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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 25 mars 2024 29 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleÉducation & rechercheSanté

"PLUS C'EST GROS, PLUS CA PASSE" : MACRON ET LE MAIRE VEULENT TOUT VOUS PRENDRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Thomas CasaznavChiffre
    « 56 % exactement touche plus du modèle social qu'il ne le finance »
  • 3:30Thomas CasaznavFait
    « on réduit drastiquement la pauvreté grâce à de la redistribution des allocations familiales »
  • 10:30Thomas CasaznavFait
    « le service public c'est le patrimoine des pauvres »
  • 15:00Thomas CasaznavChiffre
    « alternative économique à calculer supprimer la pauvreté coûterait 37 milliards d'euros par an »
  • 16:00Thomas CasaznavChiffre
    « le coût des baisses d'impôts accordé par Macron depuis 2017 s'élève à 59,8 milliards selon la Cour des comptes »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche il y a des gens qui regardent des tableurs Excel qui qui regardent des masses monétaire en faant des coupes des coupes des coupes des coupes des coupes don pour but de casser casser casser le modèle social avec cette idée qu'il n'y aura aucune conséquence sur les gens 20 milliards de baisse d'impôt vous rendez compte qui ont profité à des gens qui n'en avaient pas besoin on est en train d'organiser notre grande vulnérabilité bonjour tout le monde je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant porscher l'instant Porcher c'est un petit moment qu'on se prend entre nous avec Thomas pour analyser décrypter et avoir les clés pour comprendre ce qu'il se passe autour de nous cela fait déjà plus de 4 mois qu'on tient le Paris qui a pu sembler fou faire tourner une télé d'info indépendante et engagée en plateau et sur le terrain merci pour votre force le média ne tient que par vous alors n'hésitez pas à rejoindre l'aventure de manière pérenne en vous abonnant à partir de 5 € par mois pour soutenir la première coopérative médiatique de France sur le petit écran vous pouvez aussi vous abonner à notre newsletter quotidienne pour ne rien manquer des informations version le média bonjour Thomas salut Lisa alors avec toi aujourd'hui au programme Bruno Le Maire et Emmanuel Macron qui nous prépare une France au Rabet et puis les économies dans le 93 les profs parents d'élèves et élèves qui se battent pour leur survie c'est parti [Musique] Emmanuel Macron et Bruno Le Maire brat-il la France ou plutôt les Français cela fait des semaines même depuis le début de l'instant porsché en fait qu'on vous documente et analyse les économies voulues par le gouvernement et sa cible sur les services publics ou les prestations sociales plus c'est gros plus ça passe la semaine dernière B le maire a remis une pièce dans la machine tout est bon pour justifier les économies faites et prévues par le gouvernement le ministre de l'Économie veut mettre fin à la gratuité de tout pour tous tout le temps apprenons-nous dans le JDD il a ajouté qu'il y a toujours quelqu'un qui piee la gratuité assurant que le temps du choix est venu l'institution estime qu'il faudra de l'ordre de 50 milliards d'économie entre 2025 et 2027 pour respecter l'objectif de réduction du déficit public à 3 % attendu pour la fin du quinquena raconte BFM TV et dans le viseur donc les dépenses publiques la Cour des comptes pointe un manque de documentation sur les réductions de dépenses envisagé mais le gouvernement donne déjà quelques pistes les services publics la CQ avec le doublement de la franchise médicale et de la participation forfaitaire Bruno Le Maire évoque aussi des pistes pour réduire encore une fois la durée de l'assurance chômage le ministre parle aussi de la problématique du grand âge qui pèse lourdement sur les comptes sociaux et pèsera de plus en plus lourd fin de citation Emmanuel Macron lui vise aussi les dépenses sociales bien sûr mais les collectivités locales Paris Match a aussi sorti cette info la majorité pense sérieusement à supprimer les aides au logement les APL ça ne sert à rien ça nous coûte près de 14 milliards d'euros par an et cet argent va directement dans la poche des propriétaires aurait dit un ministre selon le journal Thomas casaznav ministre des comptes publicqus a démenti cette information et avant de parler de cette braderie à venir Thomas qu'est-ce que tu penses de Bruno Lemer qui dit c'est la fin de la grat é pour tout pour tous tout le temps et qu'il y a toujours quelqu'un qui P la gratuité est-ce que ça détourne pas un peu la réalité pour s'appuyer sur des