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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 mai 2025 26 min

Christian Cambon sur la guerre en Ukraine : « Donald Trump prend la mesure du poids de l’Europe »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bon, on va parler évidemment de ces sujets. Christian Cambon, je le rappelle, vous êtes sénateur LR du Valde Marne. Mais d'abord on va regarder les unes de la presse régionale.

Trois titres, d'abord la une du télégram sur les soins palliatifs, l'aud sur l'aide à mourir sont examinés par les députés. C'est la une de plusieurs journaux régionaux ce matin. L'autre une, c'est celle de la dépêche.

Et cette question à 69, le chantier va-t-il reprendre ? Les prochains jours s'annoncent décisifs pour le chantier actuellement suspendu. Le Conseil d'État rendra mercredi une décision à la veille d'un débat ici au Sénat.

Et puis la dernière rune, c'est celle de West-France. Quelle relation les Français ont-ils avec leur mère ? Plus de 8 Français sur 10 savent qui est leur mère.

Près d'un sur de lui a déjà parlé et plus d'un sur de souhaite sa réélection. C'est ce que révèle la dernière étude Ifop pour Ouest France. Quelle lune choisissez-vous ?

Est-ce que je vais vraiment vous étonner en choisissant la troisième, c'est-à-dire celle de nos amis d'Ouest France ? Quelle relation les Français ont-ils avec leur mère ? Sûrement parce que j'y ai consacré 25 ans de ma vie plus les années de maire adjoint ou de conseiller municipal.

Donc c'est effectivement ici au Sénat une question que nous nous posons avec d'autant plus d'inquiétude que euh ces jours derniers et euh on constate de nombreuses agressions à l'endroit des maires et des élus. Et ça c'est un vrai sujet car bien sûr il y a d'une manière générale un problème d'autorité dans ce pays peut-être mais le fait de s'attaquer au maire qui est celui qui est le plus proche de la population qui s'occupe au quotidien de la vie de vos enfants, de la vie de vos anciens de de la vie tout court en communauté. Je pense que c'est un une dimension inquiétante et je subodore déjà que dans la préparation des élections municipales, nous n'aurons peut-être pas tous les candidats que nous souhaitions parce que des gens qui ont tout à fait les capacités et les et et les moyens d'exercer ces fonctions refusent ou hésitent à se lancer face à la violence qui effectivement est maintenant un peu quotidienne autour des élus.

C'est un vrai sujet. On va reparler de ces sujets mais d'abord l'actualité, on l'a vu dans le J la première prière dominicale du pape Léon X hier. Il a notamment envoyé un message de paix appelé les grandes mondes arrêter les guerres un cesser le feu à Gaza.

Qu'est-ce que vous pensez des premiers pas de ce nouveau pape ? Écoutez, moi je suis très touché par la personnalité du pape Léon X. D'abord, c'était assez inattendu car dans les listes que tout le monde s'est changé à travers le monde, il figurait très très loin et même pas du tout.

Euh j'ai trouvé que même physiquement, il a pris tout de suite la mesure de cette fonction, ce sourire bienveillant. Euh moi, j'ai été très sensible à ces toutes premières paroles, à tous les peuples du monde que la paix soit avec vous. Alors, vous savez quand vous vous occupez comme je le fais de de relations internationales, c'est la paix et on va le voir dans l'actualité qui pose véritablement un un problème constant à ce monde et d'avoir une autorité morale telle que lui qui d'entrée de jeu et à plusieurs reprises et notamment hier euh en reprenant euh ce cri de Paul 6 devant les Nations Unies, plus jamais la guerre.

Au moment où euh encore la semaine dernière en Inde et au Cachemir des conflits qui étaient un peu gelés réapparaissent, on a vraiment besoin et envie d'une autorité morale qui euh euh nous fasse réfléchir et fasse bouger les choses. Donc j'espère que ça va être un très beau pontificaat au-delà des convictions personnelles de chacun bien sûr et du milliard 400 millions de catholiques qui ont de nouveau leur chef. Je pense que c'est une voix qui va se faire entendre à travers le monde.

La sagesse du Sacré collège et je j'ose dire celle du Saint-Esprit parce que tout de même c'était le but de l'opération, c'est que le Saint-Esprit se manifeste. Je crois qu'il l'a fait aussi. Bravo !

