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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 17 mai 2025 51 min

Philippe de Villiers : "Dans 30 ans, le peuple historique français sera minoritaire"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bon euh Philippe Devilier, je sais pas ce que vous avez Jean-Luc Mélenchon a visiblement un problème avec vous, du moins avec le puit du fou. J'ai découvert ce tweet cette semaine la ruralité culturelle au top niveau à Aubenas. Un château rénové plate de clownerie passéiste style puit du fou mais le respect des visiteurs et de leur sensibilité.

Clownerie passéiste du puit du fou. Vous qui disiez que vous échangeiez à l'époque au parlement. avec Jean-Luc Mélenchon.

Bah dis donc, il a la mémoire courte Jean-Luc Mélenchon. Non mais faut savoir lire la mélanchonie, il y a une écriture, c'est comme l'écriture inclusive ça, faut connaître. Et donc je je confirme que Jean-Luc Mélenchon à chaque fois que on s'est parlé et on se parlait beaucoup quand on était au Parlement européen, il était d'un commerce très agréable avec moi.

C'est un homme cultivé et il me disait "Je suis fasciné par ton truc." En fait, c'est la fascination. La preuve, il a aucune raison de parler du pu du fou dans une exposition d'art contemporain.

Il en parle. Et en fait, derrière cette fascination, il y a une frustration. qui est le fruit d'une curiosité inassouvie.

Et en fait, moi j'ai lu la meute et j'ai vu euh j'ai découvert la confirmation de ce que beaucoup de gens savent qui les voi vivre du couple Nicolas Elena Chuchescou alias Jean-Luc et Sopia. Il y a un journaliste, je vous dirai en micro qui c'est, qui m'a raconté le la jeunesse du tweet dont vous parlez. En fait, c'était la veille du tweet la nuit et à un moment donné, il y a Sopia qui parle et Jean-Luc dit "Qu'est-ce qui se passe ?

Tu rêves ?" Oui, tu rêves. Et tu rêves de de quoi ? de partir.

Tu veux partir avec qui ? Avec toi. Tu veux qu'on parte tous les deux ?

Oui. Tu veux qu'on parte en Palestine, en Corée du Nord, sur la tombe de Troski, auistan, à l'islamistan, que que sais-je ? En Iran ?

Je veux partir avec toi que tu m'emmènes, mon Jean-Luc chéri. Et tu veux aller où avec ton Jean-Lucché ? Ma Sopia chéri au pu ?

Je sais pas s'ils ont du second degré euh euh à la France insoumise, on aurait peut-être dû mettre Est-ce que j'ai l'habitude pour démarrer l'émission de commencer par un apologue ? Pas vraiment. Pas vraiment.

Mais c'est une une réponse évidemment à Jean-Luc Pu à Jean-Luc Pu j'allais dire. Oui, mais c'est exactement ça. C'est exactement ça.

Jean-Luc Puis Dufou. Euh parlons d'un autre sujet. Philippe Devilier, on entend dire de plus en plus souvent il faudra l'Union des droites mais elle semble s'éloigner chaque jour davantage.

Geoffre Lejeun a une question pour vous. Est-ce que vous pensez, Philippe, que cette union des droites est une condition euh synéquanon pour une éventuelle victoire de la droite un jour à l'élection présidentielle ou est-ce que c'est un mirage qu'on nous fait miroiter depuis des années ? Ah, c'est une question essentielle à laquelle j'ai beaucoup réfléchi évidemment pendant un demi-siècle.

En fait, quand vous regardez euh l'histoire de la 5e République et en particulier l'histoire des dernières années, depuis 1980 81, l'histoire de la vie politique française, vous vous pouvez repérer une constante et un fantasme. La constante, c'est l'union des gauches et le fantasme c'est l'union des droites. L'union des gauches qui est sans cesse revisité, sans cesse renouvelée et l'Union des droites qui est sans cesse souhaitée, espérée et toujours moralement impossible et politiquement impraticable.

Et en fait, quand on prend un peu de hauteur sur les 50 dernières années, qu'est-ce qu'on voit ? que c'est le modèle le modèle mitérandien qui s'impose à nous encore aujourd'hui. C'est de ce modèle qu'il faut sortir pour répondre à votre question et je vais y répondre dans quelques instants.

Mais auparavant, je voudrais dire ce que c'est que le modèle mitérandien parce que j'ai bien connu François Mitteran, il m'aimait bien et parfois on échangeait des confidences parce qu'on est voisins. Vous allez voir pourquoi je dis ça. Alors, le modèle militerandien reposait sur trois principes d'une efficacité redoutable.

Le premier principe, c'était pas d'ennemis à gauche, donc la coalition électorale sur le modèle du Front populaire, programme commun, Union de la gauche et ensuite on a eu Jospin, la gauche pluriel, on a eu la NUPES 2022 et puis le nouveau Front populaire. C'estàd que ils se foutent sur la gueule, ils s'envoient les assiettes à la figure mais ils se remettent à table et ça sera pareil la proch la prochaine fois. Ça c'est la vertu de la gauche.

Euh donc premier principe, la coalition électorale systématique. Deuxème principe euh l'interdit moral, c'est-à-dire qu'on interdit au camp d'en face de faire ce qu'on fait. Les socialistes peuvent s'allier avec les communistes, il y a pas de problème moral.

