondre à l'ensemble des situations et donc moi j'en suis là aussi à interpeller directement la préfecture pour qu'elle vienne en secours des personnes en situation de détresse comme le prévoit la loi pour assurer l'hébergement d'urgence une mise à l'abri digne pour les personnes qui sont dans la difficulté
Parmi les sujets aussi qui sont certainement on l'a dit il y a les mobilités en fait j'étais sur l'histoire du bilan c'est-à-dire que si on regarde un petit peu ou si on écoute l'opposition notamment c'est souvent le cas on va se livrer à une sorte de bataille de com l'opposition dénonçant le fait qu'il y a beaucoup de com de la pseudo-concertation pas de résultat est-ce que vous vous avez l'impression qu'il y a des résultats concrets et tangibles sur un certain nombre de sujets que vous pouvez vraiment mettre en avant parce que ça va être désormais cette espèce de bataille de la réalité des faits et des chiffres est-ce qu'il y a des choses qui ont vraiment changé qui ont avancé pour vous sur les pollutions sur le changement climatique sur un certain nombre de sujets vous avez l'impression que c'est très net
alors c'est pas une impression c'est-à-dire qu'on a justement pour essayer d'évaluer l'efficacité des politiques publiques au niveau ville au niveau métropole on s'est forcé d'avoir des indicateurs et de voir ce sur quoi on pouvait s'appuyer pour véritablement comprendre est-ce que ce qu'on fait est efficace est-ce qu'on atteint bien les objectifs qui s'étaient fixés qu'on s'étaient fixés et parmi ces objectifs il y avait notamment la réduction de la pollution atmosphérique et là on a des chiffres très favorables c'est-à-dire qu'on a une vraie baisse de la pollution atmosphérique sur les différents indicateurs de pollution aux particules fines aux oxydes d'azote donc ça c'est on mesure différents types de polluants enfin Atmo mesure ces différents types de polluants donc c'est une entité indépendante et ça permet de montrer que les mesures qui sont prises relatives à l'interdiction des véhicules les plus polluants relatives à la baisse de la circulation automobile ces mesures-là sont efficaces et donc c'est une bonne politique pour la santé des habitantes et des habitants on a un autre enjeu sur les mobilités c'est celui de l'accidentologie donc on est très souvent interpellé sur le fait que les mobilités douces ne sont pas si douces que ça parce que les trottinettes c'est dangereux etc et c'est une réalité il faut qu'on arrive à résoudre les problèmes de conflits d'usage avec un certain nombre de véhicules sur les trottoirs de l'incivilité etc mais c'est important qu'on puisse s'appuyer sur des chiffres pour évaluer l'impact de nos politiques sur la sécurité des personnes et là on a des chiffres d'accidentologie qui sont très très favorables c'est-à-dire qu'on a une baisse importante du nombre de décès et de blessés graves sur la métropole de Lyon grâce à un certain nombre de mesures qui sont à la fois de réduire la vitesse donc la ville 30 c'est efficace parce que en réalité plus on roule vite plus on a de risques de décès et d'accidents graves donc baisser la vitesse c'est efficace et on a les chiffres qui le montrent créer des voies séparées pour les vélos qui sont sécurisés sur une piste cyclable c'est efficace aussi et donc toutes les mesures là qu'on a prises d'aménagement des espaces publics aussi de renforcer le confort piéton et la sécurité des piétons comme ce qu'on fait sur le premier arrondissement pour les trottoirs et pour avoir des espaces piétonnisés lorsqu'on a une forte densité de piétons tout cela c'est favorable aussi pour la sécurité des personnes
Le maire de Lyon disait dans son discours de vœu qu'il souhaitait pour les années à venir faire se conjuguer prospérité et solidarité on sait que la période elle est difficile d'un point de vue économique et il y a des risques aujourd'hui avec un certain nombre de fermetures d'usines de plans de licenciements etc on sait que l'argent n'est pas inépuisable et que les collectivités vont devoir faire attention comment est-ce qu'on y arrive comment est-ce qu'on maintient par exemple tous ces services publics auxquels vous êtes attaché quand on a moins d'argent et que la prospérité est moins là ?
