L'invité de Bourdin Direct : Gabriel Attal - 01/04
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Jean-Jacques Bourdin. Gabriel Attal, bonjour. Merci d'être avec nous. Porte-parole du gouvernement, nous allons revenir sur toutes les mesures annoncées hier par le président de la République. Déclaration au Parlement du Premier ministre. 9h à l'Assemblée nationale et 15h au Sénat. Vote devant les deux chambres. La responsabilité du gouvernement ne sera pas engagée. Vote sur quoi ? Sur des décisions déjà prises et annoncées ?
Oui, c'est important que les parlementaires, les groupes politiques puissent se positionner. C'est d'ailleurs une demande qu'ils ont formulée régulièrement à l'occasion de cette crise épidémique qui dure depuis un an. Il y a déjà un certain nombre de débats qui ont été organisés avec vote au Parlement. Se positionner sans rien changer, puisque les décisions sont prises. Vous savez, pour construire les décisions, pour prendre nos décisions, évidemment qu'on consulte les formations politiques et les parlementaires. Il y a ce qu'on appelle un comité de liaison parlementaire qui est animé par le Premier ministre avec les présidents des groupes parlementaires.
J'y participe avec lui, il se réunit très régulièrement. Il s'est encore réuni ces dernières semaines. Évidemment que ce que nous disent les présidents des groupes parlementaires sert à nourrir notre décision politique. Et puis après, il faut un débat public devant la représentation nationale et que chacun puisse se positionner.
Les présidents de groupes, les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat ont été consultés avant les décisions prises par Emmanuel Macron.
Il y a eu, je crois, une dizaine de jours, une réunion. Une dizaine de jours. Oui, mais on échange avec eux très régulièrement via ce comité de liaison. Ils ont déjà eu l'occasion. Ça fait plusieurs semaines que la situation épidémique, on le sait, c'est tendu. On a eu l'occasion d'échanger avec eux dans ce contexte-là, d'entendre ce qu'ils avaient à dire. Il y a des concertations qui ont lieu aussi au niveau local régulièrement avec les représentants de l'État. Et à un moment, il faut prendre des décisions. Et c'est à l'exécutif qu'il revient de prendre des décisions.
Bon, décision prise hier. Olivier Véran évoque un pic épidémique dans 7 à 10 jours. Décision prise hier. Je vais commencer avec les écoles, les collèges et les lycées. C'est important pour tout le monde, évidemment. Semaine du 5 avril. Vous m'arrêtez si je dis des bêtises. Semaine du 5 avril, la semaine prochaine, cours à la maison, école, collège, lycée. Semaine suivante, lundi 12 avril, vacances de printemps pour tous. Lundi 26 avril, rentrée pour tous, physiquement pour les maternelles et primaires, à distance pour les collégiens et lycéens. Lundi 3 mai, cours pour les collégiens et lycéens avec jauge adaptée. Voilà le programme. C'est ce qui a été annoncé hier, absolument.
Et pour les étudiants, rien ne change, une journée de cours par semaine. Bien. Comment les parents vont-ils s'organiser ? Parce que ça, c'est important. D'abord, il n'y aura pas de centre de loisirs.
Non, il n'y aura pas de périscolaire et d'activité périscolaire comme on les connaît. Comment les parents vont s'organiser ? Ça va être difficile pour eux. Et on en a parfaitement conscience. D'ailleurs, on a vu ces dernières semaines qu'il y a des classes qui ont progressivement fermé parce qu'il y avait des cas positifs qui étaient détectés. Et que pour les parents, c'est toujours compliqué de s'organiser. On sait aussi qu'en cette période, il y a une zone qui avait ses vacances prévues à cette date-là. C'est la zone A, je crois, qu'un tiers des familles et des enfants. Et puis, d'autres zones qui avaient des vacances prévues à d'autres moments. Donc, ça nécessite de l'organisation.
Certains devront annuler leurs vacances.