Les 100 millions de morts du goulag, c'est c'est pas un problème moral. Par contre, les centristes doivent pas s'allier avec les nationalistes qu'on appelle maintenant les souverainistes. Il y a des sujets auxquels on a le droit de toucher quand on est à gauche, mais pas à droite.

Plus migration et cetera. Ça c'est l'interdit moral qui a toujours été respecté, qui l' encore aujourd'hui. Et le troisème principe, ça c'est plus malin, plus malicieux, ça c'est vraiment du mitéran, c'est le dépouillement de la matrice chrétienne qui est en fait la matrice de la droite.

Un jour, je vous raconte cette anecdote. Je parle avec François Véran, on prenait le café et puis je je lui dis "Vous savez, je connais bien la petite église de votre affiche puisque c'est un village voisin de chez moi." Et là, il rit et je dis "Pourquoi vous avez fait ça Donc c'est je vous rappelle l'affiche la France on terra en premier plan et derrière on a un village avec une église de campagne typique de la France et en dessous le slogan c'est la force tranquille trouvée par Sigela force tranquille et il me dit j'ai jeté une pierre dans le jardin de la cur ça veut dire quoi il dit bah en fait j'ai voulu aspirer le vote catholique pour le fagociter et ensuite la sécher.

Réussite parfaite. En fait, le vote catholique, il est résiduel. Toutes, regardez, toutes les défaites sociétales qui s'accumulent les unes après les autres, la prochaine, c'est l'euthanasie.

Et en fait, la matrice chrétienne euh ne n'assure plus l'encadrement, elle ne définit plus les principes de la vie en société. Et ça, c'est complètement nouveau, c'est mitirandien. Et la démocratie chrétienne dont il me parlait d'ailleurs, il disait, vous verrez, la démocratie chrétienne, elle sera avalée par la baleine de Jonas du progressisme boulimique.

On y est. Et le troisème donc les trois principes, donc la la l'interdit moral, la coalition électorale et le dépouillement de la matrice chrétienne. C'estd que pour que la droite n'it plus rien à se mettre sous la dent.

Le génie de la gauche, c'est que elle s'est complètement renouvelée. Elle a muté, elle a connu une mutation idéologique, mutation sociologique. Une mutation idéologique, c'était l'appropriation des collectifs des moyens de production, le grand soir.

Et maintenant, c'est le paradis diversitaire. Rien à voir, mais ça continue à fonctionner. Et la mutation sociologique, c'est encore plus fort.

C'est tellement d'ouvrier. Le prolétariat maintenant le lumpen prolétariat, le peuple migrant, le nouveau peuple élu. C'est encore plus fort.

Pendant ce temps-là, la droite, la droite elle s'est perdu. La droite s'est retréci la droite elle s'est vidé d'elle-même. Et donc pour répondre maintenant à votre question sur l'Union des droites, si si on veut que la droite un jour gagne regagne, il faut d'abord que elle retrouve sa filiation. sa filiation, c'était la nation et la souveraineté.

Elle a abandonné la nation, elle a abandonner le peuple historique, elle a abandonné l'identité du peuple historique pour faire plaisir à la gauche. Euh alors, vous me direz "Ah bon ? Mais qu'est-ce qui vous fait dire ça ?" Ben, c'est simple.

Qui est passé de l'immigration de travail à l'immigration de peuplement sur l'influence du patronat ? Valérie Juscardestin et Jacques Chirac qui a fait Schengen qui a fait sauter la frontière Jacques Chirac. Et si on passe et donc en fait ils ont fait entrer un nouveau peuple.

Pourquoi ? Parce que la droite ne pense plus qu'en terme économique depuis 50 ans, elle a laissé la culture l'éducation à la gauche. Le plan Langevin Vallon c'est de Gaul.

En considérant que si elle se mettait sur son avent de la politique économique, la gauche viendrait jamais la chercher. Sauf que maintenant, il y a aucune différence entre la droite et la gauche parce que c'est l'état providence, c'est l'État socialiste. Deuxièmement, elle a abandonné la souveraineté.

Elle a transféré la souveraineté. C'est elle qui a transféré la souveraineté. C'est Chirak Jupé au moment de Mastrich avec Méran.

On a transféré la souveraineté. Donc à partir on abandonne la nation et la souveraineté, qu'est-ce qui reste ? Pas grand-chose.

Deuxièmement, la droite si elle doit retrouver sa filiation, la nation à soné, il faut aussi que elle brise l'interdit moral. Regardez-les tous quand ils parlent. Ils disent "Ah oui, mais jamais d'alliance avec le Rassemblement national." Donc rien de chance en fait.

Il y en a quatre qui ont tenté de briser l'interdit moral dans dans l'histoire que j'ai bien connu. Le premier, c'est Michel Penatowski qui m'a dit des dizaines de fois, j'explique à Giscar, il comprend rien, il faut faire la grande alliance de toutes les droites comme la gauche a fait l'alliance de toutes les gauches. Le deuxième c'est Charles Pasquis quand il a dit en 1988 au moment des élections législatives, il faut faire une alliance de tout le monde parce que nous avons des valeurs communes.

