Syndicats, mouvements citoyens, fonction publique : la riposte contre le budget Bayrou se prépare
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et on parlait d'un homme he qui devrait faire les frais de ces petites dissensions au gouvernement. François Bairou hein qui d'ailleurs présenté son budget en automne et François Baou qui est déjà sous pression sous pression d'un petit peu tout le monde en fait. Les syndicats manifestement lui opposent une fin de non recevoir à ses pistes.
Même le patronat qui semblait bien accueillir les mesures grince un peu des dents sur certains points. Il y a des mouvements qui se mettent en place. Est-ce que clairement François Beirou doit s'attendre à une rentrée extrêmement compliquée ?
Victor Hér Oui, tout à fait. Mais d'ailleurs l'histoire se répète, c'est ce qu'avait vécu Michel Barnier. Alors, c'est peut-être pire d'ailleurs puisque c'est la deuxième fois que ça arrive de années d'affilé he de budget d'affilé.
Mais effectivement Michel Barnier se heuré à un budget impossible à passer. Il a fini par tomber à cause de de la censure du Rassemblement national, voté au préalable par la gauche mais validé par le Rassemblement national. Là, François Bairou se heurte à la même chose.
Moi, je trouve que la difficulté en plus pour François Baou, c'est que l'une de ces mesures principales, c'est l'année blanche. Or, pour Michel Barnier, l'année blanche, c'était comment dire la menace si jamais le le le budget ne parvenait pas à être voté. Là, la carte de l'année blanche est déjà sur la table, c'est-à-dire que c'est le budget l'année blanche.
Donc là, c'est un petit peu compliqué de convaincre toutes les oppositions, d'autant plus que absolument toutes les oppositions, les 3/3 de l'Assemblée, si on le dit grossièrement, ne veulent exactement strictement l'inverse l'un de l'autre, l'une de l'autre. Donc c'est voilà, c'est impossible à passer. Effectivement, les syndicats et le patronat ne sont pas d'accord.
Il faut pas trop tomber sur François Bairou, hein, c'est la situation de la France qui empêche de passer de ce budget. Euh Nathan de vert, en gros, bon, c'est vrai que quand on lit les réactions des uns et des autres, qu'on va pas détailler ici, mais en gros, c'est des économies, oui, mais mais chez les autres, est-ce que clairement la France est réformable en l'État ? Non, la France n'est pas réformable en l'État.
En fait, on ne peut rien faire en l'État depuis les dernières élections législatives. Il y a pas de majorité. euh aucune force politique ne peut euh mettre en œuvre son programme.
Euh à partir de là, la France est un pays où la politique est en suspend euh jusqu'aux prochaines élections législatives. Je pense qu'il faut le dire dans ces termes. Et à cet égard, je dis pas ça pour défendre François Baou, mais je trouve quand même que quand il est arrivé au gouvernement après le traumatisme entre guillemets Michel Barnier, en sachant que il était dans avec confronté à un parlement qui était c'est pas avec une épée de Damocles, c'est avec des épées de Damoclè de tous les côtés et en sachant queil allait se confronter à la question explosive du budget et que ça allait être un budget particulier puisque la situation de la France est est extrêmement critique, il n'est pas venu, si vous voulez pour une partie de plaisir. il se débrouille plutôt bien, c'est-à-dire comme un homme de la 4e République qui sous la 4e et sous la 3è, c'était des choses des situations courantes.
Et je crois quand même qu'il ne faudrait pas enterrer trop vite François Bairrou pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'il l'a il l'a montré depuis son arrivée à Matignon, cette capacité quand même d'arriver à ménager un peu tous les bouts, un peu tous les côtés en évitant d'avoir une majorité de de censure contre lui. Et deuxièmement, parce que je ne suis pas certain que le Rassemblement national aille jusqu'à voter la censure parce que on ne sait pas ce qui va se passer s'il y a une censure.
Mais s'il y a une deuxième disolution,ér bien sûr, imaginons qu'il y a une dissolution qui suive parce qu'il y a un chaos politique absolu, Marine Le Pen n'est plus éligible. Donc à partir de là, elle perd son siège institutionnel puisqu'elle n'a plus la tête du parti Rassemblement national. Donc elle n'a plus de de rôle politique euh et et je crois que ils trouveront en tout cas il est très probable que le RN finisse par trouver si vous voulez un argument auprès de leurs électeurs en disant finalement on a réussi à négocier cette petite chose avec Bairou.
Le budget n'est pas bon. On n'est pas d'accord mais on va pas pour autant voter la censure. À mon avis c'est ce qui risque quand même de se rendre bien parti à gauche.
Je vous propose d'écouter Pierre Jouvé, secrétaire général du Parti socialiste. Il est un invité de Sud Radio ce matin. Pour lui le premier ministre est en décalage avec les Français.
Si c'était un étudiant, on dirait à François Bairou que sa copie est tor, qu'il est hors sujet et qu'elle mérite un 0 sur 20. Rien n'est à garder dans ce budget. Rien.
Quand on construit un budget et quand on se veut être à la hauteur, on doit penser les recettes et les dépenses et pas simplement expliquer aux Français qui travaillent qu'on va les ponctionner et qu'on va faire un budget de purge. Ce budget est un budget de purge casser la croissance. C'est sûr que quand on écoute Pierre Jouvet, on se dit que ça va être très compliqué que que la France est un pays qui est difficilement gouvernable et et réformable surtout.
