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interviewfranceinfo· 25 mai 2026 25 min

Liban, carburants, présidentielle 2027... François-Xavier Bellamy dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour François Xavier Bélami. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info.

Bonjour Paul. Bonjour à tous. On va parler du rôle que vous allez occuper auprès du candidat Bruno Rotaillot.

Mais d'abord le Moyen-Orient. Donald Trump souffle une fois de plus, le chaud et le froid. Alors qu'un accord avec l'Iran était imminent selon le président américain ce weekend.

Il dit maintenant ne pas vouloir se précipiter. Ursula Vanerleyen, la présidente de la Commission européenne, salue en tout cas des progrès et appelle à un accord qui désamorce véritablement le conflit. François Xavier Benami, est-ce que les Européens ont leur mot à dire ?

Le fait est que la discussion se joue essentiellement entre les États-Unis et l'Iran, bien sûr, même si les conséquences sont partagées par le monde entier. Aujourd'hui, notre première responsabilité, c'est d'abord de rappeler et de rappeler d'ailleurs aussi aux français la réalité du risque majeur que représente le régime iranien. Ce régime islamiste qui d'abord met en en son propre peuple d'une certaine manière dans une situation de soumission atroce.

Et je pense aujourd'hui à tous les Iraniens qui sont, je crois qu'il ne faut pas les oublier, toujours en train de de d'espérer enfin retrouver un jour la liberté. Mais ce régime est aussi un danger pour toute la région et pour le monde en général. Et donc le sujet le plus important n'est pas seulement la cessation des hostilités.

Le sujet le plus important, c'est que ce régime ne puisse plus nuire demain. On parle beaucoup du nucléaire. Évidemment, ce serait un risque existentiel pour le monde que ce régime fanatique ait la bombe nucléaire.

Mais il faut aussi réfléchir à tout ce qui touche directement les pays qui entourent l'Iran, je pense à toutes les milices que l'Iran a cessé d'armer et de financer pour pouvoir euh déstabiliser la région autour de lui. Un mo encore pour qualifier ce projet d'accord. Même dans le camp républicain américain, le sénateur ultraconservateur Texan Ted Cruise ou encore l'ancien chef de la diplomatie de Trump, Mike Pompeo, juste ce projet d'accord trop favorable à l'Iran.

Vous qui suivez de près ces questions en tant que députés européens, est-ce que vous partagez leurs inquiétudes ? Mais on n pas encore le projet d'accord dans la presse beaucoup dans la presse c'est très difficile de dire exactement comment les choses vont évoluer et vous le rappeliez à l'instant le président Trump passe son temps à à passer d'une ligne à l'autre donc c'est difficile de suivre tant que les choses ne sont pas ne sont pas terminées. Le fait est que oui, moi je crois qu'il y aurait un danger majeur à laisser l'Iran sortir en position de quasi vainqueur d'une situation de conflit.

Parce que ce régime iranien, je le répète, si il a été affaibli aujourd'hui, il n'est pas à terre. Et par conséquent, si demain il devait s'en sortir indemne, et bien ce serait l'occasion pour lui d'être une menace encore plus grande pour les États de la région. Et et je je ne veux pas euh citer que nos pays européens, mais tous les pays arabes qui entourent l'Iran, je pense euh aux Émirats arabes-unis, je pense euh à l'Arabie Saoudite, je pense bien sûr au Liban euh qui est aujourd'hui encore victime du Esbola.

Une milice armée et financée directement par l'Iran et qui vole sa souveraineté et sa sécurité en même temps. Et comment ne pas penser bien sûr aussi à Israël dont le régime iranien a fait de la destruction l'une de ses promesses existentielles ? Tous ces pays-là aujourd'hui espèrent que le régime iranien ne sera plus en état de nuire à l'issue de cet épisode.

Xavier Bami, vous parlez du Liban. Justement, au moins 10 personnes dont si secouristes et une fillette ont été tué vendredi dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban selon le ministère libanais de la santé et en dépit du cesser le feu. Que peut faire la France pour le Liban ?

Est-ce qu'il faut hausser le ton contre Israël ? D'abord, le Liban traverse une tragédie absolue après des années de guerre civile, après tant de conflits. Aujourd'hui encore, le Liban est précipité dans la guerre.