Je sais pas si vous vous souvenez mais c'est dans valeurs actuelles, le journal que vous avez bien connu, ça a été ça a été un toolet absolument incroyable. Le pauvre Pascour en a pris plein la gueule. Euh le troisème c'est Charles Millon auquel je veux rendre hommage, c'est un homme d'État et quand il est arrivé à la tête de la région, il a dit moi j'accepte les votes de tout le monde.

Il a été élu mais mal élu puisque il y avait des gens du Front National à l'époque qui avaient voté pour lui donc destitué. Il s'en est jamais remis le pauvre. Et enfin le 4e c'est Éric Fiotti.

Lui il est allé carrément il a fait l'alliance. Voilà. Euh et enfin troisièmement, le plus important, il faut que la droite retrouve aille chercher son patrimoine, c'est-à-dire esprit d'entreprise pour refaire une société d'entrepreneur, la culture pour refaire une esprit une société de créateur et le sociétal pour refaire une société de [Musique] voisinage.

Euh en fait, quelle est la différence entre la droite et la gauche ? Quand on réfléchit bien, la gauche, elle tient tout entière dans une réplique du FTE de G Mhisto qui dit "Je suis l'esprit qui toujours niche." Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire je suis l'esprit qui est dans la négation du réel. Je nie le réel. En d'autres termes, la droite c'est le réel.

La gauche, c'est l'utopie. C'est le refus du réel. Or, si on veut reconstruire la France demain, il va falloir se poser la question suivante : où est la limite ?

C'est la question de la limite et donc la question de l'ordre naturel qu'on ne cesse de trahir et que la droite trahit avec la gauche. La limite, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la droite dit pourquoi et la gauche dit pourquoi pas.

La droite c'est l'ordre naturel donc c'est la limite. Il y a une nature humaine, faut faire attention. Et la gauche, elle c'est l'illimitation libertaire.

Aujourd'hui, la droite elle a deux tabous. Un tabou, c'est quelque chose dont on veut jamais parler. Le premier tabou, c'est l'Europe.

On remet rien en cause. Et on croit que sans rien remettre en cause, n'ayant plus le pouvoir, on va pouvoir continuer à gouverner et à redresser le pays. Mais si on reprend pas le pouvoir, on va encore mentir.

Regardez, aujourd'hui, il suffit de voir toutes les politiques qui sont nées totalement inefficaces. Pourquoi ? Parce que quand le pouvoir n'a plus le pouvoir, je vous l'ai dit 100 fois, je vous le redis, quand le pouvoir n'a plus le pouvoir, il ne peut plus rien pour vous.

Le pouvoir comme disait Saintignon, c'est quand on l'a. Or, plus personne n'a le pouvoir en France aujourd'hui mais personne ne veut le dire. C'est un sujet tabou. 2è sujet tabou, le rassemblement national.

On veut pas faire d'alliance le rassemblement national. Je note que dans la campagne là à laquelle on assiste à LR, il y a une évolution. pas plus tard que ce matin, j'ai entendu un candidat qui a dit l'oqué pour ne pas le nommer, il faut faire l'Union des droites.

Donc alors jusqu'ici on s'arrête à Sarak Nafo. Bon encore un petit effort et puis à tout le monde parce que il y a aucune raison que il y a vraiment aucune alors dans le temps, il y avait des raisons officielles. Il y avait l'antisémitisme, il y avait l'immigration.

Mais maintenant, aujourd'hui, le problème de l'immigration, il il est partagé par tout le monde. Voilà. Moi, je pense que celui qui gagnera, je pèse mes mots, c'est celui qui fera deux choses à l'avenir pour notre pays.

Premièrement, qui proposera une politique de redressement impressionnante, une politique de redressement qui renversera la table dans tous les domaines. Et deuxièmement, et le milieu politique aujourd'hui n'y est pas prêt. Les Français, ils sont prêts mais pas le milieu politique.

Et deuxièmement, quelqu'un qui osera dire "Moi, je fais l'Union des droites comme ils ont fait l'Union à gauche" sans aucune exclusive. Je sais pas si j'ai répondu à votre question. Si là c'est bien autre sujet à présent parce que vous avez parlé justement de cette gauche qui n'y est le réel et ça m'a fait penser par cette semaine on a pu entendre Emmanuel Macron lors de cette grande émission pendant 3h face à des responsables politiques, des spécialistes et certains au sortir de cette émission se sont dit mais il a il nie le réel ses difficultés et finalement son bilan.

Euh d'ailleurs euh je vais on va les regarder ensemble, mais la la presse euh ne s'y pas manquée dès le lendemain. J'ai vu marquer tout ça pour ça. Alors ça c'est la presse d'aujourd'hui, un sentiment d'impuissance.

Euh vous avez euh un grand oral sur la défensive pour l'opinion. Euh euh bref, il y avait eu euh de nombreuses unes même pour l'humanité sans faire dans l'arrogance et le libéralisme. Quelle impression vous a laissé l'émission d'Emmanuel Macron sur sur TF1 ?

Philippe Deviler, vous connaissez Hernani ? J'ai j'ai sans cesse pensé en le regardant à Hernani. J'avais pitié de lui en pensant à Hernani.

Vous savez, mon aragon Galice estadour. Ah, je porte malheur à tous ceux qui m'entourent. Je suis une force qui va une âme de malheur fabriquée des ténèbres.

Il est une force qui va. Emmanuel Macron est une force qui va. On sait pas où il va.

