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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 1 avril 2025 21 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Julien Odoul : "La démocratie, ce n'est pas la dictature des juges !" (Sud Radio)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Bonjour.

  • 0:24FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous faites appel ?

  • 1:30RelanceRéponse partielle

    Est-ce que les juges ont appliqué la loi ?

  • 1:42RelanceRéponse partielle

    Les juges ont-ils appliqué cette loi ?

  • 2:28RelanceÉludée

    Sur le fond de l'affaire, est-ce que les juges ont appliqué la loi ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous, les élus, vous êtes incondamnables ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27Invité politiqueFait
    « Oui, bien sûr, je fais appel et par conséquent, je suis toujours et je reste présumé innocent. »
  • 1:15Invité politiqueFait
    « Les juges, hier, ont appliqué surtout une volonté partisane et politique d'empêcher Marine Le Pen, favorite de l'élection présidentielle de 2027, de se présenter et de représenter des millions de Français. »
  • 2:00Invité politiqueFait
    « qui est une violation manifeste de la présomption d'innocence, puisque Marine Le Pen, qui va faire appel, avec cette exécution provisoire, est empêchée de se présenter à l'élection présidentielle. »
  • 3:46Invité politiqueChiffre
    « qui, je le rappelle, représente, dans les dernières études d'opinion, 37% des voix au premier tour de la prochaine présidentielle. »
  • 5:01Invité politiqueFait
    « c'est déjà de condamner le RN et Marine Le Pen, parce qu'ils se sont défendus. »
  • 5:28Invité politiqueFait
    « ce qui constitue le levier et le moteur de l'exécution provisoire, jugé par la présidente du tribunal, comme un trouble à l'ordre public. »
  • 6:31Invité politiqueFait
    « C'est faux, il n'y a pas d'enrichissement personnel, on n'a pas acheté de yacht, on n'est pas parti aux vacances en Hauss-Échelle avec l'argent de l'Europe, tout ça n'existe pas. »
  • 6:47Invité politiqueFait
    « C'est un différent administratif entre le Parlement européen et nos députés européens sur la gestion des assistants. »
  • 7:36Invité politiqueChiffre
    « Si l'élection présidentielle de 2027 venait à se jouer sans la candidate favorite qui a apporté les espoirs de 13 millions de Français »
  • 8:09Invité politiqueFait
    « Ce qui serait très grave dans n'importe quelle autre démocratie. »
  • 9:16Invité politiqueFait
    « la patrie des droits de l'homme, notre démocratie, ne peut plus donner de leçons de démocratie ou de droits de l'homme à qui que ce soit, au regard de ce qui s'est passé et du jugement qui était rendu hier. »
  • 10:33Invité politiquePromesse
    « Nous aurons Marine Le Pen, candidate à la présidence de la République. »
  • 15:07Invité politiqueFait
    « Nous sommes victimes effectivement d'un acharnement judiciaire et d'un coup d'État des juges. »
  • 16:53Invité politiqueFait
    « Il n'y a, encore une fois, aucun enrichissement personnel, aucune corruption. »
  • 20:21Invité politiqueFait
    « il s'agit d'un procès politique qui a été intenté par nos adversaires politiques socialistes »

Temps de parole

  • Julien Odoul72 %
  • Présentateur28 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Notre invité ce matin, Julien Audoul, qui est député de Lyon, porte-parole du Rassemblement National. Julien Audoul, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous avez été condamné hier à 8 mois de prison avec sursis. Vous êtes devenu inéligible un an, mais sans exécution provisoire. En ce qui vous concerne, Julien Audoul, vous étiez assistant parlementaire d'une députée européenne, FN, au moment des faits. Bon, Julien Audoul, d'abord, est-ce que vous faites appel ?

0:27
Julien Odoul

Oui, bien sûr, je fais appel et par conséquent, je suis toujours et je reste présumé innocent.

0:33
Présentateur

Innocent. Vous êtes condamné et présumé innocent.

