Procès en appel en 2026 : une victoire pour Marine Le Pen ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Un procès en appel l'année prochaine avec une décision rendue dès l'été 2026. Marine Le Pen s'en réjouit dans les colonnes du Parisien aujourd'hui en France. C'est une très bonne nouvelle dans laquelle je veux voir le trouble qu'a créé le jugement.
Comment comprendre cette accélération du calendrier judiciaire ? L'ancienne candidate à la présidentielle bénéficie-elle d'une procédure d'exception ? Ce sont délais qui sont réduits par rapport à la durée normale d'audiencement d'une affaire en appel devant la cour d'appel de Paris.
Mais c'est aussi le signe que la justice a pris en compte l'importance de la décision et de ses conséquences. Un soutien à la justice que même le chef de l'État a réaffirmé dans le h clos du conseil des ministres ce matin. La justice est indépendante, a-t-il dit, les magistrats doivent être protégés et tous les justiciables ont droit au recours.
Merci beaucoup. La Cour d'appel n'est pas hors de ce monde. Si on a une décision à l'été prochain, l'été 2026, être qu'une accélération euh légère euh de la procédure et qui n'empêchera pas le sérieux de cette procédure.
Évidemment, condamné en première instance à 2 ans de prison ferme et 5 ans d'inéligibilité, Marine Le Pen verra donc son affaire rejuger avec à la clé la confirmation ou non de sa peine et une éventuelle possibilité de se présenter à la présidentielle de 2027. Son adversaire de longue date dans les Haut-D Xavier Bertrand, y voit la preuve d'une justice non partisane. Le fait que la Cour d'appel est décidé d'intervenir à l'été 26 montre clairement qu'il n'y a aucun complot contre madame Le Pen qui est, je le rappelle, en rien une victime.
De son côté, le Rassemblement national continue de se mobiliser contre cette décision et organisera dimanche un grand rassemblement à Paris. On arrive Noé Michous, notre journaliste spécialiste des questions de police et de justice à France info. Merci d'être resté avec moi.
Est-ce qu'on peut rappeler les différentes hypothèses ? Je sais que vous aimez pas trop ça, mais bon, on va essayer quand même de se projeter pour comprendre ce qui peut se passer après cet appel. Quelle est la probabilité, qu'est-ce qui peut se passer pour que Marine Le Pen puisse effectivement, c'est son souhait, aller à la présidentielle de 2027.
Est-ce qu'il y a effectivement une possibilité juridique ? Alors oui et non. Euh là-dessus, c'est difficile de répondre avec enfin d'affirmer des choses à l'heure actuelle et ce qui est sûr, c'est qu'il y a plusieurs il y a plusieurs possibilité.
Donc, on sait qu'on va avoir un nouveau jugement à l'été 2026. Première option, elle est relaxée. La cour d'appel dit "En fait, vous n'avez rien, vous n'avez commis aucun délit, vous êtes innocente.
Elle peut se présenter à la présidentielle. Au regard du dossier et des éléments qu'il y a dans ce dossier, c'est très peu probable." Deuxème option, elle est reconnue coupable, elle est condamnée, a de l'inéligibilité, mais il n'y a pas d'exécution provisoire, c'est-à-dire que il n'y a pas l'application immédiate de cette peine d'inéligibilité.
Là, elle peut effectivement peut-être candidate à la présidentielle avec quand même ce profil que vous aurez donc une candidate qui se présente en ayant été condamné en première instance et en appel pour des faits graves de détournement de fonds publics. Euh et même là-dessus, il y a il y a il y a une forme d'incertitude selon le fait qu'elle forme ou pas un pourvoi en cassation qui pourrait aussi la coincer si elle forme le pourvoi en cassation. Et puis la troisième option, c'est quand même qu'elle soit condamnée.
Noémie. Oui, effectivement ça veut dire avec bracelet électronique. Alors c'està-dire si elle est condamnée deux fois, si l'appel confirme qu'elle est qu'elle est effectivement condamné, ça veut dire qu'elle portera un bracelet électronique.
Alors elle ne portera ce bracelet électronique quand la condamnation sera définitive. Et pour qu'elle soit définitive, il faut que le il y a encore le le le le l'étape du pourvoi en cassation. Euh et la troisème option, c'est qu'elle soit condamnée condamnée à de l'inéligibilité avec à nouveau exécution provisoire.