Évidemment. Et on en est parfaitement conscients. Oui. Mais c'est un effort qu'il nous faut faire dans ce moment qui est un moment charnière dans la lutte contre l'épidémie.
Alors, précision, recours à l'activité partielle ou arrêt de travail, dispositif en place depuis le 1er septembre, est-il reconduit ? Oui, bien sûr.
C'est un dispositif qui est en place depuis le 1er septembre. Et ces dernières semaines, quand des classes ont dû fermer et que des parents ont dû rester à la maison pour garder leurs enfants, évidemment que ce dispositif fonctionnait et il va être reconduit.
Chômage partiel qui ne peut bénéficier qu'à un seul des deux parents. Absolument. Je le rappelle. Pour les indépendants et les professions libérales, arrêt de travail et donc indemnité journalière. C'est bien cela. Et pour les fonctionnaires, l'autorisation spéciale d'absence. Bien. Chômage partiel, 72% du salaire net à partir du 1er mai. Est-ce que ça va être où les 84% vont être reconduits ?
Écoutez, on s'est toujours adapté en fonction de la situation épidémique. Il y a des décisions qui avaient été prises, effectivement, des adaptations. Ce n'était pas dans le contexte où on doit prendre des décisions nouvelles, où plus de personnes vont devoir avoir recours à l'activité partielle, au chômage partiel. Je n'ai pas d'annonce à faire aujourd'hui sur de nouvelles adaptations qui seront faites. Ce que je vais dire, c'est qu'on a toujours été pragmatiques. On a toujours pris les décisions pour ne pas pénaliser des familles et des Français.
Je vous dis ça, Gabriel Attal, parce que tout le monde a entendu le 15 mai, la date du 15 mai hier soir, dans la bouche du président de la République. Bien sûr. C'est pour ça. Chômage partiel, 72% du salaire net à partir du 1er mai. Il va falloir aller au moins jusqu'au 15 mai.
Ce qui est important, en tout cas, c'est que dans les prochaines semaines et dans le courant du mois d'avril, c'est vrai qu'il y a probablement beaucoup plus de Français qui seront en chômage partiel. Que ce soit des Français qui travaillent dans des commerces qui doivent être fermés administrativement. Que ce soit des parents qui doivent garder leurs enfants et rester chez eux. Et que, évidemment, là, c'est le chômage partiel tel qu'on l'a connu jusqu'à maintenant qui s'adaptera, c'est-à-dire à 84% du salaire. Chômage partiel étendu aux assistantes maternelles ? Oui, bien sûr. Aux femmes de ménage ? A tous ceux qui ne peuvent pas travailler, qui sont empêchés de travailler.
Et est-ce que les assistantes maternelles pourront continuer à garder les enfants à domicile ?
Alors, il me semble que oui. Je vous avoue que je réserve ma réponse sur ce point. Le Premier ministre va s'exprimer tout à l'heure. Je crois que ça avait été le cas dans le confinement du printemps 2020. Et donc, il me semble que oui.
Et est-ce que le grand oral du bac aura lieu en juin ?
Oui, bien sûr. Le calendrier du bac a déjà été adapté. Vous savez qu'il devait y avoir des épreuves qui devaient se dérouler au mois de mars. Qu'elles ont été remplacées par du contrôle continu. Qu'il reste ce qu'on appelle les épreuves terminales. Donc, la philosophie, le grand oral. Et le calendrier reste évidemment maintenu.
Regardons les déplacements maintenant. Règle en vigueur. Dans les 19 départements en vigilance renforcée, étendus à toute la France métropolitaine. C'est bien cela ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire fermeture de certains commerces. Attestations pour se déplacer au-delà de 10 kilomètres et couvre-feu à 19h. Évidemment, on est bien d'accord.
Les règles qui s'appliquaient dans 19 départements concernant à peu près 35% des Français qui maintenant ont concerné l'ensemble des Français.
Les déplacements interrégionaux possibles ce week-end. Week-end de Pâques. On peut partir dans toute la France métropolitaine.
