François Ruffin invité du Face à Face sur BFMTV
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
BFM TV face- àface à Pauline de Malerbe. Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour François Ruffin.
Merci d'être dans ce studio ce matin. Vous êtes député de la Somme, député Picardi debout désormais puisque vous avez quitté la France insoumise au moment des élections législatives de 2024. Vous sier d'ailleurs désormais avec le groupe écologiste à à l'assemblée.
Vous battez la campagne littéralement et notamment sur les questions d'industrie. On va revenir dans un instant sur ces postes qui risquent d'être supprimés chez Arcelor Mital mais je sais pas si vous avez vu Cyril Anouna s'il était candidat et crédité par Jérôme Fourka et LipOP de 10 % d'intention de vote. Vous pensez que vous feriez autant ?
Écoutez là pas de sujet. En tout cas, je suis heureux que Cyril Aoua sorte du bois. Vous savez, il est toujours mieux queil y ait de la clarté qui soit portée.
Ça fait maintenant des années qu'il propage une idéologie dans son émission comme animateur. Je prépare préfère que il le fasse en tant que en assumant que il est un porteur, un émetteur politique. Pour vous, il est il fait déjà de la politique en fait.
Bah oui, il fait déjà de la politique. Il fait de la politique dans son émission tous les soirs. Donc voilà et même raison de plusieurs heures par jour.
Et ça vous vous dites idéologie, ça veut dire quoi idéologie ? Bah c'està dire que manifestement, il a quand même une propension à inviter beaucoup plus l'extrême droite que la gauche et à avoir des relations de complicité avec les dirigeant de l'extrême droite française, avec les éditorialistes de l'extrême droite française et avec un des médias d'extrême droite dans notre pays plutôt que d'être un journaliste qui voudrait être en position d'objectivité, de neutralité ou simplement d'honnêteté quoi. Vous aussi vous êtes journaliste ?
Oui, moi aussi je suis journaliste. Vous d'ailleurs vous vous présentez comme un député journaliste. Je suis député reporter, je le fais régulièrement.
Partout où je vais, j'ai mon cahier, j'ai mon stylo et j'écoute les gens, j'écoute les gens plus objectif. Vous avez pas l'impression qu'il les enfin lui dit les écouter hein. Vous savez, il y a une différence entre la presse écrite qui a une tradition où il y a des médias qui sont des médias d'opinion et un média télévisé qui normalement est supposé contenir toutes ces opinions et contenir le pluralisme à l'intérieur.
Or aujourd'hui, c'est pas le cas sur les médias du groupe Bolloré. Vous estimez donc notamment que la fermeture de C8 était une bonne chose. En tout cas, ça a été un choix de l'ARCOM et au vu des multiples condamnations de Cyril Anouna, enfin en la matière, je veux dire oui, ça me paraissait être une bonne nouvelle.
François Rufflin, je le disais, vous en tout cas vous ne cachez pas non plus vos ambitions. Vous êtes vous aussi sorti du bois. Vous dites qu'il faut alors vous dites pas je suis candidat pour 2027 mais vous dites qu'au fond vous aimeriez être celui qui incarne toute la gauche aujourd'hui.
Non seulement toute la gauche mais tout le pays. Ne pas avoir une France à moitié mais avoir une France en entier, une France rassemblée et à mon avis sur deux mots d'ordre. un mot d'ordre qui est une France qui partage et une France qui protège.
Une France qui partage parce que aujourd'hui on a des grandes fortunes qui accaparent l'essentiel hein et les 500 fortunes françaises du classement de challenge, je répète cette donnée mais elle possédait l'équivalent de 5 % du PIB il y a 30 ans. À l'arrivée d'Emmanuel Macron, c'était 20 %. Aujourd'hui, on a dépassé les 40 %.
Donc il y a une concentration des richesses entre les mains de quelques-uns. Donc il nous faut une France qui partage et il nous faut une France qui protège qui protège les salariés, qui protège les Français, qui protège notre souveraineté, qui protège le vivant aussi. Et il a un impératif de protection.
Vous savez, il y a un choix qui a été fait par nos dirigeants économiques depuis 40 ans et politique qui est non pas de protéger mais de laisser faire le marché, de laisser faire le libre échange. Et au fond, ça a produit un grand déménagement du monde et ça produit pour les Français une grande instabilité. Mais vous dites pas tellement des choses différentes de Donald Trump.
