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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 12 novembre 2025 9 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsCulture, médias & sport

Boualem Sansal enfin libre ! - L’édito de Patrick Cohen

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00FerméeRéponse directe

    La diplomatie allemande ou française?

  • 2:30OuverteRéponse partielle

    Dans quel état est-il? Vous avez pu vous entretenir avec lui?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Depuis un an, vous n'avez que très peu de nouvelles de lui?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    E.Girard, depuis quelques jours, les amis et soutiens de B.Sansal avaient bon espoir qu'il soit libéré.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10P.CohenFait
    « Libéré grâce à une médiation allemande, dans un dispositif négocié au printemps dernier entre Paris, Alger et Berlin »
  • 0:40P.CohenFait
    « Un geste humanitaire pour que B.Sansal soit transféré en Allemagne pour y bénéficier de soins médicaux »
  • 1:10P.CohenFait
    « Les contacts politiques ont été réactivés après le remplacement de B.Retailleau par L.Nunez au ministère de l'Intérieur »
  • 1:40Me F.ZimerayFait
    « Mon rôle est assez singulier dans ce dossier. Je n'ai pas pu accéder... Je n'ai pas pu avoir mon visa pour l'Algérie »
  • 2:10Me F.ZimerayFait
    « Le rôle des amis est important dans ce genre de situations. Je voulais saluer sincèrement le rôle d'A.Gallimard »
  • 2:40A.TrapenardChiffre
    « 375 écrivains sont emprisonnés ou persécutés dans le monde »
  • 3:10E.GirardFait
    « Depuis le départ de B.Retailleau, l'Elysée et le ministère des Affaires étrangères ont un nouveau message à prodiguer à l'Algérie »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de P.Cohen.

B.Sansal est enfin libre. Il a été gracié par le président Tebboune, officiellement pour des raisons humanitaires. - P.Cohen: Libéré grâce à une médiation allemande, dans un dispositif négocié au printemps dernier entre Paris, Alger et Berlin, mais qui avait capoté quelques jours avant le retour programmé de B.Sansal début avril.

Le processus a été enclenché hier par un communiqué du président allemand, exhortant son homologue algérien à faire un geste pour l'écrivain emprisonné. Communiqué aussitôt relayé par les médias officiels algériens. - Le président de la République a reçu une demande du président fédéral d'Allemagne d'accomplir un geste humanitaire en graciant l'écrivain B.Sansal, détenu depuis un an. - P.Cohen: Un geste humanitaire pour que B.Sansal soit transféré en Allemagne pour y bénéficier de soins médicaux...

Pourquoi l'Allemagne? C'est le pays qui a "sauvé" A.Tebboune, qui l'a accueilli médicalement pendant la crise covid, alors qu'il se trouvait dans un état critique, qui l'a hospitalisé et soigné pendant 2 mois.

Tebboune vient d'évoquer l'éventualité d'une visite officielle en Allemagne à la fin de l'année ou au début de la suivante. C'est en réponse à cette demande allemande que les autorités algériennes ont annoncé la grâce de B.Sansal.

Réaction immédiate du Premier ministre à l'Assemblée nationale. - S.Lecornu: Je tiens à remercier du fond du coeur celles et ceux qui ont contribué à cette libération, fruit d'une méthode faite de respect et de calme.

Applaudissements. - P.Cohen: Les députés debout et la revendication d'une méthode faite de respect et de calme.

Traduction: c'est la diplomatie qui a arraché la libération de B.Sansal. - A.-E.Lemoine: La diplomatie allemande ou française? - P.Cohen: Les deux.

C'est le résultat de ce qui a été au départ un "plan à trois". Un plan vissé et validé lors de 3 rendez-vous secrets entre des émissaires d'E.Macron et A.Tebboune dans son bureau, au palais présidentiel algérien.

C'était lors d'une longue conversation téléphonique le 31 mars, suivie d'un communiqué commun qui a mis fin aux hostilités et a relancé la coopération migratoire et sécuritaire. Il y a eu aussi la visite à Alger de J.-N.Barrot début avril.

B.Sansal devait être transféré en Allemagne dans les jours suivants. Tout était prêt, l'avion, la chambre d'hôpital...

Au dernier moment, une semaine avant le week-end de Pâques, tout a été fichu par terre pour une raison qui a échappé aux 3 gouvernements. Une décision de justice, le placement en détention par un juge français d'un agent du consulat algérien de Créteil...

Alger décidait le lendemain de l'expulsion d'une douzaine d'agents de l'ambassade de France et mettait fin au processus. Ce processus a été repris 7 mois plus tard. Côté français, on souligne que les contacts sécuritaires entre Alger et Paris n'a jamais été rompu.