Et le pape qui vous l'avait dit a donc appelé une paix juste et durable notamment en Ukraine. Se dirige-on vers cette paix là ? Volodimir Zelinski se dit prêt à parler à Vladimir Poutine qui propose des négociations directes dès jeudi.

On va faire le point sur les dernières informations avec Alex Poussard qui nous rejoint. [Musique] Bonjour Alex. Bonjour Ryan.

Bonjour Christian Cambon. Bonjour. Et Alex Vladimir Poutine propose donc des négociations directes entre l'Ukraine et la Russie.

Mais pas de cesser le feu préalable. Effectivement, c'est une première depuis euh 3 ans. Vladimir Poutine propose à Vladimir Zelenski des négociations direct pour mettre fin à cette guerre en Ukraine.

Le président russe a assuré que ces discussions pourraient commencer dès jeudi prochain à Istanbul. Un pas en avant salué par le président ukrainien Voladimir Zelinski qui a dit, je cite qu'il attendrait personnellement Vladimir Poutine jeudi à Istanbul pour commencer les les discussions. Je le cite, c'est un signe positif que les Russes pensent enfin à mettre fin à la guerre.

Le monde entier à-ton ce moment depuis très longtemps et la première étape vers toute vraie fin d'une guerre est un cesser le feu. Et dans le même temps, l'Ukraine et ses alliés européens appellent la Russie un cesser le feu de 30 jours. Et oui, avec une image forte et symbolique.

Samedi à Kiev, Volodimir Zelenski entouré des dirigeants des quatre pays européens les plus puissants militairement la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Pologne pour le sommet de ce qu'on appelle la coalition des volontaires, c'est-à-dire la vingtaine de pays qui soutiennent l'Ukraine. Et après avoir eu le soutien par téléphone de Donald Trump, et bien les Européens ont exigé de la Russie un cesser le feu de 30 jours à partir d'aujourd'hui. Ce cesser le feu serait sous la surveillance des Américains avec l'appui des Européens.

On va écouter le président français Emmanuel Macron. En cas de violation de ce cesser le feu, nous sommes agrés que des sanctions massives seraient préparé et coordonné entre européens et américain. Des sanctions massives vis-à-vis de la Russie sur le plan énergétique et le plan financier.

Une demande de cesser le feu qui n'a pas été acceptée précisément par Vladimir Poutine. Et en cas d'accord de paix, Emmanuel Macron continue plaider pour l'envoi de troupes au sol en Ukraine. Oui, c'est la garantie de sécurité de l'Ukraine que souhaite apporter Emmanuel Macron pour maintenir la paix à long terme sur ce territoire.

Et regardez ce que le président de la République a dit à la une du Parisien, c'était hier. La clé, c'est d'avoir des troupes en Ukraine. On sera là pour assurer une présence de réassurance en deuxième rideau dans les airs ou sur les points stratégiques éloignés de la ligne de front.

Emmanuel Macron qui continue donc d'essayer de convaincre ses alliés européens. de l'intérêt d'envoyer des troupes en Ukraine pour maintenir la paix. Christian Cambron, Vladimir Poutine veut donc des négociations directes avec l'Ukraine dès jeudi à Istanbul.

Est-ce qu'il euh faut se réjouir euh de ce début des discussions ou est-ce qu'il faut s'en méfier car pour l'instant le président russe n'est pas favorable à un cesser le feu ? Alors, peut-être plusieurs éléments de réponse car il semble qu'effectivement depuis 48 he l'histoire s'accélère alors que jusqu'à présent on était quand même dans une situation un petit peu trop stabilisée en faveur de la paix. Pour vous, on a un tournant là.

Oui, je pense le le la le premier élément c'est que l'Europe revient à la table. Ça, euh je pense que c'est quelque chose que l'on doit porter au crédit du président de la République qui a réussi à réunir autour de lui ses les les dirigeants européens. Je pense que ce voyage qui qui a été organisé a créé un événement et le fait de parler tous ensemble en liaison avec les États-Unis, ce qui n'était pas tout à fait le cas jusqu'à présent, est un élément positif.

