L'intégrale du jeudi 6 novembre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 51 %Attaque 22 %Défensif 27 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:49OuverteRéponse directe
Quels sont les trois titres de la presse régionale que vous avez retenus ce matin ?
- 7:04OuverteRéponse directe
Olivier Cadic, vous vous réjouissez de la libération de Cécile Collère. Pouvez-vous nous en dire plus sur les démarches diplomatiques en cours ?
- 8:53OuverteRéponse directe
Monsieur le maire, pouvez-vous nous donner des nouvelles des cinq personnes blessées hier sur Oléron ?
- 10:48OuverteRéponse directe
Quelle est l'émotion qui domine sur l'île d'Oléron depuis hier ?
- 12:58OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur le profil de ce suspect ?
- 17:18OuverteRéponse directe
Quel est le niveau de la menace des ingérences étrangères en France selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:57Locuteur non identifiéFait
« Et sur instruction du Premier ministre, le gouvernement engage la procédure de suspension de Chine. »
- 3:26PrésentateurFait
« Un premier point d'étape va être fait très rapidement, dans les 48 heures. »
- 3:40PrésentateurFait
« Les socialistes ont fait adopter hier une hausse de la CSG sur les revenus du capital pour financer la suspension de la réforme des retraites. »
- 7:35Olivier CadicFait
« La problématique des tarifs qui a été mise en place par Donald Trump est aussi liée à ces pratiques-là pour protéger effectivement les États-Unis. »
- 7:53Olivier CadicPromesse
« Il faut fermer la plateforme Chine en France comme le fait ou comme pourrait le faire le gouvernement dans les 48 heures. »
- 8:13Olivier CadicFait
« Il est impératif de mettre ces plateformes avec les produits qui viennent de Chine sous contrôle. »
- 8:21Olivier CadicPromesse
« Il faut fermer la plateforme Chine en France comme le fait ou comme pourrait le faire le gouvernement dans les 48 heures. »
- 8:35Olivier CadicPromesse
« Qu'on bloque les envois de moins de 150 euros par la poste qui sont aujourd'hui qui passent sous le radar. »
- 9:55Olivier CadicFait
« Comment est-ce que ça va se débloquer, cette situation ? Est-ce qu'il peut y avoir un échange de ressortissants ? »
- 22:05Locuteur non identifiéFait
« Il se prépare un possible choc avec la Russie dans les 3-4 ans. »
- 23:28Locuteur non identifiéChiffre
« Si ce budget n'est pas voté, cela sera lourd de conséquences pour les armées puisqu'elles pourraient perdre jusqu'à 6 milliards d'euros. »
- 33:12Locuteur non identifiéFait
« les régions paient au minimum 80% du prix du billet »
- 33:29Locuteur non identifiéFait
« les présidents de régions sont responsables et nous devons tous avoir de la hauteur de vue »
- 33:43Locuteur non identifiéFait
« la Cour des comptes indique que ce sont les régions qui ont contenu le plus les dépenses de fonctionnement »
- 33:50Locuteur non identifiéChiffre
« nous avons augmenté en 5 ans de 36% notre investissement au service de la souveraineté industrielle »
- 35:43Locuteur non identifiéFait
« nous avons augmenté notre investissement tout en tenant nos dépenses de fonctionnement »
- 35:55Locuteur non identifiéFait
« la situation budgétaire en termes de capacité de désendettement qui est là plus tangente »
- 37:13Locuteur non identifiéChiffre
« si ce chiffre de 4,7 milliards d'efforts pour les collectivités locales était maintenu sous moins de deux ans, il y aurait une baisse de l'investissement de plus de 30% »
- 37:51Locuteur non identifiéChiffre
« il manque 280 millions »
- 40:30Locuteur non identifiéFait
« nous sommes certains que nous ne récupérons pas l'argent à terme »
- 40:41Locuteur non identifiéChiffre
« c'est 500 millions d'euros qui seront enlevés aux régions et qui ne seront jamais restitués »
- 43:45Locuteur non identifiéFait
« les Français n'ont plus confiance dans le pouvoir politique parce qu'ils pensent que les politiques ne connaissent pas leurs difficultés de vie »
- 45:29Locuteur non identifiéFait
« les régions françaises ont un taux de consommation des crédits européens bien supérieur aux autres régions »
- 51:30Locuteur non identifiéFait
« il a eu une position qui se rapproche de la mienne depuis maintenant trois ans »
- 56:22Locuteur non identifiéChiffre
« le centre Val-de-Loire a perdu 50 millions de recettes en 2025 »
- 58:07Locuteur non identifiéChiffre
« il y a eu plus de 16 millions de promesses qui sont intervenues en deux jours »
- 1:02:59PrésentateurFait
« la France a été depuis 5 ans le pays le plus attractif d'Europe »
- 1:03:33PrésentateurFait
« vous savez que la natalité chute »
- 1:03:42PrésentateurFait
« des quantités importantes de salariés vont quitter leurs entreprises arrivant à l'âge de la retraite »
- 1:07:40Locuteur non identifiéFait
« Ce budget demandera un effort aux collectivités locales comme à tous les autres acteurs de la République »
- 1:07:56Locuteur non identifiéPromesse
« les moyens alloués aux collectivités maintiennent une trajectoire de hausse en 2026 »
- 1:10:17PrésentateurChiffre
« le Sénat a fixé une limite à aux alentours de 2 milliards d'euros pour l'ensemble des collectivités territoriales »
- 1:10:29PrésentateurChiffre
« 70% de l'investissement public est porté par les collectivités territoriales »
- 1:11:03PrésentateurChiffre
« la moyenne de l'endettement des départements c'est une capacité des endettements de 6,1 années »
- 1:11:07PrésentateurChiffre
« pour les régions, nous sommes déjà à 6,3 »
- 1:11:32PrésentateurChiffre
« c'est 4,6 4,7 milliards et donc c'est plus de 2 fois plus que les 2 milliards préconisés par le Sénat »
- 1:24:41PrésentateurFait
« nous avons des courriers de François Béroux qui nous promettaient des 215 millions qu'on n'a pas »
Temps de parole
- Présentateur59 %
- Locuteur non identifié20 %
- Invité8 %
- Locuteur non identifié 25 %
- Locuteur non identifié 34 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver en ce jeudi 6 novembre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde le programme. À la une aujourd'hui, il y a une émission spéciale. Tout d'abord, nous serons avec Olivier Cadic, sénateur centriste des Français établis hors de France. Nous parlerons du danger des ingérences étrangères lors des élections. Une table ronde se tenait sur ce thème au Sénat hier.
Et dans une demi-heure, nous prendrons la direction du Congrès des Régions de France pour retrouver Oriane Mancini en direct du Palais des Congrès de Versailles. Bonjour à vous, Oriane. Ce matin, vous serez notamment en compagnie de Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, présidente de l'Association Région de France.
Oui, bonjour Quentin, bonjour à tous. Je vous retrouve dans une demi-heure, ici à Versailles, au cœur de ce Congrès des Régions de France. Et les enjeux, vous vous en doutez, ils sont nombreux en ces temps de crise politique. Quelle part de l'effort budgétaire ? Les régions sont-elles prêtes à faire ? Quelle nouvelle étape de décentralisation ? Les présidents de région qui vont échanger ici avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui sera présent pour une réunion de travail avec eux. On en parle, vous l'avez dit, dans une demi-heure avec Carole Delga, la présidente de Région de France. Et puis, des présidents de région viendront débattre sur notre plateau.
François Bonneau, Franck Leroy, Jérôme Durin. On se retrouve donc dans une demi-heure. A tout à l'heure.
Merci Auriane, je vous dis à tout à l'heure. On est ensemble pendant une demi-heure, avant d'aller au Congrès des Régions de France. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Et à la une ce jeudi, il y a le choc encore très vif ce matin à Oléron. Hier, un automobiliste a renversé cinq personnes. Au moment de son arrestation, cet homme de 35 ans a crié à la Akbar, mais il n'est pas connu des services de renseignement au titre de la radicalisation. Et le parquet national antiterroriste n'est à ce stade pas saisi. Écoutez hier, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniès, il évoquait le profil du suspect.
Alors, cet individu est connu pour des délits de droit commun, pour des délits de droit commun. Il n'est pas connu des services de renseignement au titre de la radicalisation, de quelque nature qu'elle soit. Il n'est pas connu au titre de la radicalisation. Il n'était pas fiché ? Non, il n'était pas connu des services de renseignement, mais c'est un individu qui avait commis un certain nombre de délits de droit commun par le passé.
Le gouvernement qui a annoncé engager une procédure de suspension de la plateforme de vente en ligne Chine, le jour de l'inauguration de son premier magasin à Paris, et après l'ouverture d'une enquête pour la vente de poupées sexuelles d'apparence enfantine. Écoutez le ministre des Petites et Moyennes entreprises, Serge Papin. Il était hier à l'Assemblée nationale.
Et sur instruction du Premier ministre,
le gouvernement engage la procédure de suspension de Chine.
Merci. Au nom du gouvernement, merci.
Le temps nécessaire pour que la plateforme démontre au pouvoir public que l'ensemble de ces contenus soient enfin conformes à nos lois, nos normes, nos règlements. Et un premier point d'étape va être fait très rapidement, dans les 48 heures. L'examen du budget de la Sécurité sociale qui continue à l'Assemblée nationale. Les socialistes ont fait adopter hier une hausse de la CSG sur les revenus du capital pour financer la suspension de la réforme des retraites. Dans le même temps, la droite et le centre au Sénat qui fourbissent leurs âmes avant que les textes budgétaires n'arrivent à la Chambre haute. Récit Aurélien Romano.
Tiens, le cornu a rencontré hier les présidents de groupe de la droite et du centre du Sénat afin de préparer l'arrivée de la discussion budgétaire dont l'examen a commencé en commission. Ici, pas de risque de 49-3, mais il s'agit pour le Premier ministre d'obtenir du Sénat un vote qui ne soit pas trop éloigné de celui de l'Assemblée nationale. Pourtant, à la Chambre haute, la droite majoritaire entend bien imposer ses vues. On le redira et on votera des dispositions qui vont dans le sens d'économie supplémentaire parce qu'encore une fois, le compte n'y est pas et le refus d'impôts et de taxes supplémentaires. La position du gouvernement est peu lisible pour le rapporteur général du budget.
Le gouvernement pose plus qu'il ne propose. Je n'ose pas dire que parfois il indispose par certaines de ses propositions ou de ses changements de pied. Au Sénat, le Parti Socialiste n'est plus en position d'arbitre mais reste vigilant pour conserver les rares victoires obtenues à l'Assemblée nationale. Je me félicite qu'il y ait des avancées, mais à ce stade, ce ne sont que des promesses de dons. Permettez-moi l'expression de grand-méronique, pas l'on célèbre. Il faut que tout ça se transforme en réalité. Le groupe macroniste, lui, reste confiant sur la capacité d'arriver à un vote et un accord en commission mixte paritaire.
J'ai compris que le souhait du Premier ministre était surtout de dire, nous n'irons pas aux ordonnances. Et je ne désespère pas qu'ici, si on compris, on puisse arriver au moins en CMP à un accord.