0:36
Julien Odoul

Voilà. Non, quand on fait... Vous êtes condamné provisoirement. En première instance, et quand on fait appel, effectivement, on est toujours présumé innocent. Et c'est pour ça d'ailleurs, excuse-moi Jean-Jacques Bourdin, parce que c'est très important. Mais oui, c'est pour ça que je vous interroge. C'est pour ça que dans notre institution judiciaire, il y a deux volets. La première instance est l'appel, parce qu'on considère qu'un juge peut se tromper. Un juge n'est pas au-dessus, évidemment, de tout et peut être faillible. Et donc, il y a un deuxième niveau qui est l'appel. Qui confirme ou infirme. Effectivement. Et c'est important que ces deux niveaux soient respectés.

Est-ce qu'hier, les juges ont appliqué la loi ? Les juges, hier, ont appliqué surtout une volonté partisane et politique d'empêcher Marine Le Pen, favorite de l'élection présidentielle de 2027, de se présenter et de représenter des millions de Français. C'est ça qu'on peut reprocher.

1:31
Présentateur

Mais je vous repose la question, parce que là, vous prenez une voie différente. Est-ce que les juges ont appliqué la loi ? La loi votée par des parlementaires. Vous êtes parlementaire. Bien sûr. Ce sont des parlementaires qui ont voté une loi. Les juges ont-ils, hier, appliqué cette loi ?

1:49
Julien Odoul

Les juges avaient la possibilité, avec la loi et l'esprit de la loi, de ne pas utiliser l'exécution provisoire, qui est une violation manifeste de la présomption d'innocence, puisque Marine Le Pen, qui va faire appel, avec cette exécution provisoire, est empêchée de se présenter à l'élection présidentielle. Et c'est ça qui est très grave dans cette histoire.

2:16
Présentateur

Non, mais je voudrais... Je vais y revenir, ne vous inquiétez pas, sur l'exécution provisoire, parce que s'il y a débat, il porte sur l'exécution provisoire, Julien Oudeau. Pas seulement. Non. Non, mais pas seulement, pour être honnête, Jean-Luc Baudin. Sur le fond de l'affaire... Non, mais attendez, laissez-moi terminer. Sur le fond de l'affaire, je vous repose la question, oui ou non, est-ce que les juges ont appliqué la loi ?

2:37
Julien Odoul

Non, mais les juges n'ont pas appliqué d'autres lois, ou ne sont pas sortis de la loi. Pour autant... Ils ont appliqué la loi, on est bien d'accord. Non, mais attendez, attendez, ce que les Français peuvent voir, constatent à la fois concernant le Rassemblement National, mais pas seulement. puisque nous sommes dans un système de défiance et de dérive où notre démocratie, la liberté d'opinion, la liberté politique, la liberté médiatique, sont aujourd'hui en grand danger. Quand on ferme une chaîne de la TNT, la première de la TNT, quand on inflige des peines à un ancien président de la République, voilà, des peines sans commune mesure, avec la gravité des faits...

Quand, encore une fois, on empêche des millions de Français de pouvoir être représentés à l'élection présidentielle, je considère qu'on n'est plus vraiment en démocratie, et ça doit interpeller tout le monde, pas seulement les électeurs du Rassemblement National, mais tous les Français qui sont attachés à la démocratie, et donc à la capacité de décider. Parce que c'est ce qu'on souhaite retirer aux Français, c'est la possibilité de défendre leurs idées, leurs opinions, leurs espérances, qui sont aujourd'hui portées par Marine Le Pen, qui, je le rappelle, représente, dans les dernières études d'opinion, 37% des voix au premier tour de la prochaine présidentielle.

Est-ce que les élus sont au-dessus des lois ?

3:55
Présentateur

Parce que, dans votre discours, je me mets à la place des hommes et des femmes qui nous écoutent, et qui ont une opinion pas si bonne que ça des responsables politiques. Julien Oudoul, vous le savez bien. Est-ce que vous, les élus, vous êtes incondamables ?