Je suis plus sceptique sur l'ultimatum parce que j'ai rarement vu les dirigeants russes d'une manière générale répondre aux ultimatums. Est-ce que c'était le bon mot ? Est-ce que c'était ce la manière dont il fallait procéder ? on va être très vite fixé puisque normalement l'ultimatum est censé commencer aujourd'hui.

Enfin bon, je suis pas très je suis pas certain de la réponse que Poutine va donner. En revanche, ce qui me paraît essentiel, c'est qu'enfin un début de dialogue s'instaure et un dialogue direct avec l'habileté du président Zelinski qui a dit "Bah très bien, vous me proposez d'y aller, ben c'est moi je vous attends et je vous attends vous Vladimir Poutine." Donc maintenant c'est si le président Poutine après avoir accepté une négociation sans condition dit "Ben non, finalement j'irai pas." Vous voyez, il y a une question de il y a une question de rapport de force et d'images et de communication.

Maintenant, quelles sont les intentions immédiates du président Poutine ? Je suis pas franchement expert pour savoir ce qui quels sont véritablement ces projets. Je sais que jusqu'à présent, les mots n'ont pas correspondu à la réalité et du reste une partie de de l'opinion ukrainienne qui qui commentaiit ces événements ne croyait franchement pas à cette affaire.

Donc on va être très vite fixé sur ce qui se passe. Jusqu'à présent, le président russe a voulu gagner du temps. Est-ce qu'on peut envisager une négociation de paix alors que les bombe continue de pleuvoir en Ukraine ?

Alors c'est ça le sujet. Car effectivement négocier dans un contexte de guerre où tous les jours, je crois qu'il y a plus de 150 à 200 bombardements de l'Ukraine par la Russie, c'est un peu compliqué. Mais on peut aussi imaginer, j'entendais quelques experts l'évoquer, que au tout des que dès jeudi, s'il se rend compte, un cesser le feu d'une manière ou d'une autre pourra peut-être être envisagé.

Très sincèrement, ce continuer à se battre et et négocier, ça me paraît assez assez difficile à envisager. Mais écoutez, prenons cette offre de dialogue comme un espoir, comme une espérance, plus jamais la guerre. Ben écoutez, essayons aussi de mettre en application ces paroles et euh si ces deux hommes euh que tout sépare depuis maintenant des années euh pouvait se parler, vous savez, dans une guerre, il y a deux solutions.

Ou bien vous la gagnez militairement, ce qui est exclu est pour l'un et pour l'autre. Ou bien effectivement vous négociez. Quand vous négociez, ça veut dire que vous reculez sur certains points, vous avancez sur d'autres.

C'est effectivement ce qu'on va voir encore une fois que l'Europe soit revenue à la table de négociation alors qu'elle avait été totalement exclue par les Américains. Justement, qu'est-ce qui explique ce retour de l'Europe à la table des négociations ? l'échec de la médiation américaine.

Je pense qu'il y a une prise de conscience de la part du président américain que le président Poutine a quand même, je crois que le mot a été dit, rouler dans la farine ou en tous les cas promis un certain nombre de choses, mener en bateau le président américain et que celui-ci prend la mesure d'une part du poids de l'Europe, deuxièmement de la difficulté de négocier avec Vladimir Poutine et troisièmement du fait que euh il faudra bien le concours d'une manière ou d'une autre des Européens si la paix s'installe. Mais est-ce que si pardon est-ce que si la paix s'installe pas, il faut craindre un désengagement des États-Unis ? Le l'accord qui vient d'être signé, qui va être dont le contenu va être révélé euh entre les États-Unis et l'Ukraine notamment sur les terres rar me laisse à penser que euh les Américains vont quand même avoir euh besoin et j'allais dire envie euh que l'Ukraine euh redevienne un pays de paix pour pouvoir y travailler car l'exploitation des terres nécessite que vous ne soyez pas un pays en guerre.

Donc je pense qu'il y a des intérêts économiques et dans le communiqué de cette nuit du président Trump, il y a toujours euh cette connotation sur le business. Il faut vite que les relations commerciales le reprennent. Et donc je pense que ça c'est un moteur beaucoup plus fort que euh le témoignage d'estime qu'il peut porter à l'Europe parce que ça ça mérite d'être encore prouvé.

