Programme du front populaire : Porcher répond aux mensonges des éditorialistes et de la macronie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 56 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:42OuverteRéponse directe
Quelles sont les propositions du nouveau Front populaire et du RN quand les deux disent agir pour le peuple ?
- 3:07OuverteRéponse partielle
Ce programme est-il dangereux pour notre économie et pour la France ?
- 6:16OuverteRéponse directe
Sur la fin des retraites, comment fait-on le tri entre les chiffres ?
- 9:05OuverteRéponse directe
Les grandes entreprises, les milieux financiers ou même les libéraux ont plus peur d'un programme de gauche que d'un programme d'extrême droite ?
- 12:58OuverteRéponse directe
Est-ce que la majorité a un peu peur du débat de fond avec la gauche ?
- 16:31OuverteRéponse directe
Qu'en est-il du discours qui dit que les riches, les investisseurs vont partir si on met en place ce genre de mesures ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:16Invité politiquePromesse
« abrogation de la réforme des retraites et de la réforme de l'assurance chômage »
- 2:25Invité politiquePromesse
« le SMIC à 1 600 euros nets, 2 000 euros bruts »
- 2:37Invité politiquePromesse
« taxation des super profits, le rétablissement de l'ISF, l'impôt sur la fortune et de l'exit taxe »
- 3:04InvitéChiffre
« Bercy a même chiffré le coût total du programme, 286,8 milliards d'euros. »
- 3:54InvitéFait
« le programme de gauche, qui a repris un certain nombre d'éléments de la NUPES, a été soutenu par plus d'une centaine d'économistes »
- 6:38Invité politiqueFait
« On ne peut pas prendre juste la retraite à 60 ans et la chiffrer, parce que ça dépend aussi de plein d'autres choses et de tout le programme en général. »
- 6:41InvitéFait
« l'Institut Montaigne, à un moment, faisait des propositions de coupes de la dépense publique extrêmement sévères, qui se chiffraient à plusieurs dizaines de milliards. »
- 9:58InvitéFait
« Ils reculent sur les retraites. »
- 10:27InvitéPromesse
« Ils vont baisser les impôts sur l'IS, sur les moins de 30 ans, comme ils l'ont dit. »
- 15:25InvitéChiffre
« 50 milliards d'euros en moins pour le budget de l'État, 50 milliards d'euros de cadeaux qu'il a fait aux plus riches. »
- 16:42InvitéFait
« Quand on a mis en place la réforme de l'ISF, on nous a dit l'ISF fait fuir les gens. »
- 16:57InvitéChiffre
« l'ISF rapportait toujours 4, 5 milliards par an. »
- 21:58Invité politiquePromesse
« Jordan Bardella veut les augmenter jusqu'à 10%, mais avec un mécanisme de baisse de cotisation sociale des entreprises. »
- 23:07InvitéPromesse
« Il veut supprimer les charges patronales. »
- 23:25InvitéChiffre
« Entre 2000 et 2010, il y a eu quasiment 30 milliards de baisse sur les cotisations sociales. »
- 25:57InvitéFait
« il y a déjà des mesures qui existent qui prévoient l'annulation des charges patronales. »
- 26:32InvitéFait
« l'immigration est plutôt rapport de l'argent à l'État, un apport net à l'État via le travail que font les populations immigrées. »
- 26:55InvitéFait
« les gains qu'ils vont faire en triant de manière xénophobe les prestations sociales vont être soit nuls, soit extrêmement faibles et pas suffisants pour compenser en fait ce qu'ils vont offrir avec les baisses d'impôts sur les sociétés, les baisses d'impôts sur le revenu, les charges patronales en moins, l'impôt sur la production en moins, les retraites, si elles y reviennent, on va voir. »
- 27:13InvitéFait
« sur l'économie, et c'est assez proche de Macron, sauf qu'il faut quand même le dire, c'est que Macron n'a pas une dimension dans l'économie xénophobe. »
- 27:22InvitéFait
« c'est un programme libéral avec une dimension xénophobe. »
- 28:01Invité politiqueFait
« la Jordan Bardella, il ne différencie pas les petites PME, TPE qui dit défendre et les grandes entreprises. »
- 28:18InvitéFait