L'examen du budget en séance publique commencera le 26 novembre au Sénat. Une enquête administrative a été ouverte sur les agissements de gendarmes lors du rassemblement de Sainte-Solines. C'était en 2023. Cette enquête a été déclenchée après la publication dans la presse de vidéos montrant notamment des tirs de grenades illégaux. Et on termine avec un prix littéraire, le prix Médicis. Il a été décerné hier à Emmanuel Carrère pour son livre Colcause, une fresque familiale sur quatre générations qui évoque notamment la guerre en Ukraine déclenchée en 2022 par la Russie. Et on revient sur toutes ces actualités avec vous. Bonjour Olivier Cadic. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Je le rappelle, vous êtes sénateur centriste des Français de l'étranger. Comme tous les matins, on a sélectionné trois titres de la presse régionale qu'on va regarder ensemble. Tout d'abord, il y a l'Alsace avec ce titre sur Cécile Collère. À Caen, son retour en France. La joie des parents de Cécile Collère, Mireille et Pascal, mardi soir devant la mairie de Soultz. Cette joie qui est partagée par tout le pays écrit le titre. Après trois ans et demi de détention, l'enseignante loge actuellement à la résidence de l'ambassadeur de France à Téhéran avec son compagnon Jacques Paris, le quai d'Orsay, qui travaille désormais à leur rapatriement.
Deuxième titre que nous avons retenu ce matin, c'est la riposte engagée entre fil d'attente, police, colère sociale et polémiques éthiques. L'ouverture du magasin Chine hier au BHV a transformé le lieu en miroir des contradictions de la mode et du pouvoir d'achat, écrit ce matin le Télégramme. Et enfin, la dépêche. Trump, les ennuis commencent, titre ce matin. Un an après sa réélection, Donald Trump qui fait face à des difficultés croissantes. L'élection du démocrate Zoran Mamdani comme maire de New York mardi sur fond de ralentissement économique et de tension sociale, expose la fragilité du second mandat du milliardaire républicain un an avant les élections de mi-mandat.
Quelle une choisissez-vous ? Alors, tout d'abord, je me réjouis évidemment que de la libération de Cécile Collère et de Jacques Paris, c'est ma collègue Olivier Richard a posé une question au gouvernement, au ministre de l'Europe et des Affaires étrangères hier et c'était très opportun. On est tous heureux, soulagés de là où nous en sommes. Ceci étant, pour Chine, c'est effectivement une problématique aujourd'hui générale pour nous, pour toute notre industrie, tout notre commerce et en réalité, la problématique des tarifs qui a été mise en place par Donald Trump est aussi liée à ces pratiques-là pour protéger effectivement les États-Unis.
Aujourd'hui, on le voit avec le début des tarifs où maintenant, quand on veut exporter vers les États-Unis, on est obligé de mettre le détail de tout ce qu'on envoie et de la provenance. C'est justement pour bloquer les produits qui viennent justement de Chine. On envoie aujourd'hui les résultats. On a vu l'affaire avec ces poupées pour les pédocriminels, mais c'est aussi bien des armes, c'est mis en avant, mais ça peut être aussi des produits électriques défectueux avec des incendies qui vont arriver parce que les produits ne correspondent pas à nos normes. Il est impératif de mettre ces plateformes avec les produits qui viennent de Chine sous contrôle. C'est impératif pour notre industrie.
C'est vital. Il faut fermer la plateforme Chine en France comme le fait ou comme pourrait le faire le gouvernement dans les 48 heures. Mais aujourd'hui, c'est indispensable qu'on ferme ça, c'est indispensable qu'on bloque les envois de moins de 150 euros par la poste qui sont aujourd'hui qui passent sous le radar. Qu'on les taxe davantage ou qu'on les bloque ? Justement, aujourd'hui, il faut impérativement être en capacité de protéger notre population, de produits défectueux. Donc, effectivement, il faut être très ferme dans ce domaine, sinon on ne pourra pas gérer le résultat. Et on voit que tout est lié. Mais évoquons donc le sort de nos deux ressortissants libérés cette semaine.
Je dis libérés, mais le ministre des Affaires étrangères a été très prudent puisque pour l'heure, il n'est pas question qu'il rentre immédiatement en France. Vous êtes aussi prudent. On ne peut pas dire qu'il soit complètement en liberté aujourd'hui. Vous savez, pendant trois ans et demi, nos deux compatriotes ont été maintenus en prison dans des conditions extrêmes. C'était des otages d'État. Jean-Noël Barraud avait très bien décrit la situation. Notre équipe diplomatique a fait tout ce qu'il pouvait, tout ce qu'il fallait pour qu'on en arrive au moins à cette semi-liberté puisque, en fait, ils sont pour l'instant à l'ambassade de France.
Mais, évidemment, la situation est bien meilleure pour eux que celle qu'elle était deux jours avant en prison. Ceci étant, ils ne sont toujours pas chez nous libres de leur mouvement. et donc, évidemment, il reste cette deuxième partie. Encore une fois, on est face à un État qui pratique le concept d'otage d'État. L'Iran n'est pas le seul pays. La Russie fait la même chose. La Chine aussi. Alors, comment est-ce que ça va se débloquer, cette situation ? Est-ce qu'il peut y avoir un échange de ressortissants ? C'est ce qu'on a cru comprendre, notamment parce que les responsables iraniens ont évoqué le sort d'une de leurs ressortissantes en France. Mais vous voyez bien où on en est.
On a l'impression, on est face, justement, à des preneurs d'otages. La personne qui est aujourd'hui poursuivie en France l'est dans un cadre légal de justice indépendante. Et donc, là, on voit qu'on est en train de discuter avec un gouvernement étranger effectivement sur un sujet qui n'est pas, encore une fois, face à un État de droit. Donc, effectivement, le ministère des Affaires étrangères va faire tout ce qu'il peut, mais on est aussi, nous, avec un État de droit. On en vient au deuxième grand titre ce matin, Olivier Cadic, et cet automobiliste qui a volontairement renversé cinq personnes hier sur l'île d'Oléron. On va en parler avec un des maires de l'île. Bonjour, Christophe Sueur.
Vous êtes le maire de Saint-Pierre-d'Oléron. Je le disais dans le journal, cinq personnes ont été blessées hier. Est-ce qu'à l'heure où l'on se parle, vous pouvez nous donner des nouvelles de ces cinq personnes ? Comment se portent-elles ?
Dans les nouvelles que j'ai pu prendre ce matin, des six heures, par rapport à la personne qui était le plus gravement touchée, qui est Emma Vallin. Sa maman me disait qu'elle a été opérée déjà hier soir de plusieurs fractures. Elle est bien sûr sous perfusion et il y a un choc, bien sûr, moral et psychologique très fort sur la situation. Il faut imaginer que tout ce qui s'est passé est l'ampleur que ça a pris.
Et après, pour les autres victimes, je vais bien sûr profiter de la matinée qui va être un peu plus calme, je suppose, pour aller à la rencontre éventuelle des familles et d'avoir des informations auprès des hôpitaux, sachant que plusieurs hôpitaux ont été concernés pour récupérer les victimes qui ont été victimes de ces attentats. On imagine l'émotion
qui s'est emparée de l'île d'Oléron depuis hier. Oléron, c'est 20 000 habitants. Qu'est-ce que vos concitoyens vous disent depuis hier ? Quel est le sentiment qui domine ?
Le sentiment, c'est de la sidération. La sidération, pourquoi ? Parce qu'on est effectivement sur une île. Alors, il y a la population insecue, venez de cité, qui est de 20 000 habitants. Mais en fait, on a aussi pas mal de résidents secondaires qui viennent souvent vivre ici tranquillement l'hiver. Pourquoi ? Parce que c'est un endroit paisible, un endroit où le climat est bon et on est plutôt tranquille, tout le monde se connaît un peu. Et cette situation que nous avons vécue nous a énormément perturbés. Ça a dépassé un simple accident de la route.
On était victimes tous, puisqu'on est tous concernés, on se connaît tous un tout petit peu, de cet individu qui a eu l'intention de porter nuisance à autrui et de blesser gravement, voire même vouloir tuer, vu l'intention qu'il avait, toutes les personnes qu'il a essayé d'écraser en les prenant par surprise, en leur roulant dessus, en les percutant. Et ça, bien sûr, ça touche tout le monde parce qu'on ne s'y attendait absolument pas. Et ça crée une véritable inquiétude. Maintenant, on en prend conscience en plus. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire
sur le profil de ce suspect ? Vous le connaissiez, vous, d'ailleurs ?
Non, je ne le connaissais pas. Alors, je savais que j'ai appris qu'il vivait dans un mobilum. Hélas, il y a de plus en plus de personnes qui vivent un petit peu en marge comme ça, qui n'ont peut-être pas les moyens de vivre dans une maison. Il s'était rapproché de son père, qui lui-même était habitué à la communauté des marins pêcheurs de la Cotinière. Mais c'est quelqu'un qui était un peu en marge, qui était un personnage, qui avait eu quelques affaires avec la gendarmerie. Mais je dirais qu'il y en a partout en France, et hélas, il y en a d'autres. Mais on n'imaginait pas qu'il pouvait…
C'était quelqu'un qui, par rapport à son profil sur les réseaux sociaux, je dirais, était invisible, ne semblait pas être dans une position de revendication, quelle qu'elle soit. Et son passage à l'acte, tel qu'il l'a fait, nous sidère encore plus.
Olivier Kadic, c'est toujours une épreuve pour un maire de vivre ce genre de situation. Quel regard est-ce que vous portez sur ce qui s'est passé à Oléron hier ? Et qu'est-ce que vous avez envie de dire à M. le maire ? Tout d'abord, lui dire toute ma solidarité, évidemment. Et donc, on est tous, évidemment, sous le choc de ce qui s'est passé. Je représente les Français à l'étranger. Si vous voulez, j'arrive des États-Unis. Je ne peux que me réjouir quand je vois quelque chose comme ça, que les armes ne soient pas en vente libre. Et vous savez, aux États-Unis, on est à peu près à un mass shooting par jour, plus de 500. Tu ris de masse, oui. Tu ris de masse.
J'étais à Chicago la semaine dernière avec deux Français. Leur enfant, à Minneapolis, avait été témoin d'un massacre de masse avec les mêmes chocs. J'ai passé du temps, une heure avec eux pour les accompagner, pour voir ce qui s'était passé. Et je ressens, dans les paroles que j'entends en ce moment, exactement la même émotion, le même choc, donc par rapport aux Français de l'étranger qui était victime, qui avait assisté à une tuerie de masse. Donc on voit quand quelqu'un est totalement débridé, se met à chercher à assassiner des gens qu'il ne connaît même pas, on comprend, on comprend l'émotion puisqu'on se dit mais pourquoi, pourquoi tout ça ? Oui.
Monsieur le maire, un dernier mot, peut-être sur ce suivi des personnes marginalisées, il est très difficile à faire aujourd'hui. Est-ce que c'est peut-être ça aussi qui a manqué aujourd'hui ? Comment est-ce qu'on peut avancer maintenant ?
À mon niveau, en tant que maire, on est vraiment très écarté de toutes ces considérations. Nous, on gère le quotidien de nos citoyens, on a nos services municipaux qui agissent, on est souvent appelé quand la catastrophe est en cours et jamais, bien sûr au préalable pour anticiper quoi que ce soit, on n'est pas au courant des personnes qui sont marginalisées et quand il y a des enquêtes de gendarmerie, on n'est pas informé non plus. Je ne sais même pas si sur ma commune, j'ai des fichiers S ou si j'ai des personnes qui sont en situation d'être sous surveillance par rapport à leurs difficultés. C'est ça qui est grave. Alors après, je peux comprendre qu'il y a des hiérarchisations.
Je rejoins un tout petit peu ce que je viens d'entendre. Heureusement que ça ne s'est pas fait il y a une semaine pendant les vacances de la Toussaint où on avait beaucoup plus de monde et de résidences secondaires et des touristes, des visiteurs qui viennent habituellement sur l'île de l'Eron. Ça aurait pu être beaucoup plus dramatique. Et la chance de cette histoire, c'est que malgré toutes ces victimes qui souffrent aujourd'hui et qui sont hospitalisées et qui sont en opération, il n'y a pas eu de victimes plus graves. Il y aurait pu y avoir des morts. On a en particulier une personne qui a été blessée, qui a été retrouvée inerte, fauchée dans l'herbe et qui a été sauvée in extremis.