Les contacts politiques ont été réactivés après le remplacement de B.Retailleau par L.Nunez au ministère de l'Intérieur. - A.-E.Lemoine: On va revenir sur ces tractations et ces acteurs de la diplomatie française et allemande.

Maître Zimeray, vous avez fait part de votre bonheur que l'humanité ait prévalu sur toute autre considération. Dans quel état est-il? Vous avez pu vous entretenir avec lui? - F.Zimeray: Non, pas encore. - Me F.Zimeray: Pas encore.

Je pense que dans les prochains jours, on pourra répondre à cette question. - A.-E.Lemoine: Depuis un an, vous n'avez que très peu de nouvelles de lui? - Me F.Zimeray: Mon rôle est assez singulier dans ce dossier.

Je n'ai pas pu accéder...

Je n'ai pas pu avoir mon visa pour l'Algérie. J'ai tout de suite vu que son sort serait indexé à la relation franco-algérienne. Nous avons essayé d'articuler les efforts, avec mon confrère, avec ceux de la diplomatie française.

On avait des nouvelles indirectes par sa femme, par des amis. Le rôle des amis est important dans ce genre de situations. Je voulais saluer sincèrement le rôle d'A.Gallimard.

D'expérience, lorsqu'on est détenu, arbitrairement ou non, la 1re chose qu'on peut apporter à quelqu'un qui est dans cette situation, c'est de l'aider à tenir et ensuite de faire ce qu'il faut pour le faire sortir. Le sentiment que ses amis se mobilisaient a été essentiel. Ce rôle de fédération joué par son éditeur a été essentiel. - A.-E.Lemoine: A.Gallimard sera présent en direct sur le plateau de "La Grande Librairie", cette émission dans laquelle, inlassablement, vous avez rappelé à la mémoire des Français et des téléspectateurs le fait qu'un écrivain était en prison et que là n'était pas sa place.

La joie est immense. - A.Trapenard: Une immense émotion.

Nous ne sommes pas les seuls. Il faut se souvenir que le monde littéraire s'est engagé très tôt pour soutenir, espérer la libération de B.Sansal.

Avec le formidable Edito de P.Cohen, on a compris que la question diplomatique et politique menait à un imbroglio. C'est un écrivain qui a été emprisonné.

Pour ma part, ce n'est pas un hasard. Ce soir, nous allons mettre en avant l'importance littéraire de B.Sansal. - A.-E.Lemoine: C'était aussi la condamnation de la liberté d'expression, le symbole de ce qu'un régime autoritaire peut faire quand un écrivain déplaît. - A.Trapenard: 375 écrivains sont emprisonnés ou persécutés dans le monde.

Ca arrive dans de nombreux pays. B.Sansal incarne et incarnait cela.

Sa libération est importante. La parole d'un écrivain, ce n'est pas la parole d'un journaliste, d'un expert ou d'un politique. C'est une parole qui est potentiellement dangereuse, une parole libre. - A.-E.Lemoine: E.Girard, depuis quelques jours, les amis et soutiens de B.Sansal avaient bon espoir qu'il soit libéré. - E.Girard: De très bons signaux arrivent depuis un petit mois, depuis le changement de gouvernement en France, depuis le départ de B.Retailleau.

Depuis le départ de B.Retailleau, l'Elysée et le ministère des Affaires étrangères ont un nouveau message à prodiguer à l'Algérie. "La méthode du bras de fer, c'est fini.

Maintenant, on va utiliser une diplomatie beaucoup plus respectueuse, secrète et discrète." Ce message, dans une négociation, il faut qu'il intéresse la partie adverse. Ce message intéressait énormément la partie algérienne, qui voit dans cette libération un pied de nez possible à faire à ceux qui ont eu des mots virulents ces derniers mois sur l'Algérie. - A.-E.Lemoine: Dans cette enquête, vous racontez que l'année passée a été très difficile, avec des Algériens qui ont joué avec les nerfs de leurs interlocuteurs. - E.Girard: A plusieurs reprises, les Français ont pu penser qu'on était tout près d'arriver à une libération de B.Sansal.

Il y a eu l'épisode d'avril...

L'agent consulaire projetait une action violente et imminente. - P.Cohen: C'était justifié, mais les Algériens l'ont très mal pris. - E.Girard: Ils ont été furieux de cette décision.

Ils l'ont vue comme une immixtion. Il y a eu l'épisode de juillet, où les Français ont pensé qu'il y avait une possibilité pour que B.Sansal puisse faire partie des personnalités graciées lors de la fête nationale algérienne, le 5 juillet.

Des personnalités étaient beaucoup plus mesurées. Elles pensaient que jamais l'Algérie n'utiliserait une date symbolique pour libérer B.Sansal.

Boualem Sansal enfin libre ! - L’édito de Patrick Cohen — François Zimeray · Pourquijevote