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interviewBFMTV — BFM Politique· 3 septembre 2023 43 min

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances - 03/09

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Bruno Le Maire

Bruno Le Maire, invité de BFM Politique, petite nouveauté Bruno Le Maire de cette saison, c'est ce QR code que vous allez voir apparaître à droite de votre écran. Vous qui nous regardez, vous pouvez poser toutes vos questions et on les relaiera à la fin de cette émission. D'abord Bruno Le Maire, on va bien sûr parler de vos annonces pour lutter contre l'inflation. Mais Philippe l'évoquait il y a quelques instants, la Première Ministre a annoncé ce matin non seulement l'interdiction des PEUF, ces cigarettes électroniques jetables, mais aussi que le prix des cigarettes n'augmenterait pas en 2024 alors que cette piste avait été évoquée.

C'est une mesure de pouvoir d'achat au détriment de la santé publique des Français ?

0:41
Auditeur

Non pas du tout, c'est une mesure de cohérence par rapport à notre politique fiscale, pas d'augmentation des taxes, ni sur le tabac, ni sur l'alcool. On peut revivre la fiscalité, oui, mais pas augmenter les taxes et pas augmenter les impôts. Mais je pense qu'il faut clore le débat sur les impôts une bonne fois pour toutes. Votre majorité veut continuer à baisser les impôts. Ils vont massivement baisser les impôts sur les ménages et sur les entreprises pendant le premier quinquennat. Il faut continuer dans la même direction au second quinquennat de Macron.

1:10
Intervenant

Néanmoins, Bruno Le Maire, les franchises, par exemple, sur les médicaments vont doubler. Ça va être pareil pour les consultations chez les médecins. Donc, ce n'est pas une forme d'impôt déguisé. On ne peut pas dire que les impôts ne vont pas augmenter.

1:21
Auditeur

Non, mais ce n'est ni une taxe, ni un impôt. C'est un prix de médicaments. Il y a une franchise qui était de 50 centimes d'euros depuis 2008. Ça fait quand même un petit bout de temps. Il y a beaucoup de choses qui ont augmenté. Si on veut responsabiliser l'ensemble des consommateurs de médicaments, le doublement de la franchise, c'est un principe de responsabilité. Mais ça n'a à voir ni avec les taxes, ni avec les impôts.

1:44
Intervenant

Pourquoi est-ce qu'on responsabiliserait ceux qui achètent des médicaments ? Et par exemple, ceux qui consomment du tabac, qu'est-ce qui guide vos choix ?

1:50
Auditeur

Si vous me faites dire que beaucoup de prix ont augmenté depuis 2008, oui, je ne vais pas vous dire le contraire. Je reviens aux médicaments parce que c'est important. Nous maintiendrons le plafond à 50 euros. Ce qui veut dire que tous ceux qui consomment beaucoup de médicaments parce qu'ils n'ont pas le choix, parce qu'ils sont en infection de longue durée, parce qu'ils souffrent du cancer, de la maladie d'Alzheimer ou d'autres pathologies graves, ne seront pas pénalisés. Le plafond restera à 50 euros.

2:15
Bruno Le Maire

Ce que disait Amandine, malgré tout, augmenter la franchise, c'est du pouvoir d'achat en moins pour les Français. Vous avez l'ancien président socialiste François Hollande qui cette semaine a dit, pas raconter d'histoire aux Français, ce n'est pas des impôts en tant que tels, mais c'est de l'argent en plus, hors du portefeuille des Français. Mais François Hollande, il sait de quoi il parle.

2:32
Auditeur

Il a matraqué fiscalement les ménages et les entreprises françaises.

2:36
Bruno Le Maire

C'est un spécialiste en la matière, c'est ça ?

2:37
Auditeur

C'est un spécialiste, toutes catégories confondues de l'augmentation des impôts et des taxes, ce qui avait fait dire à son ministre des Finances que les Français exprimaient un ras-le-bol fiscal. Nous, nous avons adopté une politique de rupture par rapport à François Hollande. Nous avons, je le redis, baissé les impôts, l'impôt sur le revenu, nous avons baissé l'impôt sur les sociétés, nous avons supprimé la taxe d'habitation, nous avons baissé les impôts de production. Donc nous sommes fidèles à cette politique.

Qu'ensuite, on fasse une politique de responsabilité, une politique de santé, et que sur le médicament, on dise, attention, il y a eu des abus dans la consommation de médicaments, il faut faire attention, il faut que les choses aient un prix. Parce que le tout gratuit n'est pas responsabilisant. Ça, nous le revendiquons. Je pense que c'est une politique qui est saine pour la santé publique, pour la responsabilisation et pour les comptes de l'État.

3:25
Bruno Le Maire

Bruno Le Maire, sur l'inflation, vous avez fait plusieurs annonces cette semaine pour, je vous cite, casser définitivement la spirale des prix en rayon. Qu'est-ce que vous répondez aux Français qui se disent « ça fait un an qu'on entend Bruno Le Maire nous dire que le pire est derrière nous, que le pic va arriver » et qui, là, se demandent si, cette fois, c'est vraiment la bonne. Est-ce que les Français peuvent encore vous croire ?

3:43
Auditeur

Bien sûr, parce qu'ils voient ce qui se passe dans les rayons. Les Français, ils sont lucides. Ils voient bien qu'il y a un certain nombre de produits dont le prix a baissé. Il n'y en a pas beaucoup, c'est vrai. Mais ça a commencé. Ça a commencé pour les pâtes, ça a commencé pour les huiles, ça a commencé pour les produits de volaille. Ils voient également qu'il y a un ralentissement. Il est encore trop faible et trop pénalisant. Mais l'inflation, c'était 16% sur les produits alimentaires par rapport à en 2022, en mars. Aujourd'hui, c'est 11%. On a perdu 5 points.

4:10
Présentateur

Oui, mais les Français ne le voient pas aujourd'hui. Quand ils font leur course, ils ont plutôt l'impression que ça augmente.

4:13
Auditeur

Oui, Marion Mogue, vous avez raison.

4:15
Présentateur

Ils n'ont pas l'impression que ça baisse. Comment vous voulez ?

4:16
Auditeur

Ça reste très dur et très pénalisant pour les Français.

4:18
Présentateur

Alors là, vous dites, à quelle échéance on va avoir une diminution du prix des produits dans le panier ?

4:22
Auditeur

Je leur dis un, nous avons tenu parole. J'ai dit qu'il y aura un ralentissement de l'inflation à l'été. Il y a un ralentissement de l'inflation sur les prix alimentaires à l'été.

4:30
Intervenant

Non, vous aviez dit, le pic de l'inflation sera passé.

4:33
Auditeur

C'est exactement ça, il y a un ralentissement. Donc c'est exactement la parole que j'avais donnée.

4:37
Intervenant

4 fois en juillet, 4-8 en août.

4:39
Auditeur

Mais je parle des produits alimentaires. Les 4-8 d'août sont liés notamment à la question énergétique et au fait qu'on sort des boucliers énergétiques. Et si vous prenez uniquement les prix alimentaires sur lesquels vous m'interrogez, j'ai promis un ralentissement. Le ralentissement est là. J'ai promis qu'il y aurait des baisses sur un certain nombre de produits. Il y a des baisses sur un certain nombre de produits. Et là, l'engagement que je prends, c'est qu'on va accélérer la lutte contre l'inflation et stopper définitivement l'aspirale inflationniste.

