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interviewLCP (sur YouTube)· 3 mars 2025 15 min

Marine Le Pen : situation en Ukraine et sécurité en Europe - débat à l'Assemblée nationale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

chers collègues depuis plus de 3 ans le peuple ukrainien résiste avec héroïsme à l'indéfondable agression russe et c'est donc vers les millions de morts blessés déplacés ou réfugiés et leur familles que je souhaite me tourner en commençant mon propos si cet héroïsme nous oblige il nous force aussi à la franchise je l'ai dit à maint et maintes reprise il ne peut y avoir d'issu militaire à ce conflit l'Ukraine ne peut pas gagner contre la Russie s l'entrée en guerre de l'OTAN qui n'est pas une option compte tenu des risques d'escalade vers une guerre mondiale entre puissance nucléaire et heureusement grâce au courage et à la résistance des Ukrainiens soutenu par les puissances occidentales la Russie ne peut pas non plus sortir vainqueur de ce conflit bien sûr la France a eu raison de soutenir au côté de ses alliés l'Ukraine et les ukrainiens et je salie ses milliers de Français qui ont accueilli les réfugiés de cette guerre ces mares qui ont commeouis à Perpignan ouvert leur commune à ceux qui fuyent les combats tout comme je salue l'engagement de nos soldats que ce soit pour tenir une posture des dissuisions dans les pays baltes ou en Roumanie ou pour former les soldats Ukrainiens ce soutien est d'autant plus honorable qu'il a lieu dans un contexte budgétaire fortement dégradé monsieur le Premier ministre il serait d'ailleurs de bonne politique de fournir à la représentation nationale un bilan des aides fournies à l'ra y compris à travers l'Union européenne ce bilan devant notamment permettre de comprendre enfin à quoi serent finalement les intérêts des avoirs russes gelé qui ont j'ai l'impression été promis comme source de financement pour bien trop de sujets malgré cela il est aussi permis de s'inquiété de l'abandon progressif par la France de son rôle singulier de puissance d'équilibre passant d'un extrême à l'autre au cours des derniers mois sans ligne politique clairement définie et encore moins comprise une politique étrangère et de sécurité efficace et confore nos intérêts se fonde sur les faits sur les réalités sur la compréhension des failles que les rapports de force peuvent nous permettre d'exploiter pour faire prévaloir nos objectifs bien davantage que sur les emportements les émotions voire les manifestations du Briss nous allions mettre la la Russie à genou annoncait un ministre des Finances déjà oublié en un mot il est un contestable que nous devons soutenir l'Ukraine pour qu'elle reste souveraine et libre mais nous devons le faire avec réalisme et en gardant à l'esprit nos propres intérêts nationaux plus qu'avec des coups de menton dépourvu des faits comprendre les réalités c'est d'abord admettre que nous ne pouvons pas promettre à l'Ukraine une adhésion à l'utant alors que nous savons que cette option a été une justification à l'agression russe et est clairement rejeté aujourd'hui par les États-Unis de même l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne va incontestablement à l'encontre de nos intérêts cette adhésion coûterait des milliards d'euros à la France elle créerait une nouvelle distorsion de concurrence sur le marché du travail impactant fortement notre modèle social et sa première conséquence serait à coup sû la ruine de nos agriculteurs par l'effet conjugué de la baisse massive de la PAC pour la France et par la concurrence déloyale que créerait cette adhésion le soutien le soutien à cette double adhésion apparaît donc soit comme une tromperie soit comme un risque majeur pour la paix et pour nos intérêts en février j'écrivais au français en février 2023 j'écrivais au français il est parfois plus difficile de faire la paix que de se laisser entraîner dans le flot des événements les logiques de bloc ou les passions IR raisonnai c'est le propre des grandes puissances de savoir s'en extraire pour rechercher avec une sereine autorité les moyens de la diplomatie c'est la vocation historique et morale de la France dans une position indépendante de faire entendre la voix d'un pays dont le sacrifice dans les guerres donne crédit à sa volonté sincère de paix jamais ces dernières années le monde n'a eu autant besoin de la France de sa voix de la bienveillante autorité de sa diplomatie de ses capacités d'influence sur les grandes puissances alors que je considère qu'en matière de politique étrangère l'un des maîtres mot doit être la constance les virevoltes du président de la République sur le conflit ukrainien n'ont pas permis à la France de peser significativement et c'est à Riad et à Istanbul que cela se passe et malheureusement s nous certes je ne peux que me réjouir qu'Emmanuel Macron soit passé d'un chimérique nous avons la conviction que la défaite de la Russie est indispensable à la sécurité et à la stabilité de l'Europe le 27 février 2024 un plus réaliste notre souhait