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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 6 juin 2011 10 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Le Talk : Bruno Le Maire - Le Figaro

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Que fait le gouvernement en place face à la sécheresse ?

  • 0:45RelanceRéponse partielle

    N'avez-vous pas le sentiment que le gouvernement est en fin de match ?

  • 1:15RelanceRéponse partielle

    Vous avez alerté le gouvernement en janvier, pourquoi les mesures arrivent-elles si tard ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Quelles aides pour les cultivateurs touchés par les orages ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Quelles aides pour les producteurs français face à la bactérie tueuse ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Faut-il imposer une assurance obligatoire contre la grêle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Bruno Le MaireFait
    « On a une crise à laquelle on essaie de faire face le mieux possible depuis le début du mois d'avril avec le président de la République, avec le premier ministre, on est totalement mobilisé. »
  • 1:30Bruno Le MaireFait
    « Dès le mois d'avril, j'ai donné l'autorisation de fauchage de toutes les jachères en France. »
  • 1:45Bruno Le MaireFait
    « Dès le mois d'avril, on a commencé à travailler un plan. »
  • 6:30Bruno Le MairePromesse
    « Je souhaite qu'on puisse disposer d'un dispositif assurantiel pour les éleveurs. »
  • 16:30Bruno Le MaireFait
    « Il y a ceux qui proposeront aucune solution et simplement monter les Français les uns contre les autres comme le fait le Front National. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour, bienvenue au TCO Orange le Figaro. Aujourd'hui, nous recevons Bruno Lemire, ministre de l'agriculture. Bruno Lemè, bonjour.

Bonjour. Merci d'être avec nous. C'est Golen Royal était hier sur ITV.

Elle a fustigé le gouvernement le comportement du gouvernement sur la sécheresse. Je vous propose de l'écouter. Que fait le gouvernement en place ?

Que fait le président de la République ? N'avez-vous pas le sentiment que nous avons là comme une une comme une équipe de de football en fin en fin de match ? Ils savent même plus où ils sont.

Il y a sep ministres qui ont été sortis, sep joueurs, sep ministres qui ont été sortis du gouvernement pour des pour des scandales diverses et variés. Aujourd'hui, on ne sait plus où où la France va, quel est le cap, quelle est la direction. Il a fallu regardez que dans ma région je débloque je débloque les aides aux éleveurs pour que le gouvernement le ministre de l'agriculture sans doute trop occupé à remplacer Christine Lagarde ne s'occupe enfin des éleveurs dans l'entre pays qui sont en train de mourir.

Moi le gouvernement je l'ai alerté au mois de janvier. Oui maintenant il a pris des mesures. Non mais attendez le problème de la gestion de l'eau c'était c'était une question d'anticipation.

Une question d'anticipation. Vous avez pas assez anticipé la sécheresse ? Je trouve les propos de madame Broyal totalement irresponsables.

Pour quelle raison ? Totalement irresponsable. D'abord parce qu'on a une crise à laquelle on essaie de faire face le mieux possible depuis le début du mois d'avril avec le président de la République, avec le premier ministre, on est totalement mobilisé.

Ensuite, parce qu'elle ajoute mensonge à mensonge en faisant passer ça quand elle dit qu'elle vous a alerté en janvier, c'est c'est un mensonge. Mensonge complet. Enfin très bien.

Si madame Royal pouvait savoir en janvier qu'il y aurait un épisode de sécheresse en avril en France. Formidable. Mais mensonge, mensonge sur le fait que les 1000 € euh elle a dû les mettre en place avant que le gouvernement n'intervienne.

Le gouvernement est intervenu très tôt. Dès le mois d'avril, j'ai donné l'autorisation de fauchage de toutes les jachères en France. J'ai levé toutes les contraintes administratives pour aider les agriculteurs.

Dès le mois d'avril, on a commencé à travailler un plan. Dès le mois d'avril, j'aiannoné que nous allions mettre en place le Front National de garantie des calademités agricoles aucun juin. Jamais, il n'a été réuni aussi tôt depuis l'histoire de l'agriculture moderne.

Donc tout cela, je trouve ça un peu dérisoire de la part de madame Royal. Moi, je pense d'abord au paysans, je pense d'abord à l'aide qu'on peut leur apporter et je peux vous dire qu'avec le président de la République, avec le Premier ministre, depuis le premier jour, je dis bien depuis le premier jour, nous sommes totalement mobilisés pour leur apporter les aides dont ils ont besoin. Par ailleurs, 1000 € de la part de la région au poit touche à rente par agriculteur formidable.