4:13
Julien Odoul

Non, alors je vais vous répondre, les élus, les responsables politiques ne sont pas au-dessus des lois, mais ils ne sont pas en dessous des lois. Non. Et le jugement qui a été fait à l'encontre, qui a été donné à l'encontre de Marine Le Pen, est en dessous de ce qui aurait pu être donné à n'importe quel citoyen. Et à votre encontre ? Et à mon encontre, force est de constater qu'il y a eu, depuis les réquisitions, qui étaient beaucoup plus lourdes, il y a eu une atténuation par rapport aux réquisitions. Mais qu'il y a, encore une fois, il y a une volonté dans ce jugement d'empêcher, parce que tout rejoint à la présidentielle. L'objectif, qui a été celui de la présidente du tribunal...

Mais vous avez été justement condamnée ou pas ? Je vais aller où. Oui, allez-y. L'objectif de la présidente du tribunal, et notamment, c'est écrit noir sur blanc, et elle l'a prononcé de sa bouche, c'est déjà de condamner le RN et Marine Le Pen, parce qu'ils se sont défendus. Parce qu'ils se sont défendus. On reproche à Marine Le Pen de s'être défendus, et finalement, de ne s'être pas soumises. On lui reproche également d'être une opposante des institutions européennes, comme si c'était condamnable.

On lui reproche également de pouvoir gagner l'élection présidentielle, ce qui constitue le levier et le moteur de l'exécution provisoire, jugé par la présidente du tribunal, comme un trouble à l'ordre public. Alors que le trouble, c'est tel qu'il le génère, avec ce jugement partisan qui l'empêcherait de se présenter.

5:43
Présentateur

Bien, exécution provisoire, la présidente du tribunal, trois magistrats ont porté le jugement hier. Trois magistrats, exécution provisoire, parce que disent les magistrats, encore une fois, les faits ont été commis sur plusieurs années, seulement interrompus par la plainte du Parlement européen, ça a duré douze ans, il y a dix, disent les magistrats, un risque de récidive. Bon, lorsque les prévenus ont toujours nié, parce que les prévenus ont toujours nié l'infraction. Vous avez toujours nié l'infraction.

6:17
Julien Odoul

Mais on nie l'infraction, effectivement, c'est un... Encore une fois, le délibéré est clair, pas d'enrichissement personnel. C'est très important, puisqu'on a reproché depuis des années à Marine Le Pen, au RN, de s'être enrichi. C'est faux, il n'y a pas d'enrichissement personnel, on n'a pas acheté de yacht, on n'est pas parti aux vacances en Hauss-Échelle avec l'argent de l'Europe, tout ça n'existe pas. Pas de corruption, et même les magistrats et procureurs ont reconnu qu'il n'y avait pas d'emploi fictif. Ce qu'on reproche au RN, c'est un différent... C'est un différent administratif entre le Parlement européen et nos députés européens sur la gestion des assistants. Voilà.

Encore une fois, on est sur cette affaire-là.

6:59
Présentateur

Payé par l'Union européenne, par les contribuables européens. Bon, dites-moi, maintenant les conséquences politiques sont lourdes. Elles sont lourdes. Marine Le Pen dit, il reste un petit chemin à suivre pour que je puisse me présenter l'élection présidentielle. Quel est ce petit chemin ? Il y a un petit chemin de recours, effectivement.

7:22
Julien Odoul

Marine Le Pen va utiliser tous les recours possibles. L'appel, évidemment, en fonction du calendrier. Mais j'aimerais inciter sur un point. Si l'élection présidentielle de 2027 venait à se jouer sans la candidate favorite qui a apporté les espoirs de 13 millions de Français et qui, aujourd'hui, représente 37% de l'électorat au premier tour dans les sondages. C'est-à-dire que celui ou celle qui serait élu serait, de facto, illégitime. Illégitime, puisque l'élection... Quel que soit l'élu ! Mais l'élection présidentielle... Quel que soit l'élu ! Mais bien sûr...

7:59
Présentateur

Même Jordan Bardella serait illégitime !