et qu'il puisse y avoir des conflits qui s'arrêtent une trêve mesurable vérifiable qui permette la négociation d'une paix durable le 20 février 2025 je ne peux néanmoins que constater ce grand écart une politique de gribouille peu lisible évoluant au jour le jour sans vision construite ce grand écart c'est une fois de plus manifester lors de sa récente visite à Washington où il n'a été finalement question que de pouvoir exister mais évidemment ce grand écart qui prise avec le concept des injonctions contradictoires est aussi celui des États-Unis dont le président zinki a malheureusement fait les frais à Washington Monsieur le Premier Ministre chers collègues il ne faut pas être si l'inflexion profonde des États-Unis vis-à-vis du conflit ukrainien vise à un arrêt des combats sans capitulation ukrainienne pour espérer arriver à un accord de paix elle n'en demeure pas moins guidée par la défense des intérêts américains en particulier économique outre l'accord sur les terres rares chacun aura compris le calcul consistant à éviter la consolidation d'un axe russichine une des conséquences de l'intransigence occidentale vis-à-vis de la Russie ces dernières années alors nous ne pouvons que regretter que finalement l'Europe soit le seul continent où l'on s'interdise toute réflexion stratégique le courage c'est de dialoguer y compris face à des dirigeants avec lesquels nous avons des profonds désaccords c'est d'ailleurs le sens et l'honneur de la diplomatie et il ne serait y avoir d'autres moyens de préserver ses intérêts que d'affronter avec courage les obstacles qui les menacent comme je je l'ai déjà dit la paix semble aujourd'hui difficile faut-il pour autant y renoncer je ne le crois pas pour agir pour une paix solide et durable pour reprendre les mots du président de la République il faut comme je le propose depuis désormais 3 ans organiser une conférence sur la paix qui met autour de la table les nations sans les instances supranationales comme l'OTAN ou l'Union européenne les nations qui ont un intérêt dans la stabilisation de la région l'Ukraine et la Russie bien sûr les États-Unis la France la Turquie et l'Allemagne la Roumanie la Hongrie la Pologne la Moldavie la Lituanie la Lettonie et l'Estonie la Finlande la Slovaquie la République tchèque la Suède la Norvège l'Italie et la Bulgarie cette liste n'est bien sûr pas exhaustive le traité qui serait discuté doit éviter comme ce fut par exemple le cas du traité de Versailles de contenir les germes de la guerre d'après autrement dit au-delà de la question des fronti et pas seulement de la frontière russo-ukrainienne d'ailleurs ça doit être doit être aussi posée la question par exemple du périmètre de l'OTAN face à la nouvelle donne géopolitique majeure qui émerge dont l'une des faces est la fin de la naïveté devant la mondialisation heureuse et la nécessité du réarmement national je suis convaincu que la France peut retrouver sa place si singulière dans le concert des nations et qu'elle doit pour cela renouer avec ce pacte 20 fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde pour reprendre les mots du général de Gaulle à Londres en 1941 alors que ce conflit comme celui tout aussi dramatique qui se déroule loin des caméras entre le Rwanda et la République démocratique du Congo illustre une remise en cause du droit international alors que dans bon nombre de nations nous constatons l'arrivée au responsabilité de dirigeants qui font de la défense des intérêts de leur pays un objectif premier de leur politique je reste convaincu que la France a encore quelque chose à offrir au monde historiquement la France a toujours défendu les nations et leur liberté elle doit renouer avec sa vocation de puissance de paix et de concorde c'est dans ce sens que vous le savez j'ai proposé il y a quelques mois une déclaration des droits des peuples et des nations pour offrir un outil supplémentaire dans le droit international cet outil vise non seulement à préserver la sécurité des peuples et des nations mais mais aussi leur liberté face aux ingérances étatiques ou privé puisque j'évoque la question de la sécurité des Nations et que vous avez Monsieur le Premier Ministre évoqué cette question dans votre déclaration il m'a paraît nécessaire de rappeler quelques principes clairs tant j'ai pu entendre récemment des propos et des propositions qui m'pparaissent extrêmement dangereuses pour notre pays grâce à la volonté du général de Gaul le savoir faire de nos ingénieurs et à l'effort budgétaire consenti par les Français notre pays est aujourd'hui l'une des nation doté de l'arme nucléaire la dissuision permet à notre pays de vivre en paix depuis plus d'un demi-sècle et reste la clé de voûte de notre sécurité et de notre modèle d'armée c'est précisément parce que la dissuision est au centre de notre modèle d'armée que nous ne pourrons jamais soutenir une chimérique défense européenne c'est précisément parce que la dissuasion est garante de notre indépendance nationale que nous refusons tout entré dans le comité des nucléaire