Et pour des personnes qui, sachant que pendant les prochaines semaines, leur enfant ne sera pas accueilli à l'école, qui souhaiterait pouvoir changer de lieu de résidence pour ces semaines-là, évidemment, c'est possible. Et ensuite ? L'important, c'est toujours de respecter les gestes barrières, les mesures barrières. Et à partir de mardi ? Et à partir de mardi, il y aura les contrôles qui s'appliquent.
C'est-à-dire qu'on ne pourra plus se déplacer de région à région.
La tolérance est donnée pour ce week-end. Terminé. La tolérance est donnée pour ce week-end. Après, il y a quelques motifs impérieux, motifs dérogatoires qui permettent de se déplacer, notamment pour une activité professionnelle, notamment, évidemment, quand vous avez une situation familiale difficile, avec une personne qui est malade, qui est hospitalisée, évidemment que les déplacements restent possibles dans ce cadre.
Mais l'objectif, je le rappelle, c'est bien de limiter au maximum les déplacements, effectivement, de ne pas se déplacer au-delà des 10 km autour de chez soi, ce qui permet quand même de contenir un certain nombre de déplacements, parce qu'il faut limiter les interactions sociales, parce qu'on sait que c'est à ces occasions-là que le virus se transmet et que c'est très important que chacune, chacun d'entre nous, on réduise nos interactions et cette bulle sociale, finalement.
Pas d'attestation pour sortir de chez soi, on est bien d'accord. Dans la limite des 10 km. Dans la limite des 10 km, Gabriel Attal. Tous les rassemblements, parce qu'avec ce temps, ce beau temps des rassemblements, il y en aura. Il y en a eu ces derniers week-ends, ces derniers jours, il y en aura ce week-end, il y en aura les jours suivants. Alors, systématiquement, ces rassemblements de plus de 10 personnes ou 20 personnes en plein air seront verbalisés.
Oui, vous savez que l'interdiction de se réunir à plus de 6 en extérieur est en vigueur depuis plusieurs mois maintenant. Elle se posait sans doute moins, parce que la météo n'était pas celle qu'on connaît aujourd'hui. Et donc, évidemment, les scènes qu'on a vues ces derniers jours avec des grands rassemblements festifs, elles sont inacceptables, elles sont irresponsables. Maintenant, moi, je vais vous dire, ces scènes, elles ne résument pas l'activité de l'immense majorité des Français. Les Français, ils sont responsables.
C'est pour ça, d'ailleurs, qu'on a adapté nos règles par rapport à ce qui se passait il y a un an, qu'on donne la possibilité de sortir, de prendre l'air, de se promener sans limitation de durée pendant la journée, dès lors qu'on respecte les règles et les consignes qui permettent de limiter le risque de contaminer ou d'être contaminés.
Les offices religieux maintenus, ce week-end de Pâques, pour les fidèles, ouvertes, toutes les églises seront ouvertes aux fidèles.
Oui, bien sûr, avec des jauges que vous connaissez qui ont été construites avec les représentants des cultes.
Avant de revenir sur la date du 15 mai, est-ce qu'on est arrivé vraiment à saturation dans les hôpitaux, aujourd'hui ?
On déploie encore des lits de réanimation dans les hôpitaux. Ce qui est certain, c'est que la situation est très tendue. On pousse les murs aujourd'hui pour accueillir des malades. Il y a beaucoup de malades qui sont hospitalisés chaque jour, qui entrent en réanimation chaque jour. On est au-dessus des 5 000 patients Covid en réanimation, au-dessus des 7 000 patients en réanimation, toutes pathologies confondues. On sait qu'on a une capacité à déployer des lits de réanimation supplémentaires, jusqu'à 10 000, comme l'a dit le Président hier. Mais évidemment, ça se fait au prix de reprogrammation d'actes qui devaient avoir lieu. Et donc, c'est quelque chose qu'on fait progressivement.
Mais on a encore cette capacité à monter. Mais la situation est tendue.