Je m'y rendrai ce soir pour plusieurs jours pour être au côté du peuple libanais qui traverse une épreuve immense et pour redire ce qui est, je crois, la responsabilité directe de notre pays, la France et de l'Europe au Liban aujourd'hui. Nous avons le devoir de contribuer à ce désarmement du Esbola qui est la condition pour que le pays retrouve la paix et la sécurité. Vous avez rappelé ces bombardements meurtriers qui aujourd'hui malheureusement touchent des civils.

La vérité c'est que le Liban ne connaîtrait pas cette tragédie si le Esbola n'avait pas décidé une fois de plus de l'entraîner dans sa guerre suicidaire contre Israël. Et les Libanais sont dans une écrasante majorité d'entre eux conscients de l'urgence du désarmement de cette milice pour retrouver la paix. Et les discussions de paix qui sont en cours entre le gouvernement israélien et le gouvernement libanais sont l'un des plus grands espoirs que nous ayons depuis très longtemps pour que le Liban retrouve à la fois sa sécurité et je le redis sa souveraineté et la démocratie qui le caractérise.

Mais donc le ton du président euh vis-à-vis d'Israël pour vous c'est le c'est le bon ton et le ton du chef de l'État dans le conflit au Moyen-Orient depuis le début. Emmanuel Macron qui euh a tenté avec le Royaume-Uni de mettre sur pied une mission internationale pour libérer le D3 d'Ormouse une fois que le conflit euh sera terminé. Est-ce que le chef de l'État a la bonne position ?

Ce que je me borne à constater malheureusement et à déplorer depuis des années, ça n'est pas nouveau, c'est qu'il y a une grande complaisance malheureusement de la diplomatie française à l'égard du Esbola au Liban. Et cette complaisance, elle doit cesser. Quand j'entends que après que le Esbola a tué deux de nos soldats sous casque bleu dans une force de maintien de la paix, quand j'entends que la ministre des armées met sur le même plan le esbola et l'armée israélienne, mais je me dis on a perdu la tête.

L'armée [raclement de gorge] israélienne doit pouvoir être critiquée quand elle utilise la force de manière disproportionnée. Évidemment, bien sûr. Et en particulier les ministres israéliens qui se sont livrés il y a quelques jours à cette mise en scène sordide qui déshonore la démocratie israélienne.

Donc on peut critiquer Israël et on peut critiquer le gouvernement israélien. à la fois, il n'y a rien à voir entre une armée qui défend une démocratie qui aujourd'hui est attaquée, celle d'Israël, et de l'autre côté une milice islamiste qui cherche à détruire Israël au nom d'une forme d'antisémitisme forcené. Et je me permets de poser la question puisque vous parliez de cette de cette situation.

Il y a il y a quelques jours au Parlement européen, la semaine dernière à Strasbourg, nous avons eu l'occasion de voter sur un amendement qui demandait de la même manière le désarmement du Hamas et le fait que le Hamas ne puisse plus participer à la gouvernance de Gaza. Et bien, cet armement a été soutenu à la quasi unanimité du Parlement européen. Cet amendement a été voté.

Seuls quelques élus ont décidé de ne pas le soutenir. Ce sont les députés de la France insoumise. Il y a aujourd'hui des députés européens français qui à Strasbourg portent l'idée que le Hamas, que le Esbola ne devrait pas être désarmé, que ces forces-là doivent continuer d'agir et d'opérer dans la région alors même que ces forces terroristes islamistes menacent aussi notre pays.

Et moi, je pose la question à Jean-Luc Mélenchon, je pose la question à Manon Aubri, je pose la question à Rima Hassan. Comment peuvent-ils assumer de soutenir ainsi des forces terroristes qui ont tué des soldats français ? Des forces terroristes qui mettent en danger la survie même d'Israël et qui le 7 octobre ont démontré avec le Hamas qu'il n'était pas là pour défendre les droits du peuple palestinien mais pour assassiner le plus d'Israéliens possible seulement parce qu'ils étaient israéliens des enfants, des femmes seulement parce qu'ils étaient juifs.

Est-ce que c'est ça la voix de la paix ? La réponse est bien sûr non. Vous évoquez Israël, le Liban, le nucléaire.

Il y a une autre question majeure. Tous les regards se tournent évidemment vers le D3 d'ormous qui reste bloqué en France. Une des conséquences de ce climat, c'est évidemment cette explosion des prix du carburant alors que le gouvernement anticipe une crise qui dure.

