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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 5 avril 2024 12 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheJusticeÉconomie & entreprisesDéfense

On va vers la guerre civile dans les écoles ! Nicolas Dupont-Aignan sur Franceinfo

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    M. Dupont-Aignan, vous êtes président de Debout la France et député de Debout la France de l'Essonne.

  • 0:08OuverteRéponse directe

    Nous allons parler de l'école d'abord.

  • 0:15OuverteRéponse directe

    L'école victime de l'ultra-violence, si j'ose dire.

  • 0:54RelanceRéponse directe

    Pourquoi ? Il y a un manque de courage politique ?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Mais est-ce que c'est pas justement un manque de courage politique ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Quels sont les sujets à débat et à violence, finalement, qui gagnent l'école ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Invité politiqueFait
    « Je suis élu de banlieue depuis longtemps et je vois monter la violence des comportements. »
  • 1:14Invité politiqueFait
    « On a mis un ensemble de règles absolument délirantes et les élèves qui sèment la terreur dans les établissements, on les connaît, mais ils ne sont jamais exclus durablement. »
  • 1:24Invité politiqueFait
    « Il y a un manque de structure qu'avait voulu créer Nicolas Sarkozy d'internats un peu disciplinaires qui permettent d'évacuer les éléments perturbateurs des collèges. »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « la justice des mineurs ne fonctionne pas dans notre pays, quand des trafiquants de drogue, quand des agresseurs sont systématiquement relâchés par la justice... »
  • 2:03Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas une réponse pénale efficace dès le premier délit. »
  • 2:11Invité politiqueChiffre
    « Ce qui fait que vous avez des jeunes qui commencent à 13 ans, 14 ans, qui finissent à 18 ans avec 50 délits. »
  • 2:26Invité politiqueFait
    « Et c'est tout l'enjeu de la réponse pénale. Malheureusement, on a un garde des Sceaux, et c'est ancien au ministère de la Justice, qui ne veut pas voir ce problème. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « des expériences aux Pays-Bas très intéressantes où dès le premier délit, il y a une peine de prison. »
  • 3:06Invité politiqueFait
    « il y a un échec global de la laïcité. »
  • 3:13Invité politiqueFait
    « la loi sur la laïcité, qui a été votée il y a 20 ans, n'est pas appliquée avec rigueur. »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « Si on ne fait pas ça aujourd'hui, demain, ce sera la guerre civile dans nos établissements. »
  • 6:55Invité politiqueFait
    « Il est parti sur des hypothèses fausses de croissance. »
  • 7:21Invité politiqueChiffre
    « le gouvernement a donné 30 milliards d'euros, 30 milliards d'euros de rentes aux fournisseurs d'électricité. »
  • 7:34Invité politiqueChiffre
    « Rétablir un prix national de l'électricité, 30 milliards d'euros, c'est le rapport de la cour des comptes. »
  • 7:41Invité politiqueChiffre
    « le gouvernement a emprunté, depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, 10% de notre dette à taux variable indexé sur l'inflation. »
  • 7:49Invité politiqueChiffre
    « Ça nous coûte 12 milliards par an pour faire plaisir aux banques et aux marchés financiers. »
  • 7:55Invité politiqueChiffre
    « Ça veut dire qu'il a gaspillé 12 milliards d'euros. »
  • 8:01Invité politiqueChiffre
    « qui ont plus de 55 ans, qui sont cassés par le travail pour économiser 300 millions. »
  • 8:32Invité politiquePromesse
    « le temps est venu de la paix, et qu'il est absolument vital, si on ne veut pas finir en ruine, de trouver une issue à ce conflit. »
  • 8:37Invité politiqueFait
    « Les deux partenaires sont épuisés, le peuple ukrainien est sacrifié, »
  • 8:53Invité politiqueFait
    « on déverse de l'argent public en procuration pour acheter des armes américaines. »
  • 9:08Invité politiqueFait
    « il y a eu un processus d'Istanbul fin 2022, ce processus d'Istanbul a abouti à une paix qui a été cassée par la pression américaine et anglaise, »
  • 9:44Invité politiqueFait
    « Faire entrer l'Ukraine dans l'OTAN, c'est définitivement enquister la guerre pour un demi-siècle. »
  • 9:51Invité politiqueFait
    « C'est ruiner le continent européen, c'est pousser la Russie dans les bras de la Chine, c'est dépendre économiquement des Etats-Unis. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan77 %
  • Présentateur16 %
  • ?7 %

≈ 42,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Bonjour

0:02
Présentateur

M. Dupont-Emignan, vous êtes président de Debout la France et député de Debout la France de l'Essonne. Nous allons parler de l'école d'abord.