On aurait pu y avoir des choses beaucoup plus dramatiques. Une voiture devient effectivement un objet, comme n'importe quel objet d'ailleurs pour attraper des victimes au hasard. Ce qui nous fait froid dans le dos, c'est cette intention d'un seul coup, en suivant un parcours qui a l'air complètement aléatoire, d'aller attraper tout ce qui bouge sur le banc de la route des piétons ou des cyclistes et c'est ça qui nous perturbe parce que c'est un acte lâche, c'est un acte qui manque de courage et puis en même temps c'est une espèce de loterie. Pourquoi telle et telle personne plus qu'une autre ? C'est ça qu'on a.
On avait une maman qui sortait de l'école, une personne qui allait au centre-ville. Il n'y a pas de raison.
Merci. Merci Christophe Sueur, maire de Saint-Pierre-d'Oléron. On sent l'émotion encore aujourd'hui sur l'île et merci d'avoir accepté de témoigner ce matin sur Public Sénat. Olivier Kadic, on en vient à un autre thème dans cette émission. Je disais en titre le Sénat qui a organisé hier un colloque sur les ingérences étrangères lors des périodes électorales. L'année dernière, les services de l'État qui ont recensé plusieurs dizaines de tentatives de déstabilisation au moment des élections européennes ou législatives anticipées. D'où cette question aujourd'hui, quel est le niveau de la menace exacte en France ?
Ces attaques extérieures peuvent-elles discréditer nos institutions aux yeux des Français ? Écoutez hier lors du colloque au Sénat, Anne-Sophie Divert qui travaille au service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères. C'est Viginum.
Nous faisons face à un état de la menace qui est réel et préoccupant. En vérité, depuis le milieu des années 2010, aucun rendez-vous électoral ou référendaire majeur n'a été épargné par une tentative de manipulation de l'information impliquant des acteurs étrangers. Ce que nous observons chez Viginum, c'est que plus largement, la menace informationnelle constitue désormais une menace permanente, omniprésente et croissante.
Alors, quel est le niveau de la menace exactement selon vous ? Est-ce que c'est massif ou c'est encore négligeable en France ? Est-ce que nos élections sont menacées à l'heure où l'on se parle ? Vous savez, moi qui ai vécu le Brexit, je peux vous dire qu'effectivement, en manipulant bien les réseaux sociaux, on arrive à avoir des résultats qui ne sont pas ceux qui auraient pu être si vraiment la démocratie s'est exercée sereinement. La réalité, c'est qu'effectivement, la France, comme tous les autres pays, est victime d'ingérences étrangères extérieures. Taïwan est le laboratoire de la Chine.
La Roumanie, la Bulgarie, la Serbie sont le laboratoire de la Russie et on voit effectivement chez nous se développer des choses qui sont testées ailleurs. Est-ce qu'on peut préciser de quoi on parle exactement ? Est-ce que ce sont des états étrangers qui veulent favoriser tel ou tel candidat ou c'est plutôt de troubler, polariser le débat public en général ? Vous avez quatre dimensions. Il y a effectivement une dimension qui est de polariser, de pousser les extrêmes, prendre chaque sujet et de créer un trouble, une polarisation des opinions. La deuxième, ils cherchent à décrédibiliser l'élection en elle-même, dire que tout ça c'est suspect, tout est arrangé.
Le troisième point, c'est qu'ils vont chercher à dire que ce qui se passe sur les médias, les médias nationaux, c'est en fait tout ça c'est arrangé et voilà exactement, n'allez pas écouter l'information là, il faut plutôt l'écouter sur les réseaux sociaux. Et la quatrième dimension, c'est en fait c'est de déstabiliser les candidats ou les partis. Moi je l'ai vu au travers de l'IPAC, l'interparlementaire sur la Chine, on avait un parlementaire canadien qui avait été attaqué personnellement par les services chinois sur les médias pour vraiment décrédibiliser sa candidature. Mais ça peut être aussi les partis politiques.
Et lors de l'élection législative l'an dernier, les candidats qui étaient à Paris de la République en marche ou de la Renaissance, eh bien il était mis qu'ils allaient payer les votes. c'est-à-dire si vous votez pour eux, vous recevrez 100 euros je crois, ou quelque chose comme ça. Donc typiquement des techniques qu'on voit en Russie, très bien on peut imaginer, mais ils ont utilisé ça effectivement pour décrédibiliser des candidats. Et est-ce que vous pensez que les élections municipales sont directement en danger dès l'année prochaine ? Il va falloir qu'on se méfie, nous le public français, de ces ingérences dès l'année prochaine ? Évidemment, on ne change pas une équipe qui gagne.
Regardez, aujourd'hui, je ne sais pas, quand on voit que le Rassemblement National est à 35% dans les sondages, quand on voit que M. Bardella avait gagné tant d'images grâce à TikTok, ce sont exactement les techniques qui sont utilisées par des partis étrangers. Donc on l'a vu pour l'élection en Roumanie, l'élection présidentielle, où un candidat qui était totalement inconnu à 1% s'est retrouvé à 24% des intentions de vote quelques semaines plus tard. Le gars, il était numéro 4 mondial sur TikTok, un inconnu mondial. Donc évidemment, on voit ce qu'ils sont capables de faire pour faire monter des candidats qui sont généralement qui représentent les extrêmes pour polariser le débat.
Allez, dans cette émission, on va à présent parler des questions de défense nationale et ce, grâce à nos partenaires de la presse quotidienne régionale. Direction Bordeaux pour retrouver Jefferson Desport, grand reporter à Sud-Ouest, éditorialiste et expert des questions de défense. Bonjour Jefferson, merci d'être avec nous. la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées du Sénat qui auditionnait hier le général Fabien Mandon, il est chef d'état-major des armées. Et justement, Jefferson, vous vouliez interroger le sénateur en plateau sur la question du budget des armées. Bonjour Quentin, bonjour Olivier Cadic.
Oui, vous l'avez dit Quentin, la commission de défense du Sénat a auditionné hier le chef d'état-major des armées Fabien Mandon et il a été très clair avant de parler budget, il se prépare un possible choc avec la Russie dans les 3-4 ans. Il le dit, la Russie nous considère comme faibles et en conséquence, il faut poursuivre l'effort de réarmement. Olivier Cadic, est-ce que vous partagez son analyse sur la perception de la Russie à notre égard ? Oui, effectivement, la Russie considère que les démocraties sont faibles et c'est l'enjeu, c'est de se battre justement pour faire en sorte qu'on vive toujours dans un monde démocratique.
Effectivement, c'est une des technologies que justement la désinformation mais aussi le sabotage, la guerre hybride qui a été évoquée sous différentes dimensions, y compris par les cyberattaques. On a affaire à quelqu'un qui est déjà en guerre avec nous. Le problème, c'est qu'en démocratie, on ne se fait pas élire pour aller faire la guerre. C'est aussi notre difficulté de faire prendre conscience qu'il est indispensable qu'on augmente le budget de défense, indispensable qu'on élève le niveau.
Quand vous voyez que Viginium, qu'on a en audition, dit qu'ils vont être à peu près 60 personnes et qu'on regarde en fait la taille du budget, quand on voit ce à quoi on doit se confronter, effectivement, ça pose un vrai sujet et effectivement, on est considéré comme étant faible. Oui, Jefferson, le contexte politique qui pèse aussi sur ce budget, ça a été dit en audition hier. Oui, exactement. On en revient toujours à ce budget qui est en cours d'examen à l'Assemblée qui va arriver au Sénat.
Si ce budget n'est pas voté, cela sera lourd de conséquences pour les armées puisqu'elles pourraient perdre jusqu'à 6 milliards d'euros et cela viendrait compromettre l'effort de réarmement que veut poursuivre le chef d'état-major des armées. Olivier Cadic, que dites-vous au Parlement ? Qu'est-ce que vous dites aux députés ou aux parlementaires ? Il faut les responsabiliser sur un risque de censure aussi dans la lutte contre nos ennemis extérieurs ? Je crois que tout le monde doit être, tout le monde est conscient et je pense qu'au niveau de la commission aux affaires étrangères, de la défense et des forces armées, je ne vois pas qui que ce soit venir contre cette approche.
Je pense qu'il y a quand même consensus sur le sujet. Je trouve que la responsabilité dans ce domaine aujourd'hui, elle est complète, elle est totale. Je n'ai pas vu vraiment de partis qui s'opposent vraiment à cette augmentation du budget pour les armées. Oui, mais le chiffre de 6 milliards qui a été évoqué hier en audition, les Français n'en ont pas forcément conscience que cette censure aurait des conséquences aussi directes sur l'investissement des armées. Ça, c'est les politiques, c'est les parlementaires qui doivent être responsables et je pense que le Premier ministre est venu parler lors de la conférence des présidents hier.
Donc, on a pu l'écouter, on a pu entendre ce discours de responsabilité justement qui rappelait effectivement cette nécessité d'accompagner l'effort nécessaire pour nos armées. Il y a une possibilité de sortir de l'impasse politique autour de ce budget. Vous croyez qu'on peut aboutir à un vote sur le projet de loi de finances avant le 31 décembre ? On peut, c'est une possibilité et donc, on espère effectivement qu'on va avoir un budget voté, c'est nécessaire, indispensable. Merci, on va remercier Jefferson Desport. À très vite, Jefferson, sur l'antenne de Public Sénat. Merci d'avoir été avec nous ce matin.
On va voir ensemble la une de Sud-Ouest, votre journal qui revient sur Oléron, ce qui s'est passé hier à Oléron qu'on évoquait, Oléron, l'effroi. Allez, on évoque maintenant l'actualité dans les régions grâce à nos partenaires de la PQR. Direction Lyon pour retrouver Xavier Antoyer. Bonjour Xavier, vous êtes rédacteur en chef du Progrès du Bien Public et du journal de Saône-et-Loire. Vous publiez un supplément dans toutes les éditions du groupe Ebra ce matin qui met en lumière l'attachement des Français aux associations.
Bonjour, oui, les Français sont très attachés au monde associatif, et ils lui font confiance. À 70%, ils estiment que les associations sont indispensables dans notre société et ils ont une grande confiance dans le monde associatif. Alors, pourquoi nous avons mené cette enquête ? C'est-à-dire que notre groupe de presse Ebra est très engagé auprès du monde associatif et notamment auprès du Forum national des associations et des fondations qui se réunira le 13 novembre prochain à Paris.
C'est un grand colloque qui réunit l'ensemble du monde associatif français et à cette occasion on a voulu prendre le bout des associations et puis de connaître aussi la perception de nos compatriotes sur les associations. Alors, il est très clair que les associations aujourd'hui sont un des piliers du lien social en France. On a constaté au fil de nos études que le lien social en France se dégradait mais il s'y reste fort au plan local et ce qui est intéressant de voir c'est que pour les Français les associations contribuent à renforcer ce lien social et pas seulement au plan local mais aussi au plan national. Pourquoi ?
Parce que les associations restent aujourd'hui un facteur d'intégration et d'ouverture à l'autre. On s'engage dans une association pour à la fois rencontrer des personnes différentes mais qui aussi partagent nos valeurs. Et il est clair que pour tous les Français les associations rendent service mais quasiment rendent des missions de service public. Je vous donnerai un exemple. On est allé à Nancy à rencontrer l'ESCobam. C'est une association qui depuis de plus de 30 ans accompagne des collégiens et des lycéens hospitalisés pour qu'ils puissent suivre une scolarité normale.