On sait pas s'il y va vraiment ou plutôt on a peur qu'il aille avec nous à l'abîme. Il a été très secoué. Même la secrétaire générale de la CGT était meilleure.

Il a été très secoué par Agnès Verdier et Molinet. Oligé qui était chirurgicale, splendide, souriante, délicate, incisive et il a été baladé par le goupile de Béier, mon ami Robert Ménard, qui était extraordinaire, brillantissime, euh inattendu pour un homme euh qui est seul dans les salons. Emmanuel Macron qui est plus du tout habitué au bistro.

Mais je vais aller plus loin pour répondre à votre question au fond de votre question. En fait, quand je l'ai vu brandir ses diagrammes, sa graphie sur le thème, regardez mes courbes, je l'ai trouvé agare, pathétique, cherchant à rattraper par la logorée la béance, la vacuité, le néant. Et cette émission, elle m'a fait mal moi parce que là euh c'est un tournant, c'est une émission d'abaissement de la fonction.

Il une sorte de jeu ludique, de divertissement. Euh tout à coup TF1 retrouve une faculté critique après avoir servi la soupe pendant des décennies, en tout cas pendant 8 ans à Macron. et euh il était très mal à l'aise et surtout en fait le mot qui revenait qui est un mot latin mais qu'il a appris avec Paul Ricker non pouous non pouous non pouous c'est-à-dire qu'en fait c'était l'impuissance beaucoup de gens qui regardaient cette émission et même vous j'en suis sûr attribuent cette impuissance à un défaut de caractère un défaut volonté.

Ça c'est facile mais c'est un mensonge de dire ça. C'est un c'est une forme de paresse. Non.

L'impuissance d'où elle vient ? L'impuissance, elle vient du crime de lâcheté de génération politiques successives qui ont dépouillé la France, qui ont dépouillé la souveraineté populaire, la souveraineté nationale et que aujourd'hui disent "Ben alors, qu'est-ce que tu fais ?" "Bah, je peux plus peux rien faire puisque j'ai plus le pouvoir." Et donc en réalité euh et vous savez pourquoi je dis ça ?

Parce que il nous a mis sur la voie en fait à un moment donné. à un moment donné, il dit euh oui euh l'âge euh d'accès pour les réseaux sociaux euh ah mais ça c'est une compétence de l'Europe. Tiens tiens, il aurait pu dire [Musique] à euh Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT sur Arcelor.

Voilà l'Europe de l'ouverture qui fait rentrer l'acier chinois parce que depuis 1992, il y a plus aucune protection, plus aucune préférence communautaire. On l'a volu cette Europe là. C'est la droite et la gauche qui l'a volu cette Europe là.

On peut plus se protéger. Donc on peut plus protéger l'acier français, pas plus que l'automobile. Il aurait pu dire à Robert Ménard, vous parlez d'immigration, de la répartition de l'immigration, mais en fait c'est l'Europe qui nous oblige à faire ça parce qu'on a signé des traités.

Le pacte Asie, l'immigration, on a signé les traités de Mastrich, d'Amsterdam, le traité de Lisbonne et donc on est dépouillé. Donc je peux pas moi vous répondre autre que autrement que en vous disant allez voir madame Varleyennen. Il aurait pu euh dire euh à Agnès Verdier Molinier alors là j'aborde un tabou.

Bah oui, mais on a l'euro et en fait on vous a trompé avec l'euro parce qu'on vous a fait croire nous les hommes politiques que l'euro était un accélérateur de vertus alors que c'est un accélérateur de laxisme et d'inconscience. C'est bien pratique l'euro pour les hommes politiques. Il y a plus il y a plus de il y a plus de réaction des marchés financiers.

Il y a un journaliste euh le économique de l'anglais, il est toujours très bon, qui dit "En fait, on a mis le les drredons sur le réveil pour pas entendre la sonnerie." En d'autres termes, En d'autres termes, on continue à mentir au français. C'est qu'on ne veut pas leur dire voilà la cause de tous nos mots, c'est qu'en fait nous les hommes politiques non pousous nous ne pouvons plus rien faire pour vous parce que en fait nous sommes des spectres.

Le pouvoir est ailleurs, il est parti ailleurs. Nous l'avons envoyé ailleurs, nous l'avons transféré ailleurs. Et la question que moi je me suis poséiotis, c'est conoclas cette question.

Quand je me suis endormi devant mon poste, ce qui m'arrive rarement, même pour le Paris Saint-Germain, je dors pas. Ah bah non, pas en ce moment. Surtout pas en ce moment.

Voilà. Voilà. Ouais.

Mais là, je me suis dit, "Bon, je vais me coucher, tant pis." Et là, je me suis dit, il faut qu'il parte. Si si Emmanuel Macron a une conscience nationale et une conscience tout court, une conscience morale, il faut qu'il se disent on peut pas rester comme ça pendant 2 ans.

