La SNCF s'est couchée devant des syndicats d'extrême-gauche ! - Philippe Ballard (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 1:09OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé exactement avec le livre de Jordan Bardella ?
- 1:29OuverteRéponse directe
L'affiche de Jordan Bardella contrevient-elle à la loi ?
- 2:49OuverteRéponse directe
Maître Leborgne, pourquoi cette affiche est-elle interdite dans les gares ?
- 5:56RelanceRéponse partielle
Ce qui me gêne en matière de morale, c'est quand la puissance publique fait du zèle.
- 11:11OuverteRéponse directe
Vous seriez insurgé si on avait interdit l'affiche d'un livre de Jean-Luc Mélenchon ?
- 11:50OuverteRéponse directe
Quels syndicats ont pesé pour l'interdiction de cette affiche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:33Invité politiqueFait
« – Bonsoir. Écoutez, je crois tout simplement que la direction de la SNCF s'est couchée devant des syndicats, syndicats d'extrême gauche, je pense au syndicat Sudraïde notamment. »
- 1:59Invité politiqueFait
« Donc que veulent faire ces gens-là ? Instaurer la police de la pensée, c'est-à-dire ceux qui vont de lire, de voir, de regarder, d'écouter. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Et puis je ferai remarquer quand même à ces syndicats de gauche qu'il y a sans doute beaucoup, beaucoup de leurs militants qui votent pour Jordan Bardella, qui votent pour la Rassemblement National et Marine Le Pen. »
- 11:57Invité politiqueFait
« Ah ben, la tête de Gondol, si je puis dire, c'était Sudrail. Voilà, on sait que c'est un syndicat d'extrême-gauche. »
- 12:34Invité politiqueFait
« Enfin, qu'est-ce qu'il y a sur cette affiche, la photo de Jordan Bardella ? Est-ce que Jordan Bardella a tenu des propos qui tombent sous le coup de la loi ? Non, Jordan Bardella est la tête d'un parti qui représente 11 millions de Français. »
- 14:54InvitéChiffre
« En tout cas, c'est tiré à 155 000 exemplaires. »
Temps de parole
- Présentateur30 %
- Philippe Ballard20 %
- Invité14 %
- Invité 213 %
- Invité 310 %
- Invité 410 %
- Invité 53 %
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La publicité pour le livre du président du Rassemblement National, Jordan Bardella, intitulé « Ce que je cherche », eh bien cette publicité ne sera donc pas diffusée dans les gares françaises. C'est ce qu'a indiqué aujourd'hui Média Transport, qui est la régie pub de quoi ? De la SNCF, en gros ?
Oui, en gros, c'est ça. Et la régie affirme en fait que le visuel de l'affiche du livre, c'est ça qui pose problème. Donc ce visuel, c'est-à-dire on voit Jordan Bardella avec le titre du livre, « Ce que je cherche », contrevient, je cite, au principe de neutralité. Jordan Bardella, forcément, il est indigné. Il est pré-engagé des recours par voie légale. Écoutez-le. Je crois qu'il y a aujourd'hui, chez une partie de la gauche et chez une partie notamment des syndicats d'extrême haute, une nostalgie des régimes totalitaires.
C'est-à-dire qu'on considère qu'il y a des livres qu'on peut lire, il y a des livres qu'on peut vendre et puis il y a des livres qu'on ne peut pas lire et qu'on peut vendre. Mais je vais vous dire, plus ils tenteront d'interdire le livre, plus sans doute nos compatriotes seront tentés de l'acheter. Et donc ce livre est d'ores et déjà en précommande. Il s'est imposé en tête des ventes en quelques jours. Donc j'appelle les Français, évidemment, à ne pas se laisser intimider par la gauche et par l'extrême gauche.
On est avec Philippe Ballard, qui est porte-parole du Rassemblement national, député de l'Oise. Merci d'être avec nous, Philippe Ballard. Qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Normalement, on doit pouvoir acheter de l'espace publicitaire dans les gares et afficher librement ce que l'on veut, à condition de ne pas contrevenir au principe de la loi, bien évidemment. Là, qu'est-ce qui s'est passé concrètement avec le livre de Jordan Bardella ?
