Guerre Israël/Iran, présidentielle 2027... la prise de parole de Marine Le Pen au salon du Bourget
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Le salon est rattrapé par la détention géopolitique. Madame Le Pen, vous avez réagi notamment sur les réseaux sociaux. Vous n'avez pas encore entendu sur le sujet de ce qui se passe en Iran et en Israël. Est-ce que vous jugez que la France doit s'impliquer ? Et si oui, de quelle manière ?
Je crois que la réponse, pour le coup, a été apportée. La France peut apporter potentiellement son aide, et notamment son soutien aérien par l'intermédiaire de sa base en Iran. Pour l'instant, je pense que rien ne justifie d'aller plus loin, d'autant que la demande n'est pas faite. Maintenant, on devrait réagir toutes les heures, parce qu'en réalité, toutes les heures, il y a des évolutions. Et on reste tout de même dans l'expectative d'annonces, que ce soit du côté américain, que ce soit du côté israélien, ou que ce soit du côté iranien, qui reste aujourd'hui en suspens. Donc, voilà, voyons comment les choses évoluent.
Ce qui est sûr, c'est qu'on ne va pas se plaindre de la situation de difficulté dans laquelle est un des pires régimes dictatorial islamiste qui soit, qui a écrasé sous sa botte le grand peuple iranien, car le peuple iranien est un grand peuple, qui a été condamné au silence, persécuté par les Mollah. Et donc, nous ne pouvons évidemment qu'espérer que la situation irruptive d'aujourd'hui puisse déboucher sur la démocratie, sur la paix et sur le retour de la sérénité en Iran, et donc d'un avenir qui soit prospère.
Est-ce que ça signifie que vous êtes davantage sur la position du chancelier allemand, qui estime qu'Israël fait le sale boulot pour tout le monde, ou vous êtes plutôt sur la position d'Emmanuel Macron, si on vous entend ? Vous êtes davantage sur la position du chancelier ?
Oui, clairement, je suis plus sur la position du chancelier, ce qui n'est pas fréquent, vous l'admettrez, mais bon, après tout, il faut des exceptions à la règle, mais pour le coup, je pense que le chancelier allemand a exprimé ce que beaucoup de gens ressentent, à savoir que l'Iran, dirigé par les Mollahs, qui en réalité espère la disparition d'Israël depuis des décennies, qui a commis des attentats sur notre propre sol, qui est une menace en réalité pour la sécurité du monde, on ne peut pas le regretter, on ne peut même pas faire mine de le regretter, on ne peut même pas avoir des propos qui créent une forme d'ambiguïté sur le fait que l'on pourrait considérer que la disparition du régime des Mollahs pourrait entraîner le chaos.
La disparition du régime des Mollahs, dont nous espérons tous, parce que nous sommes des souverainistes, que ce soit la conséquence, évidemment, de la reprise en main par le peuple iranien de son avenir, serait évidemment une bonne chose, et évidemment que l'avenir serait mieux que ce que vivent affreusement les Iraniens depuis près de 50 ans.
Donc vous êtes en train de dire qu'Emmanuel Macron a des propos ambigus sur le régime iranien.
Je dis que sur le régime iranien, on ne peut avoir, je pense, aucun propos ambigu. Et que la France, qui est un pays que l'on regarde, que l'on écoute, tant son histoire est liée à la défense de la liberté, doit être sans ambiguïté. Avec le parallèle avec la Libye ou l'Irak.
Est-ce que votre soutien israël est inconditionnel aujourd'hui ?
Non mais moi, ce terme de soutien inconditionnel, je le laisse à M. Plenel quand il soutenait Septembre Noir qui a assassiné 17 personnes dont 11 athlètes israéliens. Je pense qu'un pays n'a jamais de soutien inconditionnel. C'est un terme qui n'a pas de sens. Mais l'intérêt de la France aujourd'hui et l'intérêt de l'Europe aujourd'hui, c'est de ne pas vivre sous la menace d'un régime islamiste qui a déjà, encore une fois, commis des atrocités pas seulement sur son propre peuple mais également sur notre territoire national. Les intérêts de la France sont ma seule boussole. Les intérêts de la France sont ma seule boussole.
Et en l'occurrence, l'intérêt de la France est incontestablement que l'Iran, à tout le moins, ne possède jamais sous ce régime-là la bande nucléaire. Déjà, c'est la première des choses. Et pour l'instant, les éléments qui sont portés à la connaissance des uns et des autres laissent planer le risque qu'ils puissent détenir la bande nucléaire et accessoirement s'en servir.
Concrètement, vous êtes en train de nous dire qu'Emmanuel Macron commet une faute au nom de la France en estimant que les armes doivent se taire et qu'il ne faut pas renverser la régie par les armes.
Je vous ai dit ce que je vous ai dit. Vous pouvez essayer de le reformuler différemment. Ce sera peut-être moins bien formulé que moi.
Mais c'est une faute ou pas ? Est-ce que c'est une faute ? Est-ce que c'est une faute ? Est-ce que c'est une faute ? Est-ce que c'est une faute ?
Est-ce que c'est une faute ? Est-ce que c'est une faute ? Est-ce que c'est une faute ? Est-ce que c'est une faute ? Encore une fois, moi je crois que ceux qui menacent les autres et pour le coup la Libye a 11 ans également commis à l'égard du peuple français des atrocités, mais l'Iran n'a jamais cessé de le faire. Vous voyez ? C'est-à-dire que ce n'est pas seulement pour le coup le passé. L'Iran, c'est tout le temps. Les menaces contre Israël ont été formulées à peu près à chaque discours qui ont été tenus par les Mollahs.
