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InterviewRadio France (sur Site radio)· 2 juillet 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueCulture, médias & sportSécurité

Canon Français en Dordogne : "Je n'ai pas à me prononcer sur ce qui va être fait ou dit", réagit le maire de Périgueux

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Rapidement, c'est dans une semaine, un départ d'étape, ça apporte quoi à la ville de Périgueux ?

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Revenons-en maintenant à cette polémique, la venue du canon français en octobre dans la salle municipale de la filature.

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Comment ça s'est fait cette venue ?

  • 1:30FerméeRéponse directe

    Donc, juste pour savoir, c'est eux qui vous ont contacté ?

  • 1:42RelanceRéponse partielle

    Vous dites qu'il n'y a aucune problématique. Alors, on connaît aujourd'hui les liens du canon français avec les idées d'extrême droite, notamment de par l'un de ses financeurs, Pierre-Edouard Sterrin.

  • 2:26RelanceRéponse partielle

    Le canon français est accusé de faire avancer des valeurs d'extrême droite. Pierre-Edouard Sterrin, le financeur, il assume le fait de faire avancer des idées d'extrême droite.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Invité politiqueFait
    « Ça apporte beaucoup de visibilité puisque toutes les caméras vont être mises sur Périgueux, sur le Périgord, sur la Dordogne. »
  • 0:23Invité politiqueFait
    « Et on sait que c'est une des plus belles étapes après les étapes alpines. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Eh bien, ça s'est fait simplement. Je pense que je ne connaissais pas l'existence du canon français avant les événements de Bergerac. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Et l'agent qui loue les salles a pris quand même la précaution de m'appeler pour savoir s'il y avait une problématique ou pas. »
  • 1:12Invité politiqueFait
    « Je considérais qu'il n'y avait aucune problématique dans la mesure où cette structure est libre de faire ce qu'elle veut, que les gens sont libres d'y aller ou pas, qu'il n'y avait pas de troubles à l'ordre public »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « et que je n'ai pas à me prononcer sur le contenu de ce qui va être fait ou dit dans cette enceinte. »
  • 1:33Invité politiqueFait
    « Oui, il y a eu une polémique sur les réseaux comme quoi nous saurions aller les chercher. Ce n'est absolument pas vrai. »
  • 1:59Invité politiqueFait
    « Vous savez, si on commence à stigmatiser les gens qui gagnent de l'argent, Sterrin, Bolloré et d'autres, on ne va plus acheter un bouquin chez Hachette, on ne va plus regarder un film à Canal+, puisque Bolloré finance les films, on ne va plus écouter de musique, parce qu'il finance aussi Vivendi. »
  • 2:41Invité politiqueChiffre
    « C'est son affaire, il est à 30%, je crois, que j'ai lu dans le financement du canon français, 30%. Donc ça veut dire qu'il y a 60% qui lui échappe, vous savez. »
  • 3:00Invité politiqueChiffre
    « Alors, ils ont demandé, vous êtes pour ou contre la venue du canon français à Périgueux ? 97% des gens sur 4000, 4000 personnes. 97% des gens ont dit qu'ils étaient pour 3%. »
  • 4:04Invité politiqueChiffre
    « Ça va nous représenter une rentrée d'argent de 4200 euros. »
  • 4:07Invité politiqueChiffre
    « Ça peut me financer deux clims dans des écoles. »
  • 5:41Invité politiqueChiffre
    « Nous, la droite et le centre, on a loué 5 fois la salle. La gauche et l'extrême-gauche, ils ont loué 48 fois la salle. »
  • 5:48Invité politiqueChiffre
    « Et pour la gauche, c'était 60% gratuit, 40% payant. »
  • 6:07Invité politiqueFait
    « Des mesures de sécurité ? Bien sûr. Et eux aussi, je pense qu'ils ont des mesures à l'intérieur parce qu'ils se rendent bien compte, je pense, que l'image qu'ils renvoient n'est pas toujours une image positive. »

Temps de parole

  • Michel Cadet69 %
  • Présentateur31 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Notre invité ce matin, c'est le maire de Périgueux, Michel Cadet. On revient avec lui sur le passage du Tour de France et l'accueil du canon français, Louis de Bergemar. Bonjour Michel Cadet. Bonjour. Alors on va commencer par le passage du Tour de France en Dordogne. Rapidement, c'est dans une semaine, un départ d'étape, ça apporte quoi à la ville de Périgueux ?