« l'extrême droite, quand elle est passée au pouvoir, comme je vous l'ai dit, c'est que comme elle a un programme qui n'est pas financé, dont elle n'est pas très sûre, c'est la vérité, puisque Salvini, par exemple en Italie, il voulait aller taper sur l'Europe, on allait voir ce qu'on allait voir et puis les revenus, c'était fini. »
- 28:38Invité politiqueFait
« elle a très bien compris qu'il ne fallait plus tenir les discours sortis de l'euro, etc., que c'était fini. »
- 28:42InvitéFait
« elle a fait un discours libéral qui plaît au milieu d'affaires et xénophobe. »
- 28:50InvitéFait
« ils vont peut-être baisser leur TVA. Ils peuvent le faire. Ça, ça ne paye pas de mine. »
- 29:11InvitéFait
« ils jouent là-dessus pour donner l'impression qu'ils vont récupérer plein de mannes. »
- 29:56Invité politiquePromesse
« nous avons déposé le 15 mai dernier notre dossier auprès de l'Arcom pour diffuser sur l'un des 15 canaux TNT remis en jeu pour 2025. »
- 30:03Invité politiqueFait
« notre candidature est recevable. Notre dossier est suffisamment sérieux pour passer au second tour des sélections de l'Arcom. »
- 30:15Invité politiqueFait
« tout est possible, c'est historique. Jamais un média indépendant et populaire qui n'est détenu ni par un État ni par un riche actionnaire n'a été aussi prêt d'arracher un canal aux milliardaires. »
Temps de parole
- Invité68 %
- Invité politique26 %
- Invité 24 %
- Présentateur2 %
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Un certain nombre de personnes dans les milieux financiers, et c'est ce qu'on entend à la télé, les gens le disent très ouvertement, sur BFM Business, je l'ai entendu à plusieurs reprises, qui vous disent que, bon, écoutez, en fait, le programme du RN serait beaucoup mieux que le programme de gauche. Et ça, c'est une faillite morale, parce que ça nous rappelle les pires histoires, les pires moments de notre histoire. Et donc, moi, je pense que là, on est à l'heure vraiment du... On a dépassé le cadre pur et simple du débat. C'est un combat.
Bonjour tout le monde, vous le savez, nous avons déposé le 15 mai dernier notre dossier auprès de l'Arcom pour diffuser sur l'un des 15 canaux TNT remis en jeu pour 2025. Et notre candidature est recevable. Vous avez bien entendu, notre dossier est suffisamment sérieux pour passer au second tour des sélections. Le média fait partie des 25 candidatures retenues pour être auditionnées cet été. Oui, 25 candidatures pour 15 fréquences en jeu. Tout est possible, c'est historique. Jamais un média indépendant et populaire qui n'est détenu ni par un État, ni par un riche actionnaire n'a été aussi prêt d'arracher un canal aux milliardaires.
Parce que les canaux de C8, CNews, BFM ou encore LCI sont également remis en jeu. Nos techniciens, nos journalistes sont prêts. Notre petite équipe n'attend plus que le feu vert de l'Arcom et votre soutien, celui de milliers de citoyens. Sans vous, nous ne pouvons pas imposer un rapport de force. Tout est entre vos mains. Pour faire un don défiscalisable et permettre aux médias de révolutionner le petit écran, ça se passe sur tnt.lemédiatv.fr. Donnez-nous les moyens de créer ensemble la télé libre et engagée du futur, la télé de ceux qui ne la regardent plus. Pour nous, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'Instant Porcher.
À l'heure où on est assommé par les discours de toutes parts, il est bon de se poser, de faire le tri et de décrypter. Bonjour Thomas.
Salut Lisa.
Avec toi aujourd'hui au programme, quelles sont les propositions du nouveau Front populaire et du Rassemblement national quand les deux disent agir pour le peuple ? Est-ce un danger pour nos économies, comme le dit le président de la République ? C'est parti. Ça y est, la bataille des élections législatives est lancée. Les trois grosses forces commencent à dévoiler leur programme et on va aller checker tout ça car on entend beaucoup de choses et parfois n'importe quoi, vous nous connaissez. Le nouveau Front populaire a dévoilé son programme vendredi dernier.
