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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 5 mars 2025 44 minAutoproduit

đŸ—Łïž ConfĂ©rence de presse | Notre France : Parlons-en !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

les Françaises et les Français de ne pas nous dĂ©tourner de ce qu'ils nous disent y compris quand leurs mots sont durs et parfois ils le sont y compris aussi quand leurs mots couvent des reproches et c'est notre devoir aussi de les affronter parce que nous savons aujourd'hui la dĂ©fiance qui existe entre une grande partie des Françaises et des Français et ce qui peut ĂȘtre perçu comme la classe politique et bien nous n'en sommes pas exclus de cette question lĂ  et donc nous avons aussi le devoir de crĂ©er de trouver de de nouvelles solutions d'essayer finalement de nous-mĂȘm ĂȘtre une solution lĂ  oĂč peut-ĂȘtre parfois certaines et certains nous regardent et n'ont pas envie encore de nous faire confiance ce rĂŽle lĂ  du Parti socialiste Ă  savoir d'ĂȘtre centraux dans le renouveau dĂ©mocratique du pays mais aussi dans le renouveau de la gauche on l'assume pleinement Ă  travers cette initiative notre France parlons-en c'est une initiative qui on va dire est euh principalement structurĂ© autour de deux axes majeurs Ă  la fois une enquĂȘte dont FrĂ©dĂ©ric g va pouvoir vous parler mais aussi un tour de France avec des rĂ©unions publiques oĂč ce sont des Françaises et des Français qui viennent nous parler pas des militantes et des militants de nos partis mĂȘme si nous les aimons beaucoup et qu'ils font partie souvent de ces rassemblements mais ce ne sont pas des rĂ©unions publiques qui sont tournĂ©es autour finalement d'un discours politique militant d'un Ă©lu ou du premier secrĂ©taire mĂȘme si moi j'adore Ă©couter les discours du Premier secrĂ©taire en tout cas c'est pas tout Ă  fait l'objectif de ces moments-lĂ  c'est plutĂŽt d'Ă©couter d'Ă©couter parce que nous le savons l'objectif pour les socialistes c'est d'ĂȘtre prĂȘt pour les prochaines Ă©tapes d'ĂȘtre prĂȘt si demain nous sommes confrontĂ©s Ă  une dissolution si demain nous devons nous lancer dans l'aventure de la campagne des Ă©lections prĂ©sidentielles mais c'est d'ĂȘtre prĂȘt non pas uniquement par habitude par mĂ©canique par devoir militant parce que oui nous sommes un parti plus que centenaire et donc nous sommes habituĂ©s Ă  ĂȘtre candidat aux Ă©lections mais c'est d'y aller en Ă©tant prĂȘt avec un projet politique qui soit nourri qui soit finalement riche de toutes les discussions que nous avons eu avec les Françaises et les Français y compris les plus difficiles et parfois certaines leçons et moi j'ai envie de vous donner peut-ĂȘtre mon regard d'Ă©lu de militante qui me rend Ă  ces rĂ©unions publiques Ă  la fois comme membre de la direction du Parti socialiste mais aussi comme jeune militante qui parfois c'est vrai comprend les reproches qui peuvent ĂȘtre fait Ă  ma famille politique et ben je trouve que ces rĂ©unions elles sont importantes elles sont parfois trĂšs rafraĂźchissantes aussi pour notre projet et elle nous force peut-ĂȘtre Ă  sortir de ces moments oĂč on pourrait ĂȘtre tentĂ© de se regarder le nombril pour regarder Ă  l'horizon parce que c'est c'est bien l'objectif pour nous c'est changer la vie des Françaises et des Français et il n'y a pas le meilleur moyen pour nous finalement d'y arriver de construire ce projet politique qu'en les Ă©coutant et c'est tout l'objectif de ce projet de le faire sans dĂ©tourner les yeux et Ă©videmment en les Ă©coutant pleinement pour ensuite Ă©crire un projet qui se base lĂ -dessus FrĂ©dĂ©ric je te donne peut-ĂȘtre la parole pour que tu puisses nous parler de la mĂ©thode qui a Ă©tĂ© choisie et qui est assez singuliĂšre pour pour notre France parlons-en je je vais pas forcĂ©ment rentrer dans tous les dĂ©tails si vous avez des des questions ou des prĂ©cisions Ă  on le fera mais de maniĂšre trĂšs pratique nous on part du on travaille donc on est une agence qui travaillons pour des collectivitĂ©s locales pour des entreprises pour des institutions gouvernementales ONG en gros on rĂ©pond Ă  la demande de partenair ou de clients qui font un peu comme ce que vient de le dire Emara fovit le constat qui a une coupure trĂšs profonde entre la façon dont les problĂšmes sont formulĂ©s par le terrain et la façon dont ils sont compris ou conçus par les dirigeants au sens trĂšs large on part du principe que en rĂ©alitĂ© quand on regarde la façon dont le le pays fonctionne dans toute sa dans toutes ses dimensions sociales territoriales Ă©conomique on manque pas de solution on a plein d'ingĂ©nieurs on a plein de techniciens qui vont bien mais souvent les les questions les rĂ©ponses se dĂ©ploient sans avoir pris le temps de clarifier les questions auquel il faut rĂ©pondre et alors on peut avoir les meilleures rĂ©ponses du monde si on n pas les bonnes questions ça sert pas Ă  grand-chose et la demande qui nous est faite et la demande que le Parti socialiste nous a faite c'est d'essayer de les aider Ă  mieux comprendre mieux clarifier les questions que le pays adresse Ă  sa classe politique et d'ailleurs quand on va sur le terrain on est transparent on dit aux gens plutĂŽt aprĂšs qui nous ait parlĂ© que c'est pour Parti socialiste mais euh on va pas les recruter pour qu'ils viennent participer Ă  quelque chose du Parti socialiste d'ailleurs ils nous disent en fait il y a mĂȘme des personnes qui viennent dans certaines des rĂ©unions qui demandent Ă  Olivier fort ou qui demande aux reprĂ©sentants qui sont lĂ  qui ils sont parce qu'en fait ils sont venus par les politiques ils ont