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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 10 novembre 2014 5 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTransports

Bernard Jullien

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Quels intérêts communs ont l'Algérie et Renault dans cette opération ?

  • 1:19OuverteRéponse directe

    Le marché algérien est présenté comme le plus grand marché automobile d'Afrique, c'est vrai ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Cette future Renault en Algérie, qu'on appelle la Symbole, ce sera une low cost ? Quel segment ? Milieu de gamme ?

  • 2:19RelanceRéponse directe

    Quelques experts de l'économie craignent qu'avec la chute des cours du baril du pétrole, cette énergie qui s'épuise, vous l'avez rappelé, en Algérie, eh bien le pouvoir d'achat des Algériens risque d'en pâtir, et donc le lancement de cette voiture risque d'en pâtir aussi, vous êtes aussi pessimiste que ces experts ?

  • 3:03OuverteRéponse directe

    Renault a également une usine au Maroc, à Tangier précisément, destinée cette fois à l'exportation, mais les ventes des voitures Renault au Maroc, les ventes à l'exportation, les ventes ne décollent pas, pourquoi ?

  • 3:47RelanceRéponse directe

    Et puis le Maroc qui exporte sa Renault principalement en Europe, or le marché européen est à Tone, c'est aussi pour ça que ça ne marche pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42InvitéFait
    « L'Algérie cherche à préparer la pré-rente pétrolière, et donc il s'agit un petit peu comme en Russie de construire une industrie et de ne plus seulement être une économie rentière. »
  • 1:24InvitéChiffre
    « Oui, alors il y a deux ans, on avait un marché qui se tenait très bien, qui était à 600 000 voitures, Renault y est présent à hauteur de 25 ou 30% de marché. »
  • 1:43InvitéFait
    « on est très présent parce qu'on fait des volumes, et puis quand on est dominant, on fait aussi des profits plus élevés. »
  • 2:35InvitéChiffre
    « Alors oui, c'est vrai que c'est déjà un peu le cas, que les volumes vendus en Algérie ont fléchi très nettement en 2013, et surtout en 2014. »
  • 3:11InvitéFait
    « c'est que le modèle qui avait été implanté sur l'usine de Tangier, qui est la Dacia Logi, est un modèle qui a relativement mal marché commercialement. »
  • 4:14InvitéChiffre
    « puisque Renault n'y est présente qu'à 49%. 51% par l'État algérien. »

Temps de parole

  • Invité57 %
  • Présentateur36 %
  • Présentateur 27 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 6h21. Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est Bernard Julien, directeur du GERPISA, le groupe d'études et de recherches permanents sur l'industrie et les salariés de l'automobile. Oui, car c'est aujourd'hui que sera inaugurée en Algérie la première usine Renault, ce sera près d'Oran, en présence du Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, en présence de deux ministres français, rien que ça, Laurent Fabius et Emmanuel Macron, et en présence aussi du patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn. Bonjour Bernard Julien. Bonjour. L'usine va assembler une nouvelle voiture qui va s'appeler la Symbole et qui sera réservée au marché algérien.

Quels intérêts communs ont l'Algérie et Renault dans cette opération ?

0:42
Invité

L'Algérie cherche à préparer la pré-rente pétrolière, et donc il s'agit un petit peu comme en Russie de construire une industrie et de ne plus seulement être une économie rentière. Et le fait de s'adosser à la consommation pour développer une offre locale, et donc une industrie, c'est l'objectif, et Renault l'a compris il y a quelques années, et a compris que continuer d'avoir une part prédominante sur le marché algérien, exiger d'eux qui s'y implantent et qui viennent y assembler des véhicules, et puis permettre aux sous-traitants locaux de rentrer dans la production de plus en plus à mesure que les années passeront.

1:19
Présentateur

D'autant que le marché algérien est présenté comme le plus grand marché automobile d'Afrique, c'est vrai ?