Là, ce que je dis en ce moment, il y a un million de personnes qui nous regardent et et demain sur européen 800000 auditeurs, ils sont en train de dire bah oui, il a raison mais le seul à le dire mais voilà monsieur le président faire autre chose quoi parce que là pourquoi ? parce qu'il faut un nouvel élan à l'Élysée, un nouvel élan à Matignon, un nouvel élan euh à l'Assemblée, un nouvel élan tout court parce que le pronostic vital de la France est engagé et ils sont 84 % selon un sondage du Figaro ce matin à ne pas souhaiter que Emmanuel Macron se représente, non pas en 2027, il ne le pourra pas, mais en 2032. On vient une nouvelle fois de vivre une semaine euh au rythme malheureusement des agressions barbares, des violences à répétition.

Vous avez eu le weekend dernier les pompiers euh le pompier percuté lors d'un rodéo sauvage. Tentative de kidnapping désormais en plein cœur de la capitale en plein après-midi. Mardi, la fille d'un entrepreneur en cryptoonnaie a été victime d'une tentative d'enlèvement en plein Paris.

Je vous propose de revoir la séquence. Appelle la police. 17 [Applaudissements] le 17.

Le 17. Oui. Chauffroage.

Quand on voit ces images Philippe et quand on voit tous les faits que Elliot vient de de rappeler, on déjà on est un peu effrayé. Et je me demandais est-ce que vous pensez qu'on est face à une crise institutionnelle ou face à une crise de régime ? En en en écoutant votre question et en regardant ce reportage, je pensais à Charles Pasquais qui disait "Le pays ne pas gouverner." Il disait tout le temps ça.

S'il était là, qu'est-ce qu'il dirait ? Et surtout une phrase de Marie France Garot qui disait "Ils ont tué la 5e République, Miteran par orgueil, Giscar par vanité et Chirac par inadvertance." Je réponds à votre question.

En fait, c'est plus qu'une crise institutionnel, c'est plus qu'une crise de régime, c'est une crise de survie. C'est pour ça je parle toujours du pronostic vital. Il faut que les gens qui nous écoutent et qui nous regardent, on soit conscient pour queon puisse un jour prendre des bonnes décisions, sinon le pays va mourir.

D'abord parce que c'est une crise de l'État. Or, c'est l'État qui a fondé la nation. C'est l'État qui a fondé la France, pas l'inverse.

C'est une crise de l'État parce que on le voit bien à travers tous les exemple que vous avez cité, Elliot, l'État n'a plus ce que Max Weber avait appelé le monopole de la violence légitime. Il ne peut plus assurer la sécurité, même s'il le veut, même s'il le proclame, c'est fini. Ça a basculé.

Et ça a basculé parce qu'en fait il est grignoté par l'état profond. Faudra qu'on y revienne à ça. Donc il peut rien faire.

Il a les mains liées. Ensuite nos institutions sont dévoyées. Le pouvoir exécutif est évanaissant.

Le pouvoir législatif est devenu une instance de transposition de l'empire de la norme et le pouvoir judiciaire est gangrené par l'inversion victimaire. Et enfin, la puissance publique, je l'ai dit tout à l'heure, je le redis, est maintenant impuissante puisqueelle a perdu le contrôle de la frontière, de la loi et du budget. Voilà pour la crise étatique.

Mais sur cette crise étatique, c'est ça le plus grave, se greffe une crise nationale. Qu'est-ce que c'est la crise nationale ? C'est un changement de peuplement.

La fécondité différentielle, l'immigration massive s'allie pour faire en sorte que selon les spécialistes, dans 30 ans, le peuple historique français sera minoritaire. à vue humaine. C'est une question statistique.

Ensuite, un changement de civilisation. Quand j'étais petit, il y avait la France. Il y avait une France avec des nuances, avec des déchirures, mais il y avait une France.

Aujourd'hui, il y a trois Frances. Il y a la vieille France, comme disent les autres, comme disent les macronistes, la vieille France est nous. C'est C news, c'est celle qui tient au dépôt millénaires.

Ensuite, il y a l'antifrance qui pratique le populide, pardon, d'inaugurer un mono. Et puis il y a la Post-Fance de Macron qui pratique le mémoricide, c'est une plateforme disruptée, mondialisée. C'est ça la France.

La France est devenue un pays day droit. Il y a une éclipse de la conscience nationale. C'estàd que vous rendez compte que le mot patriote maintenant on l'utilise pour les Ukrainiens et jamais pour les Français.

Et troisièmement, se greffe sur la crise nationale une crise morale, c'est la plus grave. La crise morale, c'est la perte de la transmission. la perte de la transmission du du modèle français, c'est-à-dire la mémoire commune qui part en vrille, l'ar de vive qui part en vrille.

J'espère qu'on en parlera parce que c'est quelque chose qui me frappe beaucoup. Euh c'est qu'en fait on est entre le le wokistan qui nous dcialise et l'islamistan qui nous resocialise. Il y a d'ailleurs un livre extraordinaire qui vient de sortir dont on parlera j'espère la semaine prochaine le wisme euh avec Emmanuelin et Pierre Vermeren et donc l'obscurantisme Ouais.

Voilà, c'est vraiment un livre admirable qui explique tout ça et puis euh je dis la la perte de la transmission de notre modèle, de nos modes de vie de mais aussi la perte de de la transmission de nos repères, c'est la manière d'être en société. Y a-t-il encore en France aujourd'hui une mystique commune ? C'est la grande question qu'il faut se poser.

Et donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Quand je parle de redressement, il y a trois mots clés en fait. Si on les décline, on gagne.