entendu Ă  un moment donnĂ© que c'Ă©tait pour le Parti socialiste mais les Françaises et les Français veulent parler politique et nous donc euh euh en l'occurrence on TR on a travaillĂ© en deux temps on travaille d'abord par un gros travail d'analyse qualitative on fait une enquĂȘte qualitative audioovisuelle enquĂȘte menĂ©e sur la base d'entretien semi-directif ouvert auprĂšs d'un panel large donc lĂ  en l'occurrence on est allĂ© interviewer 113 habitantes et habitants de euh 8 endroits dans le pays les sept endroits oĂč ont lieu les premiĂšres rĂ©unions Rennes douĂ© famc Florange Argenteuil et le nord-ouest de la rĂ©gion parisienne Carcasson GuĂ©rĂ© la scĂš surmer et j'ai l'impression qu'il m'en manque mais peut-ĂȘtre que c'est j'ai pas comptĂ© correctement sur mes doigts et le dernier endroit on est allĂ© en Guyane pour entendre aussi le point de vue des outresmĂšes sur la France le monde et comment chacun se vit et se voit dans C dans cette histoire lĂ  ça ça a permis constitu un premier corpus qui a eu deux finalitĂ©s la premiĂšre un gros contre-rendu d'enquĂȘte de plus d'une heure et demi qui a Ă©tĂ© partagĂ© en interne et un deuxiĂšme temps qui est un film plus court d'une vingtaine de minutes qui a dont les contenus ont Ă©tĂ© strictement validĂ©s par l'intĂ©gralitĂ© des personnes qu'on avait contactĂ© on a recréé on sait qu'il a un un climat de dĂ©fense un un climat de dĂ©fiance vis-Ă -vis des mĂ©dias vis-Ă -vis de l'audiovisuel vis-Ă -vis de donc quand on arrive avec nos camĂ©ras pour interviewer les gens dĂ©jĂ  il faut crĂ©er cet espace de confiance en le disant qu'on va pas abuser de leur paroles qu'on va pas les prendre Ă  revers sur les rĂ©seaux sociaux que c que ça et on prend l'engagement de les rappeler et de vĂ©rifier avec eux que ce que nous avons conservĂ© de leurs propos correspond bien Ă  ce qu'ils ont envie de dire Urby et TBI le deuxiĂšme point c'est pour chacune des rĂ©unions on fait un travail trĂšs en profondeur en amont de la RĂ©union avec des Ă©quipes de trois personnes qui s'installe pendant 4 semaines avant dans le territoire pour reconstruire toute la diversitĂ© de la population locale et s'assurer qu'on aura une salle reprĂ©sentative de la diversitĂ© des points de vue demain soir on est Ă  la scĂšne sur mer on est en train de faire le bilan de comme on le fait un peu au quotidien sur qui sont les les gens qui viennent qui sont les gens qui viennent pas qui sont ceux qui ont confirmĂ© qui sont ceux qui ont pas confirmĂ© euh est-ce qu'on a quand on fait le tour de tous ceux qui nous ont dit qu'ils allaient venir tous les bouts du territoire Toulon la scinene des quartiers populaires les zones plus rurales un peu plus dans l'arriĂšre pays du Var est-ce qu'on a toutes les catĂ©gories sociales est-ce qu'on a un peu tous les point de vue est-ce qu'on a des hĂ©mouristes des abstentionnistes des de gauche de plus ou moins radicaux enfin voilĂ  est-ce qu'on a toute la diversitĂ© des points de vue pour faire ça euh on rencontre avant chaque rĂ©union en contact individuel qualifiĂ© entre 1000 et 1500 personnes sur ces 1000 Ă  1500 personnes il y en a en gros en gĂ©nĂ©ral entre 200 et 300 qui nous disent qu'il vont venir et au final il y en a entre 100 et 200 qui viennent parce que vous avez commencĂ© enfin il y il y a toujours des des et on essaie comme ça de de lutter contre les les diffĂ©rents biais qu'il y a dans tout ce qu'on appelle la participation citoyenne on sait que c'est jamais les enfin c'est toujours les mĂȘmes qui viennent c'est toujours les mĂȘmes qui prennent la parole pour dire toujours la mĂȘme chose et donc on essaie de convaincre ceux qu'on voit jamais devenir quand ils sont dans la salle on essaie de les convaincre qu'ils ont des choses intĂ©ressant Ă  dire mĂȘme si eux mĂȘme parfois sont pas convaincus pour qu'ils le disent et on essaie de crĂ©er les conditions d'Ă©coute pour que quand ils ont parlĂ© les dirigeants politiques mais aussi les autres personnes dans la salle qui ne pensent pas comme eux euh les entendent ce qui fait que par exemple Ă  DouĂ© ça nous a tous marquĂ© il y a quelqu'un qui prend la parole euh au bout de une demi-heure de discussion et qui dit j'avais pas prĂ©vu de parler mais lĂ  bon finalement je vais parler mais avant ça avant de vous dire ce que j'ai Ă  vous dire je voulais juste vous remercier parce que euh je crois qu'il dit Ă  un moment je je suis pas trĂšs trs socialiste moi mais donc je suis venu parce que ça m'intĂ©resse de parler de la France et ce que j'observe lĂ  me rassure Ă©normĂ©ment parce que je savais pas et je pensais pas que c'Ă©tait encore possible dans notre pays que des gens qui ont des avis trĂšs diffĂ©rents les uns des autres et manifestement ce soir on a des gens on a des avis trĂšs diffĂ©rents les uns des autres et le dĂ©bat av Ă©tĂ© un peu tendu sur la premiĂšre partie de la RĂ©union et dit qu'on fait ça sans s'arracher les yeux ça me fait du bien et ça me rĂ©conforte de voir que notre dĂ©mocratie elle fonctionne encore Ă  peu prĂšs quand on se donne les moyens de la faire fonctionner donc voilĂ  nous et nous notre boulot d'une certaine maniĂšre il s'arrĂȘte lĂ  Ă©videmment on rĂ©flĂ©chit Ă  ce qu'on fait mais le boulot d'analyse les enseignements politiques sur le projet et cetera c'est la responsabilitĂ© du Parti socialiste de le faire et c'est pas juste une question de posture je pense que c'est aussi une question de de pour nous en tout cas c'est une question de partage des des rĂŽles qui est clair et qui est sain c'est-Ă -dire que l'analyse de ce qui se dit fait partie aussi du processus d'implication qui crĂ©dibilise