1:24
Invité

Oui, alors il y a deux ans, on avait un marché qui se tenait très bien, qui était à 600 000 voitures, Renault y est présent à hauteur de 25 ou 30% de marché, par conséquent, Renault est susceptible de prendre sur un marché en expansion, une position dominante, ce qui est une manière de faire deux fois l'affaire, on est très présent parce qu'on fait des volumes, et puis quand on est dominant, on fait aussi des profits plus élevés.

1:48
Présentateur

Cette future Renault en Algérie, qu'on appelle la symbole, ce sera une low cost ? Quel segment ? Milieu de gamme ?

1:54
Invité

En fait, c'est une Logan qui est rebadgée Renault, Logan est connue sous la marque Dacia, et Renault a choisi de faire sa symbole sur une base qui est celle de la Logan, qui est ici fabriquée, enfin qui est en Europe fabriquée en Roumanie.

2:14
Présentateur

Donc ce n'est pas low cost, c'est entrée de milieu de gamme, c'est ça ? Voilà, donc c'est... Quelques experts de l'économie craignent qu'avec la chute des cours du baril du pétrole, cette énergie qui s'épuise, vous l'avez rappelé, en Algérie, eh bien le pouvoir d'achat des Algériens risque d'en pâtir, et donc le lancement de cette voiture risque d'en pâtir aussi, vous êtes aussi pessimiste que ces experts ?

2:35
Invité

Alors oui, c'est vrai que c'est déjà un peu le cas, que les volumes vendus en Algérie ont fléchi très nettement en 2013, et surtout en 2014, par conséquent il y a un manque à gagner important pour Renault y compris. On a une demande qui est évidemment très dépendante des cours du baril, et les cours du baril sont relativement bas.

2:56
Présentateur

Renault a également une usine au Maroc, à Tangier précisément, destinée cette fois à l'exportation, mais les ventes des voitures Renault au Maroc, les ventes à l'exportation, les ventes ne décollent pas, pourquoi ?

3:09
Invité

Oui, alors il y a un phénomène relativement clair, c'est que le modèle qui avait été implanté sur l'usine de Tangier, qui est la Dacia Logi, est un modèle qui a relativement mal marché commercialement. On sait pourquoi ? A priori, le modèle est arrivé dans une période où les monospaces commençaient à fléchir, et par conséquent ce produit-là n'a pas trouvé son marché comme Sandero ou Logan avaient pu le trouver. Et puis ensuite il y a sans doute un problème de montée en puissance lié au problème de sous-traitance locale, et ça, ça peut être important pour l'Algérie aussi.

3:43
Présentateur

Et puis le Maroc qui exporte sa Renault principalement en Europe, or le marché européen est à Tone, c'est aussi pour ça que ça ne marche pas ?

3:49
Invité

Oui, enfin le marché européen pour la marque Dacia qui est fabriquée sur le Maroc est relativement dynamique, en Espagne, en France et ailleurs. Par conséquent, c'est plutôt un problème d'affectation des produits et de montée en puissance de l'outil industriel.

4:03
Présentateur

Je reviens à cette Renault Symbol, c'est sa marque, son nom, la Renault Symbol qui sera lancée aujourd'hui en Algérie. Pourquoi la réserver au marché local ? Pourquoi ne pas l'exporter elle aussi, pourquoi pas en Afrique ? D'abord, l'usine n'est pas une usine purement Renault,

4:17
Invité

puisque Renault n'y est présente qu'à 49%. 51% par l'État algérien. Et donc l'accord local, c'est de ne pas faire d'ombre à l'usine de Tanger, c'est de ne pas faire d'ombre aux usines pleinement Renault, et par conséquent, la production locale sera pour le marché local.

4:30
Présentateur

Eh bien, merci beaucoup Bernard Julien, donc invité ce matin de France Inter. On rappelle que vous êtes directeur du GERPISA, le groupe d'études et de recherche permanents sur l'industrie et des salariés de l'automobile. Les échanges commerciaux entre la France et l'Algérie, on en reparlera bien sûr ce matin dans les journaux de France Inter. Et bonne journée !