Ce serait donné dire ça est assez vrai mais ce serait donné au Parti socialiste une importance bien plus grande que Né la sienne. En réalité si le Parti socialiste et le Parti communiste et le parti des écologistes et la France insoumise vote la censure, elle ne passe toujours pas. Encore une fois manque les voies du Rassemblement national et de l'UDR à la marche le parti d'Éric Siotti.
Mais moi, je rejoins Nathan sur cette question du Rassemblement national. J'en rajouterai même un qui qui va dans votre sens. Si le Rassemblement national aspire à prendre le pouvoir en 2027, h aspire à être mis, je on va prendre une analogie, à être mis à la barre d'un du navire France.
Là, le navire France est en train de prendre l'eau par la cale. Il a plutôt intérêt lorsqu'il va hériter de ce bateau-là plus tard, que le prédécesseur, son prédécesseur François Baou aujourd'hui essaie de réparer la cale et de fixer le trou qu'il y a dans la cale avant que le bateau ne ne comment ne fasse naufrage au moment où le RN arrivera au pouvoir. Donc, ils ont tout intérêt à ce qu'il y a au moins un budget qui arrive en en 2027, sachant qu'il y en aura deux, hein, celui de 2026, celui de 2027.
Ils ont tout intérêt à ce que quelque chose se passe et rectifie un petit peu la barre d'ici là. Oui. Alors, ça c'est ce qui va se passer au Parlement.
Euh c'est peut-être et sans doute ce qu'il y a de plus important, mais enfin il y a aussi la rue. Euh je sais pas si vous avez eu vent de tous ces ces grognes qui montent ici ou là. Euh il y a une mobilisation du 10 septembre, ça s'appelle c'est un mouvement un petit peu anonyme de de citoyens.
Ça monte sur les réseaux sociaux. Il y a le mouvement dégueu là qui se fait entendre à nouveau par la voix d'Alexandre Jardin. Il y a il y a le fameux Nicolas.
Nicolas, c'est Nicolas qui paye. Euh est-ce que justement on pourrait s'attendre à une rentrée socialement difficile de dans la rue selon vous Nathan de vert ? Cette colère populaire pourrait-elle faire plier justement le le gouvernement Bairou ?
Alors, c'est très difficile de prévoir l'éruption euh de du d'une jaquerie ou d'un mouvement de contestation colère qui monte, hein, bien sûr, mais dans l'histoire de France euh euh toutes les grandes contestations sont nées d'une petite étincelle qui en elle-même était contingente, qui en elle-même n'était pas très importante euh au moment des gilets jaunes. Et d'ailleurs, euh l'analogie, je crois, elle est là. À l'époque, le macronisme avait vraiment sa majorité. il avançait vraiment à plein régime et euh Édouard Philippe quand il a vu euh une colère monter euh sur la question de la taxe carburant, il a dit "C'est tout ça est un détail, on va pas changer notre notre cap d'un seul millimètre euh à cause de cette colère et pourtant elle a pris." Donc il faudrait qu'il y a cette étincelle, on ne peut pas savoir si elle va avoir lieu, mais ce qu'on peut remarquer, c'est qu'il y a aujourd'hui un véritable euh mouvement de colère, de colère, je le dis au pluriel, disparate, différente parce que par exemple lesg et Nicolas qui payent, ce sont deux deux motifs d'insatisfaction et d'indignation qui n'ont rien à voir et deux projets politiques derrière qui sont absolument opposés.
Mais cette colère, elle existe et en fait elle a pas pu vraiment s'exprimer clairement dans les urnes. Enfin ou plutôt elle s'est exprimée, mais elle s'est exprimé d'une manière qui a créé une impasse parce que la vérité aujourd'hui c'est que la société française est clivée en trois blocs qui ne regardent pas du tout dans la même direction, qui n'ont pas du tout envie de construire le pays ensemble et qui ont envie de l'emmener dans trois avenirs qui n'ont rien à voir et qui sont confrontés à des craintes qui ne sont pas du tout les mêmes craintes. Et donc à partir de là, cueillz des colères, c'est une chose.
Est-ce qu'elles vont réussir à s'agréger en un seul mouvement ? Ce qui était un peu la force du mouvement des gilets jaunes en effet. C'est ça à mon avis la question.
Victoire héros. Mais il faut se souvenir effectivement les les gilets jaunes avaient mis un coup d'arrêt à la politique d'Emmanuel Macron. C'est d'ailleurs aujourd'hui son grand traumatisme puisque c'est advient en 2018 donc un an après son élection et ça met un coup d'arrêt à ses politiques.
Mais la récupération politique des gilets jaunes a mis un coup d'arrêt au mouvement des gilets jaunes aussi. Et c'est aussi cela le problème. Je je parle euh là ici plutôt du mouvement de Nicolas Kipet puisque je l'ai très bien suivi, je le connais très bien.
C'est un mouvement qui tient à rester comment dire euh spontané et citoyen. C'est-à-dire que toute récupération politique par exemple par un politique qui ne remettrait pas en cause le système des retraites et le montant des retraites de la génération des boomers ne enfin serait nul et non avenu puisque ce serait un dévoiement complet du message de Nicolas Kip. J'ajoute également que le principe même euh comment dire l'étos du mouvement des Nicolas Kipet, c'est que ce sont les actifs travailleurs et que par définition ce sont des gens qui se retrouvent rarement dans la rue puisque ce sont des gens qui travaillent pour essayer de subsister de payer de leurs impôts et d'avoir encore quelque chose à la fin du mois.
Donc c'est des gens qui en général ne vont pas aller fouler le pavé pour aller manifester.
François Bayrou