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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 9 septembre 2015 36 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalSécuritéInstitutions & élections

Conférence de presse de Marine Le Pen au Parlement européen (09/09/2015)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 85 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 23:36OuverteRéponse partielle

    Avez-vous des questions pour les quelques minutes qui nous restent ?

  • 23:45OuverteRéponse directe

    Pourquoi n'étiez-vous pas dans l'hémicycle ce matin ?

  • 24:15OuverteRéponse partielle

    Comment le travail pour les réfugiés peut influencer le marché du travail ?

  • 24:39OuverteRéponse directe

    Comment adresser les problèmes des migrants à leurs racines (Syrie, Libye) ?

  • 30:38OuverteRéponse directe

    Des milliers de terroristes islamistes parmi les migrants ?

  • 32:22OuverteRéponse directe

    Enquête sur le financement du FN : risque de mise en examen ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:46PrésentateurFait
    « J'accuse les principaux dirigeants internationaux et européens, Washington, Londres, Paris, Bruxelles, pour ce qui nous concerne, plus directement Nicolas Sarkozy et François Hollande, frères jumeaux de l'immigrationnisme absolu, d'avoir organisé le chaos en Irak, en Syrie, en Libye, sous la coupe de leur inspirateur Bernard-Henri Lévy. »
  • 2:12PrésentateurFait
    « J'accuse l'ONU, de concert avec la Commission européenne, d'organiser sciemment la submersion migratoire de l'Europe. »
  • 2:19PrésentateurChiffre
    « Il faut-il rappeler que les technocrates de l'ONU demandent l'accueil de 120 millions d'immigrés extra-européens sur notre continent »
  • 2:27PrésentateurChiffre
    « et que le commissaire européen aux affaires intérieures réclamait il y a quelques jours encore que l'Union européenne accueille 50 millions d'immigrés d'ici 2060. »
  • 3:36PrésentateurChiffre
    « Il suffit pour le vérifier d'aller à Lampedusa ou d'aller à Calais alors que la France a aujourd'hui 7 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres. »
  • 3:57PrésentateurChiffre
    « Il est proprement scandaleux que l'Allemagne annonce dès à présent qu'elle accordera l'asile à 800 000 migrants clandestins au BAMO alors que lorsqu'ils seront régularisés, ils pourront aller s'installer dans n'importe quel des pays de l'Union Européenne. »
  • 4:52PrésentateurChiffre
    « En France, malgré l'offensive médiatique sans précédent, 55% des Français suivent nos positions. »
  • 8:37Invité politiqueChiffre
    « M. Juncker a présenté un plan. Ce matin, 160 000 migrants qui doivent être accueillis dans l'Union Européenne. »
  • 9:12Invité politiqueChiffre
    « On parle de 160 000 migrants, je vous le disais, mais en fait, les pronostics, c'est qu'il y aura un million de migrants qui viendront. »
  • 9:28Invité politiqueFait
    « Et l'Allemagne se rend bien compte qu'elle ne peut pas accueillir et encadrer seuls ses migrants. »
  • 11:25Invité politiqueFait
    « Parmi ces migrants, il y a des milliers de terroristes du groupe État islamique. »
  • 14:31InvitéChiffre
    « Nous avons de 60 à 70% de ces personnes qui ne correspondent pas aux critères de Genève. »
  • 23:18InvitéFait
    « Ceux qui souhaitent devenir les hôtes de l'Europe doivent respecter les lois européennes, les normes européennes. »
  • 25:34PrésentateurChiffre
    « M. Hollande a dit la France doit en accueillir 24 000 sur deux ans. »
  • 25:53PrésentateurChiffre
    « la gestion d'urgence des clandestins coûte déjà la France 2 milliards d'euros par an. »
  • 26:07PrésentateurChiffre
    « on a vaguement donné 500 millions aux agriculteurs en leur expliquant que déjà, on avait fait un effort considérable. »

Temps de parole

  • Présentateur42 %
  • Invité24 %
  • Marine Le Pen17 %
  • Invité 28 %
  • Invité 33 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

Bien, nous attendons Marcel de Graff, mais compte tenu du délai déjà extrêmement court qui nous est accordé, je pense que nous allons démarrer et il nous rejoindra. Personne n'est demeuré insensible à l'image insoutenable de ce petit enfant syrien noyé et ramené par les flots sur la côte de la Turquie dont sa famille était partie. Pour autant, ce n'est pas cette image, aussi forte et dramatique soit-elle, qui doit aujourd'hui guider les réponses face à cette déferlante migratoire sans précédent sur l'Europe.