idées reçu quand on utilise un tel vocabulaire on essaie de faire croire qu'il y a une partie des gens qui ne font rien et pour qui tout est gratuit et une autre laborieuse et minoritaire qui travaille et qui finance le reste alors c'est c'est c'est très caricatural parce que c'est c'est différent en réalité nous avons fait le le choix d'un modèle social qui a un intérêt déjà il faut faut le dire qui qui qui rapporte plus qu'il n'a coûté ça c'est la réalité il faut dire aussi que plus de 50 % des Français 56 % exactement touche plus du modèle social qu'il ne le finance donc une grande majorité des des des Français profit de ce modèle social et la dernière chose qu'il faut dire c'est que ce modèle social est financé majoritairement par l'impôt en partie et par également des cotisations social que chacun que chacun paye sur sa fiche de salaire et le but de de ce modèle social c'est quoi bah c'est de réduire les inégalités quand vous prenez les les revenus euh sans prendre en compte la redistribution donc les revenus primaires comme ils sont distribués vous avez pratiquement un/art des enfants qui vivent dans des familles pauvres puis après redistribution on passe à quasiment 7 % euh donc on on réduit drastiquement la pauvreté grâce à de la redistribution des allocations familiales et cetera et c'est ce qui semble gêner notre notre ministre de l'Économie puisqu'il veut faire des coupes et les coupes elles sont toujours orientées du même côté elles sont bien sûr orientées vers tout ce qui sont les prestations sociales donc qui profitent aux plus pauvres euh et à une grande partie des Français et de l'autre côté des économie euh sur le le service public qui là profite à à à tous donc on on voit très bien le discours est toujours le même il ne change pas le but c'est de baisser la fiscalité sur les entreprises en nous promettant toujours mon et merveill alors que ça ne fonctionne pas et de l'autre côté comme ça ne fonctionne pas et ben on rattrape en faisant des coupes des coupes des coupes des coupes des coupes sur le le le service public et et le modèle social fris et surtout cette phrase sur la gratuité elle est quand même pleine de sens on dirait qui qui surf encore sur l'idée de toute façon les les plus riches ils travaillent ils méritent ce qu'ils ont donc comme ça on met totalement de côté la question de l'accaparement des richesses ou de la mauvaise redistribution et puis de l'autre ceux qui profiteraient du système et coûteraient plus cher à la France et feraient du mal à à la France c'est c'est c'est exactement ça et puis a tout un tas de choses il y a il y a eu des des des des gratuités qui ont été faites aux entreprises les toutes les aides aux entreprises je dis pas qu'elles sont toutes mauvaises mais à un moment il faut se poser de la question de de de leur conditionnement quand on donne une aide qu'est-ce qu'on attend en retour de cette aide puisqu'on le fait pour les chômeurs on le fait pour tout le monde donc faisons-le aussi pour les entreprises et de l'efficacité de ces aides parce qu'il y a beaucoup de le cice ça devait créer 100 million d'emplois on voit bien que ça en a créé beaucoup moins les études parlent de 100000 emplois créés ou maintenu euh donc on est sur des sur des sur des sur des résultats qui sont très faibles donc il a il y a une volonté en en fait moi je pense que derrière ça c'est toujours la même chose alors qu'on ne parle pas du vrai problème des inégalités du fait que le service public c'est le patrimoine des pauvres il y a une volonté de couper tous les mécanismes de redistribution et et et et de de faire rentrer C idé dans la tête des gens c'est que ceux qui travaillent payent pour les autres alors qu'en réalité même ceux qui travaillent profitent du modèle social ils profitent même plus qu'il ne le finance la majorité mais cette idée c'est de couper les redistributions de de dire voilà tu travailles et tu tu tu es pour ceux qui ne travaillent pas donc on va couper les redistributions comme ça ceux qui ne travaillent pas vont aller travailler c'est très malsin euh de faire ça et c'est des attaques et je veux dire un vrai ministre de l'éducation qui servirait son pays il doit servir un patrimoine public qui lui a été légué euh le fonctionnement d'un modèle social qui lui a été légué et faire de la pédagogie pas organiser sa destruction et en fait ce que fait Bruno Le Maire c'est que il organise via des des des phrases et cetera et B la casse du du du service public donc on a un ministre qui est placé là avec à l'appui une technostructure administrative de hauts fonctionnaires