10 000, c'est un chiffre qui revient sans cesse, qui est revenu il y a un an, qui est revenu le 28 octobre, lorsque le Président de la République a pris la parole. Toujours le même chiffre. 10 000. 10 000, c'est notre capacité en réanimation. Oui, je crois que c'est un peu plus 10 000, c'est 10 400.
10 400, oui. Mais voilà, on connaît la réalité dans notre pays. On sait qu'un anesthésiste, un réanimateur, malheureusement, ne se forme pas, ou même heureusement, en un an, mais que ça prend plusieurs années. Et donc, l'enjeu, c'est évidemment celui des ressources humaines. C'est pour ça qu'Olivier Véran mobilise très fortement les soignants qui sont déjà très mobilisés, mais pour qu'il y ait des soignants supplémentaires qui puissent venir intervenir à l'hôpital, en mobilisant la réserve sanitaire, en mobilisant des étudiants en santé, pour venir prêter main forte aux soignants qui se battent à l'hôpital depuis maintenant un an.
Gabriel Attal, réouverture, donc début de réouverture au mois de mai, la mi-mai, vous aviez parlé de la mi-avril, je ne vais pas revenir là-dessus, vous étiez un peu rapide dans votre estimation. Un mois plus tard, donc réouverture dès la mi-mai, de certains lieux de culture, certains lieux de culture, lesquels, par exemple, on verra, c'est-à-dire le président ne l'a pas dit hier. Certains lieux de culture, il a une idée quand même.
Oui,
on va l'anticiper,
on va l'anticiper, Jean-Jacques Bourdin. Par exemple, on a toujours dit, c'est le Premier ministre qui l'avait dit, donc je ne fais pas d'annonce ici, que probablement que les musées feraient partie des premiers lieux de culture à pouvoir rouvrir. Voilà, peut-être qu'il y en aura d'autres. Je vais vous dire. Et des terrasses aussi. Et de certaines terrasses, comme a dit le président.
Terrasse de quoi ?
On va préparer cet agenda de réouverture. Terrasse, ça veut dire terrasse de café, de restaurant. On va préparer cet agenda de réouverture. On a tous envie de retrouver nos terrasses. On a tous envie de pouvoir se retrouver avec des amis autour d'un repas. La saison peut se prêter à ça à l'extérieur. Aujourd'hui, malheureusement, ce n'est pas possible. Et il faut, encore une fois, limiter au maximum nos contacts. Mais ça s'anticipe et ça se prépare. Et on a le déploiement de la vaccination qui est un formidable espoir pour faire diminuer la circulation du virus. Et donc ça, plus la météo qui est plus favorable avec la saison du printemps qui arrive. Oui, tout à fait.
On travaille aujourd'hui sur, comme l'a dit le président, un agenda de réouverture qui pourrait démarrer dès la mi-mai.
Dès la mi-mai, avec donc certains lieux de culture et des terrasses. Alors, évidemment, tout le monde a compris, terrasses de café, de restaurant. Nous verrons, nous verrons, mais il y a ce calendrier qui est annoncé pour la culture, pour le sport, pour le loisir, pour l'événementiel, pour les cafés, pour les restaurants. Il y aura des festivals cet été, alors ?
Oui, d'ailleurs, Roselyne Bachelot avait déjà annoncé qu'il y aura des festivals qui se tiendraient cet été avec un protocole sanitaire qui avait été défini, donné. Je crois que c'était, il me semble... Mais aussi des parcs d'attractions ouverts. 5 000 personnes, moins de 5 000 personnes assis en extérieur. Évidemment, en fonction de la circulation du virus, on adaptera ça. Notre souhait, évidemment, c'est que les Français puissent passer un été... Vacances normales. J'ai envie de dire, le plus normal possible. Peut-être que le virus sera encore dans nos esprits, peut-être qu'il sera encore un peu dans nos vies.
