Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 17 mars 2023 25 min

Retraites : "Il faut de toute urgence retrouver le dialogue dans le pays"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci Loïc Hervé nous accompagner pendant cette première demi-heure sénateur de la haute-savoiement du groupe Union centrée sont va bien sûr parler de votre département dans quelques instants et de l'avenir des stations de ski c'est un sujet évidemment que vous suivez mais d'abord l'actualité c'est cette réforme des retraites Elisabeth Bank qui a donc déclenché hier après-midi le 49-3 dans une ambiance de chahut à l'Assemblée nationale on a vu une partie de la nuque qui chantait la Marseillaise des députés RN qui tapaient sur leur public et Elisabeth band c'est dit très choqué par l'ambiance pendant son discours qu'est-ce que vous avez pensé de cette scène c'est une image du de la vie politique et du Parlement qui est très mauvaise c'est le centième 49 alinéa 3 de la l'histoire la 5e République et elle se recourt à cet article qui existe se fait dans un climat social et politique qui est extrêmement détérioré donc les images alors après il faut ce qu'il faut dire qu'on est choqué oui ces images ne sont pas bonnes maintenant il s'agit en urgence de de renouer le dialogue dans le pays parce que on pourra pas continuer comme ça on en est au début du second mandat du Président de la République et on ne pourra pas continuer à avoir le 49 aligné à trois sur tous les textes et un débat aussi dégradé au Parlement ça c'est un pouvoir qui appartient au président de la République et lui seul et c'est pas un sénateur qui va lui surtout un sénateur centriste qui est donné ce type de conseil mais c'est une évidence qui a qui a un moment qui a une nécessité de de renouer une forme de diogue rappelez-vous les pendant les gilets jaunes combien de semaines il a fallu attendre pour qu'on dise grand débat et qu'on s'appuie sur les mers dans les territoires pour apaiser le débat démocratique et qu'ensuite on débouche sur un certain nombre de décisions politiques notamment par la loi ici au Sénat ou à l'Assemblée nationale donc il y a vraiment une nécessité alors est-ce que ça peut prendre la forme d'une conférence sociale vous savez on est au début du deuxième mandat dans une situation d'inflation d'inquiétude des Français on lance cette réforme sur des bases différentes de celles qui étaient la première réforme avant covid et on a absolument pas tiré les conséquences de la crise sanitaire sur la société française quel est notre rapport au travail qu'est-ce que nous voulons proposer aux Français par rapport à l'idée même de la retraite tous débat il n'a pas eu lieu et on passe avec mais c'est une c'est une succession de mauvais choix objectivement enfin le recours à l'article 47 a tiré un qui est une manière de corseter le débat ensuite alors que c'est vrai que la gauche a fait preuve d'obstruction c'est-à-dire pour ça que je me suis abstenu parce que la gauche a été à l'Assemblée nationale mais aussi au Sénat extrêmement contraignant dans la volonté de ne pas aller au vote donc cet ensemble de de mesure de procédure qui se finissent par un point d'or par le 49 alinéa 3 ça pose une vraie difficulté démocratique et ce c'est une succession de mauvais choix vraiment et et sur un plan alors évidemment rien ne peut justifier ce qui s'est passé hier soir les rues de Paris des grandes villes de France mais sur un plan symbolique ce sont des décisions extrêmement violentes vous le regrettez cet usage différente toi vous aurez préféré que l'exécutif aille au vote quitte à le perdre oui parce que je suis un parlementaire et que je suis attaché au parlementarisme et je pense qu'il faut qu'on admette que on gagne on perd et là on va être dans on gagne ou si on gagne pas on gagne par la force ça n'est pas possible dans l'état actuel des forces politiques du pays je crois que pour être très clair le président de la République et le gouvernement n'ont pas encore intégré qu'ils étaient minoritaires à l'Assemblée nationale donc ça ça appelle à gouverner différemment un gouverner davantage avec le Sénat mais aussi avec gouverner