Si. Enfin, enfin non. Bah là-dessus, pas tellement.
Non, Donald Trump a pas pour but de stabiliser le travail pour Donald Trump. pas si vous parlez vous avez bien vu que ces principales déclarations, elles étaient devant notamment des ouvriers des ouvriers d'usine notamment de de l'industrie. Alors on va aller sur d'abord Donald Trump il produit des clivages à l'intérieur de la société américaine que je ne veux pas les voir se produire.
Des clivages ratiaux, des clivages entre les hommes et les femmes. Et il cherchent à faire opposer ces mondesl. Or aujourd'hui dans notre pays, on doit pour avoir pour objectif de les rassembler et non pas de les faire se poser.
Ensuite sur la question du protectionnisme puisqueen fait s'il y a un point où on peut se dire voilà Ruffin raconte des choses qui ressemblent à Donald Trump, je n'aurais pas fait du tout les choses comme Donald Trump. Pourquoi Donald Trump décide de doubler les prix sur tous les produits venant de Chine ? C'est complètement aberrant.
Ce qu'il faut faire, c'est identifier quels sont les 50 les 100 produits sur lesquels les États-Unis, mais je m'en fiche, c'est pas mon problème, mais en revanche sur lesquels la France et l'Europe veulent retrouver le leur souveraineté. Et puisque vous parlez à l'instant de cette question des des colis qui viennent de Chine, vous le savez, dans une heure, il y a une poignée de ministres qui vont à Roissie pour aller voir l'afflux de ce qu'on appelle les petits colis qui viennent de Chine. C'estàd les colis qui sont d'une valeur inférieure à 150 €.
Est-ce qu'il faut taxer ces colis ? Est-ce qu'il faut même être beaucoup plus dur avec tous ces colis qui viennent non seulement de Chine le pays mais de Chine notamment pour les vêtements qui viennent de Temou. Est-ce qu'il faut désormais se protéger de ces colis chinois ?
Il faut se protéger en général aujourd'hui de la Chine. Aujourd'hui, la Chine a des capacités de production en matière de chimie, en matière d'automobile, en matière de sidérurgie qui sont devenus absolument considérables. Et si on laisse faire les importations chinoises, c'est une dévastation de nos industries dans notre pays.
Prenez même les panneaux photovoltaïques. On avait une industrie du panneau photovoltaïque. On a décidé d'ouvrir nos frontières.
Les Chinois sont en surproduction de panneaux photovoltaïques. On a fait se fermer la dernière usine qui produisait les panneaux pour ce qui est une industrie d'avenir. Oui, mais quand mais quand on parle de ces colis, ce matin, j'avais une auditrice sur RMC qui m'appelait.
Elle s'appelle Nathalie, elle vit à Amien dans la Somme, pas loin de chez vous. Et elle disait "Mais je trouve ça dégueulasse, c'était ces mots." Elle elle disait, "Je ne vois pas pourquoi ce serait à nouveau à moi de payer." Elle dit "Moi, j'importe en effet, je j'achète mes vêtements pour moi et pour mes deux enfants sur Chine et je ne vois pas pourquoi on me taxerait moi alors que j'ai pas les moyens d'acheter des produits meilleurs en France." D'abord, il faut qu'elle ait les moyens de d'acheter des produits meilleurs.
Mais aujourd'hui, il y a pas d'industrie textile qui soit suffisante dans notre pays pour que les gens s'approvisionnent. ce qui peut être fait euh sur le le textile en l'occurrence parce rappelons que ça a une histoire, d'accord ? C'est la le la fin des quotas d'importation en 2005 avec la Chine il y a 20 ans maintenant qui fait que on a perdu entre 1000 et 2000 emplois par mois sur l'industrie textile et ensuite on a perdu des emplois sur les commerces textiles.
Donc on a nous-même créé les conditions de la mort de notre industrie. Évidemment, c'était un choix de nos dirigeants politiques et de nos dirigeants économiques sur ce secteurlà comme sur plein d'autres. Est-ce qu'on va euh faire se recréer une grande industrie du textile en France ?