Car cette tragédie, elle est celle du laxisme, elle est celle de la faiblesse, de l'impuissance, de cette incitation à l'exode organisée précisément par la faiblesse de nos dirigeants qui joue comme une hormone de croissance sur les réseaux mafieux de passeurs. En l'espace de quelques jours, le degré d'angélisme est devenu inégalé. C'est à qui recevra le plus de migrants dont le statut juridique reste celui de clandestin, faut-il le rappeler. Les passeurs seraient-ils devenus des passeurs en zone libre ? Cette instrumentalisation de l'article 98 de la Convention de Montégobay pour forcer la main aux bonnes âmes est aussi un chantage d'État au plan international.

C'est pourquoi les véritables coupables de la mort de cet enfant syrien ne sont pas les peuples européens que l'on voudrait aujourd'hui culpabiliser chaque jour davantage. Les véritables criminels, nous les connaissons. Je les accuse aujourd'hui, directement et indirectement, d'être à l'origine du double drame pour les migrants aujourd'hui et pour les populations européennes demain.

J'accuse les principaux dirigeants internationaux et européens, Washington, Londres, Paris, Bruxelles, pour ce qui nous concerne, plus directement Nicolas Sarkozy et François Hollande, frères jumeaux de l'immigrationnisme absolu, d'avoir organisé le chaos en Irak, en Syrie, en Libye, sous la coupe de leur inspirateur Bernard-Henri Lévy. Ce chaos a favorisé l'islamisme le plus radical et le plus barbare. Ils en portent une responsabilité devant l'histoire. J'accuse l'ONU, de concert avec la Commission européenne, d'organiser sciemment la submersion migratoire de l'Europe.

Il faut-il rappeler que les technocrates de l'ONU demandent l'accueil de 120 millions d'immigrés extra-européens sur notre continent et que le commissaire européen aux affaires intérieures réclamait il y a quelques jours encore que l'Union européenne accueille 50 millions d'immigrés d'ici 2060. J'accuse les promoteurs et les défenseurs des accords de Schengen d'avoir fait de l'Europe l'endroit du monde le plus ouvert à l'immigration mondiale et d'avoir fait de Frontex puis de Triton non pas des moyens destinés à lutter contre l'immigration mais à favoriser les clandestins.

J'accuse le gouvernement islamiste turc et singulièrement son président d'avoir favorisé l'expansion de l'État islamique et des autres groupes terroristes en Syrie. J'accuse les monarchies pétrolières d'avoir comme le Qatar financé ces fondamentalismes et de refuser aujourd'hui de payer les pots qu'ils ont cassés. J'accuse les responsables politiques français de dévoyer totalement le droit d'asile. Faut-il rappeler que celui-ci est tant dans notre tradition que dans notre droit strictement réservé à des militants ou responsables politiques persécutés par leur propre gouvernement. Or ce n'est absolument pas la situation qui prévaut pour la quasi-totalité des migrants clandestins.

J'accuse les responsables politiques français de mentir en récidive aux Français en indiquant que l'on peut décemment accueillir cette immigration économique car il s'agit là d'une immigration économique. Il suffit pour le vérifier d'aller à Lampedusa ou d'aller à Calais alors que la France a aujourd'hui 7 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres. J'accuse la chancelière allemande d'imposer après la monnaie, la finance, l'agriculture, un autre modèle allemand pour l'ensemble des peuples européens en matière migratoire cette fois-ci.

Il est proprement scandaleux que l'Allemagne annonce dès à présent qu'elle accordera l'asile à 800 000 migrants clandestins au BAMO alors que lorsqu'ils seront régularisés, ils pourront aller s'installer dans n'importe quel des pays de l'Union Européenne. C'est pourquoi avec nos amis néerlandais, britanniques, italiens, polonais, roumains, flamands et autrichiens, nous organisons dès à présent la riposte des peuples européens pour proposer des solutions nationales visant pour chacune des nations européennes à reprendre la main sur l'ensemble des instruments de sa souveraineté. Les annonces de M.

Juncker exposant, menaçant les différents pays, entre guillemets, récalcitrants à des sanctions financières très lourdes est un véritable scandale mais elle a au moins l'avantage de mettre fin à la fiction de la souveraineté des pays en matière d'immigration que pourtant les responsables politiques et les médianes nous assèdent depuis des années. En France, malgré l'offensive médiatique sans précédent, 55% des Français suivent nos positions. Ils seront davantage de mains qu'en leurs yeux, loin du fatrable et de la médiatique, se seront dessinés face à la réalité de la présence massive des migrants clandestins.