– Bonsoir. Écoutez, je crois tout simplement que la direction de la SNCF s'est couchée devant des syndicats, syndicats d'extrême gauche, je pense au syndicat Sudraïde notamment. J'ai écouté son responsable, M. Vildieu, qui donnait comme excuse. « Oh là là, c'est terrible, les gens vont voir la photo, l'image de Jordan Bardella avant d'aller travailler en sortant de la bouche du métro ». C'est terrible. Enfin bon, voilà, on en est là. Donc que veulent faire ces gens-là ? Instaurer la police de la pensée, c'est-à-dire ceux qui vont de lire, de voir, de regarder, d'écouter. C'est un vrai danger pour la démocratie, ce qui vient de se passer.
Et puis je ferai remarquer quand même à ces syndicats de gauche qu'il y a sans doute beaucoup, beaucoup de leurs militants qui votent pour Jordan Bardella, qui votent pour la Rassemblement National et Marine Le Pen.
– Bon, l'un dans l'autre, Philippe Ballard, c'est un très très bon coup de pub, tout ça.
– Bah écoutez, oui, s'il a lieu, tant mieux. Enfin, je pense qu'à la limite, Jordan Bardella n'avait pas besoin de ça. Il le rappelait dans l'extrait que vous venez de diffuser. Les précommandes sont extrêmement fortes. Donc, écoutez, moi, j'invite tout le monde à passer une précommande de ce livre de Jordan Bardella, bien sûr.
– Maître Leborgne, restez avec nous, Philippe Ballard. Maître Leborgne, je ne comprends pas, parce que les campagnes d'affichage de cette affiche-là, montrant Jordan Bardella, sont autorisées. Elles ne contreviennent pas aux principes fondamentaux de la République. Elles ne sont ni racistes, ni je ne sais pas. Bon, bref, donc elles vont être diffusées, ces affiches, sauf dans une régie, j'allais dire privée, une régie publicitaire privée. Pas si privée que ça, puisque c'est celle de la SNCF.
– Oui, justement, on pourrait imaginer, on pourrait même admettre que des sociétés chargées d'une mission de service public, comme c'est le cas de la SNCF, veuillent rester neutres et ne veuillent pas avoir l'air de soutenir, même indirectement, quelqu'un qui est un homme politique, représentatif et important. C'est d'ailleurs ce qui a été pris comme explication. On parle de neutralité. Mais alors, il faut que dans les mois et les années qui viennent, on n'ait aucune publicité pour un livre de M. Mélenchon ou d'un autre, si vous voulez. Parce que là, la neutralité, elle serait singulièrement attaquée.
Et on sait, je lisais dans la presse que ce que disait à l'instant ce monsieur n'est pas complètement faux et qu'il y aurait eu de la part de certains syndicats des pressions pour qu'il en soit décidé ainsi. Je n'en sais rien, je ne me prononce pas. Ce qui est absolument sûr, c'est qu'il y a, en France et un peu partout, un goût, un goût de l'interdit. Et que si vous mettez sous un voile noir un objet non identifié, mais tout le monde va vouloir soulever le voile. Alors d'ailleurs, si j'ai bien compris, Jordan Bardella n'a pas l'air de se plaindre, ou alors pour la forme. Raphaël, Rémi Leleux. L'objet n'est pas sous un voile noir, il est très identifié.
On sait que c'est un livre de Jordan Bardella. Et heureusement, il y a aussi plein de gens qui n'ont pas envie de lire Jordan Bardella. C'est vrai, on ne sait pas ce qu'il y a dedans. Et j'étais d'accord avec vous sur la neutralité politique. Puisque ce qui serait choquant, c'est que demain, il y ait d'autres publicités pour d'autres politiques qui soient achetées sur la même régie publicitaire.
Celui qui écrit le plus de livres, c'est Bruno Le Maire. Mais maintenant, il est libéré.
