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Discours / meetingINA (sur YouTube)· 9 mars 2017 14 minFond programmatiqueTravail & emploiSantéSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Jacques Chirac - Campagne présidentielle 1988 | Archive INA

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53Fait
    « La seule réponse qu'apporte la société, heureusement n'est pas les tucs ou les stages. L'emploi, c'est d'abord la croissance, c'est-à-dire l'activité de nos entreprises qui seules créent de véritables emplois. »
  • 1:36Promesse
    « D'où la première priorité de toute politique sociale, c'est de donner aux entreprises leurs chances. Et c'est pourquoi nous avons engagé une action pour diminuer les charges des entreprises, qu'elles soient fiscales ou bureaucratique, pour les libérer de façon à ce qu'elles investissent davantage, produisent davantage, vendent davantage et créent davantage d'emplois. »
  • 2:20Fait
    « Il n'est pas normal de voir trop de demandeurs d'emploi avec une formation qui ne débouche sur rien ou au contraire d'ailleurs des demandes d'emploi qui ne sont pas satisfaites, faute de gens formés pour cela. »
  • 3:05Chiffre
    « depuis mars 87, le chômage a commencé à baisser et celui des jeunes a baissé de près de 10 %. »
  • 3:50Fait
    « Le général de Gaulle a donné à la France le système de protection le plus élaboré, le meilleur du monde et nous y sommes tous profondément attachés. »
  • 4:34Promesse
    « Il n'est pas question pour nous d'augmenter l'âge de la retraite. Il n'est pas question pour nous de diminuer les pensions. »
  • 9:09Fait
    « Il faut donc réduire cette fiscalité qui paralyse les travailleurs, les entreprises, les consommateurs français. »
  • 10:36Chiffre
    « Plus de 4 millions de familles ont bénéficié en toute ou en partie de la suppression de leur impôts. »
  • 12:12Fait
    « Nous avons fait voter par le parlement les lois qui s'imposaient. Nous avons augmenté sensiblement les moyens de la police. »

Temps de parole

  • ?93 %
  • non_speech7 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Non speech

[Musique]

0:14
Locuteur

Bonsoir. Les Français sont convaincus de l'importance et de l'enjeu de cette élection présidentielle parce qu'ils savent que c'est de leur avenir qu'il s'agit et de l'avenir de leurs enfants. aussi se pose-t que souvent il voudraient pouvoir poser aux candidats eux-mêmes et il se trouve que lors de votre campagne et dans un certain nombre de meetings, vous avez répondu à un certain nombre de Français qui vous posaient directement ces questions. Alors, je voudrais que l'on revienne sur certaines d'entre elles et notamment sur le chômage par exemple. Le chômage, c'était une question que vous posait une jeune étudiante, c'était à Éver.

0:44
Non speech

[Musique]

0:53
Locuteur

Jacques Chirac, des jeunes actuellement aspirent à être adultes autonome, c'est-à-dire avoir un travail sûr, être impliqué à fond dans la vie active. Et actuellement la seule réponse de la société est les tucs, le les stages. Est-ce que vous ne croyez pas que qu'une société qui n'apporte que ce type de réponse là ne s'achemine pas vers une révolte des jeunes ? Non, Swisic. La seule réponse qu'apporte la société, heureusement n'est pas les tucs ou les stages. L'emploi, c'est d'abord la croissance, c'est-à-dire l'activité de nos entreprises qui seules créent de véritables emplois. D'où la première priorité de toute politique sociale, c'est de donner aux entreprises leurs chances.

Et c'est pourquoi nous avons engagé une action pour diminuer les charges des entreprises, qu'elles soient fiscales ou bureaucratique, pour les libérer de façon à ce qu'elles investissent davantage, produisent davantage, vendent davantage et créent davantage d'emplois. Et puis il y a naturellement la formation. Il n'est pas normal de voir trop de demandeurs d'emploi avec une formation qui ne débouche sur rien ou au contraire d'ailleurs des demandes d'emploi qui ne sont pas satisfaites, faute de gens formés pour cela.

D'où la nécessité d'ouvrir notre système d'éducation et de formation sur la vie, de créer les filières qui permettent de donner la formation nécessaire aux emplois qui existent vraiment. C'est une grande ambition aussi. Et puis enfin, il y a naturellement, je dirais les moyens du bord, ce que vous appelez les TUCs, les SIVP et les stages de toute nature. Mais il ne faut pas les critiquer. D'abord parce qu'il vaut mieux faire quelque chose que rien du tout et ensuite parce que il y a euh grâce à ce système beaucoup de jeunes qui au terme de ces stages trouvent un emploi entre la moitié et les de tiers.

Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle pour la première fois depuis 20 ans maintenant ou 15 ans en tous les cas, depuis mars 87, le chômage a commencé à baisser et celui des jeunes a baissé de près de 10 %. Je suis fier de ce résultat, même s'il n'est qu'un début. Et si par ailleurs j'ai pour véritable obsession l'idée de trouver des solutions, mais la solution essentielle c'est la relance de notre économie. Et c'est cela que je veux faire et c'est par là que nous trouverons une solution au problèmes de l'emploi. Un autre un autre sujet Jair qui inquiète les Français, c'est la protection sociale, sécurité sociale, régime de retraite.