qui sans cesse regarde les chiffres et ont pour but de casser casser casser le modèle social avec cette idée qu'il n'y aura aucune conséquence sur les gens alors que nous savons tous aujourd'hui que infin il y a toujours quelqu'un qui en souffre au bout c'est quoi c'est encore la stratégie de mettre ceux qui gagnent 2 3000 € par mois contre ceux qui gagnent 100 ou le RSA pour dire regardez vous qui gagnez 2000 3000 vous êtes avec nous les énormes riches et puis regardez votre problème c'est les plus pauvres oui c'est façon c'est la stratégie du gouvernement là le but c'est de regagner les les les classes moyennes les très riches sont déjà avec Macron les très très riches sont déjà avec Macon parce qu'ils ont eu des baisses de fiscalité comme jamais ils ont eu la flat taxe la la réforme de l'ISF les grandes sociétés ont l' eu la baisse de l'IS donc les les très riches ils sont avec Macron la classe moyenne c'est celle qui semble qui qui n'a quasiment rien eu en réalité enfin elle a eu un petit peu de baisse de cotisation mais ça a été compensé par de la CG enfin elle n'a pas eu grand-chose comment on regarde cet électorat là soit ben on peut lui baisser les impôts mais ça devient très cher et on pourra pas les baisser de beaucoup hein les les 5 milliards de baisse d'impôt c'est à peine 20 30 € par an par ménage c'est rien du tout euh soit ont fait en sorte que leur revenus augmente plus vite ça ça a été un échec puisque le gouvernement là pour le coup n'a rien imposé il a juste appelé les entreprises à le faire et ça ça n'a pas été le cas enfin ça augmenté en toutous les cas beaucoup moins vite que l'inflation donc la dernière solution c'est celle dont on a parlé il y a un mois ici bah c'est de faire en sorte que ceux qui sont en dessous de vous soit beaucoup plus pauvre pour que votre situation soit plus idéale et c'est ce que fait en fait Macron c'est qu'il fait en sorte que les chômeurs aient moins de de protection que ceux qui soient dans les salaires plus faibles bah il restent à des niveaux beaucoup plus faibles comme ça la classe moyenne se sent plus privilégié que le reste donc en fait plutôt que d'augmenter le niveau de la classe moyenne et ben on fait en sorte de baisser ceux qui sont encore plus pauvres pour que la classe moyenne soit plus satisfaite et brounomer il et là donc c'est une organisation finalement de guerre de pauvres en réalité Bruno Le Maire a dit qu'il voulait remplacer l'État providence par l'État protecteur on va regarder je crois un état qui protège je crois notre modèle social je crois à l'hôpital public je crois à l'école publique je crois la nécessité de protéger les plus faibles je crois qu'il serait bon on rembourse aujourd'hui les fauteuils roulants je pense qu'il serait bon de rembourser tous les fauteils roulant de ceux qui n'ont pas d'autre choix que d'avoir des fauteuils qui sont faits sur mesure et qui vont coûter 6000 7000 8000 € voilà ce à quoi je crois en revanche je crois pas à l'accumulation de dépenses année après année qui deviennent des acquis sur lesquels on ne bouge pas quand nous mettons en place avec le président de la République et le Premier ministre un bouclier de protection tarifaire contre la flambée des prix du gazélectricité le jour où la flambée des prix du gazélectricité a fini et bien on retire ces aides c'est ça la différence entre un état provid qui accumule les dépenses et qui ne revient jamais dessus d'ailleurs aucune opposition n'a voulu revenir sur le bouclier tarifaire sur le gaz ou sur l'électricité là où nous avons pris la responsabilité de le retirer et un état protecteur qui lui protège quand c'est nécessaire face au covid face à l'inflation et je suis fier de la protection que nous avons porté à ce moment-là et lorsque la situation revient à la normale nous rétablissons les comptes pour que l'État puisse continuer à vous protéger si nous voulons protéger les plus faibles les plus fragiles les personnes qui vieillissent les personnes en situation de dépendance les personnes qui ont un accident de la vie très grave ben il faut que nous tous sur nos dépenses de santé nous fassions plus attention le ministre demande de stopper les caricatures mais le projet du gouvernement là c'est permet le terme c'est une boucherie pour les acquis sociaux là oui parce que il y a déjà eu des réformes qui ont été faites en fait il y a eu tout un tas de réformes qui ont été faites dont on ne voit pas finalement les les impacts par exemple les deux réformes du marché du travail qu'est-ce que ça a eu comme impact ça a fait baisser le chômage de manière cosmétique