0:11
Locuteur

L

0:11
Présentateur

'école victime de l'ultra-violence, si j'ose dire. Un directeur de lycée menacé de mort, c'était il y a une huitaine de jours. Une élève de collège violemment agressée, c'était en milieu de semaine. Et hier, un jeune de 15 ans, également agressé à la sortie de son établissement. L'État est dépassé aujourd'hui

0:27
Locuteur

?

0:28
Nicolas Dupont-Aignan

Complètement. Alors d'abord,

0:30
Locuteur

c

0:30
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas nouveau. Je suis élu de banlieue depuis longtemps et je vois monter la violence des comportements. La difficulté, c'est que l'école, ou du moins la hiérarchie de l'éducation nationale, depuis tant d'années, ne protège pas ses professeurs, ne les conforte pas. Les enseignants sont abandonnés par une hiérarchie qui, depuis tant d'années, et ça date pas

0:54
Locuteur

de ce gouvernement... Pourquoi ? Il y a un manque

0:55
Présentateur

de courage politique

0:56
Locuteur

?

0:56
Nicolas Dupont-Aignan

Oui. Il y a surtout le pas de vague. En fait, les proviseurs...

1:00
Locuteur

Mais est-ce que c'est pas

1:01
Présentateur

justement un manque de courage politique

1:02
Nicolas Dupont-Aignan

qui, finalement, gagne tous les

1:06
Présentateur

espaces

1:06
Nicolas Dupont-Aignan

? C'est que les proviseurs, les principaux de collèges, sont lâchés par leur hiérarchie quand ils veulent exclure un élève. On a mis un ensemble de règles absolument délirantes et les élèves qui sèment la terreur dans les établissements, on les connaît, mais ils ne sont jamais exclus durablement. Et il y a un manque de structure qu'avait voulu créer Nicolas Sarkozy d'internats un peu disciplinaires qui permettent d'évacuer les éléments perturbateurs des collèges. Et tous les enseignants le savent.

1:38
Locuteur

Ça, c

1:38
Nicolas Dupont-Aignan

'est le premier point. Et puis le deuxième point, c'est que l'école n'est pas à l'écart de la société. Et vous le savez, nous avons un vrai problème de la justice

1:46
Locuteur

des mineurs... Pourquoi elle devrait être

1:47
Présentateur

un havre protecteur pour justement éduquer les enfants, les

1:50
Locuteur

renseigner ? Oui, mais quand

1:51
Nicolas Dupont-Aignan

la justice des mineurs ne fonctionne pas dans notre pays, quand des trafiquants de drogue, quand des agresseurs sont systématiquement relâchés par la justice...

2:01
Locuteur

Pour vous, on en est arrivé

2:02
Présentateur

là à cause de ça ?

2:03
Nicolas Dupont-Aignan

Ah oui, pour moi, c'est la clé de tout. Il n'y a pas une réponse pénale efficace dès le premier délit. Ce qui fait que vous avez des jeunes qui commencent à 13 ans, 14 ans, qui finissent à 18 ans avec 50 délits. Et quand ils ont leur majorité, pof, la prison tombe. Et

2:22
Locuteur

on

2:23
Nicolas Dupont-Aignan

ne leur a pas appris à temps à dire stop. Et c'est tout l'enjeu de la réponse pénale. Malheureusement, on a un garde des Sceaux, et c'est ancien au ministère de la Justice, qui ne veut pas voir ce problème. Il y

2:36
Locuteur

a

2:36
Nicolas Dupont-Aignan

des expériences aux Pays-Bas très intéressantes où dès le premier délit, il y

2:40
Locuteur

a

2:40
Nicolas Dupont-Aignan

une peine de prison. Mais pas des prisons à la française. Des prisons

2:43
Locuteur

où

2:44
Présentateur

on

2:44
Locuteur

met 8 jours le peuple. Quels sont les

2:45
Présentateur

sujets à débat et à violence, finalement, qui gagnent l'école ?

