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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 12 novembre 2024 75 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéJusticeSolidarités & famille

Les macronistes ont légitimé LFI ! - Laure Lavalette (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 11 %Attaque 69 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    À Toulon, un étranger sous OQTF a été pris en flagrant délit de cambriolage dans la voiture de la députée RN, Laure Lavalette. Qu'est-ce qui s'est passé ?

  • 0:13OuverteRéponse directe

    C'est ça, c'est moi.

  • 4:52RelanceRéponse directe

    Il faut rappeler quand même qu'il y a moins aujourd'hui de 10% des OQTF qui sont réellement exécutés et c'est un véritable problème.

  • 7:21OuverteRéponse partielle

    La question du soir, elle concerne les grèves à la SNCF. Faut-il interdire le droit de grève pendant les vacances ?

  • 8:22ComplaisanteRéponse partielle

    Je vais vous proposer une déclaration de Sylvain Maillard parce qu'il considère que la grève du côté de la SNCF, c'est un peu un sport national.

  • 10:01FerméeRéponse partielle

    On ne prend pas le train, non ? On ne prend pas le train, oui, on prend quoi ? On les interdit ces grèves ou pas, Julien Drey ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49PrésentateurFait
    « Il était armé d'un couteau, d'une pince coupante. »
  • 1:24PrésentateurFait
    « C'est une obligation de quitter le territoire français. »
  • 1:26PrésentateurFait
    « Et même une interdiction de revenir sur le territoire. »
  • 1:51PrésentateurFait
    « Il s'est beaucoup débattu, sûrement parce qu'il était sous le coup d'une OQTF non exécutée. »
  • 4:38Invité politiqueFait
    « Les OQTF, aujourd'hui, on ne peut pas les comparer aux OQTF que l'on avait sur le territoire français il y a encore 25 ou 20 ans. »
  • 4:53PrésentateurChiffre
    « Il faut rappeler quand même qu'il y a moins aujourd'hui de 10% des OQTF qui sont réellement exécutés et c'est un véritable problème. »
  • 6:34PrésentateurFait
    « Le ministre d'Aragon qui est venu a eu un discours très ferme et à la fin nous a expliqué pourquoi il fallait voter contre notre texte. »
  • 9:36InvitéFait
    « Tout le monde y est attaché. »
  • 11:16InvitéFait
    « Oui, et c'est en cela que j'ai un point de désaccord avec Julien Dres. C'est contrairement à lui. »
  • 12:47InvitéFait
    « Le droit de grève en fait partie. »
  • 13:22InvitéFait
    « Depuis 1990, la loi italienne interdit les grèves des transports à certaines périodes, notamment pendant les fêtes de Noël et le Nouvel An. »
  • 20:37InvitéFait
    « Rien ne justifie l'antisémitisme. Rien ne peut justifier ce qui s'est passé à Amsterdam dans la nuit de jeudi à vendredi. »
  • 27:00PrésentateurFait
    « Je pense à Marie Messmer, pour ne citer qu'elle, qui expliquait que ces gens-là n'ont pas été lynchés parce qu'ils étaient juifs, parce qu'ils étaient juifs, pardon, mais bien parce qu'ils étaient racistes et qu'ils soutenaient un génocide. »
  • 35:54Invité politiqueFait
    « moi je partage ma colère avec vous »
  • 37:51PrésentateurFait
    « je ne ferai plus jamais alliance quelle qu'elle soit avec la France insoumise »
  • 38:05PrésentateurFait
    « ils sont sortis du jeu démocratique à partir du moment où ils sont en train de devenir une force antisémite »
  • 40:16PrésentateurFait
    « c'est légitimé par Gabriel Attal cette alliance »
  • 42:50PrésentateurFait
    « nous avons accepté une immigration massive et nous n'avons pas été capables d'intégrer les gens »
  • 45:32Invité politiqueFait
    « je pense que la tarification à l'acte a fait beaucoup de mal »
  • 45:59Invité politiqueFait
    « les ARS c'est une catastrophe c'est une bureaucratie qui s'est constituée qui prend beaucoup d'argent pour rien »
  • 46:56InvitéFait
    « ce drame aurait pu et surtout aurait dû être évité si vous êtes avec nous »
  • 48:15InvitéFait
    « il n'y a rien qui est mis en place pour les victimes pour les accompagner à partir du dépôt de plainte »
  • 48:31InvitéChiffre
    « le procès on ne sait pas du tout quand ça va se dérouler je pense que ça sera d'ici deux à cinq ans »
  • 56:51InvitéFait
    « c'est un délit c'est dehors évidemment dès lors qu'il est condamné par la justice il doit quitter le pays »
  • 57:00InvitéChiffre
    « on a 8% de la population française qui est étrangère il représente 17% des auteurs d'homicides 30% des auteurs de vol sans violence »
  • 59:20InvitéFait
    « l'étranger qui assassine dehors l'étranger qui viole dehors »
  • 1:05:49PrésentateurChiffre
    « l'insécurité à Paris est préoccupante avec des violences gratuites en hausse de 87% depuis 2013 »
  • 1:05:53PrésentateurChiffre
    « la taxe foncière a augmenté de 83% en 10 ans »
  • 1:07:21PrésentateurFait
    « tout le monde prédisait une catastrophe pour ces Jeux Olympiques »
  • 1:07:25PrésentateurFait
    « le nombre de gens qui ont fui Paris en disant ça va être terrible »
  • 1:08:23PrésentateurChiffre
    « plus de 200 voire je crois 300 000 quasiment signataires »
  • 1:10:45PrésentateurFait
    « je ne vois pas l'utilité de l'ARCOM »
  • 1:11:18PrésentateurFait
    « Madame la porte-parole du Rassemblement National il faudrait que vous la signiez aussi cette pétition »
  • 1:11:55PrésentateurFait
    « vous allez avoir des soucis moi je ne le connais pas »
  • 1:12:03PrésentateurFait
    « Victor Orban »
  • 1:12:22PrésentateurFait
    « monsieur Delvecchio était un partisan ouvert de monsieur Orban »
  • 1:13:22PrésentateurFait
    « l'arthomme Ramzi Malouki il faut bien venir parce que »
  • 1:13:34PrésentateurFait
    « si Cyril Hanouna n'est pas assez pluraliste il faut fermer France Télévisions »

Temps de parole

  • Présentateur82 %
  • Invité5 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Je me tourne vers vous, Laure Lavelette, parce que j'ai découvert une information absolument ahurissante. À Toulon, un étranger sous OQTF a été pris en flagrant délit de cambriolage dans la voiture de la députée RN, Laure Lavelette. Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est ça, c'est moi. C'était vendredi, figurez-vous que je devais aller à une cérémonie avec la ministre Vautran. Et du coup, je passais prendre mon suppléant. Je me gare dix minutes et quand je reviens à ma voiture avec Julien Argento, je vois six personnes autour de ma voiture. Je ne comprends pas tout de suite ce qu'il en est. Et ils me disent, Madame Lavelette, ils ont reconnu ma voiture, nous ne sommes que deux députés à Toulon.

Madame Lavelette, voyez ce qu'on a trouvé dans votre voiture. Il y avait un homme menotté dans la leur de voiture. C'est la BAC qui est intervenue. Je les remercie évidemment chaleureusement. Il était armé d'un couteau, d'une pince coupante. Il était agenouillé dans ma voiture en train de fouiller. Il avait déjà endommagé, enfin essayé de rentrer dans dix voitures sur le parking des plages. Quelqu'un est passé, une dame l'a vue, a téléphoné à la police. La police a passé ça à la BAC. La BAC l'a pris en filature. Et la première voiture sur laquelle il a essayé d'ouvrir pendant qu'il était en filature, c'était la mienne. Donc c'est vrai que c'était ballot.

Finalement, c'est médiatisé là parce que c'est moi. Mais c'est ce qui arrive à des millions de Français. On est évidemment d'accord. Et c'est la presse qui m'a appris aujourd'hui qu'il était sous le coup d'une OQTF. C'est une obligation de quitter le territoire français. Et même une interdiction de revenir sur le territoire. Ça se joue à rien entre le moment où vous revenez dans votre voiture et le fait de vous retrouver avec un individu à l'intérieur qui est armé de couteaux également. Exactement. Je pense que si la BAC n'était pas intervenue, je me retrouvais moi dans ma voiture, lui à côté avec son couteau, sa pince coupante.

En plus, il était relativement violent parce qu'il y a deux policiers de la BAC qui ont été blessés lors de l'interpellation. Il s'est beaucoup débattu, sûrement parce qu'il était sous le coup d'une OQTF non exécutée. Peut-être aurait-il dû déjà être en crâne. Mais à quelques minutes près, effectivement, je pense que ce n'était pas le même fait divers. J'entends. Donc je remercie évidemment. Et ce qui me marque dans votre témoignage, et vous avez entièrement raison, c'est de dire que ça m'arrive, c'est médiatisé parce que je suis député, parce que je suis porte-parole d'un parti politique. Mais ça arrive régulièrement des Français.

C'est un tout autre sujet, encore plus dramatique, si vous me le permettez, puisque dans cette émission à 23h30, on sera avec Claire Géronimi, qui est une femme de 24 ans. Il y a un an, jour pour jour, elle a été violée par un individu qui était sous le coup d'une OQTF. Et cette femme, Claire, a décidé de se mobiliser, de raconter son histoire. Elle a eu le courage de parler de ça dans les médias et de dire je ne comprends pas pourquoi cet homme était encore sur notre sol.

Parce qu'elle a dit ça, elle a été attaquée par des médias, parfois par des politiques, en expliquant que c'était une femme d'extrême droite, parce que de rappeler le CV et l'identité de son bourreau était forcément quelque chose de radical et d'extrême droitisation, en quelque sorte, du débat. Oui, ce type de réaction est une honte absolue, mais finalement, c'est assez révélateur d'une société, d'élite politique, d'un système judiciaire même, qui a toujours été plus... enfin, qui, ces dernières décennies, s'est plus intéressée aux bourreaux, je dirais, qu'aux victimes.

En réalité, ce que ça traduit, c'est une très grande indifférence aux victimes, parce que son agresseur n'aurait pas dû être sur le territoire et elle n'aurait pas dû être violée. Et sa réaction est humaine. Une réaction différente, je pense, aurait été d'ailleurs inhumaine. Donc ça montre la folie dans laquelle on ne peut plus entendre même le cri de souffrance parfaitement légitime des victimes. Elle sera notre invitée à 23h30 dans 100% Politique. Je vous propose d'écouter et de revenir sur votre affaire, Mme Lavalette, Laurent Marteau-Chéti, qui est responsable syndicale. Bruno.

4:12
Laure Lavalette

Après de la plage des Morillons, le véhicule de Mme Laure Lavalette était stationné à cet endroit et l'individu a été pris en flagrant délit après avoir cambriolé, justement, une dizaine de véhicules, dont le véhicule de la députée Laure Lavalette. Lors de l'interpellation, cet individu ne s'est pas laissé faire, reconnu déjà de la police et de la justice, ne s'est pas laissé faire et a blessé mes collègues qui ont été légèrement blessés. Les OQTF, aujourd'hui, on ne peut pas les comparer aux OQTF que l'on avait sur le territoire français il y a encore 25 ou 20 ans. Aujourd'hui, on a de plus en plus de violences et on en est les premières victimes.