on l'a expliqué ici ça a développé beaucoup plus les emplois précaires et l'ubérisation là il y a eu une réforme de l'assurance chômage on n connaît même pas les effets on a baissé les durées de prestation les montant de prestation on va en refaire une autre derrière la réforme des retraites aussi elle est pas loin donc on voit bien la réforme des retraites là maintenant on parle de ne plus indexer une partie peut-être possiblement c'est une idée qui court comme ça mais mais à mon avis qui risque d'arriver tôt ou tard de de de désindexer les les les les retraites alors que déjà pendant l'inflation elle n'avait pas augmenté au même niveau que l'inflation il y a eu un effet de rattrapage parce que ça aussi faut pas l'oublier euh donc non il y a une volonté vraiment de s'attaquer de de faire des des économies donc comment on enveloppe ces économies quand on a fait toutes ces réformes et qu'on a même pas eu le temps de les mesurer qu'on continue qu'on continue bah on fait des des envolet lyriques comme a fait Bruno Le Maire en parlant d'État protecteur plutôt que d'État Providence même si on narrive pas à voir ce qu'il comprend parce que un état protecteur avec une assurance chômage qui serait repris par l'État ce que Bruno Leem raelle de ses vœux c'est ce qui se passe au Royaume-Uni et vous avez quoi une une assurance chômage qui est autour de 500 € par par mois et qui va durer 6 mois un an maximum si c'est ça la reprise en main de l'assurance chômage par l'État et c'est c'est ça la définition d'État protecteur par Bruno Le Maire il y a des petits problèmes donc tout ça c'est des phrases qui veulent rien dire c'est des phrases qui veulent rien dire qu'on pour but d'envelopper de justifier de de faire comme si derrière ces coupes de dépenses publiques il y avait une nouvelle philosophie qui émergeit c'est un peu ce qu'avait fait Macron en 2017 c'est-à-dire que il y avait le ni gauche ni de droite il y avait la Flexi sécurité pour envelopp en fait un ensemble d'économie qui était déjà présente parce queà l'époque Macron en 2017 on avait pas vécu tout ce qu'on avait vécu hein mais il voulait déjà retirer 25 milliards sur la sphère sociale des économies sur l'assurance maladie sur l'assurance chômage 120000 postes de fonctionnaires en moins c'est ce qu'il voulait en 2017 avant le covid voyez avant tout ça il voulait déjà faire des coupes drastiques et il enveloppa ça dans la flexisécurité dans l'ubérisation de l'économie dans des termes pour montrer qu'on a une vision la seule vision qu'il avait c'est la coupe de la dépense publique la ce du modèle social et sur les collectivités locales je l'ai dit Emmanuel Macron demande encore une fois de faire des efforts même si brun le maire on se rappelle avait promis de ne pas toucher aux collectivités locales et à la SC et il y a Thomas casaznav ministre des comptes publiques qui a un peu expliquer cette idée à l'Assemblée nationale il a dit que la situation des départements était très hétérogène qu'il y avait des départements qui souffraient d'autres qui allaient bien et que il va il allait essayer d'aider les collectivités locales et qu'il voulait réduire les dépenses d'assurance sociale des départements grâce à une hausse de l'emploi on parle beaucoup des collectivités locales ici qu'est-ce qui se passe est-ce que c'est encore un danger pour elle et donc du coup pour les habitants en fait en fait ils essaient toujours de nous raconter des trucs il y aura des compensations par de la hausse de l'emploi et cetera on est à moins d' 1 % de croissance c'està-dire que là effectivement c'est c'est des des moments comme ça où on sort d'une crise on est à moins d'un % de il y a eu beaucoup d'inflation pour tuer cette inflation on a augmenté les taux ce qui fait qu'on a à moins d'1 % de croissance qui fait qu'on a une croissance qui est pas du tout dynamique qui est pas du tout forte c'est dans ces momentslà normalement que vous avez moins de création d'emploi que vous avez donc plus de gens au chômage on a aussi une population vieillissante donc dans ces momentl qu'on a besoin justement de de de de l'État social c'est pas dans ce moment-là qu'il faut faire des coupes c'est la pire des choses et là on nous explique que oui il va peut-être y avoir plus de création d'emploi par des micmac qui sont faits sur l'assurance chômage et des micmac statistiques alors qu'en fait il y a pas je veux dire demain il y a des créations d'emplois s'il y a une reprise de la de l'activité ce qui n'est pas le cas ce qui n'est pas le cas donc là on veut nous faire des économies partout en fait on est en