Les peuples européens savent qu'il s'agit pour eux d'une question vitale pour la survie de leur prospérité, de leur identité et, j'ose le dire, de leur sécurité et de leur liberté. Gouverner, c'est prévoir. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les dirigeants européens ont déjà lourdement failli. Je vais passer la parole à Matteo Salvini sur ce sujet extrêmement lourd des migrants clandestins.

5:42
Invité

Merci Marine. Je suis d'accord à 90% avec tout ce que j'ai entendu. Je ne voudrais ajouter qu'une chose. Ces belles paroles dans le vent, comme d'habitude de M. Juncker en plénière, alors que nous sommes face à une invasion organisée, financée, planifiée, qui a pour objectif de remplacer des peuples par d'autres peuples. Je ne crois plus à l'urgence. Je ne crois plus à ces flux de réfugiés. Je pense qu'il y a une organisation derrière tout cela. Ce sont des nouveaux inscrits dans les syndicats, dans les nouveaux partis de gauche, un nouveau prolétariat à exploiter qui sera attiré en Europe pour faire le travail que les Européens ne veulent plus faire.

C'est un crime organisé qui est en cours. Et les premières victimes sont ces populations arrachées à leur foyer. Et que nous voulons nous aider à rester dans leur pays. Parce que les vrais méchants, les vrais lâches, sont ceux qui sont à la gauche de ce Parlement. Ceux qui parlent de bonté, ceux qui parlent d'accueil, au détriment de ceux qu'ils prétendent aider. Nous considérons que chaque peuple peut croître chez lui. Nous avons la conviction qu'il s'agit d'une opération organisée médiatiquement, économiquement, photo par photo, massacre après massacre, mort après mort. Tout est méticuleusement organisé. A quoi ça sert ces minutes de silence ?

Il n'a pas besoin d'être grand clair pour prévoir que des attentats en Europe vont se multiplier. Parce qu'il ne s'agit pas seulement de réfugiés qui fuient la guerre, mais il s'agit de délinquants potentiels. Des milliers de délinquants potentiels. Tous ceux qui facilitent cet avis sont complices de crimes contre nos fils, contre nos enfants et nos petits-enfants. C'est ce que nous voulons éviter.

Puisque je suis un méchant, à la fin du mois, j'irai au Nigeria avec une délégation de chefs d'entreprise italiens pour rencontrer cinq ministres nouvellement du nouveau gouvernement nigérien pour voir comment nous pouvons les aider, de combien ils ont besoin, de quelles infrastructures ils ont besoin, comment nous pouvons créer un jumelage entre l'Italie et le Nigeria, comment nous pouvons les aider à avoir une croissance sereine là où ils sont nés. Ceux qui parlent dans l'hémicycle en ce moment ont une responsabilité mortelle et leur conscience le supportera pour les décennies à venir. Bonjour à tous. Aujourd'hui, je présente M. Juncker.

8:37
Marine Le Pen

Bonjour. M. Juncker a présenté un plan. Ce matin, 160 000 migrants qui doivent être accueillis dans l'Union Européenne. Qu'est-ce que cela signifie ? Ce n'est pas ça le plan Juncker. En fait, ce n'est pas un plan Juncker, c'est un plan de Mme Merkel. Angela Merkel, la chancelière allemande, a élaboré ce plan avec le président de la République française, François Hollande, et c'est par le biais de M. Juncker qu'on essaye d'imposer ça à l'ensemble de l'Union Européenne. C'est comme ça que fonctionne la démocratie européenne dans la pratique. On parle de 160 000 migrants, je vous le disais, mais en fait, les pronostics, c'est qu'il y aura un million de migrants qui viendront.

160 000, ce n'est qu'un début. C'est d'ailleurs ce que dit également l'envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie. Et l'Allemagne se rend bien compte qu'elle ne peut pas accueillir et encadrer seuls ses migrants. Et maintenant, donc, c'est aux autres pays européens d'en payer le prix et de payer les pots cassés de la politique d'Angela Merkel. Et on comprend pourquoi ils ne sont pas contents. L'Allemagne, avec la Suède, avec les Pays-Bas, a organisé effectivement une aide d'urgence et un accueil d'urgence pour les migrants. Maintenant, avec un logement gratuit, on aide ces gens au quotidien. En pratique, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que ces procédures traînent des années et puis au bout du compte, on tolère ces personnes, on les régularise. Mais personne ne dit maintenant c'est terminé avec le logement, l'encadrement gratuit. Mais bon, tout cela ne change rien aux causes de l'immigration clandestine. Les migrants submergent l'Europe, bien entendu. Il y a des images terribles, on voit des enfants, on voit des adultes, mais ça ne change rien. Même chose avec Alian Kodi qui habitait en sécurité depuis 4 ans à Istanbul. Mais on est attiré par tout ce qu'on leur propose gratuitement. Et alors là, le père de la famille, eh bien, met en jeu l'avenir, le destin de sa famille pour venir en Europe.