4:52
Présentateur

Thomas Bonnet. Il faut rappeler quand même qu'il y a moins aujourd'hui de 10% des OQTF qui sont réellement exécutés et c'est un véritable problème. On sait que le ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot, veut s'attaquer au sujet, mais on a l'illustration avec votre affaire que ça touche les Français dans leur quotidien. Alors, par chance, vous n'avez pas, vous, été blessés. On pense quand même à ces deux policiers qui l'ont été. On peut quand même saluer le fait qu'une certaine manière, il y a une libération de la parole. Vous avez parlé de Claire Géronimie.

On peut parler aussi de ces victimes qui s'étaient rassemblées après l'affaire Philippine à Paris pour parler, elles aussi, évoquer leurs témoignages, justement, de victimes de personnes sous OQTF. Il y a encore quelques temps, ce n'était pas possible dans l'espace médiatique. L'affaire Lola, par exemple. L'affaire Lola, on a entendu la mère de Lola prendre la parole récemment. On s'est rendu compte que son discours, finalement, il était aussi à écouter. Il était aussi politique. Si je puis me permettre, il y avait la mère de Laura, aussi, et Morane, qui avait été égorgée sur la dalle de Marseille, souvenez-vous. La stèle a été dégradée.

Et dans ma petite vie politique, c'était, je pense, le moment le plus émouvant. Je me suis retrouvée à 3,50 mètres de cette maman-là, dont il y a 7 ans, la fille a été égorgée, à un endroit où mes enfants passent hyper souvent. Je peux vous dire que vous êtes tellement mal à l'aise, en fait. On a envie d'hurler, de crier, qu'on voyait cette maman-là, endeuillée par quelqu'un qui ne nous ait jamais dû être sur notre sol. Il vous avait raison, ça a continué avec Lola, ça a continué avec Dominique Bernard. Et pour revenir juste après, j'en finis. Mais quand vous dites qu'avec M.

Retailleau, les choses ont sûrement changé, il y a quand même juste une semaine, une semaine, Edwige Diaz portait dans la niche du Rassemblement national une loi pour lever les freins aux expulsions des étrangers délinquants portant un trouble à l'ordre public. Le ministre d'Aragon qui est venu a eu un discours très ferme et à la fin nous a expliqué pourquoi il fallait voter contre notre texte. C'est la déclaration « Les étrangers délinquants ont dehors ». Est-ce que vous êtes… Parce que j'ai vu qu'après cette déclaration, des députés, j'allais dire la France insoumise, Rassemblement national, se sont levés. Il y a eu une standing ovation.

Puis dès lors que vous avez vu que Marine Le Pen est restée assise, là, hop, vous êtes tout de suite rassis. On peut revoir la séquence. Ce n'est pas du tout ça. Ce n'est pas du tout ça. En fait, il a un discours très ferme. Ce qui est génial dans cette émission, c'est qu'on a un peu de temps. Donc je vais proposer qu'on revoie la séquence, qu'on mette le VAR. Je vais vous dire. Et qu'on revoie la séquence du « On se lève, on se rasse, très ravi ». En vrai, ce n'est pas ça. Si vous voulez penser que c'est ça, c'est ça. En fait, il avait un discours très ferme en disant « dehors, dehors, dehors ». Et à la fin, il nous explique pourquoi il faut voter contre. On en parlera dans cette émission.

Et à ce moment-là, c'est le moment qu'on a dû se rasseoir. Parce qu'en fait, on ne comprend pas. C'est en ça qu'ils n'ont pas de volonté politique. Julien Drey, bonsoir. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Je vous ai écouté tout à l'heure chez nos confrères de France Info. Vous passez votre vie à m'écouter. Évidemment, je vous surveille. Je l'ai écouté hier soir. Julien Drey, vous avez écrit. Mais vous avez été invité parce que vous avez écrit un livre très intéressant. Oui, j'ai l'air amené parce que la semaine dernière, vous m'avez engueulé parce que je ne l'avais pas ramené. Oui, vous pouvez dire engueulé. C'est vrai, il est 22h30. Mais grondez, ce n'est pas mieux. Qui est Mélenchon ?

Julien Drey, qui est Mélenchon ? Alors, vous savez, c'était très intéressant le débat que vous avez eu. Et je me suis dit quelque chose. Je me suis dit, c'est quand même étonnant. Julien Drey, pour qui est Mélenchon, a été invité sur France Info. Et puis votre débatteur du dimanche, Gilles-William-Gold Nadel, qui écrit l'année dernière un livre très intéressant sur son livre de guerre, journal de guerre du 7 octobre. Je ne l'ai pas vu sur France Info. Alors, je me suis dit, mais pour toi, qu'est-ce qui se passe ? Parce que j'ai plus de charme que moi. C'est une question de charme. Ah, c'est le charme. Eh bien, vous savez quoi ? Là aussi, on va faire comme ça.

Je vais récupérer la séquence et on la montrera dimanche à Gilles-William-Gold Nadel pour votre face-à-face. La question du soir, elle concerne les grèves à la SNCF. Faut-il interdire le droit de grève pendant les vacances ? C'est la question qu'on vous pose. Vous prenez votre téléphone, vous flashez le QR code, vous répondez par oui ou par non. Je vais vous proposer une déclaration de Sylvain Maillard parce qu'il considère que la grève du côté de la SNCF, c'est un peu un sport national.

8:47
Invité

C'est-à-dire au fond, je sors l'arme nucléaire des grèves pour bloquer les Français et forcer le gouvernement à aller à la table de négociation. Je crois que c'est important que le gouvernement puisse négocier avec les uns les autres. Il y a une vraie inquiétude et je peux l'entendre sur le... L'ouverture à la concurrence et fret. Là, il ne s'agit pas de salaire... Je sais bien sur le fret. Ça mérite une grève avant Noël ? Non mais moi, je suis totalement contre les grèves. Donc là, c'est un moyen de pression qu'ils font habituellement. Vous l'avez dit, c'est presque un sport national juste avant les vacances de Noël.

Enfin, je dis juste avant les vacances de Noël, mais enfin très souvent, à Noël, on se retrouve bloqués et les Français ne peuvent pas rejoindre leur famille. Donc moi, ce que j'appelle, c'est évidemment qu'il y ait des discussions sur le fret. Nous, on a besoin d'avoir un fret ferroviaire puissant en France. Ça fait partie de notre projet de décarbonation de la société. Tout le monde y est attaché.

9:39
Présentateur

Et je précise que les syndicats ont décidé à appeler, à cesser le travail du mercredi 20 novembre au vendredi 22 novembre. Puis ils ont lancé samedi dernier un préavis de grève illimité à partir du mercredi 11 décembre avec en ligne de mire, évidemment, les fêtes de Noël. Alors qu'est-ce qu'on fait, tiens ? Primo, retardataire, Julien Drey ? On ne prend pas le train, non ? On ne prend pas le train, oui, on prend quoi ? On les interdit ces grèves ou pas, Julien Drey ? D'abord, là, on est dans des phases de négociation où chacun joue son jeu un peu. Après, normalement, il y a un service minimum qui avait été conçu. Je ne sais pas si c'est Nicolas Sarkozy qui l'avait fait. Si, c'était lui.

Mais mon camarade El Vecchio va revenir là-dessus. Moi, je ne suis pas un fan des grèves pendant les vacances parce que les gens qui sont les plus pénalisés sont les gens modestes. Et c'est les gens modestes qui économisent un peu pour partir en vacances voir leur famille. Je ne suis pas convaincu que ce soit une arme intéressante, en tous les cas, d'un point de vue public, la plus efficace. Maintenant, c'est aussi la direction de la SNCF de trouver les moyens d'une négociation qu'elle doit conduire parce que c'est son rôle. Oui, mais enfin, ça vire presque au running gag. Quand vous avez chaque année depuis running gag, c'est l'humour de répétition. Ah, d'accord.

On ne dit pas ça sur France Info ? Non. Je vais essayer de le dire en cubain peut-être ou en espagnol. En espagnol, ça peut être pas mal. Ok. Plus sérieusement, qu'est-ce qu'on en fait aujourd'hui de ces grèves chaque année depuis 1947 ? Non pas à chaque fois à Noël, mais du côté de la SNCF, vous n'avez pas eu une année sans mouvement ? Oui, et c'est en cela que j'ai un point de désaccord avec Julien Dres. C'est contrairement à lui. Je pense que c'est très efficace, que c'est une très très bonne méthode et qu'ils obtiennent ce qu'ils veulent. Alors, une grève avant les Jeux Olympiques, c'est encore mieux, c'est le jackpot, si vous voulez.

Donc, moi, j'ai tendance à les défendre, des rares hommes de droite, à les défendre, parce que je suis attaché à l'idée d'avoir que ça reste un service public. C'est aussi une question d'intérêt général, qu'on ait des lignes de train à peu près partout sur le territoire. Je suis contre l'ouverture à la concurrence, mais ils font tout pour qu'on n'ait plus envie de les défendre, franchement. Et le jour où ils se font privatiser, d'une certaine manière, ils l'auront bien cherché. Je crois que là, il y a une forme d'appropriation de l'outil de travail et de chantage. Quand c'était la SNCF qui, justement, défendait l'idée d'un service public efficace pour tout le monde.

Mais on voit bien que c'est tellement à répétition qu'il s'agit plutôt de défendre ses propres privilèges. Alors, ce ne sont pas des grands privilégiés, mais ses propres avantages. Et donc, ça donne beaucoup moins envie de les défendre. Donc, je ne sais pas ce qu'il faut faire. C'est un autre côté. Voilà, le droit de grève, effectivement, si la grève n'emmerde plus personne, la grève ne sert à rien. Mais là, il y a un abus manifeste de droit de grève. Et effectivement, on se demande à quoi a servi le service minimum. Vous avez des droits fondamentaux. Le droit de grève en fait partie. La liberté de circulation, c'est aussi une liberté fondamentale. Pardonnez-moi de vous le dire.

En février dernier, il y avait déjà eu une grève du côté de la SNCF. Il y avait plus de 150 000 Français qui étaient sur le carreau pendant un week-end de congé. Vous aviez des enfants qui avaient envie de retrouver leurs grands-parents. Ce n'était pas possible. Noël 2022, 200 000 personnes qui sont bloquées. Donc, est-ce qu'il faut faire comme en Italie ? C'est de dire, écoutez, la grève, oui. Mais pendant les vacances, c'est non. Voyez le sujet de Sharon Camara, Laura Lestrat et Pierre Altermat.

13:17
Invité

La France pourrait-elle s'inspirer de l'Italie et réglementer les mouvements de grève dans les transports ? Depuis 1990, la loi italienne interdit les grèves des transports à certaines périodes, notamment pendant les fêtes de Noël et le Nouvel An. Est-ce qu'on peut interdire les jours de grève ? C'est un droit acquis. Mais est-ce qu'on doit faire des grèves à Noël ? Non. C'est une bonne solution, je trouve. Parce que c'est important quand même, les fêtes de Noël, surtout pour les enfants. Oui, je pense que le jour des grands départs, c'est une solution. Un droit de grève limité dans les transports, qui serait pourtant difficile, voire impossible à appliquer en France.

La loi en Italie est différente. Le droit de grève est réglementé de manière différente. Et ils ont décidé de le faire parce qu'ils ont eu un consensus constitutionnel qui a permis de le faire, ce qui ne serait pas le cas de la France. C'est très difficile d'empêcher le droit de grève certains jours. Pourquoi certains jours plutôt d'autres ? Est-ce qu'on choisirait les jours catholiques, ou les jours musulmans, ou les jours orthodoxes, ou les jours de la République ? Donc ce n'est pas facile à faire. Ces dernières années pourtant, des propositions de loi allant dans ce sens ont été évoquées. En 2020 par des sénateurs républicains, et en 2023 par la députée de Vendée, Véronique Besse.