Je suis très sceptique. En revanche, ce qu'on peut faire quand même, se dire que chaque nuit, il y a plus de 600 chart qui sont remplis de petits colis en provenance de Chine pour Chine en l'occurrence pour Temu. Euh on est quand même dans un espèce de délire.
On est passé de la mode la fashion à la face fashion à l'ustrafast fashion. Tout ça n'a pas de sens. C'est un monde qui est en en burnout qui a ça a des conséquences évidemment.
Mais vous lui dites à Nathalie que ça n'a pas de sens. Nathalie qui a besoin d'acheter des vêtements pour elle et pour ses enfant. Je lui dis je dis aux auditeurs que évidemment cette accélération du monde avec cette hypercommation ça n'a pas de sens.
Donc elle doit faire quoi Nathalie ? Je peux vous dire ce que je proposerai sur plutôt que de mettre des taxes, ce que je proposerai c'est un contingentement de contingenter de dire nous acceptons à la place de 600 charteurs 100 charter par nuit et il y aura une diminution par 6 et ça sera ainsi contingenté et on on ne sera plus dans Mais là vous me parlez des charter, moi je vous parle de Nathalie mais je je vous dis qu'elle elle pourra accéder à un certain nombre de de de mais pas en étant dans une il y a eu une multiplication de l'achat question de la consommation pour voir. Mais oui, il y a aujourd'hui est-ce que le politique ne doit intervenir que sur le secteur de la production ou est-ce qu'il doit intervenir aussi sur le secteur de la consommation ?
Pour moi, il y a un sens aussi à intervenir sur le secteur de la consommation en se disant que en effet peut-être que d'acheter, je dis pas que ça soit le cas de Nathalie, mais de renouveler sa garde-robe de manière très très régulière avec des tonnes et des tonnes d'habits qui sont jetés de manière constante euh chaque mois, ça n'a pas de sens. Mais est-ce qu'il faudrait est-ce qu'il faudrait carrément aller jusqu'à se dire bah euh je sais pas il y a un nombre de de de commandes faisables par français par mois sur Shin ou sur TMU ? Je pense ça pourrait être une hypothèse ce que ce que j'appelle le contingentement.
Il pourrait y avoir un peu le contingement c'est pas seulement les avions, c'est aussi le nombre de consommations. Je accélération de la consommation. Il me semble que le politique a pour rô aussi de réguler ça.
Vous avez pas l'impression que ce serait totalitaire de dire au français bah vous avez le droit d'acheter, je sais pas deux produits, trois produits et puis on va vous dire la prochaine étape c'est de leur dire ce qu'il faut acheter quoi. Non mais je je vous savez est-ce que c'est totalitaire de dire on travaille 7 he par jour ? Est-ce que c'est totalitaire de dire et ben un certain nombre de magasins sont fermés le dimanche ?
On a des modes de régulation aujourd'hui d'ors et déjà de la production et de la consommation. Par contre, ce qui serait totalitaire, c'est de le faire de manière non démocratique, c'est-à-dire de manière non discutée éventuellement que ça passe par un référendum qui a une large discussion dans le pays. Et l'enjeu pour moi aujourd'hui, c'est un enjeu central, c'est de remettre de la démocratie, de remettre de la démocratie dans la société, que ça soit pas un homme.
Vous allez pas faire une faire des référendums sur ce genre de question là. Bien, je pense que pourquoi pas ? Je pense que c'était une question qui intéresse les Français et qui non seulement qui disent quelque chose d'un modèle de société.
Est-ce que on doit être dans le renouvellement permanent de notre téléphone portable que vous avez posé à côté de vous ? Euh est-ce que on doit vouloir recréer une industrie du textile dans notre pays ? Je pense que ça ouvre un certain nombre de questions qui peuvent intéresser les Mais puisque vous parlez du téléphone portable, est-ce que ça veut dire que vous vous dites euh par exemple que on on pourrait se dire bah un téléphone portable, on n pas le droit d'en acheter plus que tous les 2 3 ans ou 5 ans ?
On a déjà porté cette question a été posée par exemple sur le fait de remplir ou non une piscine de est-ce que est-ce que est-ce que la limite dans la consommation dans le je dis la question est une question pour moi de démocratie est-ce que on décide ensemble de l'orientation de notre société à la fois sur le terrain écologique sur le terrain industriel et sur le terrain social et il faut en décider ensemble. Il y avait une convention citoyenne sur le climat qui posait un certain nombre de jalons qui demandait que derrière ça soit euh acté par l'Assemblée nationale. Je dis qu'il y a un outil qui est le référendum et moi je suis favorable euh à euh l'instauration du référendum d'initiative.