Les grandes mesures à court terme sont abrogation de la réforme des retraites et de la réforme de l'assurance chômage, blocage des prix de première nécessité dans l'alimentation, l'énergie ou encore les carburants, le SMIC à 1 600 euros nets, 2 000 euros bruts, l'indexation des salaires sur l'inflation, plus de fonctionnaires ou encore l'augmentation des budgets du sport et de la culture, panique à bord, mais comment financer tout ça ?
Le nouveau Front populaire propose la taxation des super profits, le rétablissement de l'ISF, l'impôt sur la fortune et de l'exit taxe, un renforcement de la progressivité de l'impôt sur le revenu pour que les infimes plus riches participent davantage, voire autant que les classes moyennes et populaires aux impôts. Bruno Le Maire fustige, lui, un programme qui est un délire total. Emmanuel Macron a assuré que c'était l'appauvrissement de la France. Bercy a même chiffré le coût total du programme, 286,8 milliards d'euros. Thomas, pour toi, ce programme, ces mesures, est-ce que c'est dangereux, là, pour notre économie et pour la France ?
Alors, la première chose qu'il faut dire, c'est que je comprends, moi, que le gouvernement ait peur, parce que le gouvernement, il veut être le seul à être contre le RN. Son but, c'est ça, depuis le début. Pour se faire élire, c'était le cas en 2017, c'était le cas en 2022, et là, c'est encore le cas, il faut que ce soit le rempart face au RN. Et donc, là, vous avez une union des partis de gauche qui n'était pas prévisible et qui arrive, et qui, dans les sondages, est au-dessus de Macron. Et donc, il faut taper, alors, il y a deux stratégies, il faut taper sur le programme de gauche et mettre à égalité le programme économique de gauche et celui du RN.
Alors qu'en réalité, c'est complètement différent. La première des choses, c'est qu'il faut le dire, le programme de gauche, qui a repris un certain nombre d'éléments de la NUPES, a été soutenu par plus d'une centaine d'économistes, dont des économistes très sérieux, c'est-à-dire des économistes qui ont fait des études mainstream, qui enseignent dans des établissements parfaitement mainstream, type Sciences Po ou des universités américaines, et qui ont rejoint le programme de la NUPES en disant que c'était un programme très sérieux. Ce qui n'est pas le cas du programme du RN.
Le programme du RN n'a jamais été soutenu par des économistes, alors même que le RN fait un score majeur, on pourrait imaginer qu'on arriverait à retrouver, ils arriveraient à réunir une dizaine d'économistes qui soutiennent ce programme. Ça n'a jamais été le cas, parce que sur le programme économique, le RN n'a jamais été stable. Et le programme de Macron, du centre, est effectivement, et vous voyez, c'est pour ça qu'il faut quand même le dire, un programme très crédible économiquement, mais c'est un programme, et moi je l'avais dit dès 2017, qui va faire du mal aux plus fragiles, mais qui va être soutenu, et qui a été soutenu d'ailleurs en 2017, par des économistes très brillants.
Donc la réalité des faits, c'est quoi ? Quand on regarde le paysage, c'est qu'on a trois blocs. Un bloc avec un programme économique qui n'a jamais été soutenu par des économistes, et qui n'est pas financé, qui est le programme du RN, et je vous expliquerai à quoi ça amènera après. Oui, on viendra dessus. Voilà. Un programme de Macron libéral, qui est soutenu par des économistes, et qui a été appliqué d'ailleurs ces dernières années, dont on connaît les effets. Et un programme de gauche, qui va entraîner un changement de la répartition des richesses, qui est aussi soutenu par des économistes très sérieux, y compris des économistes qu'on peut qualifier de mainstream.
Parce qu'on essaie toujours de dire, c'est des économistes de gauche, hétérodoxes. Non, non, il y a beaucoup de gens mainstream, qui ont eu des prix du meilleur économiste de moins de 40 ans, donnés par le cercle des économistes, et par Le Monde, qui enseignent dans des facs américaines, qui soutiennent également le programme de la gauche. Et donc la démocratie, c'est de discuter de ces programmes économiques, crédibles et soutenus, sur un pied d'égalité. Et c'est pas du tout ce que fait le centre, c'est-à-dire Macron et Bruno Le Maire, parce qu'ils veulent être seuls face au RN, et qu'ils sont en perte de vitesse.