Des propositions qui pour l'heure n'ont toujours pas abouti.

14:32
Présentateur

– Bon, et sondage, dernier sondage, l'un des derniers sondages, 64% des Français considèrent que les contrôleurs SNCF abusent du droit de grève en débrayant pendant les vacances. C'était un sondage, je crois que c'était en février dernier. – Il y a quelque chose qu'on n'a pas dit, c'est qu'il y a une étrange coïncidence quand même dans cette grève, c'est que non seulement évidemment ils se battent contre le fret, la réforme sur le fret, il se trouve que ça tombe aussi sur la période où il y a les revalorisations salariales. C'est peut-être juste un hasard, ça tombe quand même… – Ah bah oui, le calendrier, il est toujours bien choisi, vous voulez dire.

– Parce qu'en effet, je suis comme Alexandre attaché au fait que s'il y a un service public de qualité en termes de train, de circulation, etc. En revanche, si c'est pour simplement obtenir des avantages de nature salariale, je pense que c'est plus compliqué d'avoir l'adhésion des Français. Effectivement, quand vous arrivez à des périodes de fêtes, les Français les plus modestes qui prennent le train pour aller dans leur famille sont les premiers impactés. 200 000 personnes en 2022, je pense que c'est pas… – À notre jable du tout. – Bien sûr, que pense le Rassemblement National de ces grèves à répétition ? – Une fois n'est pas coutume, je vais rejoindre Julien Gray.

Je pense qu'effectivement, ce sont les plus modestes qui sont systématiquement impactés. C'est aussi un running gang parce que finalement, pas de fête de Noël sans grève. Mais je vais vous dire, la SNCF, ce qui me choque presque le plus, c'est le prix des billets à l'année. Franchement, j'hallucine pour avoir des enfants. En fait, vous ne pouvez pas, quand vous avez 20 ans et que vous avez juste un petit job étudiant, vous ne pouvez pas voyager dans la France entière. Le moins de billets est à 150 euros. C'est pas possible en fait. C'est un coût faramineux, systématique, pour un service que moi je trouve quand même assez minimal.

Je prends quand même le train, souvent, c'est pas toujours très propre. Voilà, je trouve que c'est très très cher pour le service rendu. – J'ajoute qu'il faut être un génie maintenant pour réserver les billets. – Pour échanger aussi. – Non mais là, on dérive un tout petit peu de sujets. – Non mais ça fait pas le même truc, ça fait le même truc. – Non, c'est pas le même sujet. – Vous avez parlé de tous les gens, c'est pas le même sujet. Vous parlez des prix, je vous parlez des grèves. – Oui, oui, oui, oui, oui, tout est lié. – Et si vous parlez tous en même temps, personne s'entend.

– J'ai défendu le service public tout à l'heure, mais le service public, si on a une qualité de service, là le problème, c'est que ce qui rend fou les gens, c'est qu'on paye très cher des impôts, on paye très cher les billets, et le service n'est pas là. Et effectivement, il vaut mieux parfois prendre l'avion, alors c'est pas très écolo, que le train en termes de coûts budgétaires. Vous imaginez ?

– Moi, je vais vous dire, l'avion, quand je pense à l'aéroport de hier, il y a 6 vols par semaine pour venir à Toronto, 6 vols par semaine, donc si en plus il n'y a pas le train, et que le premier vol est le soir à 19h30, le lundi, le mardi ou le mercredi, ça va poser un vrai problème, effectivement, de transport. – Julien… – On va parler de liberté de circulation. – Il y a des problèmes à SNCF, mais l'ouverture à la concurrence, ça pose un énorme problème, je n'arrive pas à le résoudre. C'est que je m'excuse, mais quand c'est les trains italiens, la qualité du service, elle est totalement… – Et le prix, le prix est différent. – Ça pose un problème sur comment fonctionne la SNCF.

– Carima, un dernier mot sur ce sujet, on parlera d'Amsterdam juste après.

17:30
Invité

– Non, mais je pense que c'est pour revenir vraiment sur le point de la grève, et à Noël, on a vu qu'en Italie, on peut le faire, ça se fait aussi dans des pays anglo-saxons, on va développer le service minimum, et oui, ça embête les gens quand même, quand vous faites, quand c'est le service minimum, ça devient très compliqué, les gens s'organisent, mais tout droit n'est pas absolu, donc évidemment, je suis pour le droit de grève, mais on ne peut pas non plus laisser toujours aller vers certains abus, et dans ce cas-ci, encore une fois, ce sont des familles, ce sont des gens modestes, une seule fois dans l'année, vous avez la possibilité peut-être de retrouver votre famille, vous avez économisé, il y a quelque chose un peu de sacré à tout ça, et je trouve qu'on fonctionne dans ce cas-ci, littéralement, par du chantage.

18:09
Présentateur

– J'entends complètement, vous savez que ça va être une séquence compliquée, avec beaucoup de mobilisation sociale, que ce soit les agriculteurs, les contrôleurs aériens, et donc les cheminots, mais j'ai quand même l'impression que dans ces trois secteurs, il y en a plus un qui est aujourd'hui en grande difficulté, et souvent oublié, et qui parle rarement les agriculteurs, il s'était mobilisé, mobilisation historique l'année dernière, il y a eu des promesses qui ont été faites, elles ne sont absolument pas tenues, et je peux vous dire que ce qui va se passer avec les agriculteurs risque d'être encore plus impressionnant que ce qu'on avait vu et vécu l'année dernière, vous avez raison Thomas Bonnet.

18:46
Invité

– On a senti que les Français étaient quand même derrière les agriculteurs.

18:50
Présentateur

– On regarde, vous avez entièrement raison, alors qu'ils avaient quand même bloqué une partie du pays. Je ne suis pas sûr que les Français soient d'accord avec les manifestations, en tous les cas les grèves des cheminots, tiens on a posé la question, c'est une consultation, ce n'est pas un sondage, c'est votre réponse chers téléspectateurs, faut-il interdire les grèves pendant les fêtes de Noël ? Voyons le résultat après une dizaine de minutes de débat, et le constat est sans appel, puisque 86% des personnes qui nous regardent considèrent qu'il faut interdire les grèves pendant les fêtes de Noël. On pourrait faire une consultation, est-ce qu'il faut couper le micro d'Alexandre Dévécuot ?

Je pense qu'on sera aux alentours de 70-80%. Il y a un gros, il y a un gros, il y a un petit souci. Plutôt que couper le micro, j'ai l'air parfois. Eh bien on va faire une question.

19:41
Invité

Si vous voulez, on veut faire le sondage, on verra.

19:43
Présentateur

Est-ce qu'il faut couper le micro d'Alexandre Dévécuot ? Je prends un gros risque là. Voilà, moi en toute humilité, si vous nous dites que Thomas Bonnet prendra la place, il n'y a aucun problème, et on verra. Un peu de sourire, ça fait du bien, parce que là on va parler d'un sujet qui est extrêmement sensible, à savoir ce qu'il s'est passé à Amsterdam. Je remercie Adrien Spiteri d'être avec nous sur ce plateau. Vous êtes journaliste à CNews, vous étiez notre envoyé spécial avec Mambagaï sur le terrain ces derniers jours, et donc vous avez pu tendre le micro, parler avec les habitants, comprendre un peu ce qui s'était passé.

Avant de vous donner la parole, je voudrais juste qu'on écoute le Premier ministre hollandais, qui vient balayer une nouvelle fois toutes les déclarations de certains responsables de l'extrême-gauche qui ont tenté de justifier, qui ergotait sur la question ou non de l'antisémitisme dans ces attaques. Je vous propose d'écouter le Premier ministre.

20:37
Invité

« Rien ne justifie l'antisémitisme. Rien ne peut justifier ce qui s'est passé à Amsterdam dans la nuit de jeudi à vendredi. C'était de l'antisémitisme pur et simple, de la violence antisémite pure et simple.

20:53
Présentateur

J'ai également vu les images. Et étant donné qu'un groupe spécifique de jeunes issus de l'immigration est surreprésenté dans ces délits de violence et de fuite, « Il est clair que nous devons régler ce problème national ensemble. C'est un groupe qui présente un comportement inapproprié

21:10
Invité

et qui ne correspond pas à la société ouverte et tolérante que sont les Pays-Bas. »

21:14
Présentateur

Je vous donne la parole dans un instant, Adrien Spiteri, mais je me tourne tout de suite vers vous, Julien Drey. Le message du Premier ministre hollandais est extrêmement clair. Il n'y a pas, selon lui, de doute sur la nature des actes du côté d'Amsterdam. Julien, je ne vois pas comment on peut avoir de doute. Il suffisait de regarder les images pour voir que c'était une agression antisémite.

Quand vous forcez quelqu'un, comme ça a été le cas, les violences, à dire qu'il n'était pas juif, quand vous regardez les passeports pour vérifier, quand vous essayez même d'en enlever, parce qu'ils ont essayé d'enlever plusieurs jeunes supporters, et ce qui est plus important, c'était que c'était des actes prémédités, organisés, avec une volonté, évidemment, de porter un coup. Alors après, ça renvoie à des questions plus importantes sur ce qui se passe dans ce pays, et pas que celui-là, la Belgique aussi, parce qu'il y a le poids maintenant des narcotrafiquants. Redites, pardonnez-moi.

Il y a le poids des narcotrafiquants, parce qu'une grande partie de ceux que vous voyez là participent aujourd'hui du trafic de supéfiants. Et là, la Hollande comme la Belgique sont des États aujourd'hui qui sont sous pression du trafic de stupéfiants. Et il y a une conjonction totale, parce qu'on n'a peut-être pas assez dit, mais le Hezbollah, c'est un quart du commerce mondial de la drogue et des narcotrafiquants. Ce qui, au passage, si vous permettez une petite remarque, est une contradiction pour Jean-Luc Mélenchon, qui a longtemps défendu les régimes d'Amérique latine. – D'ailleurs, vous avez écrit un livre, non ? – Non, non, non, non, parce que… – Pas du tout !

– Je vais vous dire la vérité, j'ai retrouvé cet argument, qu'après, ça m'ennuye, parce que Jean-Luc Mélenchon s'est vanté pendant longtemps, Alexandre s'en souvient, d'être le représentant de toute la gauche latino-américaine, etc. Et là, il est en accord avec le Hezbollah, qui est lui-même totalement lié aujourd'hui aux narcotrafiquants. Adrien Spiteri, vous avez passé trois jours sur place. Quel regard vous portez sur ce que vous avez vécu sur le terrain ? Que ce que vous ont dit les habitants d'Amsterdam ? Déjà, la première chose qui nous a marqué, quand on est arrivé sur place avec Bambagaï, c'est la présence policière.

Moi, j'étais allé à Amsterdam il y a un mois dans un autre cadre qu'un cadre journalistique. Je n'avais pas vu autant de policiers dans la rue. On a senti beaucoup de tensions. Les policiers qui venaient spontanément nous voir, nous disant faites attention à vos affaires, etc. On a senti vraiment une ville marquée. Quand on a discuté avec les habitants, 90% des habitants décrivent ces images comme absolument intolérables. On a notamment pu interroger un Hollandais qui vit en France, à Paris, et qui nous disait avoir tout simplement honte pour son pays. Il partage finalement le constat de Dick Chouf, le Premier ministre hollandais. Je ne sais pas si on a peut-être le son.