2:50
Locuteur

La

2:50
Nicolas Dupont-Aignan

religion. Hier, j'étais à un conseil municipal dans ma ville, je peux le dire, et l'adjointe scolaire me disait « Aujourd'hui, on est dans un esprit, dans les collèges,

2:59
Locuteur

de

3:00
Nicolas Dupont-Aignan

guerre de religion.

3:01
Locuteur

T

3:01
Nicolas Dupont-Aignan

'es catholique, t'es juif, t'es musulman, mais c'est dément. »

3:05
Locuteur

C

3:05
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire qu'il y

3:06
Locuteur

a

3:06
Nicolas Dupont-Aignan

un échec global de la laïcité. Et ce qui est désastreux, c'est que la loi sur la laïcité, qui a été votée il

3:13
Locuteur

y

3:13
Nicolas Dupont-Aignan

a 20 ans, n'est pas appliquée avec rigueur. Et ce qui est paradoxal, c'est que Gabriel Attal, quand il est arrivé au ministère, a dit « Je vais faire respecter. » Et puis il est parti.

3:23
Présentateur

Oui, il y avait une vraie volonté.

3:24
Nicolas Dupont-Aignan

Il y avait une volonté, mais qui a duré 15

3:26
Locuteur

jours. Il faut

3:26
Présentateur

traiter ce sujet-là,

3:27
Nicolas Dupont-Aignan

du harcèlement,

3:28
Présentateur

de la laïcité, faire

3:29
Locuteur

respecter la

3:30
Présentateur

laïcité, en interdisant les abayas.

3:31
Nicolas Dupont-Aignan

Mais oui, mais quand vous voyez que des proviseurs qui veulent faire respecter la loi de

3:36
Locuteur

2004… Il a fait preuve de courage

3:37
Présentateur

sur ce sujet-là,

3:38
Locuteur

Gabriel Attal

3:39
Nicolas Dupont-Aignan

? Non, mais le proviseur du lycée, il s'en va,

3:41
Locuteur

il parle

3:41
Nicolas Dupont-Aignan

après, parce qu

3:42
Locuteur

'il

3:42
Nicolas Dupont-Aignan

est menacé.

3:43
Locuteur

Pour vous, c'est un renoncement de l'État ?

3:45
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr, parce qu'il devrait y avoir une consigne, d'une fermeté totale. Un élève qui ne respecte pas la loi sur la laïcité doit être exclu, puni. Si on ne fait pas ça aujourd'hui, demain, ce sera la guerre civile dans nos établissements. Voilà la réalité. Et je crains vraiment qu'on ne prenne pas la mesure du défi. Par ailleurs, je pense qu'il doit y avoir vraiment, ce qui existe dans certains lycées, dans les écoles privées, une histoire des religions davantage expliquée, apprise, pour que des personnes de religions différentes puissent se comprendre, se respecter. On est en train de partir en vrille.

Dernier point, pardonnez-moi d'insister là-dessus, parce que je connais bien le système scolaire dans nos banlieues, un manque de personnel d'encadrement,

4:31
Locuteur

j

4:31
Nicolas Dupont-Aignan

'ai dans ma circonscription un établissement

4:32
Locuteur

privé.

4:32
Nicolas Dupont-Aignan

Donc là, vous pointez à un manque de moyens ? Oui. Enfin, ce n'est pas un manque de moyens, c'est un manque d'attribution des moyens au bon endroit. Je prends un exemple. J'ai un établissement privé dans ma circonscription.

4:41
Locuteur

Tous

4:42
Nicolas Dupont-Aignan

les parents d'origine étrangère, souvent, veulent que leurs enfants aillent dans cet établissement catholique privé, alors qu'ils sont de religion musulmane. Pourquoi

4:49
Locuteur

? Parce

4:50
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il y a un encadrement,

4:52
Locuteur

de

4:52
Nicolas Dupont-Aignan

personnel d'encadrement, qu'il n'y a pas dans les collèges publics et privés, et les lycées publics. Donc, tout l'enjeu, c'est de renforcer l'encadrement. L'encadrement, ce n

5:02
Locuteur

'est

5:02
Nicolas Dupont-Aignan

pas simplement quelqu'un avec un bâton, c'est une infirmière, ce sont des médecins scolaires. Tout ça a été détruit pendant 20 ans. On en paye le prix aujourd'hui. Donc, vous voyez, il n

5:12
Locuteur

'y a

5:12
Nicolas Dupont-Aignan

pas une solution mirale.