la dĂ©marche pour les gens qui participent et c'est important pour les gens qui sont dans la salle de voir que les dirigeants politiques qui sont prĂ©sents prennent des notes s'intĂ©ressent rĂ©agissent et rebondissent Ă  la fin pas avec un discours qui aurait Ă©tĂ© Ă©crit Ă  l'avance mais qui se nourrit et qui change de rĂ©union en rĂ©union voilĂ  je vais m'arrĂȘter lĂ  si vous avez peut-ĂȘtre des des questions que ce soit en ligne ou ou dans la salle je remercie celles et ceux qui nous suivent en ligne on donne le micro il y a une sorte de rĂ©union conclusive c'est ça d'aprĂšs ce que j'ai compris et il va s'agir de faire quoi dans cette rĂ©union conclusive alors c'est intĂ©ressant parce que on pose cette question de la restitution d' en fait comment est-ce qu'on va faire ce travail de restion de rassemblement d'observation finalement de tout ce qu'on a entendu Ă  la fois pour ĂȘtre persuadĂ© que jusqu'au bout on arrive un peu Ă  casser les fameux biais dont FrĂ©dĂ©ric parlait Ă  l'instant parce que quand mĂȘme un phĂ©nomĂšne assez intĂ©ressant dont il faut peut-ĂȘtre qu'on parle c'est que cette barriĂšre de la langue qui parfois nous sĂ©pare on va dire de certaines françaises et de certains Français nous essayons de la rompre mais toujours parfois des billets euh nous empĂȘche et et c'est vrai que quand on discute quand on dĂ©briefe d'une rĂ©union entre camarades ou mĂȘme avec FrĂ©dĂ©ric ou avec d'autres on ne retient pas tous peut-ĂȘtre les mĂȘmes Ă©lĂ©ments de ces rĂ©unions quel propos nous a le plus interpeller comment finalement retenir quelque chose qui pour nous nous semblait trĂšs intĂ©ressant et donc pour ce travail de restitution dĂ©jĂ  dire que tous les propos qui sont tenus dans nos rĂ©unions public sont enregistrĂ©s font l'objet ensuite d'un verbtime qui sera Ă©tudiĂ© et qui est Ă©tudiĂ© en ce moment que nous sommes associĂ©s aussi Ă  un un certain groupe d'experts de chercheurs je pense notamment Ă  la Fondation Jean joress ou Ă  d'autres qui finalement ont Ă©tĂ© impliquĂ©s dans la construction de certaines rĂ©unions qui Ă©taient prĂ©sents dans dans certaines d'entre elles et on va travailler Ă  la fois Ă©videmment euh avec ce travail de restitution mais aussi avec l'envie politique de construire ce projet sur la base de ce qui aura Ă©tĂ© dit dĂ©jĂ  pendant les rĂ©unions et pendant le travail de l'enquĂȘte le 22 mars nous nous donnons rendez-vous Ă  toutes celles et tous ceux qui auront participĂ© aux rĂ©union mais aussi plus largement Ă  tous les habitants et toutes les habitantes de la rĂ©gion Occitanie pour se joindre Ă  nous pour cette grande restitution qui aura lieu Ă  Toulouse ce moment pour nous c'est Ă  la fois Ă©videmment un point d'Ă©tape puisqu'on va faire parler on espĂšre un certain nombre de personnes qui Ă©taient prĂ©sentes et prĂ©sent avec nous lors de ces rĂ©unions qui vont pouvoir nous donner leur ressenti franc euh pas de militant mais de citoyens sur ce dispositif qu'on a qu'on a lancĂ© avec eux mais on va aussi Ă©videmment avoir sans doute pour la premiĂšre fois de maniĂšre aussi longue parce que dans les rĂ©unions publiques que nous faisons pour l'instant la parole finalement des Ă©lus est trĂšs rĂ©duite puisque nous sommes avant tout dans l'Ă©coute Ă  Toulouse nous aurons le regard du Parti socialiste en l'occurrence le regard de notre premier secrĂ©taire sur ce qu'il a entendu parce qu'Olivier fort il aura fait toutes les rĂ©unions publiques il aura Ă©tĂ© prĂ©sent sur toutes les Ă©tapes du Tour de France et vous imaginez bien en plus je me permets de le dire quand mĂȘme que dans la sĂ©quence politique que nous traversons et que nous avons traverser quand il s'agissait de dĂ©cider si finalement on passait une iĂšme rĂ©union Ă  Matignon ou si on allait Ă  Douet pour aller discuter avec des habitantes et des habitants avec des citoyennes et des citoyens qui nous attendaient depuis parfois de longues semaines et bien la dĂ©cision a Ă©tĂ© prise assez rapidement parce que je crois que nous avons nous toutes et tous conscience et c'est le cas en tout cas de notre premier secrĂ©taire que nous Ă©tions utiles euh non pas uniquement dans des rĂ©unions confidentielles mais bien dans des rĂ©union publique et lĂ  qui trouvent tout leur tout leur sens et tout leur juste nom avec des habitantes et des habitants donc le 22 mars nous aurons finalement le regard du Parti socialiste sur ce Tour de France ce que nous aurons retenu ce qu'Olivier fort aura retenu et comment est-ce que tout ce travail lĂ  n'est en fait qu'une Ă©tape pas un point d'arrivĂ©e mais bien une Ă©tape sur ce qui de constituer pour les socialistes le travail autour du projet parce que ce travail autour du projet il va commencer en fait trĂšs rapidement il est il va dans la juste suite finalement de notre France parlons-en et nous nous avons l'objectif notamment Ă  Blois lors de notre rendez-vous annuel des socialistes notre notre campus notre universitĂ© d'Ă©tĂ© de pouvoir Ă  ce moment-lĂ  avoir une premiĂšre Ă©tape de rendu du projet des socialiste parce que comme je vous le disais dans mon introduction notre obsession c'est d'ĂȘtre prĂȘt pour agir pour les Françaises et les Français et donc nous sommes prĂȘts et nous serons prĂȘts Ă  toutes les Ă©ventualitĂ©s mais nous n'avions pas envie de nous prĂ©parer uniquement en faisant comme nous faisons peut-ĂȘtre trop souvent Ă  savoir juste Ă©crire entre nous discuter entre nous nous pensons et nous sommes assez persuadĂ©s que la pĂ©riode politique que nous traversons elle exige de nous des actes politiques diffĂ©rents non pas meilleur que d'autres ou moins bon que d'autres