Il est assez intéressant à écouter. Après, je vous donne un petit peu mon avis sur ce qu'on a entendu. On l'écoute, le Premier ministre hollandais.

23:58
Invité

Oui, moi je trouve ça, c'est terrible. C'est une mauvaise image sur les Pays-Bas, mais c'est aussi quelque chose qui change petit à petit. Et ça ressemble à des images qu'on a vues en Allemagne des nazis. Donc oui, j'ai un peu honte. Moi, j'habite en France, mais je suis de temps en temps aux Pays-Bas et j'ai un peu honte. Je pense que c'est fou. Ce qu'il s'est passé pendant la Deuxième Guerre mondiale nous a montré que ce n'était pas la bonne manière d'agir. Et malgré tout, cela se reproduit. Je ne comprends pas.

24:32
Présentateur

On a entendu le Premier ministre auparavant et là, ce sont des habitants qui réagissaient à votre micro. Est-ce qu'il y avait ce débat, comme on a pu avoir en France, et on va y revenir dans un instant, certains qui légitimaient, en quelque sorte, les actions qui ont été commises le jeudi soir ?

24:50
Invité

Oui, c'est essentiel, justement,

24:51
Présentateur

la déclaration de Dick Chouf qu'on a entendue tout à l'heure parce qu'il y avait certains habitants, mais c'était quand même une minorité, 10%, on va dire, qui mettaient dose à dose ce qui s'était passé avant le match et ce qui s'est passé après le match. C'est-à-dire un drapeau, par exemple, qui a été arraché et des actes antisémites où on demande le passeport à des gens parce qu'ils sont juifs, etc., qu'on les frappe au sol. Et donc, ça, c'était peut-être 5% des gens qu'on a pu interroger. Et puis, il y a une minorité qui nous disait « Mais c'est bien mérité. » Mais ces gens-là, évidemment, ne voulaient pas forcément s'exprimer à notre micro.

Il y a aussi un témoignage qui était assez intéressant. Quelqu'un qui est venu spontanément nous voir, qui était un professeur d'histoire en France, ici, qui nous a dit « Ah, c'est news, vous allez encore raconter des bêtises, etc. » Alors, moi, j'ai discuté avec lui calmement, etc. Et il nous disait « Mais ce qui s'est passé, c'est un petit peu comme ce qui s'est passé le 7 octobre 2023. » Donc, moi, ça m'a un peu interrogé. Je lui ai dit « Mais attendez, vous êtes en train de justifier, finalement, ce qui s'est passé ? » Il me dit « Non, mais vous comprenez.

» Donc, on est un petit peu parti dans ce débat-là que je trouvais assez lunaire, surtout venant d'un professeur d'histoire-géographie qui enseigne au collège. Donc, ça, c'était assez hallucinant. Il faut rappeler également qu'après ces actes-là, les manifestations, les rassemblements publics étaient interdits dans la ville. Et habituellement, on voit ces situations en France après un attentat. Est-ce qu'il y avait un climat post-attentat comme on a pu le vivre en France ces dernières années ? Oui, ce que je vous disais, c'est qu'il y avait un dispositif qui était très conséquent sur toutes les places principales de la ville, et énormément de camions, de voitures de police.

Alors, vous disiez que toutes les manifestations étaient interdites ce week-end. Il s'agit que quand on est parti hier après-midi, il y a eu une manifestation pro-palestinienne qui s'est tenue sur la place du Dame. Il y a évidemment eu des interpellations. Les personnes qui ont manifesté disent que ça n'a aucun rapport avec ce qui s'est passé jeudi soir. Évidemment, on peut se poser la question. Je voudrais qu'on revienne quand même sur les déclarations, notamment de députés, la France insoumise.

Je pense à Marie Messmer, pour ne citer qu'elle, qui expliquait que ces gens-là n'ont pas été lynchés parce qu'ils étaient juifs, parce qu'ils étaient juifs, pardon, mais bien parce qu'ils étaient racistes et qu'ils soutenaient un génocide. Cette députée a vu son tweet signalé par le ministre de l'Intérieur, finalement au procureur de la République, accusé d'avoir justifié les violences à Amsterdam pour apologie de crime. Ces députés qui sont face à vous, lors de la Vallette, commencent à en avoir beaucoup depuis un peu plus d'un an qui vont devoir rendre des comptes devant la justice. Ça tarde, mais ça va peut-être arriver plus rapidement que prévu. Oui, vous avez raison.

Eliott Deval, depuis un peu plus d'un an, il y a un antisémitisme complètement décomplexé au sein de l'Assemblée nationale. C'est un truc assez hallucinant. Mais les députés d'LFI, du nouveau Front populaire, ceux qui n'ont jamais été capables de dire que le Hamas était un mouvement terroriste, par exemple, ceux qui venaient dans l'hémicycle avec des drapeaux palestiniens, sont les mêmes qui jouaient finalement au foot avec des ballons à l'effigie de la tête du ministre du Travail. Vous voyez, c'est quand même très particulier. Mais le problème, c'est qu'en fait, ils sont un peu légitimés par toutes les alliances qu'il y a eu entre les deux tours des législatives.

Quand vous avez Elisabeth Borne, par exemple, qui est élue parce que c'est Noé Marchand du nouveau Front populaire qui s'est désisté, ça veut dire que ces gens-là veulent bien être élus avec les voix de ces antisémites-là. Je pense typiquement à Toulon, aux députés de la première circonscription, il n'a été élu qu'avec un report massif des voix des candidats du nouveau Front populaire. Donc vous voyez, je pense que ça ne va pas changer quand vous avez Gabriel Attal qui vous dit qu'il faut faire barrage au Rassemblement national même avec un bulletin LFI. En fait, c'est cautionné. Cet antisémitisme décomplexé est cautionné même par le Bloc central. Donc ça pose évidemment de vraies questions.

23h sur CNews, on fait d'abord le point d'info et on écoutera Jean-Luc Mélenchon qui a réagi justement à l'interventionnisme en quelque sorte de Bruno Retailleau, c'est-à-dire de signaler au procureur de la République les outrances des députés de la France insoumise. Michael Dorian pour le point sur l'information.

29:19
Invité

Rebonsoir Elliot, bonsoir à tous. Laurent Wauquiez promet que toutes les retraites seront revalorisées à la moitié de l'inflation. Au 1er janvier, le président du groupe droite républicaine à l'Assemblée nationale assure avoir trouvé un compromis avec le gouvernement. Il ajoute qu'un second rattrapage aura lieu pour les plus petites retraites six mois plus tard. Mauvaise nouvelle si vous avez prévu de prendre l'avion jeudi. Le syndicat des pilotes de ligne appelle à une journée de mobilisation, une grève et un rassemblement doivent avoir lieu devant l'Assemblée nationale. Le SNPL proteste contre le vote par les députés d'un alourdissement de la fiscalité sur le transport aérien.

Et puis Michel Barnier appelle à un sursaut collectif face au réchauffement climatique, au racisme et à l'antisémitisme en visite au musée de la Grande Guerre à Meaux. Le Premier ministre a dans un long discours rendu hommage aux soldats morts pour la France et a également évoqué les défis du temps présent.

30:11
Présentateur

Merci beaucoup Michael Dorian pour le point sur l'information. Je le disais donc on va écouter Jean-Luc Mélenchon qui a réagi cet après-midi. Je rappelle l'une des informations principales de ce week-end. Le ministre de l'Intérieur, j'allais dire Premier ministre, l'absus révélateur, le ministre de l'Intérieur Bruno Rotaillot qui a décidé de signaler le tweet de Marie Messmeur qui est accusée d'avoir justifié les actes commis à Amsterdam et Jean-Luc Mélenchon qui réagit cet après-midi. Écoutons.

30:40
Invité

C'est la deuxième fois que l'on dénonce le fait que des personnes sont interpellées, arrêtées, parfois jugées et condamnées. Comme le fut le leader de l'Union départementale CGT du Nord, condamné à de la prison avec sursis pour avoir dénoncé le génocide à Gaza. comme l'ont été la présidente de notre groupe interpellé avec Rima Hassan pour apologie du terrorisme et combien d'autres dans ce pays si bien qu'aujourd'hui les organismes internationaux demandent à la France de réviser sa définition de l'apologie du terrorisme.

Et voici que hier encore deux plaintes sont déposées par l'illégitime ministre de l'Intérieur contre deux parlementaires qui ont dénoncé ce qui s'était passé aux Pays-Bas parce qu'ils refusaient de reproduire la version officielle médiatico-politique que nous sommes tous censés devoir répéter sinon à être envoyés devant les juges.

31:36
Présentateur

On frise la théorie du complot parce qu'on vient d'entendre quand même le Premier ministre hollandais quatre jours après les faits Julien Drey préciser exactement ce qui s'était passé. Il y a l'enquête qui est en cours qui déterminera les responsabilités mais il n'hésite pas à dire voilà c'était des actes antisémites. Oui mais ce qui est intéressant c'est y compris dans sa déclaration parce que c'est toujours la même chose avec Jean-Luc qui se laisse emporter avec Mélenchon pardon se laisse emporter par ses propres déclarations. Il remet en cause désormais regardez bien le scénario officiel qu'on veut nous faire accepter.

Ça veut dire qu'il y a donc un autre scénario et c'est quel autre scénario ? C'est que ça ne serait pas des agressions antisémites ? Non ! Que ça ne serait pas un conflit entre groupes de...

Ou comme je l'ai lu comme je l'ai lu dans des personnalités qui ont pourtant une influence réelle sur la toile qui disaient ils l'ont bien cherché mais je le répète parce qu'on en a discuté hier tous les programmes dans l'histoire ont toujours commencé par le fait qu'il y avait une responsabilité des juifs soit parce qu'une petite fille avait été violée c'était pas vrai mais ça ne fait rien soit parce que c'est toujours la même chose il y a toujours un fait qui permet à partir de là de justifier le programme alors ce qui s'est passé c'est un vrai programme organisé planifié et planifié plusieurs jours à l'avance voilà alors mais Jean-Luc Mélenchon il est dans sa dérive il est dans sa dérive de cohabitation avec tous ces gens là et de défense et moi je vais vous dire une chose vous avez bien de la patience les uns et les autres c'est la seule chose que je me dis des fois en regardant la télévision c'est si j'étais dans l'hémicycle je sais pas si j'aurais pas été rappelé à l'ordre régulièrement je rappelle que vous êtes également sur ce plateau parce que vous avez écrit bien sûr vous avez écrit qui est Mélenchon vous venez de l'appeler Jean-Luc il y a quelques instants parce que vous le connaissez très bien vous avez été un intime j'ai le souvenir de voir une photo dans les années 80 vous êtes sur un tandem avec Jean-Luc Mélenchon et plus que qui est Jean-Luc Mélenchon c'est qu'est-ce qu'il est devenu est-ce qu'il était déjà il était déjà comme ça non je vais vous raconter une anecdote allez-y comme ça comme le soir le vendredi soir en général vers 18h-19h à l'époque quand on était en Essonne il y avait un rendez-vous des élus etc il offrait l'apéritif et en général Jean-Luc Mélenchon vers 20h30 20h45 il me disait à tous bon les gars je m'en vais parce que j'ai un shabbat ce soir et il était l'invité de toutes les familles de la communauté juive de Massy c'était le chouchou de la communauté juive de Massy qui alors à l'époque était présidée par le père de Jérôme Gage vous voyez aujourd'hui je ne suis pas sûr que les familles juives mais alors comment ça se fait qu'est-ce qu'il est devenu plutôt que qui est Jean-Luc Mélenchon je crois qu'il y a deux choses il y a la première il y a un calcul électoral un cynisme électoral c'est ce que j'essaye de raconter dans le livre qui se situe au moment des gilets jaunes il a l'impression que désormais le travailleur blanc ne votera plus jamais pour lui c'est la leçon qu'il tire au moment des gilets jaunes et donc il dit tous ces gens là ils vont voter maintenant pour le Front National c'est des racistes et donc son damné de la terre à lui devient en tous les cas il le présente comme ça le jeune des cités etc et deuxièmement il est convaincu idéologiquement et c'est ça qui est beaucoup plus grave de l'évolution du monde parce qu'il a repris à son compte les thèses qui ont été écrites par les trotsistes anglais qui considèrent que dans l'affrontement qu'il y a aujourd'hui avec le grand Satan puisque pour Jean-Luc Mélenchon le grand Satan c'est l'impérialisme américain pointe à la ligne il oublie le reste du monde et bien que dans cet affrontement là les masses islamistes sont un allié et qu'il faut faire ce qu'on appelle dans la théorie trotskiste le front unique avec eux et ce front unique il le fait en acceptant et c'est ça la chose la plus grave en acceptant tout ce que portent ces mouvements là je vous propose d'écouter cet après-midi un rabbin qui était l'invité de Cyril Hanouna sur Europe 1 on marche sur la tête et c'est l'avis d'une personne mais des députés aussi plaident pour cette solution qui serait une solution radicale ce serait la dissolution de la France insommite Carl Olive l'avait proposé Stéphane Rudulier sénateur Les Républicains l'avait proposé lui-même lancer une pétition parce qu'il s'était allié avec eux il y a quelques mois maintenant ils demandent leur dissolution bon on écoute d'abord le rappel après je vous donne la parole Laure Lavalette qui est dans les starting blocks vous voyez depuis depuis juin juillet depuis le second tour des législatives ils sont tous dans les starting blocks on écoute