8:01
Julien Odoul

L'élection présidentielle serait illégitime si la candidate favorite des Français, aujourd'hui, venait à être empêchée. Ce qui serait très grave dans n'importe quelle autre démocratie. Imaginez, Jean-Jacques Bourdin, que nous avions la même situation en Hongrie. Que le principal opposant à Viktor Orban se voyait empêché par la justice d'être candidat, recevait 5 ans de prison avec sursis. Je pense que vous en auriez fait des tartines, vous, vos confrères, et que ça aurait ému toutes les institutions européennes. Là, comme c'est le Rassemblement National et Marine Le Pen, certains disent que c'est normal.

8:37
Présentateur

Bon, allez, Julien Oudoul, on ne va pas établir de comparaison, parce que je pourrais établir d'autres comparaisons dans d'autres pays. Il faut comparer à l'Allemagne, il faut comparer ce qui se passe. Et notamment, comparons avec la Russie, puisque ce sont des pays qui vous ont soutenu. Effectivement, M. Orban vous a soutenu.

8:52
Julien Odoul

Non, mais la Russie ne nous a pas soutenus. Le Kremlin n'a pas soutenu. Mais non, pas du tout. Ah bon, d'accord. Qu'a dit le Kremlin ? Non, mais le Kremlin et le pouvoir russe est en opposition avec le gouvernement français, et évidemment, utilise n'importe quel fait de société pour critiquer la France. Voilà. Mais je le dis aujourd'hui, et ce qui est très grave, c'est que la patrie des droits de l'homme, notre démocratie, ne peut plus donner de leçons de démocratie ou de droits de l'homme à qui que ce soit, au regard de ce qui s'est passé et du jugement qui était rendu hier.

9:26
Présentateur

Lorsque Jordan Bardella dit que la démocratie française a été exécutée, je dis bien exécutée, ce qui ne va pas trop loin, elle serait responsable.

9:38
Julien Odoul

Franchement. Mais Jordan Bardella a tout à fait raison et il partage le sentiment de millions de Français.

9:43
Présentateur

Nous ne sommes plus en démocratie. Est-ce que vous nous dites ce matin, Julien Oudoul, ce matin, en France, nous ne sommes plus en démocratie ? Je dis que notre démocratie... Parce qu'elle a été exécutée.

9:53
Julien Odoul

Je dis que notre démocratie est en voie d'effondrement, effectivement. Que des millions de Français ont été, hier, par le jugement qui était rendu, éliminés politiquement. Qu'on ne souhaite pas que le Rassemblement National et que nos idées arrivent au pouvoir. Et donc que l'on souhaite, par tous les moyens, et je le dis encore une fois, tous les moyens seront faits, même les pires, pour empêcher nos idées d'arriver au pouvoir. Et c'est pour ça que j'appelle à la mobilisation de nos électeurs, mais pas seulement pour se révolter, s'insigner face à ce jugement.

10:25
Présentateur

Julien Oudoul, vous aurez un candidat en 2027, quoi qu'il arrive. Mais Jean-Jacques Bourdin... Est-ce que vous aurez un candidat en 2027, quoi qu'il arrive ?

10:33
Julien Odoul

Oui, nous aurons Marine Le Pen. Vous aurez Marine Le Pen ? Nous aurons Marine Le Pen, candidate à la présidence de la République. Vous n'aurez pas Jordan Bardella. Nous aurons Marine Le Pen, candidate à la présidence de la République. Je précise que l'élection présidentielle n'est pas une élection de parti. Elle a été pensée et théorisée par le général de Gaulle avec la constitution de la Ve République, comme une élection où c'est un homme et une femme qui se présentent devant les Français, au-delà des étiquettes partisanes. C'est ça l'esprit de l'élection présidentielle.

10:58
Présentateur

Et si elle ne peut pas être candidate,

11:00
Julien Odoul

ce sera Jordan Bardella. Elle le pourra, elle le pourra. Et Marine Le Pen l'a redit hier. Jordan Bardella est une personnalité politique éminente de premier plan, qui fait partie des personnalités préférées des Français. C'est quelqu'un d'éminemment brillant et de talentueux. Et je ne doute pas, et j'espère d'ailleurs, qu'il sera candidat à l'élection présidentielle et après demain, évidemment, président de la République, bien sûr. Mais là, aujourd'hui, nous n'allons pas laisser faire ce scandale démocratique qui vise à empêcher celle qui peut accéder à l'Élysée de pouvoir se présenter.