mais diffĂ©rent parce que nous sommes conscients que se joue en ce moment la survie Ă  la fois de notre dĂ©mocratie la survie aussi de notre RĂ©publique et Ă©videmment comme tous les tous les Français comme toutes les Françaises nous sommes aussi bousculĂ©s par les dĂ©sordres on va dire du monde et donc dans ce moment-lĂ  agir en se rĂ©ancrant profondĂ©ment euh au sein de la population plutĂŽt que la fantasmĂ© comme peut-ĂȘtre certains le le prĂ©fĂšrent ou le font avec facilitĂ© nous a semblĂ© ĂȘtre la meilleure marche Ă  suivre et donc finalement notre France parlons-en c'est la premiĂšre Ă©tape et donc la deuxĂšme et le 22 mars Ă  Toulouse d'un long processus puisque c'est un long travail de construction du projet qui nous amĂšnera pour une autre Ă©tape Ă  Blois pour un moment de restitution encore avec nos militantes et nos mil oui bonjour Je voulais savoir concrĂštement combien de personnes environ vous aviez par rĂ©union et par ailleurs quelle Ă©tait la proportion de militants encartĂ©s du Parti socialiste simple sympathisant et curieux voilĂ  pour se rendre compte un peu si vraiment il y a des gens en France qui se disent ok le Parti socialiste organise un Ă©vĂ©nement et enfin combien sont-ils quelle proportion quoi honnĂȘtement qui se disent non mais c'est PL qu'on a de moins en moins de militant j'ai l'impression parfois en France et du coup se rendre un peu compte de commentors faud les chiffres prĂ©cisĂ©ment mais en fait c'est aussi c'est vraiment ça je pense la vraie particularitĂ© et pour nous trĂšs sincĂšrement le le ce qui rend cette ce projet comment dire tout Ă  fait diffĂ©rent de ce que nous faisons habituellement parce que vous vous comme moi vous connaissez Olivier fort et vous l'observez S les rĂ©unions publiques c'est son quotidien il en fait partout donc finalement qu'est-ce qui diffĂ©rencie une rĂ©union publique en circonscription ou avec un camarade dĂ©putĂ©s qu'on accueil ou avec un collectif militant qui veut nous venir nous faire parler d'un sujet politique de ces rĂ©unions que que nous faisons avec notre France parlons-en et bien ces rĂ©unions politiques c'est alors FrĂ©dĂ©ric l'a dit entre 150 300 personnes selon les lieux selon ensuite les les les les rĂ©unions parce que effectivement selon les territoires on n pas forcĂ©ment toujours la mĂȘme proportion mais en rĂ©alitĂ© assez peu de militants dans ces salles on en a quelques-uns parfois qui viennent mais souvent avec plusieurs rĂšgles dĂ©jĂ  nous nous leur disons vous ĂȘtes comme nous dans ces moments-l vous ĂȘtes lĂ  pour Ă©couter et le moment n'est pas celui de on n'est pas en rĂ©union de section l'idĂ©e c'est justement de de d'Ă©couter les Françaises et les Français de voir Ă  quel point est-ce qu'on est Ă  cĂŽtĂ© de la plaque ou pas et moi c'est quelque chose qui me rassure un peu pour ĂȘtre honnĂȘte c'est que moi je trouve qu'on est pas si Ă  cĂŽtĂ© de la plaque que ça il y a beaucoup de de choses oĂč on est finalement ement assez assez en phase avec ce qu'on entend mais je crois que lĂ  oĂč on a un travail Ă©norme Ă  faire et c'est ce que nous permet de faire ces rĂ©unions avec notre France parlons-en c'est toutous ce travail autour Ă  la fois de la formulation d'un projet d'ensemble d'un projet de sociĂ©tĂ© qui soit clair qui soit fĂ©dĂ©rateur qui soit positif qui donne envie nous on n pas envie d'ĂȘtre une gauche qui dĂ©sespĂšre mais une gauche qui donne de l'espoir et et je pense que c'est ce qu'on entend beaucoup dans dans ces RĂ©union c'est des citoyennes et des citoyens qui qui ne dĂ©sespĂšrent pas et donc nous nous n'avons pas envie de dĂ©sespĂ©rer pour eux finalement c'est bien l'inverse on a envie d'accompagner leur espoir et de faire en sorte que ce soit quelque chose de comment dire de plus enrichissant possible pour le collectif dĂ©mocratique en France et ensuite comment est-ce qu'on arrive peut-ĂȘtre Ă  parler diffĂ©remment Ă  sortir de nos codes qui ont aussi participĂ© Ă  crĂ©er de la dĂ©fiance envers la dĂ©mocratie et son mode d'organisation en France et peut-ĂȘtre sur les rĂ©unions plus prĂ©cisĂ©ment frĂ©ric oui sur les en fait sur les rĂ©unions plus prĂ©cisĂ©ment on sait que si il y a un appel au peuple de gauche socialiste trĂšs large avec un Ă©norme travail de mobilisation sans doute ENF je connais pas l'Ă©tat des forces internes du parti socialiste mais ça doit ĂȘtre faisable de mettre Ă  peu prĂšs un millier de militants Ă  peu prĂšs partout et en fait si on met 150 citoyens avec un millier de militants les 150 citoyens vont se taire ils vont ĂȘtre donc donc l'objectif il est de faire en sorte que les citoyens soient majoritaires ou au moins trĂšs trĂšs largement reprĂ©sentĂ© dans la salle on gr qu'on passe viment en dessous de 40 45 % de citoyens dans la salle et on s'interdit pas au contraire on l'a fait sur plusieurs des Ă©tapes d'aller Ă  60 70 80 % de citoyens dans la salle donc ça et ça c'est forcĂ©ment des chiffres indicatifs puisque on ne sait pas jusqu'au dernier moment qui va venir qui va pas venir on n'est pas dans un truc trĂšs formatĂ© lĂ©chĂ© et carrĂ© avec un format oĂč il y a 100 citoyens qui viennent qui ont Ă©tĂ© recrutĂ©s individuellement enfin vous voyez Ă  peu prĂšs ce Ă  quoi je fait rĂ©fĂ©rence et qui sont formĂ©s Ă  l'avance pour ĂȘtre capable de parler Ă  un dirigeant politique c'est pas du tout du tout l'esprit on prend les gens oĂč ils sont et on essaie de les convaincre de venir comme ils sont en leur disant mais en fait euh il y a des gens dans ce pays qui sont intĂ©ressĂ©s par ce que vous pensez tel que vous ĂȘtes et tel que vous le penser et pas qui sont intĂ©ressĂ©s Ă  