de l'OTAN comme l'a proposé une de nos collègues macronistes depuis désormais quelques années et encore vendredi dernier le président de la République pourtant garant de l'indépendance nationale et donc de son plus puissant outil l'arme nucléaire par une communication au mieux hasardeuse au pire parjure fragilise notre modèle de dissuasion et malheureusement ces propos ont percé à l'étranger le partage de notre dissuasion devenant un sujet dans certaines capitales européennes alors permettez-moi de rappeler à nouveau que partageer la dissuasion c'est l'abolir le feu nucléaire degré suprême de la souveraineté est un absolu un absolu ne se relativise pas sauf à ne plus exister déclencher le feu nucléaire est indissociable d'une légitimité nationale et populaire et on ne dissuade un agresseur potentiel qu'en le laissant dans l'incertitude incertitude du point de non retour justifiant une première salve du moment choisi pour la déclencher et des cibles choisies mais surtout incertitude du contenu symbolique assigner aux intérêts vitaux si nous refusons toute défense européenne cela n'empêche nullement de lancer des coopérations industrielles avec nos partenaires européens surtout cela n'empêche nullement nos voisins de choisir de s'équiper auprès de la base industrielle de défense française ou européenne plutôt que de choisir quasiment systématiquement des équ des équipements extraeuropéens en particulier américain un seul exemple combien de pays européens sont RA 1 1 sur 27 et je ne parle pas du symbole que représente le saérilleux arrière de la GrandeBretagne quelques heures après les décisions communes avec Emmanuel Macron je ne peux que me réjouir que le concept de priorité européenne soit désormais normalisé mais je ne vois pas en quoi nous avons besoin de passer par le filtre souvent détériorant de l'Union européenne pour le rendre opérationnel je rappelle ici à Madame vleyen que la politique de sécurité et de défense n'est pas une la commion mais c destats et que nous ne sommes pas d du maudéradis constant suivi par la Commission de s'arroger à chaque crise et contre les traités de nouvelles compétences la sécurité de l'Europe ne passera pas par une défense européenne mais par le renforcement concerté des défenses de chacune des nations européennes l'effort de défense doit également passer par un renforcement notre base industrielle qui a besoin d'une énergie abondante et bon marché de simplification réglementaire et d'accès solide au financement la réalité économique nous contraint à souligner que malgré les discours vaniteux Emmanuel Macron et l'Union européenne portent une lourde responsabilité dans la crise profonde que vit notre industrie l'épisode de l'usine d'obu heinco dont l'agrandissement a été bloqué à cause d'un batraien comme les ventes massives et irresponsables de nombreuses entreprises stratégiques au cours des 10 dernières années illustre tristement que l'économie de du président Macron était bien un slogan et non une réalité de terrain grâce à nos savoir-fa à nos industries nous pouvons et même nous devons jouer un rôle important pour garantir la sécurité de l'Europe et demain de l'Ukraine l'idée présentée il y a quelques jours par monsieur le ministre des armées de constituer des stocks d'armes dissuisifs pour l'Ukraine me paraît aller dans le bon sens cela ne doit bien entendu pas se faire au détriment des armées françaises de même un accord sur les matières premières m'apparaî également gagnant gagnant en revanche je considère que l'envoi de troupes françaises combattant sur le sol ukrainien est une folie seul une éventuelle participation à une opération sous mandat casque bleu pourrait être envisageable enfin pas de défense ni de sécurité et pour le sujet qui nous occupe aujourd'hui pas de retour de la France dans le tour de table du dossier ukrainien sans une diplomatie forte cohérente et guidée par la défense de l'intérêt national je ne suis pas convaincu que le retour de la France à sa juste place dans le concert des nations passe par des vidéos de divertissement par celui qui occupe le fauteuil qui fut celui de Taleran en outre l'actualité récente souigne que le caractère discret voire secret de la diplomatie est manifestement une voix à privilégier même si cette discrétion semble répugné à Emmanuel Macron l'arrivée d'une nouvelle administration à la tête des États-Unis fait aujourd'hui couler beaucoup d' s vous plaît je veux redire à cette tribune que si nous sommes alliés des États-Unis nos intérêts ne coïncident pas forcément pour éviter tout risque de vassalisation il faut sans cesse garder comme ligne de conduite la défense de l'intérêt de la France et des Français notre diplomatie et je conclus doit ainsi renouer avec ce qui fut sa force le triptique indépendance équidistance constance qui donna pendant longtemps à la France cette voix singulière dans le monde voit que beaucoup de pays notamment africains aimeraient entendre à nouveau voix dont l'objectif doit être encore et toujours la paix je vous remercie