train encore une fois exactement ce qui s'est passé avant le covid exactement ce qui se passe depuis 30 ans mais qui s'est accéléré après la crise 2008 on est en train d'organiser notre grande vulnérabilité en fait c'est-à-dire que les gens qui vont ne pas trouver d'emploi vont être plus vulnérables parce qu'ils auront pas de d'assurance chômage les gens qui vont être malades vont être plus vulnérables parce qu'on va augmenter le prix des médicaments et qu'on va faire des économies sur l'hôpital d'ailleurs l'hôpital sans plein on veut faire la guerre à tout bout Dechamp et on a même plus de quoi fabriquer des des des munitions et cetera donc en réalité on organise notre grande vulnérabilité sur tous les points euh pourquoi parce que il faut revenir à 3 % du déficit parce qu'il y a DESC économist qui travaillent en regardant les masses monétaires sans regarder l'impact que ça a sur l'humain et même les impacts géopolitiques que ça peut avoir on en est là en fait aujourd'hui c'est là et les collectivités locales elles ont des grosses coupes depuis 2013 depuis François Hollande avec le les coupes sur les collectivités locales pour compenser le le le le CIC ce qui n'avait pas été fait avant et elles en souffrent beaucoup et elles s'en plignent souvent quand vous parlez au Mair on leur demande un tas de choses de laisser des zones qu'on ne peut pas artificialiser de réhabiliter un certain nombre de bâtiments il y a des besoins parfois dans des communes très jeunes pour la petite enfance et en même temps on leur demande de faire des économies on veut pas leur demander tout à un moment il faut pas leur demander tout et on voit bien donc que l'impact ce sera toujours des couples sur des services publics locaux qui vont rendre la vie des habitants plus difficile justement la vie des habitants euh en France c'est deavoir de moins en moins donc de choses gratuites comme dirait gratuit cotisé hein on va pas rentrer dans le vocabulaire de Bruno Lemire mais c'est-à-dire moins de remboursement de soins moins de service public beaucoup plus d'argent qui sort de notre porte-monnaie de notre poche finalement donc beaucoup plus de participation à des choses qui avant étaient de l'ORS de la redistribution et puis d'un autre côté on a l'impression aussi de toujours payer plus cher les choses on rappelle la TVA c'est un impôt qui n'est pas soumis par rapport à son revenu qui est sur les aliments on a connu l'inflation donc on se demande les gens se disent on me demande de payer plus pour mes soins et ca de d'être moins remboursé puis de l'autre je dois encore plus payer plus là là là ou là les transports le le logement ou la nourriture donc on se demande où va l'argent c'est c'est c'est vrai que c'est une question qui qui est souvent abordée mais faut pas tomber dans le piège du discours des des libéraux vraiment on l'a dit plusieurs fois ici sur le service public ce que nous consacrons en terme de de de de pourcentage de pb à notre service public c'est pas quelque chose d'énorme en réalité et quand on compare à d'autres pays même le Royaume-Uni la Finlande on est on est en dessous ou ou quasiment au même niveau donc c'est pas là l'argent elle va beaucoup chez nous dans des prestations euh sociales retraite notamment assurance maladie assurance chômage mais ces prestations sociales elles finissent je dire l'assurance maladie elle finance en grosse partie des des des acteurs privés des du médicament donc ça profite au privé l'assurance chômage Finant la consommation et les retraites ils consomment donc ça ça profite indirectement même directement au secteur privé donc quand vous avez des gens qui vous disent oui il faut désindexer les retraites ça va faire ça va faire gagner 12 milliards donc ça va rendre plus pauvre les retraités qui vont plus mal vivre mais en plus on va perdre 12 milliards de consommation parce que ces retraités là allez les mettre en en consommation diverse ou autre donc c'est c'est c'est une très mauvaise idée c'est c'est idiot de faire ça on va restreindre l'économie et et en fait c'est ce qui se passe en ce moment il a il y a des gens qui regardent des tableurs Excel qui qui regardent des masses monétaires et qui se disent on peut faire des économies couper 10 milliards ici il y aura pas d'impact sur les collectivités locales on coupe 10 milliards il se rendent pas compte que quand tu coupes des milliards et ben tu vas avoir des gens dans les crèches en moins des gens dans le périscolaire en moins dans les cantines ou des investissements en moins dans des infrastructures sportives qui sont importantes dans des