Et Mme Merkel essaye de sauver le projet Schengen qui a échoué. Elle le sait. Parmi ces migrants, il y a des milliers de terroristes du groupe État islamique. Et une fois qu'ils seront dans l'Union Européenne, ils pourront simplement passer d'un pays à l'autre. On l'a vu lors des attentats terroristes à Paris, Charlie Hebdo et sur le supermarché Kachère. On voit à quel point il est facile pour les terroristes de se rendre en France. On l'a vu aussi à Bruxelles. On l'a vu lors de l'attentat avorté du Thalys. Les terroristes voyagent très simplement d'un pays européen à l'autre. Et la seule réponse, c'est l'introduction de nouveau de frontières nationales dans l'Union Européenne.

Car Schengen a échoué. Je pense que M. Juncker devrait retourner voir Mme Merkel et lui expliquer cela. Montrez-lui ce que c'est que la solidarité avec les citoyens européens. Il n'y a qu'une chose à faire, c'est fermer les frontières nationales. Et puis, il faut montrer une certaine compréhension et solidarité avec les millions, les 120 millions de citoyens européens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Et là, on ne fait rien pour eux. En revanche, on propose un tas de choses gratuites à des centaines de milliers de migrants. Merci, Marcel Graf.

12:53
Invité

Eh bien, côté autrichien, je voudrais moi aussi vous souhaiter la bienvenue. Et je voudrais dire d'emblée que nous devons dire que chaque personne sur la Terre a besoin de protection et d'aide. Nous avons une tradition en Autriche, une tradition sur notre continent. Nous les avons aidés au moment du printemps de Prague en 1968. Nous avons aidé les Bosniaques à l'époque. Mais ce qui se passe aujourd'hui, ce n'est pas de l'aide classique pour les réfugiés. C'est un véritable mouvement migratoire de proportion biblique. Et toutes ces personnes qui affluent en Europe ne correspondent pas aux critères de la Convention de Genève qui définit ce qu'est un réfugié.

Il s'agit vraiment de deux domaines différents. Pour l'Europe, nous avons un taux de chômage record. Nous avons des tensions sociales extrêmes. Nous regardons ce qui se passe dans les pays d'origine. La Syrie, avec tous les pays voisins qui sont des pays extrêmement problématiques. Est-ce que nous voulons créer des générations et des générations de problèmes ? Il s'agit d'hommes, de jeunes hommes qui veulent entrer par la force en Europe. Ça, c'est une situation tout à fait claire pour l'Union européenne. L'Union européenne n'est plus à même d'y faire face. Nous ne sommes plus capables de créer des emplois en Europe. Il faut les créer en Afrique du Nord, dans la pinceule arabique.

C'est là qu'il faut que ceux qui ont besoin d'aide et de protection la trouvent. Nous avons de 60 à 70% de ces personnes qui ne correspondent pas aux critères de Genève. Cette protection, cette aide ne peut pas leur être octroyée au titre de la Convention de Genève. Et ceux qui ont vraiment besoin d'une aide, eh bien, eux doivent pouvoir être aidés sur le continent européen en créant des zones sécurisées sur la péninsule arabique. Il ne s'agit pas d'ouvrir en grand les portes de l'Europe pour nous créer des problèmes encore plus grands.

Du point de vue autrichien, ce que je souhaiterais dans mon pays, c'est que nous ayons un référendum, un référendum populaire demandant le retrait de l'Autriche de l'accord de Schengen qui ne fonctionne pas. Schengen ne fonctionne pas, Dublin ne fonctionne pas, toute cette architecture européenne ne fonctionne pas. Ça ne vaut même pas le papier sur quoi c'est écrit. Nous avons besoin de nouvelles définitions.

Nous avons besoin d'une nouvelle coopération avec une véritable répartition sur une base d'amitié, redonnant davantage de compétences à nos États, en nous redonnant la maîtrise du contrôle de notre territoire et en ayant la possibilité de décider qui nous voulons voir arriver dans notre pays avec une reconnaissance mutuelle de ceux qui ont véritablement besoin de protection et d'aide. Ceux-là auront cette aide et cette production, mais pas des milliers de personnes qui se déplacent sur des milliers de kilomètres. Cette protection et cette aide doivent pouvoir leur être apportées chez eux, dans leur continent, dans leur région et pas en Europe. Merci Harold.