Regardez dans certains pays où tout bascule en quelques heures, l'espoir revient. Pour que l'espoir revienne en France, il faut premièrement rétablir la souveraineté, aller chercher le pouvoir là où il est et le rendre au peuple. Deuxièmement, rétablir l'identité française.

La France c'est ça et pas autre chose. Maintenant si vous êtes pas content, vous partez. la France, tu l'aimes ou tu la quittes.

Et troisièmement, l'autorité, les trois autorités, l'autorité régalienne. Euh c'est pas normal qu'on soit obligé maintenant de mettre des policiers qui vont protéger des policiers, des policiers qui vont protéger des gardiens de prison, des policiers qui vont protéger des pompiers. On va recruter des policiers protecteurs.

On va où ? Et donc l'autorité régalienne, l'autorité magistrale, le prof, on le remet sur l'estrade et troisièmement l'autorité paternelle. L'autorité paternelle parce qu'on peut pas continuer à vivre avec une société sans père.

Voilà, je m'arrête là mais il y a du pain sur la planche mais qui osera ? Autre sujet à présent, et c'est un sujet qui vous tient à cœur, dont vous parlez régulièrement dans cette émission chaque vendredi soir. On va parler de la loi sur la fin de vie qui est en discussion actuellement à l'Assemblée nationale Philippe Deviler et qui suscite des oppositions de plus en plus fortes.

Claire Fourcade était l'invité de Sonia Mabrou cette semaine. Je vous propose de l'écouter. Ce dont la l'Assemblée va débattre dans les jours qui viennent, c'est pas la question de la demande de mort.

H là des demandes de mort existent, elles existent déjà avec ou sans loine. C'est notre travail et c'est la mission que la société nous donne d'écouter ses demandes et d'essayer de les accompagner. La question c'est comment collectivement on veut y répondre ?

Quelle quelle décision on prend ? Comment collectivement euh qu'est-ce qu'on souhaite dire à celui qui nous dit qu'il veut mourir ? Qu'ils veulent mourir par la la tentation du suicide ou par celle de l'euthanasie quand on est atteint d'une maladie grave ?

Comment collectivement on veut répondre ? Et actuellement la société dit non. Vous vous voulez mourir, vous avez tenté de vous suicider, c'est assistance à personne en danger si on vous réanime pas.

Vous demandez l'euthanasie, on va vous accompagner, on va vous soulager, on va faire tout ce qu'il faut, y compris prendre des risques. L'objectif, c'est de vous soulager. Si on change, c'est très important à la fois pour les patients, pour leurs proches et pour les soignants.

Et puis je crois que ça nous fait entrer cette loi dans c'est une loi du tri parce qu'en fait face à la souffrance, comment on va trier les souffrances ? Comment on va décider quelle souffrance mérite d'être soulagée, quelle souffrance peut donner accès à la mort ? Comment on va trier les demandes ?

Comment on va trier les vies des patients qui nous sont confiés ? Et je crois qu'en fait il y a seulement deux réponses possibles. Soit on décide parce qu'on ne peut pas faire ce trier que dans un pays d'égalité toutes les souffrances doivent obtenir les mêmes réponses.

Dans ce cas-là, on met aucun critère. On ouvre la loi et on décide que chacun peut choisir le moment de sa mort sans aucun critère. Soit on décide collectivement de continuer à dire non.

Mais à ce moment-là, ça doit être un nom qui engage. Ça doit être un nom de toute la société. Ça peut pas être un nom du renoncement.

Ça doit être un nom qui nous engage tous à accompagner correctement ceux qui souffrent. Geoffre le jeune, deux questions pour vous. Philippe.

Pensez-vous que la proposition de loi qui est en ce moment discutée à l'Assemblée nationale, qui est probablement d'ailleurs une des versions les plus radicales de ce qui existe dans le monde, une des plus excessives, puisse être adopté par le Parlement ? Et deuxième question, pourquoi parlez-vous quand vous parlez de ce sujet d'euthanasie de rupture anthropologique ? D'abord, vous me permettrez de saluer Claire Forcade.

Pour moi, c'est une h une héroïne de notre temps. parce que avec un calme imperturbable, toujours en altitude, elle prévient euh elle est dans l'anticipation, elle cache sa souffrance mais je suppose que cette femme doit souffrir parce qu'elle connaît le sujet comme personne. Et je vais essayer de traduire ce que moi je ressens.

Moi, je suis monsieur tout le monde et et je voudrais en appeler à la conscience de de chacun d'entre vous, à tous ceux qui nous écoutent, qui nous regardent pour que vous vous adressiez un mot au gouvernement tout entier. Ce gouvernement aura au front une tâche d'infamie quand il aura fait passer cette loi dont vous parlez. Oui, je parle de rupture anthropologique.

On pourrait parler de renversement anthropologique euh si vous me passez l'expression. C'est-à-dire qu'en fait la non assistance à personne en danger qui était un crime puni par le code pénal est devenu la non assistance à personne non danger enfin va devenir une vertu légale encouragée par la loi. Si c'est pas un renversement anthropologique ça.

C'est qu'en fait la vie humaine en société c'est construite sur l'interdit absolu de la mort administrée. Alors première réflexion avec cette loi. Premier changement, le crime de meurtre va devenir légal.

