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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 20 mai 2011 7 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & familleImmigration & asile

Marine Le Pen : "Le social, c'est le Front National" !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:40PrésentateurChiffre
    « La TVA passera à 19,6% sur la totalité de la facture. »
  • 4:23PrésentateurChiffre
    « 19 milliards d'euros par an alors que nous n'en récupérons que 12 aides agricoles comprises. »
  • 4:58PrésentateurChiffre
    « Madame Bétancourt parvient à ne payer qu'à peine plus de 10% d'impôts sur le revenu. »
  • 5:10PrésentateurChiffre
    « Les entreprises du CAC 40 paient en moyenne 8% d'impôts sur les sociétés »

Temps de parole

  • Présentateur92 %
  • ?8 %

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Présentateur

Chers compatriotes, chaque jour apporte son cortège de mauvaises nouvelles pour les Français des classes moyennes et populaires. Alors que les amis du Fouquet se sont épargnés et que les mesures nécessaires au redressement du pays ne sont pas prises, le gouvernement de Nicolas Sarkozy multiplie les mauvais coups contre le pouvoir d'achat des Français, accroissant l'injustice, l'écœurement des petits face aux gros et parfois même la désespérance.

Les différentes révélations lâchées au compte-gouttes ces derniers jours montrent clairement que les cibles prioritaires de la politique budgétaire du gouvernement sont bel et bien les Français déjà les plus matraqués par une politique fiscale inique et certainement pas les copains du Président, largement épargnés et abreuvés de cadeaux fiscaux en tout genre. Ce ne sont pas non plus les privilèges accordés aux clandestins et aux dizaines de milliers d'étrangers qui arrivent chaque année en France qui sont visés bien au contraire.

Nouveau déremboursement des médicaments, augmentation du ticket modérateur, ce qui va impliquer d'évidence une hausse du tarif des mutuels, faisaient partie des annonces funestes de la semaine dernière. On apprend maintenant que le gouvernement de Nicolas Sarkozy entend s'attaquer à l'avantage fiscal lié au mariage. Ni Liliane Bettencourt, ni les autres nantis chouchous du pouvoir ne souffriront de cette mesure. Mais ce sera le cas des nombreux foyers aux revenus modestes qui croutent déjà sous l'énorme pression fiscale d'un gouvernement ayant à son actif la création de 22 nouvelles taxes depuis le début du quinquennat.

La dernière en date, je vous le rappelle, concerne les offres triple play. Internet, télévision, téléphone. La TVA passera à 19,6% sur la totalité de la facture. Sur ce dernier point, une nouvelle fois, le gouvernement s'est couché devant les injonctions de l'Union Européenne. Nicolas Sarkozy, le serial taxeur, n'en finit plus de frapper les Français au porte-monnaie et de frapper toujours les mêmes. La justice est également renforcée par une réforme des retraites décidément inacceptable. Inefficace sur le fond, puisque les déficits ne seront pas réglés, les experts l'ont dit, elle se fait de surcroît contre la justice sociale, notamment au détriment des femmes.

Ainsi, il n'y aura pas d'exception au recul à 67 ans de l'âge auquel on pourra faire valoir son droit à une retraite à taux plein. En jugeant non négociable cette disposition pour les mères de trois enfants et plus, le gouvernement de Nicolas Sarkozy ajoute de l'injustice à une réforme déjà très injuste et porte un mauvais coup aux familles françaises. Les femmes dont la carrière professionnelle a été régulièrement interrompue pour élever des enfants seront lourdement pénalisées. Travailler jusqu'à 67 ans, voilà le sort que leur réserve un gouvernement sourd à toutes les demandes, si ce n'est à celles que lui murmurent à l'oreille les agences de notation et les marchés financiers.

Plus fondamentalement, cette décision est à nouveau front ouvert contre notre politique nataliste. C'est absurde, parce que le financement des retraites dépend à terme de l'état de la démographie française, qui doit être évidemment la plus vigoureuse possible. Il va aussi sans dire qu'un pays en bonne santé est un pays qui fait des enfants. Ce n'est manifestement pas la position d'un gouvernement qui, comme nul autre auparavant, attaque les familles. Faut-il courber les Chines face à cette avalanche de mauvaises nouvelles ? Faut-il se résigner face à la caste au pouvoir ? Certainement pas.

On le sait, il n'y a rien à attendre du parti socialiste et de ses satellites, soumis eux aussi aux lois de la mondialisation débridée, de l'Europe de Bruxelles et du FMI. Mais il y a des solutions. La question de la dette et des déficits ne se réglera pas à coût de taxes et d'impôts. Ce ne sont pas aux classes moyennes et populaires de faire les frais de 30 ans de gestion catastrophique des affaires par les gouvernements successifs. Il faut d'abord des mesures enfin efficaces et utiles. Il faut faire des économies en réduisant les dépenses les plus nocives qui sont souvent les plus massives.

Je pense bien sûr au coût de l'immigration, évalué à 60 milliards d'euros par an, et en particulier à toutes les aides sociales insensées dont on bénéficie par le simple fait de venir, même illégalement, en France. Je pense aussi à notre contribution financière au budget de l'Union Européenne, devenue démentielle depuis l'élargissement à l'Est. 19 milliards d'euros par an alors que nous n'en récupérons que 12 aides agricoles comprises. La fraude sociale doit également être combattue, tout comme la gabegie de la décentralisation et les dépenses somptuaires des collectivités locales. Ce n'est pas aux jeunes mariés de payer, ni aux malades, ni aux mères de famille, ni aux classes moyennes.

Ensuite, il faut mettre fin aux réformes injustes. Pourquoi taxer toujours plus ceux qui n'en peuvent déjà plus, PME et ménages français, alors que les amis du pouvoir, eux, ne voient pas leur niche fiscale remise en cause ? Madame Bétancourt parvient à ne payer qu'à peine plus de 10% d'impôts sur le revenu. Est-ce que c'est acceptable ? Les entreprises du CAC 40 paient en moyenne 8% d'impôts sur les sociétés, en profitant à fond du système, alors que les petites et moyennes entreprises en paient plus de 33%. Mais qui peut tolérer cette injustice ? D'autant qu'elle se traduit par moins d'investissement, moins de croissance et moins d'emplois.

La réforme des retraites doit être traitée selon cette philosophie. Efficacité et justice, toujours au service des Français. Il n'est pas nécessaire de saccager notre système de retraite. Il faut au contraire le préserver en faisant ces économies utiles dont je parle, et en élargissant les financements pour cesser de pénaliser le travail. On peut imaginer la création de droits de douane sociaux et environnementaux, en partie affectés au financement des retraites. Les revenus du capital, stock options et spéculations, par exemple, doivent aussi être mis à contribution.

Et à plus long terme, il faut absolument tout faire pour retrouver le plein emploi et stimuler notre politique nataliste en direction des familles. Bref, il faut mener une politique économique en rupture totale, avec celle que nous impose UMP et PS depuis des décennies, avec le succès qu'on connaît. J'appelle les Français qui n'en peuvent plus à nous rejoindre et à se battre avec nous, pour l'avenir meilleur que je viens d'esquisser. Si nous sommes réunis, nous serons plus forts, et l'espoir pourra renaître l'espoir d'une France plus rayonnante, plus prospère, plus innovante et plus juste.

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Locuteur

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