Et là, c'est la même situation, elle ne peut pas être candidate. Donc, il y a peut-être effectivement cette cette hypothèse d'une condamnation sans l'exécution provisoire. Mais en même temps, si elle conteste cette cette condamnation et qu'elle se pourvoit en cassation, il y a une jurisprudence de la Cour de cassation qui dit que la décision en première instance pourrait quand même s'appliquer.
Tout ça est un petit peu compliqué et surtout très hypothétique. Donc oui, à ce stade, il y a sans doute une infime possibilité qu'elle puisse être candidate, mais encore une fois, une candidate qui aura été reconnue qui potentiellement aura été reconnue deux fois coupable de détournement de fonds public puisque l'hypothèse d'une relaxe me semble assez peu crédible. Jean-Jérôme Bertolus, on voit que là factuellement le la piste euh là que veut appuyer Marine Le Pen est quand même très très peu probable.
Mais c'est son objectif, c'est d'aller jusqu'au bout. et elle le dit encore ce matin dans la presse, je serai candidate. Oui.
Et mais ce qui est intéressant, c'est que la justice, l'autorité judiciaire lui permet de baliser cette piste. C'est-à-dire que au départ, on s'est dit enfin, il y a eu comment dire une espèce de de de sidération après le jugement et très vite s'est posé la question de l'appel et donc mais très vite également la cour d'appel a proposé un délai raisonnable donc effectivement un peu inférieur au délais classique quand on fait appel. Et deuxièmement, la Cour de cassation a embrayé.
C'est-à-dire que le président de la Cour de cassation a indiqué que s'il y avait recours en cassation, et bien ce recours pourrait tomber en janvier 2027, c'est-à-dire là encore avant la présidentielle. Donc on voit que parce que là est très rapide effectivement est très rapide. Donc là c'est là où on voit que la justice balise un petit peu ce chemin.
Chemin c'est pas le bon terme, c'est un sentier et c'est pratiquement un sentier qui lui n'est pas du tout balisé. C'est-à-dire que c'est exactement ce que vient de dire Michou, il faudrait que la peine d'éligibilité ne soit pas appliquée, ne soit pas appliqué d'une manière immédiate euh parce que en plus s'il y a peine d'ligibilité euh à si la peine est confirmée en en appel la peine de premier instant, cette exécution provisoire, si Marine Le Pen fait appel, et bien cette l'égibilité ne sera pas suspendue. C'est-à-dire qu'il y a une règle qui fait que quand on se prvoit en cassation, en général, ça suspend effectivement l'exécution de la peine, sauf sur une exécution provisoire de l'igibilité.
Donc vraiment, ça va être très compliqué pour Marine Le Pen. Mais aujourd'hui, je pense que son slogan, je ne me laisserai pas faire, qui a une espèce de slogan, on va dire, de survie, il faut qu'elle en démontre le sens. Et ce sens, que ce soit au point de vue juridique ou au point de vue politique, n'est pas euh n'est pas très lisible.
Et que dira-t-on, pardon, si la Cour de cassation euh rend effectivement une décision en janvier 2027 et valide les deux condamnation, là on sera à 3 mois, 4 mois de l'élection présidentielle et là on dira la Cour de cassation s'est précipitée pour rendre cette décision pour l'empêcher d'être candidate. Mais si en même temps, elle rend pas cette décision, vous avez cette situation qui pourrait être quand même très particulière d'une candidate qui peut être élue avec ces ces ces deux condamnations. on a un peu le sentiment que de toute façon quoi que la justice décide de faire euh on lui reprochera sa célérité, sa lenteur, le le le fait d'avoir fait l'application immédiate ou pas, il y a ce qui vous diront il fallait le faire pour pour l'empêcher d'être d'être candidate.
Et on rappelle encore une fois que la justice n'est en rien responsable des faits qui sont reprochés aujourd'hui à Marine Le Pen. C'est tout à fait les magistrats, on leur apporte un dossier, on leur dit voilà ce que ce qui s'est passé à faut-il condamner ou pas et si on condamne à quelle peine ? On oublie aussi un peu ça.
On a l'impression que là c'est la justice qui un matin s'est réveillée en disant moi j'ai quand même vraiment pas envie que Marine Le Pen soit soit candidate en 2027 donc je vais je je je vais la juger, je vais la condamner et je vais rendre cette condamnation immédiate. On peut peut-être repartir des faits qui va la Marine Le Pen d'être d'être jugé et condamné. Mais ce qui est intéressant, c'est que là, oui, Marine Le Pen et son avocat, maître Rodolphe Boslu, se sont mis en contre de la justice.
