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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 11 juin 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécuritéInstitutions & élections

"Darmanin arrive en bout de course. Il fait de la communication"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Gérald Darmanin est-il en difficulté et fait-il de la communication ?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Est-ce un problème structurel des institutions ou un échec personnel de Darmanin ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le RN s'est abstenu sur le projet de réforme de la justice ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Les ministères comme la justice ou l'éducation sont-ils des mammouths ingouvernables ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Faut-il une majorité solide pour mener des réformes profondes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:15Jean-Paul GarotFait
    « Il arrive actuellement en bout de course puisque il y a des élections donc de 2027. »
  • 1:45Jean-Paul GarotFait
    « La maison justice, elle s'écroule. Malheureusement, elle s'écroule et on le sait depuis longtemps. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Radio la France dans tous ses États. Pericolégas [musique] motur. Gérald Armanin aurait aurait-il dû présenter sa démission comme le réclamait hier une tribune parue dans Libération est-il en mesure de porter à lui seul la responsabilité d'un tel chantier pour réparer les défaillances du système juridique ?

Le garde des SAAU a du pain sur la planche à quelques mois de la présidentielle. On en parle avec un magistrat justement aujourd'hui député européen du Rassemblement national. Jean-Paul Garot.

Bonjour. Bonjour. Bonjour Jean-Paul Garot, merci d'être en direct avec nous à l'antenne de Sud Radio.

Euh Gérald Armanin, le garde des saut est en difficulté. Évidemment les les dessous de la Feriana où on a vu qu'il y a quand même des carences de la justice qui sont euh absolument inacceptables. Sa tentative de réformer la justice, je vois que son projet de loi sur le PL des coupables a été repoussé en commission.

Euh est-ce que le ministre s'agite en fait parce qu'il se sent en difficulté ou est-ce que c'est quelqu'un dont on certains disent qu'il a vraiment essayé de réformer la justice, qu'il a eu courageusement euh la volonté de prendre des décisions et que c'est le système qui l'empêche d'aller plus loin. Qu'est-ce qu'il faut déduire de cette de ce de ce blocage ? Oui, écoutez, monsieur Darmanin est au centre du système qui existe déjà depuis de de nombre de nombreuses années.

Il a été dans plusieurs gouvernements. Il arrive actuellement en bout de course puisque il y a des élections donc de 2027. Donc s'il avait dû faire des choses en faveur de la justice, elles auraient déjà été faites.

C'est au début d'un mandat naturellement qu'il faut aller vraiment au fond des choses en ce qui concerne le système judiciaire parce que la maison justice, elle s'écroule. Malheureusement, elle s'écroule et on le sait depuis longtemps. J'étais moi magistrat, j'étais euh une des raisons d'ailleurs pour lesquelles j'ai fait la politique, c'est pour essayer de contribuer à la restauration de cette de cette maison justice parce que évidemment c'est un mes pouvoirs régaliens de l'État et naturellement je savais malheureusement que si rien n'était fait, nous allions arriver à des extrémités comme ce qui s'est passé avec cette terrible affaire de Lyana.

Euh donc nous le voyons, il faut agir. Maintenant, le ministre essaie de se débrouiller comme il peut. Il fait de la communication mais il est évident qu'il ne fera rien, que ça se que ça soit lui, lui ou un autre, rien ne bougera parce que le système, il est tel qu'il est avec ceux tels qu'ils sont et donc en réalité rien ne bougera.

Il faut prendre sous sous sous plusieurs aspects euh ce sujet de fond à la fois bien entendu sur par rapport à l'affaire elle-même et au niveau d'une réforme structurelle de la justice car les choses ne peuvent pas durer comme cela. Moi, si vous voulez, je suis euh en même tant que professionnel et en tant que politique, je suis révolté par tout ce qui se passe parce que ce sont des millions de nos concitoyens qui souffrent de tout cela et les parmi eux les plus vulnérables en général comme des enfants. Donc c'est c'est c'est l'émotion naturellement est là.

D'autant plus que tout ceci devait être pris en compte il y a longtemps et je précise que ceci n'est pas que de la responsabilité de monsieur Macron et de monsieur Darmanin. Les choses remontent à bien plus longtemps et et si vous voulez, je veux pas politiser le discours naturellement, mais quand vous avez des discours justement qui sont très permissifs sur la sur les délinquants, sur la violence, enfin, je pourrais vous en parler en détail. Bon, évidemment, il faut pas s'étonner qu'il y ait une explosion de la violence, que l'institution judiciaire soit débordée, d'autant plus qu'elle a d'une façon endémique, naturellement, elle est dans la misère depuis longtemps.