Alors bien entendu l'éducation nationale détache 7 enseignants mais l'association elle, elle organise les planiques et puis aussi avec des profs bénévoles elle contribue à assurer plus de 300 heures de cours par an pour les matières non couvertes par l'éducation nationale. Donc les Français ont vraiment conscience du rôle que jouent les associations dans notre société et de ces missions de service public. Et c'est pour ça aussi qu'ils sont très attachés on le voit bien au financement des associations par l'État et les collectivités locales.
Aujourd'hui on est confronté bien évidemment à une raréfaction de l'argent public et c'est pas certes on parle sur le budget de la France et aux difficultés que traverse notre pays mais c'est aussi un phénomène international nous sommes allés voir Handicap International à Lyon où l'ONG est basée et bien cette ONG qui emploie un peu plus de 4000 personnes dans le monde a été confrontée en 2024 à une baisse de 30 millions d'euros de ses ressources ce qui fait qu'elle a aidé 100 millions de personnes dans le monde au lieu du double l'année d'avant. Donc le modèle de financement des associations et des ONG est une question importante aujourd'hui.
Vous le dites le secteur des associations est en train de traverser une période de turbulence aussi ça c'est un fait majeur à noter dans votre dossier spécial.
Oui c'est un pilier de notre société c'est un pilier de notre lien social mais ce pilier est fragile. D'abord il ne faut pas oublier que les associations sont des employeurs quasiment 2 millions de Français 1,9 millions pour être précis travaillent aujourd'hui dans le monde associatif.
Donc il y a ce sujet du financement alors les Français sont très attachés au financement par les tels et les collectivités locales c'est ce que je vous dis à l'instant mais aussi au financement par les dons et à la défiscalisation de ce financement et d'ailleurs dans une interview qu'elle a accordée à nos journaux Marina Ferrari la ministre de la Jeunesse des Sports et la Vie Associative nous indique que sur le périmètre de son ministère les crédits devraient être maintenus et qu'elle milite pour un doublement du plafond de ce qu'on appelle la niche Coluche qui permet de défiscaliser davantage pour aider des associations humanitaires
Merci Xavier une réaction à ce que vient d'expliquer ce journaliste il y a l'importance pour le lien social et les associations et on le voit les difficultés budgétaires Oui on s'il y a les deux Bah oui d'abord c'est rappeler l'abnégation de tous ces bénévoles qui s'engagent sur les causes auxquelles ils croient et Dieu sait s'il y en a mais j'en profite pour faire un lien avec la désinformation puisqu'on devrait avoir aussi des bénévoles qui nous aident dans ce domaine qui aident Viginium à Taïwan ce sont justement des bénévoles qui aident qui font qu'il y a pour une des informations il y a une réponse en 200 mots deux heures avec de l'humour c'est fait avec des civils et donc si on pouvait avoir une association comme ça qui nous aide aussi dans ce domaine ça serait formidable mais bravo de rappeler l'importance de ce phénomène associatif et le nombre de français qui s'engagent de façon bénévole Merci Xavier Antoyer rédacteur en chef du Progrès du Bien Public et du Journal de Saône-et-Loire on voit la une du Progrès ce matin les associations ciment de notre société merci Olivier Cadic d'avoir été en notre compagnie pour cette première demi-heure on va prendre la direction du Palais des Congrès de Versailles où se tient le Congrès des Régions de France on vous retrouve Oriane Mancini pour une édition spéciale au cœur de cet événement je vous passe le relais
Merci Quentin merci beaucoup on se retrouve effectivement ici à Versailles au cœur de ce Congrès des Régions de France et notre invitée c'est Carole Delga bonjour Merci d'être avec nous Carole Delga vous êtes la présidente socialiste de la région Occitanie vous présidez les Régions de France on est ensemble pour une interview de 20 minutes en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France bonjour Stéphane
Bonjour Auriane Carole Delga bonjour
Bonjour Carole Delga les présidents de région qui sont donc réunis ici aujourd'hui et Sébastien Lecornu qui viendra vous rencontrez lors d'une réunion de travail c'est un format inédit qu'a choisi le Premier Ministre il n'y aura pas de discours est-ce que pour vous c'est la bonne méthode ou est-ce que vous craignez de repartir ce soir sans réponse ?
Nous souhaitions avoir en fait un temps pour parler du fond pour parler de la France les présidents de région font partie de l'équipe France et nous voulons participer au redressement de notre pays et c'est pourquoi j'avais demandé à Monsieur le Premier Ministre d'avoir un format qui permette d'avoir du temps d'aller au fond des questions budgétaires des futures options sur une nouvelle étape de la décentralisation et nous avons préféré l'efficacité à un discours de clôture qui est traditionnel mais qui n'est pas adapté à la gravité de la situation Donc bonne méthode selon vous dans quel état d'esprit vous l'accueillez qu'est-ce que vous allez lui demander en priorité ?
En priorité nous allons lui demander à ce que les régions les collectivités locales dans leur ensemble aient les moyens d'agir parce que nous avons une crise institutionnelle nous avons une crise budgétaire en plus de la crise climatique mondiale nous n'allons pas rajouter une crise territoriale parce que pour les régions si nous sommes sur le niveau de prélèvement qui est prévu dans le projet de loi de finances clairement les régions vont devoir diminuer drastiquement c'est-à-dire plus de 30% leur investissement c'est la question de la construction de lycées de la rénovation des lycées c'est la question des trains le nombre de trains des tarifs qui sont très faibles puisque les régions paient au minimum 80% du prix du billet et puis c'est les aides aux communes aux associations qui pourraient diminuer drastiquement si vous ne suis pas vous le menace cette crise territoriale il n'y a pas de menace les présidents de régions sont responsables et nous devons tous avoir de la hauteur de vue donc il n'y a à n'aucun moment de la menace il y a juste de la réalité de la situation les régions sont bien gérées la cour des comptes indique que ce sont les régions qui ont contenu le plus les dépenses de fonctionnement nous avons augmenté en 5 ans de 36% notre investissement au service de la souveraineté industrielle au service des transports au service de la souveraineté énergétique aujourd'hui nous ne pouvons pas continuer à avoir le prélèvement qui est prévu sinon les français dans nos territoires vont en subir les conséquences et nos entreprises aussi Stéphane
alors il faut peut-être rappeler que le prélèvement prévu c'est 4,6 4,7 milliards d'euros c'est la base des négociations il y a encore moyen d'obtenir des avancées vous vous demandez que cet effort soit ramené à 2 milliards c'est bien ça ?
Exactement nous demandons que nous soyons sur le même effort que sur l'année 2025 parce que
2 milliards c'est le chiffre du Sénat vous pensez aboutir du coup ?
nous avons nous avons nous avons on va dire une coalition de personnes volontaires sur ces 2 milliards parce que 2 milliards cela correspond à un effort juste pour les collectivités locales l'État doit faire sa part du chemin l'État doit se réformer nous présidents de région nous avons diminué le nombre de nos agences de façon forte il faut que l'État fasse aussi des économies sur son fonctionnement
vous dites que les régions sont prêtes à participer à l'effort national pour désender des pays mais à condition que ce soit un effort juste et proportionné ça veut dire que ce n'est pas le cas aujourd'hui l'État n'en fait pas assez de son côté ça c'est pour la partie proportion et quand vous parlez d'effort juste c'est qu'au sein des collectivités les régions sont plus sollicitées que les autres types de collectivités
sur l'année 2025 en effet les régions ont été plus sollicitées que les autres collectivités il faut que les collectivités qui sont en difficulté il y a des communes qui sont en difficulté il y a des départements en difficulté leur situation soit prise en compte il faut qu'elles soient aidées mais les collectivités qui ont eu recours le plus à l'endettement parce que nous avons augmenté notre investissement tout en tenant nos dépenses de fonctionnement ce sont les régions la Cour des comptes indique que la situation budgétaire en termes de capacité de désendettement qui est là plus tangente ce sont les régions donc nous demandons que cela soit pris en compte parce que quand nous investissons nous amenons des services à la population et nous faisons travailler les entreprises françaises du bâtiment et des travaux publics
alors vous parlez d'investissement l'investissement a été très fort vous participez à l'effort national tout ce qui vous a été demandé en termes de réindustrialisation d'accompagnement les régions ont beaucoup investies elles se sont aussi beaucoup endettées ce que vous venez de dire la Cour des comptes a pointé le fait qu'il y avait un ralentissement un recul un repli dans les investissements des régions je crois que c'est moins 15% d'investissement au premier semestre de cette année par rapport à l'année dernière en fait ce que vous êtes en train de dire à l'Etat c'est que si la pression augmente sur les régions ou continue d'augmenter sur les régions de manière injuste et disproportionnée vous ne pourrez plus assurer le niveau le suivi et le niveau d'investissement que vous aviez précédemment
oui tout à fait parce que nous sommes des gestionnaires rigoureux les présidentes et les présidents de régions et nous ne voulons pas nous endetter dans des proportions qui seraient dangereuses donc c'est pour ça que j'indique que si ce chiffre de 4,7 milliards d'efforts pour les collectivités locales était maintenu sous moins de deux ans il y aurait une baisse de l'investissement de plus de 30% concrètement ça veut dire une diminution de 4 milliards d'euros dans l'année sur l'investissement dans nos transports dans nos lycées dans nos aides aux entreprises autre sujet majeur c'est la question quand même des formations sanitaires et sociales dans ce projet de loi de finances il n'est pas prévu de continuer à nous aider pour créer des postes d'infirmiers d'aides-soignants d'accompagnants sociétés éducatifs par exemple dans les associations c'est plusieurs milliers de postes de formation
vous avez calculé qu'il manquait 215 millions et si l'Etat ne verse pas ces 215 millions vous réduisez les formations au 1er janvier
alors exactement il manque 280 millions nous avions accepté l'année dernière d'avoir un effort et donc nous avions convenu avec François Bayrou que ce soit 215 millions d'euros qui sont compensés aujourd'hui on nous dit zéro il faut réaliser que dans quelques semaines dans Parcoursup il va manquer des milliers d'emplois de formation de par la décision du gouvernement dans des métiers qui sont absolument nécessaires dans nos maisons de retraite dans nos hôpitaux dans nos associations Sébastien Lecornu
il entend tout ça il le comprend il est prêt à négocier ça fait partie des choses que vous avez discuté avec lui dans la réunion de ce jour
tout à fait j'ai eu Sébastien Lecornu déjà à plusieurs reprises il connaît ses sujets et donc on va écouter ses propositions cet après-midi il vous a déjà dit il vous a déjà donné quelques propositions quelques pistes vous avez échangé avec lui nous avons un dialogue pour l'instant qui est nourri et je pense que cet après-midi il nous donnera des orientations qui après seront débattues et à l'Assemblée et au Sénat
vous demandez un effort moindre ramener à 2 milliards on a compris est-ce que vous allez aussi demander des ressources propres
là nous ne demandons pas d'avoir des dotations supplémentaires mais nous demandons à ce que les dynamiques des dotations c'est-à-dire des recettes que nous donne l'Etat ne soient pas diminuées parce que sans être trop technique en fait les régions n'ont quasiment plus de pouvoir fiscal nous ne pouvons agir que sur les cartes grises mais cela ne représente que 5% de nos recettes donc nous dépendons à 95% des dotations qui sont votées par le Parlement dans le projet de loi de finances il est prévu que ces dotations soient diminuées avec un écrêtement de la TVA et donc vous ne demandez pas de baisse de dotation un mot là-dessus Stéphane
dans les sujets qui fâchent justement sur les recettes il y a cette espèce de drôle de dispositif qui s'appelle le dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités dans le jargon on appelle ça le dilico qui a été créé cette année il avait été demandé aux régions de verser 280 millions pour 2025 là 2026 vous devriez verser 500 millions c'est une espèce de réserve qu'on vous oblige à constituer avec une restitution progressive de l'argent aux collectivités qui donne sauf que vous dites là il y a une entourloupe vous ne comprenez pas c'est tellement compliqué vous dites en fait que vous avez peur de ne pas pouvoir récupérer l'argent à terme qu'est-ce qui se passe avec le dilico ?
