On va vers la guerre civile dans les écoles ! Nicolas Dupont-Aignan sur Franceinfo
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- 0:02OuverteRéponse directe
M. Dupont-Aignan, vous êtes président de Debout la France et député de Debout la France de l'Essonne.
- 0:08OuverteRéponse directe
Nous allons parler de l'école d'abord.
- 0:15OuverteRéponse directe
L'école victime de l'ultra-violence, si j'ose dire.
- 0:54RelanceRéponse directe
Pourquoi ? Il y a un manque de courage politique ?
- 1:00RelanceRéponse directe
Mais est-ce que c'est pas justement un manque de courage politique ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Quels sont les sujets à débat et à violence, finalement, qui gagnent l'école ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Invité politiqueFait
« Je suis élu de banlieue depuis longtemps et je vois monter la violence des comportements. »
- 1:14Invité politiqueFait
« On a mis un ensemble de règles absolument délirantes et les élèves qui sèment la terreur dans les établissements, on les connaît, mais ils ne sont jamais exclus durablement. »
- 1:24Invité politiqueFait
« Il y a un manque de structure qu'avait voulu créer Nicolas Sarkozy d'internats un peu disciplinaires qui permettent d'évacuer les éléments perturbateurs des collèges. »
- 1:51Invité politiqueFait
« la justice des mineurs ne fonctionne pas dans notre pays, quand des trafiquants de drogue, quand des agresseurs sont systématiquement relâchés par la justice... »
- 2:03Invité politiqueFait
« Il n'y a pas une réponse pénale efficace dès le premier délit. »
- 2:11Invité politiqueChiffre
« Ce qui fait que vous avez des jeunes qui commencent à 13 ans, 14 ans, qui finissent à 18 ans avec 50 délits. »
- 2:26Invité politiqueFait
« Et c'est tout l'enjeu de la réponse pénale. Malheureusement, on a un garde des Sceaux, et c'est ancien au ministère de la Justice, qui ne veut pas voir ce problème. »
- 2:40Invité politiqueFait
« des expériences aux Pays-Bas très intéressantes où dès le premier délit, il y a une peine de prison. »
- 3:06Invité politiqueFait
« il y a un échec global de la laïcité. »
- 3:13Invité politiqueFait
« la loi sur la laïcité, qui a été votée il y a 20 ans, n'est pas appliquée avec rigueur. »
- 3:56Invité politiqueFait
« Si on ne fait pas ça aujourd'hui, demain, ce sera la guerre civile dans nos établissements. »
- 6:55Invité politiqueFait
« Il est parti sur des hypothèses fausses de croissance. »
- 7:21Invité politiqueChiffre
« le gouvernement a donné 30 milliards d'euros, 30 milliards d'euros de rentes aux fournisseurs d'électricité. »
- 7:34Invité politiqueChiffre
« Rétablir un prix national de l'électricité, 30 milliards d'euros, c'est le rapport de la cour des comptes. »
- 7:41Invité politiqueChiffre
« le gouvernement a emprunté, depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, 10% de notre dette à taux variable indexé sur l'inflation. »
- 7:49Invité politiqueChiffre
« Ça nous coûte 12 milliards par an pour faire plaisir aux banques et aux marchés financiers. »
- 7:55Invité politiqueChiffre
« Ça veut dire qu'il a gaspillé 12 milliards d'euros. »
- 8:01Invité politiqueChiffre
« qui ont plus de 55 ans, qui sont cassés par le travail pour économiser 300 millions. »
- 8:32Invité politiquePromesse
« le temps est venu de la paix, et qu'il est absolument vital, si on ne veut pas finir en ruine, de trouver une issue à ce conflit. »
- 8:37Invité politiqueFait
« Les deux partenaires sont épuisés, le peuple ukrainien est sacrifié, »
- 8:53Invité politiqueFait
« on déverse de l'argent public en procuration pour acheter des armes américaines. »
- 9:08Invité politiqueFait
« il y a eu un processus d'Istanbul fin 2022, ce processus d'Istanbul a abouti à une paix qui a été cassée par la pression américaine et anglaise, »
- 9:44Invité politiqueFait
« Faire entrer l'Ukraine dans l'OTAN, c'est définitivement enquister la guerre pour un demi-siècle. »
- 9:51Invité politiqueFait
« C'est ruiner le continent européen, c'est pousser la Russie dans les bras de la Chine, c'est dépendre économiquement des Etats-Unis. »
Temps de parole
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- ?7 %
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Bonjour
M. Dupont-Emignan, vous êtes président de Debout la France et député de Debout la France de l'Essonne. Nous allons parler de l'école d'abord.