11:34
Présentateur

Donc, il n'est pas certain que Jordan Bardella sera candidat en 2027. Puisque pour vous, la candidate, c'est Marine Le Pen. On est bien d'accord. Bien sûr que oui. C'est bien ce que j'ai compris. C'est vrai que 31 ans, 2027, aucune expérience professionnelle. Non, non, non. Et sur le fonctionnement de l'État, c'est plus, c'est un moins bon candidat que Marine Le Pen. Non, non, mais c'est pas la question. Non, non, Jean-Jacques Bourdin,

11:56
Julien Odoul

c'est pas une question d'âge. Je pense pas qu'on a fait le procès de l'âge ou de l'immaturité à Gabriel Attal quand il a été Premier ministre. C'est pas une question d'âge. C'est pas une question d'expérience. Je pense que Jordan Bardella a une expérience du peuple qui est bien supérieure à celle des élites technocratiques de notre pays.

12:14
Présentateur

C'est parce que Marine Le Pen est une meilleure candidate.

12:16
Julien Odoul

Non, mais la question est celle que Marine Le Pen est notre candidate naturelle, qu'elle a l'antériorité, qu'elle a un lien charnel avec les Français. C'est la seule, et vous le savez, Jean-Jacques Bourdin, parce que vous connaissez très très bien la politique, c'est la seule personnalité politique qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas qui a un lien fusionnel avec le peuple français. Et à ce titre, c'est elle qui doit porter notre projet et les espoirs de millions de Français à la prochaine présidentielle.

12:40
Présentateur

Julien Oudoul, Jordan Bardella qui appelle à une mobilisation populaire et pacifique, je crois qu'il y a une pétition qui a été lancée, il appelle à ce que l'on mette des affiches, enfin le Rassemblement National va organiser un affichage un peu partout en France. Est-ce que vous êtes favorable à des manifestations de rue ?

12:59
Julien Odoul

Mais nous sommes favorables à tous les moyens démocratiques qui nous permettent de nous mobiliser et surtout à ce que les Français qui croient en nos idées, mais pas seulement, je le redis, tous les Français qui sont attachés au pluralisme politique, qui sont attachés à notre bonne santé démocratique, se mobilisent, que ce soit dans la rue, que ce soit par la signature de notre pétition, que ce soit par le biais par le biais de militantisme, mais par le droit à manifester et constitutionnel. Est-ce que vous appuyez ce matin à des manifestations, je ne sais pas, en fin de semaine

13:30
Présentateur

dans les rues des villes françaises ?

13:33
Julien Odoul

Mais je pense qu'il faut que les Français s'indignent et se lèvent face à ce qui est en train de se passer. Est-ce que les Français doivent descendre dans la rue ? Mais bien évidemment que les Français doivent se mobiliser, encore une fois. Donc descendre dans la rue. Je rappelle que le Rassemblement National...

13:46
Présentateur

Descendre dans la rue.

13:49
Julien Odoul

Mais qu'est-ce que vous voulez me faire dire Jean-François Gourdin ? La vérité. Mais ce que vous pensez Julien Oudoune ? Les manifestations, quelles qu'elles soient, sont les bienvenues pour sauver notre démocratie qui est en danger. Je le rappelle, il y a la première chaîne de la TNT qui a été fermée. Là aujourd'hui, c'est la première opposante au pouvoir qui est empêchée de se présenter à l'élection présidentielle. Tout cela est d'une gravité extrême qui devrait susciter l'indignation de tous les démocrates, en tout cas de tous ceux qui se revendiquent attachés à la démocratie.

14:19
Présentateur

Donc vous n'écartez pas l'appel à descendre dans les rues ce week-end par exemple. Mais non, mais pourquoi devrions-nous

14:26
Julien Odoul

l'écarter ? Encore une fois, c'est un droit constitutionnel de manifester et il est sain dans notre démocratie que des citoyens qui aujourd'hui n'ont plus de voix, des citoyens qui n'ont plus de bulletin de vote. Il faut quand même prendre conscience de la dureté, de la brutalité de cette décision où des citoyens ne pourraient pas défendre leurs idées et défendre la candidate pour laquelle ils ont déjà voté et en laquelle ils placent leurs espoirs. Donc oui, ils doivent effectivement se manifester, se mobiliser et exprimer leur indignation.

