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interviewLCP - Assemblée nationale· 15 mars 2020 29 min

Retraites : la guerre des nerfs | LCP Le Mag - 15/03/2020

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

28 janvier 2020 la réforme des retraites arrive à l'assemblée la droite veut marquer les esprits elle sort les écharpes tricolores pour dénoncer une réforme mal préparée un texte incomplet qu'il faut examiner dans un calendrier trop serré c'est votre amateurisme qui court du rail on le sait au 49 3 et au déni de démocratie un déni de démocratie c'est aussi ce que dénonce la gauche un mois plus tard la parole est à monsieur le premier ministre edouard philippe sort une arme fatale conformément à l'article 49 alinéa 3 de la constitution de 1958 j'ai décidé d'engager la responsabilité du gouvernement sur le projet de loi instituant un système universel de retraite comment en est on arrivé là on est lundi il est 9h15 il reste 33 1791 amendements tous les moyens ont été utilisés pour ralentir les débats on va leur pourrir la vie parce qu'ils veulent courir des retraites je redemande mesure où ces mentions de séance et je redemande un scrutin public sur la suspension de séance dit en français que vous assumez votre obstruction la bataille s'est joué sur quelques mots quelques dates nous vous proposons à travers de cette belle série d'amendements de repousser à plus tard l'entrée en vigueur de votre réforme 2057 au lieu de 2022 2058 2055 au kazoo puisque à 2082 et même au delà une guerre des nerfs pour la majorité vous imposez le monologue et le monologue c'est simplement l'antichambre des dictatures quelle image donne aux loups de trappes dans cette bataille pour remporter la mise et ben ya eu des coups de bluff des coups bas des imprévus aussi chacun à jouer ses atouts avec un seul objectif faire craquer l'adversaire [Musique] 17h01 vendredi soir à l'assemblée à l'heure où tout le monde part en week end les bureaux de la france insoumise sont dans une étrange effervescence les textes c'est le deuxième c'est la loi ordinaire ok pour créer un amendement et à une économie si je clique dessus là tu marques présentées par autant il a autant qui marquent et là c'est parfait je descends descends ses collaborateurs déposent des amendements par milliers avant l'examen en commission il ne s'agit pas d'améliorer le texte mais de le supprimer alinéa par alinéa une stratégie assumée donc tu fais cette année serait supprimé ok et là tu fais pas déposer tu fait enregistrer dupliquer pour faire du volume chaque amendement est dupliquée 17 fois au nom des dix sept députés du groupe de quoi mettre en surchauffe le logiciel de l'assemblée ouais ça rame un petit peu parce que ça fait un peu buggé la machine mais ça marche c'est clair a fait dévier la matrice et ils vont être contents les services informatiques je pense que chaque amendement donnera droit à deux minutes de temps de parole un jackpot de paroles que vous gagnez bec on espère pouvoir à voir et surtout du temps de réponse pour que le gouvernement réponde un peu franchement et honnêtement aux questions donc voilà on dispose de ce moyen là eh bien on va l'utiliser la bataille peut commencer la première manche va se jouer ici en commission spéciale elle va examiner le texte pendant neuf jours avec pas moins de six rapporteur comme une répétition générale avant l'hémicycle face à la majorité un petit groupe de députés communistes socialistes et un sumyk qui partagent la même table la discussion promet d'être longue nous débutons donc aujourd'hui l'examen des 21 1661 amendements déposés sur le projet de loi instituant un système universel l'opération de la france insoumise n'était donc pas du bluff plus de 21 mille amendements 19 1700 rien que pour le groupe de jean luc mélenchon les députés insoumis prennent la main il ne la lâcheront plus donc l'amendement 796 madame autun oui c'est un amendement de suppression nous proposons de supprimer l'article intégralement monsieur bernalicis mais dès qu'il s'agit de supprimer cette année à 8 suit le 3423 madame aux tables oui nous continuons donc notre travail pour dépecer ce texte au troisième jour on en est toujours à l'article premier d'un texte qui en compte 64 les esprits s'échauffent je suis navré de voir que nous sommes davantage dans un vaudeville ce soir que dans un véritable débat parlementaire quelle conception de la démocratie avez-vous bon cher collègue s'il vous plaît de grâce remballez définitivement vos leçons de démocratie merci tout le monde se calme après neuf jours de débats moins d'un tiers des amendements ont été examinées la présidente de la commission jette les pompes alors je prends à que notre commission n'est pas en mesure d'achever la discussion des articles du projet de loi ordinaire merci les travaux s'arrêtent sans être arrivé à la fin du texte les députés ont donc siéger pour rien ils repartiront de zéro dans l'hémicycle c'est une première c'est du foutage de gueule c'est l'unité l'inutilité totale une commission spéciale on a passé beaucoup de temps beaucoup d'énergie beaucoup d'argent public également pour au final dire circulez ya rien à voir tout ce qu'on aura débattu en commission spéciale ne sert à rien puisque en fait on va revenir avec le texte initial du gouvernement on le savait les insoumis eux revendiquent une première victoire et la gauche se tourne déjà vers la bataille suivante celle de l'hémicycle on va faire mieux on va évidemment entrer dans tous les détails aucun ne leur sera épargné ça va donc prendre des semaines et des semaines et des semaines va additionner nos arguments additionner nos forces on va leur pourrir la vie parce qu'ils veulent pourrir les retraites et on va le faire par tous moyens c'est sur ces bons que va se jouer l'une des réformes majeures du quinquennat deux semaines sont prévues une troisième est possible pas au delà a décidé le gouvernement la majorité n'a pas pu amendé le texte en commission elle entend se rattraper dans l'hémicycle que de reconnaître parmi les députés en marche catherine fabre et monique limon elles ont sillonné la france pendant un an pour défendre cette réforme et elles se disent prêtes à faire face à l'obstruction il n'est pas question comme ça a pu être dit de se taire tout le temps mais de parler au bon moment et pour dire les choses de fond cantonné dans ces conditions là on est obligé de choisir d'être court et percutant donc c'est ce qu'on essaiera de faire c'est pas dur de rester calme face à des écoutes et c'est une vraie épreuve c'est une vraie preuve de zénitude mais justement on en train de progresser là c'est pas mal restez zen ne pas céder aux provocations ce sera tout l'enjeu de la nouvelle partie qui commence et dans cette seconde manche les insoumis ne sont plus seuls ils vont pouvoir compter sur le soutien des communistes c'est le jour j à l'assemblée dans moins d'une heure commence le débat sur la réforme des retraites micros tendus caméra au poing ont filmé on écoute on enregistre et voilà qu'un des acteurs du débat se présente face aux journalistes sourire en coin jean luc mélenchon est impatient d'en découdre le monde voit les gens chez moi aujourd'hui c'est une méthode d'obstruction qui commence à lasser nuit alors cette une très grande bataille parlementaire qui commence et rien ne me fait peur rien ne nous arrêtera ni maintenant ni jamais c'est une déclaration de guerre la majorité s'y attendait face à nous nous avons des oppositions qui ont décidé d'hystériser ce débat de le bloquer d'empêcher qu'ils aient lieu nous sommes parfaitement prêts à accepter d enrichissement de ce texte mais en aucun cas nous nous laisseront entraîner dans une spirale qui est dangereuse pour notre institution l'assemblée nationale et aussi pour notre démocratie un groupe de députés fait alors son entrée salle des quatre colonnes tee shirt blanc lettres rouges chacun prend place il faut se mettre dans le bon ordre pour former un mot référendum nous avons décidé de proposer une motion référendaire le peuple doit avoir la parole c'est d'ailleurs un des fondements de la vème république nous allons demander donc un référendum dans votre corps lieu ce soir référendum les communistes ont passé la semaine à recueillir 60 signatures mais si un seul signataire manquent à l'appel dans l'hémicycle tout tombe à l'eau pas de vote pour réclamer ce référendum la carte est donc posée mais il faut maintenant transformer l'essai la séance va commencer tous les signataires de la motion référendaire doivent rejoindre l'hémicycle ok c'est la motion référendaire oui [Musique] seulement il y a des retardataires on les cherche on s'inquiète l'opération risque de capoter clémentine autain monsieur alexis