Et je trouve que c'est un vrai problème, c'est un jeu indangereux, c'est un problème aussi démocratique. Parce qu'à partir du moment où des gens sérieux soutiennent des programmes, on doit en discuter sur un pied d'égalité.
Et ils ont un peu gagné à ce qu'on les appelle le centre, quand même ?
Oui, ils ont un peu gagné, mais c'est vrai que c'est un petit peu, enfin, dans le jeu politique, oui, c'est la droite, oui, c'est le centre droit, oui, tout à fait. Tout à fait, oui.
Sur la fin des retraites, c'est la bataille des chiffres. Les Echos estiment que le retour de la retraite à 60 ans coûterait 100 milliards d'euros. L'Institut Montaigne l'avait chiffré à 27 milliards en 2017. Cette semaine, le Conseil d'orientation des retraites a annoncé un déficit plus important que prévu en 2030. Comment on fait le tri entre tout ça ? On ne peut pas prendre juste la retraite à 60 ans et la chiffrer, parce que ça dépend aussi de plein d'autres choses et de tout le programme en général.
Alors déjà, ce qu'il faut dire, c'est que ce qui est assez étonnant, que ce soit avec les Echos, ou que ce soit avec l'Institut Montaigne, c'est que l'Institut Montaigne, à un moment, faisait des propositions de coupes de la dépense publique extrêmement sévères, qui se chiffraient à plusieurs dizaines de milliards. Pareil pour les Echos. C'est-à-dire que les Echos n'ont jamais rien dit quand Macron retirait 60 milliards à la dépense publique. Jamais. Quand il retirait 25 milliards à la dépense sociale, sur l'assurance maladie, l'assurance chômage, tout le monde trouvait ça très bien.
Tout le monde trouvait que c'était un programme modéré face à celui de Fillon, qui voulait retirer plus de 100 milliards à la dépense publique. Donc quand il s'agit d'économiser sur les services publics, sur les prestations chômage, sur la santé, là, il n'y a jamais de problème.
Quand il faut trouver quelques dizaines de milliards pour que les gens puissent partir à la retraite plus tôt, alors que nous l'avons dit à plusieurs reprises, vous avez à peu près 50% des ouvriers, des employés qui ne se voient pas faire le même emploi à 60 ans parce que c'est un emploi qui fatigue, et bien là, il y a toujours des gens qui vont crier « Ouh là là, c'est très grave, c'est un programme qui n'est pas financé ».
Et moi, c'est ce qui me dérange aujourd'hui, c'est qu'on voit un certain nombre de personnes dans les milieux financiers, et c'est ce qu'on entend à la télé, et les gens le disent très ouvertement sur BFM Business, je l'ai entendu à plusieurs reprises, qui vous disent que, bon, écoutez, en fait, le programme du RN serait beaucoup mieux que le programme de gauche. Et ça, c'est une faillite morale parce que ça nous rappelle les pires histoires, les pires moments de notre histoire, quand il y a des grandes entreprises qui ont collaboré très clairement avec les nazis, comme par exemple Renaud, parce que là, on voit bien en fait que le seul intérêt finalement qu'ont ces gens, c'est leur profit.
Il peut y avoir à côté d'un programme du RN des mesures très xénophobes où on ne va pas donner l'aide médicale à des étrangers, où on va trier les prestations en fonction de la carte d'identité. Là, il n'y a pas de souci là-dessus. Et puis de l'autre côté, si on a un cadre économique qui est très bien, on peut s'accommoder de ça. C'est une vraie faillite morale parce qu'il n'y a pas que les milieux financiers dans notre société. Il y a plein d'autres choses. Et les milieux financiers, en 2002, ils n'auraient jamais osé s'avancer comme ça. Et là, on voit que la parole est relâchée. Et je trouve ça compliqué.
Je pense qu'il faudrait mieux s'attaquer au programme du RN qui n'est pas financé, qui n'est pas soutenu par des économistes, plutôt que de fustiger constamment le programme de gauche qui, effectivement, va entraîner une répartition des richesses plus favorable aux gens pauvres, aux vieux, aux malades, aux services publics, aux classes moyennes que le programme de Macron qui a été un programme quasiment sur mesure pour les milieux financiers depuis le début.