Heureusement que nous nous en tenons pas à ça parce que sinon les agriculteurs ne verraient pas l'avenir de façon très optimiste. Alors, il y a la sécheresse mais il y a également eu les orages de ce weekend et qui ont notamment touché les cultivateurs. Euh vous avez déjà commencé à débloquer des aides, vous allez aider les cultivateurs qui n'étaient pas assurés pour certains pour la grève.

Comme dans toutes les cadavités, on va regarder ce qui peut être fait. On a plusieurs crises à gérer à la fois. Euh je pense qu'il faut les gérer avec méthode et avec sans froid et pas dans l'agitation de madame Royale.

Méthode et sans froid, ça veut dire quoi ? Ça veut dire regarder les priorités absolues. La priorité absolue aujourd'hui, c'est l'élevage, apporter à nourrir pour les bêtes.

Essayer de voir ce qu'on peut faire en matière de trésorerie. Nous répondrons présent avec le président de la République et avec le premier ministre. Ensuite, nous avons la crise des fruits et légumes, en particulier du secteur des légumes.

Là aussi, je me suis déplacé ce matin à Bruxelles pour obtenir du commissaire européen d'Achan Cholos l'assurance qu'il y aurait des aides. Ensuite, il y a des conséquences des grêes. Chaque chose en son temps, personne ne sera oublié, chaque agriculteur aura une réponse.

Alors, justement, vous évoquiez le problème de la bactérie tueuse qui a tué 22 personnes notamment en Allemagne. Quelles aides vous allez débloquer pour les producteurs français ? Il faut bien voir que pour les producteurs de légumes, producteurs de tomates, producteur de salade, producteur de concombre bien entendu, la perte se chiffre en millions d'euros par semaine.

Donc c'est une perte considérable dont ils ne sont évidemment pas responsables. Donc je souhaite qu'on puisse leur apporter une réponse à l'euro prêt pour les organisations de producteurs comme pour les petits producteurs que l'aide, j'ai bien insisté là-dessus auprès du commissaire européen concerne aussi les petits producteurs. Il me donnera une réponse de principe demain et j'espère qu'on pourra engager l'indemnisation très rapidement.

On a découvert dans certains reportages que certains cultivateurs n'étaient pas assurés contre la grê notamment dans le sud. C'est quelque chose, il faut leur imposer une assurance obligatoire pour ce Je crois que dès que il y a dès qu'il y a un dispositif assurantiel, il faut le prendre. On le voit bien par exemple pour les grandes cultures frappées par la sécheresse.

Il y a environ un tiers des agriculteurs qui sont assurés. Ils sont aujourd'hui dans une situation bien préférable à ceux qui ne se sont pas assurés. Les assurances, c'est nécessaire.

Il n'existe pas d'assurance dans le domaine de l'élevage par exemple. Moi, je souhaite qu'on puisse disposer d'un dispositif assurantiel pour les éleveurs. C'est prévu dans la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche.

Je souhaite qu'on puisse accélérer l'assurance dans le domaine de l'élevage. Ce sera une protection importante. 22 et 23 juin, le groupe du G20 se retrouvera à Paris pour mettre la dernière main un plan d'action pour permettre un peu de stabilité dans les prix. euh notamment prix agricole.

Est-ce que vous êtes optimiste sur les conclusions que il peut auquel on peut aboutir à ce moment-là et après à Cann en novembre ? Je pense que euh un consensus et donc un accord sur un plan d'action pour l'agriculture mondiale est aujourd'hui à porter de main. Et je le dis alors que lorsque le président de la République a eu l'intuition de mettre cette question agricole au cœur du G20, c'est la première fois que le pays du G20 s'occupe de cette question.

Lorsque j'ai commencé la négociation il y a à peu près un an, les positions étaient totalement antagonistes entre la Chine, le Brésil, l'Union européenne, les États-Unis et un accord semblait totalement inenvisageable. Aujourd'hui, après 1 an de négociation, des contacts partout dans le monde avec les membres du G20 bien entendu, mais aussi avec les organisations internationales, les Nations-Unies, la Banque mondiale, je pense qu'on n'est pas loin d'un consensus parce qu'il y a une vraie prise de conscience que l'agriculture comme l'avait indiqué le président de la République est un sujet stratégique pour le monde et que soit nous sommes capables d'avoir un accord sur l'agriculture, plus de production alimentaire, nourrir mieux la planète, lutter contre la volatilité des prix agricoles qui est un problème pour nous tous, pour les consommateurs aussi, soit nous sommes capables d'avoir cet accord et tant mieux, on progressera. Soit il n'y a pas d'accord et là je pense qu'on ira au devant de crises graves partout à travers la planète de la fin spéculation renforcée instabilité dans un certain nombre de pays en particulier les pays en développement.