Ça veut dire que du fait de cet accord sur les minerais, bien les États-Unis seront obligés de garantir la sécurité de l'Ukraine à l'avenir. Je je le pense, je le pense. Et euh il faudra effectivement sous l'égide des des Nations- Unies parce que je je lis le le communiqué du président de la République, bon la présence des troupes françaises, vous savez que ici notamment dans cette maison mais d'une manière générale dans l'opinion, c'est de nature à poser des questions.

Donc on va pas partir comme ça, j'allais dire la fleur au fusilie même si les indications qui sont données sont assez claires. une réassurance sur des points stratégiques qui était on peut penser à Zaporidjal autour de la centrale nucléaire et cetera mais vous êtes favorable à cette solution proposée par Emmanuel Macron de d'envoyer moi je suis favorable si c'est une opération dans le cadre des Nations unies c'estàd s'il y a un mandat des Nations- Unies on a vu par le passé des des opérations qui soit s'étaient mis en œuvre à la suite d'accord de défense je pense à ce que la France a fait vis-à-vis du Maliit un vrai accord de défense pour l'instant dans le contexte actuel, il me semble que euh le le la présence des des Nations- Unies, une des résolutions des Nations-Unies, à ce moment-là, la France peut se manifester comme tous les pays pour effectivement effectuer ses missions. Je suis pas très favorable à avoir des soldats français partir comme ça et il faudra regarder de près dans quelles conditions dans quelles conditions pratiques, c'estàd où serons-nous siquement les Russes attaquent un contingent français ou britannique, quel sera le niveau de la réaction ?

Et je pense enfin que il est absolument nécessaire que le parlement soit consulté et au-delà de la simple consultation habituelle, faut vraiment qu'on en parle précisément compte tenu de l'expérience que l'on vient de tirer de ce qui s'est passé en Afrique. Merci Alex. À tout à l'heure.

À tout à l'heure. On parlera du débat sur la fin de vie qui commence aujourd'hui à l'Assemblée nationale et ce sera à suivre dans une demi-heure. On rappelle Christian Combon, vous êtes l'envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales.

La semaine dernière, Emmanuel Macron a reçu le président syrien à l'Élysée un choix qui a suscité des critiques notamment de la part de la droite car c'est un ancien djihadiste. Est-ce qu'Emmanuel Macron a eu raison de l'accueillir à Paris ? Je pense qu'il y a eu il a pu y avoir un problème de temporalité.

C'estàd pourquoi à cet instant ? Alors c'était le premier voyage de ce personnage qui est un personnage dont on connaît effectivement la tragique histoire et les positions dramatiques qu'il a pris. C'était un élément important de Daesh.

Euh et donc il a aussi une responsabilité dans les attentats et singulièrement ce que la France a subi puisqu'il il les a approuvé à l'époque. Alors à partir de là, un chef de l'État euh doit-il parler à tout le monde ou doit-il sélectionner ? Bien évidemment, si nous ne parlions qu'à des grands démocrates et des amoureux de la liberté, on serait très souvent chez nous, on parlerait pas à grand monde.

Mais moi, ce que j'ai demandé, y compris au ministres des affaires étrangères que j'ai vu la semaine dernière, c'est de nous dire quel résultat il y aura eu à ces or n'ai pas eu pour l'instant beaucoup d'éléments de réponse, notamment est-ce que de la part de ce de ce président par intérim de la Syrie, est-ce qu'il y a eu véritablement une condamnation de Daesh ? car on sait que que Daesh n'est pas morte et que de nouveaux dangers de terrorisme et de djihadisme demeurent. Donc et comment vous comptez les avoir ces réponses ?

Bah le parlement est là pour ça. C'est-à-dire que il conviendra que à un moment ou un autre le ministre d'affaires étrangères viennent devant le parlement. Alors, il y a pour ça, il y a les questions orales, il y a les auditions poser une question d'actualité au gouvernement mercredi.