Complètement en contre, c'est-à-dire que c'est exactement ce qui vient d'être dit. C'est un poker menteur. Quel que soi ce que font les magistrats, ils ont tort et ça a été avéré puisque à partir du moment où la cour d'appel a fait se communiqué en indiquant qu'effectivement et bien l'affaire pourra être audiencée en janvier prochain et la décision interviendrait l'été prochain, et bien immédiatement l'avocat de Marine Le Pen a dit, vous le voyez, ça veut dire que la décision de première instance est quand même difficilement défendable et en quelque sorte, il a voulu voir dans cette accélération du calendrier judiciaire, une remise en cause de la décision du premier instant.
Et là, on salue cette accélération mais on la critiquera concernant la Cour de cassation puisque le seul pour qui ait ce petit chemin très étroit pour qu'elle puisse être candidate, c'est éventuellement qu'elle soit condamnée par la cour d'appel sans l'exécution provisoire. Mais si vous avez la Cour de cassation derrière qui vient valider les deux condamnations, à ce moment-là, il y a il y a plus d'histoire d'exécution provisoire. Vous êtes condamné définitivement.
C'est si c'est la même peine, c'est du bracelet électronique. Et donc là, à ce moment-là, euh ça me paraît compliqué euh d'être d'être candidate, surtout s'il y a de l'inibilité. Je je rappelle qu'il y a ce QR code hein, qui s'affiche en bas à droite de votre écran.
Séverine Laroui va dans quelques instants reléguer vos questions à nos experts en plateau. Jean-Jérôme Bertolus, vu ce qu'on vient de dire de l'année qui va s'écouler, des délais d'un appel de la Cour de cassation, tout ça fait qu'on se rapproche effectivement de l'échéance de la présidentielle de 2027. Euh comment ça va se passer effectivement après pour mener une campagne que est-ce que Marine Le Pen ne joue pas avec le feu d'attendre comme ça de repousser jusqu'au dernier moment le tout dernier recours qui effectivement peut être à quelques mois d'une présidentielle et ensuite ça veut dire quoi ?
Si jamais elle peut pas y aller, il va falloir décider d'un plan B au dernier moment. Et on a vu que c'est pas toujours efficace de nommer un plan B comme ça à quelques semaines d'une élection. Si c'est elle.
Et encore une fois, on voit que le chemin est très étroit pour lui permettre d'être candidate à l'élection présidentielle pour le Rassemblement national. La question se pose différemment parce qu'elle est déjà en campagne, déjà elle est cette incarnation massive effectivement euh des idées euh d'extrême droite et et en plus elle comment dire les Français la connaissent bien elle a fait trois élections présidentielles. Elle a été deux fois finaliste.
Elle a porté le Rassemblement national là où il est, c'est-à-dire quand même très haut électoralement et dans les sondages. Si maintenant effectivement ça devait être Jordan Barnella, c'est très compliqué. D'une part parce que Marine Le Pen et ben elle veut pas quitter le ring comme tous les les comment dire comme tous les les les hommes et les femmes politiques de premier plan, c'est des combattants hein, il lâchent pas l'affaire.
Donc c'est c'est compliqué. Et puis Jordan Barnella pour le coup lui, il a beaucoup moins d'expérience. On l'a vu lors des législatives, on a vu cet atâtonnement sur par exemple la binationalité, cet atâtonnement sur les candidats du Rassemblement national qui ça lui a été reproché effectivement d'avoir eu et d'amateurisme sur ces élections.
Exactement. Et cet amateurisme au sein même du Rassemblement national, certains ont dit c'est ça qui nous a fait perdre les élections finalement. Donc ça va être compliqué mais en même temps Jordan Barl c'est vraiment Marine Le Pen qui l'a fait entre guillemets qui lui a permis de prendre le parti qui l'a en quelque sorte façonné c'est elle qui a l'expérience elle l'a un petit peu poussé en avant.
En politique, c'est exceptionnel. Un duo qui fonctionne, qui ne se trahit pas. Euh finalement, pour l'instant, ça fonctionne.