Mais les grandes entreprises, les milieux financiers ou même les libéraux, ont plus peur d'un programme de gauche que d'un programme d'extrême droite, en fait ?
C'est la musique... Je n'arrive pas à...
On sent une panique à bord depuis que le nouveau Front populaire monte.
C'est la musique, en fait, que l'on entend de plus en plus et qui est reliée par des gens qui disent fréquenter les milieux financiers. En disant... Moi, j'ai entendu l'autre fois Fiorentino dire le RN va trouver un ministre de l'économie de droite qui va être libéral et donc il y aura moins de soucis, alors que la gauche est persuadée que son programme est le mieux et elle sera moins flexible que le RN, notamment parce qu'elle est soutenue par des grands économistes. Et je veux dire, c'est ça, en fait, qu'il faut avoir en tête. C'est que le RN, en fait, le RN n'a pas vraiment de programme économique. Il voulait sortir de l'euro en 2017.
Il n'était pas prêt, c'était juste des slogans quand il a fallu en discuter. Marine Le Pen s'est effondrée devant Emmanuel Macron. Maintenant, ils ont un programme un peu fourre-tout. Ils vont récupérer des éléments qu'ils vont entendre un peu à gauche, à droite, etc. Et ils vont le mettre ensemble. Sauf que là, ils sont face au pouvoir. Donc, ils doivent être crédibles. Donc, on voit tout de suite qu'ils commencent à reculer. Ils reculent sur les retraites. Ils reculent sur les retraites. Et quand ils vont arriver au pouvoir, c'est ce qu'ils vont faire, en fait. C'est ce qu'a fait Mélanie. C'est ce qu'a fait Urbane. Ils vont quasiment reculer sur tout d'un point de vue économique.
Mais par contre, par contre, sur la xénophobie, ça va rester parce que qu'est-ce qui va se passer ? Ils vont devoir baisser les impôts, comme ils l'ont promis. Là, parce qu'il faut satisfaire les milieux économiques. Ils vont baisser les impôts sur l'IS, sur les moins de 30 ans, comme ils l'ont dit. Ils vont baisser les charges patronales. Ils vont baisser les impôts. Et de l'autre côté, ils vont faire ce qu'ils ont fait, le tri sur les prestations sociales pour les étrangers. Mais ça n'a pas suffièrent à financer leur baisse d'impôts. Donc, ils vont aller plus loin sur les baisses de dépenses publiques, sur l'hôpital, sur l'éducation. Ils vont aller plus loin, beaucoup plus loin.
Ils n'auront pas le choix. Donc, ils vont faire, d'un point de vue économique, un programme qui est assez proche de celui de Macron, mais avec une donnée en plus qui est pour moi inadmissible et qui devrait être la limite de tout le monde. C'est la donnée xénophobe sur les attaques, sur les prestations sociales, sur l'aide médicale, etc., sur les étrangers. Mais après, sur le reste, ils vont devoir aller taper dans la dépense publique. Et dans les services publics. Et donc, en fait, les gens pauvres qui votent pour eux en espérant que leur situation économique va changer, elle ne va pas changer. Par contre, ça va être le défouloir. Là, ça va être le défouloir. La parole va être lâchée.
Déjà qu'elle est déjà lâchée avec les CNews, etc. Alors là, ça va être lâchée à puissance 10 000. Mais du point...
Et pas que la parole aussi, les gens dans la rue.
Les actes, etc.
On a encore vu ce week-end une manifestation d'extrême droite à Lyon qui était extrêmement raciste. Et puis même tout ce qui est l'homophobie contre les femmes aussi, l'IVG, le mariage homosexuel, etc. Voilà.
Ça, ça va être nos limites. Toutes ces questions... Ça va être nos limites. Avec des débordements tolérés, etc. Nos limites. Mais d'un point de vue purement économique, la vie des plus pauvres ne changera pas. Alors qu'un programme de gauche, lui, qui est soutenu par des économistes très bons et encore une fois aussi mainstream, va mettre en difficulté une grosse partie des milieux financiers. Parce que, vous savez, c'est quand même difficile. C'est très simple de dénigrer quelqu'un. Par exemple, c'est très simple, moi, de dire, écoute, toi, t'es pas crédible. T'as fait tes études à Ville Tanneuse. Tu viens de la Courneuve. Voilà.
