Discours de Jordan Bardella à Fréjus
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames, Messieurs, mes chers amis, ce jour, vous le devinez, est un jour particulier pour moi, un jour où tombe sur mes épaules la responsabilité la plus éminente qui puisse incomber au simple militant que je suis, celle immense de conduire le Rassemblement national durant la bataille présidentielle qui s'ouvre. Je tiens d'abord à remercier notre candidate Marine Le Pen pour la distinction qu'elle me fait et pour la confiance qu'elle me témoigne. Sachez, mes amis, que j'en mesure l'honneur, mais aussi la charge. Merci à vous, mes amis, cadres, élus, militants du Rassemblement national, merci de votre soutien amical, fraternel, parfois paternel ou maternel.
Merci de ce que vous faites, merci de ce que vous êtes, merci de votre disponibilité, merci de votre engagement et de votre abnégation pour la France. Merci d'être pour les mois qui viennent autour de nous dans cette belle aventure que nous nous apprêtons à vivre au service de la France, de nous soutenir par votre inflexible détermination et votre énergie de tous les jours. Je sais qu'avec vous, avec des gens de votre trempe, nous allons aller au bout. Et vous le savez, au bout de ce chemin souvent pentu et caillouteux, toujours semé d'embûches et de difficultés, il y a l'horizon radieux de la victoire.
Merci enfin à tous les adhérents du Rassemblement national, merci à vous, merci à tous les engagés d'hier et d'aujourd'hui, d'où qu'ils soient. Merci de leur soutien affectueux, de leur foi militante, de leur engagement de terrain, tout particulièrement dans les mois qui viennent, pour convaincre et vaincre en avril prochain. A tous, membres de la grande famille qui est notre mouvement, je veux vous dire que je fais mienne cette belle exhortation d'Henri de la Roche-Jacquelin, jeune général vendéen de 21 ans à ses compagnons d'armes. Si j'avance, suivez-moi. Si je meurs, vengez-moi. Si je recule, tuez-moi. Sachez-le, mes amis, et c'est l'engagement solennel que je prends devant vous.
Dans les prochains mois, je ne me ménagerai pas, je ne calerai pas, je ne faiblirai pas, et je l'espère, je ne vous décevrai pas. Le militant que je suis et que je reste, l'enfant d'un territoire perdu de la République, qui est décidé de consacrer ma vie à notre pays, à la défense de notre patrie, qui est choisi de servir la France et cette belle cause nationale qui nous rassemble aujourd'hui. Je vis cette éminente nomination non comme un motif de vanité, mais comme une obligation, comme une injonction à l'humilité, à la fraternité et à l'efficacité.
Je l'interprète non comme une marque de glorification personnelle, mais comme la capacité de notre mouvement à faire émerger de simples militants au poste de responsabilité. Et parce que j'aurai 26 ans demain, merci mes amis, je veux aussi voir cette nomination comme un message adressé à tous les jeunes Français, comme une exhortation à l'engagement de cette génération inquiète de l'avenir, cette génération qui meurt pour une cigarette refusée ou un regard de travers, celle qui est usée d'être privée de vie par des restrictions sanitaires excessives, à cette jeunesse de France qui a reçu notre pays en héritage et qui s'écarte malheureusement trop souvent de la politique.
Elle est un appel à tous ces jeunes, dont le milieu modeste ne prédestine pas forcément à emprunter l'ascenseur social, à tous ces jeunes qui brûlent d'envie d'agir pour le pays, elle est un appel à nous rejoindre. A tous, je leur dis, indignez-vous, mobilisez-vous, engagez-vous, venez avec nous écrire les nouveaux chapitres de l'histoire de France et prenez-y toute votre place. La France vous appartient, elle sera ce que vous en ferez, vous rejoindrez la cohorte de ceux qui ont le pays chevillé au cœur et qui se refusent d'être sans combattre les spectateurs de sa disparition. Avec l'âge, on est un peu plus essoufflé.
Allez, comprenons-nous bien, notre projet est de faire émerger une nouvelle élite pour le pays. Quel que soit votre âge, vous y avez toute votre place. Pour peu que vous partagiez avec nous cet amour de la France qui fait de nous les membres d'une même nation, d'une même famille, et je dirais qui fait de nous des frères. Des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent, avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà la condition essentielle pour être un peuple selon Renan.