Mais ce qui est certain, Jean-Jacques Bourdin, c'est qu'on aura fait un progrès majeur grâce à la vaccination. Parce que la vaccination accélère. Parce qu'on sera au moins 10 millions de personnes vaccinées à la mi-avril. On a annoncé 20 millions à la mi-mai, 30 millions à la mi-juin. Et tous les Français qui le souhaitent se seront vus proposer un vaccin d'ici à la fin de l'été. Et c'est ça, la lumière au bout du tunnel. La lumière au bout du tunnel, c'est que la vaccination se déploie, qu'elle a déjà un impact sur l'épidémie et qu'elle en aura de plus en plus important à mesure qu'on vaccinera les Français.
J'aurai mon certificat de vaccination, on est bien d'accord, cet été. Et ce sera en quelque sorte un pass sanitaire.
Ce qu'on a toujours dit, c'est qu'on travaillait sur cette question du pass sanitaire au niveau européen pour ce qui est des déplacements à l'étranger. Les pays qui vont demander d'attester qu'on a été vacciné ou qu'on a un test négatif, par exemple récent, pour pouvoir se rendre dans leur pays. Et on travaille à des protocoles sanitaires pour l'accès à certains lieux.
Vous travaillez à des protocoles sanitaires pour l'accès à certains lieux en France ? En France, bien sûr. Il y aura donc des protocoles sanitaires pour l'accès à certains lieux ? Les protocoles sanitaires, c'est notamment des jauges, vaccins, ou un test négatif dans les dernières 72 heures ?
C'est notamment des jauges, des règles de distance pour garantir qu'on limite la circulation du virus. Après, est-ce qu'il y aura plus que ça ? Encore une fois, on anticipe, on fait en sorte de travailler les meilleures décisions.
La population est vaccinée, autant le mettre en place.
Non, mais j'entends parfaitement ce que vous dites. À la mi-mai, le président l'a dit, notre souhait, c'est de pouvoir commencer à rouvrir un certain nombre de lieux. On aura beaucoup vacciné à la mi-mai, c'est-à-dire 20 millions de personnes, c'est l'objectif, mais ça ne sera pas tous les Français. Il faut tenir compte de ça aussi.
Sous conditions ?
Sous certaines conditions sanitaires ? Ce que je vous dis, c'est que c'est ce qu'on est en train de travailler. Ce que je vous dis, Jean-Jacques Bourdin, c'est qu'il serait assez compliqué de dire à la mi-mai, on ouvre certains lieux et ne peuvent y entrer que ceux qui ont été vaccinés, alors même que, probablement que beaucoup des Français qui auront voulu se faire vacciner à ce moment-là n'auront pas pu le faire parce qu'ils n'auront pas été dans les publics cibles pour être vaccinés. Mais il y a d'autres moyens d'attester que vous êtes protégés, le fait d'avoir fait un test récemment, etc. Sur ce point-là, rien n'a été acté, mais on y travaille avec chaque ministère concerné.
Bien, avant de parler des vaccins, quelques mots sur les autotests, ces fameux autotests, quand pourrons-nous en acheter et seront-ils vendus dans les grandes surfaces ?
Alors, sur ce point, il y a une stratégie sur les autotests qui sera annoncée par le ministre de la Santé dans les prochains jours, qui va préciser un certain nombre de choses. D'abord... Prochain jour, pas aujourd'hui. D'abord, quels autotests sont les plus efficaces et les plus fiables ? C'est ça qui est important de dire. Il y a plusieurs marques qui se sont lancées là-dedans. C'est important qu'on puisse, nous, gouvernement, en autorité sanitaire, être clair. Oui, en Allemagne, moi je veux le dire, certes, il y a des autotests qui sont en vente dans les supermarchés, il n'y a pas l'accès aux tests sans frais, sans limite, qu'il y a à tous les coins de rue quasiment aujourd'hui en France.