Il n'a annoncé que de nouvelles aides ciblées. Le gouvernement, le connu est-il pour vous à la hauteur des enjeux ? Mais en fait, le gouvernement ne peut pas faire autrement.

Je veux dire par là que c'est l'éléphant dans la pièce. Si le gouvernement décidait de faire ce que certains demandent, de baisser massivement les taxes sur le carburant pour faire baisser les prix, s'il décidait de mettre 12, 13, 14 milliards d'euros sur ce sujet-là, alors la crise de l'essence deviendrait une crise des finances publiques. Et cette crise là, je pense que personne n'a envie de la voir arriver.

La vérité, c'est que nous touchons du doigt les conséquences du surendettement dans lequel la France se trouve. Et un pays surendetté, ça se paye. Et les gens qui ont fait que la France aujourd'hui n'a plus les marges de manœuvre pour soutenir ses citoyens dans une crise comme celle-là, ce sont ces gens-là qui devraient venir en rendre des comptes aujourd'hui.

En soit, vous avez l'ami et les républicains dans tout ça parce que Sébastien Lecnu justement a évoqué les conneries, je cite, de ses prédécesseurs. En 2022, les Républicains avaient fait pression sur l'exécutif pour qu'il mettent en place une ristourne à la pompe. Ça avait coûté 8 milliards d'euros.

Quand vous dites euh ils doivent venir rendre des comptes, est-ce que les républicains aussi euh doivent venir rendre des comptes, d'avoir réclamé autant de baisses ? Alors, non, mais je pense que dans un pays normal, c'est normal de faire baisser les taxes quand on traverse une crise majeure. Et en 2022, c'était possible et il fallait le faire parce que c'était la condition pour que les Français puissent continuer de vivre, de travailler, pour que les entreprises tournent, pour que les médecins et les infirmières puissent continuer d'aller voir leurs patients.

Tout ça est évidemment indispensable. La vérité, c'est qu'aujourd'hui, nous n'avons plus ces marges de manœuvre. Et pardon, mais les conneries, pour reprendre l'expression du Premier ministre, il faut aller les chercher non pas du côté de ceux qui ont été dans l'opposition pendant les 15 dernières années, mais du côté de ceux qui ont gouverné.

Nous étions de ceux qui disaient il y a quelques années de cela, quand l'économie mondiale était au beau fixe, quand les taux étaient très bas, nous étions de ceux qui disaient "C'est le moment de se désendetter." Et on nous regardait avec une forme de mépris parce qu'on nous expliquait que quand les taux sont bas, ce serait absurde de pas aller emprunter. Et bien moi, je crois l'inverse.

Je pense que la dette ça se paye. Je pense qu'il y a pas d'argent magique. Et je pense que ceux qui ont mis la France dans cette situation de surendettement en effet font qu'aujourd'hui malheureusement et bien elle est privée de marge de manœuvre pour faire ce qui serait pourtant nécessaire, c'est-à-dire aider les citoyens, faire baisser les taxes en urgence et faire en sorte que les prix du carburant restent accessibles pour les Français.

La Russie a confirmé avoir utilisé ce weekend pour la troisème fois son missile Orchnique capable d'emporter, on le sait, une oggive nucléaire au cours de frappes massives sur KIF qui ont touché des immeubles, des écoles, un marché, des médias européens. Quatre morts, plus de 100 blessés. Vous qui défendez depuis longtemps l'idée d'une Europe puissance, où est-elle ce matin l'Europe puissance et que peut-elle contre Vladimir Poutine ?

Mais le l'Europe, elle est avec l'Ukraine qui se bat pour assurer sa sécurité, pour retrouver sa liberté et qui condamne ce régime terroriste qui est aujourd'hui, mais depuis euh maintenant euh tout le temps qu' a duré cette invasion massive qui qui ne cesse de montrer son vrai visage. Regardez quand même ce qui se passe. Vladimir Zelenski avait accepté que la place rouge soit protégée de toute attaque le jour de la parade que voulait organiser Vladimir Poutine.

Et la négociation qui était proposée par le Kremelin à l'époque, c'était que si la place rouge était touchée, alors les populations civiles ukrainiennes seraient seraient frappées avec une une violence absolue. Volodimir Zelenski a tenu sa parole. L'Ukraine a respecté cette parade quelle que soit la brutalité que l'Ukraine subit de la part du régime de Vladimir Poutine depuis des années maintenant.