avec les forces politiques en présence à l'assemblée nationale le groupe LR les formations minoritaires de la majorité le groupe horizon le groupe modem peut-être le groupe yote peut-être qu'on peut enfin rentrer dans ce pays dans une logique de majorité de projets sans parler de coalition mais où on va ouvrir la manière de gouverner ça n'est absolument pas le message qui a été envoyé hier et c'est parce que selon vous c'est parce qu'elle essayait de faire le gouvernement avec les républicains notamment il y a eu beaucoup de concessions fait aux républicains Elizabeth borne a d'ailleurs pointé le responsabilité hier dans ce 49-3 en disant c'est le texte ce sont les convictions qu'ils portent depuis des années et certains ne votent pas il y a eu un travail d'amélioration significatif alors pas l'Assemblée nationale puisque le débat n'a pas eu lieu mais au Sénat avec les républicains notamment la majorité sénatoriale pour apporter un certain nombre de correctifs je pense au droit des femmes je pense au carrières longues mais la réalité je prends un exemple de collègues députés les républicains sur le terrain qu'est-ce qu'ils entendent sur le terrain on peut pas demander au parlementaire de s'enfermer au Parlement et ne de ne rien entendre les Français sont massivement opposés à cette réforme donc c'est passer en force et demander en plus à des gens qui n'ont pas été élus en soutien de la du président de la République et de la majorité de faire la point et d'assumer la responsabilité qu'ils n'ont enfin c'est un peu fort on se fonde sur des travaux antérieurs ou le scénar a travaillé ces questions là et où le Sénat est dans une dans une optique totalement différente et la manière dont on travaillons dans la majorité sénatoriale dans la manière dont d'ailleurs tous les sénateurs ou de la même des sénateurs LR et sans tristes travaillent c'est une manière totalement différente de l'Assemblée nationale si nous sommes majoritaires à l'Assemblée Charles de Courson qui est un ancien udi et qui est maintenant est dans le groupe liote justement va être un peu faire de lance une notion de censure qui pourrait être transpartisane c'est-à-dire votée à la fois par la nuque par le rassemblement national vous comprenez sa démarche c'est difficile parce que je connais bien Charles de Courson j'ai du mal à comprendre la stratégie en réalité il a demandé de la démission du gouvernement donc ça veut dire qu'ils veulent faire tomber enfin c'est vraiment donc oui cette motion déposée à l'initiative de Charles Amélie de Courson et porté par le groupe yacht peut représenter un vrai risque pour le pour le pour le gouvernement si la motion de censure est adoptée elle fait tomber le gouvernement mais vous savez que ce qui est arrivé une fois sur le mandat du général de Gaulle en 68 peut se reproduire c'est-à-dire que la réplique immédiate c'est la dissolution institutionnellement c'est pas automatique mais cette dissolution si on veut faire rentrer 200 députés du rassemblement national à l'Assemblée nationale c'est ce qu'il faut ce sera c'est le risque de la solution j'aime trop mon pays pour le vouloir est-ce que vous vous diriez qu'on est dans une crise politique va dans une crise de régime incontestablement d'abord parce que la Cinquième République est une république dans laquelle normalement c'est vrai qu'en 88 ça n'était pas le cas c'est vrai que depuis 2022 ça n'est plus le cas normalement après l'élection présidentielle par réplique on a une majorité à l'Assemblée nationale donc alors que la République est une république robuste qui normalement a prévu tous les cas de figure là on voit bien qu'on touche les limites d'autant plus qu'on a au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale deux groupes 1 à l'extrême gauche à l'extrême droite qui sont extrêmement virulents le RN par stratégie la moins été sur ce texte alors qu'ils y sont totalement opposés mais qui qui fait qu'en fait la majorité que l'Assemblée nationale en soi est assez un gouvernable vous souhaitez que Emmanuel Macron retire cette réforme en tous les cas je sais pas ce qui dans l'état que les choses je pense qu'ils vont essayer quand même