35:54
Laure Lavalette

moi je partage ma colère avec vous je la partage enfin ça va au-delà de la colère c'est maintenant c'était une grande question sur ce que nous deviendrons

36:04
Invité

ici en Europe est-ce que nous avons encore notre place est-ce qu'on veut nous pousser au-delà de l'Europe qu'on aille ailleurs et je pense que LFI effectivement non seulement a une responsabilité qui est colossale mais je crois qu'on devrait très sérieusement s'interroger sur la dissolution même de ce parti

36:22
Présentateur

et qu'est-ce que vous en pensez Laure Lavalette moi j'en pense que c'est une vaste blague enfin je veux dire quand j'entends des gens du bloc central la Macronie ils ont légitimé tout ça enfin alto sketch ils se sont alliés avec eux il y a une centaine de députés macronistes qui se sont désistés pour le nouveau Front Populaire il y a une centaine de députés Front Populaire qui se sont désistés pour la Macronie oui mais ça c'est la petite politique politicienne là on parle d'un rabbin qui parle et beaucoup de français peut-être pensent la même chose mais c'est pas de la politique politicienne tout est légitimé j'entends mais est-ce qu'aujourd'hui parce que voilà depuis plus d'un an et demi il y a des outrances à répétition qui sont légitimées par le système effectivement mais est-ce que oui ou non un jour la question se posera de la dissolution de la France on n'est pas pour la dissolution des partis politiques c'est aux français de savoir ce qu'il faut faire mais par contre la vraie question effectivement qu'il faut se poser c'est que LFI attise souple sur les braises mais qui est-ce qui a fait en sorte que nos compatriotes de confession juive ont quitté les quartiers qu'est-ce qui fait en sorte qu'ils ont sorti les mésouzas de devant leur maison qu'est-ce qui fait en sorte qu'ils doivent changer leur nom sur la boîte aux lettres leur nom sur leur application ibériste enfin je veux dire c'est l'islam politique en France donc tant qu'on ne s'attaquera pas à l'islam politique excusez-moi de vous dire que nos compatriotes de confession juive continueront à faire l'aliap continueront à partir je veux dire on le sait ça fait longtemps qu'on en parle pour le coup le Rassemblement National alerte depuis longtemps pardon je voudrais juste faire une remarque je pense que depuis 7 octobre ça change la donne c'est-à-dire depuis le 7 octobre et depuis surtout Amsterdam c'est-à-dire que personnellement pour moi je suis un modeste citoyen mais je ne ferai plus jamais alliance quelle qu'elle soit avec la France insoumise quelle qu'elle soit et je pense que la gauche et avec connaissance pardon et avec le c'est pas la même chose c'est pas la même chose voilà je vous le dis j'ai une frontière cette frontière c'est que on me l'a posé j'ai dit oui pour moi ils sont sortis du jeu démocratique à partir du moment où ils sont en train de devenir une force antisémite écoutez bien ce que je dis oui une force antisémite une force antisémite moi je pense que tout parti de gauche qui accepte de s'allier avec cette force là enfin François Hollande c'est allié monsieur Dré je veux dire vous avez remarqué je suis plus porte-parole de François Hollande d'accord mais c'est quand même pas je veux dire vous dites après 7 octobre les élections que nous avons vécues on a bien vu qu'ils n'étaient pas les marchés contre l'antisémitisme on a bien vu tous les renoncements on a bien vu qu'ils sont arrivés habillés en drapeux palestiniens dans l'hémicycle vous savez comme moi qu'il y a des rendez-vous politiques qui viennent des tests et qui marquent et des bornes je pense qu'ils ont après le 7 octobre France une première borne je pense que là maintenant ils se sont installés là et pour moi c'est le débat c'est pour ça que j'ai fait le livre pour une raison simple c'est parce que je pense que la gauche ne pourra s'en sortir que si comme l'a fait Mendès France on me rappelle avec le parti communiste à l'Assemblée nationale quand il a été élu il a dit moi je veux être élu mais vos voix vous ne pouvez pas les compter avec moi parce que je ne veux pas de vos voix et bien la gauche elle doit dire la même chose et les députés socialistes c'est pas que la gauche la Macronie pour moi la Macronie c'est pas ma tasse de thé aujourd'hui surtout quand il ne connait pas bien l'histoire mais je pense que c'est très important mais vous n'avez pas répondu à ma question la dissolution de la France alors la dissolution moi je n'ai jamais été un fan de la dissolution politique je pense que d'abord en combat puis après des fois on ne peut pas faire autrement mais pour l'instant attention au raccourci la dissolution c'est le gadget qui évite là maintenant il faut poser la question de l'islam politique de la collusion de Jean-Luc Mélenchon avec l'islam politique il faut que vous voyez moi je trouve je vais vous donner un autre exemple et après j'arrête mais un député socialiste qui vient me dire oui mais tu comprends je ne peux pas rompre parce que j'ai besoin des voix pour être élu mais par contre vous me donnez le nom au lieu de donner je dis et bien tu ne mérites pas d'être député parce que l'honneur en politique c'est aussi de savoir perdre et pas de se corrompre ça je peux vous en parler parce qu'on a beaucoup perdu sur nos idées avant de gagner et avant que ça remporte l'adhésion du peuple français on préfère perdre sur nos idées que gagner je pense en plus qu'il se trompe parce que si vous avez bien lu y compris le résultat des élections américaines il voyait qu'il y a aujourd'hui toute une opinion publique qu'il y en a assez et qui sanctionnera tous ceux qui continueront Monsieur Drey J'aimerais vous croire encore une fois c'est légitimé par Gabriel Attal cette alliance alors l'histoire jugera peut-être et j'espère que ça ne se reproduira pas mais pour l'instant j'avoue j'avoue en douter Avançons avançons parce que dans exactement 4 jours il y a une rencontre de football qui ne se passera pas comme toutes les autres rencontres de football parce qu'on sera dans un stade de France avec seulement 20 à 30 000 supporters alors que ce stade accueille habituellement 80 000 spectateurs c'est une rencontre pas comme les autres parce que pour 20 à 30 000 spectateurs vous allez avoir 4 000 policiers et gendarmes présents qu'il va y avoir un dispositif de sécurité jamais vu en proportion je parle du nombre de spectateurs et qu'Emmanuel Macron et Michel Barnier seront présents à cette rencontre alors ce n'est pas tant la présence qui est intéressante c'est la justification qui en est faite de l'Elysée je voulais le communiquer cette participation permettra au président d'afficher son plein et entier soutien à l'équipe de France comme il le fait à chaque match ça c'est pas très intéressant anecdotique mais également d'envoyer un message c'est ça mais attendez s'il vous plaît ce qui est intéressant c'est que c'est la seconde partie du texte si vous voulez qu'on parle ballon on le fera un peu plus tard sur une autre chaîne parce qu'il ne peut pas des fois des matchs parce qu'il a peur d'être sifflé oui mais restons peut-être sur la seconde partie qui me paraît un peu plus essentielle d'envoyer un message de fraternité et de solidarité après les actes antisémites intorérables qui ont suivi le match à Amsterdam cette semaine on parle du même président qui a refusé de marcher contre l'antisémitisme il y a quelques mois qu'est-ce que ça veut dire Alexandre Devecchio peut-être qu'il est il fait la sourde oreille maintenant quand l'homme murmure à cette dernière Yassine Bellatar ne parle plus oui j'allais dire non mais voilà il n'est jamais trop tard pour bien faire j'allais dire je pense qu'il a il a raison d'y aller maintenant où est la cohérence effectivement où est la cohérence quand on amène Yassine Bellatar qui est la France dans son avenir Yassine Bellatar qui lui avait effectivement conseillé de ne pas marcher de ne pas aller à la marche contre l'antisémitisme moi si vous comprenez ce que fait Emmanuel Macron vous êtes très fort parce que ça n'a aucune ça n'a aucune cohérence ça montre surtout son manque de colonne vertébrale sur tous ces sujets là et le fait aussi qu'il n'a pas compris que ce sujet là nous concernait d'ailleurs les conditions dans lesquelles vont se dérouler le match montrent qu'il n'y a pas qu'à Amsterdam malheureusement c'est la même chose dans toute l'Europe et on peut même aller plus loin c'est la même chose dans toute l'Europe parce que nous avons accepté une immigration massive et nous n'avons pas été capables d'intégrer les gens nous avons laissé l'islamisme se répandre et en fait cet antisémitisme là il ne tombe pas du ciel c'est pas un antisémitisme d'extrême droite c'est un antisémitisme qui progresse à mesure que l'Europe et que la France s'islamisent

43:08
Invité

donc Emmanuel Macron non pas toute l'Europe pas l'Europe de l'Est notamment avec Victor