L
'école victime de l'ultra-violence, si j'ose dire. Un directeur de lycée menacé de mort, c'était il y a une huitaine de jours. Une élève de collège violemment agressée, c'était en milieu de semaine. Et hier, un jeune de 15 ans, également agressé à la sortie de son établissement. L'État est dépassé aujourd'hui
?
Complètement. Alors d'abord,
c
'est pas nouveau. Je suis élu de banlieue depuis longtemps et je vois monter la violence des comportements. La difficulté, c'est que l'école, ou du moins la hiérarchie de l'éducation nationale, depuis tant d'années, ne protège pas ses professeurs, ne les conforte pas. Les enseignants sont abandonnés par une hiérarchie qui, depuis tant d'années, et ça date pas
de ce gouvernement... Pourquoi ? Il y a un manque
de courage politique
?
Oui. Il y a surtout le pas de vague. En fait, les proviseurs...
Mais est-ce que c'est pas
justement un manque de courage politique
qui, finalement, gagne tous les
espaces
? C'est que les proviseurs, les principaux de collèges, sont lâchés par leur hiérarchie quand ils veulent exclure un élève. On a mis un ensemble de règles absolument délirantes et les élèves qui sèment la terreur dans les établissements, on les connaît, mais ils ne sont jamais exclus durablement. Et il y a un manque de structure qu'avait voulu créer Nicolas Sarkozy d'internats un peu disciplinaires qui permettent d'évacuer les éléments perturbateurs des collèges. Et tous les enseignants le savent.
Ça, c
'est le premier point. Et puis le deuxième point, c'est que l'école n'est pas à l'écart de la société. Et vous le savez, nous avons un vrai problème de la justice
des mineurs... Pourquoi elle devrait être
un havre protecteur pour justement éduquer les enfants, les
renseigner ? Oui, mais quand
la justice des mineurs ne fonctionne pas dans notre pays, quand des trafiquants de drogue, quand des agresseurs sont systématiquement relâchés par la justice...
Pour vous, on en est arrivé
là à cause de ça ?
Ah oui, pour moi, c'est la clé de tout. Il n'y a pas une réponse pénale efficace dès le premier délit. Ce qui fait que vous avez des jeunes qui commencent à 13 ans, 14 ans, qui finissent à 18 ans avec 50 délits. Et quand ils ont leur majorité, pof, la prison tombe. Et
on
ne leur a pas appris à temps à dire stop. Et c'est tout l'enjeu de la réponse pénale. Malheureusement, on a un garde des Sceaux, et c'est ancien au ministère de la Justice, qui ne veut pas voir ce problème. Il y
a
des expériences aux Pays-Bas très intéressantes où dès le premier délit, il y
a
une peine de prison. Mais pas des prisons à la française. Des prisons
où
on
met 8 jours le peuple. Quels sont les
sujets à débat et à violence, finalement, qui gagnent l'école ?
La
religion. Hier, j'étais à un conseil municipal dans ma ville, je peux le dire, et l'adjointe scolaire me disait « Aujourd'hui, on est dans un esprit, dans les collèges,
de
guerre de religion.
T
'es catholique, t'es juif, t'es musulman, mais c'est dément. »
C
'est-à-dire qu'il y
a
un échec global de la laïcité. Et ce qui est désastreux, c'est que la loi sur la laïcité, qui a été votée il
y
a 20 ans, n'est pas appliquée avec rigueur. Et ce qui est paradoxal, c'est que Gabriel Attal, quand il est arrivé au ministère, a dit « Je vais faire respecter. » Et puis il est parti.
Oui, il y avait une vraie volonté.
Il y avait une volonté, mais qui a duré 15
jours. Il faut
traiter ce sujet-là,
du harcèlement,
de la laïcité, faire
respecter la
laïcité, en interdisant les abayas.
Mais oui, mais quand vous voyez que des proviseurs qui veulent faire respecter la loi de
2004… Il a fait preuve de courage
sur ce sujet-là,
Gabriel Attal
? Non, mais le proviseur du lycée, il s'en va,
il parle
après, parce qu
'il
est menacé.
Pour vous, c'est un renoncement de l'État ?
Bien sûr, parce qu'il devrait y avoir une consigne, d'une fermeté totale. Un élève qui ne respecte pas la loi sur la laïcité doit être exclu, puni. Si on ne fait pas ça aujourd'hui, demain, ce sera la guerre civile dans nos établissements. Voilà la réalité. Et je crains vraiment qu'on ne prenne pas la mesure du défi. Par ailleurs, je pense qu'il doit y avoir vraiment, ce qui existe dans certains lycées, dans les écoles privées, une histoire des religions davantage expliquée, apprise, pour que des personnes de religions différentes puissent se comprendre, se respecter. On est en train de partir en vrille.