Des Allemands qui sont venus en France récemment ont d'ailleurs noté, des journalistes ont dit en France, voilà, vous avez ces petits chapiteaux, vous pouvez faire un test antigénique en pharmacie gratuitement. La France est plutôt une exception française sur cette politique-là. Mais sur les autotests, quels sont les autotests qui sont fiables, qui sont efficaces ? Dans quel cadre est-ce qu'on les conseille ? Est-ce qu'on les indique ? Comment est-ce qu'on fait le lien avec les tests PCR si jamais on est positif sur un autotest ?
Parce que c'est important qu'une personne qui serait positive, ça puisse être renseigné dans les bases de données qu'on a pour faire le suivi des cas contacts et puis éventuellement des publics prioritaires auprès desquels on pourrait les déployer. Je pense notamment, on l'a abordé rapidement tout à l'heure, aux étudiants. On maintient, parce que c'est très important pour l'aspect psychologique chez les étudiants, la possibilité de revenir une journée par semaine dans les universités. Voilà, on peut imaginer que des autotests soient mis à disposition. Donc en priorité.
Priorité donnée aux étudiants.
On va regarder effectivement pour des publics prioritaires et ça peut en faire partie. Et ils seront vendus dans les grandes surfaces
ou pas ? Il y a un lobby pharmaceutique qui est très fort là-dessus.
Sur ce point, je crois qu'il y a encore des travaux qui sont en cours puisque vous savez que les autotests sont considérés comme un dispositif médical. Il me semble que la loi aujourd'hui ne permet pas la vente de dispositifs médicaux en supermarché. Mais je vais vous dire évidemment que notre souhait, c'est dès lors qu'il y a un outil qui est utile et qui est efficace, qu'il soit accessible au plus grand nombre. C'est pour ça qu'on a développé les tests massivement. On fait aujourd'hui, je crois, 3 millions de tests par semaine. C'est colossal. Et notre souhait, c'est évidemment que tous ceux qui ont envie de se faire tester puissent se faire tester, y compris avec des nouveaux outils.
Alors la vaccination, 330 000 vaccinations en 24 heures. Ces dernières 24 heures, 8 500 000 doses. Ça représente 12, première dose. 12,7% de la population française et on est à 2 800 000 de doses. Le 15 avril, vous avez donné les chiffres, 10 millions de personnes vaccinées, peut-être un peu plus même. le 10 avril. Bon, je ne vais pas revenir sur cette vaccination. Si, je vais y revenir avec les moins de 18 ans. Parce que pour préparer la rentrée prochaine, pourquoi, alors que Pfizer annonce que son vaccin est efficace sur les jeunes, pourquoi ne pas vacciner avant l'été, permettre la vaccination avant l'été des moins de 18 ans ?
Je vais vous dire, sur ce sujet-là, savoir quels publics sont indiqués pour la vaccination. Pour quel public est indiqué tel vaccin, c'est un choix où on s'en remet aux autorités sanitaires, aux scientifiques ? Ce n'est pas un choix politique. L'important, c'est qu'il y ait une société... C'est un choix politique pour préparer la rentrée. Évidemment, le choix politique, c'est de prendre toujours les mesures et les décisions qui nous permettent de lutter contre la circulation du virus et de protéger les Français. Et à partir de là, s'agissant de la vaccination, vous avez des autorités sanitaires qui nous éclairent.
S'agissant de la vaccination des jeunes, des enfants, je crois qu'il y a des études cliniques qui viennent de démarrer, notamment aux Etats-Unis, qu'il n'y a pas du tout de consensus scientifique sur ce sujet-là aujourd'hui. Mais évidemment, qu'on va continuer à suivre ces travaux-là et qu'on prendra toujours les décisions nécessaires.
La production française de vaccins commence la semaine prochaine. Enfin, production, oui. Il s'agit de quoi ? De remplir, de conditionner des doses... De flaconnage. De flaconnage. Quatre sites. Les premiers vaccins produits en France seront injectés quand ?