5:13
Locuteur

Et aujourd'hui, le gouvernement, Gabriel

5:15
Présentateur

Attal, Emmanuel Macron, Nicole Biloubet, sont au niveau de l'enjeu

5:18
Locuteur

qui

5:19
Nicolas Dupont-Aignan

est face

5:20
Présentateur

à eux aujourd'hui. Parce qu'aujourd'hui, c'est l'ultra-violence qui frappe aux portes de l'école,

5:23
Locuteur

mais

5:24
Nicolas Dupont-Aignan

parce que les jeunes ultra-violents savent

5:28
Locuteur

qu

5:29
Nicolas Dupont-Aignan

'ils ne seront jamais punis.

5:30
Locuteur

Il

5:31
Nicolas Dupont-Aignan

n

5:31
Locuteur

'y

5:31
Nicolas Dupont-Aignan

a pas de dissuasion.

5:32
Locuteur

Il

5:33
Nicolas Dupont-Aignan

n'y

5:33
Locuteur

a

5:33
Nicolas Dupont-Aignan

pas la volonté

5:34
Locuteur

de

5:35
Nicolas Dupont-Aignan

l'éducation nationale. Il n

5:36
Locuteur

'y

5:36
Nicolas Dupont-Aignan

a pas les moyens. Est

5:37
Locuteur

-ce qu'il va être mis en place, les

5:38
Présentateur

unités mobiles, que va mettre en place Mme

5:41
Locuteur

Biloubet

5:41
Présentateur

pour aller

5:42
Locuteur

sur les sites où il y a des crises ?

5:46
Nicolas Dupont-Aignan

Si ça peut aider psychologiquement. Mais vous savez, la meilleure unité mobile, c'est que la hiérarchie, le recteur d'académie, l'inspecteur d'académie défend ses enseignants, exclue les élèves, applique des sanctions, et que ça ne dure pas des jours et des jours de palabres. Parce que c'est ça la réalité de l'horrible, abominable agression qu'il

6:07
Locuteur

y a

6:07
Nicolas Dupont-Aignan

eu de Samara. Ça pourrissait depuis des semaines. Alors on va voir

6:10
Locuteur

le résultat de l'enquête. Est-ce qu'il n'y avait pas la

6:11
Présentateur

crainte un petit peu chez certains ? Surtout

6:13
Locuteur

pas de vagues.

6:14
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr, surtout pas de vagues. Mais vous savez, plus on attend, plus ce sera la déroute. Donc il faut agir vite. Mais honnêtement, il n'y a pas les dispositions nécessaires appliquées.

6:24
Présentateur

Nous allons parler d'un autre sujet de déroute, justement, le dérapage budgétaire. Le gouvernement, est-ce qu'il est en faute ? Parce que depuis l'annonce du déficit public de 5,5%, les oppositions pointent l'insérité du gouvernement sur l'état des finances publiques. Les Républicains menacent d'ailleurs de censurer le gouvernement. Vous vous suivrez ?

6:42
Locuteur

Alors, d'abord, je vais vous

6:43
Nicolas Dupont-Aignan

dire, je souhaite qu'enfin les Républicains soient clairs. Et que la motion de censure soit votée. Parce que le gouvernement a menti à la représentation nationale. Je me souviens très bien, j'y étais, de la discussion budgétaire. Il est parti sur des hypothèses fausses de croissance. On lui a tous dit, tous, de tous les bancs. Il n

7:02
Locuteur

'a

7:02
Nicolas Dupont-Aignan

pas voulu entendre. Et deuxièmement, ce que je veux dire, et ce qui me déplaît absolument aujourd'hui, c'est qu'il s'attaque, le gouvernement s'attaque à des économies, de fausses économies,

7:10
Locuteur

en

7:11
Nicolas Dupont-Aignan

s'attaquant aux plus faibles, notamment les chômeurs de longue durée.

7:13
Présentateur

L'assurance chômage, notamment.