discuter avec vous Ă  condition que vous rentriez dans leur case dans leur cadre dans leur donc ça crĂ©e forcĂ©ment une incertitude au moment de l'org mais voilĂ  on a entre 100 et 200 citoyens dans chacune des rĂ©unions et il y a la la jauge moyenne des rĂ©unions c'est c'est 300 250 Ă  300 personnes voilĂ  aprĂšs sur sur les les effectivement comme le disait Emma Ă  l'instant il y a il y a des choses bah qui sont totalement disruptives par rapport Ă  ce qu'on peut entendre dans des rĂ©unions classiques de parti de gauche parce que bah les gens ils viennent comme ils sont quoi donc il y a toutes les opinions de la sociĂ©tĂ© française qui sont prĂ©sentes dans la salle et ce qui est intĂ©ressant moi je trouve lĂ  pour le coup je prends plus ma casquette de citoyen enfin ma casquette j'enlĂšve toutes mes casquettes de de de chercheur d'agence ou quoi que ce soit en tant que citoyen moi ça me rassure ce qui me rassure profondĂ©ment dans ce que je vois c'est que ouais les les les les Françaises et les Français ils ont envie de faire de la politique quoi et c'est revenu quelque chose c'est quelque chose qui est revenu Ă  plusieurs reprises des gens qui disent mais faut pas vous Ă©tonner en interpellant le Parti socialiste en l'occurrence mais moi je le vois dans d'autres espaces dans lesquels je travaille dans les entreprises ou dans les territoires de droite ou de gauche dans lesquels on intervient pour les Ă©lus locaux des gens qui disent mais faut pas vous Ă©tonner que on vienne plus vous vous intĂ©ressez pas Ă  nous si la politique veut que les gens s'intĂ©ressent plus Ă  la politique bah il faut que la politique s'intĂ©resse plus aux gens je pense que ce ce yatus lĂ  c'est un des des problĂšmes les plus profonds de notre dĂ©mocratie et quand des acteurs institutionnels quels qu'ils soit en l'occurrence le Parti socialiste veulent contribuer Ă  le rĂ©soudre un peu peu euh bah ce qu'on observe nous c'est que les citoyens ils rĂ©pondent prĂ©sent et quand je pas c'est simple hein je vous disais enfin euh pour faire venir entre 150 et 200 personnes on a deux personnes qui travaillent Ă  temps plein 24h sur 24 7 jours sur 7 ou quasiment mais enfin quand je dis 7 jours sur 7 c'est qu'en fait si vous voulez faire venir des actifs ben pendant la journĂ©e il travail le soir il s'occupe des enfants donc en fait vous allez chercher le weekend au bord des terrains de foot au bord des terrains de rugby Ă  la sortie du conservatoire Ă  Ă  la compĂ©tition de gymnastique vous allez chercher oĂč ils sont quoi et donc ça ça c'est un boulot Ă©norme parce que quand vous allez au bord d'un terrain de foot et que de semaines aprĂšs il faut que la personne elle soit dans la salle en train de parler avec Olivier fort c'est pas spontanĂ© quoi ça se fait pas tout seul mais en fait ils viennent ils viennent parce que entre guillemets la proposition de discussion est gĂ©nĂ©reuse et ouverte et les Françaises et les Français ont envie de ça quoi ils en peuvent plus de des espaces cloisonnĂ©s bonjour J'ai j'ai deux questions il y a deux choses que je comprends pas j'aimerais savoir combien combien de parmi les h rĂ©unions que vous avez Ă©voquĂ© combien avez-vous dĂ©jĂ  fait lesquel et combien est-ce qu'il vous reste Ă  fait dans quel dĂ©lai et la deuxiĂšme chose le le pourquoi cette dĂ©marche je enfin le le le Parti Socialiste n'a plus de manque de relais via ses fĂ©dĂ©rations c'est militants des relais de terrain locaux pour pour pour organiser des remontĂ©es de ce que les citoyens les citoyennes pensent vous avez 66 dĂ©putĂ©s qu'on des permanences je pense qu'il rencontre des citoyens au quotidien enfin j'espĂšre et est-ce que en quoi cette dĂ©marche qui est cert inĂ©dite va vous aider Ă  enfin Ă  amĂ©liorer votre perception de ce que de ce qu'attendent les Français les Françaises de la politique en gĂ©nĂ©ral et du Parti socialiste en particulier alors sur ce qu'on a dĂ©jĂ  fait sur sur le sur le les rĂ©unions publiques donc on est Ă  l'Ă©tat Ă  Rennes Ă  Douet Ă  Argenteuil Ă  Carcasson Ă  GuĂ©ret j'en oublie une c'est tout bon et demain nous en avons une Ă  la scĂšne surmer et la semaine prochaine Ă  FC donc c'est les deux derniĂšres qu'il restent avant la grande restitution qu' aura Liu Ă  Toulouse mais qui du coup un Ă©vĂ©nement Ă  part qui est pas tout Ă  fait une rĂ©union publique comme comme les autres sur pourquoi est-ce qu'on le fait et est-ce que finalement est ça prouve pas un espĂšce d'affaiblissement je sa ce que vous ĂȘtes en train d'expliquer euh moi je pense que on est en train de crĂ©er quelque chose qui est en fait trĂšs complĂ©mentaire de ce qui existe dĂ©jĂ  sur le terrain c'estd que quand on a par exemple aujourd'hui effectivement 66 dĂ©putĂ©s mais aussi 13 dĂ©putĂ©s europĂ©en le premier groupe de gauche au SĂ©nat effectivement la question de notre ancrage elle ne se pose pas vous connaissez comme moi notre nombre d'Ă©lus locaux notre prĂ©sence dans les conseils rĂ©gionaux dans les conseils dĂ©partementaux dans les mairies lĂ  n'est pas le le sujet mais nous ce que nous avons pensĂ© c'est dĂ©jĂ  comment est-ce que nous pouvions poser une seule et mĂȘme question et comment cette question allait pouvoir ensuite se dĂ©cliner dans le territoire avoir une dĂ©marche qui soit portĂ©e nationalement par le Parti socialiste mais qui est portĂ© aussi localement par nos fĂ©dĂ©rations parce que lĂ  je vous parlais de nos rĂ©unions publiques que nous organisons au niveau national avec l'agence grand public mais il y a aussi tout un kit qui a Ă©tĂ© donnĂ© aux fĂ©dĂ©rations pour qu'il et elle puissent organiser localement des rĂ©unions du