Et bien quoi qu'il en est été, aujourd'hui la Russie s'attaque à des civils, s'attaque à des familles, s'attaque à des enfants avec des missiles longues portées qui sont le signe d'ailleurs, le message envoyé par le régime russe qu'il est capable de lancer des frappes nucléaires. Ce régime terroriste est dangereux, ce régime doit perdre cette guerre parce que si il devait l'emporter, alors c'est toute la sécurité de l'Europe qui serait mise en danger. Et c'est ce que Bruno Raillo a rappelé en allant à Kief il y a quelques jours seulement et c'est ce que nous redisons aujourd'hui en continuant de soutenir l'Ukraine.

Est-ce que les Européens font vraiment peur à Vladimir Poutine ? Parce que vous dites les Européens sont au côté de l'Ukraine. L'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne divise et dans ce contexte le chancelier allemand Frédéric Merch propose que l'Ukraine devienne membre associé de l'Union avant dans de devenir un Étatmembre.

Ça permettrait à l'Ukraine de demander l'aide des autres pays de lieu en cas d'attaque russe. Est-ce que c'est une bonne idée selon vous ? Mais alors l'aide est là.

Parce qu'encore une fois, si l'Ukraine tient avec tant de courage, c'est grâce à l'incroyable énergie, à l'ingéniosité et à l'engagement de ces forces armées, mais c'est et de toute sa société, mais c'est aussi parce que l'Union européenne continue de soutenir cet effort de guerre ukrainien et c'est ce que nous n'avons cessé de de défendre sur le le la proposition que fait le chancel, il rejoint l'un des engagements de campagne que j'avais défendu pendant pendant notre dernière campagne européenne, l'idée que je le crois profondément Nous ne pouvons plus aujourd'hui rester dans ce blocage sur le sujet des élargissements. Nous nous ne croyons pas à l'élargissement de l'Union européenne, à l'Ukraine, mais à d'autres pays non plus. Quel que soit le la proximité que nous voulons avoir avec ces pays, je pense à l'Arménie qui par exemple il y a quelques semaines a a demandé de devenir un Étatmembre de l'Union européenne, j'ai défendu, je ne cesserai jamais de défendre la sécurité, la souveraineté de l'Arménie.

Je ne crois pas pour autant que demain l'Arménie sera un étatmembre de l'Union européenne. Et donc il faut, c'est ce que je crois depuis longtemps, revitaliser le principe de l'État associé. Des États doivent pouvoir s'arrimer à l'Europe sans devenir des Étatsmembres.

Et c'est la perspective que nous devons offrir à tous ces pays qui aujourd'hui au marches de l'Europe ne sont pas, je le crois profondément euh destiné à devenir des pays membres à part entière, à rejoindre le marché unique. On sait très bien ce que ça provoquerait de déstabilisation pour nos pays aussi de d'Europe occidentale, d'incohérence au sein du marché unique ou bien d'incohérence tout simplement dans nos règles de fonctionnement. Je ne crois pas que l'Europe soit prête demain à s'élargir à nouveau.

Je pense en revanche qu'elle doit tendre la main à des pays qui veulent s'arrimer à l'espace européen et et nous y avons d'ailleurs un intérêt géopolitique évident. On entend votre position François Xavier Bellami. Dans un instant où on va parler immigration et 2027 aussi parce que vous soutenez l'un des candidats Bruno Rotaillot le chef des républicains.

Mais pour l'instant il est 8h47 et c'est l'info en une minute avec Maxime Glorieux. Les États-Unis semblent jouer la montre. Un accord avec l'Iran était envisagé hier.

Il reste toujours possible aujourd'hui, assure le secrétaire américain Marco Rubio. Le temps joue en notre faveur, assure Donald Trump. Et en [musique] attendant, les prix du pétrole ont chuté de près de 7 %.

Le baril repasse sous la barre des 100 dollars. C'est du jamais vu aussitôt dans l'année. 18 départements en vigilance jaune canicule Paris sa petite couronne et l'ouest du pays.

De la charante à la manche en passant par la Bretagne. La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet mise en examen pour diffamation, elle l'annonce elle-même ce [musique] matin sur France 2. mise en examen pour avoir dénoncé la répression syndicale chez TFAL, [musique] explique Sophie Binet qui appelle le gouvernement à mettre sur le tapis une loi pour protéger la liberté syndicale.

À 40 ans, Gael Monfils se lance dans son tout dernier Roland Garos. Il affrontera ce soir un autre tricolore, Hugo Gaston. Pour l'instant, [musique] sur les 12 Français hier au premier tour, seuls deux n'ont pas été éliminés.

