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interviewPS - Parti socialiste· 24 octobre 2025 21 min

« S'il n'y a pas d'évolution sur la justice fiscale dans le budget d'ici lundi, ce sera terminé. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et j'accueille Olivier Fort. Bonjour Olivier Fort. Bonjour.

Premier secrétaire du Parti socialiste. Est-ce que je me trompe en disant ce matin que Boris Valot qui est le chef des députés socialistes hier a lancé un véritable ultimatum au gouvernement sur la discussion budgétaire qui commence cet après-midi à 15h dans l'hémicycle. Il a eu un avertissement y compris en commission des finances qui a depuis le début de la semaine cherché à examiner le texte qui était proposé par le gouvernement et comme vous l'aurez noté, ce texte n'a pas trouvé une majorité.

Et donc il y a aujourd'hui effectivement une réalité, c'est que si dans les toutes prochaines heures, en gros jusqu'à lundi prochain, il n'y avait pas d'évolution sensible sur le texte, il n'y aurait aucune marge de manœuvre accordée donc sur le PLF et sur le PLFS, sur le budget de l'État et sur celui de la sécurité sociale. Et donc en réalité, ce serait terminé. Alors attendez pour que celles et ceux qui nous regardent comprennent bien ce que vous dites ce matin et ce qu' a dit Boris Valot hier.

C'est en clair, s'il y a pas de taxe duman, s'il y a pas de retour de l'impôt euh de solidarité sur la fortune, s'il n'y a pas de mesure majeures avec des milliards à la clé sur la fiscalité des plus riches, il y aura pas de budget. Vous ne voterez pas et en plus vous ferez tomber le gouvernement. C'est bien ça.

Vous avez bien compris. Vous avez bien compris. Tout simplement parce que alors je veux quand même préciser les choses.

Il s'agit pas de dire que nous serons des taxophiles. Le but n'est pas là mais simplement il faut comprendre que nous examinons dans un premier temps la partie recette du budget. Si nous n'avons pas de recette supplémentaire, nous ne pourrons pas corriger le reste de la copie qui viendra après.

Et par exemple, moi je ne voterai jamais et je me battrai même contre un budget qui ferait les poches des retraités, des malades, des jeunes, des familles. Tout ça n'est pas supportable. On ne peut pas demander à toutes ces catégories là de la population, aux classes populaires, aux classes moyennes de continuer à faire des efforts quand les plus riches n'en font pas.

Et ce que tout le monde doit comprendre, c'est que tout ce que les plus riches ne payeront pas, tous les autres auront à le payer. Et donc c'est la raison pour laquelle il y a effectivement de gros efforts à faire et de l'ordre de 15 16 milliards aujourd'hui. Et donc nous avons besoin d'avancer si ça n'était pas le cas.

Je vous laisse je je vous laisse entre les mains de de mes camarades. Est-ce que ça veut dire que c'est la taxe Zucman ? Rien que la taxe Zucman.

Ça veut dire que la taxe Zukman est une solution et au gouvernement nous faire la démonstration qu'il y a une autre solution. Moi ce que je veux c'est un rendement. Ce que je veux c'est qu'on ait assez d'argent dans nos poches pour éviter de prendre dans les poches des Français moyens ordinaire qui eux n'en peuvent déjà plus et donc il y a nécessité.

Alors attendez, soyons concret ce matin. Vous avez employé le mot de rendement. Vous avez dit rendement.

La taxe du vous espériez en recueillir 15 milliards d'euros au bas. Peut-être 20 même disaient certains. Vous voulez combien pour considérer que l'effort demandé au plus riches est suffisant ?

Moi je pense que si on arrive à trouver de l'ordre de entre 15 et 20 milliards effectivement d'euros de recettes supplémentaire et bien effectivement nous avons là les moyens de corriger la copie de corriger une copie qui est d'ailleurs donc à moins de 15 milliards c'est le premier ministre la copie initiale du gouvernement ne sera pas la copie de sortie. Alors après, il y a un équilibre, pardon de la technique, mais il y a un équilibre entre les nouvelles recettes et puis le montant du déficit puisque le premier ministre a laissé passer l'idée que on ne serait pas forcément à 4,7 points de BIB de déficit, peut-être on irait jusqu'à 5. Donc c'est peut-être pas 15 milliards.