43:12
Laure Lavalette

le match d'Israël s'est très bien passé

43:13
Présentateur

c'est très bien passé

43:14
Laure Lavalette

on peut aussi parler

43:16
Présentateur

Bruxelles ça a été délocalisé Bruxelles a refusé vous remarquerez le point commun entre ces pays on pourrait aussi ajouter Budapest notamment cet odieux pays fasciste qui accueille la plupart des matchs d'Israël parce que justement les juifs ne vont pas menacer vous ne parlez pas du Danemark vous ne parlez pas du Danemark oui ou le Danemark aussi mais c'est plus amusant c'est plus ironique qu'Orban mais le Danemark c'est pareil pour vos amis de gauche pour vos amis de gauche les Danmarks ont beau être sociodémocrate il est fascisé aussi mais en tout cas l'antisémitisme progresse à mesure qu'une partie de l'Europe s'islamise et c'est ça qu'on aimerait entendre de la part du président de la République le bon diagnostic autre sujet à présent et ça concerne les questions de santé vous savez que la santé est devenue la priorité des français et ça vient devant le pouvoir d'achat qui est là aussi une grande priorité la sécurité la question migratoire mais la question de la santé est très importante alors on le verra un tout petit peu plus tard mettons dans l'oreillette parce que je voulais vous parler de ce qui s'est passé à l'hôpital en Haute-Marne faute de place plusieurs patients ont été transversés dans une salle aménagée je ne sais pas si vous avez vu ça dans un garage et l'un des patients a témoigné sur Europe 1 chez Pascal Praud qu'est-ce que ça dit de l'état de notre service public la réponse est dans la question à ce moment-là on passe à autre chose il y a eu la cagnotte pour le scanner on a dit que les garages ça en dit long la tierne idéalisation de notre système de santé je crois qu'en plus l'hôpital avait alerté trois fois les ARS sans réponse mon excellent collègue Christophe Benz a donc essayé aussi lui d'amener un peu de solutions ils n'ont pas trouvé voilà voilà des gens qui ne font pas grève et qui pour le coup mériteraient peut-être d'avoir plus de moyens j'ai été à Marseille j'ai une fille qui a été hospitalisée une semaine à la Timone à Marseille j'ai dormi à côté sur un espèce de truc qui se dépliait j'ai demandé un drap parce qu'il faisait un peu froid et on m'a dit non on n'a pas de drap et là vous me dites ah oui quand même on n'a pas de drap c'est la puissance mondiale on paye des impôts enfin je veux dire il y a un vrai problème effectivement dans notre système de santé je pense qu'il est temps de faire différemment je pense que la tarification à l'acte a fait beaucoup de mal il est temps de revoir ça de façon plus globale et de faire qu'il y ait moins d'administratifs moins d'ARS moins d'administratifs plus de médecins aux commandes ce qui est terrible c'est que tout ça on le sait déjà depuis un certain temps pendant le Covid on a découvert on a eu des tas de ministres qui nous ont expliqué que tout allait bien qu'on allait déposer de l'argent et rien n'avance au contraire la situation est de plus en plus dramatique donc il y a quelque chose qui ne va pas et moi je pense effectivement que les ARS c'est une catastrophe c'est une bureaucratie qui s'est constituée qui prend beaucoup d'argent pour rien et qu'il faut repenser le système Merci beaucoup Adrien Spiteri vous êtes venu sur le plateau et merci à Bamba Gueye qui vous a accompagné pendant votre déplacement du côté d'Amsterdam nous rejoins sur ce plateau et c'est un plaisir de la retrouver Claire Géronimi venez Claire n'hésitez pas à vous installer si vous êtes avec nous ce soir bonsoir Claire c'est qu'il y a un an jour pour jour vous avez été victime d'un viol que votre bourreau est un homme clandestin qui était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français c'est-à-dire qu'il y a un an vous avez décidé de porter ce combat dans les médias en expliquant qu'il y avait évidemment un traumatisme bien sûr et qu'il y avait aussi une incompréhension parce que cet homme n'avait rien à faire sur notre sol que ce drame aurait pu et surtout aurait dû être évité si vous êtes avec nous c'était il y a un an jour pour jour et vous avez publié un message absolument bouleversant sur les réseaux sociaux aujourd'hui je vais en lire quelques lignes un an aujourd'hui jour pour jour que ma vie a pris un éclat un détour un an que je rentrais des courses à la main inconsciente de l'orage de ce destin soudain un an que mes pas suivent ce même chemin ce hall marqué d'ombre des traces et de chagrin mais chaque jour au-delà de la faille c'est un éclat de force qui rallume ma bataille parce que depuis un an il y a aussi la résilience où vous vous battez vous avez créé une association un podcast où vous rencontrez des femmes qui ont été victimes de violences sexuelles déjà un an plus tard est-ce que vous avez l'impression d'être soutenu est-ce qu'on vous accompagne est-ce que vous avez l'impression que dans ce combat-là vous n'êtes pas seule

47:50
Invité

alors je pense que mes amis et ma famille me soutiennent mais on va dire qu'il y a eu beaucoup de manques de la part de l'Etat où malheureusement je ne me suis pas du tout sentie soutenue aujourd'hui il n'y a rien qui est mis en place pour les victimes pour les accompagner à partir du dépôt de plainte on se retrouve totalement isolé on n'a même pas de frais on n'a même pas de psychologue payé on doit tout dépenser justement à nos frais et c'est juste un scandale et c'est pour ça aussi que je me bats pour ces victimes

48:16
Présentateur

est-ce qu'on en sait est-ce qu'on en sait un peu plus sur la procédure est-ce qu'on sait si votre bourreau est toujours en détention provisoire est-ce que vous savez quand est-ce que va se dérouler le procès ?

48:29
Invité

alors le procès on ne sait pas du tout quand ça va se dérouler je pense que ça sera d'ici deux à cinq ans donc déjà c'est très long c'est très long pour une victime de pouvoir se reconstruire et non au-delà de ça en fait il est toujours en prison bien sûr mais encore une fois on ne sait pas s'il peut peut-être sortir d'ici là

48:46
Présentateur

qu'est-ce que vous retenez également de cette année je le disais régulièrement vous allez sur les plateaux de télévision vous allez aussi dans les radios vous avez été interrogé par la presse papier pour raconter cette histoire absolument dramatique et souvent on vous a reproché on vous a collé une étiquette sur le front en disant mais attendez cette femme est proche d'une mouvance dite d'extrême droite elle échange avec un collectif nationaliste néo-fasciste comme le collectif Némésis est-ce que c'est aussi ça a été une douleur supplémentaire dans ce combat-là ?

49:22
Invité

Oui je pense en fait je ne me suis pas du tout sentie soutenue et je me suis rendu compte que la sororité n'existait pas entre les féministes j'ai essayé de contacter les associations féministes dites on va dire aujourd'hui de gauche je ne savais pas du tout que les associations féministes déjà avaient forcément un penchant politique et je me suis sentie du coup pas du tout soutenue pas du tout écoutée je me suis même fait prendre des reproches et le seul collectif du coup qui m'a soutenue c'était le collectif Némésis avec Alice Cordier comme présidente parce qu'on partageait les mêmes valeurs enfin les mêmes combats on va dire justement ceux des agressions de rue et le combat des agressions de rue et également les personnes sous OQTF qui violent les femmes

50:05
Présentateur

Et est-ce qu'aujourd'hui vous avez aussi l'appui de responsables politiques dites féministes je pense par exemple à Sandrine Rousseau pour ne citer qu'elle est-ce que vous avez pu échanger avec elle est-ce que vous avez eu sur cette année où vous avez été très médiatisée un message de soutien de sa part ?

50:22
Invité

Malheureusement non aucun message de soutien de sa part justement je crois qu'elle avait tweeté quelque chose d'assez horrible comme quoi elle ne pouvait pas soutenir tous les viols alors que pourtant je pense avoir été une des premières victimes à parler à Visage Découvert et ça m'a énormément étonnée parce qu'elle se dit féministe et au final en fait on voit que il n'y a pas grand chose derrière

50:38
Présentateur

aujourd'hui comment allez-vous est-ce que vous arrivez justement via ce podcast cette nouvelle association c'est un combat que vous menez et je trouve que c'est très important de vous donner la parole aujourd'hui parce que les actualités défilent et souvent les médias oublient passent à autre chose et aujourd'hui peut-être que vous êtes un exemple pour des femmes qui se murent dans un silence qui n'arrivent pas qui n'ont pas la force que vous avez peut-être aujourd'hui et qui vont prendre exemple sur vous pour pouvoir témoigner et parler à Visage Découvert comme vous étiez en train d'expliquer

51:12
Invité

Oui j'ai reçu énormément de messages de femmes victimes qui m'ont remercié justement d'avoir pris la parole et qui maintenant vont me porter plainte donc ça je pense que c'est vraiment quelque chose qui me touche au plus profond de moi-même également enfin ma vie a quand même énormément été bouleversée parce que j'ai quitté mon travail j'ai fait un burn-out et je me suis rendu compte qu'en fait être derrière un tableau Excel parce que je faisais je travaillais en finance le fait d'être derrière un tableau Excel n'avait plus vraiment de sens pour moi et du coup je me suis rendu compte qu'il fallait que je fasse quelque chose pour toutes ces victimes toutes ces femmes qui ne se sentent pas soutenues par le biais des témoignages que j'ai pu recevoir donc forcément ça va mais en même temps il y a toujours des petites hausses qui ne vont pas c'est normal je suis victime toujours

51:56
Présentateur

Karim Abriq je me tourne vers vous c'est très intéressant de voir ce féminisme à géométrie variable c'est-à-dire qu'il y a les bonnes et les mauvaises victimes il y a les bons et les mauvais combats visiblement donc ce serait très intéressant moi je serais curieux de tendre le micro à Sandrine Rousseau et lui demander mais pourquoi Claire Géronimi qui a symbolisé cette lutte-là tout au long de cette année pourquoi elle n'a pas été soutenue par Sandrine Rousseau pourquoi oser le féminisme pourquoi oser le féminisme n'était pas avec Claire Géronimi pendant toute cette année pourquoi il ne l'accompagne pas qu'est-ce qui se passe

52:29
Invité

moi je trouve ça absolument intolérable et je veux vraiment vous remercier parce que vous avez un énorme courage en fait ça prend énormément énormément de courage pour parler comme vous le faites pour témoigner de ce que vous avez vécu qui est extrêmement traumatisant et aussi quand vous parlez comme ça je pense que beaucoup de femmes probablement qui vous entendent qui ont vécu des choses aussi qui peuvent se reconnaître à travers vos mots et en plus vous pointez une situation qui est fondamentale c'est-à-dire que vous avez raison Eliott quand vous mentionnez que dans un certain courant féministe il y a de bonnes victimes de mauvaises victimes et pourtant le féminisme va souvent dénoncer ça et ne sont pas capables de prendre en charge justement ces messages aujourd'hui moi je trouve ça extrêmement troublant la question des OQTF on l'a vu dans le cas de Philippine on l'a vu dans le cas de Lola on l'a vu avec vous ça fait partie des enjeux on ne peut pas dire qu'on est à la défense des femmes et ne pas se préoccuper de ce phénomène de se préoccuper qu'il y a des femmes tous les jours qui sont en insécurité qui sont des proies qui sont des victimes et cette sororité en fait c'est une sororité de façade on devient dans une forme de signalement de vertu et on exclut des femmes au lieu de les aider non c'est absolument inacceptable

53:46
Présentateur

mais peut-être que les choses sont un peu d'avancée du moins dans le débat politique parce que vous savez ces dernières années il était impossible on en avait parlé tout à l'heure avec Thomas Bonnet de revenir sur le profil parfois des bourreaux l'affaire Lola par exemple il a plus été question de fabrique d'un mensonge plutôt que de revenir sur le profil de Dabia B oui mais bien sûr il y avait la psychiatrie mais il ne fallait surtout pas dire que c'était une OQTF si je me permette deux ans plus tard l'affaire Philippine on n'a pas eu la même machine médiatique on n'a pas eu le même mot complétion

54:22
Invité

non mais il y a l'accusation toujours d'instrumentalisation

54:25
Présentateur

un peu moins quand même

54:27
Invité

parce qu'il y a le tabou mais tout de suite il y a une instrumentalisation politique d'extrême droite alors qu'on justement on se détourne on ferme les yeux sur le problème

54:35
Présentateur

je me tourne une dernière fois vers vous Claire et je vous remercie d'être présente ce soir quel message vous souhaiteriez adresser aux femmes qui vous regardent aujourd'hui qui n'ont pas peut-être envie de s'exprimer qui n'ont pas envie de porter la parole parce qu'elles se disent peut-être qu'elles ne seront pas entendues qu'est-ce que vous avez envie de leur dire aujourd'hui ?