5:08
Bruno Le Maire

Pardon Bruno Le Maire, est-ce que ce n'est pas un peu présomptueux de considérer que vous allez stopper définitivement ? Ça veut dire que là, pour tous ceux qui nous regardent, il est midi 8, vous dites, ça n'augmentera plus dans les mêmes proportions que ce qu'on a vu.

5:21
Auditeur

Bien sûr, je dis que ça n'augmentera plus dans les mêmes proportions. Et comme j'ai tenu ma parole sur l'été, je souhaite tenir ma parole et je ferai tout pour tenir ma parole avec les distributeurs, avec les industriels, d'ici la fin de l'année 2023. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Ça veut dire que nous avons obtenu des distributeurs et des industriels qu'ils doublent le nombre de références sur lesquelles les prix seront bloqués ou les prix baisseront. C'est un acquis concret. Deux, j'ai obtenu des distributeurs qu'ils répercutent systématiquement la baisse consentie par les industriels dans les rayons immédiatement, qu'ils n'attendent pas un mois, deux mois, deux mois.

Et on va rentrer très concrètement. Et troisième chose, pour être très concret, nous avons avancé le début des négociations commerciales ce qui doit permettre d'anticiper la baisse des prix. Donc vous voyez que ce sont des résultats concrets, tangibles, que j'ai obtenus avec Olivier Grégoire, des industriels et des distributeurs, on est dans la bonne direction.

6:14
Intervenant

Est-ce que vous pouvez nous préciser quand est-ce que les Français vont voir ces prix baisser dans les rayons ? Et par exemple, est-ce que vous fixez une fin, une date butoir pour la fin des négociations entre les industriels et les distributeurs ?

6:24
Auditeur

La baisse des prix et le blocage des prix sur les 5 000 références, ça doit être tout de suite. Les Français doivent le voir tout de suite dans les rayons. C'est la rentrée. C'est le moment où il faut faire des dépenses, où tout apparaît beaucoup plus cher, où on a un peu du mal à boucler les fins de mois. C'est-à-dire lundi et mardi,

6:40
Intervenant

on va au supermarché et on voit la différence ?

6:42
Auditeur

C'est dès la semaine prochaine que je dois avoir la liste des 5 000 références sur lesquelles les distributeurs, les industriels se sont engagés. C'est dès la semaine prochaine qu'au ticket de caisse, nos compatriotes doivent se dire « bon, ça arrête de flamber, ça arrête d'augmenter massivement. » Et j'ai demandé à la direction générale la consommation de la répression des fraudes de vérifier ces 5 000 références, de s'assurer que chacun tient bien parole sur un sujet qui est le sujet de préoccupation numéro un des Français,

7:09
Bruno Le Maire

donc mon sujet de travail numéro un. Et sinon ? Juste Marion, une question spécifique sur ces 5 000 produits pour qu'on essaye d'y voir un peu plus clair.

7:16
Présentateur

Oui, parce que là, ça donne l'impression que quand quelqu'un va dans un supermarché, tous les produits vont baisser. Les 5 000 produits, c'est pas face aux consommateurs, c'est-à-dire que c'est un peu réparti sur l'ensemble des supermarchés. Donc concrètement, pour les gens, dans un supermarché, combien de produits vont baisser ?

7:30
Auditeur

Ça va dépendre des enseignes. Les enseignes, ce sera 1 000 produits. Je ne vais pas les citer parce que je ne devrais pas faire la promotion des enseignes. Il y a une enseigne qui a décidé de doubler le nombre de références sur lesquelles les prix seront bloqués ou baisseront les passements de 500 à 1 000. Ils font des promotions sur le steak haché, sur le poisson blanc, avec un engagement d'avoir un prix inférieur à 10 euros le kilo. Ils font des promotions spécifiques sur un certain nombre de produits. C'est 1 000 produits pour cette enseigne.

7:54
Bruno Le Maire

C'est toujours le bon vouloir de ces...

7:56
Auditeur

Sur les trois plus grandes enseignes, ce sera de l'ordre de 800 à plus de 1 000 références. Donc ça veut dire que vous n'êtes pas forcément obligés de passer d'une enseigne à une autre pour avoir un caddie qui vous coûte moins cher.

8:08
Présentateur

Parce qu'aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est que les Français sont en train de se restreindre en termes de consommation. Ils font le choix entre ce qu'ils peuvent prendre pour leur hygiène ou pour leur nourriture. Donc là, vous dites, finalement, on aura un panier complet avec un ticket qui aura...

8:20
Auditeur

Tandis que doubler le nombre de références, ça permet effectivement de pouvoir remplir son caddie de manière complète dans une seule enseigne. Et pas être obligé, ce que font aussi beaucoup de nos compatriotes, parce qu'effectivement, il se sert la ceinture et je ne veux pas qu'il se sert la ceinture. C'est difficile et je ne veux pas que ce soit difficile pour des millions de ménages en France. Certains sont obligés de faire une enseigne puis une autre pour trouver le prix de moins cher. Là, l'intérêt de cette opération, c'est que vous doublez le nombre de références et que dans une seule enseigne, vous pouvez trouver les prix les plus bas possibles. Amandine, sur les distributeurs.

8:50
Intervenant

Sur les distributeurs, si certains ne jouent pas le jeu aujourd'hui, est-ce que vous prévoyez des sanctions ? Parce qu'on compte effectivement sur leur bon vouloir et pourquoi pas. Pareil d'ailleurs pour les industriels. Vous aviez dit s'ils ne jouent pas le jeu avec une baisse des prix, il y aura une taxe fiscale sur leur chiffre d'affaires. Il en est quoi aujourd'hui de ces taxes ? Pourquoi est-ce que vous ne les mettez pas en place dans la mesure où certains n'ont pas joué le jeu ? C'est vous qui l'avez dit.

9:14
Auditeur

Bien sûr que nous contrôlons. Et bien sûr que si les engagements ne sont pas respectés, il y a des sanctions. On a l'impression

9:20
Bruno Le Maire

que vous entendre dire ça Bruno Le Maire depuis six mois. C'est-à-dire à chaque fois que vous dites attention je vais faire du name and shame, attention l'outil fiscal. Vous savez c'est un peu comme Pierre et le loup, c'est-à-dire pas à force

9:28
Auditeur

de dire que le loup va arriver. Je suis d'accord avec vous mais d'abord je n'ai pas vocation à être un loup. Et en deuxième lieu, j'ai pris les décisions nécessaires. J'ai fait du name and shame. Vous avez cité ? Bien sûr. Et je n'hésiterai pas à continuer à le faire.

9:42
Intervenant

Mais vous avez dit la moitié de ces industriels.