dans des dans des communes et et donc donc il y aura un impact humain et c'est ça en fait moi que que le vrai problème de la plupart de de de nos technocrates et Bruno le mer en fait partie c'est que ils sont dans leur chiffres je veux dire là il y a l'autre fois j'entendais al la Ming qui disait oui il faut augmenter les impôts on va peut-être augmenter la TVA bon bah il regarde les chiffres mais il se rend pas compte que là il y a eu l'inflation que si on augmente la TVA ça va encore augmenter les produits et que les gens sont déjà au maximum là des ajustements qui peuvent faire donc c'est très simple de dire on va augmenter la TVA on va gagner de temps surtout quand on n pas des moyens des des problèmes financiers mais dans la vra vraie vie quand on augmente la TVA il y a un impact sur les prix dans un contexte où il y a une forte inflation donc c'est quelque chose qui serait très mal vécu par l'ensemble de la population quand on se demande aussi où va l'argent quand je t'ai posé cette question là c'était un peu rétorique quand on regarde les chiffres vraiment de but en blanc quand on voit l'enrichissement des infime plus riche quand on voit les dividendes des grandes entreprises et quand on voit l'aide aux entreprises qui ne fait qu'augmenter qui augmente plus vite que les les prestations sociales qui augmentent plus vite que l'investissement dans les services publics et on parle de 150 à 200 milliards d'euros par an d'aide aux grand aux entreprises mais il y a aussi dedans évidemment les grandes entreprises euh on se dit qu'il va aussi là-bas l'argent ouais tout à fait l'inflation on l'a dit plusieurs fois ici l'inflation c'est un conflit d'intérêt il y a des gens qui en ont profité il y a des grandes entreprises total en on on a profité les distributeurs les producteurs en ont profité il y en a il y a d'autres gens qui l'ont très très mal vécu et et les baisses d'impôts c'est pareil les baisses d'impôts la promesse était que ça se transforme en en en investissement et donc que ça crée des emplois bien sûr il y a l'économie réelle aujourd'hui mais a aussi l'économie boursière financière et une grosse partie de ces baisses d'impôts s'est retrouvé dans l'économie boursière qui est complètement déconnectée de l'économie réelle et donc ça a servi plus les actionnaires beaucoup plus les aides d'entreprise beaucoup plus les actionnaires que les les l'économie réelle et ça le gouvernement il fait comme si il il ne le voyait pas alors qu' en réalité l'argent ne rusisselle pas elle remonte elle remonte vers le haut et ça il faut jamais l'oublier quand on regarde l'évolution des des des gens les plus riches la petite franche vraiment très très riche elle s encore plus enrichi sous Emmanuel Macron alternative économique à calculer supprimer la pauvreté coûterait 37 milliards d'euros par an et le coût des baisses d'impôts accordé par Macron depuis 2017 s'élève à 59,8 milliards selon la Cour des comptes est-ce que ça révèle bien qu'on est face à des choix politiques et pas face à une fatalité comme des fois le gouvernement voudrait nous le faire croire oui bien sûr c'est façon l'économie c'est des choix politiques là c'est vrai que dans le chiffre que tu as donné de 60 milliards il y a une partie de baisse d'impôt comme la la la la taxe d'habitation profite directement aux gens mais quand on regarde même les impossiblés on va dire sur les grands sur les entreprises la baisse de l'F la flat taxe parce que tout le monde n'a pas des revenus financiers de dingue et l'ISF on est déjà à 20 milliards 20 milliards de baisse d'impôt vous vous rendez compte là on cherche 10 20 milliards en coupant sur les assuran chômage là on est à 20 milliards de baisse d'impôts qui ont profité à des gens qui n'en avaient pas besoin Point Bar ils n'en avaient pas besoin donc oui c'est un choix politique si on prend ça les niches fiscales on réévalue un peu les aides aux entreprises on arrive vite au montant qu'il faudrait pour lutter contre la pauvreté mais c'est un choix politique un choix idéologique la semaine dernière mardi avait lieu la manifestation intersyndicale et même interprofessionnelle pour la défense du service public avec un gros cortège de tête qui alertait sur la situation de l'école publicique en scène Saint-Denis jeudi dernier 2000 professeurs élèves parents d'élèves personnels de l'éducation du 93 ont manifesté dans les rues de Paris pour réclamer un plan d'urgence ça fait maintenant plusieurs semaines que le département se mobilise entre grève et manifest station et même vidéos sur les réseaux sociaux qui vont Dr au