Sûrement, je pense qu'il va y avoir une enfin c'est au groupe bien évidemment d' dans décider demain, mais je pense qu'il y aura certainement il y aura certainement une question pour savoir quels sont les résultats concrets et si le s'il y a eu un engagement. Alors, de d'un autre côté, il faut bien comprendre que la Russie la Syrie euh a subi l'équivalent de 900 milliards de dollars de destruction. Donc effectivement, il y a la reconstruction de la Syrie et euh il n'est pas totalement exclu que la France puisse tenter de protéger ses intérêt dans ce pays puisque déjà de nombreux pays sont là et même des grandes entreprises françaises sont là.

CGA CGM est en train de signer un contrat sur le l'exploitation du port de l'attaquier en Syrie. Mais d'une manière générale, faisons attention à l'éclat que l'on peut donner à ces visites qui est des entretiens en marge des grandes réunions internationales. Pourquoi pas recevoir alors il y a pas eu trop de tapis rouge enfin il y avait les gardes républicains, je suis pas certain qu'il le méritait.

On passe à l'actualité nationale. Emmanuel Macron qui prendra la parole demain soir. Ce sera sur TF1.

Il est notamment attendu sur les référendums. Samedi à Brest, François Pairou a défendu lui son idée d'un référendum sur le budget. On l'écoute.

Les mécaniques habituelles parlementaires ne conduisent pas à trouver un équilibre, elles conduisent à aggraver le déséquilibre. C'est la raison pour laquelle j'ai émis l'idée qu'on puisse se retourner vers les Français et que en conscience eux disent leurs préoccupations, leurs soucis et leurs volontés. citoyens d'habitude le pouvoir politique ils le subissent.

Je crois qu'ils peuvent en devenir acteurs. Alors vous me direz, vous êtes idéaliste, c'est possible. Vous êtes optimiste, ça marchera jamais.

Il y a beaucoup de gens qui disent ça. Et moi, je crois que quand on s'en remet à faire confiance au Français, à ce moment-là, quelque chose change dans le dans le rapport à la décision et à la responsabilité. Est-ce que vous êtes d'accord avec François Baou ?

Est-ce qu'il faut redonner la parole au français ? Est-ce que vous souhaitez qu'Emmanuel Macron annonce des référendums demain ? Qu'il faille redonner la parole au français ?

Oui, je pense qu'effectivement il faut un peu réenchanter la démocratie dans ce pays et je crois qu'il y a une volonté de la part des Français de mieux participer, de mieux prendre part aux décisions importantes. Maintenant, régler le problème du budget de 2026 par voie référendaire, là je suis plus que sceptique. D'abord parce que je le rappelle, c'est en application de la Constitution, c'est une compétence directe du Parlement.

Alors, on peut effectivement rester chez nous et attendre que ça se passe. Enfin, je pense pas que c'est ce que ce qu'attendent les Français. D'autre part, un budget comme vous le savez, c'est quand même très compliqué, très complexe et donc c'est pas par une question oui non, est-ce que vous êtes d'accord ?

Et en plus quel genre de question va être posé ? Car vous savez très bien qu'en matière référendaire, très souvent c'est pas à la question qu'on répond, mais à celui qui la pose. Donc je ne mets pas en garde, enfin je dis l'expérience passée mérite de la plus grande prudence car il faut que la question soit claire, que l'on tranche ainsi un véritable débat. par exemple, je suis un peu plus sceptique sur l'idée du président de la République.

Il voulait réunir une convention sur l'organisation des horaires scolaires. Bon, je pense que en tous les cas ce sont pas du tout des objets qui peuvent faire l'objet d'un référendum parce que d'abord il y a tout un tas de gens qui sont pas concernés et que là aussi c'est un problème très compliqué. Donc le référendum, Oui.

Oui, bien sûr, car les Français ont besoin de pouvoir s'exprimer dans une période de grand doute vis-à-vis de la vie politique. Maintenant, quelle question euh et quelle méthode et et et quel sujet ? Bruno Rutaillot hier sur notre antenne, il a redemandé un référendum sur l'immigration.

Est-ce que vous souhaitez que demain il annonce un référendum sur l'immigration ? Je pense que il n'annoncera pas parce que d'abord il y a un petit problème constitutionnel au titre de l'article 11. Enfin, vous connaissez ce ce débat.