C'est pourquoi je vous appelle, j'appelle tous nos compatriotes, d'où qu'ils viennent à se lever, à nous rejoindre, à retrousser les moches pour redonner à notre pays le bonheur d'être ensemble, pour lui faire retrouver l'aspiration à la liberté et ce souffle si français qu'est la passion de la grandeur. Notre grandeur, notre liberté, notre grandeur, Emmanuel Macron aura passé cinq années à les abîmer. Jamais il n'aura été le président d'un nouveau monde. Jamais il n'aura ouvert les nouvelles pages de l'histoire de notre pays. Il aura plutôt été le dernier chapitre de l'ancien monde.
Il aura été la synthèse d'un cycle entamé par des révolutionnaires bidons en 1968, de Cohn-Bendit à Duhamel en passant par Jack Lang, qui n'avait que pour seul objectif la déconstruction minutieuse de la France. Eux qui professaient cheveux au vent vouloir vivre et travailler au pays n'ont eu de cesse de soutenir l'importation de la terre entière dans nos villages. Eux qui scandèlent l'interdit d'interdire sont les plus ardents soutiens du pass sanitaire qui privent la jeunesse de sa vie. Eux qui ont pris les commandes d'un pays riche en ont fait un pays en voie de sous-développement.
Ce sont les mêmes, parlant au nom du camp du bien, qui ont méticuleusement sapé les piliers fondateurs de la nation, avec pour seul résultat le saccage de la France, la culpabilisation de notre peuple et la démoralisation des Français. Cette idéologie est aujourd'hui parfaitement, puisqu'elle a annoncé sa candidature ce matin, incarnée par une Anne Hidalgo qui a transformé les quartiers de notre capitale en des terrains vagues, sales et malfamés, qui a fait de la laideur et du mauvais goût la marque de fabrique de la capitale de la France dont nous étions si fiers.
Elle s'incarne dans ces mères écologistes de Grenoble, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, ennemis du progrès scientifique, qui haïssent nos traditions et qui veulent nous priver de sapins de Noël et du Tour de France, qui financent et soutiennent l'islamisme, qui veulent voir la France devenir un hall de gare et son peuple s'effacer devant une submersion migratoire illimitée. Les délires des écologistes dans le cadre de la primaire pourraient faire sourire, mais c'est au fond de notre propre disparition dont il est question.
Lorsque la désormais fameuse Sandrine Rousseau appelle à accueillir en France les terroristes islamistes du monde entier pour mieux les surveiller, c'est avec nos vies qu'ils proposent de jouer. Lorsque nous regardons effarés leurs amis woke, d'outre-Atlantique, déboulonnais des statues, brûler des livres pas suffisamment inclusifs à leurs yeux, c'est un avenir totalitaire qu'ils nous préparent et que nous risquons de subir si nous ne faisons pas barrage à leur idéologie francophobe. Je ne m'étendrai pas davantage sur le désastre politique, mais surtout moral, de la gauche d'aujourd'hui. Mais que personne ne s'y trompe. La gauche actuelle ne défend plus les ouvriers, mais les immigrés.
Elle ne prône plus la lutte des classes, mais la lutte des races. Elle ne défend plus la République, mais des valeurs qui lui sont opposées. Elle préfère Assa Traoré à Mila. Elle ne défend plus la liberté d'expression, mais le totalitarisme de la pensée. Elle ne défend plus la laïcité, mais le retour du délit de blasphème. Elle ne défend plus la liberté des femmes, mais le voile et le burkini. La France de ses zadistes politiques, mes amis, nous n'en voulons plus. La zadisation de Paris, nous n'en voulons plus. La zadisation de Paris, de la France, pardon, nous n'en voulons pas. Allez-y parce que j'ai un peu... Les Républicains, LR n'est plus un grand parti. C'est un astre mort.
Un syndicat d'élus locaux sans tête ni colonne vertébrale. La farce des primaires va s'ouvrir pour amuser la galerie médiatique, distraire les gogos et occuper le vide. Chez LR, on occupe le vide par le trop-plein de candidats. Bertrand, Pécresse, Barnier, Juvin, Ciotti, bientôt plus de candidats que d'adhérents. Chez eux, la politique se réduit à des batailles narcissiques, à des joutes d'égo dans une sorte de jeter les réalités. Mais à la différence de Koh-Lanta, où à la fin il n'en reste qu'un, chez LR, il ne restera plus personne.