Ça peut être ça veut dire Ça veut dire qu'il faut retrouver des marges de manœuvre pour éviter tout ce que la copie initiale comprend. l'abattement sur les retraités, je pense à la au gel des pensions de retraite, au gel des prestations sociales, à tout ce qui va faire rentrer dans l'impôt sur le revenu des gens qui n'y sont pas aujourd'hui. Toutes ces séries de d'horreurs qui aujourd'hui frappent les Français et qu'il faut retirer et pour les retirer, il faut des moyens pour cela.

Est-ce qu'il faut obligatoirement taper sur les riches ? Jean-Renéis Casneu qui est du socle commun de Renaissance a fait une proposition peut-être c'est de taxer davantage les gars femmes. Est-ce que ça c'est quelque chose qui vous conviendrait avec un rendement là aussi autour de 15 milliards visiblement ?

Non c'est pas c'est pas 15 milliards. Enfin la réalité d'abord enfin nous avons nous-mêmes proposé d'augmenter la taxe sur les gars femmes. Nous l'avons proposé dès le mois d'août.

Donc ça n'est pas pour nous évidemment un problème. Simplement il faut faire attention. Là aussi les gars femmes, il faut effectivement augmenter leur contribution. dans quelle proportion les gar pour que ceux qui nous regardent c'est les géants de la tech hein oui c'est pas il propose pas 15 milliards mais il faut faire attention là aussi est-ce qu'il y a pas une mesure de rétorsion du côté américain qui coûterait plus cher en réalité aux entreprises françaises que l'inversion il faut taper sur les gros patrimoines il faut taper sur les gars femmes, il faut taper sur les ultra riches bien sûr il faut taper sur les héritages sur les superhéritages aussi il faut faire en sorte que on prenne l'argent là où il est disponible rendez compte Tout ça la vie.

Vous pensez que vous pouvez trouver des accords ? Rendez-vous compte quand même que la semaine dernière Bernard Arnaud première fortune de France qui a une fortune qui est de plus de 150 milliards d'euros a gagné en une journée 19 milliards de dollars. Est-ce que vous considérez que quelqu'un qui gagne en une journée 19 milliards de dollars ne peut pas contribuer plus largement à la prospérité commune ?

Est-ce que c'est possible de l'imaginer ou pas ? C'est la question à l'agère. Est-ce qu'il est possible d'imaginer d'avoir ces débats sans parler de Bernard Arnaud ?

Voilà l'autre question. Euh mais euh pour vous, je remarque que la sémantique est importante. Ce n'est pas un ultimatum, c'est un avertissement.

Vous vous dégagez toujours une petite marge. Est-ce que vous êtes prêt à vivre avec les conséquences politiques de l'ultimatum ou de l'avertissement et de forcer une dissolution et et possiblement de politiquement avoir à vivre avec les conséquences d'une dissolution ? parce que votre menace, elle est opérante si monsieur le cornu pense que vous avez le cran d'aller jusqu'au bout.

Mais nous avons déjà fait la démonstration à plusieurs reprises que nous avions à la fois le cran de chercher à négocier quand il y avait quelque chose à négocier et que nous avions aussi le cran d'aller jusqu'au bout, c'estàd jusqu'à la censure et jusqu'à la dissolution, ces nécessités s'en faisaient sentir. Mais j'ai eu l'impression pendant cette semaine où on ne savait plus vraiment qui était premier ministre, si monsieur le cornou restait ou s'en allait. que vous avez eu un petit frisson quand même à l'idée qu'on se retrouve plus rapidement que prévu dans un scénario dissolution.

Frisson aucun frisson je vous rassure aucun frisson. Je suis maintenant rassuré. N la trousse vous avez un désaccord plus fondamental avec Sébastien Lecnu au-delà même de la taxe Zucman.