Alors, injectés, je ne sais pas. Mais en tout cas, vous l'avez dit, on a mobilisé des usines pour qu'elles puissent adapter leurs lignes de production pour produire les vaccins de concurrents. Et ça, je trouve que c'est un très beau message aussi sur la solidarité. C'est un très beau message sur la solidarité. On est obligé de faire comme ça. Oui, mais je veux dire, c'est un travail qu'on a anticipé depuis juin dernier. Des entreprises qu'on a financées en juin 2020 pour qu'elles puissent adapter leurs lignes de production. Parce qu'on a anticipé cette question-là du problème de production. Évidemment qu'on manque aujourd'hui de capacités de production de vaccins en Europe.
C'est ce sur quoi travaille Thierry Breton pour les développer. Et vous savez qu'il a dit que dans le courant producteur de vaccins, on travaille beaucoup sur ces questions-là. L'objectif, c'est toujours de recevoir le plus de doses possible. Parce que ce qui bride aujourd'hui notre campagne de vaccination en France comme partout dans le monde, c'est le nombre de doses. Et donc, il faut plus de doses. Il faut en produire plus. Et c'est ce sur quoi on travaille.
Discussion avec Angela Merkel et Vladimir Poutine. J'ai vu. Pourquoi ? Sur quel sujet ? Sur les vaccins ? Sur le Spoutnik ? Non ? Il y a des discussions diplomatiques. Non, c'est Emmanuel Macron qui a engagé... Il y a des discussions. On ne sait pas trop sur quels sujets ?
Discussions diplomatiques sur l'ensemble des sujets en ce moment. Particulièrement sur le Spoutnik. Pas d'informations particulières
sur ce sujet. Bon, les élections régionales et départementales de juin seront-elles reportées ?
Alors, vous vous souvenez qu'on avait mis en place une méthode, après un consensus avec les formations politiques, le report des élections de mars à juin et un avis du Conseil scientifique avant le 1er avril pour nous éclairer sur les conditions d'organisation de ces élections. On l'a. Le report a été fait en juin. On a l'avis du Conseil scientifique qui dit quoi ? Qui dit que les élections peuvent se tenir sous des conditions sanitaires qui sont des conditions d'organisation assez importantes. Oui. Et qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui en méthode ?
Le Premier ministre a écrit à l'ensemble des formations politiques des associations d'élus pour leur transmettre le rapport et pour recueillir leur avis, leur position sur la base de ce rapport. On l'attend. à partir de là, une décision sera rendue par le gouvernement je pense la semaine prochaine qui sera annoncée à la lumière de ce que nous auront dit les formations politiques.
Vous êtes favorable à un report ou au maintien des élections ? Franchement ?
Moi, je vais vous dire franchement, moi je suis favorable à ce que notre démocratie puisse continuer à vivre le plus normalement possible. Donc au maintien ? Et donc évidemment, moi si on peut les maintenir, évidemment que j'y suis favorable. Maintenant, les conditions qui ont été fixées par le Conseil scientifique sont importantes et donc la question, c'est est-ce qu'elles sont tenables pour organiser la campagne et les élections ?
Si nous sommes sur une terrasse à partir du 15 mai, nous pourrons être dans un bureau de vote au mois de juin.
J'entends tout à fait cet argument. Il y a dans les propositions le fait d'organiser le vote à l'extérieur, d'avoir des créneaux réservés pour certaines personnes pour qu'elles puissent voter, le fait que les personnes qui seront assesseurs, on sait qu'on a besoin d'assesseurs pour organiser les élections, devront, il me semble, avoir été vaccinées. Je crois que c'est ce qui est proposé dans le rapport. Il y a un certain nombre de conditions. La question, c'est est-ce qu'avec les formations politiques, les associations d'élus, on considère qu'elles sont tenables pour organiser ce scrutin et à partir de là, on prendra la décision ? Je change de sujet.
L'association islamiste et nationaliste turque Miligourus sera-t-elle dissoute ?