d'aller jusque jusqu'à cette c'est le vote de cette motion de censure dans le dans les heures qui viennent en tous les cas on risque bien de se retrouver dans la situation de la crise des gilets jaunes avec la nécessité pour l'exécutif de baisser un peu le ton de revenir proche du terrain et d'essayer d'écouter le pays et effectivement si on écoute le pays ça va quand même être très difficile d'aller jusqu'au bout de cette réforme moi je moi je me suis absolument c'est une réforme des paramètres de de du système des retraites et on a tout mis sur l'âge 64 ans et 43 ans l'âge de départ et le nombre d'années d'annuités de cotisations moi je suis pour la forme du système un peu à la Suisse mon volet pas je suis au savoyard mais où on a un système un premier pilier qui est un pilier solidaire un deuxième pilier qui est un pays complémentaire et un troisième pilier individuel qui est une réforme de capitalisation je sais que c'est pas largement réparti mais il faut qu'on essaie cette bien sûr mais évidemment une réflexion sur la capitalisation ça a pas été retenu dans le taxi c'est fondamental d'ailleurs pour les pour notre économie pour l'investissement pour l'investissement dans les PME pour les transitions notamment énergétiques on a besoin de que ces capitaux là soit en France et soit investis dans l'économie et la capitalisation ça permet ça c'est pas j'ai pas envie du tout de vendre le système des retraites à Blackrock on va parler de votre département avec plaisir quel avenir pour les stations de ski avec le réchauffement climatique jusqu'où aller pour sauver l'économie du ski c'est les questions posées par Samir Decher dans son reportage la fonte de l'or blanc qui sera diffusé à 17h sur notre antenne tournez chez vous en Haute-Savoie et Samia nous rejoindre [Musique] bonjour Samia bonjour Oriane bonjour Loïc Hervé bonjour et Samia dans ce magazine vous êtes intéressé à l'avenir des stations de ski face au réchauffement climatique oui parce que cet hiver là encore tristement démontré Oriane la montagne est réellement première ligne en face au réchauffement climatique cette année encore la saison a été très difficile on n'avait pas vu aussi peu de neige depuis 1964 donc il y a plein de stations qui sont restées fermées en tout cas une partie de la saison la station c'est vraiment le poumon économique de du village il faut se rappeler qu'avant le ski ces villages de montagne étaient souvent pauvres et enclavé le ski a vraiment tout changé il a enrichi s'évalé le problème c'est que tout est centré autour de cette unique activité et donc si elle est menacée ce sont des milliers d'emplois qui sont aussi derrière alors forcément on fait tout pour les maintenir ouverte ces stations notamment en multipliant les canons à neige pour fabriquer de la neige artificielle sauf que tout le monde n'est pas d'accord et vous êtes allé dans deux villages réalisé autour de projets très contestés oui ce magazine c'est l'histoire de deux villages de Haute-Savoie séparées à peine 30 km de stations qui ne se ressemblent pas vraiment mais qui sont confrontés aux mêmes choix clivant jusqu'où aménagé la montagne pour pouvoir continuer à skier d'un côté la Clusaz plus de 80 km de pistes qui culmine à 2600 mètres d'altitude donc une station plutôt touristique de l'autre le mont saxonné domaine beaucoup plus modeste d'une quinzaine de pistes qui ne dépassent pas les 1500 mètres cette petite station elle est clairement menacée de fermeture mais une autre pourrait voir le jour un peu plus haut dans le village une station de ski de fond cette fois est envisagée sur le plateau de Sony's c'est là qu'on vous a suivi Loïc Hervé une partie des habitants dont vous faites partie n'est pas d'accord voici pourquoi si tu es à cheval sur le mont saxonné et la commune voisine de glyer valdeborne se nise est un site protégé classé Natura 2000 c'est l'un des derniers plateaux sauvages de Haute-Savoie très apprécié des randonneurs là on est sur la zone de doline si vous regardez bon ils sont remplis de neige là mais c'est vraiment un effondrement du sol maintenant si on crée une station ici et ben on va s'occuper de combler ces