C'est son rendement. Donc on évoquait il y a quelques instants, les services de Matignon disent "Ça ne me ramènerait pas 15 à 20 milliards euh dans la mesure où dans le Non mais ils disent ça ça aura des effets néfastes et ça ne rapportera pas autant euh en partant du principe en contestant la méthodologie qui a été utilisée à savoir reposer sur le classement forme en non que finalement c'était pas une source de de scientifique pour le calcul d'une telle taxe. Est-ce que en dessous de 15 milliards, ça ne discute pas encore une fois si vous tombez sur un effort fiscal de 10 milliards qui repose sur un bassin à définir avec le premier ministre ou est-ce que c'est vraiment qu'importe vos questionnements sur la méthode, c'est 15 à 20 milliards et rien d'autre.

Je vous répète ce que j'ai dit tout à l'heure, c'està-dire que je veux un rendement. Oui, je veux qu'on puisse épargner les classes populaires et la classe moyenne. Oui, mais c'est pas la même chose si vous divergez sur le rendement de la taxe et que vous arrivez à un effort finalement et si le gouvernement considère que la taxe Zukman ne rapporte que 5 milliards, et bien ce qui Non, non, bien sûr qu'il faudra trouver autre chose, mais jusqu'ici ce qu'on nous expliquait c'est que c'était trop.

Il fallait pas polier les grandes fortunes. Bon mais si ça si ça ne prélève que 5 milliards sur les grandes fortunes, alors allons-y. Quel est le problème ?

En fait, vous pensez vraiment que des gens qui ont accumulé enfin qui ont passé un qui sont passés d'un patrimoine de 600 milliards à 1200 milliards en 8 ans, est-ce que vous pensez qu'on peut pas leur prélever 5 milliards ? Si on peut pas leur prélever 5 milliards, alors comment voulez-vous dans le même temps prélever en fait près de 4 milliards sur les préstations retraite et Olivier Fort Olivier Fort. Moi, je j'aime bien qu'on raconte les coulisses de ce qui se passe pour que les gens comprennent.

Il y a ce qui va se discuter dans l'hémicycle. Les députés vont commencer à plancher cet après-midi à 15h. Ils vont travailler samedi, ils vont travailler toute la semaine prochaine.

Le vote solennel, c'est le 4 novembre. Pendant qu'il y a ce travail là dans l'hémicycle, est-ce que vous pouvez nous confirmer ce matin que vous discutez avec le premier ministre parallèlement à ce qui se passe dans l'hémicycle pour discuter du meilleur périmètre possible pour qu'il n'y ait pas cette censure et que on puisse voter, que vous puissiez voter ce budget. Mais évidemment que des contacts existent mais le débat il aura lieu à ciel ouvert.

D'accord. Mais c'est lors de ces contacts, vous discutez de quoi comprend ? Mais de ce que je vous dis là.

Et il n'y a pas de on et de off. Il y a en réalité un débat qui est un débat que nous devons avoir devant les Français dans l'hémicycle et il y aura à ce moment-là la vérité des prix qui a commencé d'ailleurs en commission. C'est ça n'est qu'un élément parallèle à ce qu'on vient de se dire, mais vous aviez jusqu'ici un rassemblement national qui s'est toujours tiré de toutes les discussions en appelant à la dissolution, à la démission, tout ce que vous voulez, mais qui ne disait jamais ce qu'il était.

Aujourd'hui, chacun peut se rendre compte que les masques tombaient, le RN n'est pas un parti qui protège les classes populaires et la classe moyenne. C'est un parti qui est du côté du grand capital. C'est un parti qui Qu'est-ce qui vous permet de dire ça ?

Mais ils sont absolument contre toute forme de taxation des plus riches. Ils ont défendu les plus riches tout au long de la commission des finances. Et nous allons maintenant voir en séance publique qu'ils vont à nouveau, j'imagine, prolonger ce qu'ils ont fait en commission et nous verrons bien que le c'était une imposture et qu'en réalité ces gens qui se sont fait passer pour la défenseur de la défenseur de la veuve et de l'orphelin en réalité n'ont Dieu que pour en fait Vincent Bolloré.

Bon, en tout cas, une information le Parti socialiste, les députés discutent bien avec Maton pour trouver une porte de sortie sans savoir d'ailleurs si cette porte de sortie sera ouverte ou mal par rapport à ça par rapport je reviens sur la question de la suspension de la réforme des retraites. Donc cette lettre rectificative qui en a précisé les modalités de financement. Est-ce que vous avez une impression d'une entourloupe là parce que vous n'êtes pas du tout d'accord sur les pistes qui sont proposées donc notamment de faire payer au retraités la la suspension de cette réforme ?