Quentin Alice et Valentin Roy France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec François Xavier Bellami député européen et vice-président des républicains. Avant de parler immigration la canicule qui touche la France Paul monsieur Bami vous défendez une écologie conservatrice. Ce matin une grande partie de la France se réveille sous un dôme de chaleur exceptionnel jusqu'à 38°gr attendu un 25 mai. des écoles qui s'adaptent, 18 départements en vigilance jaune canicule.

À quoi ressemble concrètement selon vous une réponse de droite face à ces épisodes climatiques extrême ? Ben d'abord une réponse pragmatique sur l'urgence de la transition pour pour protéger notre monde de ce changement climatique. Et je pense que l'urgence absolue, ça n'est pas de de compliquer indéfiniment la vie des Français, mais c'est de faire en sorte que le monde dans son ensemble sorte des énergies fossiles les plus polluantes.

Je pense en particulier au charbon. Le charbon, c'est à lui tout seul encore 43 % des émissions mondiales et vous avez dans le monde entier des puissances majeures qui continuent de produire massivement avec du charbon. Je pense par exemple à la Chine.

Je pense aussi d'ailleurs en Europe à ces pays qui ont décidé d'abandonner par exemple l'énergie nucléaire comme l'Allemagne et qui continuent d'utiliser de manière extrêmement intensive des mines de charbon. C'est évidemment le danger mortel. Si nous avons défendu le nucléaire, si la droite a été la seule formation politique à défendre continuellement cet atoutaire, c'est justement parce qu'il permet d'assurer la transition.

Et puis le deuxième enjeu, c'est d'adapter nos pays parce que la réalité du changement est là. Et donc adapter nos pays, ça veut dire par exemple ce qui a été fait il y a quelques jours à l'Assemblée et j'en suis très heureux, réussir à rendre à nos agriculteurs la possibilité de stocker l'eau pour irriguer les cultures, la possibilité de gérer l'eau. Le paradoxe, c'est que les mêmes écologistes qui parlent du changement climatique en permanence et qui ont raison d'alerter sur le risque, ces mêmes écologistes sont souvent ceux qui voudraient nous empêcher de nous adapter à la réalité de ce changement.

Il faut au contraire de manière là encore pragmatique et rationnelle se donner les moyens d'affronter la transition que nos pays vont devoir connaître pour être prêt à gérer cette évolution. François Xavier Béami à l'approche de la présidentielle, les candidats ou potentiels candidats avancent leurs pion et leurs propositions. Gérald D'Armanin, lui, veut mettre l'immigration légale sur pause pendant 3 ans.

Il propose de mesures que les titres de séjour pour le travail n'ouvrent plus droit au regroupement familial et une réforme de la Constitution pour graver dans le marbre des quotas limitatifs. Est-ce que c'est possible et est-ce que c'est nécessaire ? Euh Gérald Arrmanin d'abord a a raison de parler euh de l'immigration légale parce que il faut agir contre l'immigration illégale.

On en parlera peut-être, c'est le travail que nous faisons aujourd'hui au Parlement européen, mais il faut aussi faire baisser massivement l'immigration légale dans notre pays qui atteint des niveaux qui sont totalement ingérables pour la société française. Moi, je suis plutôt sceptique sur la question du moratoire qu'il pousse. Un moratoire de 3 ans.

Pourquoi 3 ans ? Pourquoi un moratoire ? Ce qui compte, c'est de faire dans la durée dans la durée les changements nécessaires qui s'imposent pour faire en sorte que notre pays retrouve la raison en matière d'immigration.

Et j'ajouterai d'autres éléments. La fin du regroupement familial en effet pour l'immigration, le travail, le fait de de sortir de de ce de ce droit du sol que nous connaissons aujourd'hui qui est un cas assez exceptionnel en Europe de faire en sorte que la nationalité fin au droit du sol. Bien sûr, je pense que c'est absolument nécessaire faire en sorte que la nationalité française ne se transmette plus seulement par la naissance de manière de par la naissance sur le seul français de manière automatique.