mĂȘme type avec la mĂȘme mĂ©thode de travail et cet outil lĂ Ă  les fĂ©dĂ©rations aujourd'hui s'en emparent je sais que bientĂŽt Ă  limoge ou encore dans d'autres territoires on va avoir des moments de discussion je sais que pour avoir discutĂ© avec nos collĂšgues de Guadeloupe ça aussi Ă©tĂ© en discussion pour monter pour monter ce projetl moi ce que je pense c'est que nous sommes en train de jouer aussi notre rĂŽle en tant que parti politique de crĂ©er aussi de nouvelles initiatives et le Parti socialiste c'est un parti dĂ©mocratique qui s'organise avec une organisation nationale mais des fĂ©dĂ©rations et notre rĂŽle c'est aussi de donner parfois de nouveaux outils Ă  nos fĂ©dĂ©rations pour qu'elles s'en emparent pour qu'ell puisse les dĂ©cliner les faire finalement fructifier partout sur le territoire et c'est un peu ce qu'on est en train de faire et ce qu'on est en train de vous dĂ©crire ce ne sont pas des permanences parlementaires c'est pas justement en rapport uniquement Ă  une personne c'est crĂ©er des grands moment de dĂ©bat politique de dĂ©bat dĂ©mocratique au sens noble du terme et je crois que peut-ĂȘtre peut-ĂȘtre la particularitĂ© ce qui fait la force de ces rĂ©unions et c'est ce que FrĂ©dĂ©ric a pu prĂ©senter notamment dans la mĂ©thode c'est cette quasi garantie d'ĂȘtre face Ă  une salle qui ressemble Ă  la France et qui ressemble en tout cas au territoire dans lequel nous sommes de ne pas parler qu'avec des convaincus vous le savez c'est souvent Ă©videmment ce qui se passe dans des rĂ©unions politiques dans des meetings et c'Ă©tait pas l'objectif de ces rĂ©unions lĂ  mais on avait aussi envie de ne pas parler qu'Ă  une France ou qu'Ă  des Françaises et des Français qui ont dĂ©jĂ  l'habitude de prendre part au dĂ©bat politique et au dĂ©bat dĂ©mocratique moi comme plein de Françaises et de français j'ai fait par exemple l'expĂ©rience des conseils de quartier j'ai fait l'expĂ©rience des rĂ©unions publiques organisĂ© par ma mairie Ă  Paris mais aussi quand j'habitais en Nesson enfin ce sont des expĂ©riences que j'ai eu et je sais et je pense que toutes les Françaises et tous les Français qui ont dĂ©jĂ  participĂ© Ă  une rĂ©union publique sur un projet d'amĂ©nagement dans leur rue sur un un projet plus large pour la ville savent que ce n'est pas tout Ă  fait une photographie nette de ce que peut ĂȘtre un territoire ou une population et nous c'est ce qu'on avait envie d'aller chercher se dire aussi est-ce qu'il y a des sujets sur lesquels on se plante un peu de se confronter aussi Ă  des Ă  des rĂ©alitĂ©s et de se dire bah c'est le moment en fait comme on est en train de se prĂ©parer pour le projet avant de faire ça vient le moment de la remise en question parce que on est aussi lĂ  pour se regarder un peu nous-mĂȘme aussi soci droit dans les yeux et de se dire qu'est-ce qui va bien dans ce qu'on raconte qu'est-ce qui ne fonctionne pas sur quoi est-ce qu'on a envie de se poser peut-ĂȘtre davantage de questions lĂ  oĂč certaines choses sont peut-ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme des Ă©vidences et de venir peut-ĂȘtre les questionner au quotidien et c'est ça que nous apporte finalement cette expĂ©rience lĂ  avir quelques exemples concrets prier retour ah bah par exemple je moi j'ai trouvĂ© la rĂ©union Ă  Argenteuil qu'on a faite il y a quelques semaines extrĂȘmement intĂ©ressante notamment sur les sujets qui sont qui sont arrivĂ©s dans le dĂ©bat on a Ă©normĂ©ment parlĂ© par exemple d'entrepreneuriat Ă  Argenteuil avec des jeunes femmes qui venaient nous dire bah moi j'ai envie de crĂ©er mon entreprise j'ai envie de m'engager dans la vie Ă©conomique j'ai envie de crĂ©er de la richesse lĂ  oĂč peut-ĂȘtre nous arrivions Ă  Argenteuil ville que nous connaissons bien Ă©videmment et avec beaucoup de militantes et de militants socialistes voilĂ  typiquement l'exemple le contreexemple dont vous avez besoin Argenteuil c'est une section socialiste forte dans une fĂ©dĂ©ration socialiste celle du valdoise oĂč il y a beaucoup de militante et beaucoup de militants pour autant cette expĂ©rience elle amenĂ© quelque chose d'autre qu'on disait bah qu'est-ce qu'on a envie finalement d'aborder comme sujet bah lĂ  le sujet de l'entrepreneuriat éé Ă©voquĂ© le sujet de la lutte contre la discrimination mais non pas peut-ĂȘtre sur un angle que certains attendaient mais plutĂŽt sur justement une des des des rĂ©flexions sur comment est-ce qu'on va combattre les discriminations comment ĂȘtre acteur finalement du changement en tant que citoyen et Ă©videmment tout ça accompagnĂ© de beaucoup de colĂšre mais aussi des rĂ©fle par exemple sur la question de l'hĂŽpital sur la santĂ© sur l'Ă©tat de notre dĂ©mocratie et je pense que ce sont des espaces de paroles que nous avons donnĂ© Ă  des citoyennes et des citoyens qui en tout cas c'est ce qu'ils nous disent n'en trouvent pas ailleurs pour le moment alors c'est assez paradoxal parce que Ă©videmment on rentre dans le dĂ©bat politique en ce moment surtout avec vous le savez un dĂ©bat qui a Ă©tĂ© posĂ© par Ă  la fois François Baayou mais aussi ces ministres de droite qui glissent de plus en plus dans un discours d'extrĂȘme droite pour certains d'entre eux sur un dĂ©bat qui relierait la question de l'identitĂ© nationale Ă  celle de l'immigration avec les socialistes nous nous avons dĂ©cidĂ© de nous emparer de ce dĂ©bat politique nous avons dĂ©cidĂ© d'intĂ©grer ce dĂ©bat parce que nous n'en avons pas peur et parce que nous avons envie nous d'ĂȘtre Ă  la fois celles et ceux qui proposont des rĂ©ponses efficaces aux problĂšmes quand ils existent mais aussi finalement d'ĂȘtre