9:44
Auditeur

J'ai cité PepsiCo. J'ai indiqué que ces enseignes pouvaient faire plus et devaient faire plus. Et si d'autres grands géants industriels continuent à ne pas faire ce qu'ils pourraient faire, nous continuerons à les citer et à utiliser tous les outils qui sont à notre disposition. Mais pas l'arme fiscale. L'avancement des négociations commerciales, je ne l'ai pas obtenu uniquement sur ma bonne mine, je vous rassure. Il y aura un texte de loi, sans doute dans le courant du mois d'octobre, qui fixera la fin des négociations commerciales pour avancer ces négociations commerciales qui devaient finir en mars 2024. Elles finiront à la fin de l'année 2023, à une ou deux semaines près.

On va en discuter avec les industriels. Mais ça passera par un texte de loi, ça passera par une obligation légale. J'ai parfaitement conscience que dans ce bras de fer où chacun se renvoie la balle distributeur industriel comme une espèce d'essuie-glace toutes les semaines, il fallait mettre un coup d'arrêt, siffler la fin de la récréation, dire maintenant chacun fait son travail, l'inflation, le coût ne peut pas être supporté uniquement par les ménages ou uniquement par l'État, industriels et distributeurs doivent jouer le jeu, ils jouent le jeu et ce jeu, comme tout jeu suivant de bonnes règles, sera contrôlé et sanctionné

10:53
Bruno Le Maire

une question de Marion Mourke sur la loi des crozailles.

10:56
Présentateur

Oui, puisque certains vous demandent même d'aller plus loin aujourd'hui comme le PDG de Carrefour Alexandre Bompard qui sur cette loi demande que ce soit modifié parce qu'aujourd'hui on ne peut pas avoir des promotions de plus de 30% sur certains produits. Est-ce que ce ne serait pas la bonne formule de revoir cette loi qui est des promotions plus fortes, plus importantes pour les consommateurs puisque finalement c'est aussi ce que vous réclamez ?

11:17
Auditeur

Si.

11:17
Présentateur

Donc ça veut dire que vous pouvez revenir sur cette loi ?

11:19
Auditeur

C'est une loi qui a été voulue à l'initiative des parlementaires et votée je crois quasiment par tous les groupes parlementaires. Pour ceux qui nous regardent,

11:27
Bruno Le Maire

M. Descrozailles est un parlementaire de la majorité.

11:30
Auditeur

Oui, mais j'ai l'habitude de dire mes vérités. Vous n'étiez, pour ne le dire,

11:34
Bruno Le Maire

pas franchement enthousiaste

11:35
Auditeur

à l'idée de cette loi ? Non, je pense qu'il y a des bons éléments dans ce texte de loi, notamment un point qui me tient très à cœur, protéger le revenu des agriculteurs et s'assurer que la loi est égalie, mais strictement et scrupuleusement respectée. J'en profite pour rassurer mes amis agriculteurs, je continuerai à défendre la marge des producteurs. Et dans les négociations commerciales qui vont s'ouvrir, je veillerai à ce que les marges des producteurs agricoles français auxquels je suis viscéralement attaché soient protégées.

12:00
Présentateur

Mais il y a une disposition

12:01
Auditeur

dans ce texte de loi laquelle je me suis opposé, que je continue à penser comme totalement contradictoire avec ce que nous voulons, c'est celle qui limite les promotions sur les produits d'hygiène. Ça peut être les déodorants, ça peut être les champoins, ça peut être les couches pour les enfants. Et alors faites-le, faites le moratoire.

12:19
Bruno Le Maire

Comme le demande Alexandre Bompard, le patron Carrefour.

12:21
Auditeur

C'est aux parlementaires qu'il faut s'adresser. Je suis opposé à cette disposition. Aujourd'hui, ça veut dire qu'à partir du printemps prochain, si les distributeurs, Carrefour, Intermarché, Leclerc, veulent faire des promotions de 50-60% sur les déodorants, les shampoings ou les couches, ils ne pourront pas. Moi, je souhaite l'initiative parlementaire,

12:42
Bruno Le Maire

le gouvernement soutiendra cette initiative pour qu'il y ait un moratoire.

12:46
Auditeur

Je n'ai pas l'habitude de beaucoup changer d'avis sur des convictions qui sont profondes. Aujourd'hui, c'est quoi la priorité absolue ? Le pouvoir d'achat des ménages. Ce qui permet de donner du pouvoir d'achat aux ménages, c'est d'avoir des promotions sur ces produits d'hygiène sur lesquels beaucoup de nos compatriotes sont obligés de se restreindre, qu'ils soient les plus fortes possibles. La loi nous l'interdit, pas plus de 34%. Moi, je souhaite que les parlementaires se disent cette loi des crozailles qui a très bonne disposition. Il y en a une qui, honnêtement, est difficile à défendre en période de grosses difficultés pour le pouvoir d'achat des ménages.

C'est le plafonnement des promotions à 34%. Revenons dessus. Mais c'est aux parlementaires et toute la liberté des parlementaires. Donc, ce n'est pas tout de suite. Ça peut être fait tout de suite.

13:26
Bruno Le Maire

C'est à l'initiative des parlementaires. Une toute dernière question, Bruno Le Maire, sur ce sujet, avant de parler notamment de l'essence. Je recevrai ce soir, dans C'est pas tous les jours dimanche, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard. Si vous aviez une question, une remarque à lui adresser, qu'est-ce que vous lui diriez ? C'est bien de taper sur les industriels, mais il faut aussi que les distributeurs fassent leur boulot. Qu'est-ce que vous lui diriez ? Non, je lui dirais

13:46
Auditeur

continuer parce que je reconnais bien volontiers que les distributeurs avec lesquels avec Olivia Grégoire nous discutons depuis maintenant des mois, ils se sont engagés. Ils ont joué le jeu. C'est toujours facile d'aller pointer du doigt, critiquer. On adore ça en France. Donc il y a les méchants

14:02
Bruno Le Maire

industriels et les gentils distributeurs ? Non, il n'y a pas

14:03
Auditeur

les méchants industriels, les gentils distributeurs. Il y a une volonté collective qui a émergé, mais c'est comme ça qu'on sortira de l'inflation et des prix trop élevés. Ce n'est pas le ministre de l'économie et des finances qui fixe les prix, je préfère le dire tout de suite. Vous expliquez aussi

14:15
Bruno Le Maire

qu'il y avait des distributeurs qui n'avaient pas joué le jeu. Vous preniez l'exemple, je crois, des yaourts Danone en expliquant que pendant trois mois, la baisse des prix n'avait pas été répercoutée.

14:22
Auditeur

On a mis tout le monde d'accord. Il y a des progrès qui ont été faits. Il y a véritablement une rupture depuis la semaine dernière avec des avancées majeures qui doivent permettre de stopper la spirale inflationniste. Mais tant mieux. Donc il faut que distributeurs industriels qui se sont engagés tiennent leurs engagements. Je n'ai aucun doute qu'ils le feront.

14:37
Intervenant

Il y a un autre point sur lequel vous pourriez avoir une marge de manœuvre. C'est le prix de l'essence aujourd'hui. Il y a une nouvelle demande de Xavier Bertrand, le patron de la région Hauts-de-France, qui dit qu'il faudrait une ristourne pour tous de 15 à 20 centimes, suggère-t-il. Est-ce que vous y êtes ouvert ou absolument pas ?