Une question d'ailleurs qui évoquait avec vous à Créataille le professeur Cachera. Et ma question, monsieur le premier ministre, sera la suivante : pensez-vous que le système de couverture sociale français dans les structures qu'il a aujourd'hui pourra faire face aux défis nombreux qui l'attendent pour les prochaines années ? Oui, monsieur le professeur, il fera face. Le général de Gaulle a donné à la France le système de protection le plus élaboré, le meilleur du monde et nous y sommes tous profondément attachés. Vous n'avez pas la tentation d'instaurer un un système de sécurité sociale à deux vitesses. Pas un instant, c'est à l'opposé de toutes mes convictions.

Mais je dirais en revanche qu'il y a des problèmes. Nous avons réglé tous ceux qui touchaient la famille, qui touchaient les accidents du travail, qui touchaient la maladie et nous avons équilibré nos comptes, ce qui est capital pour demain. Reste la retraite. Et il ne faut pas croire ceux qui vous disent que c'est pour l'an 2000, c'est pour cette année. Il n'est pas question pour nous d'augmenter l'âge de la retraite. Il n'est pas question pour nous de diminuer les pensions.

Par conséquent, nous devons trouver le financement qui manque et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu non pas dans cette affaire contraindre mais convaincre et consulter préalablement les personnalités compétentes, celles du Conseil économique et social. Mais cette euh question sera réglée en temps voulu, c'est-à-dire avant la fin de l'année et la solution y sera apporté. Ce que je peux garantir naturellement, c'est le paiement de toutes les pensions, ce que nous avons marqué par l'actualisation, c'est-à-dire l'augmentation de façon à ce que le pouvoir d'achat des pensions soit évidemment respecté. Autre sujet de préoccupation des Français euh Jacques Chirac sur la politique familiale.

C'est madame Enquin Amè qui vous avait interpellé lors d'un

5:44
Non speech

[Musique] [Applaudissements]

5:50
Locuteur

meeting et en tant que maire de famille. J'ai peut-être un esprit plus terérataire. Alors, je voulais vous demander, vous avez l'intention de doubler l'allocation d'éducation parentale. Est-ce que ça va pas se faire un peu au détriment des des allocations familiales et éventuellement augmenter nos impôts ? Non, madame Enquin, ça ne se fera pas au détriment. De quoi s'agit-il ? Chacun comprend bien aujourd'hui que la politique familiale est une priorité absolue et qui doit être reconnue pour tel. D'abord parce que c'est au sein de la famille que se développent les vraies valeurs, celles de responsabilité, celle d'amour du prochain, celle de tolérance qui cimente notre société.

Ensuite, parce que nous voyons bien que nous n'avons plus assez d'enfants et c'est vrai pour toute l'Europe et qu'il faut redonner une impulsion nouvelle à notre démographie pour ceux qui le veulent bien entendu, mais il faut les inciter et en tous les cas ne pas les décourager. Dans ce contexte, il y a naturellement toute une politique familiale touchant les prestations familiales, touchant la fiscalité, touchant le logement, touchant les personnes âgées.

Et dans ce contexte, il y a un élément qui est important, c'est celui qui consiste pour les femmes à conquérir cette liberté nouvelle et nécessaire et à laquelle elles ont droit et qui consiste à pouvoir choisir librement entre travailler à l'extérieur, ce qui est le cas de 70 % d'entre elles, mais alors il faut qu'elles aient les moyens de faire garder leurs enfants, garde à domicile ou garde dans des systèmes collectif de crèche mais les moyens ou alors qu'elle le veuille et qu'elle puisse rester chez elles pour assurer l'éducation de leurs enfants.

Mais alors, il faut reconnaître qu'elles font un métier probablement d'ailleurs le plus beau du monde et cela mérite rémunération et droits sociaux. Et c'est dans cet esprit qu'en 81, j'avais créé à Paris la location parentale d'éducation. En 87, je l'ai élargi dans son ensemble à la France. Et j'ai indiqué qu'il fallait maintenant faire un pas de plus, c'est-à-dire l'augmenter, c'est-à-dire l'apporter pour une mère de trois enfants et pendant 3 ans non plus à 60 % du SMIC comme c'est le cas aujourd'hui, mais à 100 %, c'est-à-dire à la valeur du SMIC. Et ce n'est qu'un pas encore vers un objectif plus lointain bien entendu et qui est le salaire de la mère au foyer.

C'est légitime quand vous avez fait cette annonce Jacques Chirc, je me souviens c'était un peu on a parlé de promesses inconsidérées au début de de la campagne. Est-ce que vous avez véritablement les moyens du financement de ces allocations ? C'était une mauvaise polémique. Cette réforme coûte 3 milliards et demi de francs. Le budget familial et de 135 milliards de francs. Je vous laisse en tirer toutes les conclusions. Mais la famille est une priorité absolue. Alors, autre sujet d'intérêt pour les Français, bien sûr, tout le monde en parle, c'est l'impôt. Alors, l'impôt sur les sociétés, l'impôt sur le revenu. C'est Guy Vasur qui est agriculteur et qui vous pose la question. C'était Orléan.