Mais là, on rentre effectivement dans une période de 12 mois qui va être compliquée à maîtriser pour Marine Le Pen parce qu'effectivement, en plus, on on l'a dit et ça a été redit encore par Marine Le Pen ce matin dans la presse. C'est-à-dire queon imaginait éventuellement un ticket entre elle et et Jordan Bardella mais toujours avec elle en présidente, en candidate à la présidentielle et lui en éventuel premier ministre. Elle n'envisage absolument pas que ce soit l'inverse.
Là, elle disait voilà, on ne va pas au plan B tant qu'on n' pas épuisé le plan A. Donc ce ticket fonctionne dans un sens. Visiblement, est-ce qu'elle va devoir se résoudre à un moment donné si elle veut que le Rassemblement national arrive au pouvoir à ce que Jordan Bardella prenne la main si jamais elle ne peut pas y aller ?
En fait quelques jours, enfin il y a il y a une semaine 10 jours, elle avait déjà laissé entendre que pour Jordan Bardella, la fenêtre de tir, ça serait plutôt 2032, qu'il était encore en quelque sorte un petit peu jeune en politique. Maintenant effectivement lui laisser la place. Donc il y aurait un un vrai un vrai point d'interrogation et pour l'instant ça ne semble pas du tout être le cas.
Ça ne semble pas du tout être le point de vue de Marine Le Pen. Donc donc voilà, on va passer au aux questions dans quelques secondes. J'avais une toute dernière question Jean-Jérôme, est-ce qu'éventuellement étant donné que Jordan Bardella effectivement une certaine inexpérience et jeune et cetera, est-ce qu'on peut imaginer qu'il y a encore un autre candidat qui sorte voilà dans les derniers mois du côté du Rassemblement national que ce soit ni Jordan Bardella ni Marine Le Pen ?
On peut tout à fait l'imaginer parce qu'à partir du moment où ça ne sera pas Marine Le Pen, cette espèce de couvercle sur la marmite des ambitions, des rivalités et cetera, et bien dans ce cas-là chacun pourra affirmer ses ambitions et ça a été très justement dit. Ça pourrait être Mario Maréchal, ça pourrait être Éric Siotti, ça pourrait être d'autres, je veux dire monsieur Alliot ou d'autres. Enfin, je veux dire ça ça va être effectivement si je ressemble complètement ouvert.
Voilà. Exactement. Beaucoup plus.
En tout cas, on va passer à vos questions. Il y a ce QR code he qui s'affiche en bas à droite de votre écran. Séverine Larouille, bonjour.
Vous nous avez rejoint au plateau. Bonjour famille. Vous allez relayer les questions des téléspectateurs à nos experts de France info.
Et oui, c'est l'heure de votre séquence. On vous répond avec le QR code. Vous savez tout, vous pouvez le le flasher, le scanner puis on continue à sélectionner vos questions sur la tablette.
On va commencer. Elles sont nombreuses aujourd'hui avec la question de Claude Jean-Jérôme. Claude, elle s'étonne.
Elle dit "Pne dit que si le RN, le rassemblement national est à ce niveau de suffrage, c'est peut-être grâce à l'argent détourné, au travail des soit-disants assistants, je précise, assistant parlementaires européens." Alors, personne le dit parce que c'est difficile à dire et à prouver, voilà. Mais simplement factuellement, c'est difficile à prouver.
Mais ce qui est vrai, c'est que comme l'a dit dans dans le tribunal, et bien cet argent a permis de payer des cadres du Rassemblement national d'une manière un petit peu plus élevée que dans d'autres parties. Donc c'est clair que ça a mis un petit peu d'huile dans les rouages. a été en quelque sorte un confort militant, un confort tout seul tout simplement aussi pour pour d'autres dirigeants d'avoir à leur côté des assistants qui étaient payés par l'Europe.
C'est ces questions des des des de la somme des des millions des 4 millions revient souvent sur notre tablett. Faille nous demande est-ce que le RN va devoir rembourser l'argent détourné et Séverine nous demande pourquoi est-ce que Marine Le Pen n'est pas condamné à rembourser les 4,1 millions Noémi ? Alors sur cette question de l'argent.
Alors Marine Le Pen a été condamné en plus des peines de la peine de prison et de l'inéligibilité à 100000 € d'amende. Le Parti Rassemblement national a été condamné à 2 millions d'euros d'amende dont un an dont 1 million ferme plus une confiscation d'un million d'euros de d'avoir déjà saisi et puis il y a par ailleurs des dommages et intérêts que va devoir payer le parti. Donc si il va falloir rembourser cette somme d'argent, c'est pas Marine Le Pen elle-même, c'est par le par le parti.