Alors nous n'avons pas peur nous sommes certains que nous ne récupérons pas l'argent à terme voilà j'ai été ministre à Bercy je connais très très bien ce type de dispositif c'est 500 millions d'euros qui seront enlevés aux régions et qui ne seront jamais restitués ni au bout de 3 ans ni au bout de 5 ans ça c'est le genre de mesures technocratiques où on fait perdre du temps à des hauts fonctionnaires pour rédiger vraiment des documents qui seront après inapplicables pour l'économie réelle donc arrêtons restons sur le dispositif qui a été élaboré pour l'année 2025 ce qu'on appelle le dilico 1 et ne créons pas encore une énième usine à gaz on a besoin d'être au service de l'économie réelle nous avons besoin de relancer la croissance dans notre pays d'investir dans le logement d'investir dans les transports en commun de créer de l'emploi de créer de la richesse et de faire en sorte que les bas salaires augmentent dans notre pays Dernière question budget Stéphane
Une question sur le versement en mobilité vous avez parlé des transports donc il y a l'ancien versement en transport qui est devenu le versement en mobilité peut être versé directement à certaines régions c'est déjà le cas pour l'île de France la région aura depuis cet été la vôtre Occitanie depuis le 1er novembre le début de ce mois d'autres régions demandent à avoir ce versement recevoir ce versement direct à partir du 1er janvier prochain par contre il y en a 4 qui ne veulent pas recevoir la régionalisation de ce versement les pays de la Loire la Normandie le RAS et Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France pourquoi ?
qu'est-ce qui fait qu'en fait il y a une différence d'approche entre les régions sur ce thème ?
Alors nous avons pris l'engagement auprès de nos entreprises de mettre en place un versement en mobilité régionale qui est pour les entreprises de plus de 11 salariés quand il y a un service supplémentaire donc il y a des régions qui ont prévu d'augmenter l'offre de transport d'autres pas dans des cours pour ce qui concerne l'Occitanie les salariés en Occitanie payent maximum 1 euro le trajet et nous allons augmenter l'offre de proposition de transport en commun c'est pourquoi cela est appliqué dans les territoires urbains uniquement parce que nous faisons en sorte que dans les territoires ruraux il n'y ait pas de taxes supplémentaires pour les entreprises parce que je veux qu'il y ait de la création d'emplois dans les territoires ruraux et que cela ne se concentre pas uniquement dans les métropoles
Carole Delga Sébastien Lecornu a promis un nouvel acte de décentralisation avant les municipales est-ce que vous croyez un acte fort ? Il est indispensable
le nouvel acte de décentralisation
Sauf qu'il est promis par Emmanuel Macron depuis 2017 est-ce que là vous dites en 2025 qu'il est devenu décentralisateur ?
C'est-à-dire que la France se trouve dans une situation en 2025 beaucoup plus préoccupante qu'en 2017 Donc pourquoi on a besoin de donner plus de pouvoir localement ?
Tout d'abord pour répondre à la crise institutionnelle Aujourd'hui il faut être lucide les Français n'ont plus confiance dans le pouvoir politique parce qu'ils pensent que les politiques ne connaissent pas leurs difficultés de vie et n'ont pas la capacité de transformer la vie En donnant plus de pouvoir localement aux régions aux départements aux communes aux intercommunalités nous avons la capacité à nous adapter à la réalité de vie et à être réactifs à pouvoir décider rapidement C'est absolument indispensable en termes démocratiques de redonner confiance au peuple Deuxième raison c'est des questions budgétaires Nous savons très bien que quand c'est géré par les collectivités locales l'argent public est bien dépensé il y a eu un rapport sénatorial sur les aides aux entreprises Qu'ont dit les sénateurs toutes tendances confondues Ils ont dit quand ce sont les régions qui donnent des aides aux entreprises les contreparties sont vérifiées en termes d'emplois en termes d'économie d'énergie et si l'entreprise n'a pas rempli ces conditions elle rembourse l'aide publique quand c'est l'Etat il n'y a pas de contrôle
Donc soyons efficaces Soyons rigoureux
Est-ce que vous croyez au fait qu'il va vraiment le faire ?
Écoutez je pense parce qu'il y a une majorité petite loi de décentralisation Non non je pense qu'il y a une majorité et à l'Assemblée et au Sénat pour une nouvelle étape de décentralisation Notre pays en a absolument besoin Notre République en a absolument besoin Nous devons redonner confiance à la population et surtout nous devons faire en sorte que chaque euro d'argent public soit utile et soit bien dépensé c'est ce que nous faisons avec les crédits de la nation c'est ce que nous faisons avec les crédits européens les régions Les régions françaises ont un taux de consommation des crédits européens bien supérieur aux autres régions donc il faut nous faire confiance
Jordan Bardella assure que s'il arrive au pouvoir il supprimera les conseils régionaux que lui répondez-vous ?
Écoutez nous connaissons quand même les projets funestes du Rassemblement National et nous savons qu'en effet les élus du Rassemblement National sont contre les régions mais sont contre aussi les mesures d'équité parce que dans ma région ils votent contre l'ordinateur distribué aux lycéens ils votent contre le train à 1 euro pour les salariés et c'est ça la surpercherie du Rassemblement National en France c'est-à-dire qu'ils ne défendent pas celles et ceux qui ont des difficultés pour acheter un ordinateur à leurs enfants quand ils sont à l'Assemblée Nationale ils votent contre les taxes des ultra-riches parce qu'on ne peut pas être dans une famille de châtelains et en même temps s'occuper des pauvres là les masques tombent et cette proposition de Rassemblement National de supprimer les régions on les connaît et d'ailleurs les conseillers régionaux d'extrême droite dans nos régions brillent par leur absence et brillent aussi par leur incompétence
et par le manque de maîtrise des dossiers elles sont menacées aujourd'hui pour vous les régions
les régions elles sont puissantes elles sont solides il y a des présidentes et des présidents de régions déterminés pour servir les français et pour consolider la république
un petit mot sur un dossier qui concerne votre région c'est le chantier de la LGV Bordeaux-Toulouse la ligne à grande vitesse il y a des associations environnementales qui ont saisi la justice pour suspendre la consultation publique est-ce que cette ligne va connaître le même sort que la 69
alors déjà le recours a été perdu donc nous allons continuer les travaux ces travaux sont en cours entre Toulouse Bordeaux puis plus tard Verdax donc nous avons le droit il y a eu des procédures d'enquête publique à n'en plus finir qui ont duré des années et des années nous avons absolument besoin des LGV dans notre pays pour désenclaver le territoire pour la compétitivité également économique de nos entreprises et puis rappeler que le train c'est le mode de transport le plus écologique
On va terminer par quelques questions politiques j'imagine que vous suivez avec attention le débat budgétaire en cours à l'Assemblée est-ce que vous jugez que le Parti Socialiste a obtenu des victoires ?
Oui le Parti Socialiste a obtenu des victoires tout d'abord la suspension de la réforme et cette nuit une victoire importante puisque le financement de la suspension de la réforme des retraites sera financée par une taxation du capital et ce ne seront pas les retraités qui financeront cette suspension donc je suis lucide nous n'aurons pas un budget de gauche mais nous aurons un budget qui sera plus juste pour les classes populaires et les parlementaires Donc on aura un budget déjà ?
Je le souhaite pour le pays je le souhaite pour l'intérêt des français mais il faut que le budget soit en rupture avec le favoritisme qu'il y a eu pour les classes les plus aisées et on doit aider ceux qui travaillent les classes populaires
Ça veut dire que le PS ne votera pas contre ?
Ça veut dire que le parti socialiste mène le combat pour obtenir des avancées il n'est pas dans des postures il est au service des classes populaires et de ceux qui travaillent
Les régions peuvent participer à l'élaboration du budget Vous avez été auditionné par l'Assemblée nationale hier Vous expliquez que vous aviez déposé des amendements au PLF au projet de loi de finances Vous parliez notamment pour financer les infrastructures de transport régional Vous voudriez une part des recettes sur les concessions autoroutières la création d'une taxe sur les poêleaux en transit international Quand vous dites ça comment ça se passe ? Qui dépose ces amendements en votre nom ?
Alors donc nous rédigeons des amendements pour donner les moyens aux régions Vous l'avez indiqué sur la question des transports sur la question de la TVA sur la question aussi des Outre-mer parce qu'il faut rappeler la situation extrêmement préoccupante de nos concitoyens dans ces territoires d'Outre-mer Nous demandons plus de moyens aussi l'autonomie pour la Corse Donc c'est repris par des députés
C'est repris par des députés lesquels ?
Alors c'est repris par les députés donc socialistes et également du groupe Luot et des groupes LR et par certaines députés aussi ensemble pour la République
Votre stratégie elle ne fait pas l'unanimité à gauche elle est notamment très critiquée par la France insoumise Est-ce que vous redoutez de la payer ou de l'ordre des prochaines municipales ?
Non, je ne redoute jamais qu'en politique nous sommes sur un projet clair et fidèle à nos valeurs J'ai toujours marqué ma désapprobation vis-à-vis d'une complaisance sur les idées de la France insoumise Nous avons des différences majeures sur la question internationale par rapport à l'Ukraine par rapport à la Chine Nous avons aussi une différence de vision sur l'universalisme sur la laïcité et je pense qu'en politique on gagne quand on est clair et quand on travaille
Et là pour vous la rupture elle est actée ? Olivier Faure il a acté la rupture
avec la France insoumise ? Pour moi la rupture elle est actée depuis longtemps parce que l'Union doit toujours se faire dans la clarté et de nombreux socialistes sont en accord avec ma volonté de clarté et avec la nécessité de la justice sociale Il a clarifié la ligne Olivier Faure ? Je pense que ces dernières semaines en effet il a eu une position qui se rapproche de la mienne depuis maintenant trois ans
Comment vous faites pour conserver ou pour gagner des villes sans union de la gauche au municipal ? Dans votre région par exemple est-ce que vous pensez pouvoir conserver Montpellier si LFI fait campagne contre Michael Delafosse ?
J'ai toute confiance dans le projet qu'a Michael Delafosse pour son deuxième mandat surtout il a un bilan un bilan qui est très bon et en politique on gagne parce qu'on a un bon projet et parce qu'on est convaincu de la transformation qu'on veut amener à un territoire vers un développement durable on ne gagne pas avec juste des accords entre appareils politiques ça ça n'existe plus Mais ça ne peut pas vous faire perdre ? Les français ce qu'ils veulent c'est avoir une vision avoir une conviction avoir une sincérité les trépatouillages entre appareils politiques c'est fini ça ne marche pas Mais la division ça ne risque pas de vous faire perdre ?
Non L'union en particulier républicaine c'est celle qu'il faut toujours privilégier Ils ne sont plus républicains LFI ? Il est nécessaire d'être très clair et malheureusement il y a des positions de la part de nombreux élus de LFI qui ne sont pas conformes à ce que doit incarner la gauche la gauche populaire la gauche qui est vaillante Dernière question Stéphane
Après les municipales et la présidentielle est-ce que vous pourriez être la candidate de cette union de la gauche populaire et vaillante ?