Ce qu'a annoncé Gérald Darmanin, c'est qu'elle ne participerait pas,
je crois, aux assises de l'islam. Trois associations, fédérations, refusent de signer la charte des principes de l'islam de France. Doivent-elles être dissoutes ? Je vais vous dire. Oui, dites-moi. Non mais déjà, aujourd'hui,
elles doivent être considérées comme des associations et regardées comme des associations qui refusent de reconnaître que les lois de la République sont supérieures à la foi et que l'égalité entre les femmes et les hommes est un préalable dans la République. Oui. Un certain nombre de règles. Alors que font-elles ? Ce qui justifie, je le précise, puisqu'on parle de cette association, le fait que le ministre de l'Intérieur s'est ému, qu'une grande collectivité locale, la ville de Strasbourg, annonce une subvention de plusieurs millions d'euros à l'association, alors même qu'on est aujourd'hui dans cette situation et dans ce refus de signer la charte. Et donc, ce que je...
Donc, si elles ne se plient pas aux règles de la République, doivent-elles être dissoutes ?
Jacques Bourdin, moi, ce que je considère, c'est qu'une association qui va à l'encontre des valeurs de la République, qui se bat contre les valeurs de la République, contre l'égalité entre les femmes et les hommes, contre la dignité humaine, évidemment qu'elle n'a pas vocation à organiser des activités à exister dans la République. Maintenant... Donc, dissolution. Mais je n'annonce pas...
Si on ne se plie pas aux règles de la République, dissolution.
Évidemment, c'est le sens de nos mesures, de dire que si on ne se plie pas aux valeurs de la République, si on refuse de s'intégrer dans la République, on n'a pas vocation à fonctionner comme des associations qui, elles, se plient aux valeurs de la République.
Et si l'UNEF continue à organiser des réunions non mixtes, est-ce que le gouvernement cessera ces subventions ?
Écoutez, sur ce point-là, tout peut toujours être regardé. Moi, je vais vous dire, je continue à espérer, peut-être en vain, un ressaisissement. Voilà. Il y a... L'UNEF, c'est un syndicat étudiant. Il y a aussi une démocratie interne entre guillemets avec des élections. Si une ligne républicaine qui s'oppose à ce type d'organisation, de réunions racisées, je déteste ce terme, non mixte, etc., pouvait l'emporter et changer cette ligne-là, ce serait quand même le mieux. Voilà. C'est, moi, une conception que je ne comprends pas.
Et moi, ce que je ne comprends pas, c'est que l'UNEF donne le sentiment depuis maintenant un certain temps finalement d'avoir mis en arrière-plan le combat pour la défense des étudiants, pour les intérêts des étudiants. On les entend davantage parler de ces sujets-là que de la condition des étudiants. Et moi, c'est ça qui me chagrine beaucoup en ce moment.
J'ai une dernière question, Gavriel Attal. 200 enfants et une centaine de femmes sont détenues en Syrie dans les camps gérés par les Kurdes. Seront-ils rapatriés ?
Il y a des opérations qui ont lieu au cas par cas. Ce qu'on a toujours dit, c'est notamment pour les orphelins qu'on organisait des opérations de rapatriement. Plusieurs ont eu lieu. Ce que je vous dis, c'est qu'on fait au cas par cas. On regarde...
C'est l'honneur de la France que de laisser des enfants dans des conditions déplorables, des enfants français, dans des conditions déplorables, dans des camps détenus par les Kurdes. Est-ce l'honneur de la France ? L'honneur de la France,
Jean-Jacques Bourdin, c'est de défendre ses citoyens partout et en toutes circonstances. Justement. Et de prendre toujours les décisions qui garantissent la protection des citoyens, que ce soit à l'étranger ou sur notre sol. Et donc, quand on fait le choix de rapatrier des personnes d'un théâtre de guerre, évidemment, c'est un choix qui se fait au cas par cas, mais avec toujours comme boussole, la dignité humaine et l'intérêt des enfants.
Merci Gabriel Attal d'être venu nous voir ce matin. Porte-parole du gouvernement. Le gouvernement va l'entendre sur BFM TV dans un instant par la bouche du Premier ministre qui sera devant l'Assemblée nationale. 8h55, RMC et BFM TV.
Gabriel Attal