0:15
Michel Cadet

Ça apporte beaucoup de visibilité puisque toutes les caméras vont être mises sur Périgueux, sur le Périgord, sur la Dordogne. Et on sait que c'est une des plus belles étapes après les étapes alpines. Et donc, c'est une façon de faire une publicité à moindre coût pour la ville. Donc, bien sûr, c'est un événement, c'est un des plus gros événements de cet été.

0:41
Présentateur

Revenons-en maintenant à cette polémique, la venue du canon français en octobre dans la salle municipale de la filature. Il était prévu à Bergerac, finalement, ça sera organisé à Périgueux. Comment ça s'est fait cette venue ?

0:52
Michel Cadet

Eh bien, ça s'est fait simplement. Je pense que je ne connaissais pas l'existence du canon français avant les événements de Bergerac. Donc, ils ont demandé, du fait qu'ils ne le faisaient plus à Bergerac, ils ont demandé une location de salle. Et l'agent qui loue les salles a pris quand même la précaution de m'appeler pour savoir s'il y avait une problématique ou pas. Je considérais qu'il n'y avait aucune problématique dans la mesure où cette structure est libre de faire ce qu'elle veut, que les gens sont libres d'y aller ou pas, qu'il n'y avait pas de troubles à l'ordre public et que je n'ai pas à me prononcer sur le contenu de ce qui va être fait ou dit dans cette enceinte.

1:30
Présentateur

Donc, juste pour savoir, c'est eux qui vous ont contacté ?

1:33
Michel Cadet

Oui, il y a eu une polémique sur les réseaux comme quoi nous saurions aller les chercher. Ce n'est absolument pas vrai.

1:38
Présentateur

Vous dites qu'il n'y a aucune problématique. Alors, on connaît aujourd'hui les liens du canon français avec les idées d'extrême droite, notamment de par l'un de ses financeurs, Pierre-Edouard Sterrin. On sait aussi ce qui s'est passé, notamment à Caen, avec des débordements, des saluts nazis en marge d'un banquet. Vous dites qu'il n'y a aucune problématique là-dessus ?

1:59
Michel Cadet

Vous savez, si on commence à stigmatiser les gens qui gagnent de l'argent, Sterrin, Bolloré et d'autres, on ne va plus acheter un bouquin chez Hachette, on ne va plus regarder un film à Canal+, puisque Bolloré finance les films, on ne va plus écouter de musique, parce qu'il finance aussi Vivendi. Si on commence comme ça, tout a un lien, tout se tient. Mais vous n'avez jamais acheté une smartbox pour vos enfants ?

2:26
Présentateur

Le canon français est accusé de faire avancer des valeurs d'extrême droite. Pierre-Edouard Sterrin, le financeur, il assume le fait de faire avancer des idées d'extrême droite.

2:41
Michel Cadet

C'est son affaire, il est à 30%, je crois, que j'ai lu dans le financement du canon français, 30%. Donc ça veut dire qu'il y a 60% qui lui échappe, vous savez. Arrêtons de dire ce qui est bien et ce qui n'est pas bien. Je regardais sur les réseaux, quelqu'un a fait, le club des Périgordins a fait un sondage. Je le regardais ce matin, il est en ligne depuis 17h. Alors, ils ont demandé, vous êtes pour ou contre la venue du canon français à Périgueux ? 97% des gens sur 4000, 4000 personnes. 97% des gens ont dit qu'ils étaient pour 3%.

3:13
Présentateur

Un sondage sur les réseaux sociaux, vous le savez, Michel Cadet, ce n'est pas forcément... Vous avez regardé quand même les réactions à Sud-Ouest, les réactions partout. Évidemment, il y a beaucoup de réactions. Et d'ailleurs, le canon français a beaucoup de succès. Les deux dates à Périgueux ont eu du succès. Mais vous, Michel Cadet, vous êtes présenté à la mairie sous un rassemblement de républicains du mouvement Horizon d'Edouard Philippe, du mouvement démocrate, à un nom de la présidentielle. Accueillir le canon français, c'est un signal politique ?