Je pense que quand même dans la situation de confusion dans laquelle est le pays il est quand même assez indécent de parler de candidature à la présidentielle
Ça approche quand même 2027 c'est demain
Oui mais si vous préférez commençons à sortir du bourbier dans lequel on est donnons un budget à la France Faisons en sorte que les classes populaires soient aidées que les bas salaires soient revalorisés et investissons investissons dans le logement dans les infrastructures de transport relançons la croissance et faisons également des économies sur le fonctionnement courant de l'État et nous pourrons parler de ces sujets l'année prochaine mais l'heure n'est pas aux ambitions personnelles mais l'heure est au travail collectif Merci Carole Delga
Merci beaucoup d'avoir été notre invitée On poursuit notre émission spéciale ici à Versailles au cœur du Congrès des Régions de France Dans quelques instants trois présidents de région vont nous rejoindre pour un débat mais d'abord c'est l'heure de notre reportage en région on va aller en centre Val-de-Loire au bord de l'implosion il y a un peu plus d'un an l'usine Duralex près d'Orléans a pu être sauvée grâce au soutien des salariés mais aussi avec l'aide des pouvoirs publics en particulier du conseil régional qui a prêté un million d'euros pour que l'attractivité continue reportage de Jérémy Ait
C'est un savoir-faire vieux de 80 ans qui a failli disparaître sauvé grâce à un pari la Scope depuis plus d'un an Duralex appartient à 180 de ses salariés rentrés au capital Grégory Planck travaille dans l'entreprise depuis 27 ans il s'est lancé dans cette aventure sans hésiter une seconde
Moi c'était une évidence parce que déjà pour garder mon emploi et puis pour essayer de garder la société la marque on ne voulait pas que ça parte à l'étranger ou aux oubliettes Duralex c'est toute une fierté Une réussite
rendue possible grâce au soutien public notamment du conseil régional Lors de la reprise la région prête un million d'euros et double l'apport des salariés avec un don de presque 60 000 euros une aide essentielle selon le directeur général de la marque
On a réussi à lever 4 millions de prêts d'accord grâce au démarrage de la région et de la métropole ce qui fait qu'on a eu un total de 9 millions 8 ça a été les clés pour sauver Duralex
La région insuffle
aussi de nouvelles idées comme ce qu'offrait lancé l'an dernier Alors ici on a le pack qui a été fait en collaboration avec Stéphane Bern la région centre et la poste
Une idée sortie de la tête du président de région ces verres sont vendus dans les bureaux de poste du territoire à des milliers d'exemplaires
C'est concret c'est fait c'est en place ça ramène du chiffre d'affaires et ça fait plaisir aussi aux clients Pour l'exécutif régional
l'investissement était inédit mais nécessaire Les autres offres étaient des offres industrielles qui achetaient la marque mais qui allaient grâce à cette marque peut-être produire à l'autre bout du monde produire ailleurs donc ça n'était pas pour moi de véritables offres industrielles La région est à l'origine de 95% des aides économiques sur son territoire mais qui pourraient être mises à mal par le contexte budgétaire Le centre Val-de-Loire a perdu 50 millions de recettes en 2025 et ce qui nous est annoncé pour 2026 c'est à nouveau 50 millions de moins de recettes Nous risquons de ne pas disposer de manière suffisante des moyens pour porter toutes les actions que nous avons envie de porter au bénéfice du développement économique du territoire Alors pour durer Duralex peut compter sur le soutien populaire Lancé cette semaine un financement participatif a permis de lever 5 millions d'euros
Et on va en parler avec nos présidents de région présents en plateau Bonjour Franck Leroy Merci d'être avec nous Vous êtes le président d'hiver droite de la région Grand Est et bonjour François Bonneau Merci également d'être là président socialiste de la région Centre Val-de-Loire Stéphane Vernet de Ouest France et restez avec nous Stéphane on va avoir votre éclairage votre analyse durant tout ce débat François Bonneau on vient de voir le sujet chez vous en région Centre Val-de-Loire sur Duralex un fleuron pour les Français on a vu 5 millions d'euros en quelques heures ont été investis dans Duralex Vous avez été surpris par cet engouement ?
Non pas surpris pourquoi ? parce que depuis que nous avons soutenu la relance le redémarrage de Duralex il y a autour de cette entreprise autour de produits qui font partie de nos vies véritablement un engagement extraordinaire un engagement des citoyens un engagement au niveau régional bien évidemment mais au niveau national ça veut dire quoi ?
ça veut dire qu'en France nos concitoyens croient et aiment l'industrie qu'ils ont véritablement envie d'avoir un patriotisme industriel d'avoir une souveraineté industrielle et là ce qui se traduit par cet engagement extraordinaire 5 millions en réalité parce que c'était topé il y a eu plus de 16 millions de promesses qui sont intervenues en deux jours c'est extraordinaire ça veut dire que nous avons aujourd'hui sur nos territoires régionaux la possibilité de soutenir ces industries qui sont des industries qui ne doivent pas qui ne veulent pas partir à l'autre bout du monde nous avons le devoir d'organiser autour de ces industries par l'innovation par le soutien à l'information par l'accompagnement sur l'international nous avons véritablement la volonté de faire en sorte que ces territoires soient des territoires d'avenir la preuve elle est faite que ça n'est pas un rêve que ça n'est pas une illusion que ça n'est pas du baratin aujourd'hui il y a dans notre pays au niveau des acheteurs au niveau des financeurs une vraie volonté de soutenir et de développer l'industrie c'est la raison pour laquelle j'ai pris la responsabilité au tout début d'apporter un million d'euros et à partir de ça des banques sont venues à partir de ça d'autres collectivités sont venues à partir de ça on a créé et c'est très important une scope c'est-à-dire une société coopérative la fédération de l'ensemble des salariés qui ont apporté leurs tribus la région a en plus contribué à apporter la même chose que la totalité des salariés pour lancer cette scope et nous prouvons là la possibilité de défendre l'industrie non pas en disant on va boucher le trou de la route mais en mettant ces industries vous voyez ce qui est dit aujourd'hui ce sont des industries d'avenir ça convoque la création quand Stéphane Bern je lui ai demandé s'il voulait bien soutenir quand Philippe Val de la Poste je lui ai demandé s'il voulait bien mettre la logistique de la Poste à contribution immédiatement mais dans l'instant ils nous ont dit c'est le patriotisme c'est le patrimoine industriel
mais justement est-ce que ça montre aussi ces 5 millions en quelques heures l'attachement des français à leur patrimoine Duralex c'est une marque à laquelle les français sont attachés on a tous joué à la cantine avec les verres Duralex ça montre qu'il y a un vrai attachement des français à leur patrimoine industriel
mais bien évidemment il y a un attachement des français parce que derrière il y a des femmes et des hommes qui travaillent dans ces industries moi j'ai une autre entreprise aujourd'hui qui est en difficulté qui est une entreprise qui s'appelle l'entreprise du groupe Brandt avec des marques extraordinaires comme De Dietrich etc les salariés eux-mêmes sont des porte-voix extraordinaires pour la défense de cette industrie et immédiatement quand on ouvre le sujet devant nos concitoyens ils comprennent l'enjeu donc il faut que nous ayons des financements qui nous permettent de soutenir dans les passages difficiles et aujourd'hui en fonction du commerce national et international il y a des passages difficiles il faut absolument que nous puissions soutenir et c'est le boulot des régions tout à l'heure à l'instant Carole Délégal notre présidente de région de France le disait l'investissement des régions pour l'économie il est directement il est très puissant parce qu'il est sur le territoire il touche ses entreprises directement c'est pas des fonds qui sont promis annoncés avec des milliards etc qui finalement circulent au-dessus des territoires c'est pour l'industrie réelle la capacité d'agir
Il y a des bonnes nouvelles Franck Leroy il y a aussi des entreprises qui sont plus en difficulté c'est le cas par exemple chez vous de Novasco en Moselle est-ce que la réindustrialisation qu'Emmanuel Macron avait érigée en priorité finalement c'est une promesse un peu non tenue ?
Non c'est un engagement qu'on a tous pris parce qu'on a pensé à une époque dans les années 80 et 90 que l'Europe pourrait se passer d'ateliers de production qu'on pourrait envoyer ça en Chine ou ailleurs et qu'on pourrait simplement garder l'école blanche chez nous c'était une erreur monumentale il n'y a pas de souveraineté européenne il n'y a pas de souveraineté française sans une industrie ancrée dans ces territoires et alors c'est difficile évidemment parce qu'il ne suffit pas d'un claquement de doigts pour déclencher de l'investissement mais d'abord le fait d'avoir confié aux régions il y a 10 ans 9 ans exactement bientôt 10 ans le fait de pouvoir avoir quelque part l'exclusivité des aides économiques ça a déjà permis d'abord d'acquérir une certaine expérience en la matière une certaine expertise en la matière de travailler avec l'État en direct avec BPI avec Business France avec l'ensemble des acteurs qui sont véritablement formatés pour ce type d'aide et d'accompagner comme ça a été fait dans nos régions le monde économique à un moment où il avait besoin de venir se réimplanter sur nos territoires une étude intéressante a été produite en 2024 par EY à l'échelle européenne elle situe dans les 15 premières régions européennes les plus attractives 5 régions françaises ce qui veut dire que alors qu'avant on s'éparpillait un peu tout le monde faisait un peu de développement économique mais je pense très sincèrement qu'il y avait une déperdition d'énergie et d'argent aujourd'hui la concentration à l'échelle des régions en lien avec les territoires puisque le foncier économique ce sont les EPCI les établissements publics de coopération internationale le fait d'avoir ce double étage à l'échelle des collectivités plus le soutien de l'État sur des projets type France 2030 etc.
sur des grands enjeux stratégiques nous a redonné de l'attractivité si la France a été depuis 5 ans le pays le plus attractif d'Europe c'est aussi parce que le couple État-région a parfaitement fonctionné on a eu un exemple à l'instant sur une industrie tout à fait particulière et chère au cœur des Français en centre Val-de-Loire on pourrait en citer un peu partout évidemment dans le Grand Est également parce que c'est notre vocation d'être aux côtés du monde économique j'ajouterai que notre deuxième compétence extrêmement complémentaire c'est la formation la formation la qualification aujourd'hui la première demande des entreprises que nous visitons les uns les autres c'est aidez-nous à recruter vous connaissez les courbes démographiques de la France vous savez que la natalité chute vous savez que les effectifs scolaires commencent à diminuer dans certaines régions vous savez aussi que des quantités importantes de salariés vont quitter leurs entreprises arrivant à l'âge de la retraite et il y a un véritable risque notamment dans l'industrie c'est que la relève ne soit pas là donc coupler compétence du développement économique avec la formation c'est absolument essentiel si on veut relever le défi industriel de la France
un mot là-dessus Stéphane sur l'importance des régions dans la compétitivité économique et l'attractivité
oui alors ça a été très bien dit moi je pense qu'effectivement l'échelon régional pour le pilotage de projets sur des bassins industriels des bassins d'emploi des bassins de vie locaux c'est le bon échelon et en fait vous parliez d'expertise d'expérience la démonstration a été faite ces dernières années que les régions étaient particulièrement bien placées pour accompagner ces projets de territoire parce qu'elles savent quels sont les besoins quelles sont les perspectives les possibilités ça c'est très bien si effectivement l'effort demandé aux régions dans le cadre du budget de l'année prochaine et à niveau de ce qui est annoncé par le gouvernement ça a été très bien dit par Carole Delga on peut craindre un impact sur la capacité des régions un impact négatif sur la capacité des régions à accompagner ces projets dans leur territoire mais on oublie aussi par exemple que les régions il y a un vrai ruissellement à partir des régions les régions c'est aussi beaucoup d'aide aux communes en difficulté dans leur espace par exemple donc c'est tout ça qui est potentiellement remis en cause et qu'il faut préserver juste un mot on parle de décentralisation il y a un sujet qu'on n'a pas évoqué c'est que en fait paradoxalement sur cette question là aujourd'hui on n'est pas aidé par l'Union Européenne il faut savoir que vous aviez tous les fonds structurels la PAC qui jusqu'à maintenant était pilotée régionalement par les régions l'Union Européenne veut faire en sorte que ces aides soient nationalisées c'est-à-dire que leur gestion soit transférée aux Etats l'Etat français s'y oppose et contre cette mesure parce que notre gouvernement a bien compris l'intérêt de piloter ces aides au niveau régional c'est beaucoup plus pertinent et beaucoup plus efficace mais on n'aura peut-être pas le choix et ça ça fait partie des choses qui vont peut-être poser problème dans le pilotage des projets régionales C'est déterminant l'aspect de l'Europe pourquoi ?