Après, dire, t'es pas crédible à un mec qui a fait Normal Sup, qui est prof à Sciences Po, qui a fait les mêmes écoles que le grand patronat, c'est un peu plus compliqué. Et c'est pour ça que le grand patronat sait que la gauche va être dure. Parce qu'aujourd'hui, en fait, les économistes qui soutiennent des programmes de gauche radicale, en fait, entre guillemets, enfin, de gauche classique, en fait, parce qu'aujourd'hui, la gauche radicale devient la gauche... De gauche, eh bien, aujourd'hui, ce sont des économistes qui viennent de partout.
C'est des économistes hétérodoxes, c'est des économistes anglo-saxons, c'est des économistes qui ont eu des prix du meilleur économiste, c'est des économistes de reconnaissance nationale, c'est des économistes américains, c'est tout ça, en fait, aujourd'hui. Et donc, ça, je veux dire, sur le débat de l'économie, ça met très mal à l'aise les milieux financiers.
Oui, est-ce que la majorité a un petit peu peur du débat de fond avec la gauche, du coup ? C'est plus facile de les décrire ? Bien sûr.
Non, parce que, vous regardez, par exemple, chez Macron, il y a des très bons économistes aussi. Il y en a un, d'ailleurs, qui est devenu député qui s'appelle Marc Ferracci. Il peut dire que ce n'est pas crédible, etc., mais Marc Ferracci, vous le mettez face à son confrère ou sa consœur d'une même institution qui sera avec le programme de gauche, il ne peut pas dire à sa consœur ou à son confrère que ce programme n'est pas crédible.
Mais ce serait intéressant d'avoir un débat.
Ils ont fait les mêmes écoles, ils ont fait les mêmes études, ils se retrouvent dans les mêmes jurys de thèse. Donc, il sait très bien. Donc, il ne pourra pas dire ça. Il pourra le dire avec quelqu'un, il pourra faire le prétentieux avec quelqu'un qui est aux intérêts, alors que même les intérêts, soit dit en passant, ont tous des doctorats, sont tous très très bons. Mais il pourra jouer le jeu. Mais avec un mec qui est à Sciences Po ou qui est, je ne sais pas moi, à Berkeley, là, comme c'est des gens qui ne regardent que les publications scientifiques, que les écoles que tu as fait, que où tu enseignes, etc., il va être difficilement à l'aise.
Donc, la réalité, c'est, en fait, de dire que le programme n'est pas crédible parce que vous avez aujourd'hui des institutionnels qui défendent ce programme.
C'est quand même dommage d'un point de vue démocratique qu'on ne nous offre pas ce débat de fond sur les idées, sur les arguments. Ce serait quand même intéressant. Puis, on pourrait faire des choix un peu plus éclairés, mais ça n'a pas l'air d'être à la mode.
Oui, ce n'est pas à la mode, mais aussi, je ne suis pas sûr que ce soit tant productif que ça. Et je vais vous dire pourquoi, parce que, en fait, c'est en ça que ça peut se tendre, parce que, en fait, il y avait, moi, je me souviens des prix Nobel qui avaient signé une tribune dans le New York Times en disant que Trump, ça n'allait pas passer. Ça a encore plus encouragé parce que les gens en ont ras-le-cul de ça. Vous voyez ? Donc, il y a les débats à avoir, mais il y a aussi, finalement, moi, je pense aujourd'hui à un vrai combat à mener. Les débats, bien sûr que moi, je les ferai quand on m'appelle. C'est mon rôle. Mais ça va au-delà de ça. Ce n'est pas qu'un débat d'idées.
Là, on est vraiment passé dans la phase du combat, aujourd'hui. Vous voyez, ce n'est pas que 350 personnes qui signent. Les gens, ils vont être 350 personnes. Il y a des acteurs, des sports. Ça les énerve encore plus. Je veux dire, les gens qui sont... Mais vraiment, ça les énerve encore plus. Et donc, moi, je pense que là, on est à l'heure vraiment du... On a dépassé le cadre pur et simple du débat. C'est un combat.
Sur le financement du programme, on était allé poser la question à Finbière-Roussel vendredi quand ils ont annoncé leurs mesures. On va regarder.