Et vous y réponderiez quoi vous ? Euh sur quoi ? Si je vous demandais par exemple, est-ce qu'il faut limiter le nombre de téléphones portables ?
Je suis favorable à une régulation de la consommation. Oui, je suis favorable à une régulation de la cons Vous êtes favorable à une régulation de la consommation. Ça veut dire que chaque foyer aurait le droit à temps.
Oui, ça veut dire que peut que il doit pas y avoir il doit y avoir de le fait de pas renouveler son téléphone portable tous les 6 mois, ça peut être inscrit. Le fait que on il doit y avoir de la réparabilité des téléphones portables, normalement c'est faire soci cette sociétél mais ça veut dire que par exemple ça veut dire créer des nouveaux emplois et faire queil y a des ateliers de réparation de d'électronique de mécanique de et ainsi de suite qui soi posé dans par quartier ou par canton. Vous avez parlé à l'instant de la question du travail.
Le 1er mai, les boulangeries et les fleuristes sont pas censés être ouvert. Même si certains ouvrent habituellement, est-ce qu'il faut ouvrir la possibilité de trahir le dimanche le le 1er mai en étant payé double, voire même en récupérant ? Écoutez, déjà, qu'est-ce qu'on a dit nous a dit sur le travail du dimanche ?
On nous a dit ça sera sur la base du volontariat. C'est fini dans les grandes surfaces et ailleurs c'est sur la base du sav de soi, c'est d'emblé dans les contrats. On nous a dit ça sera payé double.
Aujourd'hui, c'est loin d'être payé double. On est sur + 20 %, + 10 % ou plus rien du tout selon les secteurs ou selon les branches. Donc déjà que les promesses soient tenues par euh les euh les employeurs en l'occurrence.
Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est de se dire que ma conviction c'est que il faut qu'il y ait des rites et qu'il y ait des rythmes dans notre société. On on je l'ai dit sur le travail du dimanche, mais on casse les rites et les rythmes.
On casse les moments qui peuvent être des moments collectifs. On casse les moments qui sont des moments de respiration et de repos de la société avec les moments qui sont des moments de production. Et on a eu euh le la tradition d'un premier mai.
Est-ce que le 1er mai pour vous fait partie de ces ces rites ? Le 1er mai fait évidemment partie de ces rites qui était une conquête du mouvement vrier. Il faut se souvenir puisque ça part notamment des boulangers.
D'abord, si on veut rendre service aux artisans, si on veut rendre service aux boulangers, la première chose à faire, c'est de réguler le prix de l'énergie, de contenir à maintenir une arène qui permet donc un tarif de l'électricité. Ça a été un problème, ça allait un peu moins aujourd'hui. Qui dit que le marché, puisqu'on a continué à allier le prix de l'électricité au marché européen, que le marché européen va pas subir de nouvelles fluctuations ?
J'étais dans l'industrie à Dquercque, Aluminium France qui est le juste à côté d'Arscormital qui a 10 km de la centrale de Graveline et ben voit. On lui dit l'arène c'est finie et il faut vous inscrire sur le marché spot européen. Donc si on veut rendre service au au y compris Arcelor Mital parce que Arcelor si on veut décarboner ça veut dire être lié au tarif de l'électricité.
Si on veut rendre service de l'artisan jusqu'à l'industriel, à la place de faire des gadgets, ce que doit faire le gouvernement, c'est réguler le tarif de l'électricité. Vous m'avez pas dit si il pouvait bosser ou pas le premier maire. Si j'ai dit que j'étais pas favorable.
Je ne suis pas favorable. François Ruffin. La suppression de poste chez Arcelor Mital, plus de 600 emplois qui sont menacés, notamment deux usines dans le nord.
Vous le disiez, vous étiez à D'Inc, vous étiez l'un des premiers à avoir anticipé d'ailleurs ces suppressions de de poste car cela mital à l'époque euh cachait ou n'assumait pas. Est-ce qu'il est encore possible d'y échapper ? La question est pas seulement celle des 634 emplois aujourd'hui.