Parce que si on reprend les exemples de l'industrie l'industrie de demain elle a besoin d'innovation elle a besoin de recherche dans ces domaines nous mobilisons les fonds de l'Europe pour que nous ayons concrètement sur les territoires dans nos laboratoires en lien avec les industries la capacité d'innovation nous mobilisons les fonds de l'Europe pour la performance écologique de nos entreprises et c'est fondamental faire de l'économie circulaire tout le monde est pour mais au départ ça coûte de l'argent économiser l'eau tout le monde est pour développer des produits qui vont être des produits permettant un nouveau rapport à l'environnement tout le monde est pour c'est l'Europe si demain les régions ne pouvaient plus mobiliser merci de le souligner comme ça ne pouvaient plus mobiliser les fonds européens en accompagnement de leur propre mobilisation on aurait un déficit considérable pour la recherche pour l'innovation et pour l'industrie j'ajouterais un mot à ce que dit François c'est que les régions sont aussi des formidables donneurs d'ordre sur le plan économique la commande publique passée par les régions en investissement c'est absolument considérable et à plus de 80% en moyenne ce sont des entreprises de nos territoires qui bénéficient de la commande publique et donc quand on veut parler de soutien aux entreprises c'est aussi par la commande publique qu'on y arrive et si effectivement on vient renier les marges de manœuvre des régions l'investissement public diminuera à tous les échelons échelons régionales mais aussi échelons locales qui sera moins aidé et à ce moment-là on enclenchera un cercle vicieux qui est moins d'investissements moins de croissance moins de rentrées de TVA et tout le monde sera perdant
Justement on va parler des questions budget puisque c'est évidemment votre sujet de préoccupation majeure Sébastien Lecornu qui estime que l'effort de redressement des finances publiques doit être partagé et évidemment partagé également par les collectivités c'est ce que dit le Premier ministre on va l'écouter c'était lors de son discours de politique générale
Ce budget demandera un effort aux collectivités locales comme à tous les autres acteurs de la République à commencer par l'État qui doit être exemplaire J'ai conscience comme élu local que cet effort est difficile et parfois incompris Aussi, ai-je souhaité que les moyens alloués aux collectivités maintiennent une trajectoire de hausse en 2026 Par ailleurs il faudra veiller et adapter ces mesures au cas par cas
Comment ne pas voir la situation préoccupante des conseils départementaux L'État sera au rendez-vous
avec un fonds de sauvegarde pour 2026 Mais au-delà de ces mesures d'urgence il faut enfin se mettre au travail pour adopter des mesures structurelles
Vous êtes d'accord François Bonneau l'effort doit être partagé également par les collectivités ?
Il y a un effort acceptable et un effort inacceptable il faut être clair Si l'effort qui nous est demandé était plus important encore que l'effort qui nous a été demandé en 2025 nous serions dans une situation de rupture Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en effet le soutien à l'économie le développement des mobilités tellement importantes la formation dans le secteur du soin absolument capitale la formation dans le secteur du soin aujourd'hui il y a des hôpitaux qui ne trouvent pas sur le territoire national les infirmières les aides-soignantes etc.
Tout cela nous serions obligés de le réduire C'est inacceptable parce que la priorité de nos territoires la priorité de nos concitoyens c'est justement que nous à un moment où le chômage repart que nous soutenions l'économie et l'emploi que nous soutenions la mobilité parce que c'est une demande sociale très importante pour le rural etc.
et que nous soutenions le domaine de la formation donc aujourd'hui ce qui est proposé est véritablement inacceptable il ne faut pas attention à ça il ne faut pas ajouter à une crise nationale que tout le monde constate une catastrophe locale si véritablement l'État pense sortir le pays en mettant à genoux les collectivités territoriales on va vers une crise économique une crise sociale absolument insoutenable je partage totalement l'avis de François et je pourrais pouvoir dire qu'on est unanime à niveau région de France et j'allais dire que départements intercommunautés et communes sont sur la même position si l'effort est mesuré il est parfaitement normal qu'on y participe l'État en 2000 a sauvé l'économie française avec le quoi qu'il en coûte donc quelque part on a bénéficié dans nos territoires d'un soutien économique exceptionnel maintenant dans les déficits récurrents nous ne sommes pas responsables de cette situation nos collectivités sont toutes équilibrées depuis toujours donc qu'on vienne quand l'État est en difficulté apporter notre contribution oui le Sénat a fixé une limite à aux alentours de 2 milliards d'euros pour l'ensemble des collectivités territoriales ça nous paraît être un effort acceptable c'est contraignant mais ça nous permet de ne pas stopper le moteur de l'investissement local dans ce pays 70% de l'investissement public est porté par les collectivités territoriales si vous les pressurez si vous les empêchez d'investir c'est le moteur de l'investissement public dans le pays qui s'arrête et à ce moment-là les catastrophes iront s'enchaîneront de manière dramatique pour le pays est-ce qu'on est près de la zone de rupture par rapport à nos budgets nous disons oui attention tout à l'heure il a fait vous avez fait état à la situation des départements à juste titre il y a certains départements qui sont très fortement endettés etc la moyenne de l'endettement des départements c'est une capacité des endettements de 6,1 années pour les régions nous sommes déjà à 6,3 donc il n'y a pas des régions qui iraient bien et puis d'autres collectivités nous sommes sur la ligne de rupture si nous devions faire un effort supérieur à ce qui est annoncé les 2 milliards tu as raison de le dire je crois qu'on rentrerait vraiment dans une phase de récession économique et de crise de l'emploi
Stéphane pour qu'on comprenne bien quel effort dans le budget actuel est demandé aux collectivités
c'est 4,6 4,7 milliards et donc c'est plus de 2 fois plus que les 2 milliards préconisés par le Sénat et qui est votre étiage en fait mais je veux dire ce que moi j'ai envie de vous poser une question ce que vous dites là votre constat le message est clair votre constat est limpide est-ce que tout ça est bien compris par le Premier ministre vous avez une expression curieuse vous vous dites si le gouvernement veut mettre à genoux les collectivités locales on n'en est pas là quand même si demain nous devions diminuer les formations sanitaires et sociales parce qu'il s'agit de ça si demain nous devions diminuer sensiblement l'investissement que nous faisons pour les mobilités pour le rail etc si demain nous ne pouvons plus accompagner comme je l'ai fait sur Duralex accompagner des entreprises qui sont en difficulté ou des entreprises qui veulent se développer alors on serait dans une situation de rupture et donc on a besoin de disposer de moyens le niveau des 2 milliards c'est déjà un effort considérable on est prêt à le consentir parce qu'en effet nous pensons que les territoires n'iront pas bien si le pays ne se redresse pas mais passer cette barre c'est à la fois constater que l'état est en très grande difficulté mais aussi mettre les collectivités dans une incapacité à agir il ne faut pas la double crise
est-ce que vous espérez obtenir des réponses là-dessus de Sébastien Lecornu qui va venir faire une réunion de travail avec vous
alors j'apprécie déjà et je pense qu'on apprécie tous le fait qu'ils viennent passer un peu plus de 2 heures avec nous où on va pouvoir se parler très librement et très directement
c'est une méthode inédite d'habitude les premiers ministres arrivaient d'habitude ils venaient
ils faisaient un discours à la tribune quelques photos et repartez aujourd'hui il y a une séance de travail de plus de 2 heures qui va nous permettre de nous exprimer avec chacun notre sensibilité mais la conviction qu'une partie de la solution dans notre pays passe par les collectivités territoriales et notamment par les régions et si effectivement l'état est en difficulté observons que la sphère locale et régionale elle se porte plutôt bien on a des majorités on porte l'investissement national et qu'on n'est pas en plus responsable de tout ce qui arrive au budget de l'état aujourd'hui donc si on prend en considération cet élément là on est prêt à faire des efforts on l'avait déjà déclaré les dernières on y a contribué on est prêt cette année à en faire également mais dans une limite qui nous permet de continuer à investir dans les territoires parce que c'est ce qu'attendent nos concitoyens dans les lycées dans les mobilités dans l'aménagement du territoire dans nos communes rurales ou urbaines et si effectivement demain on vient imposer aux régions un effort dépassant leur capacité c'est tout ce moteur de l'investissement local qui sera ralenti et au bout du compte c'est la France qui sera affaiblie donc je pense qu'il est en capacité il est un élu local il l'a répété c'est un homme de dialogue il l'a démontré moi je mise beaucoup sur cette rencontre où on va pouvoir se dire les choses et je suis intimement convaincu que de la demande d'effort à la hauteur de 4,8 milliards qui est faite on peut à mon avis revenir quelque chose de raisonnable quelque chose de consensuel également parce que la position du Sénat est intraitable le Sénat refusera tout effort aux collectivités supérieurs à 2 milliards et j'allais dire le Sénat a une majorité politique qui aujourd'hui Carole Delga l'a dit tout à l'heure recueille le sentiment dans le niveau d'effort demandé aux collectivités de l'ensemble des collectivités territoriales
François Bonneau vous faites confiance à Sébastien Lecornu la méthode qu'il a choisi d'employer avec vous c'est la bonne ?
Il est évident que prendre le temps d'écouter les collectivités territoriales c'est une meilleure solution que de venir leur dire ce qu'elles devraient faire donc nous sommes très très très très dans l'attente de ce moment d'échange je pense qu'il doit comprendre que pour redresser la France il ne faut pas provoquer de crise sociale et de crise économique sur le territoire parce que si demain les entreprises dont nous avons parlé si demain elles sont chaos il n'y aura plus de production de richesse et la situation difficile de la France au niveau du budget de l'État se trouvera aggravée donc il s'agit de trouver un équilibre cet équilibre passe par le maintien d'une dynamique territoriale qui a fait ses preuves que nous portons au niveau régional et je voudrais juste ajouter ça le pays va mal très mal il y a un nombre important de nos concitoyens qui doutent véritablement de l'avenir aujourd'hui ces concitoyens envoient des messages clairs aux collectivités territoriales on a confiance dans la commune dans la région qui porte vétérément nos aspirations donc il faut que l'État que le Premier ministre comprenne bien qu'en travaillant avec les collectivités en travaillant avec les régions il va dégager une solution c'est une solution pour le pays aussi
Merci François Bonneau merci beaucoup d'avoir été avec nous on va parler dans quelques instants des questions de sécurité de narcotrafic on va accueillir l'un des spécialistes du sujet c'est votre collègue président socialiste de la région Bourgogne-Franche-Comté Jérôme Durin qui va nous rejoindre mais avant cela on va écouter le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes sur cette question du narcotrafic c'était il y a quelques semaines ici à Versailles
On va poursuivre cette guerre contre les narcotrafiquants donc c'est vraiment une priorité extrêmement forte et voilà donc la priorité c'est évidemment de poursuivre ces missions de sécurité c'est ce que nos concitoyens attendent mais je n'oublie pas comme ministre de l'Intérieur la sécurité c'est aussi la sécurité civile c'est aussi la sécurité civile
Bonjour Jérôme Durin merci beaucoup d'être avec nous vous êtes le nouveau président de la région Bourgogne-Franche-Comté vous avez beaucoup travaillé au temps que vous étiez au Sénat sur cette question du narcotrafic vous avez entendu le ministre de l'Intérieur est-ce que vous pensez qu'après votre travail ce que vous avez proposé est suivi des faits ?