corbière monsieur ugo bernalicis richard ferrand égrène les noms des 60 signataires jusqu'au verdict final est enfin madame karamanli acte est donnée de la présence effective en séance des signataires de la motion la parole est un monsieur fabien roussel le débat va commencer de député en profite alors pour s'éclipser les menthes innocent a rejoint rassemblement devant l'assemblée aux côtés de la députée insoumise la communiste est la faucille ont elles ne portent pas d'écharpés tricolores car ici on est plutôt booth bleus et foulard rouge provenant de marquer le début d'une sénatrice pour un con et évidemment quand la subvention pour voitures et marion makuch révolution à cet instant info emmanuel macron enisa terre sous les yeux des deux députés un acte symbolique qui fera polémique il est l'heure de retourner dans l'hémicycle pour voter la motion référendaire le scrutin est clos votants 230 majorité 116 pour 70 contre 160 la motion référendaire n'est pas adopté sans surprise la motion est rejetée mais la bataille ne fait que commencer et donc ils vont se bouffer une bonne pelletée d'amendements et chaque amendement sera l'occasion de défendre pied à pied notre projet provost à toutes et tous d'autant tort j'en suis sûr nous faisons une belle équipe merci à toutes et tous et bravo la séance est ouverte la pelletée d'amendements la voici il y en a quarante et un mille un record pour cette législature la moitié vient des insoumis et 13000 des communistes en face le président de l'assemblée dans un conte une carte qui permet de supprimer des amendements par centaines j'ai eu l'occasion en conférence des présidents d'indiquer que cette règle logique sera appliquée de manière systématique il en sera donc ainsi fait mais si si si si si j'ai la règle puisque j'ai le micro la règle a changé que tous les collègues comprennent va pas changer ce dont il s'agit permettez moi d'expliquer des centaines de nos amendements vont tomber avec une raie qui a changé en cours de route monsieur le président vous êtes en train de faire en sorte de trouver une nouvelle arme pour museler le parlement vous êtes en train d'inventer à la faveur de cela une nouvelle arme pour museler votre position oui il y à ici un front républicain qui dit que cet hémicycle et cadenassé que cet hémicycle et martyrisé et que cet hémicycle nous voulons le libérer vous avez la parole droite et gauche réunies défendent leur droit d'amendement face à richard ferrand vous vous bâillonner le le débat regardez nous n'avons pas déposé plus d'amendements que votre majorité dont vous me dites qu'il s'agit d'un bâillon alors qu'il restera minime à 39 mille amendements à débattre croyez - croyez moi vous aurez le temps d'exprimer tous vos arguments simplement richard ferrand veut accélérer les débats l'opposition va user de toutes ses cartes pour les faire traîner au nom de l'article 100 je souhaite faire un rappel au règlement je vais demander une suspension de séance et mon président un scrutin public la scène va se répéter plusieurs fois je redemande suspension de séance et je redemande un scrutin public sur la suspension de séance la séance suspendue pour cinq minutes les députés quittent l'hémicycle à bout de nerfs car l'épisode leur a déjà fait perdre une journée l'institution s'abîme aujourd'hui dans la façon dont une partie de l'opposition est en train de dévoyer le débat parlementaire le calme a décidément du mal à revenir les députés vont jusqu'à se couper la parole le chef donne en chef de clan l'hystérie des marchés valérie des marcheurs on ne veut pas appliquer jamais fait ça les amis d'enfance et ont vis-à-vis de tous ceux qui nous regardent qui nous écoutent aujourd'hui c'est incroyable on est en train de discuter de 2,2 juridique alors qu'on doit un débat aux français sous la pression de richard ferrand fini par céder il retire sa carte mais il prévient ce matin à 9h30 6476 amendement était encore en discussion à ce rythme mais le 640 trois heures de séances seront nécessaires pour terminer la seule loi ordinaire soit 150 jours de séance commence alors une guerre d'usure les séances se suivent et se ressemblent la séance est ouverte la majorité pointe du doigt l'obstruction et ses amendements qui ne changent souvent qu'un mot ou une virgule il reste 33 1791 amendements et on nous propose de remplacer réduction par diminution constante par continue et préparez vous parce que dans quelques minutes monsieur mélenchon va nous proposer de remplacer assurant par garantissant et madame obono de remplacer assurance garantissant pas rassurant dans ce spectacle chacun tient son rôle celui des insoumis et de crier au scandale mais que voulez-vous à la fin une opposition qui ne s'opposent pas qui ne demandent pas de supprimer les articles de loin et qui ne votent pas mais ça n'existe pas il ya quelque chose de totalitaire dans ce rappel sans tête au genre oui oui de totalitaire voulu vous ne nous offrez aucune possibilité d'entrer dans une discussion car quoi que l'on dise vous est contée vous criez donc buvait un bon coup respire un bon coup d'air frais ça ira mieux après je dharréville c'est à qui craquera le premier et à ce petit jeu les communistes et des insoumis savent parfaitement comment s'y prendre au neuvième jour des débats il dégaine une série de 700 amendements pour changer année après année la date d'application de la réforme nous vous proposons avait à travers cette cette belle série d'amendements de repousser à plus tard l'entrée en vigueur de votre réforme nous demandons son application à partir de 2050 7 au lieu de 2022 on porte bonheur fait de reporter à 2058 nous proposons donc de la repousser au delà donc dans le premier amendement 2056 dans le suivant 2055 au kazoo oui on est bien évidemment d'accord pour repousser votre réforme des retraites jusqu'à 2082 et même au delà on est dans un tunnel de 700 amendements identiques qui vont remplacer 2022 par 2060 de gaprée 2060 et à 2060 et cth cas de nul 2022 quand est ce qu'on va pouvoir débattre on trouve qu'il ya une imprécision dans l'amendement proposé par nos camarades communistes et on suggère de remplacer au parent à tous les la majorité dénonce l'absurdité du débat avant de quitter l'hémicycle nous reviendrons lorsque enfin nous pourrons débattre [Applaudissements] bon voila mais nous on va continuer à faire mon travail ici le pas deux merci beaucoup monsieur d'arrivée mes chers collègues la majorité finit par revenir mais à ce jeu là certains s'épuise après neuf jours de commissions et autant d'hémicycle a réservé son rapporteur le rapporteur nicolas turquois ne cache pas sa fatigue tout à l'heure vous l'avez pas vu je je précise mais peut-être vu m'absenter un quart d'heure ma femme et mes enfants étaient en tribune ils sont venus me voir je suis pas rentré depuis trois semaines ils m'ont demandé s'ils sont ils sont partis pour boire non non non non non j'ai le droit en la faveur non non j'ai le droit d'exprimer ses sentiments mais sur un porteur poussé à bout par cette série d'amendements le rapporteur fini par craquer je vais vous citer une citation qui m'est revenue tout à l'heure je n'avais pas prévu certains certains parmi vous déclarez la république c'est moi et bien moi je vous dit la république c'est nous et vous vous êtes hors hard [Musique] l'opposition crie au scandale le rapporteur aura beau s'excuser le mal est fait à cet instant de la partie l'issue est inéluctable il reste trop d'amendements pour tenir le calendrier un troisième joueur détient la solution le premier ministre il n'a qu'une carte en main l'article 49 alinéa 3 de la constitution c'est un moyen de faire adopter un texte sans vote il lui suffirait de poser la carte pour remporter la partie la séance cette carte est impopulaire la majorité doit donc préparé l'opinion à ce qui va se passer elle va alors dénoncé la coupable à ses yeux l'obstruction arrêtez de nous faire perdre du temps arrêter de poser des à mende demain le rapporteur il a dit d'un septième sur les mêmes choses assumer le fait que vous voulez simplement faire capoter ce projet il n'y a pas de problème là-dessus mais le est dit est dit aux français que vous assumez votre obstruction arrêtez s'il vous plaît de faire monter la sauce de faire monter la sauce dans l'hémicycle nous sommes sur un débat qui se déploie normalement et vous avez là 49,3 dans toutes vos têtes mais prenez l'air prenez l'air et on continue le débat continuellement les débats vont continuer normalement pendant deux jours nous sommes un samedi en fin de journée le secrétaire d'état fait un signe au président de séance monsieur le ministre je vous entends prouve qu'on monsieur mais ils se demandent une 6,60 séance de 10 minutes allaient de droit