Alors Bruno il dit qu'on peut faire sur une partie notamment sur la question de la conditionnalité des prestations sociales. Ça ça rentre dans le cadre. Voilà.

Voilà. Je je enfin encore une fois si c'est une manœuvre politique pour essayer de revenir dans le jeu euh je pense que le président de la République doit être conscient des enjeux et des risques qu'il peut y avoir car rien ne serait pire en plus de rater un référendum ce qui affaiblirait peut-être encore plus la fonction présidentielle. Mais si la question est claire sur un vrai sujet euh où les où chaque français puisse comprendre quels sont les enjeux, euh pourquoi pas ?

J'attends simplement de de voir ce qui va être annoncé et on suiva ça prudence la prudence et mère de toutes les vertus en matière référendaire. On suivra ça évidemment demain soir. On va voir l'actualité dans votre département.

Pour ça on rejoint Cécile Dubois qui est à nos gens sur Marne. Bonjour Cécile. Merci beaucoup d'être avec nous.

Rédactrice en chef du quotidien en ligne 94 citoyens. Si vous vouz interroger Christian Corbon sur la situation la prison de freine. Oui, bonjour.

Merci. Euh oui, la surpopulation carcérale qui avait fortement diminué durant la crise de la COVID-19 en raison de mesures d'aménagement de peine exceptionnelle est reparti en flèche partout en France. En Valdemarne, la maison d'arrêt de freine a atteint 156 % de suroccupation avec 2089 détenus pour 1338 places, soit 751 places manquantes.

Alors que le projet de nouvelles maison d'arrêt de 800 places à oiseau est absolument unanimement rejeté par toute la population et les élus, comment résoudre la quadrature du cercle ? Est-ce qu'il faut aménager davantage de peine comme cela fut le cas lors de la crise sanitaire ? comme le préconise d'un rapport commandité par l'ancien garde des sous d'idéigo ou faire autrement et comment alors concernant les prisons dans le Val de Marne, je ne vais pas étonner Cécile Dubois par ma position qui est celle de l'ensemble des élus.

Le Val de Marne contribue très largement à la politique pénitaire de notre pays puisque Freen est le deuxè centre pénitentiaire par son importance. Il est, et vous avez raison de le dire, dans un état absolument déplorable. Et moi personnellement, j'ai accepté que le président du Sénat me désigne comme euh représentant du Sénat au conseil d'administration des de l'hôpital pénitentiaire de Freine où je vais dorénavant siéger pour regarder de plus près ce qui s'y passe.

Surpopulation, état état désastreux. Et je pense que avant d'entamer la construction d'une nouvelle prison à Noiseau et je vais revenir dans un instant sur noiseau, je pense que la première chose c'est de mettre en œuvre les crédits de réhabilitation et de rénovation de la prison de freine qui nous vaut régulièrement des observations et bientôt peut-être des condamnations de la part des instances de la Commission des droits de l'homme européenne et cetera. Donc je pense qu'il faut absolument euh lancer ses travaux et euh à Frain en ce qui concerne d'une nouvelle prison, les élus ne se sont jamais prononcés contre la réalisation de nouvelles prisons.

Ce que nous disons, c'est que à Oiseau, le site à bien des égards pour tout un tas de circonstances, pour tout un tas de de causes, n'est pas adapté à la réalisation d'une nouvelle prison. Il s'agit d'une toute petite ville de 5000 habitants. Il n'y a pas de moyen de transport.

Il n'y a pas de il y a il n'y a pas de voirie nécessaire. On va neutraliser une agriculture de proximité dont l'Île de France a absolument euh besoin. Euh nous avons listé toute une série euh euh d'arguments en contre et ce que nous regrettons, c'est que on tente d'imposer à l'ensemble de la représentation les maires et les parlementaires de toute sensibilité.

On veut imposer la construction d'une prison à cet endroit-là qui n'est manifestement pas fait pour accueillir une prison. Donc oui, il y a des prisons nouvelles. J'observe du reste, je l'ai entendu cette semaine dans euh dans les question aux questions orales, il y a des il y a beaucoup de parlementaires qui souhaitent que l'on construise des prisons chez eux.