Donc voilà, il n'y a pas d'amodiation, il n'y a pas d'atténuation dans la volonté en tout cas exprimée par l'Iran de se servir de la violence et accessoirement dans le but qu'ils ont exprimé de souhaiter la disparition pure et simple d'Israël.
Le président américain, il entretient le flou. Est-ce que vous souhaitez qu'il s'implique dans ce conflit ?
Il a raison d'entretenir le flou. C'est le principe même de la diplomatie, si je puis me permettre. La diplomatie, j'ai eu l'occasion de le rappeler à de multiples reprises. Souvent, il faut bien le dire, pour critiquer Emmanuel Macron, elle doit être, sinon secrète, au moins discrète. Bon, c'est pas la qualité principale d'Emmanuel Macron. Je pense que toutes les grandes puissances qui peuvent intervenir pour tenter de trouver une issue rassurante pour notre pays et notre continent doivent intervenir, bien sûr.
Je ne réponds pas à Mediapart.
Jamais depuis 20 ans.
Est-ce que Caroline Parmentier peut rester dans ces conditions ?
Mais, enfin, écoutez, est-ce que sérieusement, Mediapart, qui n'est pas si sérieux que ce que vous voulez bien penser, d'ailleurs, sérieusement, vous pensez que vous m'apprenez que présent était à l'opposé de la pensée qui était la mienne ? Mais, enfin, j'espère que c'est une plaisanterie. Vous êtes trop jeune pour avoir connu le conflit qui a été le mien avec ce journal qui m'a mené, il faut bien le dire, une guerre politique et dont même Mediapart, c'est vous dire, malgré leur mauvaise foi, même Mediapart admet que nous avions des pensées radicalement différentes.
Ils ont même exhumé une interview, une intervention de moi où je parlais, admettons-le, d'une façon peu amène tout de même de ce courant de pensée, de ces groupuscules, de ces obsessions délétères et j'en passe à des meilleurs. Donc, si vous voulez, qu'un journaliste dont je pense quand même, pardon, vous allez pas prendre ça pour vous, qu'il est quand même un peu soumis à la ligne éditoriale de son média, j'ai d'ailleurs vu un certain nombre d'entre vous changer un peu de ligne éditoriale en changeant de média, vous voyez, donc j'ai une certaine expérience dans ce domaine, défendre des idées qui étaient contraires aux miennes, oui, bien sûr. Maintenant, je vais vous dire une chose.
Ça peut être une fierté pour moi de me dire que j'ai arraché un certain nombre de personnes à ces pensées-là, à ce courant de pensée-là. Je pense que c'est aussi le rôle des politiques et que quand vous réussissez à faire ça, convaincre des gens que les pensées qu'ils défendent ou qu'ils développent sont erronées, voire inadmissibles, vous avez rempli un des rôles qui est le rôle d'un dirigeant politique et donc, je ne peux évidemment que me réjouir.
Ça vous ennuierait
qu'on parle juste d'un peu de défense ? Je sais que vous vous en moquez, mais vous êtes toujours... Je vais vous dire une chose. Il faudrait, de temps en temps, que vous essayiez de vous mettre à la place des Français. Parce qu'on comprend bien que vous avez des sujets d'intérêt qui ont l'air d'être passionnants pour vous. Mais objectivement, je pense qu'avec un peu de bonne foi, vous vous rendez compte que les Français sont à des kilomètres de ces histoires-là. Le vrai sujet aujourd'hui, c'est la défense. C'est un domaine d'excellence française. C'est un domaine fondamental pour la recherche et le progrès. C'est un domaine qui aujourd'hui...
Et en France et en Europe.
...fait du bruit en France et en Europe. Mais c'est un domaine dont un certain nombre d'entreprises, sous-traitantes notamment, sont extrêmement fragilisées. C'est peut-être le domaine d'ailleurs avec le nucléaire où les atermoiements et même les revirements d'Emmanuel Macron ont eu les conséquences les plus graves. Donc, on ne peut pas vendre une réindustrialisation de la France en faisant l'impasse sur la défense. On ne peut pas parler de réindustrialisation et de défense sans parler du coût de l'énergie. Ça tombe bien.
J'ai un peu l'orgueil de dire que grâce à moi, on est en train d'en parler précisément à l'Assemblée nationale et que je sens poindre un revirement dont on est en train de parler et je sens poindre dans les votes qui ont eu lieu un revirement que je trouve effectivement extrêmement intéressant et rassurant.
J'ai une autre question
à vous poser mais c'est juste franchement c'est pour satisfaire ma curiosité on va se taper cette question-là pendant 18 mois ou... Non, non, mais est-ce qu'à chaque émission à chaque plateau on va se poser cette question-là ? Alors, je vais essayer de vous apporter une réponse. Nous allons... Le procès en appel va intervenir, la décision d'appel va intervenir. Quelle que soit la décision d'appel, Jordan et moi, nous continuerons à faire campagne à la présidentielle. Voilà. Donc, on sait déjà ce qu'ils vont dire je ne vois pas du tout ce qu'on est actuel.
Non, mais parce qu'en fait il faut beaucoup de qualité pour être Premier ministre dont celle de s'introduire dans un rafale et d'en sortir.
Écoutez, moi je n'ai pas d'éléments en particulier.
Je ne sais... Je ne sais que ce que vous avez dit c'est-à-dire que les gens que vous avez interviewés et il semblerait qu'il y ait à tout le moins une forme de défaillance dans l'organisation potentielle des rapatriements de nos propres concitoyens. Mais je n'ai aucun autre élément que ce que j'ai vu sur vos images, vous voyez, et les témoignages que vous avez obtenus. Donc je ne peux pas vous prononcer comme ça. qu'un de ces propos à ne redire aucun...
Marine Le Pen