54:59
Invité

Je pense que moi si j'ai réussi à me faire entendre toutes les femmes peuvent se faire entendre et qu'il faut oser en parler il faut oser aller porter plainte également il faut oser dire que peut-être que dans mon cas mon agresseur bah oui c'était un OQTF et il faut savoir poser les mots là-dessus que comme quoi il ne devait pas en tout cas être sur ce territoire au moment des faits il y a un an et que en fait c'est pas pour ça qu'on va être une mauvaise victime et que en fait aussi on est capable de se reconstruire après un événement comme ça je pense que c'est très important de se dire notre vie n'est pas détruite même après avoir vécu une erreur

55:31
Présentateur

merci beaucoup Claire Géronimi je rappelle votre podcast oui bien sûr éclat de verre éclat de femme pardon éclat de femme pardonnez-moi et on peut le retrouver sur toutes les plateformes bien sûr Spotify alors citez-en trois comme ça j'aurai pas de problème avec l'arcom Spotify Instagram on peut le retrouver également Instagram voilà et Youtube aussi et Youtube également voilà bon bah écoutez tant mieux on continue sur cette question là merci beaucoup Claire Géronimi pourquoi ?

parce qu'on va écouter le ministre de la sécurité du quotidien qui s'appelle Nicolas d'Aragon et Nicolas d'Aragon vous étiez présente la semaine dernière il y a eu une phrase polémique puisqu'il a dit un délinquant étranger c'est dehors un criminel étranger c'est dehors et tout le monde s'est posé enfin du moins une partie de la gauche a dit mais qu'est-ce que c'est que cette déclaration centre aussi et du centre qu'est-ce que c'est cette déclaration qui frise l'extrême droitisation du débat public hier il était l'invité du grand rendez-vous alors je le pense aux téléspectateurs qui ne connaissent pas forcément M.

d'Aragon et qui ont peut-être découvert quelqu'un qui est plutôt calme assez ferme l'air de Valence on rappelle oui et surtout qui vient avec des chiffres et pas qu'avec des idées écoutez M. d'Aragon est-ce qu'il persiste et signe un étranger délinquant dehors ?

56:51
Invité

c'est un délit c'est dehors évidemment dès lors qu'il est condamné par la justice il doit quitter le pays je n'ai pas une seule hésitation j'irai même beaucoup plus largement sur le sujet on a 8% de la population française qui est étrangère il représente 17% des auteurs d'homicides 30% des auteurs de vol sans violence on continue de se poser des questions

57:11
Présentateur

madame la valette vous devez applaudir des deux mains c'est ce que j'ai fait d'ailleurs où est votre archive je l'ai juste après je l'ai juste après bien sûr que j'appaudie des deux mains déjà il faut qu'il en parle à ses petits copains du gouvernement et encore une fois et puis même lui il faut qu'il prenne ses responsabilités pourquoi n'a-t-il pas voté le texte porté par Edwige Diaz et qu'il voulait lever les freins à l'expulsion moi j'ai entendu clair juste à côté de moi mais j'ai juste envie c'est de lui demander pardon comment est-ce que la république alors je ne suis pas rien mais comment est-ce que la république ne protège pas ses enfants avec une mesure aussi simple que l'expulsion de ceux qui n'ont rien à faire sur notre sol en fait c'est intolérable pendant combien de temps est-ce qu'on va venir sur vos plateaux pour commenter les meurtres les viols enfin c'est épouvantable je veux dire on le sait et il le fait très bien le lien d'ailleurs entre immigration et cette insécurité enfin là c'est même plus de l'insécurité mais voilà qu'est-ce qu'on attend de plus pour être efficace qu'est-ce qui l'a empêché pourquoi n'a-t-il pas voté la loi la proposition de loi de ma collègue Adige Diaz c'est une vraie question j'espère avoir l'occasion de lui poser en fait je ne le comprends pas bon en tous les cas l'archive vous inquiétez pas on va la découvrir dans un instant mais vous applaudissez dès demain est-ce que Julien Drey le social-démocrate que vous êtes applaudit dès demain sa déclaration moi je pense que un étranger qui a violé un étranger qui a agressé un étranger qui a condamné il n'a pas sa place sur le territoire français il pointe à la ligne et ça ne me pose aucun problème de conscience aucun problème de conscience on le fait en respectant pas de l'homme de ce que vous voulez etc j'ai aucun là-dessus mais il n'y a aucun problème là-dessus au contraire et je vais même vous dire une chose c'est la meilleure manière de défendre aussi les populations immigrées qui sont sur le territoire français qui sont pris en otage par ces voyous-là bien sûr et qui vous disent d'ailleurs ils ne nous représentent pas et ils nous salissent et c'est même souvent eux qui sont plus durs moi vous savez le nombre de fois où des conducteurs me disent vous êtes trop gentils chez nous ça ne se passerait pas comme ça et on est trop gentils il a été découvert en quelque sorte Nicolas D'Aragon par le grand public du moins c'était sa précédente déclaration c'était à l'Assemblée nationale la semaine dernière je vous propose de réécouter M.

D'Aragon un délinquant étranger dehors

59:16
Invité

je le dis sans une once d'hésitation sans un doute avec fermeté l'étranger qui assassine dehors l'étranger qui viole dehors l'étranger qui a un lien quelconque avec une entreprise l'étranger qui a un lien avec une entreprise terroriste dehors l'étranger islamiste dehors l'étranger voleur harceleur agresseur trois fois dehors nous devons reprendre le contrôle nous devons le reprendre car c'est un enjeu de souveraineté un pays qui subit la présence sur son sol d'étrangers qui le blessent ne peut pas se dire souverain

1:00:07
Présentateur

bon Thomas Bonnet vous qui connaissez bien l'Assemblée nationale il y a eu un lever assez assis très rapidement un assis debout un assis debout dans le métier c'est vrai que en revanche ce qui est assez incompréhensible c'est que Nicolas D'Aragon est sur votre ligne alors pas que la vôtre d'ailleurs mais sur la ligne en fait d'une majorité des français largement majoritaire à être favorable au fait qu'on expulse les délinquants étrangers c'est vrai que c'est assez incompréhensible le fait de ne pas ensuite voter votre mesure de la même manière pour les peines planchées c'était un peu la même chose là aussi c'est plébiscité là aussi le ministre est plutôt d'accord donc il y a quelque chose de très incompréhensible sur la question je pense qu'il y a aussi des considérations politiques forcément dans ce choix peut-être des considérations de construction de la loi telle que vous l'aviez présentée en tout cas c'est une mesure qui a fleuré consensus et qui pourrait être à l'agenda Nicolas D'Aragon a montré à l'échelle de sa ville qu'il avait un certain courage politique c'est notamment lui qui avait décidé d'enlever les subventions municipales aux familles de délinquants il en a reparlé hier matin et là aussi c'est extrêmement calme parce que d'un ton très calme et encore une fois d'une grande fermeté il dit mais attendez les familles monoparentales parce que c'est souvent l'argument qu'il utilisait les femmes les mères seules c'est difficile d'éduquer des enfants surtout quand il y en a plusieurs mais la majorité des femmes et des mères qui sont seules elles élèvent très bien leurs enfants s'est stigmatisé l'ensemble qu'est-ce que vous racontez bah non il faut sanctionner ça suffit pas d'être ferme enfin je veux dire on juge un arbre à ses fruits quand même c'est bien de dire mais c'est bien de faire pourquoi n'a-t-il pas soutenu cette loi du rassemblement national c'est par simple sectarisme par simple dogmatisme qu'on va continuer à avoir des viols des crimes enfin je veux dire on a envie d'hurler c'est incompréhensible et en plus je vais vous dire les français ne le comprennent pas moi dans ma circonscription les gens m'arrêtent en me disant mais pourquoi ne votent-ils pas vos lois alors qu'elles sont demandées par les français elles sont plébiscitées enfin c'est proprement parce qu'au sein du bloc central il y a des gens qui estiment que c'est déjà aller trop loin que d'être applaudis par le RN certains responsables Marc Fénaud par exemple le président du modem a dit il n'avait pas vu ça d'un bon oeil le fait d'avoir été applaudi de la sorte donc il y a encore des tabous des lignes rouges au sein du bloc central je pense que et monsieur Retailleau et monsieur Barnier savent d'ailleurs qu'il faudra passer par un référendum et une réforme constitutionnelle Michel Barnier parlait de bouclier constitutionnel et monsieur Retailleau a mis l'année dernière sur la table au Sénat un référendum qui était tout à fait similaire à celui de Marine Le Pen tant qu'on ne votera pas et qu'on ne mettra pas le droit des étrangers dans notre constitution tant qu'on ne gravera pas dans le marbre de ce texte suprême les outils juridiques administratifs qui vont nous permettre de lutter contre cette immigration massive et cette délinquance qui est liée malheureusement nous n'arriverons pas Dernière déclaration de monsieur Daragon là aussi c'était sur la suppression des aides pour les familles d'enfants délinquants et récidivistes et il parle des familles monoparentales parce que je l'ai mis en parallèle avec les déclarations d'Emmanuel Macron après les émeutes vous savez alors les émeutes c'était la faute de l'oisiveté c'était les écrans c'était les jeux vidéo c'était internet et c'était souvent des enfants avec des mères seules écoutez monsieur Daragon

1:03:19
Invité

c'est une drôle de vision de la société qu'on est en train de décrire une femme seule ne peut pas élever son enfant parce qu'elle va travailler parce qu'elle en a plusieurs qu'est-ce que c'est que cette vision de la société pardon il y a des femmes seules qui élèvent très très bien leurs enfants et heureusement et c'est quand même dans 95% des cas donc pardon mais ceux qui n'assument pas l'éducation de leurs enfants doivent être sanctionnés mais bien entendu en tout cas la société doit être plus exigeante avec eux pour qu'ils réintègrent un parcours éducatif pour leurs enfants et s'ils le refusent s'ils refusent cet accompagnement ces familles-là doivent être sanctionnées bien entendu monétairement financièrement mais bien entendu on supprime les aides il n'y a que ça qui fonctionne