les députés ont du mal à y croire le conseil des ministres at il déjà donné son feu vert aux 49 3 il y a bien eu une réunion du gouvernement le matin même mais c'était pour évoquer la crise du coronavirus la séance et reprises la parole est à monsieur le premier ministre edouard philippe monte à la tribune il abat alors l'unique carte qu'il a entre les mains conformément à l'article 49 alinéa 3 de la constitution de 1958 et après en avoir obtenu l'autorisation du conseil des ministres du 29 février [Applaudissements] j'ai décidé d'engager la responsabilité du gouvernement sur le projet de loi instituant un système universel de retraite je vous remercie monsieur edouard philippe avec ses airs de dandy qui touche à rien pour finir c'est quand même eu la grosse brute dans cette histoire et il se comporte d'une manière très choquant à ce conseil des ministres convoqué comme ça un samedi j'avais un en vedette américaine le coronavirus et puis ensuite le clou du spectacle le 49-3 l'assemblée nationale ne pourra pas discuter la gauche est prise de court après un long conciliabule insoumis communistes et socialistes finissent par s'accorder sur une motion de censure la droite a déjà déposé la sienne il y en aura donc deux 48 heures ont passé nous arrivons à les pilotes de cette bataille des retraites à l'ordre du jour les motions de censure et une manifestation devant l'assemblée profitez de 2 dans ta vie rude où passait le 49-3 vaut le faire tout le temps ce droit là pour eux la colère n'est toujours pas retombée quelques députés communistes tentent de remonter le moral des troupes l'histoire est pas fini c'est pas parce qu'il a sorti le 49-3 que d'accord la manifestation se déroule sous les fenêtres de catherine fabre et monique limon les deux députés en marche vous l'êtes améliorer certains points de la réforme mission accomplie à leurs yeux donc ça c'est le texte qui sort de l'assemblée nationale pour aller au sénat tous des éléments qui sont en couleurs sont des éléments que les parlementaires avec leurs travaux ont contribué à faire modifier alors il n'a pas pu débattre mais au moins on a pu les faire les mettre dans le texte il ya eu des amendements qui concerne les droits familiaux pour les parents isolés donc une majoration de points ça n'existait pas dans le texte initial pareil pour les parents d'enfants porteurs de handicap où il ya des préjudices de carrière quand même important c'est le seul motif de satisfaction pour les députés en marche dans le texte soumis aux 49 3 le gouvernement a retenu la plupart des amendements de la majorité pour le reste les deux députés garde un goût amer de ce débat parlementaire on est organisés d'une telle façon que 17 personnes nouveau vingtaine peuvent empêcher 577 à travailler correctement c'est grave moi je crois et comment on peut dire on n'a pas réussi le 49-3 venez tous dans la revue on vous allez voir ce que vous allez voir et nous pensaient en avoir pendant longtemps sourds aux fenêtres de députés des manifestants qui crient on est là mais il y en a toujours eu c'est un peu le général qui vient saluer ses troupes après la bataille sauf que pour jean luc mélenchon la bataille n'est pas finie c'est le message qu'il veut faire passer aujourd'hui aussi bien à ses supporters réunis devant l'assemblée que dans son discours de motion de censure prononcée dans la foulée il s'apprête à voter les yeux fermés un texte qu'ils n'ont pas lu pas discuter et quand ils ne connaissent aucune des conséquences vous allez accepter de laisser passer sans débat un texte que vous n'avez jamais lu alors la bataille qui commence maintenant est une bataille de longue durée nous n'en avons pas fini avec nous en toute hypothèse est quoi qu'il arrive en toute hypothèse est quoi qu'il arrive en 2022 nous avons ri femmes dès 2022 nous annulerons tous comme j'avais fait la promesse de jours meilleurs pour oublier le présent car dans l'immédiat les motions de censure sont rejetés la majorité requise des temps pas atteinte la motion de censure n'est pas adoptée en conséquence est considéré comme adopté le projet de loi instituant un système universel de retraite la réforme des retraites quitte ainsi l'assemblée en attendant la revanche et la deuxième lecture du projet de loi [Musique]

Retraites : la guerre des nerfs | LCP Le Mag - 15/03/2020 — Clémentine Autain · Pourquijevote