Valérie Pécresse et les autres finiront par se rallier à Bertrand avant décembre, puis Xavier Bertrand finira par se rallier à Macron à 20h01 au soir du premier tour. C'est pourquoi, mes amis, nous invitons tous les militants, adhérents, électeurs sincères des Républicains et de bonne foi, les patriotes, les gaullistes, ceux qui se rattachent politiquement à la famille Bonapartiste, à nous rejoindre sans attendre. Ils ont toute leur place dans notre combat pour la France. Et soyons clairs, mes amis, qu'il s'agisse à leur droite d'Éric Zemmour ou de Nicolas Dupont-Aignan ou d'autres, nous n'aurons jamais, jamais d'adversaires du côté de ceux qui défendent la France.
Notre adversaire, notre adversaire a un nom. Il s'appelle Emmanuel Macron. Un homme de nulle part, qui ne mène nulle part. Un premier de classe qui est d'abord le premier de sa classe et le premier de cordée. Macron est ce génie de la banque qui aura fait 500 milliards de dettes en deux ans. C'est cet homme qui, lors des gilets jaunes, a fait s'affronter des policiers et des pompiers. C'est cet homme qui promettait une révolution et qui n'a pas mené à bien une seule des réformes dont la France avait besoin. Emmanuel Macron n'aura réussi à relever qu'un seul défi, celui de McFly et Carlito. Le bilan de ce quinquennat se résume en un terme. Le chaos. Le chaos financier. Le chaos social.
Le chaos sanitaire. Le chaos sécuritaire. Le chaos migratoire. Marine a pu très justement dire que Macron, c'était le pire de la gauche et le pire de la droite. Il a emprunté à la gauche son laissé aller et à la droite son laissé faire. En cinq ans, aucun des grands problèmes du pays n'a été réglé. Aucun des grands défis n'a été relevé. Nous nous enfonçons dans une société d'extrême violence dans laquelle les repères se brouillent. On libère l'assassin et on assigne à résidence les honnêtes gens. On protège le squatter et on humilie le petit propriétaire. On mélange la mémoire de Samuel Paty et un clin d'œil comique à deux youtubeurs.
Une société où nos cités sont livrées à la loi des bandes et des mafias. Où chacun craint pour soi, pour ses enfants et pour sa famille. Et où tous perdent légitimement confiance dans l'avenir. La nouvelle secousse économique post-Covid qui annonce jusqu'à 900 000 chômeurs supplémentaires. L'augmentation des taxes sur l'essence. La hausse vertigineuse du prix du gaz qui tape en permanence au portefeuille les familles les plus modestes. Tout cela est le bilan désastreux de M. Macron. On a le sentiment que ça craque de partout. Une fragmentation de notre société en communauté ou en individu esselé. Un état qui disparaît ne protège plus quand il ne joue pas carrément contre la nation.
Une fonction présidentielle que son titulaire dévalue chaque jour davantage. Il nous promettait la bienveillance. Nous avons eu la contrainte, la diffamation et la répression. Il nous promettait d'aller vers la lumière. Nous allons vers l'obscurité. Il nous promettait de faire entrer la France dans le troisième millénaire. Nous filons tout droit vers l'âge de pierre. Et puisque certains de ses partisans comparent le quinquennat qui s'achève à une fiction Netflix, nous lui disons Macron saison 6. C'est non ! Face au système, nous sommes la seule alternative. Tous nos adversaires partagent fondamentalement la même vision mondialiste qui mène à la dilution de la nation.
Pour eux tous, l'immigration n'est pas un problème, mais un projet. Ils prétendent la réguler pendant qu'ils ouvrent grand les vannes. Mais la France n'a plus le temps. Vous le savez mieux que quiconque. Chaque jour qui passe nous fait atteindre dans tous les domaines des points de non-retour, à commencer par cette submersion migratoire qui s'accélérera sous l'effet de la situation afghane et du pacte européen pour les migrations. Une submersion migratoire qui s'accélère et qui entraîne, comme je l'ai affirmé à quelques jours, même si cela n'a pas plu à quelques belles âmes, un basculement démographique.
Un basculement démographique tel que l'un des plus grands défis qu'aura à relever notre pays dans les prochaines décennies sera de rester lui-même. J'ai un peu le sentiment qu'il faut, en ces temps troublés, politiquement corrects, s'excuser de ne pas vouloir accueillir en France des gens qui viennent dans notre pays pour le changer. Eh bien oui, mes amis, que cela plaise ou non, et nous continuerons de le dire.