1:03:58
Présentateur

Julien Drey non mais il faut quand même parce que moi j'aime bien qu'on généralise il y a des femmes seules qui n'y arrivent pas parce que c'est pas forcément facile quand vous en avez 3 ou 4 et qu'il y en a un qui dans la famille fait des bêtises et des conneries et souvent même je suppose que vous êtes députée elle vient nous vend en disant moi j'y arrive pas toute seule et j'aimerais bien qu'on m'aide et justement le problème qu'elles ont c'est qu'on vient pas les aider donc moi je veux bien faire le fanfaron sur les plateaux télé mais la réalité humaine elle est plus complexe c'est pour ça qu'il faut faire attention j'ai l'impression que bien sûr il y a plein de familles qui ne sont pas en train d'applaudir voilà donc même ont peur que celui qui est en train de faire des conneries contamine les autres oui mais vous pensez que c'est la norme ou que c'est l'exception c'est ce que dit M.Dragon M.Dragon il dit évidemment qu'il y a des mères seules qui sont en grande difficulté qui ne savent pas ce qu'elles font M.Dragon il dit 95% des mères de familles monoparentales et bien elles élèvent très bien leurs enfants seuls vraisemblablement beaucoup le font mais il y a aussi des situations où elles ont du mal à le faire autre sujet autre sujet on va parler d'une guerre mais je pourrais même la mettre trois fois si vous voulez je fais encore un peu ce qu'on veut sur ce plateau en revanche autre sujet la guerre qui se poursuit entre Anne Hidalgo et Rachida Dati est-ce que vous avez vu la déclaration de Anne Hidalgo le succès des Jeux Olympiques a confirmé aux yeux de tous que Paris est la plus belle ville du monde cette réussite a fait s'écrouler toutes les polémiques stériles et les mensonges portées principalement par la droite Trumpiste alors je sais de Rachida Dati c'est ce que j'allais dire mais qu'est-ce que la droite Trumpiste de Rachida Dati alors ça ne me fait pas du tout à Rachida Dati alors elle a répondu Rachida Dati les faits sont-ils Trumpiste Anne Hidalgo l'insécurité à Paris est préoccupante avec des violences gratuites en hausse de 87% depuis 2013 la taxe foncière a augmenté de 83% en 10 ans l'investissement de la ville dans les écoles a chuté de 48% en 10 ans Paris est jugé sale pour 80% des français etc la droite Trumpiste c'est une insulte la droite Trumpiste non c'est ce que je veux dire elle fait un complément je ne suis pas sûr

1:06:08
Invité

que Rachida Dati soit la droite

1:06:09
Présentateur

la droite Trumpiste mais c'est peut-être qu'effectivement Anne Hidalgo s'identifie à Kamala Harris mais Kamala Harris ça fait plus de voix qu'Anne Hidalgo je sais ce que va dire Julien Drey malgré tous les reproches qu'on peut lui faire je pense que la dernière phrase étant trop et porte attente à tout le reste du communiqué parce que je m'excuse de vous dire elle a quand même réussi les Jeux Olympiques pas qu'elle mais aussi et au regard de tout ce que j'avais entendu et j'étais honnêtement pas le dernier à me dire où on va les Jeux Olympiques encore j'en parlais encore récemment avec plein d'amis à moi ils disaient Paris c'était formidable pendant les Jeux Olympiques mais ça n'annule pas les problèmes ça reste deux minutes pourquoi c'était formidable tous les migrants avaient été délocalisés et il y avait une sécurité absolument extraordinaire tout l'inverse exactement tout l'inverse d'accord mais ils ont réussi non mais d'accord mais effectivement sauf que c'était pas la vraie vie parce que très vite après faites un tour avec moi tour de la chapelle case de la chapelle vous allez voir tout est revenu il devait être une nouvelle chance d'Elysée non à niveau on peut d'ailleurs il comprend on devrait tirer les leçons de ce qui s'est passé pour dire voilà ça a marché donc ça devrait mieux marcher exactement mais rappelez-vous quand même c'est la vérité quoi je veux dire tout le monde prédisait une catastrophe pour ces Jeux Olympiques tout le monde disait vous savez comme moi le nombre de gens qui ont fui Paris en disant ça va être terrible et qui avaient quand une hâte c'est de revenir parce qu'ils savaient il y avait une très bonne ambiance non mais la bonne nouvelle c'est que si on veut sécuriser une ville finalement on y arrive oui voilà c'est vrai ça veut dire qu'avec de la volonté politique on le déclenche pas d'exode de tous les pas non non non allez il nous reste six petites minutes les amis les élections ont souffert c'est parce que les élections ont perdu 70% il y a des commerçants moi ce qui m'intéressait c'était l'expression la droite Trumpiste je ne sais pas ce que ça veut dire si ce n'est que ça veut dire victoire la droite Trumpiste ça veut dire ras de marée victoire ras de marée et là effectivement c'est peut-être pas un argument que vous devriez considérer comme une insulte non je vais enlever la dernière partie vous auriez dû lui envoyer un petit texto il nous reste encore deux sujets qui pourraient nous intéresser j'étais à deux doigts de vous faire écouter Arnaud Montebourg il a poussé un coup de gueule vendredi mais malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps et je ne sais pas si vous avez vu cette pétition pour défendre la première chaîne de la TNT qui a déjà recueilli plus de 200 voire je crois 300 000 quasiment signataires et signatures à partir du 28 février prochain la chaîne C8 je le rappelle pour être contrainte de cesser d'émettre et ce sont 400 personnes quand même qui participent chaque jour à la création du contenu de la chaîne qui pourraient se retrouver sur la paille pardonnez-moi l'expression c'est une pétition qui a été lancée je crois la semaine dernière j'ai vu le tweet de Gérald Brice Viré énorme déjà plus de 200 000 signatures pour une télévision de rire et de débat et de liberté pour un lien citoyen toujours plus fort pour la cause animale pour plus de 400 professionnels dont l'emploi est menacé pour la première chaîne TNT je soutiens C8 et là on voit qu'en l'espace d'une semaine on a quasiment 300 000 signatures c'est énorme c'est une mobilisation je me demande si c'est déjà arrivé une pétition en si peu de temps avoir autant de signatures

1:09:18
Invité

en fait c'est énorme ce que ça nous dit au fond c'est quoi c'est que les français ont un appétit pour cette liberté d'expression un appétit pour une pluralité des chaînes des voix ont un attachement envers la chaîne c'est une chose donc il y a tout ça mis ensemble et c'est ça aujourd'hui notamment dans plusieurs pays aussi occidentaux j'allais dire où il y a cette menace à cette liberté d'expression malheureusement aujourd'hui et ça je pense qu'il faut combattre tout ça c'est un combat quotidien

1:09:47
Présentateur

il faut quand même mettre à jour le synthème vous savez pourquoi ? parce qu'on est à 375 000 375 000 signatures soutien à la chaîne C8 défendons la première chaîne de la TNT et sauvons des emplois les audiences régulières et quotidiennes de C1M notamment témoignent de cette attachement je vous rappelle qu'il y a un recours qui a été fait devant le Conseil d'État donc c'est à la justice et la plus haute juridiction administrative de décider si oui ou non il y a une disproportion dans la décision de l'ARCOM institution bien évidemment indépendante et je ne dirai rien on est chez les fous

1:10:23
Invité

que le Conseil d'État décide de ça en vérité et c'est pourquoi je crois que les gens se mobilisent indépendamment de ce qu'ils peuvent penser de ces 8 certains je suis sûr n'aiment pas forcément l'émission

1:10:35
Présentateur

de la Nuna mais considèrent que c'est une sourcure en réalité moi je crois je ne vais peut-être pas être politiquement correct ici mais très sincèrement je ne vois pas l'utilité de l'ARCOM je pense que c'est un bidule politique qui nous coûte qui coûte de l'argent public c'est énorme alors là je vous laisse la paternité de ces propos je rappelle s'il y a des personnes de là c'est le figaro qui dit ça c'est le figaro je précise je suis pour la liberté d'expression contre les comités théodules ça nous fera économiser des impôts ils ont changé de lieu de QG un peu plus loin contre le pseudo État du droit qui en réalité est un État illibéral Madame la porte-parole du Rassemblement National

1:11:19
Invité

il faudrait que vous la signiez aussi cette pétition parce qu'après C8

1:11:22
Présentateur

c'est CNews et après CNews c'est quoi ?

CNews ça a été confirmé vous avez raison que l'avenir on va jusqu'où allons-nous et vous le disiez je pense que les français ont besoin de cette liberté cette liberté de ton plus qu'avant probablement donc je pense qu'il faut s'attacher à cette liberté en tout cas au Rassemblement National nous y sommes très attachés et c'est cette liberté qui a permis à Cyril Hanouna d'inviter tout le monde sur ses plateaux à chaque fois et ce sont 400 journalistes qui travaillent chez C8 et qui font que cette chaîne est la première chaîne TNT de deux fois en plus le livre et moi je vous préviens vous allez avoir des soucis moi je ne le connais pas je le dis à l'ARCOM Alexandre Delvecchio je ne sais pas Victor Orban un comité machin pour dire quelle chaîne doit émettre et quelle chaîne ne doit pas émettre tous ces grands démocrates seraient vend debout donc voilà on est devenu ça parce que j'ai découvert que désormais monsieur Delvecchio était un partisan ouvert de monsieur Orban je dis juste que si Victor Orban faisait la même chose que l'état français moi je vous comprends plus vous avez commencé l'émission en disant que justement il tenait des propos à la gauche de la gauche et maintenant c'est partisan d'Orban mais moi je suis un paillon non mais vous vous faites du en même temps allez dernière dernière information la dernière information qui vient de fêter ses 50 ans pas moi Leonardo DiCaprio qui nous donne un énorme coup de jeu c'était quand même la mauvaise nouvelle du matin qui dit que c'est ma jeunesse DiCaprio vient de fêter ses 50 ans alors c'était une énorme Fiesta pas très éco-responsable DiCaprio premier pour donner des leçons mais pas très éco-responsable c'est vrai mais c'est un super acteur je pardonne il était contre il était contre Donald Trump oui Hollywood s'est trompé tout Hollywood à part Clint Eastwood s'est trompé quand vous dites Hollywood vous parlez du service public en France c'est ça mais à la limite d'Hollywood n'est pas payé par les impôts et le service public ce qui est intéressant c'est que l'arthomme Ramzi Malouki il faut bien venir parce que je veux vraiment tirer sa décision par le fait que Cyril Hanouna n'était pas assez pluraliste alors si Cyril Hanouna n'est pas assez pluraliste il faut fermer France Télévisions non mais vous vous rendez compte vraiment vous avez un problème vous avez un souci non petite anecdote un jour avant d'aller voir Ramzi Malouki à Los Angeles parce qu'il va nous raconter un peu ce qui s'est passé du côté de la grande fête pour les 50 ans de Leonardo DiCaprio vous parliez de Hollywood et du service public un jour un journaliste du service public m'avait dit tu sais travailler au service public c'est Hollywood dirigé par la sécu Ramzi Malouki à Los Angeles Leonardo DiCaprio fête ses 50 ans avec des décennies de carrière à son actif alors qu'on apprécie au nom DiCaprio il a le mérite de rester entouré des mêmes amis fidèles depuis ses débuts et ils étaient justement ses amis les premiers à être invités à la soirée d'anniversaire organisée par l'acteur DiCaprio toujours très discret il n'a pas organisé cette fête dans sa propriété sur les hauteurs de Los Angeles mais dans une maison louée pour l'occasion pour éviter bien sûr les paparazzi car cette soirée dont on parle beaucoup à Los Angeles a réuni le tout Hollywood il y avait Brad Pitt il y avait Steven Spielberg l'acteur Benicio Del Toro qui sera d'ailleurs à l'affiche du prochain film de DiCaprio il y avait les stars de la musique aussi Docteur Dre la chanteuse Katy Perry entre autres même des champions de MMA mais contrairement à la soirée organisée par DiCaprio pour ses 40 ans il y a 10 ans donc qui était restée dans les annales parce que très festive et bien celle-ci se voulait disons plus calme avec et c'est assez rare la présence des parents de DiCaprio l'acteur avait même prévu un petit dîner en famille toujours dans cette résidence privée avant la soirée à 50 ans après toutes ces années de fêtes Leonardo DiCaprio semble s'être assagi et avoir trouvé peut-être une certaine sérénité voilà pour 100% politique c'était un plaisir d'être avec vous pour faire tout s'il y a un «

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Locuteur

de la nuit » et de la nuit