Parti. Très bien. La question de Lionel à présent.
Quoi que décide la cour d'appel, Marine Le Pen n'a-t-elle pas intérêt à s'afficher candidate jusqu'au bout pour maintenir ses troupes unies ? Oui, la question enfin la réponse est oui effectivement. Après c'est c'est prendre le risque d'une sortie de route à la fin quand même à la fois pour elle mais surtout pour son parti et pour les dépend du temps à parti à la fin également.
Oui. Et puis parce que on peut pas comment dire incarner effectivement une une candidate à la présidentielle et puis se retirer au dernier moment. Ça va être un beim pas possible passez-moi l'expression.
Mais aujourd'hui de toute façon c'est même pas une stratégie. C'est vital pour Marine Le Pen de se maintenir candidate. C'est comment dire pour effectivement proroger la manière dont elle a fonctionné jusqu'à présent.
C'est-à-dire qu'elle tient le parti, même si c'est Jordan Bardella qui est président du parti, elle tient le groupe et c'est elle qui donne la ligne. Donc oui, elle va se maintenir jusqu'au bout. Alors, nous avons cette question à présent.
Cette question que j'ai perdu, je la retrouve. Voilà, ça y est, c'est la question d'Abraham que je cherchais. Euh, les juges de la cour d'appel vont-ils tenir compte des injures et des menaces actuelles ?
Noémie, est-ce que ce climat d'injure et de menace risque de peser sur les débats ? En tout cas sur la conviction, pas sur la conviction mais sur la décision des juges la cour d'appel. Alors non, ça ne devrait pas.
En tout cas, les juges ne jugent pas pour faire plaisir à à une partie de de la population pour pour satisfaire. Normalement, ne doivent pas céder à des pressions ou à des menaces. Euh je pense même que tout ce qui se passe en ce moment a a un effet plutôt euh contre-productif.
Euh ça plaît pas beaucoup au au magistrats et d'ailleurs on a vu des communiqués des plus hauts grand magistrats français. Euh le Conseil supérieur de la magistrature, le CSM a communiqué le c'est justement je pense le sens de la question, c'estàdire vont-ils tenir compte de manière négative des des menaces et des enjeux ? Je pense he que non les les les magistrats vont juger en droit.
Enfin normalement c'est ce qu'ils sont censés faire. Donc, les magistrats de la cour d'appel vont reprendre le dossier, vont entendre à nouveau les prévenus qui viendront s'expliquer, apporter leur leur leurs éléments de de de défense et jugeront à partir de de cela. Mais euh je en tout cas ça n'est pas ça ne peut pas être bien perçu toutes ces critiques à l'encontre de l'institution judiciaire.
En tout cas, ça crée un climat autour de cette affaire. Michel nous demande nous dit deux poids de mesure. François Bairou relaxé il y a un an, le parquet a fait appel.
À ce jour pas de date et Marine Le Pen, elle elle a sa date d'appel. Est-ce que c'est normal Jean-Jome ? Normal, je sais pas.
Mais en tout cas, c'est il y a un point d'interrogation. C'est vrai que comment dire d'abord il y a il y a il y a des il y a à la fois des similitudes, c'est la le même type d'affaires et il y a des différences. Ça touche des assistants.
Voilà. Mais il y a des différences en terme de fraude. On parle de 400000 € d'un côté du côté du modè.
Là, vous l'avez vous avez cité le chiffre, plus de 4 millions 4 millions et demi à peu près d'offraude. Ça s'est étalé aussi sur beaucoup d'années. Et puis c'est vrai que la défense euh la défense de de Marine Le Pen a été la défense au sens juridique et les avocats de Marine Le Pen et des 13 autres prévenus, 14 pardon, a été a été totalement de ne reconnaître aucune faute, hein. et et donc ça a pas été forcément le cas du modè et donc voilà, il y a eu alors maintenant c'est vrai que sur le papier puisque l'affaire du modem est plus ancienne, elle date de février, je crois au la la relaxe de François Bairou dans cette même affaire et bien normalement oui, l'appel aurait dû intervenir avant celui de Mar.
Mais Noémiei, est-ce que c'est pas ce qu'on se disait tout à l'heure, ça aurait été reproché à la justice étant donné le contexte de ne pas faire en sorte que cet appel ait lieu dans des délais. On sent qu'effectivement il y a un effort qui est fait pour que ce nouveau procè contexte élection. Et puis il y a une différence, c'est que dans le cas de là de ce procès, il y a cette exécution provisoire qui est en quelque sorte le fait qu'on commence déjà à appliquer la condamnation alors même qu'il y a une voie de recours qui est qui est encore ouverte.