Vous parlez de l'alimentation le conseil national de l'alimentation vient de donner son feu vert à une levée du moratoire sur les farines animales. Est-ce que la France va lever va réintroduire les les farines animales ? C'est beaucoup trop tôt pour le dire.

Cet avis ne me suffit pas. Donc, j'ai saisi l'Agence nationale de sécurité sanitaire, j'ai saisi l'Afsa, l'ANSES pour leur demander un avis scientifique fondé et approfondi sur ce sujet-là. Nous ne prendrons aucun risque en matière de sécurité sanitaire.

Christine Lagarde a de fortes chances de devenir directrice générale du FMI, de succéder à Dominique Stroscan. Donc libéré, vous le souhaitez et d'autres pays le souhaitent. Donc elle libérera son poste à à Ber circule pour la remplacer.

On vous en a parlé, on vous a demandé de vous tenir prêt. On ne m'a parlé de rien et pour vous dire la vérité, je n'ai pas le temps de penser à ça. Entre le G20, la question de la sécheresse, le budget de la politique agricole commune dont j'ai parlé aussi ce matin avec Das Cholos, il me reste aucun temps pour penser autre chose.

Mais si on vous le proposait, vous accepteriez. Je ne pense pas à la question. En même temps, si vous partez dans les pays pour préparer le G20, c'est un bon apprentissage pour le futur G20 économique.

Moi, je mets les qualités dont je peux disposer au service de cette négociation du G20. Tout mon objectif c'est que nous ayons une bonne indemnisation pour les agriculteurs touché pas à sécheresse. Que nous ayons un résultat au G20 le 23 juin prochain.

C'est un enjeu considérable pour la planète que les 20 pays les plus puissants qui représentent 85 % du commerce mondial agricole se mettent d'accord sur nouvelle gouvernance mondiale de l'agriculture c'est pour moi une priorité absolue et puis que nous garantissions le renouvellement du budget de la PAC après 2013. C'est mes trois priorités et je n'en ai pas de 4e. Et quel serait le bon profil d'un prochain ministre ? de l'économie.

Merci. Je vous recommande d'inviter au TCO Figaro, le premier ministre qui est le chef du gouvernement et qui décide de ces questions avec le président de la République. L'invitation est lancée.

Jean-Louis Borlot a tendu la main ce weekend à Dominique de Villepin. Dominique de Vilpin la saisie, ils vont dialoguer ensemble. C'est une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozi.

Moi ce que je souhaite, je n'ai pas varié de ligne là-dessus, c'est que nous ayons un candidat unique de la majorité présidentielle qui puisse défendre nos idées et nos convictions en 2012. et je souhaite que nous soyons rassemblés derrière le président de la République, derrière Nicolas Sarkozi. Je crois qu'il faut bien voir l'enjeu de 2012.

L'enjeu de 2012, est-ce que nous regardons le monde en face ? Est-ce que nous défendons les convictions, les idées de la France ? Qu'est-ce que nous proposons pour la France ?

Il y a ceux qui voudront regarder le monde en face, ceux qui voudront défendre la France et une vision ambitieuse, volontariste de la France en Europe et dans le monde. Il y a ceux qui proposeront aucune solution et simplement monter les Français les uns contre les autres comme le fait le Front National et puis il y a ceux qui tourneront le dos à l'avenir qui ne regarderont pas la réalité en face qui est le cas du Parti socialiste qui n'apporte aucune solution crédible à mon sens au problème des Français. Vous placez Jean Borlot dans dans ce chem. fait des propositions que je trouve intéressantes, que je trouve utiles, mais que je vois très bien mise à la disposition du candidat de la majorité présidentielle, il dit qu'il est de plus en plus tenté d'aller en 2012 à être candidat, il est tenté, il a ouvert un certain nombre de portes, il a pas pris de décisions définitive et tant que la décision définitive n'est pas prise ni par l'un ni par l'autre, moi je me battrai à mon niveau pour qu'il y ait un rassemblement derrière le président de la République. ce qui suppose faire de la place aux idées de Jean Borleau, Dominique de Villepin, tenir compte de leurs avis, tenir compte de leurs propositions, les intégrer dans le projet, ça me paraît très important mais moi mon seul souci c'est faire gagner la France en 2012, garder le rang de la France en Europe et dans le monde.

Offrir des perspectives à tous les jeunes en France qui se disent "Dans ce pays, il y a des talents, il y a des qualités, on narrive pas à les faire valoir." C'est ça qui m'intéresse par-dessus tout. Bruno Laire, merci d'avoir répondu à nos questions.

Merci à vous. À demain pour un prochain to. [Musique]