Elle est même pas celle des 15000 emplois en France chez Harcelormital. Elle est celle de toute la sidérurgie française et européenne et même derrière pour moi, c'est la question de l'industrie sur notre continent qui est posé. Je le disais déjà la dernière fois que je suis venu, c'était il y a 5 mois.
Je venais pour tirer la sonnette d'alarme en disant Arcelor ferme de nain ferme reince, ils ils abandonnent leur projets de décarbonation euh et euh euh ils disent que il leur faut des protections. Attention, c'est possiblement la fin de la souveraineté sur euh l'acier. Ce micro, il est fait d'acier.
Ma chaise, elle est faite d'acier. Mais les canons sont faits d'acier. On nous parle de souveraineté en permanence.
On nous dit qu'il nous faut une industrie et une industrie de la défense et là on est en train de l'abandonner. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Moi, je viens pour dire qu'est-ce qu'il faut faire.
Je viens pas seulement pour être passif et pour regarder passer les trains. Et en me demandant comment ça se fait que depuis des mois et des mois, on voit ce naufrage annoncé. Pas des mois, des années.
Je me souviens de François Hollande, je me souviens de Nicolas Sarkozi. En tout cas là sur la nouvelle séquence, on la voit se dessiner depuis des mois et des mois avec une inaction de nos ministres de l'économie. Première chose, quand on donne de l'argent à des géants comme Arcel et les autres, on entre au capital, c'est-à-dire on a donné plus de 300 millions d'euros à Arcelor Mital, et ben on devrait avoir un siège au conseil d'administration pour l'État français qui fait qu'on pèerait sur les décisions plutôt que de mendier comme on le fait aujourd'hui auprès des dirigeants d'Arscelor.
C'est la première chose. On entre au capital quand on on donne de l'argent public. C'est la et la deuxième chose, c'est évidemment qu'il faut des protections.
Si jamais il y a pas de protection. Mais quel genre de protection ? Des protections, c'est quoi les protections ?
C'est taxe frontière. C'est des barrières denonières. En un an, c'était plus 25 % d'acier importé de Chine.
Et ça ne va faire que pire demain. Pourquoi ? Parce que le marché américain au fond, de ce point de vue-là, vous comprenez euh Arcelor Mital qui se dit victime de cette concurrence.
Il y a deux choses solor mital est largement bénéficiel fait plus d'un milliard d'euros de bénéfices. Donc ils auraient les moyens d'investir, ils auraient la maisonl pardon et donles et don et don l'industrie qui se fait sur notre sol. En revanche si on veut maintenir une industrie sur le continent européen, il nous faut de protection.
C'est ce qui est venu dire le patron d'arcal. Mais vous savez, j'ai fait la liste France chimie. Nous faisons preuve de naïveté commerciale par rapport aux autres régions du monde.
Il nous faut protéger immédiatement la production européenne. Valeo, on a absolument besoin de cette protection et tous les centres traitants de l'automobile de l'industrie automobile qui disent pareil. Arceloral, si l'Europe ne décide pas de protéger son marché de la concurrence des loyales, alors ce sont des ps entiers de notre industrie qui vont disparaître à brève échéance.
Et que fait ? C'est là où on a des fous qui nous gouvernent. Il faudra comprendre ça.
Mais que fait Ursula Vleen ? Elle propose au contraire de continuer à signer des traités de libre échange avec le reste du monde. Elle l'a proposé aux États-Unis mais là elle va aller en Inde.
Elle veut aller avec la Malaisie, elle veut aller avec la Thaïlande pour continuer à signer des traités de libre échange. Il faut comprendre pourquoi ils sont nuls à ce point-là. Parce que c'est une nullité de généralisé.
Stéphane séjourné notre commissaire européen, il dit quoi ? Il dit "Ah, je comprends pas. On a tout donné à l'orbital et là je comprends pas." Mais s'il comprennent pas qu'il nous donne la place parce que ça fait 40 ans que ça dure, vous voyez.
Donc ça se comprend très bien. Arcelor dit voilà quand je fabrique une tonne ici je gagne 30 € donc il gagne de l'argent. Quand je fabrique une tonne en Inde ou au Brésil je gagne 300 € donc je vais aller fabriquer là-bas.
Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Il nous faut nous protéger. Et on a au contraire des dirigeants européens et des dirigeants français y compris le ministre de l'économie encore derrièement qui proposent des nouveaux accords de libre échange.
Pourquoi ? Pourquoi ils sont nuls à ce point-là ? Et donc vous vous dites ça doit être exactement euh l'inversement sur Oui, mais je dis je veux répondre à pourquoi ils sont nuls à ce point-là.
C'est pas une question rhtorique. C'est pas parce qu'ils sont bêtes. Vous savez, je suis convaincu que si on faisait des tests de cuit ou euh si on joue à triale poursuite, ils me battraient.
Pourquoi ? Parce qu'ils sont mu par une idéologie. Ils sont habités par un fanatisme du marché.
Il croit au marché, il croit au ICFR, il croit au libre échange et ce qui explique que dans le temps présent, nous avons des dirigeants politiques et économiques qui sont complètement dépassés et qui sont en fait hors du temps. Et il nous faut changer de dirigeant politique et économique parce qu'ils ne sont plus adaptés. Ils sont plus adaptés au rapport de puissance parce que François Ruffin et vous le dites, il y a une volonté derrière.
Est-ce qu'il y a Est-ce qu'il y a vous avez dit qu'il fallait protéger et il y a aussi une autre question protéger et réconcilier ? Avez-vous dit ? Est-ce qu'il y a en France un climat d'islamophobie pour reprendre les mots de Jean-Luc Mélenchon ?
Écoutez, quand il y a un meurtre qui se produit comme il s'est produit à la mosquée, euh d'abord dire nos condances à la famille d'Abou Bakar, dire euh que on doit parler avec ça, avec d'essens et que évidemment quand il y a un meurtre qui se commet à l'intérieur du mosquée et queil y a des injures contre Allah qui sont prononcés, c'est manifestement un meurtre et un acte islamophobe. Et donc que tout ça euh il y a un terro évidemment à ça. Il y a un discours y compris jusque au sommet de l'État, jusqu'au ministre de l'intérieur qui cultive un discours qui pointe les musulmans, l'islam comme étant des adversaires de la République quasiment de manière intrasec et et des médias qui se sont spécialisés là-dedans.
Donc il s'agit pas il s'agit de se demander comment on fait pour réconcilier le pays, comment on fait pour rassembler tout manifestation, cette fameuse manifestation justement contre l'islamophobie que l'un de vos confrères députés Jérôme Gedge en est exclu parce qu'il ne partagerait pas tout à fait. Est-ce que est-ce que chacun d'un côté comme de l'autre finalement renvoie sur l'autre son manque de sincérité ? Comment on fait pour se réconcilier dans ce moment-là ?
Mais je pense qu'il y a moi je je suis l'homme qui veut parler à tout le monde. Oui. Et je pense que en tout cas sur une la question quand un meurtre se produit et je le dis qu'il se produise à Nant et que ça soit Laoren ou qu'il se produisent dans le gare et qu'il s'agisse d'Abou Bakar, on doit avoir des paroles de rassemblement.
On doit avoir des paroles qui euh construisent une unité, presque une unanimité nationale pour se solidariser et que on se demande comment on fait pour que ça se reproduise plus. Par seulement à toute la gauche, mais à toute la France comme vous le dites. François Ruffin, député de la Somme, merci d'être venu répondre à mes questions ce matin.
Il est 8h52 sur RMC et BFM TV. Merci à vous et je vous accompagne bien sûr jusqu'à 10h sur RMC et sur BFM TV surtout avec mes camarades qui sont déjà là. On aura un invité exceptionnel dans un instant qui va nous rejoindre puisque c'est François Molins qui sera avec nous.
François Molins l'ancien procureur au nom du peuple français. Comment réconcilier justement les Français avec la justice François Mollins qui va donc nous nous accompagner dans cette émission. On se posera aussi la question de Cyril Anouna.
Est-ce qu'il est candidat ? Est-ce qu'il est pas candidat ? Et est-ce que s'il est candidat, il pourrait y avoir c'est Vous avez entendu ça ? 10 % des Français déjà.
Alors même qu'il est pas encore en campagne. Est-ce que ça va suivre ? On y revient dans dans un instant.
On est avec vous jusqu'à 10h.
François Ruffin