C'est c'est c'est une évidence parce que nous voyons bien aujourd'hui l'urgence de retrouver une cohésion, une unité dans la société française et et encore une fois, il s'agirait seulement de s'aligner sur beaucoup de pays européens qui nous sont proches pour faire en sorte que notre immigration légale retrouve encore une fois la rationalité nécessaire. Justement, le pacte sur la migration et l'asile européen, vous en parliez, doit entrer en vigueur le 12 juin. C'est un texte qui va bousculer les règles en matière de demande d'asile dans les États membres de l'Union.

Est-ce que ce texte va assez loin pour vous ? Alors, c'est un ensemble de textes dont certains vont dans le bon sens. Je pense à ce règlement filtrage que nous avons soutenu qui consiste à donner aux Étatsmembres des moyens bien plus importants pour identifier les étrangers qui veulent rentrer par les frontières européennes et aller garder dans ce qu'on appelle des zones d'attente qui sont en fait une manière de considérer qu'ils ne sont pas entrés en Europe pour pouvoir les reconduire plus facilement si ils ne sont pas éligibles à un titre de séjour dans nos pays pas.

Ce qui pose problème, c'est que dans ce pacte, il y a au cœur du dispositif un principe que je crois à la fois dangereux et par ailleurs assez périmé aujourd'hui qui consiste à dire que il faudrait [raclement de gorge] répartir entre les pays européens les étrangers en situation irrégulières qui y sont arrivés pour pouvoir soulager les pays de première entrée comme l'Italie par exemple, on a tous en tête les images de l'Ampéusa ou bien la Grèce et bien répartir ces étrangers en situation irrégulière entre les différents pays de l'Union européenne. Moi, je crois que le devoir de nos pays, ça n'est pas de les répartir mais de les faire repartir dans leur pays d'origine. S'ils ne sont pas éligibles, s'ils n'ont pas droit à l'asile ou à un titre de séjour, alors il faut qu'ils soient reconduits dans leur pays.

Et c'est ce que nous faisons aujourd'hui. Et ça, c'est le travail vraiment d'actualité, le pact asile et immigration. Nous nous sommes opposés à une grande partie de ses dispositions.

Il a été voté dans une précédente mandature par une majorité de centre gauche. Aujourd'hui, cette majorité n'existe plus et le règlement retour que je porte au Parlement européen va permettre enfin de mettre fin à l'impuissance de l'Europe face à l'immigration illégale. On parlait de 2027, il y avait notamment Édouard Philippe ou Bruno Rotaillot que vous soutenez.

Donc il y a désormais un nouveau candidat, c'est Gabriel Atal. Euh qu'est-ce que vous pensez de sa candidature et est-ce que c'est un homme euh pour qui vous pourriez euh voter infiner si c'était lui sur la ligne de départ pour la droite et le centre ? Mais euh moi je pense euh quelque chose d'assez fondamental qui ne dépend pas des personnes mais qui je crois est une réalité essentielle pour la vie de notre pays 2027 va être un rendez-vous démocratique crucial.

Et en 2027 la France n'a pas besoin de continuité. Elle n'a pas besoin de continuer avec ceux qui ont fait le macronisme et ceux qui d'ailleurs comme Garatal [raclement de gorge] avaient fait aussi le socialisme au pouvoir. Vous ni Gabriel Atal ni Édouard Philippe ne pourra être élu.

C'est ce que pense aussi Bruno Rotaillot. Vous dites il y aura pas de Macronis. Gabriel Atal, il est dans les allées du pouvoir depuis Marisol Touren dont il était le conseiller sous les gouvernements de François Hollande.

En réalité, la France en 2027, elle a besoin de sortir du socialisme et de sortir du macronisme. Elle n'a pas besoin de continuité, elle a besoin d'alternance et je suis convaincu que tous les Français le savent et c'est la raison pour laquelle il sera très difficile quel que soit leur critique d'aujourd'hui à l'endroit du président de la République, Gabriel Atal est très dur sur Emmanuel Macron. On aurait presque envie de lui dire, "C'est dommage de pas avoir parlé aux Français plutôt du du problème que représentait le pouvoir de ce président.

Le fait est que quel que soit les critiques qu'il lui adressent aujourd'hui, Gabriel Atal doit beaucoup à Emmanuel Macron. il a participé de l'intérieur à la totalité de ces deux quinquen sera difficile de nous expliquer que c'est lui qui peut faire le changement dont les Français ont tellement besoin. Sauf que celui qui est le plus bas dans les sondages aujourd'hui entre 7 et 10 % c'est Bruno Rillot.