dolines existantes parce qu'il y en a partout donc terrassement etc perte de d'une richesse c'est quand même triste quoi si on vient faire du damage avec une machine on va tasser les sols pour avoir des zones de tourbières qui sont nombreuses sur le plateau qui vont être tassés qui vont avoir leur liaison aquatique rompue entre elles c'est un bouleversement c'est une bombe atomique sur un plateau vous avez grandi et vous vivez toujours à côté de ce plateau de sionisme qu'on vient de voir pour vous c'est une aberration d'imaginer faire du ski de fond à cet endroit moi je pense que l'aménagement du plateau de sonnisme ça fait partie des choses qu'on doit s'interdire en 2023 le plateau le sommet du plateau est à 1700 mètres vous avez vu les images elles sont tournées au mois de janvier il y a eu la neige depuis mais l'idée même qu'on puisse aménager ex nihilo un ce plateau envisager la construction d'une remontée mécanique envisager d'avoir des pistes de ski nordique sur ce plateau c'est une hérésie ce plateau est un plateau calcaire protégé au titre de du classement Natura 2000 il est très intéressant en soi beaucoup d'habitants de la vallée ils vont se balader beaucoup de touristes sont intéressés par cet endroit il faut le protéger à tout prix et c'est très différent ce projet d'aménagement complètement nouveau de mesures qui sont prises par des stations de skiable qui elles vont pouvoir continuer un certain nombre d'investissements pour permettre de prolonger l'activité de de ce qui de ce qui est alpin comme ce que vous avez pu voir à La Clusaz qui sont qui sont de nature différente donc pour ce qui est de répondre à votre question pour ce qui est du plateau de sonnisme non et l'opposition populaire elle est importante parce que en fait c'est pas une hostilité à un projet c'est une hostilité à tout projet là-haut il faut bien que les les acteurs de terrain l'entendent il y a aujourd'hui une mobilisation extrêmement forte pour s'opposer à cela et pourtant le président du département qui lui veut développer le ski de fond en Haute-Savoie assure que l'aménagement d'un domaine nordique n'aurait aucun impact sur le plateau on l'écoute avant de vous faire réagir non il y a aucun terrassement de fait sur aucune sur aucun plateau voilà aujourd'hui vous allez sur le plateau des Glières en dehors des piquets et oui d'une dameuse qui passe il y a absolument rien le plateau de Solaison c'est pareil le plateau des Brasses c'est pareil la Chapelle d'Abondance c'est pareil donc non c'est un fantasme on n'a pas besoin de faire de terrassement pour faire du du ski de fond c'est pas c'est pas un passage obligé pas de terrassement juste quelques piquets pour faire une station de ski de fond sur ce plateau vous y croyez loïcard et on dit après que dans ce projet il y a pas de terrasse bon bref les pistes de ski de fond en Haute-Savoie sont très souvent sur des pistes sur des pistes et des voiries forestières donc avec évidemment une emprise et une terrassement existant qui est prêt qui est préalable à la chute de la neige et qui permet de évidemment de damer donc le plateau de Sony est un plateau naturel sur lequel il y a des nidification de traîtra à lire sur lequel il y a les deux lignes qui ont été des oiseaux protégés sur lequel il y a ces fameuses dolines qui sont des des éléments géologiques extrêmement intéressants mais qui proposent des problèmes puisque ce sont des trous et donc affirmer comme ça qu'il y aura absolument aucun travaux moi je parle pour moi je n'y crois pas alors il y a une chose qu'il faut savoir sur ce plateau c'est qu'en hiver quand il y a beaucoup de neige on ne peut pas y accéder par la route donc vous et le collectif d'opposition une de vos plus grandes craintes c'est la construction d'une remontée mécanique pour amener des skieurs sur ce plateau pourquoi cette crainte une remontée mécanique sur ce plateau une remontée mécanique ça veut dire à Laval un parking pour pour stationner les véhicules des gens qui vont utiliser la remontée mécanique ça veut dire des pylônes qui vont aller du de la gare de départ à la gare d'arrivée ça veut dire deux constructions une à l'arrêt une au