Le ministère de l'Économie et des Finances sous Bruno Le Maire, c'est, au bas mot, 50 milliards d'euros en moins pour le budget de l'État, 50 milliards d'euros de cadeaux qu'il a fait aux plus riches. Ils ont creusé le déficit. Ils ont dépouillé le budget de la France parce qu'ils ont d'abord servi les premiers de cordée. C'est ça, ce qu'ils ont fait. Eh bien, nous, on va changer de paradigme, on va changer de logique. Et ces 50 milliards d'euros de cadeaux qu'ils ont fait tous les ans aux 0,1% les plus riches, c'est fini. C'est fini.
Nous allons aller demander une contribution, pas demander, nous allons légiférer pour que le capital, les plus riches, contribue aux efforts de redressement de la France. Les plus riches vont financer les écoles de nos enfants partout dans toute la France. Ils vont financer des hôpitaux publics partout, pour tous, dans tous les territoires. Ils vont financer la protection sociale, la sécurité sociale par des cotisations. C'est fini. les exonérations de cotisations sociales pour Bolloré, Rodolphe Saadé, LVMH. Je dis ça, c'est parce que c'est les patrons de chaîne. Mais non, mais c'est fini.
C'est fini. Qu'en est-il du discours qui dit les riches, les investisseurs, les faiseurs d'emploi vont partir si on met en place ce genre de mesures-là ?
Moi, ce que je vois, c'est que, vous savez, quand on a mis en place la réforme de l'ISF, on nous a dit l'ISF fait fuir les gens. C'était la petite musique qui nous était répétée. Quand on regardait les statistiques, ce n'était pas du tout le cas. Vous aviez 800 personnes qui partaient, 300 personnes qui revenaient. Ça faisait grosso modo 0,2% des assujettis qui partaient. Et l'ISF rapportait toujours 4, 5 milliards par an. Donc, cette idée de dire que tout le monde va partir, il y a plein de gens qui ont des chaînes de télé, qui ont des actifs mobiliers ici, ils ne peuvent pas tout transporter du jour au lendemain. C'est la première chose.
Et puis aussi, peut-être que ça fera une clarification aussi. C'est important d'avoir des clarifications. Parfois, ça veut dire quoi, ça ? On augmente un peu les impôts, on part. Il ne faut pas... Mais effectivement, il y a... Moi, ce que je constate, c'est qu'en fait, le patronat a gagné énormément de choses depuis les années 80. Mais énormément de choses aussi depuis Macron en France. Ils ont eu des baisses de l'IS, l'impôt sur les sociétés, de la flat tax. Ils ont eu les baisses d'impôts de production, une première partie. Ils ont eu du soutien. Ils ont eu le CICU qui a été gravé dans le marbre. Oui, des subventions publiques.
Tout ça a été des dizaines de milliards qui ont été donnés aux entreprises. Et je ne parle même pas du Covid, on ne fait pas la parenthèse. Des milliards qui ont été donnés aux entreprises. Et donc, ils ont été très gâtés sous Macron. Très, très gâtés. C'était un président pro-business, il faut le dire, très gâtés. Et c'est vrai qu'au début, aujourd'hui, ça va être difficile si la Gaule gagne de revenir sur un certain nombre de ses acquis. Mais il faut respecter la démocratie. Les entreprises ne sont pas au-dessus des lois. Il faut respecter la démocratie. Et moi, je pense qu'il y a plein de choses dans le programme de gauche qui sont intéressantes.
Par exemple, quand ils disent qu'ils vont bloquer les prix. On a le droit de le faire. C'est prévu par la loi. On peut bloquer les prix pendant six mois. Ils peuvent aller bloquer les prix et aller voir quelles sont les marges. Parce que là, personne n'y a une vraie asymétrie d'informations entre l'État et les distributeurs et même les producteurs. Donc, on ne sait pas quelle est la marge. On ne sait pas. Ils nous disent qu'il faut toujours des marges ridicules. Et en même temps, ils font des profits de dingue alors qu'il y avait soi-disant une inflation qui était quelque chose de compliqué.