7:15
Nicolas Dupont-Aignan

C'est, j'allais employer un mot vulgaire, dégueulasse. Parce que c'est s'attaquer aux plus modestes, aux plus faibles, alors même que le gouvernement a donné 30 milliards d'euros, 30 milliards d'euros de rentes aux fournisseurs d'électricité. Ce n

7:28
Locuteur

'est

7:28
Nicolas Dupont-Aignan

pas moi qui le dis, c'est la cour des comptes.

7:30
Locuteur

Où est-ce qu'on pourrait faire des économies d'après

7:32
Nicolas Dupont-Aignan

vous

7:32
Locuteur

?

7:33
Nicolas Dupont-Aignan

Rétablir un prix national de l'électricité, 30 milliards d'euros, c'est le rapport de la cour des comptes. Ce n

7:38
Locuteur

'est

7:38
Nicolas Dupont-Aignan

pas moi qui le dis. Deuxième point absolument fondamental, le gouvernement a emprunté, depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, 10% de notre dette à taux variable indexé sur l'inflation.

7:49
Locuteur

Ça

7:49
Nicolas Dupont-Aignan

nous coûte 12 milliards par an pour faire plaisir aux banques et aux marchés financiers.

7:52
Locuteur

Il aurait

7:52
Nicolas Dupont-Aignan

dû

7:52
Présentateur

emprunter à

7:53
Nicolas Dupont-Aignan

taux fixes

7:53
Locuteur

? À taux

7:53
Nicolas Dupont-Aignan

fixes, comme les 90% de la dette. Ça veut dire qu'il a gaspillé 12 milliards d'euros. Et après,

7:59
Locuteur

on

8:00
Nicolas Dupont-Aignan

va chercher des poux sur la tête des chômeurs de longue durée qui ont plus de 55 ans, qui sont cassés par le travail pour économiser 300

8:05
Locuteur

millions.

8:05
Présentateur

Pas que d'ailleurs, les autres aussi.

8:07
Nicolas Dupont-Aignan

Oui,

8:07
Locuteur

mais

8:07
Nicolas Dupont-Aignan

je veux dire que moi,

8:09
Locuteur

ce qui me choque, et

8:10
Nicolas Dupont-Aignan

ce qui me révolte sincèrement...

8:12
Locuteur

Seront

8:12
Présentateur

soumis au tour de vie sur l'assurance chômage. Oui, mais

8:14
Nicolas Dupont-Aignan

ce qui me révolte, c'est qu'il y a des trous béants

8:18
Locuteur

pour

8:18
Nicolas Dupont-Aignan

des clientèles, les banques, les fournisseurs d'électricité. Je ne parle même pas de l'Ukraine, 13 milliards. C

8:24
Locuteur

'est-à-dire

8:25
Présentateur

l'Ukraine ? Qu'est

8:26
Locuteur

-ce que vous voulez dire par là ? Je pense

8:26
Nicolas Dupont-Aignan

que c'est une folie de continuer à alimenter ce conflit alors qu'on pourrait faire la paix. Et je maintiens que s'il était normal de réagir à l'agression initiale, le temps est venu de la paix, et qu'il est absolument vital, si on ne

8:40
Locuteur

veut

8:40
Nicolas Dupont-Aignan

pas finir en ruine, de trouver une issue à ce conflit. Les deux partenaires sont épuisés, le peuple ukrainien est sacrifié, et en attendant, on déverse de l'argent public en procuration pour acheter des armes américaines.

8:55
Locuteur

Il ne faut pas qu'on aide les Ukrainiens à

8:57
Présentateur

se défendre contre les

8:58
Locuteur

patates ? On n'aide pas

8:58
Nicolas Dupont-Aignan

les Ukrainiens à se défendre, on fait marcher l'industrie américaine de l'armement, et les lobbies. Donc moi je ne vois pas où est l'intérêt. Ça ne veut pas dire qu'on doit tous céder à la Russie du tout. Ça veut dire qu'il y

9:09
Locuteur

a

9:09
Nicolas Dupont-Aignan

eu un processus d'Istanbul fin 2022, ce processus d'Istanbul a abouti à une paix qui a été cassée par la pression américaine et anglaise, il est temps que la France retrouve une position gaullienne. Et moi je pense que le moment est venu de la paix, parce que sinon l'Europe occidentale va aller à la ruine et

9:26
Locuteur

à des troubles

9:26
Nicolas Dupont-Aignan

sociaux et

9:27
Locuteur

économiques. Visiblement ce n'est pas le

9:28
Présentateur

chemin que prend Emmanuel Macron d

9:30
Locuteur

'aller

9:30
Présentateur

vers la paix pour l'instant, puisqu'il parlait même d'envoyer des troupes au sol il y a

9:35
Locuteur

encore moins d'un mois.