Alors après, il y a bien sûr les personnels, euh on peut en parler, je l'écoute parfaitement bien mais bon, il y a peut-être aussi quelques réformes à faire, mais voyez, je je je peux vous dire cela. Jean-Paul Garot, est-ce que on veut parler de scandale pour l'affaire pour l'affaire Liana et ensuite évidemment les tentatives du du garde des SAAUT de j'allais dire de reprendre la situation en main. Est-ce que ce n'est pas plutôt un problème structurel de nos institutions de la fion dont gouverne dont fonctionne le gouvernement de la façon dont les ministères sont constitués et sont structurés ?

Est-ce qu'un ministre tel qu'il est, il aurait pu éviter d'arriver là où nous en sommes arrivés en prenant des dispositions sur le fonctionnement de la magistrature, des juges d'instruction, des enquêtes avec la gendarmerie ou est-ce que finalement il est, dites-moi la vérité, est-ce qu'il est pas coupé à un moment donné ? Est-ce que est-ce que l'administration, cette grosse machine ne le tient pas à l'écart et fait en sorte que ce soit lui ou un autre, qu'il en sache le moins possible pour qu'elle puisse continuer à agir à sa guise en fonction des méthodes qui sont les siennes ? Non, franchement le ministre évidemment il a des pouvoirs entre guillemets limités sur la justice en tant que exercice de la justice parce qu'il n'a rien à dire dans le cours normal des affaires.

Mais par contre sur tout ce qui entoure le la justice structure, la structure de la justice, l'administration de la justice, la politique pénale notamment, il est maître d'œuvre. C'est lui qui évidemment sous l'autorité du Premier ministre et du président de la République met en œuvre une vraie politique pénale issu bien entendu de d'un gouvernement enfin d'une d'une politique qui l'a qu' a expliqué précédemment et c'est pour cela d'ailleurs qu'il a été nommé. C'est pour ça que le gouvernement enfin que a été élu.

Voilà donc il a la maîtrise, il peut le faire. Sauf que si vous voulez, ce n'est pas 1 an avant euh euh la fin euh d'un quinquena qu'on commence à se réveiller véritablement là-dessus. Tout ce qui arrive aujourd'hui, tout ce qui arrive aujourd'hui est malheureusement déjà arrivé parce que nous avons eu déjà des cas terribles, hein.

Euh je peux pas même, c'est terrible citer tout le nom de ces de ces jeunes qui qui ont qui ont été tués dans des conditions épouvantables avec cette augmentation considérable des violences d'ordre sexuel notamment. Bon et bien si vous voulez au début d'un mandat au début d'un mandat on s'appelle un chantier et vous savez sur un chantier comme celui-là 5 ans, c'est c'est pas si c'est assez court en fait hein parce que il faut que les mesures des mesures d'urgence à prendre et puis ensuite il y a des mesures à plus long terme qui nécessitent évidemment des réformes en profondeur euh notamment législative mais sans aller sur de nouvelles lois des lois de circonstances on déjà tous les outils en Mais sauf que les magistrats, les personnels de justice et puis en ce qui concerne le pénal, la gendarmerie, la police. Bon et on a on a on a besoin véritablement d'une action politique derrière qui soutienne, qui donne l'influx, qui donne les ordres en ce qui concerne les forces de l'ordre et qui font en sorte de restaurer l'autorité de l'État et de combattre cette violence qui est en augmentation évidemment très très importante.

Précisément Jean-Paul Garot, vous êtes ancien magistrat, vous êtes député européen, donc vous connaissez bien l'aspect politique et l'aspect judiciaire de la problématique. Est-ce que le fait que ce gouvernement n'est pas une majorité nette euh franche qui représente la majorité du peuple français, qu'il n'y ait pas de vision, qu'il n'y ait pas de programme politique, fait qu'on est là et qu'on vivote quelque part, on s'agite au gouvernement, mais qu'il faut quand on a de telles réformes qu'il y ait une majorité solide. Là, je vois son projet de PLD coupable a été repoussé par la commission de 18 voix contre 12.

Le Rassemblement national s'est abstenu, il aurait pu la faire passer. Pourquoi il y a eu abstention du Rassemblement national sur le projet de de réforme de la justice de monsieur Darmanin ? Parce que ce sont des réformes, ce sont des réformes à la marge.

C'est c'est quelque chose de de de d'assez superficiel. Ce n'est pas avec cela qu'on va régler l'engorgement des tribunaux, qu'on va rendre une meilleure justice. Ce sont des phénomènes parcellaires.