Non, j' Comment ça s'est décidé finalement ? Ah bah, c'est le gouvernement qui a accédé à notre demande d'avoir une lettre rectificative qui permet de sécuriser le processus. Fallendre dans la technique, mais enfin en gros, maintenant on est sûr que la suspension aura lieu.

Maintenant, quel prix ? Le problème c'est à quel prix et qui paye. Et là nous ne sommes pas d'accord mais euh j'ai même vous pouvez regarder sur le site de l'Assemblée, il y a la lettre rectificative avec une annotation manuscrite du Premier ministre qui dit à débattre sur la façon dont on va euh financer cette suspension.

Et donc nous débattrons et nous nous opposerons au financement tel qu'il est prévu aujourd'hui. On ne peut pas dire que parce que on va permettre à des gens de partir plus tôt, ce sont les autres retraités qui doivent le payer. Ce n'est pas possible.

Sur le budget, Sébastien Lecnu a dit que ce ne serait pas le budget Sébastien Lecornu, mais on a l'impression que vous voulez que ce soit le budget Olivier Fort Mais le budget Olivier Fort ne trouvera pas non plus une majorité. Le budget Olivier Fort tombera parce que les LR ou Horizon v compte. Donc en réalité, il y aura pas du tout de budget.

Est-ce que vous êtes pas en train de faire monter trop les enchères actuellement avec un risque au final politique que tout ça se se réduise dans à l'état de poussière en réalité ? On parle de quelle copie ? Ben la non mais on parle de la on parle d'une copie qui est une copie partagée entre en réalité à la fois les LR et ce qu'on a appelé le je sais plus comment on les appelle en fait block central.

Bon et bien en fait tous ces gens-là étaient d'accord sur la copie initiale. C'était même la copie initiale du gouvernement le cornu 1 dans lequel ils étaient tous présents. Donc cette copie-elà c'est la leur on parle de leur copie et donc nous nous amendons leur copie et il n'est pas illogé illogique que nous ayons des exigences parce que c'est quand même un peu fort de café.

Nous avons l'an passé été placé en tête par les Français dans le scrutin. Ils sont eux au gouvernement. les LR sont encore au gouvernement pour puisqu'ils sont simplement suspendus pour ceux qui y sont.

Et je rappelle que ces gens-là ont fait 5 %. Donc comment est-il possible que on nous demande à nous de vouloir approuver un premier ministre, un gouvernement et une politique qui ont été défiée par les Français et maintenant il faudrait en plus que on baisse pavillon. Non, nous ne baisserons pas pavillon et donc nous exigeons effectivement de vrais correctifs.

Si ces correctifs n'existent pas, alors nous partirons aux urnes. Et ça n'est pas si grave. Est-ce que vous pose je veux tout faire pour que nous ayons un projet enfin que nous ayons un budget avant la fin de l'année mais si à un moment il n'est pas possible d'en trouver les conditions alors nous irons aux urnes.

Donc donc ça revient à dire nous censurons tout premier ministre puisque je si je fais de la politique fiction pour vous suivre Sébastien Lecornu qui a une autorité toute relative sur ce bloc central c'estàd que ce coût de pression fonctionne si laver la main sur la majorité que l'ensemble des députés d'écouter de LR jusqu'à EPR c'estàd Renaissance le le groupe de Gabriel Atal c'est pas franchement le cas vous censurez Sébastien le Cornu derrière pas de budget ou en tout cas difficilement des débats budgétaires dans les temps contraints par la Constitution Ça veut dire très probablement si un nouveau premier ministre est nommé ordonnance, aucune raison par ordonnance de vous accorder la même chose que Sébastien Lecnu a refusé sur la taxation des des des plus riches et cetera. Donc non mais je continue le scénario. Recensure et donc c'est ce que vous êtes en train de dire.