plus les plus en phase avec les rĂ©alitĂ©s et non pas de fantasmer les rĂ©alitĂ©s comme certains le font moi ce que j'ai vu dans toutes ces rĂ©unions c'est que quand le sujet de l'immigration Ă©tait abordĂ© c'Ă©tait rarement sur un angle d'opposition Ă  un e lointain souvent c'Ă©tait la question du nous qui Ă©tait posĂ© une rĂ©flexion de descendant descendant d'immigrĂ©s qui se posait la question et qui criait comme un cri du cƓur que moi je comprends et que je peux faire bien mais au bout de combien de gĂ©nĂ©rations je peux ĂȘtre considĂ©rĂ© comme français dans ce pays et qui disait en fait quand il a un dĂ©bat sur l'immigration en France j'ai pas l'impression qu'on parle rĂ©ellement d'immigration j'ai l'impression qu'on parle de moi et donc ça c'est un problĂšme politique que nous en tant que socialiste nous avons envie d'aborder donc ce sujet il a Ă©tĂ© abordĂ© avec avec beaucoup de force et la question de l'accueil aussi de la richesse que peut apporter l'immigration a Ă©tĂ© abordĂ© on aait beaucoup par exemple de personnes qui nous parlaient du modĂšle social de la France et qui disait que c'Ă©tait quelque chose auquel il tenait Ă©normĂ©ment qui parlait de leur parcours Ă  eux d'exil et de comment est-ce qu'ils avaient Ă©tĂ© accueillis bien ou mal de comment est-ce qu'on pouvait faire mieux de personnes aussi qui disaient moi je suis chef d'entreprise moi je suis chef d'entreprise je suis restaurateur la rĂ©alitĂ© c'est que tout le monde sait que moi j'ai besoin d'embaucher des personnes issues de l'immigration des personnes immigrĂ©es des personnes Ă©trangĂšres pourtant il y a une espĂšce d'hypocrisie globale dans ce pays qui fait que on va quand mĂȘme taper finalement sur l'immigrĂ© parce que ça fait peut-ĂȘtre vendre un peu mieux le papier mais en tout cas parce que par facilitĂ© par facilitĂ© du discours mais en réétĂ© trĂšs Ă©loignĂ© des des rĂ©alitĂ©s du quotidien et donc le sujet de l'immigration finalement je dirais qu'il a moins Ă©tĂ© abordĂ© finalement que le sujet de l'identitĂ© de ce que ça veut dire d'ĂȘtre français parce que nous on on on a choisi aussi peut-ĂȘtre que c'est important de pouvoir revenir sur le nom qu'on a donnĂ© Ă  ce Ă  ce projet notre France parlons-en nous on a aucun problĂšme Ă  parler d'identitĂ© Ă  parler de ce qui est la France Ă  parler de ce que ça veut dire que ce projet politique lĂ  qui est la France et on le porte comme tel c'est un projet politique Ă©mancipateur universaliste et qui prne un modĂšle social que au-delĂ  du fait que nous avons participĂ© Ă  le crĂ©er que nous voulons continuer Ă  dĂ©velopper et bien ce qu'on a vu quand mĂȘme c'est que les Françaises et les Français ils aiment la France ils aiment la France et comme nous finalement ils aiment la France ils ont envie qu'ell deviennent bien meilleure il ne tombent pas dans les piĂšges que certains par racisme ou par facilitĂ© intellectuelle je sauraai pas choisir lequel des deux mais en fonction des interlocuteurs dont on parle vous vous choisirez en tout cas dans ces piĂšges dans lesquel eux tombent et honnĂȘtement le sujet de l'immigration le sujet du rapport Ă  l'Ă©tranger du rapport Ă  l'autre Ă  l'altĂ©ritĂ© oui il a Ă©tĂ© abordĂ© mais je dirais avec beaucoup plus de sagesse que ce qu'on entend parfois dans nos hĂ©micycles parlementaires tu veux rajouter non non ENF c'est enfin moi pour le coup en dehors mĂȘme de je trouve que on a on a fait un travail un peu identique d'enquĂȘte on n pas fait les dĂ©bats derriĂšre en amont du grand dĂ©bat national la Commission nationale du dĂ©bat public et le gouvernement nous avait demandĂ© juste en amont du grand dĂ©bat national de faire une enquĂȘte tive audiovisuelle comme celle qu'on a faite Ă  la demande du Parti socialiste en dĂ©cembre au moment en plein cƓur de la crise des gilets jaunes Ă  ce moment-lĂ  on Ă©tait intervieĂ© 211 Françaises et Français Ă  ce moment-lĂ  enfin habitants de pays sur les 21 il y en avait trois qui avaient parlĂ© de la question de l'immigration sur les trois il y en avait une qui disait on a on n pas assez d'argent pour accueillir toute la misĂšre du monde donc en fait stop fermons les fermons la boutique il y en avait une qui disait faut quand mĂȘme qu'on en parle parce qu'en fait moi ma maman est immigrĂ©e et et en fait je vois bien le mal que ça lui fait et on avait un troisiĂšme qui Ă©tait immigrĂ© et qui disait j'ai l'impression ce pays est un petit peu bizarre parce que il a plein de problĂšmes et au lieu de s'affronter Ă  ces problĂšmesl chaque fois on met sur la tĂȘte des immigrĂ©s et ça permet manifestement d'Ă©viter de regarder les les vrais problĂšmes qu'il y a derriĂšre en face il y a une vraie mutation dans le dĂ©bat politique c'est que quand on fait la mĂȘme enquĂȘte avec globalement la mĂȘme mĂ©thodologie pass sur les mĂȘmes endroit mais sur la mĂȘme reprĂ©sentativitĂ© lĂ  pour le coup ce sujet lĂ  de est-ce que ou pas on a tous notre place dans le pays il a il a il a il est venu spontanĂ©ment sur quasiment 20 % de de l'Ă©chantillon et pas l'Ă©chantillon le plus je dirais Gaulois tel qu'on peut l'imaginer c'est en fait le cri du cƓur et qu'on entend beaucoup dans les SAES effectivement et nous on l'entend sur le terrain euh c'est une dĂ©sorientation globale de ce pays euh avec une forte diffĂ©renciation faite dans les discussions entre ceux qui relĂšve de l'immigration et les migration plus ou moins lĂ©gal ou pas et la question de l'intĂ©gration et les gens font explicitement la diffĂ©rence en disant d'ailleurs comme on narrive pas Ă  parler de notre identitĂ© de ce qui fait que on est ou pas en France il commence