professeur des convocations à la police classe bondée professeur non remplacé plafond qui tombe présence de rat le secteur pousse un cri d'alarme jusqu'alors non écouté sans parler de la réforme choc des savoirs porté par le gouvernement qui veut trier ranger les élèves par groupe de niveau Thomas qu'est-ce qui se passe là pour le secteur de l'éducation depuis des dizaines d'années est-ce que on recule c'est comme c'est comme tout le service public les enseignants sont moins bien payés les dotations diminue et les inégalités se creusent et et là ce qui moi me me fait me rentriste c'est que par exemple moi je je me rends compte qu'il y a 5 ans de ça il y avait le lycée Jacques Brell à la cour neuve où j'ai étudié qui faisait grève parce qu'il passait les classes de 2 à 35 et parce qu'avec la baisse des dotations collectivité locale il supprimit les cours du soir donc voyez il faut bien avoir en têtere que la SC saint c'est un département jeune c'est un département où il y a majoritairement des jeunes mais c'est un département il y a aussi beaucoup de gens pauvres vous avez des villes et là je reprends la Courneuve vous avez trois fois plus un taux de pauvreté trois fois supérieur à la moyenne nationale et un taux de chômage trois fois plus élevé que la que la moyenne nationale et majoritairement des jeunes dans ce contexte là n'importe quel personne se dirait vous avez beaucoup de jeunes vous avez beaucoup de jeunes issus de familles pauvres l'ascenseur social il se fait par l'éducation il se fait par l'école l'école et puis ensuite le le le travail mais d'abord par la formation par l'école donc il faut donner des moyens à à l'école il faut en donner même plus que dans des quartiers où vous avez des gens qui sont plus riches un capital social plus élevé et je dirais même moins de jeunes en proportion euh voilà et là en fait ce qu'on fait c'est l'inverse on leur retire des moyens petit à petit et après on s'étonne que dans des quartiers comme ça difficile où vous avez moins de moyens pour l'école vous avez des gens plus pauvres ce soit le secteur informel qui prenne le relais c'est-à-dire le les trafics divers et variés mais parce qu' il ne peut se passer que ça si vous n'avez plus il ne peut s'accepter que ça et moi quand j'ai vu ces vidéos ça m'a rendu triste parce que comment voulez-vous dire vous savez vous allez bien étudier vous allez pouvoir réussir dans un environnement aussi dégradé où il y a des rats des plafonds qui s'écroulent des étudiants qui n'ont même pas de savon euh des robinets qui fonctionnent à moitié et eux ils continuent aller à l'école essayer d'y croire et cetera c'est assez euh c'est c'est catastrophique et et dans donc dans ces écoles-là on est dans des écoles où ils avent majoritairement des enfant de classe populaire d'ouvriers dans un univers dégradé et et dans une dans une ville où il y a des taux de chômage taux de pauvreté élevé et vous prenez le RR vous faites tris quatre stations de de RR de RRB vous arrivez à Saint-Michel où vous avez Louis Legrand Henry 4 les grands lycées tous nos élites tous nos élites du Premier ministre euh à des même des représentants politiques de gauche ont été et ça vous vous dites c'est pas possible quoi à une demi-heure de ROR vous passez de la plus grande pauvreté et des moyens éducatifs les les plus précarisés à à des lycées qui sont absolument magnifiques au centre de Paris où vous avez tout pour vous et en en plus vous bénéficiez d'un capital social adapté à l'école que vous ont transmis vos parents donc là on a de manière assez flagrante les inégalités de notre pays là il y a une lutte vraiment qui se forme entre élèves parents d'élèves professeurs enfin tous aiment leur département aiment l'école ont envie soit d'apprendre soit de faire apprendre aux élèves on va regarder une professeur qui s'appelle Anaïs et qui racontait comment elle trouve que son département est complètement abandonné parce qu' aujourd'hui c'est le département le plus jeune qui rapporte le plus d'argent à l'état mais en fait c'est le département le moins bien doté au niveau de l'éducation nos élèves étudient dans des conditions qui sont pas possibles ne serait-ce qu'au niveau du bâti ou alors il y a pas l' de prof qui sont remplacés les élèves handicapés ils ont pas d'aesh qui les accompagn en cours donc nous on considère qu'on a besoin aujourd'hui d'une réponse spécifique à notre département qui répond aux besoins de nos élèves ce département il est abandonné par l'État nous on le constate dans l'éducation mais toute la fonction publique de cette Saint le constate et aujourd'hui