14:57
Présentateur

Est-ce que vous nous dites ce matin, que nous dites-vous ce matin ? Vous êtes coupable ou victime ? Nous sommes déjà

15:04
Julien Odoul

innocents. Vous êtes coupable ou victime ? Nous sommes victimes effectivement d'un acharnement judiciaire et d'un coup d'État des juges. Et je le rappelle, la démocratie, c'est le pouvoir du peuple. Ce n'est pas la dictature des juges. Et les juges n'ont pas à faire le casting de l'élection présidentielle. C'est le peuple et seulement le peuple. Et d'ailleurs, le général de Gaulle, pour une nouvelle fois se référait à lui, considérait que la Cour suprême de la République française, c'est le peuple français. Donc, seul le peuple devrait pouvoir destituer un élu ?

Seul le peuple, effectivement, devrait pouvoir, d'une manière ou d'une autre, décider qui se présente à l'élection présidentielle et qui, effectivement... Pas les juges.

15:45
Présentateur

Mais à aucun moment, quels que soient les faits commis par des responsables politiques. C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon. Il dit, seul le peuple devrait pouvoir destituer un élu. Vous êtes d'accord

16:00
Julien Odoul

avec cela ou pas ? Nous le disons depuis très longtemps. Il y a une politisation de la justice où les juges essayent d'interférer sur la vie politique. Vous répondez à côté de ma question. Je réponds avec mes mots. Excusez-moi. Non, non. Je réponds avec mes mots. Je dis qu'aujourd'hui, seul le peuple devrait pouvoir décider de qui peut se présenter et de qui est élu. Ce ne sont pas aux juges, ce n'est pas à un magistrat de faire le casting d'une élection présidentielle qui va avoir des enjeux immenses. Si j'ai bien compris, je détourne

16:33
Présentateur

de l'argent public, je n'ai qu'une solution et une bonne solution, me présenter aux élections. Non.

16:39
Julien Odoul

Alors, premièrement, il n'y a pas de détournement d'argent public. Vous savez, quand vous dites détournement d'argent public, on a l'impression et ça induit effectivement un vol. C'est exactement

16:49
Présentateur

ce à quoi vous avez été condamné. Détournement d'argent public.

16:53
Julien Odoul

Détournement d'argent public, vous dites tout et n'importe quoi. Il n'y a, encore une fois, aucun enrichissement personnel, aucune corruption. Non, mais je le dis. Mais détournement d'argent public. Je le dis. Il n'y a pas de détournement d'argent public parce que c'est des fonds qui sont dédiés aux députés européens pour faire travailler leurs assistants. Et le Parlement européen souhaiterait que ces assistants soient des fonctionnaires zélés, gentils et dociles de l'Union européenne. Nous nous considérons qu'il doit faire de la politique pour les idées et les élus pour lesquels ils ont été élus.

17:26
Présentateur

Mais je reviens. Vous n'avez pas vraiment répondu à ma question. Que pensez-vous de ce que dit Jean-Luc Mélenchon ? Je veux absolument le savoir parce que c'est important, c'est très important. Seul le peuple devrait pouvoir destituer un élu. On est d'accord. Vous êtes d'accord

17:42
Julien Odoul

avec cela ? Vous savez, si Jean-Luc Mélenchon dit aujourd'hui il fait beau, je ne vais pas répondre non, effectivement, il pleut. Donc il a raison. Donc sur le fond... Difficile à dire. Jean-Luc Mélenchon a raison. Je n'ai aucun problème, vous savez, nous on n'a aucun problème quand ça va dans l'intérêt national même d'avoir soutenu des propositions de loi qui sont dans le bon sens de la gauche.