14:55
Auditeur

Déjà, Xavier Bertrand peut commencer par réduire le niveau de la taxe régionale sur la TICPE. Vous savez que la taxe TICPE elle est votée au niveau national. Mais ensuite, les régions ont la possibilité de la majorer au maximum de 73 centimes pour l'essence et de 1,35€ pour le gazole.

15:13
Intervenant

Donc il commence à regarder en gros dans son propre jardin... Xavier Bertrand a fait le choix

15:15
Auditeur

d'aller au maximum

15:16
Bruno Le Maire

de la majoration. Bruno Lebert, la majorité des taxes sur l'essence sont des taxes décidées à l'échelle nationale, pas par les régions. Quand on reproche à l'État

15:24
Auditeur

d'augmenter les taxes, il ne faut pas les augmenter soi-même. Je constate que Laurent Wauquiez, par exemple, lui, n'est pas allé au maximum de ce qui était possible de faire en termes de taxation de la TICPE. Ça, c'est pour les critiques, mais en ce qui concerne les Français... Laurent Wauquiez règle leurs comptes ensemble, mais je constate qu'ils n'ont pas fait le même choix fiscal. En deuxième lieu, est-ce qu'il serait cohérent par rapport à la sortie du quoi qu'il en coûte de remettre une aide sur les carburants ? La proposition

15:51
Intervenant

Vous l'aviez fait auparavant quand les prix de l'essence étaient à peu près à un prix identique.

15:56
Auditeur

Oui, je l'ai fait en 2022.

15:58
Intervenant

Les Français sont en droit de se demander pourquoi ce qui valait en 2022 ne voudrait plus aujourd'hui.

16:03
Auditeur

Parce qu'en 2022, nous étions en plein choc inflationniste que nous avions pris cette décision de soutenir massivement par un bouclier tarifaire sur l'électricité et sur le gaz, par une ristourne sur les carburants.

16:15
Présentateur

Cette question du pouvoir d'achat existe toujours pour les Français. On peut dire que le contexte mondial a changé, mais ça existe toujours concrètement pour les Français. Je dis qu'au moment

16:23
Auditeur

où l'inflation était la plus dure et la plus pénalisante pour nos compatriotes, nous avons fait ce choix-là. Que le coût a été extrêmement élevé. Je rappelle que la proposition que vous avez Bertrand coûte 12 milliards d'euros et qu'elle n'est pas cohérente avec les engagements budgétaires et la sortie du quoi qu'il en coûte. Je pense que ce n'est pas une décision responsable. Surtout à un moment où nous continuons à payer une partie de la facture des Français en matière d'électricité. Je rappelle que le bouclier tarifaire sur l'électricité va coûter plus de 30 milliards d'euros en 2023. On n'en a tous qu'un seul budget, il me semble.

Si le fonds ne paye pas sur l'électricité qui est payé par l'État, c'est sûr qu'il faut accepter de le payer dans d'autres postes de dépense. Il y a une troisième chose qui me tient très à cœur. On ne peut pas expliquer et raconter à longueur d'été ce qu'est la vérité. Que le réchauffement climatique s'accélère. Qu'il y a des incendies partout. Qu'il y a des phénomènes d'inondations qui aujourd'hui pénalisent des millions de nos compatriotes. et que dans le même temps, on va continuer à accorder des remises ou dépenser de l'argent public pour les énergies fossiles.

La lutte contre le réchauffement climatique et le verdissement de notre fiscalité et la fin du quoi qu'il en coûte font que je ne suis pas favorable à ce que nous remettions une remise sur les carburants. Vous avez changé la vie

17:34
Bruno Le Maire

parce que visiblement ces arguments écologiques il y a un an valaient un peu moins.

17:37
Auditeur

Mais pas du tout Benjamin Duhamel. C'est exactement ce que je disais il y a un an. Je l'avais dit simplement il y a un an dans l'état d'urgence absolu où nous sommes nous pouvons exceptionnellement faire une remise qui je le rappelle a coûté 8 milliards d'euros mais revenir un an plus tard alors que nous avons développé d'autres mécanismes de soutien aux ménages sur le verdissement de l'activité sur le bonus sur les véhicules électriques revenir et dire on va dépenser comme le proposait Bertrand 12 milliards d'euros pour l'énergie fossile c'est totalement déraisonnable

18:06
Bruno Le Maire

et totalement incroyable. Une question de Marion juste avant je rappelle à nos téléspectateurs que sur la droite de l'écran vous pouvez poser une question avec le QR code il paraît qu'il y en a plein donc voilà c'est sans doute que des gens beaucoup de personnes ont des questions à vous poser une question de Marion sur le budget et les républicains.

18:20
Présentateur

Oui le budget va arriver vite au Parlement la droite vous reproche de ne pas assez faire de baisse des dépenses encore Gérard Larcher

18:27
Auditeur

si j'ai bien compris une dépense supplémentaire de 12 milliards d'euros

18:31
Présentateur

mais Gérard Larcher encore dans le Parisien point de ce déséquilibre qui pourrait y avoir puisque c'est vrai que régulièrement il y a des chèques ou des offres qui sont faites pour les français qu'est-ce que vous dites aujourd'hui à la droite vous dites suivez-nous et on va faire des dépenses on va faire une baisse des dépenses

18:46
Auditeur

D'abord Marion Mour c'est qui la droite ? C'est Gérard Larcher qui nous demande de baisser les dépenses ou c'est Xavier Bertrand qui nous demande de les augmenter pour 12 milliards d'euros ? C'est qui ? Je veux dire que j'ai un petit peu de mal à m'y retrouver Nous nous sommes je le redis très cohérents dans notre volonté de désendetter le pays et de revenir sous les 3% de déficit public et de continuer à baisser les impôts Il va y avoir un premier rendez-vous avant le projet de loi de finances c'est la loi de programmation des finances publiques Elle arrive fin septembre Qui pour ceux qui nous regardent

19:17
Bruno Le Maire

doit tracer la trajectoire de baisse de dépenses jusqu'en 2027

19:20
Auditeur

La trajectoire de baisse de dépenses jusqu'en 2027 Elle permet d'accélérer le désendettement parce que la dette pénalise notre pays et est un risque majeur pour notre pays Elle doit permettre d'accélérer la réduction des déficits Si nos amis les républicains sont cohérents soucieux des finances publiques qu'ils nous soutiennent dans l'adoption de cette loi de programmation des finances publiques S'ils ont des idées supplémentaires pour avoir une trajectoire encore plus ambitieuse comme le propose Gérard Laché Moi je dis je suis prêt à regarder toutes vos propositions Si vous avez des propositions de réduction des dépenses sur les trois volets de dépenses qui sont l'État les collectivités locales et dépenses sociales qui sont des réductions pertinentes

19:59
Présentateur

et justes

20:01
Auditeur

Nous le ferons

20:02
Présentateur

Ils agitent la menace d'une motion de censure Si le budget ne va pas dans le sens qu'il prône Est-ce que vous craignez cette motion ? Est-ce que vous leur dites « Soyez raisonnable » aujourd'hui ?

