Tout ce qu'ils ont, ils l'ont volé ! Edito du 3 novembre 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Nathalie ArthaudChiffre
« En taxant 2 % de leur patrimoine, cela n'aurait même pas dégonflé leurs fortunes qui augmentent en moyenne de 5 à 6 % par an. »
- Nathalie ArthaudChiffre
« Bernard Arnault, qui, en 2024, a reçu 3 milliards d'euros de dividendes du groupe LVMH, qu'il a immédiatement transférés dans sa holding financière pour qu'ils ne soient pas taxés, est intervenu en personne. »
- Nathalie ArthaudFait
« Les prétendus “biens professionnels” de ces 1800 ultra fortunés sont en fait des actions qu'ils détiennent dans des groupes industriels et commerciaux. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La taxe Zucman a été définitivement écartée par un vote à l'Assemblée nationale. Cette taxe n'avait pas de quoi casser trois pattes à un canard, ni à un capitaliste, parce que cela n'enlevait rien au droit de ces capitalistes à exploiter des millions de travailleurs partout dans le monde. et parce qu'en taxant 2 % de leur patrimoine, cela n'aurait même pas dégonflé leurs fortunes qui augmentent en moyenne de 5 à 6 % par an.
Elle donnait juste l'illusion d'un peu plus de justice sociale et c'est pour cela que le Parti socialiste l'a défendue avant de l'abandonner pour d'autres marchandages avec Lecornu. Mais cette taxation a fait bondir le ban et l'arrière ban de la bourgeoisie. “Confiscation”, “expropriation”, “furie fiscale”, ont hurlé certains, comme s'ils allaient être mis à la porte et se retrouver aux restaurants du cœur.
Bernard Arnault, qui, en 2024, a reçu 3 milliards d'euros de dividendes du groupe LVMH, qu'il a immédiatement transférés dans sa holding financière pour qu'ils ne soient pas taxés, est intervenu en personne, expliquant en gros que cette taxe allait mettre toute l'économie française par terre. Le gouvernement et les politiciens de droite, du centre, mais aussi Le Pen et Bardella, se sont tous portés au secours du pauvre et de l'orphelin. Ils ont tous dénoncé cette taxe parce qu'elle allait frapper les “biens professionnels” comme s'ils défendaient le four du boulanger, l'atelier de l'artisan ou la voiture du chauffeur VTC.
Dans un langage des plus imagés, Lecornu a dit que ce serait tuer la vache et donc “abandonner toute forme de perspective d'avoir du lait un jour”. Mais les plus riches du pays, ceux là même qui sont visés par cette taxe, les Arnault, les Pinault, les Hermès, Wertheimer qui possède Chanel, les Bettencourt Meyers de L'Oréal, n'ont pas investi dans un troupeau de vaches, ni même dans ce qui est le plus utile à la population. Ils ont placé leur argent dans l'art, dans le luxe, dans la cosmétique.
Et si nous avons du lait, eh bien nous le devons au travail des petits agriculteurs et des ouvriers agricoles qui n'ont pas peur de retrousser leurs manches et de mettre les pieds dans le fumier. Les prétendus “biens professionnels” de ces 1800 ultra fortunés sont en fait des actions qu'ils détiennent dans des groupes industriels et commerciaux. Et bien souvent, ils n'ont jamais mis les pieds dans les usines ou dans les entrepôts de ces groupes.
Et c'est leur faire trop d'honneur que les qualifier d'investisseurs. Ce sont des rentiers qui ont toujours placé leurs capitaux là où ils espèraient toucher le gros lot. Et ces dernières décennies, ils n'ont daigné investir que là où l'Etat les aidait et leur garantissait le jackpot.
Dernièrement, ils ont laissé l'entreprise Carmat qui produisait des coeurs artificiels faire faillite faute de 350 millions d'euros. Ils n'ont pas été intéressés par cette entreprise qui sauvait des vies. Ils n'ont d'yeux que pour les cours boursiers dans le secteur de l'intelligence artificielle ou encore le secteur militaire.
Alors ne laissons pas dire que la société repose sur eux, que la prospérité du pays dépend de leur prospérité et que nous ne vivons que par eux. C'est l'inverse. Ces ultrariches sont des parasites et des assistés de première classe, inutiles quand ils ne sont pas nuisibles.
Ces millions de capitaux pour lesquels il faudrait les vénérer, tels les nouveaux dieux intouchables, devraient être depuis longtemps déjà propriété collective de tous les travailleurs, car ils ont été sués par des générations d'ouvriers, d'employés, de techniciens et d'ingénieurs. Alors, quand nous serons en capacité de les faire reculer par nos luttes et qu'ils feront leur chantage habituel en menaçant de quitter le pays, il faudra pousser le bras de fer encore plus loin et leur dire : “Eh bien, partez ! Nous gardons les usines, les entreprises, les banques et les capitaux que nous avons produits.
Partez et nous nous investirons dans ce qui est utile et nous ferons fonctionner la société à notre façon”.