Très clairement, la politisation de la justice qui empêche le peuple de décider, parce que là c'est ce qui se passe, le peuple français, des millions d'électeurs, 37% selon les sondages, vont être empêchés de pouvoir exprimer leurs idées à l'élection présidentielle si ce jugement est maintenu et si l'appel ne permettait pas à Marine Le Pen de se présenter.

18:23
Présentateur

Vous êtes aujourd'hui présumé innocent, personne ne va contester cela. Julien Audoul. Si on appelle, vous êtes condamné. Donc si la condamnation est confirmée, est-ce que vous démissionnez ? Non, nous ne démissionons pas. Pourquoi ? C'est-à-dire que

18:37
Julien Odoul

vous êtes condamné, vous poursuivez. C'est cela ? Non mais, encore une fois,

18:42
Présentateur

la vie politique, c'est un engagement... C'est-à-dire que vous êtes responsable politique, vous êtes condamné deux fois. Vous êtes condamné à un appel, peu importe la condamnation, peu importe le jugement, peu importe ce qu'ont dit les juges.

18:57
Julien Odoul

Comme je vous l'ai dit, la Cour suprême et le juge suprême, en démocratie particulièrement, c'est le peuple. Et c'est le peuple qui décide par son pouvoir souverain. A quoi sert la justice ? A quoi sert la justice ? Vous le savez très bien, mais, encore une fois, la justice, aujourd'hui, fait de la politique dans la décision qui a été rendue. La justice cherche à faire de la politique quand elle veut empêcher Marine Le Pen d'être la prochaine présidente de la République. Et d'ailleurs, elle l'affirme et elle assume le trouble à l'ordre public pour elle, ce serait que Marine Le Pen puisse être élue présidente de la République en 2027.

Et je le redis, faites attention, ils feront tout pour nous empêcher d'arriver au pouvoir.

19:37
Présentateur

Bon. Donc, c'est clair, c'est clair, quel que soit un jugement, quelle que soit une condamnation, on peut continuer à être candidat à une élection. On est bien d'accord. C'est pas ce que disait Marine Le Pen il y a peu de temps, c'est pas ce que disait Jordan Bardella. Il y a peu de temps, que disait-il ? Pardon.

19:54
Julien Odoul

Sur d'autres sujets, Jean-Jacques Bourdin, Marine Le Pen n'a pas tapé dans la caisse, Marine Le Pen n'a pas volé l'argent des Français, ne pas avoir de condamnation

20:02
Présentateur

est pour moi une règle, une règle, c'est ce que dit Jordan Bardella, une règle numéro un lorsqu'on veut être parlementaire, c'est ce qu'il dit, c'est ce qu'il a encore répété il y a quelques semaines. Vous le savez bien, Julien O'Doul.

20:18
Julien Odoul

Nous sommes innocents, nous sommes innocents, je le répéterai, il s'agit d'un procès politique qui a été intenté par nos adversaires politiques socialistes et qui là, aujourd'hui, ce jugement est rendu par une adversaire politique soutien d'Eva Jolie. Voilà. Donc encore une fois, vous voyez bien la manœuvre et vous voyez bien l'acharnement judiciaire et le coup d'État des juges. En appel, nous n'aurons pas les mêmes magistrats. Oui, mais c'est justement pour ça qu'il y a un appel et c'est très bien ainsi.

20:49
Présentateur

Nous verrons si vous êtes condamné ou pas en appel. Censure, du coup, est-ce que vous êtes incité à aller censurer le gouvernement après ce qui s'est passé hier ?

20:59
Julien Odoul

Mais encore une fois, il faut dissocier les deux. Ça ne nous empêchera pas de censurer et ça ne nous empêchera pas d'être responsables dans notre mandat, dans notre combat pour la France et les Français. Et si nous avons l'occasion de censurer parce que des lignes rouges ont été dépassées, nous le ferons. Marine Le Pen l'a dit, il n'y aura aucun scrupule, il n'y aura aucune hésitation. Si dans l'intérêt des Français et pas le nôtre, nous devons faire tomber ce gouvernement.

21:26
Présentateur

Merci Julien Oudoul d'être venu nous voir ce matin.