20:10
Auditeur

Non, je ne leur dis pas ça du tout S'ils veulent déposer une motion de censure Il faudra que leurs électeurs comprennent pourquoi ils déposent une motion de censure contre un texte qui rétablit les finances publiques et accélère le désendettement de la France Où est le sens de ce type d'initiative politique ? Moi je propose quelque chose de totalement différent Vous voulez faire plus d'économie ? Allons-y Vous voulez accélérer le désendettement ? Allons-y C'est ce que nous voulons Si nous voulons la même chose Travaillons ensemble

20:35
Bruno Le Maire

Merci Bruno Le Maire On en reparle dans quelques instants On se retrouve dans BFM Politique après cette petite coupure Bruno Le Maire ministre de l'économie et des finances invité de BFM Politique Vous pouvez toujours avec le QR code qui apparaît sur la droite poser toutes vos questions ministre Il y en a plein et on fera un point à la fin Beaucoup de questions notamment sur la fiscalité Bruno Le Maire Une question sur les salaires L'idée d'une conférence sociale sur les bas salaires et notamment les branches où les minimas sont en dessous du SMIC est ressortie de ces rencontres de Saint-Denis C'est le nom de cette réunion de 12 heures entre le président de la République et les oppositions Ça fait 6 mois que vous promettez de régler cette question des bas salaires Qu'est-ce que ça change à une conférence sociale ?

21:12
Auditeur

D'abord on a eu des résultats et je tiens à remercier les entreprises qui ont augmenté les salaires et qui doivent continuer lorsqu'elles le peuvent va augmenter les salaires en 2023

21:20
Bruno Le Maire

Il y a encore 80 branches à peu près dont les minimas sont en dessous du SMIC

21:24
Auditeur

Là je parle de toutes les entreprises Nous devrions avoir en 2023 une augmentation moyenne de 5% des salaires On n'y est pas encore tout à fait mais on peut y être c'est-à-dire au-dessus du niveau d'inflation Vous l'avez rappelé tout à l'heure elle est à 4,8 Donc là on tient la bonne direction C'est essentiel que le travail soit bien payé On puisse construire sa vie avec son travail et avec sa rémunération salaria

21:47
Bruno Le Maire

Ça suffit ? Vous considérez que les entreprises ont fait ce qu'il fallait Non, je pense que

21:50
Auditeur

cette conférence sociale elle est bienvenue Elle est particulièrement bienvenue Pourquoi ?

Parce que vous avez encore deux problèmes structurels à mon sens parmi d'autres peut-être c'est aux partenaires sociaux de s'en saisir qui doivent être réglés Le premier problème c'est le nombre de branches dans lesquelles le salaire de référence est sous le SMIC Elles sont je crois une soixantaine sur 172 C'est inacceptable Je trouve ça profondément injuste Mais ça fait six mois que vous dites que c'est inacceptable Mais justement cette conférence sociale elle doit permettre de régler ce problème C'est aux entrepreneurs c'est aux entreprises aux partenaires sociaux de régler ce problème Mais qu'est-ce qu'il veut dire ce problème ?

C'est-à-dire que vous êtes embauché si vous êtes dans une branche où le salaire de référence est sous le SMIC pendant des années et des années vous allez stagner au niveau du SMIC Ça fait six mois

22:36
Bruno Le Maire

qu'on vous entend que par exemple la CGT dit il faut qu'il y ait une contrepartie avec les branches dont les minimas sont en dessous du SMIC il faut arrêter de leur verser un certain nombre d'années Et à chaque fois le gouvernement dit non non on va voir il faut laisser les partenaires sociaux Ça fait six mois

22:48
Auditeur

Lorsque l'État se saisit du sujet on dit c'est pas votre sujet c'est celui des partenaires sociaux et lorsqu'il s'en saisit pas on dit il fait pas son job

22:54
Bruno Le Maire

Là au moins

22:56
Auditeur

les choses avancent Il y a cette conférence sociale qui est un des résultats concrets, attendus et bénéfiques de cette rencontre entre le Président de la République et les chefs de parti qui à mon sens est une véritable opportunité et un bon chemin pour voir plus de dialogue et un petit peu moins de conflits dans la vie politique française La deuxième question qui est essentielle c'est celle des trappes à bas salaires ou la SMICARDisation qui résultent des allègements de charges Qu'est-ce que je veux dire par là ?

Les allègements de charges c'est très positif je suis très favorable ça permet d'embaucher massivement des centaines de milliers de salariés en France alors qu'avant le coût du travail était trop élevé Le fait que nous mettions ces allègements de charges de manière définitive et pas sous forme de crédit d'impôt en 2017 ça a été une décision structurelle du quinquennat Macron et ça nous a permis de développer l'emploi Mais il y a une difficulté c'est que la pente des allègements pardon d'être un petit peu technique entre le SMIC et au-dessus du SMIC elle est trop raide Au niveau du SMIC c'est 0% de charge et dès que vous commencez à augmenter les salaires les charges augmentent de manière très forte jusqu'à atteindre 36% Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?

Je termine juste Marion Mourgue le raisonnement parce qu'il est très important Un entrepreneur du bâtiment des travaux publics de l'hôtellerie de la restauration qui a 5 ou 10 salariés qui payent ses salariés au niveau du SMIC 0 charge Il veut l'augmenter parce qu'il trouve que le gars il fait bien son job Tout de suite il va payer traduisons pour ceux qui nous regardent S'il augmente de 200 euros son salarié il va payer près de 400 euros 376 Traduisons pour ceux qui nous regardent les baisses de charges Il ne peut pas se le permettre il ne le fait pas du coup l'entrepreneur n'arrive pas à donner ce qu'il voudrait donner et le salarié est déçu parce qu'il n'a pas d'augmentation de salaire

24:33
Présentateur

Vous êtes bien en train d'expliquer que tous les salaires sont liés c'est une question générale alors pourquoi ne pas élargir la conférence sociale à l'ensemble des salaires ?

24:42
Auditeur

Parce que ce serait une erreur économique et je pense qu'il faut l'expliquer avec beaucoup de clarté Pourquoi ce serait une erreur ? Parce que si vous décidez d'augmenter tous les salaires il y avait une proposition qui est d'indexer les salaires sur l'inflation quand on regarde les salaires justes on se dit tiens c'est peut-être la bonne idée moi je comprends parfaitement ceux qui disent les salaires aujourd'hui il faudrait qu'ils soient tous indexés sur l'inflation mais qu'est-ce qui va se passer ?

Un, ça va renchérir le coût du travail pour des entreprises qui vont dire désolé moi je ne peux pas suivre je n'ai pas les moyens je licencie on va perdre des emplois et on va s'éloigner de notre objectif qui est que chaque Français puisse trouver facilement un travail Deuxième conséquence on l'a connu pendant les années 70 les salaires étaient indexés sur l'inflation qu'est-ce qui se passe ?