3:37
Michel Cadet

Non, non, cette structure n'est pas interdite. Un parti où une structure serait interdite, nous ne la recevrions pas. Là, il s'agit d'une location. Ce n'est même pas une mise à disposition. Si ça avait été une mise à disposition, j'aurais réfléchi complètement différemment. Là, c'est une location, je n'ai pas le droit. Vous savez, il y a des maires dans l'agglomération qui refusent le RN, qui refusent l'extrême gauche ou qui refuseraient le canon français si cela leur avait été proposé en disant que la salle n'est pas disponible. Moi, je n'ai pas dit que la salle n'est pas disponible. J'assume mes responsabilités. La salle est disponible.

Ça va nous représenter une rentrée d'argent de 4200 euros. Ça peut me financer deux clims dans des écoles. Moi, je dis oui, vous venez. Il n'y a aucun problème là-dessus. Par contre, s'il y a des crétins avidés qui font des gestes déplacés ou illégaux qui sont provocateurs des scènes nazies ou autres, forcément, il n'y aura qu'une soirée. Il n'y aura pas une deuxième soirée. On annulera. Mais dans la grande majorité des cas, ça se passe bien. Écoutez, il faut arrêter de stigmatiser les gens qui veulent bien chanter, qui veulent bien manger. Sinon, on ne fait plus de férias. Si vous allez écouter...

4:40
Présentateur

Les banquets du canon français, vous les mettez sur le même plan que les férias ?

4:45
Michel Cadet

Que les férias, que les nuits gourmandes. Vous savez, les nuits gourmandes, Mme Labaye se parlait de foire à la saucisse. C'était très méprisant. Ça voulait dire qu'il y a un petit côté franchouillard. C'est le béret, c'est l'alcool, c'est le saucisson. Enfin, arrêtons de stigmatiser les gens. Les gens ont envie de temps en temps de faire la fête, de se lâcher un peu. Dès que c'est illégal, il faut sanctionner. Mais dans la mesure où ils font simplement un moment festif, je crois... D'ailleurs, les gens, ça correspond exactement à ce qu'ils disent sur les réseaux. Je ne vois pas de gens qui me stigmatisent en dehors de la France.

5:17
Présentateur

Non, mais on connaît votre positionnement politique. Ce n'est même pas une positionnement politique. Ce que vous nous dites là, c'est que le canon français n'a rien de politique ?

5:25
Michel Cadet

J'en sais rien s'il y a quelque chose de politique. Mais à quel moment, moi, en tant que maire de tous les Périgordins, je peux dire, celui-ci, c'est bien, celui-ci, ce n'est pas bien. J'ai regardé, vous savez, les locations de salles sur Périgueux depuis la mandature précédente. Eh bien, j'ai regardé. Nous, la droite et le centre, on a loué 5 fois la salle. La gauche et l'extrême-gauche, ils ont loué 48 fois la salle. Et pour la gauche, c'était 60% gratuit, 40% payant. Nous, ça a toujours été payant. Donc, vous savez, la gauche et l'extrême-gauche, ils font des choix aussi très marqués. Vous prévoyez des mesures pour la venue du canon français, ces deux soirées en octobre ?

Vous savez, c'est en octobre. On a le temps de voir venir. Bien sûr qu'il y aura des mesures. Des mesures de sécurité ? Bien sûr. Et eux aussi, je pense qu'ils ont des mesures à l'intérieur parce qu'ils se rendent bien compte, je pense, que l'image qu'ils renvoient n'est pas toujours une image positive. Ils ont intérêt à faire leur propre sécurité et leur propre ménage à l'intérieur. Nous, nous mettrons à disposition les forces nécessaires pour que tout se passe bien. Mais vous savez, les fauteurs de l'ordre public, ce n'est pas forcément ceux que l'on incrimine, c'est parfois ceux qui incriminent.

6:26
Présentateur

Alors, je reviens sur les débordements qu'il y a eu en marge d'un banquet à camp quand même de personnes qui sortaient du banquet du canon français. Un dernier mot, Michel Cadet. Vous irez, vous, à ces soirées du canon français ? Si j'irai manger, non. Merci beaucoup, Michel Cadet. Merci. Donc, le maire de Périgueux d'être venu ce matin sur l'antenne d'ici Périgord. Interview à retrouver sur ICI pour la faire avec toute l'actualité près de chez vous.

Canon Français en Dordogne : "Je n'ai pas à me prononcer sur ce qui va être fait ou dit", réagit le maire de Périgueux — Michel Cadet · Pourquijevote