Nous voulons garder notre langue, nous voulons conserver nos traditions, nous voulons conserver nos us et coutumes, nous voulons défendre cet art de vivre à la française, nous voulons en France que la femme reste l'égale de l'homme et qu'elle ne soit pas contrainte, notamment, de modifier sa tenue, son maquillage ou son itinéraire pour ne pas être harcelé dans l'espace public. Contrairement à ce que prônent les mondialistes, les peuples ne sont pas interchangeables. Nous ne sommes pas de nulle part, nous sommes de quelque part. Nous sommes de France et nous avons pour projet de le rester pendant des décennies encore.
Romain Garry disait « Je n'ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines ». Pour des générations d'immigrés arrivés en France, dont je fais partie, et qui ont rejoint notre épopée nationale au fil des siècles, l'effort exigeant de s'assimiler, de s'agréger au peuple français n'était pas une option, mais une nécessité. Il n'y a aucune raison, aucune, pour que les nouvelles générations qui arrivent soient dispensées du même effort. La première des choses, la première que nous devrions dire aux gens qui arrivent dans notre pays ne devrait pas être « Venez comme vous êtes, mais devenez ce que nous sommes ».
Je le disais, cinq ans de plus de ce régime, et la France sans doute ne s'en remettra pas. Dites-vous que si Emmanuel Macron devait être réélu, il sera débarrassé de tout scrupule électoral. La déconstruction culturelle, identitaire, sociale, institutionnelle sera violente, radicale et peut-être même irréversible. Nous, nous croyons que seul ce qui est élevé rassemble, et le projet que nous portons l'est au plus haut point. Il invite en effet les Français à renouer avec un idéal de liberté, Marine en a parlé, et de fraternité, avec une grande vision pour notre pays et une ambition rayonnante pour chaque Français. Nous ne sommes pas des politiciens.
Être politicien signifierait faire de la politique aérie, prospérer sur des petites combines. Nous nous avançons à visage découvert, avec pour seule boussole l'intérêt national, et pour objectif le bonheur et la protection des Français. Ce que nous pensons, nous le disons. Et ce que nous disons, nous le ferons. Nous faisons de la politique, mes amis, et nous donnons à ce terme une signification haute. La politique, tout le monde doit le comprendre, à commencer par les Français tentés par l'abstention, la politique est dans tout. Elle est dans les impôts que vous payez.
La qualité de l'école de vos enfants, votre sécurité lorsque vous sortez le soir, l'état des trottoirs de votre rue, le niveau de vie que vous pouvez offrir à votre famille, le droit pour les jeunes filles de France de porter une jupe ou de marcher dans la rue sans être importunés. Nous souhaitons réhabiliter la politique. Nous souhaitons lui rendre ses lettres de noblesse en montrant que la politique peut tout changer, que la volonté politique peut tout, que c'est en elle que réside le moteur du changement, et ce changement, tout le monde l'attend.
Gardons-nous, gardons-nous de renouer avec la maladie infantile de notre famille politique, qu'est la marginalisation, la groupuscularisation, avec des analyses qui ne peuvent se traduire en projets politiques viables. Notre honneur, celle des générations de militants qui nous ont précédés, est toujours d'avoir osé nommer les problèmes. Mais notre honneur est aussi de proposer de les résoudre dans l'unité de la nation, dans l'arrimage de nos solutions aux principes de la République, de ne pas s'égarer dans des solutions irréalistes, dangereuses, dans des postures radicales et des caricatures qui ne font que la joie de nos adversaires. Nous voulons changer les choses.
Nous voulons faire de notre rêve d'un monde harmonieux, une réalité en impulsant à l'échelon international et européen le respect de toutes les nations. Face à la situation chaotique de notre pays qui semble glisser sur une plaque de verre, nous voulons reprendre le contrôle. Nous voulons réinitialiser le logiciel qui a programmé la fin de notre nation. Et parce que nous n'acceptons pas l'obsolescence programmée de la France décidée par les mondialistes, nous entendons conduire une grande politique de redressement national. Nous sommes aux portes du pouvoir et jamais la victoire n'a été aussi proche. Les victoires idéologiques précèdent toujours les victoires électorales.