Les entreprises qui ne peuvent pas amortir ce coût supplémentaire augmentent le prix de vente de leurs produits on ne se sort pas de l'inflation et on se paye dix années d'inflation Nous, nous avons deux objectifs économiques sortir de l'inflation objectif économique immédiat atteindre le plein emploi objectif d'ici en 2027 Pour tenir ces objectifs

25:43
Bruno Le Maire

et nos promesses on ne peut pas faire cette expérience Pour être très clair avant une question d'Amandine sur cette initiative du Président la conférence sociale c'est les bas salaires rien que les bas salaires rien d'autre

25:53
Auditeur

C'est les bas salaires c'est la question de cette smicardisation de la société française qui est déprimante c'est comment dans le fond on recrée de la dynamique salariale dans le pays

26:02
Bruno Le Maire

Seulement pour les bas salaires donc à tous les autres vous dites ça c'est en entreprise mais nous on ne s'en occupera pas Ces fameuses classes moyennes qui sont au-dessus qui considèrent qu'elles sont trop pauvres pour vivre bien mais trop riches pour bénéficier des ailes sociales il n'y aura pas de sujet pour elles à la conférence sociale

26:16
Auditeur

Ce sera la conférence sociale de regarder si elle veut élargir le sujet si cette question des allégements si vous ne commencez pas une conférence en étant fermé il faut commencer une conférence en étant ouvert de manière générale en politique il vaut mieux être ouvert Si vous êtes fermé il faut changer le métier Amandine

26:31
Intervenant

Pendant cette initiative qu'a eue Emmanuel Macron il y a eu des remarques aussi sur le fait des remarques du président que la limitation à deux mandats successifs pour le président de la République c'était une funeste connerie selon ces termes Est-ce que vous partagez ce point de vue ?

26:48
Auditeur

Je rappelle je crois que c'est un des participants à la conférence qui a rappelé que le président de la République quand il a dit ça ne parlait pas de lui parce qu'évidemment immédiatement on fait des procès des procès d'intention d'en tirer des conclusions certains sont spécialistes de cela d'aller immédiatement

27:05
Bruno Le Maire

voir le mal partout Mais ça pose une question de fond que Richard Ferrand avait d'ailleurs évoqué dans le Figaro il y a quelques mois sur la limitation issue de la réforme constitutionnelle de Nicolas Sarkozy en 2008 sur le fait qu'un président ne peut pas faire plus de deux mandats successifs

27:16
Auditeur

Je pense que cette réforme a été mal pensée c'est-à-dire qu'on a réfléchi uniquement à la limitation du nombre de mandats du président de la République à deux sans se poser la question de l'incidence du quinquennat sur la vie politique sans se poser la question du calendrier des élections élections législatives élections du président de la République est-ce qu'il faut garder le même calendrier et sans se poser la question de la revalorisation des parlementaires et du rôle des parlementaires et c'est pour ça

27:40
Bruno Le Maire

Revalorisation ça veut dire qu'il faut mieux les payer les parlementaires ?

27:43
Auditeur

Ça veut dire qu'il faut qu'ils soient moins nombreux qu'ils aient les moyens d'exercer un meilleur contrôle sur la vie exécutive du pays Ça ne passe pas forcément par des rémunérations mais des moyens d'avoir plus de collaborateurs Vous savez quand j'ai été candidat à une primaire il y a maintenant très longtemps C'était une des grandes idées que je portais et que je continue à défendre Il faut qu'on revoie notre fonctionnement démocratique Moi je reste favorable à ce qu'on limite à trois le nombre de mandats d'un parlementaire Je reste favorable

28:09
Présentateur

Pour le chef de l'État ensuite élargir ?

28:11
Auditeur

Si on regarde pour le chef de l'État il faut regarder l'ensemble des institutions C'est la clé de voûte des institutions Donc vous ne pouvez pas je pense que c'est l'erreur qui a été faite modifier le nombre de mandats du président de la République sans regarder l'impact que cela aura sur l'ensemble des institutions dont il est la clé de voûte C'est ce qui pourrait peut-être être fait Et je reste favorable aussi à ce qu'on oblige tous les hauts fonctionnaires qui font de la politique à démissionner de la fonction publique C'est des choses qui en termes d'exemplarité des élus sont fondamentales Comment est-ce qu'on peut accepter que dans un pays démocratique du XXIe siècle quelqu'un qui a la protection de la haute fonction publique puisse être élu sans démissionner ?

Question de Marion

28:46
Présentateur

Il y a un autre sujet qui a été débattu aussi cette semaine c'est l'idée d'un référendum Est-ce que pour vous ce serait une bonne idée de réformer la Constitution pour pouvoir poser une question aux Français notamment sur l'immigration Est-ce que pour vous c'est une manière de sortir aussi des débats actuels et de redonner la parole aux Français ?

29:01
Auditeur

Oui je suis favorable à ce que nous redonnions la parole aux Français

29:04
Présentateur

Je suis favorable

29:05
Auditeur

au référendum Je suis favorable à la parole du peuple qui sur un certain nombre de sujets doit se prononcer Je vous ai parlé de l'exemplarité de la vie politique La réduction du nombre de mandats parlementaires ou l'obligation de démission de la haute fonction publique c'est des choses sur lesquelles Mais précisément sur l'immigration vous souhaitez

29:21
Intervenant

un référendum sur l'immigration ?

29:22
Auditeur

Sur la question de la fin de vie je pense qu'il est important sur un sujet qui concerne tout La question qui vous est posée est sur l'immigration Bruno Le Maire Sur l'immigration je pense que la première chose à faire avant de réfléchir à un éventuel référendum c'est de faire respecter les textes de loi et les règles avant de consulter le peuple peut-être que c'est une option possible mais la première des priorités c'est moins de consulter que de décider de faire en sorte que j'ai obligation de quitter le territoire français soit respecté que ceux qui n'ont pas le droit d'être sur notre territoire partent de notre territoire ça me paraît la priorité absolue Non pas du tout Gérald Darmanin est totalement engagé il a porté un discours de grande fermeté sur l'immigration il porte un texte de loi qui vise justement à durcir les règles je dis juste que les référendums j'y suis favorable il y a un certain nombre de sujets immédiats sur lesquels il me semble qu'on peut consulter les français j'ai cité l'exemplarité politique je cite aussi la fin de vie parce que je pense que c'est un sujet qui nous touche tous au cœur dans nos tripes et dans nos vies personnelles et s'agissant de l'immigration je crois vraiment que la priorité c'est le respect des règles

30:23
Bruno Le Maire

et le contrôle des fous C'est sur ce sujet sur l'immigration il y a un débat dans la majorité en ce moment sur la question de savoir s'il faudrait abandonner le principe des titres de séjour pour métier en tension qui est en ce moment dans la loi ce qui permettrait d'avoir un accord avec la droite vous qui ne cessez de dire qu'il faut insister sur la fermeté est-ce qu'il serait de bonne augure d'abandonner cette idée de titre de séjour pour métier en tension Je vous redis

30:44
Auditeur

que le message du texte de loi que porte Gérald Darmanin doit à mon sens être un message de fermeté et j'ai compris de toutes les déclarations de Gérald que c'était bien le message qu'il souhaitait envoyer Il y a un deuxième sujet c'est de savoir si lorsque vous êtes dans un restaurant dans une entreprise de bâtiment d'être au public il faut arrêter de faire des effets de manche des effets de scène quand il y a une personne d'origine immigrée qui parle parfaitement le français qui est intégrée qui respecte notre culture qui travaille qui participe à la construction de la nation très franchement est-ce qu'il faut lui donner un titre de séjour ou pas ma réponse est oui et le troisième sujet est-ce qu'il faut que ce soit dans le projet de loi je ne suis pas mis à l'intérieur non mais d'accord mais vous avez un avis mais je n'ai pas d'avis sur un texte de loi qui est porté par un collègue et ami qui s'appelle Gérald Darmanin et qui a parfaitement conscience que le message qu'attendent nos compatriotes sur l'immigration est un message de très grande fermeté Bruno Le Maire