Donc ça n'a pas d'importance. en réalité si vous voulez donc et sur le PL des coupables en particulier il y a moi bon favorable vous êtes favorable làdessus personnellement je suis je suis à titre personnel favorable à ce qu'il y ait une procédure plus rapide pour les affaires qui ne sont pas complexes et pour les affaires résolu c'est-à-dire les affaires qui ne posent pas problème en réalité vous vous comprenez je veux pas schématiser mais entre entre une affaire entre une affaire complexe et une autre qui ne l'est pas. En général, on a les mêmes procédures.

Donc c'est c'était un gâchi le temps d'argent et cetera. Bon donc la d'ailleurs l'une des clés de de l'une des clés qui consistera à faire des des économies et qui permettra effectivement d'aller plus c'est la simplification de la procédure. Pour cela, il faut reprendre de la souveraineté de la souveraineté juridique et judiciaire.

Il faut ne plus être sous la coupe évidemment de Bruxelles. Ça nécessite quelques réformes dont un référendum que nous avons prévu dès évidemment 2027. Voilà, ça fait partie d'un des aspects essentiels.

Mais si vous voulez, tout ce qui peut être fait, bon qui peut être un peu favorable, on le votera. Mais ça ne changera rien rien rien. Est-ce que Est-ce que Jean-Paul Garot, il en est du ministère de la justice comme de celui de de l'éducation nationale et voire de l'agriculture, ce sont des ministères très lourds avec des corporations très solides qui font bloc, qui font face et pour lequel il faut vraiment une énergie, une volonté politique courageuse pour bousculer.

Vous vous souvenez de monsieur Alec qui parlait de bousculer le mamouth. Est-ce qu'il y a pas finalement différents types de mammouth à bousculer en France ? Oui, mais la la moi je connais très très bien l'appareil judiciaire si vous voulez.

Il y a il peut y avoir du corporatisme. C'est un grand débat. Oui, oui, oui, bien entendu.

Mais et d'ailleurs, j'ai quelques idées là-dessus notamment en ce qui concerne la politisation de la justice. Ça c'est un vrai grand sujet et notamment [raclement de gorge] Ah oui. Ah ou là là.

Oui. Et notamment au sujet du Conseil supérieur de la magistrature composé évidemment des organisations syndicales et sur lesquelles on peut imaginer un autre système notamment évidemment des des magistrats moi auquels je tiens. C'est un système qui pourrait être désigné, tiré au sort et non plus passer par des organisations syndicales très politisées comme bien entendu le syndicat de la magistrature.

Ça fausse tout donc ça fausse les carrières des magistrats, ça fausse énormément de choses. Donc il y a beaucoup à faire de de ce côté-là. Mais vous savez, le corps de la magistrature est composé de gens et pas que la magistrature, tous les personnels de justice, les greiers et autres qui fondamentalement veulent rendre justice.

Souvenez-vous de cette tribune qui a été qui est passée il y a c'était en 2021 où signé par 3000 magistrats et même ça a été ouvert au griffier à d'autres. Il y a eu 5000 signatures après le suicide de cette [rires] jeune magistrate Charlotte, je crois, de 29 ans. Bon, qui qui qui ne qui ne pouvait plus être dans ce dilemme épouvantable qui était de dire "Bon, je fais ce que je peux mais je vais forcément juger mal parce que je ne peux pas arriver à juger bien.

Je n'ai pas le temps, je n'ai pas les moyens, je n'y arrive pas et cetera." Et donc il y a il y a beaucoup beaucoup il y a une grande majorité des magistrats qui sont comme cela. Il y a d'ailleurs une majorité des magistrats qui ne sont pas forcément politisés.

Mais si vous voulez, c'est une minorité agissante euh qui virulente, je dirais que dans dont il faut mais naturellement s'occuper car il n'y a pas lieu à ce qu'il y ait de de la politique dans dans la magistrature de quel que nature ce soit puisque c'est l'impartialité qui doit prévaloir. Nous nous sommes bien d'accord et on espère que ça ira dans ce sens en tout cas que le prochain gouvernement qui sortira des unes en 2027 prendra les dispositions qui s'imposent. Merci Jean-Paul Garot d'avoir été avec [raclement de gorge] nous pour ce témoignage et je n'hésiterai pas à faire appel à vos services parce que j'aurai besoin de décryptage sur l'affaire judiciaire.

Merci. Merci. Merci.

Vous restez avec nous. Nous allons parler démographie française. Une étude de l'INC donne des chiffres alarmants sur la population française en 70 ans.

Voilà. Pourra-t-on préserver notre système social, système de retraite ? Est-ce que l'immigration est en train de prendre une place effectivement à un moment donné qui serait qui constituerait un déséquilibre dans la démocraphie française ?

On en discute avec Nicolas.