départ une à l'arrivée donc c'est une anthropisation une artificialisation d'un site auquel on est attaché sur la défense même de de l'environnement donc ce sont des infrastructures lourdes aujourd'hui dans les stations de sports d'hiver je cite à nouveau la Clusaz on essaye d'avoir des remontées mécaniques modernes qui ont moins d'impact sur l'environnement et on essaye d'enlever ces vieilles remontées mécaniques des années 70 pour mettre des remontées mécaniques beaucoup plus modernes et qui et qui ont moins de conséquences sur sur le milieu construire et encore une fois à partir de rien construire une remontée mécanique là-bas c'est faire un choix qui est un choix d'artificialisation que je que pour ma part je conteste dans cet endroit là il y a plein d'endroits en Haute-Savoie ou c'est remontées mécanique sont tout à fait légitimes et même des projets nouveaux mais là c'est une folie on va en parler justement de La Clusaz parce qu'il y a d'autres projets très compter c'est honte ça va oui notamment cette fameuse retenue colinéaire à La Clusaz qui est le donc le deuxième village on a tourné ce magazine alors une retenue colinéaire c'est une sorte de laque artificiel qu'on va creuser pour stocker de l'eau de l'eau qui va pouvoir servir alimenter un village en eau potable pour la sécurité incendie mais là en l'occurrence à La Clusaz elle va surtout servir si elle voit le jour à faire fonctionner des canons à neige le problème c'est que la mairie a choisi un site qui est situé dans une zone humide près d'une tourbière on a suivi les membres du collectif qui s'est opposé à ce projet regardez derrière ces arbres la mairie de La Clusaz prévoit de creuser une retenue colinéaire de 148 000 mètres cubes soit l'équivalent de 60 piscines olympiques les deux tiers de ces taux doivent alimenter les keno à neige de la station le reste est censé fournir le village en eau potable alors ici on est on va dire presque au milieu de la future retenue colinéaire donc ici ce serait creusé de plus de 12 mètres de profondeur ici puisqu'on est un petit peu en surplomb donc on crée cette immense trou gigantesque donc tout ça n'existe plus toutes ces biodiversité tout ce qui repousse toutes les espèces protégées sont censées avoir déménagé avant les pelleteuses et c'est pour ça qu'on se bat en fait on se dit que ici il y a aucun intérêt à saccager tout ça alors en face la mairie évidemment n'a pas du tout le même discours elle dit c'est une zone qui est sans intérêt qui a été dévastée par la tempête de 1999 et puis on a fait ce qu'il faut pour préserver toutes les espèces protégées et on a besoin d'une nouvelle retenue colinéaire pour installer plus de canon à neige et sauver la station alors qui a raison à vos yeux Loïc Hervé ceux qui ne veulent plus aménager la montagne ou ceux qui veulent à tout prix sauver l'économie du village mais sur ce projet là et et de manière générale sur la création de retenue Apollinaire en tête de bassin hydraulique c'est une nécessité nous avons besoin en France de retenir bien davantage d'eau en amont de nos rivières pour précisément s'adapter aux changements climatiques c'est vrai pour le potable en première raison et notamment Haute-Savoie on va avoir besoin de ce type de réserve pour l'eau potable c'est vrai pour l'alimentation en eau des troupeaux on a en Haute-Savoie une activité pastorale qui est liée aux alpages et on a eu des alpages cette année on a dû monter de l'eau pendant l'été donc il s'agit de retenir de l'eau pour pour donner à boire au bovin troisième chose et en tant que président des communes forestière de mon département et je pense notamment à la Clusaz on a besoin d'eau pour la lutte contre l'incendie parce que nous avons de plus en plus de des incendies l'été dans des massifs où il y a énormément de conifères qui sont calcaires donc il y a pas de rétention d'eau possible puisque l'eau s'en va dans dans dans la roche donc évidemment il y a la question je vais pas l'élude il y a la question de de l'alimentation c'est deux tiers de qui doivent servir uniquement c'est vrai et et c'est et vous savez aujourd'hui parce que il y a il y a quand même beaucoup de mythes