Oui non en partie parce que tout n'est pas mis en place on a un parquet national anticriminalité organisé qui ne verra le jour que début janvier 2026 c'était prévu on a une coordination des forces de sécurité intérieure qui commence à produire des effets mais malheureusement on a sans doute pris cette vague de criminalité organisée dans une phase ascendante et sur le terrain on constate partout que les effets les dégâts sont continu et d'ailleurs le dernier rapport de l'OFAST réévalue le chiffre d'affaires de la criminalité organisée on avait dit c'est 3 milliards et demi 6 milliards d'euros ils sont à 7 milliards et demi on nous dit désormais qu'il n'y a plus de zone blanche les dimensions corruptives locales sont pointées y compris par le président Christian Charpy de la commission nationale des comptes de campagne la dimension d'action sociale locale des groupes criminels est relevée puisque maintenant ils font presque des cadeaux dans les quartiers les fournitures scolaires les aménagements donc le tableau reste sombre pour autant ce travail est là le dispositif légal est là la coordination des forces s'opère l'action judiciaire va être renforcée je pense qu'on est sur le bon chemin mais on n'est pas au bout de la lutte et de l'entrave face aux groupes criminels
et on l'a vu Franck Lora lors des travaux de Jérôme Durin et d'Étienne Blanc le narcotrafic qui aujourd'hui il n'est plus cantonné à certaines zones il s'étend sur tout le territoire est-ce que vous dans votre région vous êtes confronté et de quelle manière
certaines villes de notre région sont fortement confrontées à ce problème qui effectivement est un problème qui à l'image d'une pieuvre s'étend progressivement sur le territoire des mesures fortes doivent être prises et Jérôme a été des parlementaires qui ont poussé à ce qu'une réaction ait lieu et une première loi soit votée c'est en marche c'est plutôt positif maintenant je pense qu'il faut intensifier la lutte à notre niveau nous n'avons pas en tant que président de région une compétence générale en matière de sécurité mais par contre dans nos gares dans nos lycées aux abords de nos lycées en accompagnant les communes dans l'équipement de la vidéoprotection on contribue à cette production de sécurité qui est attendue par nos concitoyens donc chacun a sa place on ne demande pas de police régionale simplement dans le cadre de nos compétences nous sommes actifs parce que la situation l'impose cette délinquance elle et cette criminalité parfois elle a tendance à se diffuser et si les collectivités publiques collectivement ne réagissent pas aux côtés de l'Etat ou n'apportent pas leurs contributions aux côtés de l'Etat la lutte sera plus difficile
elles le font suffisamment elles le font suffisamment les collectivités d'apporter leurs contributions
il y a une forme de piège c'est-à-dire que la population nous demande d'y aller la situation nous y invite les circonstances institutionnelles de la période nous le permettent on a une loi sur les polices municipales dont l'article 7 prévoit que les régions vont pouvoir enfin j'allais dire légitimement intervenir dans le champ de la sécurité en complément de ce que font les collectivités mais ça revient à votre débat précédent que fait l'Etat que font les autres donc il faut que l'Etat fasse tout son boulot et le travail pour les régions n'est pas d'aller sur le régalien en lieu et place de l'Etat enfin c'est pas Franck Leroy qui va avec des moyens régionaux contribuer à aller débusquer un narcotrafiquant qui est installé à Dubaï en revanche qu'on puisse avoir des dispositifs qui aident les communes qui dans les gares qui dans les lycées viennent sur nos compétences renforcer la sécurité là on est à notre place mais il faut que l'Etat soit fort puisque c'est un peu ce que dit le Premier ministre l'Etat doit se concentrer sur le régalien qu'il le fasse pleinement avec des sujets de police judiciaire qui ne sont pas les nôtres en revanche nous on peut être là pour contribuer à ce mouvement général de sécurité qui est attendu de nos concitoyens
Sur la question du narcotrafic on a un peu plus de 4 mois des municipales il y a un sujet d'inquiétude qui monte c'est est-ce qu'il y aura un impact du narcotrafic des narcotrafiquants sur le scrutin sur des pressions sur les candidats est-ce qu'il faut le craindre ?
Il faut le craindre mais il ne faut pas se faire des peurs inutiles Moi ce qui m'a marqué dans le travail que nous avons fait avec Étienne Blanc et la commission d'enquête sénatoriale c'est que l'échelon qui était le plus en pointe sur les risques liés au narcotrafic c'était l'échelon municipal et les maires ils nous ont accueilli en disant enfin vous arrivez parce qu'eux voient ce que c'est que le ravage du narcotrafic dans un quartier dans un hall d'immeuble parce qu'ils voient ce que c'est que des commerces éphémères qui sont là pour le blanchiment de l'argent du crime donc je crois qu'on a un dispositif local et des élus locaux qui sont très en vigilance ils savent les risques corruptifs mais effectivement il faut qu'on ait une vigilance parce que la capacité corruptive elle est gigantesque et tout le monde peut tomber sous la menace ou par appât du gain dans les filets des narcotrafiquants donc il faut qu'on soit collectivement responsable
Franck Leroy vigilance mais pas de peur inutile ?
Pas de peur inutile mais la vigilance effectivement s'impose parce que des phénomènes quand on n'est pas suffisamment vigilant peuvent très vite se déployer se développer et ensuite conquérir des territoires complets aujourd'hui ça reste limité fort heureusement mais je pense qu'effectivement l'État doit concentrer ses moyens sur ses sujets c'est la raison pour laquelle aussi nous pensons que la décentralisation doit connaître une nouvelle étape l'État a vocation à se concentrer sur le régalien la sécurité des Français l'armée la sécurité via la police la gendarmerie la justice les affaires étrangères toutes ces questions-là sont du ressort de l'État et il y a une très forte attente de sécurisation du côté des Français mais l'État ne peut pas tout faire non plus est-ce qu'il est encore pensable aujourd'hui que l'État s'occupe du logement de la biodiversité d'un tas de sujets de mobilité alors que les collectivités territoriales tous niveaux confondus ont démontré depuis le début des années 80 qu'elles savaient faire et qu'elles savaient faire mieux que l'État puisque nous gérons tous ces services publics à l'équilibre et personne aujourd'hui ne songe à retirer à ces collectivités ces compétences donc je pense qu'il faut aller dans une nouvelle étape de la décentralisation pour permettre à l'État de pouvoir concentrer tous ces moyens sur la sécurité des Français qui passent notamment par une intensification des moyens de lutte contre le narcotrafic par exemple
Cette nouvelle étape de la décentralisation elle a été promise par le Premier ministre il promet une loi avant les municipales vous croyez que ce sera une vraie étape de décentralisation ?
Alors ça on vous le dira à 14h 14h30 quand on aura fini de travailler Vous espérez des réponses
aujourd'hui ?
Oui c'est un rendez-vous qui dans son chronométrage nous permet de travailler donc j'imagine que le Premier ministre a entendu notre message et qu'il a des choses à nous dire donc on verra avec les collègues présidents de région ce que le Premier ministre propose la décentralisation c'est formidable et on en a besoin la question financière elle est première parce qu'on peut faire tout ce qu'on veut en matière de compétences si on n'a pas les ressources et si on est dans des formes de contrats léonins passés avec l'État alors on n'aura pas la capacité d'agir c'est le sujet sur un certain nombre de compétences qu'on exerce déjà on vous a parlé des formations sanitaires et sociales tout à l'heure il y a des engagements qui ont été pris qui n'ont pas été honorés nous avons des courriers de François Béroux qui nous promettaient des 215 millions qu'on n'a pas certains présidents de région je pense à Christelle Morancet dit moi je ferme des places de formation infirmière on a besoin d'infirmières on n'a pas les moyens pour les former donc il faut travailler sur la séquence budgétaire et puis la décentralisation elle sera d'autant plus crédible qu'on a des réponses budgétaires à la hauteur de nos attentes
un mot là-dessus Stéphane sur cette question de la décentralisation et les réponses que peut peut-être rapporter Sébastien Lecornu
tout a été dit notamment sur la sécurité je trouve que on avait un ministre de l'Intérieur Bruno Rotaillot qui avait choqué en son temps en disant qu'il y avait un risque de mexicanisation de la France par rapport au narcotrafic je crois que le rapport en tout cas le tableau que vous dressez montre que ce risque existe on y est la réponse les réponses existent aussi mais comme ça a été très bien dit en fait dans la définition des compétences cette réponse elle est d'abord du ressort de l'État et des communes c'est les deux échelons en fait pour intervenir en la matière et les régions en réalité ne sont qu'indirectement concernées elles peuvent effectivement aider les communes à s'équiper etc.
mais elles ne peuvent pas agir directement sur ces sur ces questions et quant à l'intérêt de la réunion d'aujourd'hui effectivement c'est une réunion de travail moi ce que j'ai compris c'est qu'il va être beaucoup question surtout non pas de budget mais beaucoup du fameux grand acte de décentralisation envisagé par le Premier ministre et c'est peut-être là aussi autour de cette affaire de compétences et d'efforts partagés que vous allez pouvoir travailler il y a eu un rapport très intéressant qui est celui de Boris Ravignon qui a pointé le coup des doublons entre l'Etat et l'ensemble des collectivités territoriales et qui les a estimés à 7 milliards ça veut dire qu'il y a 7 milliards de clarifications dans ce pays qui sont attendues par tous comment se fait-il que quand l'Etat a décentralisé il n'a jamais transféré les fonctionnaires ou rarement ne transférer les fonctionnaires aux collectivités territoriales du coup sont restés à l'Etat un certain nombre d'agents publics qui quelque part interviennent en doublon de ceux que nous avons dû recruter dans les collectivités territoriales il existe encore une direction de l'immobilier au ministère de l'éducation nationale l'immobilier c'est les communes les départements les régions à quoi sert cette direction ?
Donc c'est suppression
de certaines agences d'Etat est-ce que c'est aussi suppression de certaines agences régionales c'est ce que demande notamment le RN ?
Alors reconnaissant que le RN en la matière est particulièrement faible dans son argumentation le RN se contente dans nos assemblées de faire de la politique nationale on attend tous la moindre proposition pertinente de ce parti politique qui par ailleurs combat les régions combat les intercommunités combat l'Europe alors que ce sont des leviers du développement dont nos territoires ne pourraient pas se priver
Et qui veut supprimer les régions Jérôme Durand le RN
Oui on n'a pas bien compris ce qu'il voulait au fond le savent-il eux-mêmes c'est pas clair la réalité c'est qu'ils ne sont pas entrés dans les dossiers les régions sont pour le RN une tribune pour faire une campagne nationale et ils s'intéressent d'assez loin à nos compétences en réalité
Merci beaucoup Merci Franck Leroy Merci Jérôme Durand d'avoir été avec nous Merci Stéphane de m'avoir accompagné durant toute cette heure Merci à tous de nous avoir suivis Vous poursuivez évidemment la journée spéciale pour savoir ce qu'il se passe ici au Congrès des Régions Séance de clôture à suivre en direct à partir de 15h30 sur notre antenne avec Alexandre Poussard Quant à nous on se retrouve demain matin très bonne journée
Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada