Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewFrançois Ruffin· 22 septembre 2017 2 min

CETA & AGRICULTURE : "C'EST QUASI-SUICIDAIRE !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

J'aurai une question par rapport à la mondialisation. Très concrètement aujourd'hui par exemple, qu'est ce que vous pensez du CETA ? C'est quand même quelque chose qui est générateur d'inquiétude enfin moi je vais pas vous dire le contraire.

C'est générateurs d'inquiétude et au moins c'est absolument pas ce qu'on prône pour sortir de la problématique actuelle. Je pense que c'est pas les règles du commerce international qui nous aideront à sortir de la situation actuelle. Ca n'a peut-être pas été très audible mais on s'était vraiment positionné contre le CETA depuis le démarrage.

Alors c'est vrai que des fois les JA si on sort pas dans la rue on a du mal à se faire entendre mais alors si on sera à la rue à chaque fois qu'il y a quelque chose qui va pas à l'Europe...

Ce type d'accord au niveau du CETA, les producteurs de lait canadien n'ont pas demandé à voir du lait arrivé d'ailleurs et les producteurs de viande européenne n'ont pas demandé à voir arriver de la viande d'ailleurs. C'est des accords, on a demandé l'avis à personne sans aucune logique de troc. Il est quand même dit est explicité : 50 substances interdites en Europe sont utilisées au Canada.

Que ce soit pesticides, antibiotiques, anabolisants, activateur de croissance, 50 substances autorisées au Canada, interdites en Europe et on s'apprête à donner des licences à l'importation dans les jours qui viennent. L'accord sur le ceta va nous ouvrir derrière va ouvrir l'Europe à différents accords et avec des volumes pour ce qui concerne la viande bovine, des volumes énormes. Aujourd'hui on a le Mercosur, une offre qui risque d'être présentée dans la semaine où on est sur des chiffres allant de 80 à 110 mille tonnes suivant nos sources, mais de tout façon sans même à 80 000 c'est déjà une catastrophe.

C'est-à-dire cumulé aux 65 mille tonnes de viande canadienne, vous imaginez déjà, sur un marché qui est déjà, voyez je vous expliquais le niveau de revenu, sur un marché qui est déjà à saturation, avec des niveaux de revenus pour des producteurs qui sont excessivement bas, ramener de la viande supplémentaire issue de pays, au-delà même des conditions de production, parce que ça c'est aussi un vrai, mais ce serait catastrophique et quasi suicidaire pour un Etat comme la France de pouvoir accepter ce genre de d'ouverture.