et quand on entend ce qui se raconte sur la neige artificiel la neige artificielle c'est de l'eau et l'énergie rien d'autre de l'eau de l'énergie il faut qu'il y ait du froid pour en produire et aujourd'hui il y a des stations en Haute-Savoie qui sont très bien équipées et et c'est quelque chose qui fonctionne ce n'est que prélever de l'eau à un instant T pour la restituer au milieu naturel elle est pas elle parle elle disparaît pas donc il y a les sujets La Clusaz moi je suis je ne suis pas en soutien à ce collectif de du plateau de Beauregard j'échange avec les élus de la commune de La Clusaz et avec un certain nombre de gens qui sont plutôt proches de ce collectif on n'est pas du tout dans le dans le même timing que le projet précédent puisque là on est sur un coup qui est parti il y a même eu des saisines du tribunal administratif sur ce sur ce sujet donc on est sur un projet qui est quasiment à la réalisation absolument parce que les travaux sont suspendus mais il y a un recours qui est d'ailleurs soutenu par le Ministère de la transition écologique et qui est portée par la mairie évidemment pour que ces travaux reprennent alors les années à venir et qu'est-ce qu'on fait dans 10 ans l'eau va la neige va reculer est-ce qu'on continue éternellement à creuser de nouvelles retenues colinéaires pour faire fonctionner les stations est-ce qu'il faudrait pas tourner la page dès maintenant et ben on risque de vous choquer oui je vous dis qu'il faudra continuer de stocker de l'eau en montagne dans les années qui viennent les pays du nord de l'Europe le font bien davantage que nous nous devons pour tous les les finalités que j'ai toutes les finalités que j'ai évoquais à voir cette prudence là pour ce qui est pour ce qui est pour ce qui est de la transition des stations de ski il on a besoin de l'économie du ski alpin pour financer la transition l'idée qu'on appuie sur un bouton et qu'on arrête tout et qu'on va transformer échanger le modèle ça n'est pas possible donc il faut qu'on ait qu'on profite des années qui viennent là où c'est là où c'est possible là où il y a une viabilité économique de permettre par l'activité du ski alpin de financer un certain nombre d'autres activités ce qui est incroyable c'est que une commune comme La Clusaz mais c'est valable aussi pour pour ces voisins ils sont déjà là-dedans en fait les élus de La Clusaz ils ont déjà ils ont déjà imaginé leur station en 2030 en 2040 parce qu'ils savent très bien que il faut faire évoluer leur modèle mais le modèle d'arrêt du ski comme vous le dites de manière un peu schématique ou caricatural c'est arrêt là demain matin qui est voulu par assemble de milieux d'ailleurs écolo écologiste c'est une vision complètement idéaliste ou tronquer de la réalité c'est très mal connaître la structure même de l'économie de la montagne est-ce que vous êtes inquiet pour l'avenir de station de ski en Haute-Savoie parce que à la différence de nos voisins de la Savoie nos stations de sports d'hiver sont plus basses et pour avoir fait du ski c'est en famille dans différentes stations de ski cet hiver on voit on voit on voit que les conditions de ski au mois de au mois de février ressemblent souvent aux cousin du ski du mois d'avril que les chutes de neige sont moins importantes donc il y a urgence à changer de modèle mais ça veut dire fermeture il y a des stations qui ont fait des stations qui ont déjà fermé depuis une vingtaine d'années les stations les plus bas sont déjà enfermées et on voit d'ailleurs dans les endroits où elles étaient installés qu'il n'y a plus du tout de neige donc ou plus où on n'aurait pas pu les maintenir donc oui il y a des changements qui qui sont qui sont qui sont qui sont face à face à nous mais il faut de manière volontaire par par l'action des élus locaux par l'action aussi des grandes collectivités qui les aident à pouvoir favoriser cette transition mais elle passe évidemment par le maintien et du ski du ski alpin autant que ce soit possible merci Samia merci beaucoup la fonte de l'or blanc c'est votre reportage et c'est avoir à 17h sur notre antenne avec vrai pourtant le carré très beau reportage on vous recommande