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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 10 mars 2026 3 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & international

L'édito de Thomas Bonnet: «Immigration/Union européenne : Quand la droite s'unit, elle gagne !»

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Thomas BonnetFait
    « Alors, on parle d'un règlement qui vise à unifier la politique migratoire de l'ensemble des Étatsmembres de l'Union européenne. »
  • 0:10Thomas BonnetChiffre
    « Aujourd'hui, seul un étranger sur 5 qui a reçu un ordre d'expulsion quitte réellement le territoire européen. »
  • 0:25Thomas BonnetFait
    « Le règlement européen permettra notamment de créer des centres d'expulsion dans des pays tiers. »
  • 0:30Thomas BonnetFait
    « Il y a l'instauration du délit de séjour irrégulier dans toute l'Europe. »
  • 0:32Thomas BonnetFait
    « L'allongement de la durée de rétention administrative jusqu'à 24 mois partout en Europe. »
  • 0:45Thomas BonnetFait
    « Le texte a été voté par l'ensemble des forces politiques de droite de l'ECR au Patriotes pour l'Europe. »
  • 0:55Thomas BonnetFait
    « Tous les électeurs de droite, qu'il soit LR, Reconquête ou RN, seront ravis d'apprendre que ces mesures ont été adoptées en commission. »
  • 1:10Thomas BonnetFait
    « C'est une étape majeure qui répond très précisément aux attentes de nombreux Européens à commencer par les Français. »
  • 1:25Thomas BonnetFait
    « La gauche pousse des cris d'or frais car elle se rend bien compte que ce vote peut constituer un précédent majeur. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors, on parle d'un règlement qui vise à unifier la politique migratoire de l'ensemble des Étatsmembres de l'Union européenne. Il a été conçu pour remplacer la directive retour qui n'a pas permis d'obtenir des résultats. Aujourd'hui, seul un étranger sur 5 qui a reçu un ordre d'expulsion quitte réellement le territoire européen.

En France, c'est même plus bas encore. Le taux d'exécution des OQTF plafonne autour de 10 %. L'idée du texte donc portée en commission hier par François Xavier Bellami, c'est d'inverser totalement la philosophie européenne sur le sujet en passant de la stratégie des retours volontaires à l'œuvre aujourd'hui à celle des départs forcés.

Alors pour cela, le règlement européen permettra notamment de créer des centres d'expulsion dans des pays tiers ce qui pourrai débloquer la situation concernant tous les ressortissants de pays qui refusent de les reprendre. On pense notamment aux Algériens qu'il est très difficile d'expulser aujourd'hui. Et parmi les autres mesures, il y a l'instauration du délit de séjour irrégulier dans toute l'Europe, l'allongement de la durée de rétention administrative jusqu'à 24 mois partout en Europe là aussi ou encore le fait de rendre plus souple les procédures d'expulsion.

Alors le règlement a été adopté en commission hier. Il doit désormais être ratifié au Parlement puis au Conseil européen, mais c'est une étape majeure qui répond très précisément aux attentes de nombreux Européens à commencer par les Français qui plébiscitent ces mesures de sondage en sondage. C'est un texte qui a été adopté grâce à l'Union de la droite au niveau européen.

Oui. Et c'est peut-être l'enseignement le plus important romain dans cette affaire. Il y a une majorité possible au Parlement européen pour adopter des textes fermes sur le régalien.

Je vous le disais, c'est François Xavier Bellami qui est à l'initiative et il a obtenu l'aval du patron du PPE, c'est-à-dire le parti de la droite en Europe dont son membre les LR l'autorisation en fait de négocier avec les autres forces politiques et c'est précisément ce qui s'est passé dans cette commission. Le texte a été voté par l'ensemble des forces politiques de droite de l'ECR au Patriotes pour l'Europe. Autrement dit les alliés de Reconquête, les alliés de de Marion Maréchal, les alliés de Jordan Bardella.

Et bien, ils se sont tous entendus sur ce vote et d'ailleurs, tous se félicitent ce matin de cette adoption qui va dans le sens de l'intérêt général. À l'inverse, la gauche pousse des cris d'or frais car elle se rend bien compte que ce vote peut constituer un précédent majeur dans la politique européenne. Jusque-l cadennassé par les alliances de Bri et de Brock dans cette coalition des soi-disants modérés qui en fait empêche toute politique ambitieuse sur le sujet.

Vous dites que cette alliance c'est un tournant, c'est un tournant européen déjà, mais c'est aussi l'illustration éclatante que quand la droite met de côté ses bisbilles partisanes, elle obtient des résultats majeurs. Ce matin, tous les électeurs de droite, qu'il soit LR, Reconquête ou RN, seront ravis d'apprendre que ces mesures ont été adoptées en commission. Peu importe qui en est à l'origine, seul compte le résultat et c'est précisément, je crois, la voie à suivre à l'échelle nationale pour la droite.

Il ne s'agit pas de dire que tous les partis sont identiques. Il ne s'agit pas d'effacer les spécificités des uns et des autres. Il convient en revanche de pouvoir s'entendre pour que l'aspiration populaire sur les questions comme sur d'autres sujets se concrétisent en décision politique.

En fait, c'est l'union par les idées plutôt que par les partis. Et c'est donc la voie à suivre pour la droite. Alors qu'on le voit à l'inverse, les divisions partisanes risquent de peser sur les résultats des municipales notamment à Paris.

Et bien ce vote à l'échelle de l'Union européenne peut constituer un précédent majeur dans notre vie politique face aux enjeux XXL que constitue l'immigration mais aussi l'insécurité. Les dirigeants des partis de droite ont une responsabilité historique. Pour obtenir des succès, la division ne doit plus être une option.