Écoutez, si demain, on voit les publicités pour les livres de Bruno Le Maire... Et puis le contenu n'était pas très politique. Non, non, c'était pas un contenu très politique. Je vous vois venir. Ce que dit la SNCF, c'est que lorsque Hachette Livre a fait les achats d'espaces publicitaires, il n'était pas précisé que c'était pour le livre de Jordan Bardella. Donc ça, ça reste à voir. Mais c'est vrai que, bon, après, moi, en tant qu'écolo, je suis tranquille. Nous, on est contre la publicité. Comme ça, ça libère les espaces, ça libère les imaginaires. Et en plus, néanmoins, on est aussi sur l'encadrement de la publicité.
C'est-à-dire qu'il y a certains espaces publics où on doit pouvoir interdire la publicité pour les produits addictifs, les publicités sexuelles... On se sent quand même un peu la mauvaise foi, parce que de la pub pour des livres de politique, on en a vu plein de fois. Ça, c'est une évidence, mais ça reste un gros travail. Après, cette régie a fait un choix sur la neutralité politique. Maintenant, il faut qu'elle le tienne envers et contre autour.
Mais ce qui me gêne un peu, maître... Après, je reviens vers vous, Thomas Porcher. Ce qui me gêne un peu en matière de morale, d'éthique, c'est quand la puissance publique... Alors là, je parle de la SNCF. La puissance publique, c'est un peu compliqué, parce que ça passe par le filtre d'une régie publicitaire qui appartient à la SNCF. Mais c'est quand elle fait du zèle. Moi qui suis un amoureux de Georges Brassens, à la fin des années 50...
Tu n'avais pas dit que tu chantais, d'ailleurs ?
Si, c'est à travers de l'Argegrille, que les femelles du canton contemplaient un puissant gorille sans souci du... Quand dira-t-on ? Brassens, à la fin des années 50... Au début des années 60, Brassens est autorisé sur Europe 1, sur RTL, partout. Tout le monde diffuse du Brassens en interview, sauf Radio France, qui dit « Ah oui, on ne va pas diffuser Brassens, c'est subversif, ça choque ». Et donc, il y a des fiches qui sont imprimées à l'usage des animateurs de la maison de la radio dans lesquelles il est expressément indiqué qu'il est interdit de diffuser des disques de Brassens et ça va durer des années.
C'est-à-dire que l'État est mieux disant, la puissance publique est mieux disante qu'à l'époque... Ça veut dire que là, on a une régie pub de la SNCF qui dit « Bon, finalement, on va voir des affiches de Bardella partout ». Sauf dans les gares, parce que la régie pub dit « Ah non, franchement, pas ça, pas nous ».
Quand on s'interroge sur le terrain moral, on finit toujours, et c'est extrêmement dangereux, par se poser des interdits. C'est ce que vous disiez à propos de Brassens et c'est ce qui se passe à propos de Bardella. Juste un mot, j'aimerais qu'on regarde... C'est une qualité de texte qui est peut-être différente. J'aimerais qu'on regarde ce que cette régie, cette fameuse régie qui gère la pub à la SNCF a déjà interdit, parce que c'est pas une première. Il y a eu deux précédents. Merci de donner les écrits. Bilal Hassani, en Madone, à la tête de têtu, ça c'était non.
Cette affiche, ils ont refusé de la... Ils ont refusé.
Ils ont considéré comme trop politique. Il y en a une autre, une affiche de spectacle de Walidia, parce que Walidia est un humoriste qui se moque de l'IGPN, la police des polices, et d'Emmanuel Macron également. Quand on regarde les propos tenus par l'un et par l'autre, et qu'on regarde ce que dit la loi, la loi c'est le principe de neutralité et de laïcité des services publics. J'ai quand même du mal à faire coller ça avec l'affiche de Jordan Bardella, qui représente juste Jordan Bardella et le titre de son livre. Mais vous avez raison, parce que ça n'est pas le sujet.
