Budget 2026 : «Il faudra sans doute que les plus riches contribuent et fassent un peu de patriotism
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Ça s'appelle augmenter les impôts sur certains. Oui, quand vous avez 1 % de la population qui arrive aujourd'hui à capter une grande part des richesses de ce pays, oui, j'assume de dire qu'il faut augmenter les impôts, mais j'assume de dire aussi que dans ce budget, on doit trouver des nouvelles marges de manœuvre, des économies qui permettront notamment de retrouver à la France, d'avoir à la France une souveraineté retrouvée parce qu'on s'aperçoit aujourd'hui que la difficulté budgétaire dans laquelle nous sommes nous met en difficulté dans tous les secteurs d'activité de notre pays. Donc, on doit à la fois relancer l'activité économique, avoir des marges de manœuvre qui ne permettent pas juste de financer la dette de ce pays.
Et donc pour ça, oui, il faudra sans doute que les plus riches de notre nation contribuent et fassent un peu de patriotisme fiscal. Ça ferait bien sûr plutôt du bien à notre nation. Alors, le gouvernement remettra sur la table la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises qui avaient été supprimé par le Sénat.
C'est un geste ça quand même Pierre Jouvé, on parle de 6 milliards d'euros, ça suffit pas. C'est un c'est un c'est en tout cas un premier geste et comme je vous le disais, les discussions vont reprendre dès la semaine prochaine. Moi je crois que si chacun va dans la le sens des responsabilités qui doit être le sien, des compromis peuvent être trouvés.
En tout cas, il le faudra et moi, j'appelle les députés à travailler en ce sens-là. Et je crois qu'il faut aussi donner l'image aux Français de députés qui sont capables de travailler, de s'entendre pour construire un budget, ce qui est une situation qui est assez incompréhensible pour nos concitoyens, disons-le quand même. Pierre Jouvet, une partie de la droite avec tout le respect que je vous dois, en a un petit peu marre de vous, les socialistes épousent pour un 493 si tout ça traîne un peu trop.
Ça vous fait peur ça ou pas ? B non, ça nous fait pas peur si euh le Premier ministre veut euh revenir sur l'engagement qui avait été le sien de ne pas utiliser le 493, il l'assumera. Et nous avons été euh très clairs sur le sujet.
Nous ne voulons pas l'utilisation du 493. Nous croyons au débat euh parlementaire et nous pensons euh qu'il y a des capacités à aller chercher des majorités. Moi, j'entends que la droite puisse rêver d'avoir un 493 aussi pour se dédouiner d'un certain nombre de choix et de ne pas assumer ce qui est une spécialité de leur part dans le débat budgétaire.
C'est-à-dire qu'on a la droite qui à la fois ne veut pas plus d'impôts sur les plus riches. On a une droite qui ne veut pas augmenter les dépenses sur les services publics et qui en même temps dit l'inverse en hémicycle. Donc on voit bien une forme d'hypocrisie permanente de la part de la droite qui ne sait pas trop où elle va avec un manque de boussole et qui se dit un 493 permettrait de rester bien planqué avec euh un budget qui serait assumé exclusivement par monsieur le cornu.
Nous nous disons que le temps parlementaire est permettrait de gagner du temps et parce que tout ça ne coûte cher he Pierre Jouvet hein. Ça permettrait de gagner du temps aussi le 493 selon la droite et ce sont des arguments qu'il faut entendre aussi parce que dernier dernier l'an dernier cette histoire a coûté 12 milliards d'euros hein quand même. Non mais je je crois que je crois que ce qui permettrait aussi de gagner du temps, c'est d'avoir un débat au réel sur la situation de notre pays, la situation budgétaire, la situation réelle des Français et la nécessité aussi de trouver des nouvelles marges dans le budget.
Donc je crois que c'est tout à fait possible.
Pierre Jouvet