Merci Harold et merci à vous tous d'être venus. Je sais que M. Juncker est en train de faire un discours très important aussi pour vous aujourd'hui. Alors, il y a quelques années, on s'était déjà opposé au projet européen et aujourd'hui, nous sommes à côté de Marine Le Pen et la France en tant que partenaire de l'Europe des nations et des libertés. Mon point de vue sur l'immigration n'a pas changé. Elle n'a pas changé depuis 20 ans lorsque je me suis lancé dans la politique et la crise est pire que jamais. Alors, soyons clairs, il s'agit bien d'une crise d'immigration massive, illégale, en Europe et en Grande-Bretagne. Personne n'a voté pour cela.

Beaucoup ont voté pour nous ici pour que nous mettions une fin à ce phénomène. Des centaines de milliers de migrants illégaux franchissent les frontières de façon illégale, restent sur le territoire de façon illégale, appellent à l'asile de façon illégale et le vote des citoyens n'est plus respecté. Alors, malgré toute l'industrie des droits de l'homme, malgré toutes les charités, tous les groupes de lobbying, il ne s'agit pas d'une crise de réfugiés, mais d'une crise massive d'immigration illicite qui doit être arrêtée.

Une personne qui quitte la Syrie peut être réfugiée au début de son parcours, mais lorsqu'il vit illégalement à Calais, comme j'ai pu le constater la semaine dernière, lorsqu'il arrive en Grande-Bretagne illégalement, il devient un migrant illicite et économique. Il y a différentes conséquences à la crise de la Syrie qu'il faut gérer, mais ce n'est pas à la France, à la Grande-Bretagne, l'Autriche, l'Italie ou les Pays-Bas, ou la Pologne ou la Roumanie de les gérer. On ne peut que le répéter. Il y a des monarchies riches de la région qui doivent agir. Ils prétendent être nos alliés, mais ils financent plutôt le terrorisme contre le souhait de leur peuple.

Le souhait des électeurs n'est plus respecté, leur sécurité non plus. Le peuple de Grande-Bretagne est un peuple d'Europe qui souhaite rester en toute sécurité chez lui et on a l'impression aussi que beaucoup de terrorisme djihadiste risquent d'augmenter sans respecter nos frontières. La Commission est complice de cette crise. Les gouvernements nationaux sont aussi complices et nous devons répondre à nos électeurs pour offrir la résistance, la force de résistance que Bruxelles ne peut plus leur offrir. Merci, chers collègues.

19:14
Marine Le Pen

Je suis consterné, je dois dire, quand j'entends ce qui s'est passé ce matin en plénière. C'était presque une rencontre religieuse avec un véritable sermon tenu par Jean-Claude Juncker. Un grand sermon où il parle des migrations dont il ferait une question religieuse. C'est presque une profession de foi. Nous sommes un continent vieillissant qui a besoin de jeunes migrants. On a besoin de tous. Bon, lui aussi. Mais franchement, il est complètement fasciné par son propre fanatisme religieux. On l'entend en plénière. Et cela montre que 2015 est véritablement un tournant historique. Ah oui, M. Juncker continue son sermon. Donc, je le disais, 2015, c'est un tournant historique.

Schengen devient un véritable évangile et Jean-Claude Juncker demande à ce qu'on ne change rien, à Schengen, à ce qu'on n'y touche rien. Finalement, ce groupe-ci, ce groupe politique, c'est la dernière chance pour l'Europe de véritablement changer, renverser la situation. Et je pense qu'effectivement, on peut encore le faire, mais certainement pas, avec M. Juncker.

21:11
Invité

Je vous remercie. Bonjour. Nous serons capables de trouver une solution au problème si nous sommes d'abord capables de définir correctement ce problème. L'Europe est l'objet d'une attaque. Il faut le dire clairement. Cette vague d'immigrés, ces foules de milliers de personnes, lancent une attaque contre la civilisation européenne. Nous n'en voyons que la surface pour l'instant. Ces personnes se retrouvent chez nous pour menacer notre modèle social et notre niveau de vie. Ils sont dirigés, ils ont leur propre mentalité, leur propre code éthique, leur propre tradition, leur propre loi. Et ce qu'ils veulent, c'est étendre leur éthique, leur loi, leur tradition à toute l'Europe.