9:36
Nicolas Dupont-Aignan

Mais je vais vous dire, moi je suis l'un des seuls à avoir voté contre l'accord avec l'Ukraine. 3 milliards d'euros et l'entrée

9:43
Locuteur

d

9:43
Nicolas Dupont-Aignan

'Ukraine dans l'OTAN. Faire entrer l'Ukraine dans l'OTAN, c'est définitivement enquister la guerre pour un demi-siècle. C'est ruiner le continent européen, c'est pousser la Russie dans les bras de la Chine, c'est dépendre économiquement des Etats-Unis.

9:56
Locuteur

Mais

9:56
Nicolas Dupont-Aignan

il

9:56
Locuteur

y

9:56
Nicolas Dupont-Aignan

a un moment, je me demande si Emmanuel Macron a toute sa tête. Franchement. Alors c'est bien de se mettre en photo avec des gants de boxe et de trafiquer ses biceps sur Instagram, mais c'est pitoyable. C'est pitoyable. Et moi j'attends autre chose de la politique. En tout cas je pense que beaucoup de Français en ont assez de ce cinéma.

10:13
Locuteur

Un

10:14
Présentateur

dernier mot, on va parler des Européennes et de la percée nationaliste. Il n'y aura pas de liste debout la France. Vous ne mènerez pas de liste. Il n'y aura pas de liste debout la France aux Européennes. Pour qui allez-vous appeler à voter ?

10:25
Nicolas Dupont-Aignan

D'abord je voudrais dire pourquoi, parce que je suis député national, je pense être utile à l'Assemblée, ou tout quoi j'essaie de faire mon métier. Et je préfère rester à l'Assemblée nationale que d'aller au Parlement européen. Deuxièmement, je le dis très franchement, j'ai voulu faire l'union entre beaucoup de listes. On n'y est pas arrivé. Il y aura quantité de listes dites patriotes, plus que nationalistes. Souverainistes. Souverainistes. De M. Asselineau, M. Philippot, M. Bardella, Mme Maréchal. Bref, il y a tout un éventail. Alors moi je dis bon courage, bonne chance. Je n

10:56
Locuteur

'ai

10:56
Nicolas Dupont-Aignan

pas vocation à ajouter une liste à une liste. Mais alors du

10:58
Locuteur

coup, vous allez appeler à voter pour

10:59
Nicolas Dupont-Aignan

qui ? Mes électeurs sont assez grands.

11:02
Locuteur

Vous pourriez aussi à voter pour

11:03
Présentateur

les Républicains par exemple ? Non,

11:05
Nicolas Dupont-Aignan

parce qu'ils appartiennent au PPE.

11:07
Locuteur

Vous avez essayé

11:08
Présentateur

pourtant de faire une

11:09
Locuteur

coalition.

11:09
Présentateur

Pas avec

11:09
Locuteur

les Républicains, je vais être très franc. Vous avez

11:10
Présentateur

tenté quand même de faire une coalition

11:11
Locuteur

avec les

11:12
Présentateur

Républicains.

11:12
Nicolas Dupont-Aignan

Non, pas avec les Républicains. J'ai essayé que les souverainistes essayent de dépasser leur division. Les Gaullistes. C'est un scrutin à un tour. Liberté aux électeurs. Moi je considère qu'aujourd'hui l'enjeu c'est la France,

11:25
Locuteur

c

11:25
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire la liberté de la France. Et ça passe par des législatives, ça passe par une dissolution, ça passe par une censure. Et puis il faut préparer l'élection maire qui est la présidentielle.

11:34
Présentateur

Merci M. Dupont-Aignan d

11:36
Locuteur

'être

11:36
Présentateur

venu ce matin. Répondre à nos questions. Tout de suite, le journal.