Nous censurons mais vous êtes en train d'expliquer très exactement les raisons pour lesquelles nous n'avons pas censuré a priori et donc je partage complètement ce point de vue dire de tout premier ministre renommé par Emmanuel Macron qui ne céderaiit pas à vos demandes mais il y aura une discussion et la réalité c'est que nous avons quand même enfin c'est là où je trouve ça enfin il faut pas inverser à la charge de la preuve. La réalité c'est que nous nous avons fait l'effort de ne pas censurer un premier ministre a priori pour toutes les raisons que vous venez d'évoquer parce que c'était en réalité très contreproductif. puisqueen réalité nous serons nous nous serions fait imposer tout ce que nous ne voulons pas.

Donc nous avons accepté d'entrer dans la discussion maintenant il faut qu'il y ait une discussion. Pour l'instant nous n'avons pas vu trace de la volonté de compromis de la part de la du bloc central. Et l'avertissement, il n'est pas simplement pour le premier ministre, il est aussi pour les groupes parlementaires qui constituent ce bloc central et qui ont eux aussi une part de la réponse et donc c'est à eux aussi de faire l'effort.

Stéphaneau vous vous parlez de ce que sur la question des dépenses euh pardon de des revenus, il faut faire des gains. Vous voulez absolument faire des gains soit mais sur la question des dépenses, où êtes-vous prêt à retrouver peut-être à mi-chemin monsieur le cornu et et le fameux bloc central ? parce que nécessairement il doit y avoir un point d'équilibre sinon on se retrouve dans les passes comme le dit Né là et et êtes-vous prêt à mettre sur la table desc à concéder au gouvernement mais vous aurez noté que j'ai parlé tout à l'heure d'entre 16 et 20 milliards.

J'ai pas dit que c'était l'intégralité de ce qui était proposé qu'il fallait rejeter. Donc j'ai bien conscience du fait que il faut arriver à trouver une trajectoire de désendettement du pays. Et quand nous nous avons proposé notre propre contrebudget au mois d'août, nous avons fixé une trajectoire à 5 % ce qui n'est pas en fait ce qui était très éloigné de ce que propose Sébastien il propose 47, on propose 5, on est à 54 aujourd'hui donc on est à mi-chemin et cette trajectoire nous ne l'avons pas fixé seule, c'est la trajectoire fixée par l'OFCE et donc nous sommes dans une situation où nous cherchons à faire de à la fois du désendettement mais ne pas étouffer l'économie.

Si vous tuez la consommation populaire, vous tuez l'économie tout court et vous n'aurez pas de croissance. Donc nous avons besoin là de maintenir un effort qui soit un effort soutenu mais un effort qui soit acceptable, un effort qui ne porte pas principalement sur les classes populaires et la classe moyenne parce que si c'est eux qui payent, vous savez que vous allez effondrer l'économie française. Je reviens sur ce que Boris Valot, le chef des députés socialistes, a dit hier.

Il a dit, moi ça m'a frappé cette phrase, il a dit "Tout se joue ce weekend." Parce que je le disais, les députés vont travailler dès cet après-midi, toute la journée de samedi et puis reprendre la semaine prochaine. Euh pourquoi ce weekend ?

Ça veut dire que dès ce weekend, vous pourriez dire "OK, le compte n'y est pas, on arrête les frais" et mettre le pouce en bas. Bah parce que dans la discussion des premiers articles, il y a là en fait des éléments qui permettent de se dire si nous aurons des marges de manœuvre ou pas pour la suite. Et donc si c'est peut-être pas, c'est peut-être pas simplement aujourd'hui.

D'ailleurs, ce soir, on va commencer les articles à 21h, mais ce soir, demain, lundi, il y a l'essentiel de ce que peut être la marge de manœuvre d'un budget qui permettrait ensuite d'enlever tout ce qu'on a appelé nous-même le musée des horreurs. Donc, si nous n'avons pas les moyens de retirer ensuite les horreurs, effectivement, il y a plus de débats possible. Quand on vous écoute, on a l'impression vraiment que le pouvoir est vraiment entre Matignon et le Parlement.

Euh est-ce qu'il y a un troisème personnage, le président de la République qui gêne les discussions que vous pouvez avoir avec le Premier ministre ou est-ce que vous avez le sentiment que le Premier ministre a a carte blanche pour négocier avec vous ? Je n'en sais rien. Le nom du président de la République n'apparaît jamais dans les discussions.

Mais peut-être est-il effectivement un frein. Je n'en sais rien. Je n'en ai aucune idée.