Est-ce que vous comprenez ce que je veux dire là ? On rigole pas là. Et je je disais en famille il y a de jours, je disais alors on se plaint de la violence là, les cryptoonnaaies et cetera, tout le monde, la violence dans la rue et cetera.

Mais la violence, c'est la la classe politique qui installe la violence. Quand on interdit la vie à un petit ou à un enfant qui a un petit truc en plus pour reprendre le titre du film et quand on s'apprête à liquider les vieux dans les épades parce que c'est ça qui est en cause. Moi je dis la vérité, on n'est pas nombreux à le dire comme ça mais il faut le dire comme ça.

C'est pas la violence ça. Et donc en fait le meurtre légal ça veut dire qu'on va pouvoir tuer son enfant. Tu es son parent, tu es son patient.

Ça veut dire que c'est un changement nature de la notion de soin. Le prolongement du soin sera la mort. C'est un changement de vocation du médecin.

Changement complet. Aujourd'hui, le médecin, il est là pour sauver. depuis Hippocrate, il sera là pour sauver ou pour injecter.

On dira dans les familles pour régler le problème du surnuméaire. Toute société qui relativise euh l'acte de tuer est une société tribale. Toute société qui est complaisante avec le suicide, en l'occurrence ce suicide assisté est une société suicidaire, une société qui se suicide et qu'on vienne pas nous dire "Oui, mais il y aura des conditions strictes." Des conditions strictes.

On a entendu Jean-Louis Touren qui est un un de ceux qui tire les ficelles qui a dit "Non, vous inquiétez pas même s'il y a des consenciers, il faudra voter la loi parce que c'est le pied dans la porte et ensuite on fera comme ailleurs." Ah oui, ailleurs comment ils ont ? C'est intéressant.

Ailleurs aujourd'hui dans tous les pays qui ont légalisé euh l'euthanasie, on supprime les handicapés, les enfants. C'est la phase d'après. Et là, j'arrive à un moment où je voudrais dire quelque chose qui n'a pas été dit à ma connaissance, c'est que en fait le piège s'est retourné contre son auteur, le premier ministre.

Le premier ministre, il a fait le malin avec tout son gouvernement sur le thème attendez, vous inquiétez pas, il y en a pour tout le monde. On va faire une loi qui va prener la vie et son contraire. C'est ça qu'ils ont fait.

C'est-à-dire deux lois, une loi qui soigne, une loi qui tue. Et il a osé afficher une équidistance morale entre les deux pour les rendre également désirables. On voit le résultat.

On ne parle plus que de la loi qui tue. Et je vais plus loin. Derrière tout ça, il y a un calcul économique de l'état profond parce que les vieux coûtent trop cher.

Une annonce hier, le la Fédération hospitalière de France vient de d'annoncer que 7 épad sur 10 sont déficitaires. Il faut trouver les sous. Ça coûte trop cher.

Les vieux coûtent trop cher. Parlons cru. Et donc en fait qu'est-ce qui va se passer ?

Ce qu' dit Jean-Marie Leé dans dans sa dans sa lettre, dans la lettre de la fondation le jeûne, c'est aussi ce que dit à mon avis Clarfourcade et Philippe Juvin, tous ceux qui connaissent le sujet qu' on pratiqué. Voilà ce qui va se passer. Écoutez bien, il va y avoir deux catégories de gens.

Ça va faire comme les a des feux. Il y aura les guu les autres. Pour les riches, pas de problème.

Les les les soins palliatifs seront pour les riches parce que c'est cher et l'euthanasie sera pour les pauvres parce que c'est pas cher. Vous m'avez entendu et je veux bien être démenti, mais je connais le sujet maintenant. Je l'ai regardé de près.

C'est horrible. Je vais vous dire, c'est le sens du bien et du mal qui est inverti. pas seulement inversé mais inverti.

C'est-à-dire qu'on est en route vers le génisme de sinistre mémoire 1933, le génisme. Le génisme qu'on pratiquera en France au nom de l'enfant parfait et du vieillard parfait. Ça veut dire qu'on va entrer dans une société du soupçon, une société du doute, une société de la suspicion, une société sans voisinage.

Et pour terminer, je voulais dire ceci : un peuple qui confie la fabrication de ses enfants à d'autres peuples parce qu'il est plus capable d'assumer le principe de la vie. C'est un peuple qui se suicide. Le mot suicide étant employé au sens figuré.

Mais un peuple qui légalise le suicide assisté, c'est un peuple qui se suicide. Et là, le mot suicide est utilisé au sens propre, au sens figuré, au sens propre. Le peuple français est en train de vivre un populide.

Mais pire que ça, un peuple qui s'apprête à punir le délit d'entrave, c'est-à-dire toute parole publique alternative qui prône la vie plutôt que l'euthanasie. Et quand verra en prison les gens comme moi qui ont préconisé la vie et non pas l'euthanasie, ce peuple là est en train de mettre au pouvoir le crime. Et j'invite les téléspectateurs à revoir cet entretien avec Claire Fourcade et Sonia Mabrook qui disait "On a vu ce qui se passait chez nos pays voisins, chez nos voisins européens notamment et on ne pouvait pas dire qu'on ne savait pas à terme.