Et vous savez, la la justice française ne dit pas euh les textes ne disent pas il faut juger en appel dans euh dans tel délai. On parle de délais raisonnable. Sauf quand une personne est incarcérée à l'issue de sa condamnation en première instance.
Normalement le le procès en appel doit intervenir dans un délai de 4 mois. Bon là personne n'est parti en prison mais quelque part cette exécution provisoire c'est déjà la mise en œuvre de la condamnation. Et donc on peut dire que à partir de là il y a il faut juger plus rapidement puisqueil y a cette exécution provisoire.
Alors que dans le cas de François Bairou, non seulement il y a pas d'exécution provisoire, mais le concernant lui, il y a même une relaxe. Donc effectivement, il y a il y a moins d'urgence. Et puis il y a ce que disait Jean-Jérôme aussi sur sur la nature des faits qui sont qui sont pas exactement les mêmes.
Mais oui, clairement, il y a eu un traitement de faveur, je sais pas, mais un traitement particulier accordé là à cette affaire avec cet audiencement à moins d'un an, on n' jamais vu des délais pareils devant la cour d'appel de Paris pour des délits financiers. Alors, on parle beaucoup sur cette tablette de de la pression autour de de cette affaire du climat dont on parlait précédemment. Harold se demande Marine Le Pen, fait-elle du Trump ?
La stratégie du chaos peut-elle marcher en France et dans la même veine Asim ? N'assistons pas à une dérive autocratique du RN à la Trump qui conteste tout ce qui peut ressembler à un obstacle pour sa marche vers le pouvoir. Jean-Jérôme.
Alors, un premier élément c'est que effectivement Donald Trump a pris fait et cause pour Marine Le Pen en faisant le parallèle avec ce qui s'était passé aux États-Unis. Et c'est vrai qu'on est un moment de bascule, c'est-à-dire que on avait un un rassemblement national certes à l'extrême droite de l'échiquier politique, mais on va dire dans le respect des différentes institutions euh de l'Assemblée, des différentes institutions, de l'exécutive, du pouvoir. Il y a eu une interrogation sur le respect de la fonction présidentielle. euh on s'en souvient au moment législatif avec les domaines réservés qui tout d'un coup ont été mis en cause par Marine Le Pen et puis tout ça finalement la cette parenthèse s'est refermée et ça a été un respect de la fonction présidentielle.
Ce qui définit le populisme à la Trump en tout cas c'est effectivement un renversement. On on est dans la post vérité. Donc les autorités légitimes de d'hier deviennent illégitimes.
Et aujourd'hui, c'est vrai qu'on s'en prenant aux institutions, à la justice, de manière frontale, à l'autorité judiciaire, hein. En parlant d'un carteron de magistrat comme l'a fait Jean-Philippe Tangui reprenant les mots de de Gaulle, et bien oui, il y a il y a une trumpisation du Rassemblement national. Allez, une dernière question euh elle va se passer en deux temps.
Allez Adelle, quelles sont les chances que les condamnations de Marine Le Pen soient confirmées en appel ? Et Aroun, Marine Le Pen peut-elle être sanctionnée plus lourdement au cours d'appel ? Ça c'est pour Noémie.
Est-ce qu'elle peut être sanctionnée plus lourdement ? Elle peut être sanctionnée plus lourdement. Tout à fait.
Elle peut prendre une peine d'inligibilité plus longue. Elle peut avoir une peine de prison euh sans part sans sans qui n'est pas sorti de surcis ou pas avec l'aménagement et le bracelet électronique. Les chances je je vais pas me mettre à la place des magistrats.
Ce qui est sûr c'est que le dossier est est solide et il y a des éléments matériels et donc je je peu de doutes sur le fait que il y aura à nouveau une condamnation. Merci beaucoup Noé Schuls, notre journaliste spécialiste des questions de police Justile. Merci Jean-Jérôme Bertolus, notre éditorialiste politique d'avoir été sur ce plateau, d'avoir répondu aux questions des téléspectateurs qu'on remercie d'ailleurs pour nous envoyer leurs remarques et leurs questions.
Merci beaucoup Séverine d'avoir relayé leurs interrogations cet après-midi.
Marine Le Pen