Mais simplement ce que je sais c'est que il y a en fait un chemin qui est étroit. Nous avons fait un paris, le paris, il est un paris conjoint. Se dire que nous pouvons avoir un parlement qui en liberté parvient à trouver un moment une voie de passage, donc des compromis qui permettent au pays d'avancer.

Voilà, c'est simple. Vous parlez avec Gabriel Atal, avec Laurent Voquier, avec Marc Fenot puisque vraisemblablement vous dites c'est au Parlement de trouver les voix du compromis. Or pour l'instant le message de Boris Vallot, il est adressé à Sébastien Lecornu et pas aux autres présidents de groupe.

Est-ce que vous discutez un peu s'adresse Boris Vallot s'adresse aussi. Vous nous avez dit on parle avec Matignon, il y a des échanges. Est-ce que vous avez des échanges avec les autres présidents de groupe parlementair ?

Il y a des échanges entre les présidents de groupe parlementaire bien sûr et il y a évidemment une discussion ininterrompue et donc c'est comment mais infertile vraisemblablement mais inabouti et donc pour l'instant nous n'en sommes pas enfin vous avez le résultat de la commission mais si vous voulez qu'on reproduise pas un échec non il disait hier ce n'est pas un échec c'est juste un rejet et il disait il y aura de la responsabilité dans l'hémicycle ça vous n croyez pas si j'y crois je crois que c'est possible je suis pas en train de je suis pas venu ce matin vous dire c'est fini je suis en train vient de vous dire que pour l'instant on est très loin du compte et que donc il y a une discussion qui va être une discussion difficile que nous mènerons ardemment et nous ferons en sorte de nous faire entendre parce que si nous ne sommes pas entendus l'histoire s'arrête. J'ai noté tout à l'heure que vous avez dit nous avons été choisis il y a un an par la majorité des Français. Ce nous est-il encore existant ?

Est-ce que il y a un nous de la gauche qui travaille ou ce sont les socialistes en cavalier seul qui aujourd'hui arbitrent les débats ? Avez-vous l'impression de parler aussi avec vos anciens amis ? Mais il y a pas d'anciens amis en fait.

Il y a des il y a des gens avec qui je partage des combats et avec lesquels je continue à partager des combats. On a beaucoup parlé de la taxe Zucman. On pourrait aussi parler de la suspension des retraites.

On pourrait parler de tout ce qui a été notre socle commun à nous. Continuons à défendre. Il y a toujours à nous bien sûr en commission mais en commission les combats sont souvent des combats partagés où nous votons ensemble les mêmes amendements.

Après, il y a ceux qui sont dans une forme d'intransigence et qui considèrent que c'est tout ou rien. Vous n'êtes pas dans les intransig dans le cas des intransigent. Nous nous considérons que c'est pas tout ou rien parce que si c'est tout ou rien, ce sera rien.

Donc nous préférons évidemment le fait d'avoir au moins une partie de ce que nous cherchons. Mais sur les objectifs fixés, bien sûr que nous sommes ensemble. C'est pas un peu compliqué, dangereux même de jouer avec le feu, la censure et cetera au moment où une troisème agence de notation ça peut être s'apprête peut-être à dégrader la note de la France.

On imagine les conséquences d'une censure. Vous dites tout se joue ce weekend. Donc ce que j'entends c'est qu'il pourrait y avoir déjà peut-être une censure qui arriverait dès le début de la semaine prochaine.

C'est pas dangereux de jouer avec le feu comme ça qu' tenu de la situation économique de la France. Mais Noman, en fait euh le gouvernement chiffre à 15 milliards le coût d'une dissolution. Je vous ai dit que moi je cherchais des marges de manœuvre entre 15 et 20 milliards.

Et qu'est-ce que préfère le gouvernement ? Il préfère chercher une stabilité avec nous et faire en sorte qu'il y ait une vraie évolution pour épargner les Françaises et les Français qui ne peuvent plus payer ce qu'on leur demande ou est-ce qu'il préfèrent une dissolution qui lui cou de toute façon 15 milliards ? Moi je pense qu' un moment il faut essayer de raisonner à froid et essayer de trouver les bonnes solutions.

Merci Olivier Fort.