Ă  y avoir un amalgame qui est fait entre les deux problĂšmes et enfin entre les deux sujets et ça nous pose problĂšme et donc et lĂ  aujourd'hui dans les salles c'est assez systĂ©matique dans les salles qu'on fait ensemble mais moi je le vois dans tous les autres territoires dans lesquels je travaille et dans les entreprises dans lesquelles on bosse en France aujourd'hui c'est une montĂ©e une libĂ©ration de parole de la part des premiĂšrees 2e 3e 4e gĂ©nĂ©ration qui disent exactement comme enfin la la personne notamment de douĂ© qui que qui qui s'exprime dans la salle et qui dit mais une femme de 40 ans qui dit mais grands-parents sont venus en France ils ont fait 37 ans de mine au fond du trou pour l'autre il Ă©tait en cidĂ©rurgie mes parents sont nĂ©s ici moi je suis nĂ© ici et mon gamin se fait contrĂŽler tous les jours quand il va au lycĂ©e par les mĂȘmes forces de l'ordre et et quand mon gamin vient me voir en me disant mais maman tu m'as Ă©levĂ© dans le sens du travail le rapport Ă  la France la beautĂ© de ce pays et elle dit et je suis aujourd'hui dĂ©sarmĂ© pour le rassurer sur le fait qu'il a qu'il a que tout ce que je lui ai dit c'est c'est pas de la publicitĂ© mensongĂšre et c'est en fait c'est beaucoup beaucoup beaucoup cette partie lĂ  de la population qui qui porte aujourd'hui ces questions lĂ  et c'est pour moi c'est des questions complĂštement ouvertes mais je suis un peu sorti de mon rĂŽle mĂ©thodologiste oui j'avais juste une petite question sur quand vous invitez les les personnes Ă  venir participer Ă  cette rĂ©union Ă  aucun moment vous vous disiez tout Ă  l'heure que vous Ă©voquiez une rencontre avec un responsable politique c'est ça mais pas le Parti socialiste Ă  aucun moment vous le dites si si on leur dit on leur dit mais d'un point de vue mĂ©thodologique quand on a construit l'enquĂȘte quand on a fait les interviews on leur a dit on vous dira pour qui c'est aprĂšs l'interview et vous pourrez ĂȘtre libre Ă  ce moment-lĂ  de retirer votre interview si vous voulez de maniĂšre Ă  ce que ça bĂšise pas le le le la façon qu'ils ont de rĂ©pondre et ensuite Ă©videmment pour les rĂ©unions publiques on leur dit mais on leur dit d'abord on commence pas par ça on leur dit s'il nous le demande mais en fait ce qu'on leur propose c'est de venir discuter ensemble de la France en mettant d'ailleurs l'argument qui les convain le plus c'est quand on leur dit mais en fait vous comme nous tout le monde souffre aujourd'hui de la la crise dĂ©mocratique dans laquelle on est plongĂ© lĂ  il y a une institution nationale un parti politique qui vous propose de venir discuter tous ensemble de oĂč va ce pays et comment quelles sont les prioritĂ©s pour l'avenir et ça c'est l'argument qui les convain c'est vrai qu'en terme de timing nous on avait pensĂ© ce projet lĂ  en terme de timing on avait pensĂ© ce projet lĂ  depuis longtemps en rĂ©alitĂ© bien avant par exemple la chute de Michel Barnier mais en fait c'Ă©tait assez frappant de voir Ă  quel point alors Ă  la fois on est dans un moment de saturation d'actualitĂ© qui fait que c'Ă©tait parfois un peu compliquĂ© de de discuter de comment est-ce qu'on arrivait dire est-ce qu'on va rĂ©ussir Ă  faire finalement de cette de cette opĂ©ration entre guillemets un succĂšs Ă  la fois pour nous en interne pour notre rĂ©flexion mais aussi localement et en fait ce qui a Ă©tĂ© assez frappant et et donct on est je crois trĂšs heureux c'est que cette dĂ©marche elle a rencontrĂ© un vĂ©ritable Ă©cho aussi dans l'actualitĂ© qu'on Ă©tait en train de de traverser euh et dans les si vous venez Ă  la scĂšne surmer ou euh Ă  ou Ă  FC ou Ă  Toulouse oĂč on pourra diffuser des extraits des interviews qu'on pu ĂȘtre fait sur le terrain mais aussi des extraits de ce qui a Ă©tĂ© dit dans les rĂ©unions euh ce qui moi ce qui m'a ce qui m'a toujours assez marquĂ© c'est de voir Ă  quel point les Françaises et les Français sont inquiets finalement euh des mĂȘmes sujets que nous oĂč il n'y a pas finalement d'Ă©normes diffĂ©rences mais finalement les les moments de dialogue et de discussion ils sont importants Ă  Ă  crĂ©er je me sou qu'on a des paroles sur Trump on a des paroles sur la place de la France dans le monde on a des paroles dans dans le documentaire sur la question Ă©videmment de des États-Unis de comment est-ce que la France lĂ -dedans au sein de l'Europe qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça veut dire comment se positionner et c'est Ă©videmment des dĂ©bats euh au sein desquels aujourd'hui nous avons une rĂ©ponse politique aussi Ă  apporter mais se rendre compte que finalement ces questionsl elles sont toutes aussi prĂ©sentes dans tous les milieux de la sociĂ©tĂ© et que ce sont des questions que tous se posent y compris parfois il y a quelques mois en tout cas bien en amont des des crises aigues qu'on est en train de connaĂźtre ça participe en tout cas Ă  faire de cette de ce projet quelque chose je crois d'assez pertinent parce queussi dans un moment politique ça on ne peut pas tout Ă  fait le prĂ©voir pour le coup mais qui qui appelle des des moments de discussion comme cela je ne sais pas s'il y a des questions peut-ĂȘtre en ligne pas du tout est-ce que en prĂ©sentiel c'est tout bon c'est parfait est-ce que benah Ă©coutez merci en tout cas Ă  celles et ceux qui ont suivi cette confĂ©rence de presse ici au quartier gĂ©nĂ©ral du Parti socialiste en ligne euh et en live parce que je crois qu'on Ă©tait aussi sur sur Youtube euh n'hĂ©sitez pas Ă  nous rejoindre demain Ă  la scĂšne surmer le 13 mars Ă  FC le 22 mars Ă  Toulouse merci beaucoup FrĂ©dĂ©ric et Ă  trĂšs bientĂŽt