Il nous reste moins de temps que prévu, mais on va retrouver un peu de sourire avec un vendredi 16 mai qui est l'anniversaire d'un ange, m'avez-vous dit Philippe Deviler. Je ne savais pas que les anges fêtent leur anniversaire et surtout et surtout puisque je ne sais pas de quel ange vous allez nous parler, de quel ange parlez-vous donc Philippe Devilier ? Quand on s'est quitté vendredi soir et Jofroid, vous vous souvenez, on a laissé la jeune Lauren en route pour Reince H avec le futur Charles J'ai cheminé pendant toute la semaine et on est arrivé à Reins et là fasciné depuis mon enfance Parce que quand j'étais petit, j'allais à Reins pour aller voir le stade de Reince qui était l'équivalent de votre Parissaint-Germain.

Raymon Copa, Vling, Anthony Fontaine et cetera. Et on allait à chaque fois voir la cathédrale et j'étais fasciné par l'ange au sourire. Cet ange, c'est l'ange le plus célèbre de l'histoire de France.

C'est l'angardien de ce vieux pays recru d'épreuves. Il sourit depuis 1236 et il a été il est sorti des mains d'un sculpteur champenois génial. Regardez ce visage incliné au sourire lumineux. le drapé souple de la tunique, le léger déhanché, ce chef-dœuvre qui déploie ses ailes de pierre hors du temps.

Cet ange, songez que cet ange, si vous croisez son sourire, il en connaît beaucoup plus que vous. Cet ange, il a vu passer 37 cortèges du sacre. 32, pardon, 32 cortèges du sacre.

Il a il a vu arriver la la jeune Lauren qui lui a souri. Il lui a souri et la jeune Lauren lui a confié en embrassant son étendard. Monsieur l'ange, mon étendard, il a été souvent à la peine.

C'est bien raison qu'aujourd'hui il soit à l'honneur. Non. Et l'ange a fait signe avec le sourire.

Oui, c'est bien raison qu'il soit à l'honneur en ce jour de sacre. Et en fait, Jeanne en passant sous le Porsche et en croisant le regard de l'ange, elle a pensé que ce sourire venait de la Jérusalem céleste, mais en même temps que c'était une métaphore pour lui indiquer les preuves à venir. Pourquoi ? parce qu'elle a observé que l'ange tenait dans sa main droite la palme du martyre tendue à Saint Niikèz.

Saintquise, l'évêque de rein qui a été décapité par les vandales. En fait, cet ange qui monte la garde de la haute mémoire spirituelle de notre pays. Cet ange songer qu'il a vu entrer dans la cathédrale 32 fois le même cortège de la Saint-Eampoule. une marche lente solennelle couverte par les basses trompes des grandes orgues.

Il a vu entrer à chaque fois la baie de Saint-Niche, vêtu de la même chappe d'or. Descendant toujours du même côté, à chaque fois de sa acnée blanche, il a vu entrer la Saintampoule, suspendu au cou de la baie de Saint-Den par une petite chaînette d'argent et sous un démoire d'argent, il a vu entrer la petite colombe d'or avec bec et pattes de coraille fixé sur un plat de vermeil orné de Perry et il a entendu comme personne comme personne ne peut s'en souvenir, il a entendu la foule qui chantait à tutette Gaudé, Félix Francia réjouita, réjouis-toi bienheureuse France, il a vu passer François 1er, Henri, Louis XIV et tant d'autres mais il a vu aussi des malheurs. Il a vécu des misères, il a vu des offenses, il a vécu 1793, les profanateurs, les prédateurs.

Il a vu ses frères de Pierre briser, mutilés, décapité et lui-même euh a souffert pendant la révolution, pendant la terreur. Il a vu le sceptre et la main justice brûler. Il a vu la cathédrale devenir un magasin de fourage.

Mais surtout, c'est plus tard qu'il a vraiment souffert et c'est plus tard qu'on a cru que le sourire ne reviendrait plus jamais. C'est le 19 septembre 1914. Une pluie de feu s'abat sur la ville de Reince et sur la cathédrale, la cathédrale Baule.

Et l'ange au sourire devient une gueule cassée. Il rejoint les poiles dans la tranchée. Il est décapité, il est en 1000 morceaux.

Il faudra des heures et des heures d'une population méticuleuse, la population rmoise attachée à la grandeur de son trésor pour remonter l'ange, pour le retrouver, lui redonner son regard, lui redonner son sourire. Et vous voyez Elliotroid, si j'ai choisi de parler de l'ange au sourire de rein, c'est parce que c'est pour moi une allégorie pour ceux qui désespèrent. Et je vous dire pourquoi, c'est qu'en fait il y a quelque chose d'allégorique dans cet ultime épisode.

Alors bien sûr, on peut dire et c'est vrai, il y a l'éclipse du sourire souvent. Il y a l'éclipse du souvenir encore plus souvent pour un peuple amnésique et qui parfois sème la honte sur lui-même. Mais il y a quelque chose qui est supérieur à l'usure de la pire sculpté et à la folie des hommes dans notre pays.

C'est l'immémorial français. Si vous désespérez, faites que moi, allez à Reince, arrêtez-vous devant l'ange au sourire. C'est ce sourire là, il vous parle des grâces, de l'élégance et des ferveurs françaises.

Ces sourires là, il veut dire le sourire de la France ne meurt jamais. Merci Philippe Devilier. Ben, on va se quitter sur un sourire quand même comme à chaque fois.