31:37
Intervenant

vous ne pouvez pas dire sur un référendum je ne sais pas s'il en faut un ou pas sur l'immigration et sur les titres de séjour je ne sais pas si ça doit être

31:44
Auditeur

je ne vous ai pas dit que je ne savais pas j'ai dit que la priorité absolue était de contrôler les flux migratoires et d'exécuter les obligations de quitter le territoire français je vous redis que ce texte doit être un texte de grande fermeté et de grande efficacité et je crois que c'est ce que porte

31:59
Bruno Le Maire

Gérald Darmanin que cela brouille le message vous voyez bien que c'est ce que dit la droite

32:03
Auditeur

il y a deux autres sujets que à mon sens vous mélangez il y a un sujet de régularisation de personnes qui sont parfaitement intégrées sur le territoire ma réponse est oui pour tout simplement des raisons pas simplement d'humanité mais d'intérêt pour la nation française exactement après il y a un troisième sujet sur lequel je me suis exprimé à plusieurs reprises faut-il pour les métiers en tension avoir recours à de la main d'oeuvre étrangère ma réponse est non et je veux le dire avec beaucoup de clarté et là aussi de fermeté ma réponse est non nous sommes passés de 9 à 7% de taux de chômage passer de 7 à 5 sera autrement plus difficile et c'est le défi qui nous attend d'ici la fin 2027 mais comment on fait pour inciter ces français alors qu'ils aujourd'hui

32:44
Intervenant

ne veulent pas faire ces travaux parfois très difficiles comment on les incite davantage et qu'ils sont très peu payés

32:49
Auditeur

vous avez de multiples raisons de les inciter je veux simplement insister sur le choix très important qui doit être fait maintenant est-ce que pour passer de 7 à 5% de taux de chômage on fait appel à de la main d'oeuvre étrangère et on ouvre tout grand les vannes de l'immigration ma réponse est non je n'y suis pas favorable faut-il mieux former mieux qualifier accompagner les personnes qui ont été cassées par la vie pour leur permettre de reprendre pied dans la vie oui faut-il continuer à inciter plus un retour au travail ma réponse est oui et faut-il continuer à creuser l'écart entre les revenus du travail et les revenus de redistribution ma réponse est aussi oui

33:24
Bruno Le Maire

une question de Marion Mourgue sur les abayas

33:27
Présentateur

oui vous parliez de fermeté Gabriel Attal prône la même fermeté dans l'application d'une circulaire qui va être mise en application dès demain avec la rentrée scolaire sur les abayas ce vêtement traditionnel couvrant est-ce que vous craignez des difficultés dans l'application de ce texte comment on vérifie concrètement est-ce que vous dites demain ça va être compliqué

33:46
Auditeur

il y aura des difficultés et peu importe les difficultés ont trop souvent servi de prétexte à l'inaction pour ne pas dire à l'acheter je salue et je soutiens à 100% la décision du ministre de l'éducation nationale Gabriel Attal d'interdire les abayas dans l'école publique dans l'école laïque et républicaine ça fait des années que l'islam politique nous teste teste nos limites teste notre capacité de résistance teste notre détermination il est bon qu'à un moment donné un ministre de l'éducation nationale responsable de l'école de la formation de nos enfants de la transmission de notre culture de la valorisation de ce qui fait que nous sommes une nation dise stop à l'islam politique et qu'on arrête avec ces faux prétextes comme quoi la baïa ne serait pas avec mon religieux la baïa est un nouveau test de l'islam politique contre la république elle n'a pas sa place dans l'école de la république

34:45
Intervenant

pour aller au bout de cette idée il y a des recours qui ont été déposés contre cette interdiction pour l'instant est-ce que vous seriez favorable à ce qu'il y ait carrément une loi d'interdiction des abayas

34:54
Auditeur

quitte à être ferme

34:56
Bruno Le Maire

je vous le dis très sincèrement je n'ai pas les éléments mais si les recours sont validés si effectivement le conseil d'état considère que cette note de service n'est pas conforme aux droits est-ce qu'il faudra changer les droits

35:05
Auditeur

il faut aller au bout du choix qui a été fait par le ministre de l'éducation nationale et par le président de la république j'ai trop vu depuis des années ça fait 15 ans qu'avec beaucoup d'autres responsables politiques je dis que l'islam politique gagne du terrain je l'ai vu dans ma circonscription je l'ai vu dans des villes je l'ai vu dans des territoires je l'ai vécu moi-même dans certains déplacements

35:25
Intervenant

pardon mais je veux dire qu'a fait Pape Ndiaye ces dernières années

35:27
Auditeur

ne revenons pas sur le passé ce qui me compte c'est l'avenir du pays que enfin votre réponse est éloquente pardon il me semble que Pape Ndiaye n'est plus ministre de l'éducation nationale il y a un nouveau ministre de l'éducation nationale je me tourne vers l'avenir il est bon d'avoir marqué un coup d'arrêt à la progression de l'islam politique à ces provocations incessantes qui sous toutes sortes de couverts de défense de droits de la femme de liberté ou de liberté vestimentaire à chaque fois gagnent du terrain qu'ils reculent et que la république avance

35:57
Bruno Le Maire

une dernière question d'actualité avant de parler politique et de vos ambitions à moins d'une semaine du début de la coupe du monde de rugby plusieurs députés de la France Insoumise s'indignent de la sélection en équipe de France de Bastien Chalureau un joueur condamné en 2020 pour violences racistes alors il a certes fait appel est-ce qu'on peut porter le maillot tricolore quand on a été condamné pour violences racistes ?

36:14
Auditeur

si la condamnation n'est pas définitive attendons la condamnation définitive et surtout ne nous érigeons pas en procureur

36:20
Bruno Le Maire

à la place de la justice Mohamed Awas joueur de rugby avait été écarté du 15 de France parce qu'il avait été condamné pour violences conjugales

36:26
Auditeur

il y a une justice laissons la justice aller jusqu'au bout j'ai pour principe de ne jamais commenter

36:31
Bruno Le Maire

les décisions de justice donc sur ce sujet là ça ne vous pose pas de cas de conscience qu'un joueur condamné en première instance pour violences racistes puisse attendons la condamnation définitive on vous a entendu Marion

36:41
Présentateur

alors un sondage Opinion Way pour le Parisien qui est paru aujourd'hui montre que vous êtes aux yeux des français une personnalité qui pourrait rassembler la droite et le centre assez bien placée même si Edouard Philippe est devant vous vous dites quoi ça me donne des idées et des envies ou vous dites en 2016 j'ai testé et j'ai donné

36:59
Auditeur

je dis que c'est pas c'est pas mon sujet

37:01
Présentateur

définitivement vous fermez la porte

37:03
Auditeur

c'est pas mon sujet c'est pas mon actualité c'est pas l'actualité des français il se trouve que je me déplace beaucoup en France on me parle de tout des prix des prix alimentaires de l'inflation du chômage sauf de l'élection présidentielle vous n'avez aucun avis