Je vois pas pourquoi le Val de Marne accueillerait euh un deuxè une deuxième prison de cette importance. Je rappelle que à euh à à Freine, plus de 70 % des détenus n'appartiennent ni au Val de Marne ni à l'Île-de-France. Donc on peut répartir les choses, faire plaisir à des collègues sénateurs qui veulent des prisons dans leur département et faire en sorte qu'on rénove la prison de Freine.

Merci Cécile Dubois. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin. Évidemment à très vite dans cette émission.

Il nous reste quelques minutes. Christian Cambon peut parler de votre partie. On l'a vu dans le journal un dernier gros meeting de campagne hier de Bruno Retaillot et on le voit les petites phrases qui se multiplient de plus en plus dans cette dernière ligne droite entre Bruno Retaillot et Laurent Veoquier.

Cette campagne va forcément laisser des traces dans votre partie. Écoutez, je ne l'espère pas. Je je j'observe j'étais au meeting hier à Boulogne hein.

Il n'y a pas eu de phrase assassine contre le renvoqué d'entrée de jeu. Du reste Bruno Retaillot l'a dit. a dit "Mes adversaires c'est LCI, c'est euh LFI, pardon." Oui, je suis mon dieu hein, quel mauvais je C'est le matin, c'est il faut me pardonner.

C'est effectivement euh l'extrême gauche française qui l'attaque du reste. Ce n'est sûrement pas le bvoqué. Et ce qu'il conviendra, c'est qu'effectivement au lendemain de cette élection de dimanche, il va y avoir qu'un seul seul tour, il y a deux candidats.

Euh les gestes soient faits par celui qui va l'emporter pour que Et ça vous avez la garantie ? Si Bruno Retaillo l'emporte, le renvoquer soutiendra sans condition. C'est ce qu'il a dit en tous les cas.

C'est ce qu'il a dit et c'est la moindre des choses qu'on puisse attendre de la part de responsable politique. On n'est pas là pour sa carrière personnelle, on est là pour un avenir de notre pays qui pose quand même un certain nombre de sujets. Il y a de la part de la droite républicaine une volonté de se reconstruire.

Sommes passés de 35000 à 130000. C'est c'est du jamais vu. Les républicains reviennent au cœur du jeu avec d'autres formations dans le bloc central.

Il faut véritablement que les ambitions personnelles euh disparaissent ou en tous les cas euh soient que que l'emporte la volonté de reconstruire une formation. D'abord, c'est ça vaut pour 2027. On entend Laurent Voquet et Bruno Retaillot qui disent vouloir porter l'étendard pour 2027.

Je pense qu'une formation politique qui représente de nouveau cette force doit d'une manière ou d'une autre être présente, ceci posé 2 ans, c'est deux siècles en politique. Donc que se passera d'une manière ou d'une autre, ça veut dire quoi ? Est-ce qu'il y aura forcément un candidat à LR ou est-ce que pour être au second tour, il faut un seul candidat du bloc central ?

Écoutez, pour l'instant, nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il faut que notre point de vue, notre programme, nos projets, ceux de leur invoquer, ceux de Bruno Retaillot soit présent dans votre programme, votre projet, il peut pas être porté par Édouard Philippe par exemple. Écoutez, ça c'est vraiment préjugé sur l'avenir. Il y a encore beaucoup de choses.

Édouard Philippe est assez silencieux pour l'instant. On verra le moment venu, comment il fait des appels du P Bruno Rotaille. Oui mais alors qui qu'il appuie sur le pied alors et puis on verra bien si un dernier mot vous avez des inquiétudes sur la sincérité du scrutin samedi, dimanche ?

Non, je ne le crois plus parce que d'abord quand vous avez un nombre de votants de telle importance quand il y a 130000 personnes qui votent c'est compliqué de d'influer sur l'élection donc et je j'ai de suffisamment d'estime pour les deux et d'amitié pour penser qu'ils sont respectueux et qu'ils seront respectueux des militants. Merci beaucoup Christian Cambon. Merci d'avoir été avec nous.

On parlera de ce sujet puisqu'on a suivi Laurent Voquier et Bruno Rotaillot en campagne. Le reportage est à voir dans 20 minutes, mais d'abord on va parler du Parti socialiste. On accueille Boris Vallot qui nous rejoint.

Sh.