Alors, mesdames et messieurs, si l'Union européenne accepte cette expansion d'une tradition étrangère sur son territoire, eh bien, nous deviendrons des étrangers dans notre propre pays et nous nous retrouverons dans la même situation que celle des pays d'origine de ces personnes. Nous devons défendre l'Europe face à cette invasion, défendre l'esprit européen, défendre l'éthique européenne, défendre les principes de notre code éthique qui sont le fondement de notre civilisation européenne. Des exigences spécifiques, nous devons exiger le respect de nos droits dans l'intérêt de tous, de nous comme d'eux.

Ceux qui souhaitent devenir les hôtes de l'Europe doivent respecter les lois européennes, les normes européennes. Et nous attendons ce respect de la part des gouvernements européens. Sinon, il faut les changer, ces gouvernements européens. Il faut des gouvernements qui défendent l'Europe qui doit rester le phare de l'humanité.

23:30
Présentateur

Merci. Mesdames et messieurs, avez-vous des questions pour les quelques minutes qui nous restent ? Oui, madame. Vous pouvez vous présenter, s'il vous plaît.

23:45
Invité

Bonjour, je suis Laurence Aubron de la radio européenne à Nantes. Je voulais savoir pourquoi vous n'étiez pas dans l'hémicycle ce matin. Est-ce que, voilà, ça veut dire que c'était quelque chose symboliquement ?

23:56
Présentateur

Non, il n'y a pas de symbole particulier, bien que nous sachions à l'avance ce que M. Juncker allait proposer, puisque c'était déjà dans l'intégralité des journaux, ce qui prouve aussi le respect que M. Juncker a à l'égard du Parlement européen. Y a-t-il d'autres questions ?

24:14
Invité

Oui, madame. Anna Wadenski, from the EU reporter. EU reporter. M. Juncker vient de dire qu'il faut donner aussi le travail aux réfugiés pendant les processus. Donc, ça a été quelque chose qu'il vient de dire. Comment ça peut influencer le marché du travail ? Parce qu'il y a déjà 25 millions des emplois. C'est la première question. Deuxième question. Lundi, les agriculteurs européens ont reçu la queue très hostile par les institutions. ça a été une guerre entre la police et l'agriculteur. Donc, moi, je me pose la question comment on peut adresser ces problèmes ?

Parce que, au contraire de cette sympathie que les institutions ont pour les réfugiés, les secteurs agriculteurs restaient sans attention et par contre, elles étaient mal reçues.

25:12
Présentateur

Madame, ce qui me concerne, je vais avoir énormément de mal à expliquer les positions de M. Juncker. parce que je considère que ces positions n'ont ni queue ni tête. C'est aussi simple que ça. M. Juncker nous explique qu'il faut faire venir 160 000 clandestins alors que déjà 350 000 sont arrivés depuis le mois de janvier et qu'ils envisagent qu'un million viendront pendant toute l'année 2015. M. Hollande a dit la France doit en accueillir 24 000 sur deux ans. Et M. Juncker vient nous dire, selon ses propres chiffres, que ce serait 24 000 la semaine prochaine. Bon. Et effectivement, M. Juncker a annoncé le déblocage de 4 milliards d'euros. Ça a l'air gros comme ça.

Je vous signale que la gestion d'urgence des clandestins coûte déjà la France 2 milliards d'euros par an. Bon. Eh bien, il annonce 4 milliards alors qu'il y a quelques semaines, on a vaguement donné 500 millions aux agriculteurs en leur expliquant que déjà, on avait fait un effort considérable. C'est toute la politique qui est menée par cette Union européenne qui est révélée, si vous voulez, dans cette incohérence et même dans cette politique que je trouve, moi, criminelle à l'égard des peuples européens.

Et c'est toute la différence qui existe entre la position qui est la nôtre et qui vise à défendre nos peuples, d'abord, et celle d'une Union européenne qui manifestement pense que la préférence étrangère à l'emploi sur le territoire de l'Union européenne est une chose parfaitement naturelle car venir proposer que des clandestins puissent avoir un accès à un emploi dans un pays comme par exemple la France qui a 7 millions de chômeurs, c'est un crachat au visage des chômeurs français. Voilà. C'est un crachat au visage des chômeurs français et européens, bien sûr. Y a-t-il d'autres questions ? Oui, madame.

27:05
Invité

Oui, madame la peine. Ici, Jacques-Yroland, le correspondant d'Alge-Zera. Ma question, c'est que souvent, on entend les propositions des hommes et des femmes politiques qu'il faut adresser les problèmes de la Syrie et de la Libye aux racines. Comme ça, on n'aura pas tellement de réfugiés et des immigrants arrivant en Europe. À votre avis, quelle est la manière que la communauté internationale, l'Union européenne, les pays européens pouvaient adresser, pourraient adresser les racines des problèmes ? Merci.