La question n'est pas là le respect de la loi ou le respect des normes publicitaires, mais bien le choix de la régie de faire des affichages le plus neutres possible dans leur présentation PowerPoint. Ils appellent ça respecter la sensibilité des voyageurs et des voyageuses. Après, si on veut avoir quelque chose de plus opposable, il faudrait écrire la charte éthique de la régie, qu'elle soit publique et qu'elle puisse être connue de tout le monde. Parce que si on imagine que cette régie se met à diffuser des politiques, la question c'est comment faire l'équilibre ? Est-ce que vous allez faire comme vous le compte du temps de parole ? Est-ce que pendant deux semaines, on achète du Bardella ?
Est-ce que pendant trois semaines, on achète du Macron ?
Thomas Porcher, regardez l'affiche de Bilal Hassani. Regardez l'affiche de Bilal Hassani. Oui, je l'ai vue. Elle n'est pas diffusée. Pourquoi ? Parce que Bilal Hassani est représenté en Madone. Il faut quand même se calmer sur la laïcité. Il faut quand même se calmer. Je crois que les Français ont la capacité quand même à comprendre qu'il s'agit là d'une mise en scène.
Je ne fais pas un jugement de valeur sur ça. La première chose que je vois, c'est qu'on ne peut pas dire que c'est l'extrême droite qui est toujours visée. Puisqu'on a Walidia, on a têtu pour des questions religieuses, à l'appréciation de... Non mais en gros, la régie publicitaire de la SNCF, elle décide pour ses voyageurs ce qu'ils doivent voir. Oui, j'aurais aimé que le Front National, qui dit ce qu'il y a de la censure, le dise aussi avant. Mais après, effectivement, il faut des règles claires. Et ce n'est pas pareil de faire des affiches, par exemple, de Barack Obama ou d'un président comme Nicolas Sarkozy qui serait à la retraite, de quelqu'un qui a des ambitions politiques.
Parce que ça peut être considéré, et là-dessus, je ne sais pas ce que dit la loi, mais ça pourrait être considéré comme une forme finalement détournée de faire également une campagne et qui devrait être décomptée peut-être quelque part. Parce que là, on est... Vous ne voulez pas qu'on dise tout simplement qu'on les prend au mot, c'est la neutralité, oui, et ce sera de la neutralité jusqu'au bout.
Moi, je trouve, Philippe Ballard est avec nous, je tiendrais exactement le même argument si on avait interdit le livre de Jean-Luc Mélenchon ou de je ne sais qui. Il y a une dimension orwellienne. C'est 1984, c'est la SNCF qui nous dit, quand on sort des trains, vous pouvez voir ça, mais pas ça. Non, mais le seul cadre qui compte, c'est celui de la loi. Si la fiche de Jordan Bardella contrevient au principe de la loi française, il ne faut pas l'afficher.
Pas seulement. Je peux comprendre que ce qui est puissance publique, alors il y a des choses à dire sur la SNCF, est-elle puissance publique, mais ce qui représente la puissance publique ne veuille pas avoir l'air de prendre parti. Ça ne me paraît pas ce qu'on a dit. Pardon, mais on fait une confusion. La régie publicitaire n'appartient pas à la SNCF. Oui, mais en fait, c'est un peu la même question que les annonceurs sur une chaîne, par exemple. Qu'est-ce que vous avez envie de mettre en valeur dans vos espaces pour vendre et continuer de vendre le maximum d'espaces publicitaires ? Et là, il y a quand même, malgré tout, une liberté de l'acteur privé.
On va retourner voir Philippe Ballard, justement. Philippe Ballard, vous, vous seriez insurgé si on avait interdit l'affiche d'un livre de Jean-Luc Mélenchon ?
Oui, bien sûr, absolument. Liberté d'expression, démocratie. Mais tout à l'heure, je parlais de danger pour la démocratie, parce qu'en fait, il y a tout un écosystème autour de ça. Là, on parle de ces syndicats de la bien-pensance, c'est-à-dire qui disent « il faut lire ça, il ne faut pas lire ça, il faut regarder ça, il ne faut pas regarder ça ». Mais quand je parle d'écosystème, ça va plus loin. Par exemple, vous voyez, ça me dit…
Philippe Ballard, je me permets de vous interrompre, cher monsieur. Dites-moi, quels sont, selon vous, selon vos informations, les syndicats de la SNCF qui ont pesé pour que cette affiche ne soit pas diffusée dans les gares ?