C'est pas Gabriel [raclement de gorge] Atal ni Édouard Philippe parce que vous êtes sûr que les Français veulent pas d'un macroniste et est-ce que vous appellerez Bruno Retaillot à se retirer si il est toujours dans cette dans cet étiage là pour extraordinaire. On est à un an de l'élection présidentielle et on somme déjà Bruno Rot de se retirer de la course. Moi je crois l'exact inverse.

Je pense que Agade Lambré vous suivez de très près la vie politique de notre pays depuis longtemps. Vous savez que les gagnants d'un an avant dans les sondages sont rarement ceux qui s'installent à l'Élysée un an après. Et heureusement d'ailleurs, parce que qu'est-ce que c'est qu'une élection présidentielle ?

C'est un débat démocratique. C'est un moment de choix. Si tout était joué un an avant, ça n'aurait littéralement aucun sens.

Il n'y a encore eu aucun débat. Pour l'instant, il n'y a que Bruno Retaillot qui dévoile son programme de manière constante, méthodique, patiente, avec beaucoup de sérieux et de transparence vis-à-vis des Français. Je n'entends pas encore beaucoup les propositions des autres candidats que vous avez cité.

Quand ils arriveront dans l'atmosphère, on verra bien si les Français sont toujours aussi enthousiastes à l'idée de leur confier les clés. En cas de second tour, RNFi, en cas de second tour, Jordin Bardella ou Marine Le Pen face à Jean-Luc Mélenchon, pour qui votez-vous ? Non, mais alors encore une fois, je vais pas euh me prononcer sur un second tour qui n'existe pas en entre moi, je considère aujourd'hui, je vais être parfaitement clair, que le plus grand danger pour la vie démocratique de notre pays aujourd'hui, c'est la France insoumise.

Et je reviens à ce que je disais tout à l'heure. Quand vous avez un Vous votez Bardella ou Le Pen, vous avez si le plus grand danger c'est à la fille, vous votez à Rennen, ça veut dire mais mais évidemment, je combattrai la France insoumise par tous les moyens possibles. Mais ma conviction profonde, vous savez, c'est que aujourd'hui la force politique qui est le mieux à même de faire obstacle à la France insoumise et à l'alliance de la gauche avec la France insoumise qui est le plus grand danger pour notre avenir, la force politique qui est le mieux à même de l'empêcher, c'est les Républicains, c'est la droite française et c'est ce que nous avons montré dans les élections municipales qui a empêché l'alliance de LFI et des socialistes de gagner à Toulouse, à Clermont, à Limoge, à Brest.

C'est pas des candidats du RN, c'est des candidats de la droite, c'est des candidats LR. Et ces candidats aujourd'hui, ils sont ils le montre très bien le meilleur rempart contre LFI et c'est la raison pour laquelle je ne crois de tour Xavier Bami. La question qui panthéonise Michaell Patti, la sœur de Samuel Patti assassinée en 2020 par un islamiste, souhaite sa panthéonisation. euh une pétition en ligne à recul des dizaines de milliers de signatures.

Édouard Philippe y est favorable à cette panthéonisation de Samuel Patti et vous. Ce serait euh évidemment euh un choix singulier parce que Samuel Patti, nous le connaissons tous d'abord pour avoir été victime du terrorisme islamiste. Il a été d'un grand courage dans son enseignement.

Mais s'il est devenu si connu et s'il joue une place importante dans notre mémoire collective, c'est d'abord parce qu'il a été frappé par le terrorisme. Et je ne sais pas si ça constitue en soi un cas ordinaire de panthéonisation. Moi, je n'y serai pas opposé parce que je crois qu'il y a au fond et on le voit avec les critiques qui entourent le film actuel, l'abandon sur les derniers jours qu'il a vécu.

Il y a une nécessité absolue pour la France de rappeler ce qu'il a lit. Nous n'avons jamais le droit de céder face au terrorisme islamiste. Et ceux qui en particulier aujourd'hui malheureusement à gauche ou à l'extrême gauche, ceux qui nous expliquent que Samuel Patti serait d'une certaine manière un peu responsable de son sort parce qu'en faisant un cours sur les caricatures de Mahomé, il aurait attiré contre lui une vindicte presque légitime.

Ceux-là sont infiniment coupables parce qu'il voudrait justifier ce qui doit pour toujours rester absolument injustifiable. Merci beaucoup François Xavier Bélami d'avoir répondu aux questions de France info. Merci pourci.

Vous restez avec nous tout de suite les informés.