27:39
Présentateur

Madame, je vais répondre et laisser peut-être ceux qui veulent répondre également, car je ne peux vous exprimer que ma position personnelle. Je pense qu'évidemment, M. Sarkozy, avec d'autres, ont une responsabilité historique dans la déstabilisation de la Syrie et par le fait d'avoir amené au pouvoir les barbares qui aujourd'hui sèment le chaos, la terreur, le meurtre, la torture et l'épuration religieuse. Mais il faut agir. Agir d'abord en s'appuyant sur l'Égypte, car je crois que l'Égypte est la seule grande nation capable de stabiliser aujourd'hui la Syrie.

Agir en levant l'embargo sur les armes pour pouvoir livrer des armes au gouvernement de Tobrouk, qui, avec l'appui de l'Égypte, est le seul à pouvoir aujourd'hui reconstituer un État digne de ce nom en Libye. Je pense qu'il faut aujourd'hui changer notre fusil d'épaule et je vous signale que cela fait deux ans que l'on combat Bachar el-Assad et qu'en réalité, de fait, on aide les fondamentalistes islamistes. Aujourd'hui, on vient nous expliquer que pour finir, on va lutter contre les fondamentalistes islamistes en Syrie. Je tiens à dire que c'est deux ans ou deux ans et demi de perdus.

Et pendant ce temps, l'État islamique a avancé dans des proportions qui sont aujourd'hui peut-être déjà ingérables. Donc, il faut, en matière diplomatique, la politique du moindre mal. Le moindre mal, c'est aujourd'hui de s'allier avec le gouvernement syrien pour décapiter l'État islamique, c'est-à-dire l'organisation État islamique dont la tête, en quelque sorte, est à l'évidence aussi en Syrie. Et puis, je pense qu'il faut mettre en œuvre des corridors humanitaires et des campements sous protection de la communauté internationale pour pouvoir préserver ceux qui fuient les conflits et la guerre.

Étant entendu que les réfugiés qui sont dans les pays limitrophes sont bien souvent et immensément en majorité des familles. C'est très différent de ceux qui viennent dans l'Union européenne. Car il ne vous aura pas échappé que l'immense majorité, encore une fois, sont des hommes. Et je suis désolé, mais ces hommes ont des sœurs, des mères, des femmes, des enfants. Je ne peux pas imaginer qu'il fuit la guerre en laissant tout cela derrière eux, livré précisément à la barbarie de l'État islamique. On comprend donc bien que ceux qui viennent dans l'Union européenne ne sont pas les réfugiés que l'on nous annonce.

Certains, peut-être, mais dans l'immense majorité d'entre eux, ils sont des hommes dans la force de l'âge, dans la force du travail et peut-être même, d'ailleurs, de l'âge de combattre dans leur propre pays qui viennent ici pour trouver une place, être régularisés, trouver un emploi et bénéficier des larges dispositions du regroupement familial tels que nos dirigeants inconséquents et irresponsables les ont mis en œuvre depuis déjà des décennies. Monsieur.

30:38
Invité

Yann Elisier de l'agence France Presse. Deux questions, si vous le permettez. La première, l'un de vos collègues, Mme Le Pen, M. de Graff, je crois, a parlé de milliers de terroristes islamistes qui seraient parmi ces migrants qui arrivent, qui affluent vers l'Europe. Est-ce que vous partagez cette évaluation des milliers de terroristes ? Ce n'est pas M. de Graff

30:57
Présentateur

qui a parlé de ça, M. C'est l'État islamique lui-même. Or, l'État islamique, à la différence de nos gouvernants européens, en règle générale, tient ses promesses. Et quand il annonce qu'il va frapper dans nos pays, il frappe. Et quand il annonce qu'il a envoyé, je crois, 4000 combattants islamistes qui se sont fondus dans les vagues de migration à destination de l'Union européenne, nous avons tendance, évidemment, à le croire. Je vous signale que les Syriens ont tiré la sonnette d'alarme, que le gouvernement italien a évoqué depuis de nombreux mois les dangers de cette infiltration sur lesquels ils ont des éléments précis de renseignement. Donc, M. de Graff n'a rien inventé là.