9:02
Non speech

[Musique]

9:09
Locuteur

Monsieur le Premier ministre, je voudrais revenir aux aspects fiscaux parce que j'ai l'impression qu'il faudrait tout faire à la fois d'une part réduire la TVA pour pouvoir la rendre compatible avec l'échéance de 1992, le marché unique européen. D'autre part, l'impôt sur les sociétés pour améliorer la compétitivité des entreprises et notamment l'exportation. Alors Jacques Chirac, est-ce que c'est possible ? Quel choix ? Quelle priorité ? Et aussi l'impôt sur le revenu des personnes physiques naturellement. Vous savez jusqu'en 73 74, les Français en général payaient à peu près les mêmes impôts que leurs voisins européens.

Et puis il y a eu une dérive fortement accentuée par les socialistes et l'on est arrivé à un niveau de fiscalité qui ne nous rend plus compétitif, concurrentiel. Il faut donc réduire cette fiscalité qui paralyse les travailleurs, les entreprises, les consommateurs français. François Mitterrand faisait remarquer l'autre jour qu'il avait baissé en 1985 à sa demande. Monsieur François Mitterran affirme quelque chose qui n'est pas tout à fait exact, mais on ne peut pas demander une certaine compétence économique à tout le monde. Ne n'ouvrons pas ce débat. Il faut donc diminuer les impôts. Dans quel ordre et comment ?

d'abord l'impôt sur les sociétés et l'impôt sur le revenu des entrepreneurs individuels pour qu'il soi apte à assumer la concurrence de l'année 92-93. Ensuite ou en même temps l'impôt sur les personnes physiques qui reste trop élevé. Nous l'avons fait pour les plus démunis. Plus de 4 millions de familles ont bénéficié en toute ou en partie de la suppression de leur impôts. Il faut le faire pour les revenus moyens et plus élevés de façon à ne pas stériliser l'initiative notamment de notre personnel d'encadrement. Et enfin, il y a la TVA. Nous avons commencé avec l'automobile, les motos, les disques, les médicaments, les cassettes. Il faut poursuivre. Je dirais que c'est en troisème priorité.

Notre programme qui consiste à planifier 15 milliards de réduction de déficit de ce déficit que nous ont légué les socialistes et 15 milliards de réduction d'impôts chaque année nous permettra d'atteindre l'objectif que nous voulons atteindre, c'est-à-dire qu'en 92 93 la France soit compétitive, que la croissance puisse se développer et qu'on règle notre problème de chômage. Et cela suppose naturellement une énergique tenue de nos dépenses. Et bien comme je l'ai fait à Paris, comme je l'ai fait depuis 2 ans au plan national, vous pouvez compter sur moi.

Je voudrais revenir sur un autre sujet qui intéresse également les Français sur lequel Nathalie Fol vous avait posé une question à Marseille lors d'un meeting, c'était la sécurité.

12:04
Non speech

[Musique]

12:12
Locuteur

Bien, monsieur le premier ministre, je suis jeune comme vous pouvez vous en rendre compte. Par conséquent, j'aime bien sortir le soir et malheureusement l'insécurité règne de plus en plus autour de nous. Bon, je l'ai malheureusement vécu personnellement et j'aimerais savoir s'il y a un moyen pour lutter contre cela. Non, Nathalie, pas de plus en plus. Vous savez, j'ai une fille qui a votre âge et je comprends ses inquiétudes. Elle me les transmet aussi. Et lorsqu'en qualité de mère de Paris, je me promène dans les rues, je vois les personnes âgées, j'ai toujours peur qu'elles soi agressée par un voyou qui essaie de leur prendre leur sac ou leur portefeuille.

Lorsque je vois dans certaines rues les appartements, les boutiques régulièrement cambriolées, je suis directement concerné. Nous avons fait un effort considérable. Nous avons fait voter par le parlement les lois qui s'imposaient. Nous avons augmenté sensiblement les moyens de la police. Charles Pasquois, ministre de l'intérieur, a affirmé sa volonté politique de lutter contre la délinquence, la criminalité, contre le terrorisme. Et ceux-ci ont déjà très sensiblement reculé. Le renversement de tendance avait pas eu lieu un peu avant. Non, non, non, ça ce n'est pas exact.

Et nous continuerons, nous continuerons avec la ferme volonté d'arriver à ce que cette première des libertés, la liberté d'aller, de venir, de posséder sans être agressé, sans être détroussé soit réellement respecté. Je n'ai aucune indulgence pour les criminels et je souhaite faire en sorte que chacun puisse se sentir en France en sécurité. Ça demandera quelques années mais nous y parviendrons.

14:00
Non speech

[Musique]