Ah ben, la tête de Gondol, si je puis dire, c'était Sudrail. Voilà, on sait que c'est un syndicat d'extrême-gauche. C'est Sudrail qui a mené. Parce que si vous reprenez l'histoire, quand même, dans un premier temps, la campagne est acceptée. Et puis il y a ces communiqués, notamment de Sudrail, qui font pression sur la direction pour que cette campagne de promotion du livre de Jordan Bardella soit annulée. Et c'est ensuite, aujourd'hui, que la direction de cette régie, qui fait SNCF et RATP, pour qu'on ait tous les éléments en main, dit, oui, effectivement, stop, il n'y aura pas cette campagne. Enfin, qu'est-ce qu'il y a sur cette affiche, la photo de Jordan Bardella ?
Est-ce que Jordan Bardella a tenu des propos qui tombent sous le coup de la loi ? Non, Jordan Bardella est la tête d'un parti qui représente 11 millions de Français. Et qui plus est, on n'est pas un parti interdit. Donc, voilà, tout ça, on a bien compris. La direction, la SNCF, s'est couchée devant ces syndicats d'extrême-gauche.
Thomas Porcher, je vous vois opiner de la tête, vous êtes d'accord ? Non, mais il y a aussi... Alors, vous me dites non, mais vous dites oui. Non, non, parce qu'on se regardait... Quand on est amoureux de la liberté, on sent que tu sois Bardella ou... Non, mais il faut qu'il y ait une règle là-dessus. Là, c'est un angle mort, il faut qu'il y ait une règle là-dessus. Et c'est vrai qu'il y a peut-être des gens qui n'ont pas envie de voir la tête de Jean-Luc Mélenchon affichée dans une gare. Donc, il faut qu'il y ait une règle sur des politiques, surtout sur des politiques... Mais est-ce qu'il faut qu'il y ait des règles sur tout ?
Est-ce qu'on ne peut pas mettre les têtes de tout le monde et puis on détourne la tête si ça ne nous plaît pas ? Il y a un autre qui n'est pas pris en compte. Pourquoi les syndicats n'ont pas voulu mettre les affiches précédentes ? Parce que pour eux, c'était des appels à la provocation qui pouvaient entraîner des dégradations. Et donc un coup. Vous voyez, quand... Monsieur le chanteur, je ne me rappelle plus comment ça s'appelle. Pareil pour Jordan Barla et peut-être pareil pour Walidia. Donc, il y a aussi ça à prendre en compte. C'est l'impact que ça pourrait avoir en termes de dégradation. Parce qu'il y a des politiques, il y a toujours des tags, des choses comme ça, etc.
Bon. Oui ? Le bouquin de Jordan Bardella, Philippe Ballard, cartonne ?
Oui, cartonne.
Je pense que ça, c'est comme les bouquins interdits. Ça va lui faire une pub décuplée, non ?
Les précommandes explosent, sont à un niveau quasiment record. Parce que vous savez, des hommes politiques qui vendent des livres, il y en a assez peu. Je ne sais pas combien a été diffusé le livre d'Édouard Philippe, par exemple. Bon, on n'en a pas entendu vraiment énormément parler. Je pense que oui, pour reprendre une expression un peu familier, le livre de Jordan Bardella va cartonner. Et tant mieux. Merci, Philippe Ballard.
Cela dit, je me souviens d'un papier, je ne sais pas, c'était il y a quelques années, je pense que c'était dans Libération, sur les vrais chiffres de vente des livres politiques. Je me souviens, je ne veux pas être méchant, je me souviens de certaines personnes, c'était 300, des stars de la politique, 300, 400 exemplaires.
300, c'était le sympa, il y avait des 37 aussi qui traînaient. Ceux qui vendent bien sont très rares, c'est Nicolas Sarkozy, François Hollande, et là on verra ce que donnera Jordan Bardella. En tout cas, c'est tiré à 155 000 exemplaires. C'est énorme. On la laisse rêveur pour un livre politique.
Philippe Ballard