Alors c'est une vraie c'est une question qui est difficile puisque c'est l'exercice auquel on est confronté actuellement en contexte d'incertitude puisque avant d'être censuré le gouvernement Barnier avait indiqué des prévisions de coupes budgétaires appliquées aux communes et aux collectivités donc pour ce qui est de Lyon à la fois la ville et la métropole qui mettaient sérieusement en danger nos politiques publiques et en particulier nos services aux habitants ce qui était envisagé pour Lyon était de l'ordre de 25 millions d'euros ça correspond aux cantines et aux périscolaires en fait donc c'est vraiment des services importants pour les habitantes et les habitants là on est dans une période d'incertitude en l'attente du budget du nouveau gouvernement mais on sait qu'il y aura malgré tout des baisses et donc il y a des discussions politiques pour essayer de s'y préparer et de voir quels sont les arbitrages les plus justes qui peuvent être faits en préservant les services publics et en particulier les politiques sociales qui permettent de s'assurer de la solidarité de la protection des personnes les plus vulnérables et du fonctionnement correct aussi de la collectivité donc voilà c'est un exercice qui est complexe sur lequel dans ce contexte d'incertitude moi je ne peux pas donner davantage d'informations en revanche pour rebondir sur ce que vous disiez sur comment on concilie la prospérité la solidarité je pense que justement ce qui est important de voir c'est qu'il y a peut-être un changement de perspective qu'on propose collectivement qui est d'envisager la richesse non pas uniquement en termes quantitatifs parce qu'on a vu comment ces dernières années le PIB s'accompagne enfin l'augmentation du PIB et la croissance s'accompagnaient d'une augmentation des inégalités mais plutôt d'envisager la prospérité partagée c'est-à-dire la maximisation du bien-être collectif c'est-à-dire réduire les inégalités s'assurer que chacun a des conditions de vie décentes et dignes et c'est vraiment là-dessus qu'il faut qu'on concentre nos efforts sur le fait qu'il faut s'assurer d'une prospérité partagée du bien-être collectif
et donc faire le bilan c'est aussi s'organiser vers l'avenir le maire de Lyon c'est pas un secret c'est quasiment le seul d'ailleurs avec qui il se représenterait en 2026 est-ce que vous-même avec les équipes les élus vous commencez à vous projeter dans une organisation particulière pour préparer les élections c'est sain et c'est normal de se projeter quand même vers les prochaines échéances
oui bien sûr il y a un travail collectif qui s'engage pour pouvoir se préparer aux prochaines échéances électorales il y a à la fois bien sûr tout un travail d'abord de redevabilité de bilan pour expliquer ce qu'on a fait pendant pendant ces six ans et ensuite de de s'appuyer bien sûr sur sur ce résultat-là pour montrer que on a agi à la fois en transparence honnêtement et efficacement au service des Lyonnaises et des Lyonnais et défendre ainsi la pertinence d'une proposition de continuer sur un mandat suivant pour poursuivre ce travail de transformation et d'adaptation de la ville aux enjeux à venir des enjeux comme je dis d'adaptation aux transformations aux changements climatiques qui sont vraiment majeurs à Lyon des enjeux vraiment d'arriver à une vision plus équilibrée de la ville et bien sûr cet équilibre et se joue en premier lieu sur les solidarités sur la cohésion de la ville
un projet auquel vous prendrez certainement toute votre part même si c'est encore trop tôt pour parler de problèmes de personnes ou savoir si vous-même vous auriez envie de vous représenter à ce moment-là
moi je serais bien sûr très impliquée puisque je fais pleinement impliquée dans cette équipe et dans le travail à la fois de valorisation et de poursuite du travail engagé et de préparation de la suite
Alors avant les échéances de 2026 il y en a une qui arrive puisque sur la métropole dans la commune de Francheville il y a une municipale anticipée c'est assez rare suite à la démission de l'ancien maire Michel Antoné qu'on avait reçu on avait reçu également une des candidates Hélène Duivier et d'ailleurs j'en profite pour signaler que la prochaine émission sera consacrée à Francheville et je recevrai les trois autres candidats pour essayer d'avoir quelque chose de large et d'exhaustif je suppose que vous suivez avec attention cette municipale a anticipé tout le monde est en train de se pourcher dessus c'est un peu comme un laboratoire un peu des évolutions des rapports de force de ce qui se passe à moins d'un an de la grande échéance
c'est peut-être pas un laboratoire mais un baromètre je pense que c'est un moment important pour prendre la température sur un territoire qui n'est pas forcément qui n'est pas favorable de prime abord à la gauche et donc cette liste citoyenne menée par Hélène Duvivier si elle remporte l'élection et je le souhaite ce serait un signe d'espoir très très fort pour la suite et pour les élections métropolitaines à venir
d'autant que c'est quelque chose qui est visiblement assez ouvert c'est-à-dire qu'elle met à la fois en avant mais sans plus l'appartenance à la métro elle met le côté écologiste mais pas que c'est très citoyen elle est soutenue par la gauche enfin il y a déjà quelque chose comme une recomposition ou une ouverture peut-être un peu plus large de ce qui pourrait préfigurer les prochaines listes
c'est une liste d'union qui correspond très bien à l'esprit de la démarche qu'on souhaite avoir de porter un projet qui a à la fois une vraie vision et une vraie cohérence politique mais portée de façon très ouverte avec les énergies du territoire et ces énergies citoyennes sont bien sûr la composante majeure qui s'implique localement sur la politique
on suivra ça en tout cas avec attention et dès la semaine prochaine dans une nouvelle émission on arrive à la fin de notre moment de partage et d'échange comme le veut la tradition très rapidement je vais vous demander un petit morceau pour qu'on se quitte en musique
alors je vous ai proposé Chaloupé de Gaël Fay parce que ça va nous apporter du soleil dans ce moment de grisaille hivernale et je trouve que le message est aussi très beau
c'est vrai merci beaucoup en tout cas d'avoir été notre invité pour cette reprise je vous souhaite une belle journée un bon week-end et quant à vous je vous dis à bientôt pour une nouvelle émission au revoir
merci beaucoup c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyonpremière
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