Dernier point, pardonnez-moi d'insister là-dessus, parce que je connais bien le système scolaire dans nos banlieues, un manque de personnel d'encadrement,
j
'ai dans ma circonscription un établissement
privé.
Donc là, vous pointez à un manque de moyens ? Oui. Enfin, ce n'est pas un manque de moyens, c'est un manque d'attribution des moyens au bon endroit. Je prends un exemple. J'ai un établissement privé dans ma circonscription.
Tous
les parents d'origine étrangère, souvent, veulent que leurs enfants aillent dans cet établissement catholique privé, alors qu'ils sont de religion musulmane. Pourquoi
? Parce
qu'il y a un encadrement,
de
personnel d'encadrement, qu'il n'y a pas dans les collèges publics et privés, et les lycées publics. Donc, tout l'enjeu, c'est de renforcer l'encadrement. L'encadrement, ce n
'est
pas simplement quelqu'un avec un bâton, c'est une infirmière, ce sont des médecins scolaires. Tout ça a été détruit pendant 20 ans. On en paye le prix aujourd'hui. Donc, vous voyez, il n
'y a
pas une solution mirale.
Et aujourd'hui, le gouvernement, Gabriel
Attal, Emmanuel Macron, Nicole Biloubet, sont au niveau de l'enjeu
qui
est face
à eux aujourd'hui. Parce qu'aujourd'hui, c'est l'ultra-violence qui frappe aux portes de l'école,
mais
parce que les jeunes ultra-violents savent
qu
'ils ne seront jamais punis.
Il
n
'y
a pas de dissuasion.
Il
n'y
a
pas la volonté
de
l'éducation nationale. Il n
'y
a pas les moyens. Est
-ce qu'il va être mis en place, les
unités mobiles, que va mettre en place Mme
Biloubet
pour aller
sur les sites où il y a des crises ?
Si ça peut aider psychologiquement. Mais vous savez, la meilleure unité mobile, c'est que la hiérarchie, le recteur d'académie, l'inspecteur d'académie défend ses enseignants, exclue les élèves, applique des sanctions, et que ça ne dure pas des jours et des jours de palabres. Parce que c'est ça la réalité de l'horrible, abominable agression qu'il
y a
eu de Samara. Ça pourrissait depuis des semaines. Alors on va voir
le résultat de l'enquête. Est-ce qu'il n'y avait pas la
crainte un petit peu chez certains ? Surtout
pas de vagues.
Bien sûr, surtout pas de vagues. Mais vous savez, plus on attend, plus ce sera la déroute. Donc il faut agir vite. Mais honnêtement, il n'y a pas les dispositions nécessaires appliquées.
Nous allons parler d'un autre sujet de déroute, justement, le dérapage budgétaire. Le gouvernement, est-ce qu'il est en faute ? Parce que depuis l'annonce du déficit public de 5,5%, les oppositions pointent l'insérité du gouvernement sur l'état des finances publiques. Les Républicains menacent d'ailleurs de censurer le gouvernement. Vous vous suivrez ?
Alors, d'abord, je vais vous
dire, je souhaite qu'enfin les Républicains soient clairs. Et que la motion de censure soit votée. Parce que le gouvernement a menti à la représentation nationale. Je me souviens très bien, j'y étais, de la discussion budgétaire. Il est parti sur des hypothèses fausses de croissance. On lui a tous dit, tous, de tous les bancs. Il n
'a
pas voulu entendre. Et deuxièmement, ce que je veux dire, et ce qui me déplaît absolument aujourd'hui, c'est qu'il s'attaque, le gouvernement s'attaque à des économies, de fausses économies,
en
s'attaquant aux plus faibles, notamment les chômeurs de longue durée.
L'assurance chômage, notamment.
C'est, j'allais employer un mot vulgaire, dégueulasse. Parce que c'est s'attaquer aux plus modestes, aux plus faibles, alors même que le gouvernement a donné 30 milliards d'euros, 30 milliards d'euros de rentes aux fournisseurs d'électricité. Ce n
'est
pas moi qui le dis, c'est la cour des comptes.
Où est-ce qu'on pourrait faire des économies d'après
vous
?
Rétablir un prix national de l'électricité, 30 milliards d'euros, c'est le rapport de la cour des comptes. Ce n
'est
pas moi qui le dis. Deuxième point absolument fondamental, le gouvernement a emprunté, depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, 10% de notre dette à taux variable indexé sur l'inflation.
Ça
nous coûte 12 milliards par an pour faire plaisir aux banques et aux marchés financiers.
Il aurait
dû
emprunter à
taux fixes
? À taux
fixes, comme les 90% de la dette. Ça veut dire qu'il a gaspillé 12 milliards d'euros. Et après,
on
va chercher des poux sur la tête des chômeurs de longue durée qui ont plus de 55 ans, qui sont cassés par le travail pour économiser 300
millions.