37:20
Bruno Le Maire

sur 2027 ce sondage ne vous fait rien ça franchement pardon Mme Le Maire on est tellement habitué à ce type de réponse

37:25
Auditeur

vous risquez de vous y habituer pour longtemps parce que ça va être ma réponse pendant très longtemps alors jusqu'à quand tant que je suis ministre de l'économie et des finances je m'occupe de l'économie et des finances du pays est-ce que vous avez regardé

37:34
Intervenant

la rentrée politique

37:36
Auditeur

je pense que vous avez compris dans toute cette émission que je sais faire preuve de constance de fermeté et de cohérence donc ce sera ma ligne de conduite tant que je serai ministre de l'économie et des finances je ne commande pas les sondages

37:47
Bruno Le Maire

et je m'occupe des français donc ceux qui pensent à 2027 on a vu la rentrée de Gérald Darmanin il y a une semaine se trompent d'agenda font une faute de temps moi je suis peut-être

37:56
Auditeur

bas de plafond mais on est en 2023 un an après l'élection présidentielle de 2022 le défi notre défi collectif au gouvernement pour la majorité c'est de donner le plus grand élan possible à ce quinquennat pour voir les meilleurs résultats possibles à la fin du quinquennat on n'est pas un an avant 2027 on est un an après 2022

38:16
Intervenant

mais c'est difficile quand un ministre comme Gérald Darmanin dit lui-même que vous n'en faites pas assez pour les classes populaires

38:20
Auditeur

mais chacun est libre de ses choix chacun est libre de ses expressions je veux simplement dire à quel point tout ce que nous avons fait je cite qu'un seul sujet sur l'industrie qu'est-ce qui a éloigné à mon sens je n'ai peut-être pas la bonne analyse mais c'est la mienne qu'est-ce qui a éloigné le plus les catégories populaires de la vie politique c'est l'hémorragie industrielle les délocalisations industrielles les fermetures d'usines le mépris pour la culture ouvrière moi ça fait 6 ans j'entre dans ma 7ème année comme ministre de l'économie que je me bats pour la réindustrialisation du pays avec Emmanuel Macron qu'on noue des usines qu'on crée des places d'ouvriers pour rémunérer mieux les ouvriers ça à mon sens c'est une réponse

38:59
Bruno Le Maire

concrète et pratique aux classes populaires

39:01
Présentateur

parce que justement ces français ils sont sensibles et parlent beaucoup de Marine Le Pen Gérald Darmanin aussi il voit sa victoire en 2027 comme possible est-ce que vous diriez aussi

39:11
Bruno Le Maire

probable

39:11
Présentateur

vous diriez aussi que l'élection de Marine Le Pen n'est pas exclue en 2027

39:16
Auditeur

dans toute ma vie politique par Yambourg j'ai fait confiance à la lucidité de nos compatriotes c'est ce qui fait que je suis plus confiant que Gérald Darmanin sur ce sujet qu'il y ait menace du Rassemblement National que Marine Le Pen soit aujourd'hui une candidate sérieuse bien entendu personne ne le conteste mais à force de volonté de détermination de résultats sur l'industrie sur le pouvoir d'achat sur l'économie sur le plein emploi sur les réussites économiques spectaculaires qu'obtiennent aujourd'hui les français et qu'obtient la France y compris par rapport à de grands géants comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne cela au bout du compte doit nous permettre de parier sur la lucidité de nos compatriotes je crois à la lucidité de nos compatriotes Marine Le Pen n'a pas les solutions aux problèmes des français si nous y apportons des solutions sur la sécurité sur la délinquance sur l'économie sur l'emploi et sur l'industrie

40:12
Bruno Le Maire

le meilleur reste possible parler des compatriotes question des téléspectateurs elles sont très nombreuses la première une remarque de JC beaucoup de messages en ce sens monsieur le ministre les taxes foncières explosent arrêtez de clamer haut et fort que les impôts baissent qu'est-ce que vous répondez à ces français rappelons que les taxes foncières c'est les collectivités locales mais il n'empêche dans leur chair les impôts augmentent

40:32
Auditeur

vous avez apporté vous-même la réponse adressez-vous aux collectivités locales mais les collectivités locales sur la taxe foncière 85% d'entre elles et je leur rend hommage ont décidé de baisser la taxe foncière j'étais il y a quelques jours dans une ancienne commune de ma circonscription

40:48
Bruno Le Maire

c'était il y a quelques jours le ressort de l'état qui se sont tarés et qui les oblige non je suis désolé

40:53
Auditeur

on a baissé la taxe d'habitation ça représente 20 milliards d'euros nous avons compensé à l'euro près le résultat c'est que 85% des communes ne vont pas augmenter leur taxe foncière je reviens à cette commune de ma circonscription la Couture Busset je salue son maire Sylvain Borreggio lui il dit moi j'ai décidé de baisser ma taxe foncière j'y peux rien si Mme Hidalgo à Paris a décidé d'augmenter de plus de 50%

41:16
Bruno Le Maire

c'est pas la seule Grenoble, Éric Piole oui très bien

41:18
Auditeur

mais à Paris qui est un exemple tout à fait emblématique Mme Hidalgo décide d'augmenter de 50% de plus de 50% la taxe foncière

41:26
Présentateur

mais ça vous choque ?

41:27
Auditeur

oui ça me choque

41:28
Présentateur

parce que c'est pas

41:29
Auditeur

mais je veux dire les choses très clairement c'est pas un problème de l'Etat c'est un problème de mauvaise gestion de Paris

41:34
Bruno Le Maire

rapidement autre question cette fois de Alain une thématique qui est beaucoup revenue on l'a abordé en début d'émission est-ce bien cohérent de ne pas augmenter les taxes sur l'alcool et le tabac qui rendent malade et d'augmenter dans le même temps le prix des médicaments et de doubler la franchise d'ailleurs pour être précis la franchise sur les médicaments

41:49
Auditeur

j'ai répondu tout à l'heure est un principe de responsabilité et les français ne comprennent pas cette cohérence je vais poser la même question est-ce qu'il est raisonnable qu'il y ait tant de boîtes de médicaments qu'on jette dans les armoires en pharmacie est-ce qu'il est raisonnable qu'on soit un des pays qui consomment le plus de médicaments de tous les pays européens est-ce que par conséquent il n'est pas raisonnable

42:05
Bruno Le Maire

de dire que sur l'alcool et sur le tabac qui sont mauvais pour la santé il ne faudrait pas augmenter les prélèvements là-dessus

42:10
Auditeur

je l'invite à regarder le niveau des prélèvements sur les alcools et sur les tabacs en France il pourra se rassurer ils sont déjà très élevés donc il ne me paraît pas nécessaire de les augmenter davantage donc vous ne toucherez pas

42:22
Bruno Le Maire

à alcool, tabac même dans les années à venir en tout cas pour 2024 ça n'est pas prévu merci beaucoup Bruno Le Maire ministre de l'économie et des finances d'avoir été l'invité de BFM Politique tout de suite vous retrouvez Philippe Godin et Dominique Rizet dans l'affaire suivante quant à moi je vous retrouve ce soir pour la première de c'est pas tous les jours dimanche vive la politique et bonne journée