Et cette première bataille immense, nous l'avons déjà remportée. Face au péril de l'abîme, pour reprendre les mots du général de Gaulle, nous avons la chance d'avoir notre candidate Marine Le Pen. En dix ans, Marine aura fait de notre mouvement la principale force d'opposition et le premier parti de France. Elle a su unifier la doctrine, faire émerger des cadres issus du peuple et imposer des thèmes autour desquels toute la vie politique, aujourd'hui, tourne autour. La laïcité, le patriotisme économique, le localisme, la défense de notre identité, la souveraineté nationale, la démétropolisation.
James Freeman Clark, un auteur américain, a eu une phrase que j'ai souhaité vous livrer aujourd'hui. Un politicien pense à la prochaine élection, l'homme d'État, lui, à la prochaine génération. Marine Le Pen est une femme d'État, elle est une femme qui va loin, qui est libre, dégagée de toute allégeance à des féodalités, qui n'est pas guidée par une quelconque nostalgie, mais par un projet tourné vers l'avenir, ferme, réaliste et surtout un projet d'inspiration nationale, politiquement et juridiquement applicable.
Le plus beau cadeau, mes amis, que nous pouvons faire à notre pays, à notre France en souffrance, est de mettre toute notre énergie pour que Marine soit élue présidente de la République en avril prochain. Le Perspective nous commande de mettre à son service un réseau de terrains puissants qui nous permettent d'aller dans les endroits les plus reculés de France, de porter la parole de la patrie, de réveiller les énergies endormies, d'appeler à l'insurrection électorale. Ensemble, vous et moi, allons mettre le Rassemblement national en ordre de bataille.
Nous choisirons et formerons ensemble ceux qui constitueront la majorité présidentielle au Parlement et qui accompagnera la présidente lors de son quinquennat. Là où Emmanuel Macron a échoué à faire émerger une nouvelle élite pour le pays, nous réussirons, nous, à promouvoir les cadres issus du peuple qui construiront la France de demain. Nous avons, mes amis, 210 jours pour nous y préparer. Les préinvestitures des élections législatives commenceront dès ce mois de septembre pour me permettre à chaque candidat d'être le porte-parole de Marine dans sa circonscription. Je m'en irai pour une tournée des départements. Je viendrai à votre rencontre.
Des formations seront organisées et des campagnes politiques rythmeront dès demain matin les semaines qui nous séparent du scrutin. Nous travaillerons ensemble pour que le Rassemblement national soit une communauté militante fraternelle, par-delà les sensibilités, une organisation ouverte, une structure dynamique qui reconnaisse les talents, le mérite et les résultats. J'attacherai une importance toute particulière à ce que tous sillonnent le terrain, fassent preuve de créativité, d'initiative et se comportent comme des hommes et des femmes politiques au service de la France et des Français.
Au soir du premier tour, nous ne devons avoir aucun regret, mais vivre avec la certitude que tout ce qui était humainement possible a été fait. Depuis quatre ans, les électeurs, sondage après sondage, sélectionnent Marine Le Pen et Emmanuel Macron. C'est parce qu'ils représentent à eux deux le clivage de notre époque et de notre siècle. Et c'est le rôle de l'élection présidentielle que de trancher ce choix de civilisation. Pour conclure, j'aimerais vous dire, mes amis, que ce qui peut arriver de plus beau à une idée, c'est de s'incarner. Et je suis venu aujourd'hui vous dire que le temps est venu.
Lorsque j'ai poussé la porte de notre mouvement il y a bientôt dix ans, je l'ai fait avec la conviction que nous n'étions pas comme les autres. Je l'ai fait avec la conviction qu'une femme, qui m'a beaucoup appris depuis, avait la possibilité de tout changer. Nous allons vivre ensemble le moment le plus exaltant de notre engagement politique. Nous allons mener ensemble la mer de toutes les batailles. Cette bataille revêt un enjeu de civilisation. Nous n'avons pas le droit de la perdre. C'est la bataille de France. C'est la bataille qui décidera de tout. Le rôle de notre génération est historique et l'échec n'est pas une option.
Dans un monde plus tourmenté que jamais, au moment où la France éreintée doute d'elle-même, où notre peuple doit puiser dans ses profondeurs et dans son histoire la force du sursaut, nous sommes les seuls à pouvoir le faire. Ce défi nous le relèverons et nous gagnerons pour que vive la France marine présidente. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Jordan Bardella