Il n'a fait que reprendre des informations qui sont régulièrement évoquées, ainsi d'ailleurs que par votre confrère de la chaîne Al-Arabia, qui non seulement l'indique, mais montre des photos de combattants islamiques armes à la main et de ces mêmes combattants islamiques sur le territoire, je crois d'ailleurs que c'était autrichien. Voilà. Donc, oui, je partage tout à fait cette gigantesque inquiétude. L'État islamique use évidemment de tous les moyens pour développer la terreur et je ne vois pas bien par quelle opération du Saint-Esprit il n'utiliserait pas celui-là.

32:20
Invité

Et j'avais une deuxième question si vous le permettez. Actuellement, votre trésorerie national est auditionné dans le cadre d'une enquête sur le financement du FN. Est-ce qu'il pourrait déboucher sur la mise en examen ? Est-ce que vous avez un commentaire là-dessus ?

32:32
Présentateur

Je ne peux pas faire de contention car le trésorier du FN a fait une conférence de presse d'une heure et demie, hier je crois, où l'AFP était présent me semble-t-il, pour expliquer les tenants et les aboutissants de cette persécution politique ? Voilà. Donc je ne peux pas rajouter à cela, je pense qu'il a déposé plainte contre l'État français et je souhaite vivement, évidemment, que cette plainte soit analysée par les tribunaux le plus rapidement possible. Oui, monsieur, vous avez déjà posé une question, pardon. J'en poserai une autre.

33:06
Invité

Oui. Alors, agent de presse, Anna Doulou, est-ce qu'une coopération avec le régime syrien dont les attaques ont causé plus de victimes que celles perpétrées par Daesh permettrait d'arrêter le flux de migrants ?

33:17
Présentateur

Mais vous êtes de quel média, monsieur ? Anna Doulou. Donc vous affirmez quelque chose sans d'ailleurs en avoir la démonstration. Mais non, mais ce n'est pas grave, on peut affirmer les choses sans en avoir la démonstration. Le gouvernement français, aujourd'hui, fait des vols de reconnaissance. Ça fait deux ans et demi qu'on aurait dû faire des actions de bombardement pour agir en Syrie pour lutter contre l'État islamique. Si aujourd'hui on le fait, c'est donc qu'on s'est trompé pendant deux ans et demi, oui ou non ?

Et qui avait raison donc il y a deux ans ou deux ans et demi lorsque nous disions qu'il fallait évidemment s'associer avec les gouvernements syriens pour pouvoir lutter contre l'État islamique ? Ça, je crois, le Front National. Aujourd'hui, l'ensemble des capitales européennes font oups ! Oups ! Ah ben, on s'est trompé, on aurait dû le faire avant. Sauf qu'entre-temps, évidemment, l'État islamique a avancé. L'État islamique a détruit Palmyre. Et si Palmyre a été détruit, c'est parce que les capitales européennes ont refusé de s'associer avec le régime syrien pour pouvoir lutter contre l'État islamique.

Donc, je pense qu'aujourd'hui, l'ensemble de ces dirigeants se rendent compte qu'ils ont eu tort et moi je me rends compte qu'une fois de plus c'est nous qui avions raison.

34:22
Invité

Oui, madame ? Vous avez posé la dernière ? Je vais terminer comme j'ai commencé. La première est la dernière ? Exactement. C'est-à-dire que vous avez absolument voulu monter un groupe. Vous êtes présidente de groupe aujourd'hui. Pourquoi n'êtes-vous pas dans l'hémicycle à discuter avec vos collègues ? Mais madame, d'abord,

34:40
Présentateur

je ne suis pas seule dans mon groupe. Pourquoi ça vous aurait échappé ? Nous sommes 40. Il n'y a pas grand monde dans l'hémicycle. Et par conséquent, chacun peut aussi avoir son temps de parole. Aujourd'hui, le temps de parole a été accordé à Florian Philippot pour dire à M. Juncker ce qu'il pense de sa politique. Je ne suis pas Nigel Farage. Moi. C'est-à-dire que je ne capte pas l'ensemble du temps de parole de mon propre groupe. Vous voyez, j'essaye de le distribuer car je considère précisément que le respect à l'égard de nos partenaires est quelque chose d'essentiel.

Alors aujourd'hui, c'est Florian, c'est je crois un de nos amis autrichiens qui prend la parole et c'est tout à fait normal. C'est la manière dont nous fonctionnons et c'est peut-être pour ça que nous sommes plus efficaces que les autres.

35:26
Invité

C'est vrai que vous ne ressemblez pas à Nigel Farage. Merci. C'est bien. C'est bien. C'est bien. C'est bien.

Conférence de presse de Marine Le Pen au Parlement européen (09/09/2015) — Marine Le Pen · Pourquijevote