Pas que d'ailleurs, les autres aussi.
Oui,
mais
je veux dire que moi,
ce qui me choque, et
ce qui me révolte sincèrement...
Seront
soumis au tour de vie sur l'assurance chômage. Oui, mais
ce qui me révolte, c'est qu'il y a des trous béants
pour
des clientèles, les banques, les fournisseurs d'électricité. Je ne parle même pas de l'Ukraine, 13 milliards. C
'est-à-dire
l'Ukraine ? Qu'est
-ce que vous voulez dire par là ? Je pense
que c'est une folie de continuer à alimenter ce conflit alors qu'on pourrait faire la paix. Et je maintiens que s'il était normal de réagir à l'agression initiale, le temps est venu de la paix, et qu'il est absolument vital, si on ne
veut
pas finir en ruine, de trouver une issue à ce conflit. Les deux partenaires sont épuisés, le peuple ukrainien est sacrifié, et en attendant, on déverse de l'argent public en procuration pour acheter des armes américaines.
Il ne faut pas qu'on aide les Ukrainiens à
se défendre contre les
patates ? On n'aide pas
les Ukrainiens à se défendre, on fait marcher l'industrie américaine de l'armement, et les lobbies. Donc moi je ne vois pas où est l'intérêt. Ça ne veut pas dire qu'on doit tous céder à la Russie du tout. Ça veut dire qu'il y
a
eu un processus d'Istanbul fin 2022, ce processus d'Istanbul a abouti à une paix qui a été cassée par la pression américaine et anglaise, il est temps que la France retrouve une position gaullienne. Et moi je pense que le moment est venu de la paix, parce que sinon l'Europe occidentale va aller à la ruine et
à des troubles
sociaux et
économiques. Visiblement ce n'est pas le
chemin que prend Emmanuel Macron d
'aller
vers la paix pour l'instant, puisqu'il parlait même d'envoyer des troupes au sol il y a
encore moins d'un mois.
Mais je vais vous dire, moi je suis l'un des seuls à avoir voté contre l'accord avec l'Ukraine. 3 milliards d'euros et l'entrée
d
'Ukraine dans l'OTAN. Faire entrer l'Ukraine dans l'OTAN, c'est définitivement enquister la guerre pour un demi-siècle. C'est ruiner le continent européen, c'est pousser la Russie dans les bras de la Chine, c'est dépendre économiquement des Etats-Unis.
Mais
il
y
a un moment, je me demande si Emmanuel Macron a toute sa tête. Franchement. Alors c'est bien de se mettre en photo avec des gants de boxe et de trafiquer ses biceps sur Instagram, mais c'est pitoyable. C'est pitoyable. Et moi j'attends autre chose de la politique. En tout cas je pense que beaucoup de Français en ont assez de ce cinéma.
Un
dernier mot, on va parler des Européennes et de la percée nationaliste. Il n'y aura pas de liste debout la France. Vous ne mènerez pas de liste. Il n'y aura pas de liste debout la France aux Européennes. Pour qui allez-vous appeler à voter ?
D'abord je voudrais dire pourquoi, parce que je suis député national, je pense être utile à l'Assemblée, ou tout quoi j'essaie de faire mon métier. Et je préfère rester à l'Assemblée nationale que d'aller au Parlement européen. Deuxièmement, je le dis très franchement, j'ai voulu faire l'union entre beaucoup de listes. On n'y est pas arrivé. Il y aura quantité de listes dites patriotes, plus que nationalistes. Souverainistes. Souverainistes. De M. Asselineau, M. Philippot, M. Bardella, Mme Maréchal. Bref, il y a tout un éventail. Alors moi je dis bon courage, bonne chance. Je n
'ai
pas vocation à ajouter une liste à une liste. Mais alors du
coup, vous allez appeler à voter pour
qui ? Mes électeurs sont assez grands.
Vous pourriez aussi à voter pour
les Républicains par exemple ? Non,
parce qu'ils appartiennent au PPE.
Vous avez essayé
pourtant de faire une
coalition.
Pas avec
les Républicains, je vais être très franc. Vous avez
tenté quand même de faire une coalition
avec les
Républicains.
Non, pas avec les Républicains. J'ai essayé que les souverainistes essayent de dépasser leur division. Les Gaullistes. C'est un scrutin à un tour. Liberté aux électeurs. Moi je considère qu'aujourd'hui l'enjeu c'est la France,
c
'est-à-dire la liberté de la France. Et ça passe par des législatives, ça passe par une dissolution, ça passe par une censure. Et puis il faut préparer l'élection maire qui est la présidentielle.
Merci M. Dupont-Aignan d
'être
venu ce matin. Répondre à nos questions. Tout de suite, le journal.
Nicolas Dupont-Aignan