on attend vraiment des réponses s'il y a tant de gens dans la rue s'il y a tant de gens ça veut dire que vraiment il y a une spécificité dans notre département et que là c'est une situation d'urgence il y a plein aussi de parents d'élèves qui soutiennent la manifestation pour ça parce qu'ils se rendent compte que leurs élèves leurs enfants pardon ont moins de chance de réussir que les enfants du territoire et ça ça les révolte quelle conséquence concrète ça sur l'économie de sous-investir comme ça dans l'école et dans l'éducation je je je sais pas ce que fait l'état honnêtement parce que en fait c'est pas la première le premier cri d'alarme qu'il a je me souviens moi du ma de qui avait parlé de de d'esèce de de carmonde il il il avait dit ça le le maire de La Courneuve Gill pou qui avait fait un atlas des inégalités où il dénonçait ça et il montrait très clairement quelles étaient les inégalités en terme de service public au niveau de l'éducation entre son département entre sa commune et le reste de la France et même parfois des des des des arrondissements plutôt pauvres Parisiens avaient des conditions mais bien au-dessus de celle de celle du 93 donc je je sais pas ce que ce que cherche le gouvernement parce que euh y perdre en fait il il a tout à y perdre et puis quand on regarde ne serait-ce que les chiffres pour une fois eux je veux dire il y a l'humain il y a les chiffres il y a l'humain derrière mais quand on regarde les chiffres ils sont criants là de vérité c'est des chiffres concrets c'est pas des chiffres de masse monétaire c'est des chiffres concrets et là on se dit pourquoi il ne veut pas investir dans l'éducation qui qui est en fait pour ces jeunes le seul ascenseur social moi ce qui me rend triste c'est que quand vous prenez un jeûne de de de comment pouvez vous dire que euh qu' a les différences quand vous prenez deux jeunes de 12 ans en fait la réalité elle est là moi je je moi je suis prof même des jeunes de 19 ans 20 ans il y a pas tant de différence en fait même entre les très bons et et et les mauvais tout est encore possible les trajectoires peuvent converger mais quand vous avez 12 13 14 15 16 ans tout est vraiment possible tout dépend juste des dotations qu'on vous donne des conditions et bien sûr de votre capital social culturel qui est dans les classes de de élevé est beaucoup plus adapté au système scolaire actuel mais sinon en terme d'intelligence pure il y a pas de différence c'est les dotations qu'on vous donne qui fait que vous allez réussir ou pas réussir et là on fait l'inverse pour ces jeunesl on leur retire des dotations et donc des chances de réussir et après on s'étonne que dans certains quartiers ce soit l'économie informelle qui prennent le relais qu'est-ce que vous voulez il y a beaucoup de chômage il y a beaucoup de pauvreté l'école ne joue pas son rôle les dotations au collectivité local ont été supprimé donc les dotations à la culture au sport et cetera qui avaiit quand même un impact et ben elles sont affaiblies qu'est-ce qu'il reste et et de l'autre côté vous avez l'économie informelle qui prospère et tout le monde s'étonne et et plutôt que de se dire il faudrait redonner des moyens réarmer des services publics pour faire en sorte que ça se passe mieux et ben on va dire ah mais regardez tel type de population tel type issu de tel pays est plus sensible à la délinquence qu'une autre c'est ça en fait aujourd'hui le discours qui qui qui infuse partout et qui est dit partout sur sur sur les chaînes d'info en continu alors que le vrai problème c'est un problème de fond c'est un problème structurel qui amène à des conditions où le secteur informel devient plus intéressant que le reste et ça c'est c'est beaucoup de gens on soné l'alerte depuis longtemps et rien n'a été fait merci à vous chez vous d'avoir suivi cette éepisode de l'instant porsché cela fait déjà 4 mois qu'on tient le Paris qui a pu sembler fou faire tourner une télé d'info indépendante et engagé en plateau et sur le terrain merci pour votre force le média ne tient que par vous alors n'hésitez pas à rejoindre l'aventure de manière pérenne en vous abonnant à partir de 5 € par mois pour soutenir la première coopérative médiatique de France sur le petit écran vous pouvez aussi vous abonner à notre newsletter quotidienne pour ne rien manquer des informations version le média nous sommes ravis de décrypter l'actualité avec Thomas chaque semaine merci pour tous vos pouces en l'air et commentaires qu'on lit sous les vidéos YouTube spectateurs abonnés donatrices et sociaux je vous dis à la semaine [Musique] prochaine