Donc, on se rend bien compte que les profits ont explosé pour les distributeurs et les producteurs qui se sont envoyés la balle et que les Français se sont appauvrés. Donc, moi, ça m'intéresserait d'aller voir quelle est la marge de ces grands distributeurs. permet d'établir un rapport de force pour connaître vraiment la marge. Peut-être qu'on sera surpris. Peut-être que ce n'est pas les quelques centimes qui nous disent. Peut-être que c'est beaucoup plus. Et peut-être qu'on voit ce qui peut être redonné en partie aux consommateurs. Donc, ça, c'est des choses qui sont intéressantes, qui sont mises en place, qui sont demandées par la gauche.
Donc, à un moment, oui, il y a de la démocratie et les entreprises, elles font partie de la société. Donc, elles doivent se soumettre à ça ou sinon, il y a une clarification qui va être faite. Et là, dans ce cas-là, on ne peut plus dire oui, je suis patriote, machin et tout. Si au premier changement de fiscalité, je me case dans un paradis fiscal.
Puis, ça repose sur deux mythes. Un, que les grandes entreprises ne partent pas déjà. Le fait que ça va les faire partir, etc. Il y en a quand même beaucoup qui délocalisent. On est très touchés par les délocalisations. Et puis, l'autre mythe, que les investisseurs créent de l'emploi.
Non, oui, tu as raison. C'est-à-dire qu'il y a déjà le 440, 2 tiers ont des activités à l'étranger. Mais c'est surtout que le 440 a 1 200 filiales dans les paradis fiscaux. Et ça, je trouve que... Alors qu'une grosse partie, il faut le dire aussi, du 440, même si c'est peut-être moins le cas ces dernières années, mais il y a quand même des contrats grâce à la France. Des grosses entreprises du 440 sont des opérateurs majoritaires dans certains pays qui étaient proches de la France ou qui sont d'anciennes colonies françaises. Donc, il faut voir aussi ce que fait le 440 dans ses paradis fiscaux. Pourquoi elle y est ? Si elle y est pour faire de l'optimisation fiscale, ça peut être condamnable.
C'est ce qu'avait promis à un moment Gabriel Attal, mais ils se sont couchés, ils n'ont rien fait. Donc, c'est important, moi, je trouve. À un moment, toutes les parties prenantes doivent être mises à contribution. Ça fait des années qu'on tape sur les chômeurs, ça fait des années qu'on tape sur les gens les plus fragiles en disant qu'ils doivent faire des efforts, qu'on tape sur les vieux avec la réforme des retraites. Là, il est important que ces gens-là sur qui on a tapé, cette fois-ci, on aille voir aussi ce qui se passe du côté de ceux qui ont profité. Surtout que ce n'est pas les mêmes échelles. Bien sûr, tout à fait, ce n'est pas les mêmes échelles.
Donc, ça fait partie du jeu et n'en déplaise aux milieux financiers qui ont été gâtés par Macron. C'est la démocratie si la gauche gagne.
De toute façon, pour aller plus loin, je vous conseille le livre d'Attaque et de l'Observatoire des multinationales qui raconte un petit peu comment nos champions nationaux, en fait, des fois, nous coûtent plus cher que ce qu'ils nous rapportent avec tout ce qu'on vient d'expliquer là, les subventions, les créations d'emplois ou non. Donc, je vous invite à aller voir ce livre pour aller plus loin dans ce qu'on est en train de discuter. On va aller voir quand même un petit peu du côté du Rassemblement national, même si on en a un petit peu parlé. Pareil, du côté de la force d'extrême droite, la stratégie du peuple est lancée.
Le parti se veut défendre les Français sur les questions de pouvoir d'achat. Donc, le parti propose le passage de 20% à 5,5% de la TVA sur les prix de l'énergie pour réduire les prix du gaz, du fuel et des carburants. On sait que c'est une question qui est très concernante par rapport aux Français. Sur la réforme des retraites, le parti n'est pas trop décidé. Finalement, Jordan Bardella a dit on verra. Le parti compte surtout son discours sur l'immigration en avançant la priorité pour les Français et qu'en luttant contre l'immigration, la France ferait des économistes et ce fameux mythe de les étrangers nous prennent tout. Toujours dans cette idée que l'immigration coûte cher pour la France.
On a eu l'occasion d'en parler. Même idée pour la suppression de l'aide médicale d'État. Et pour les salaires, Jordan Bardella veut les augmenter jusqu'à 10%, mais avec un mécanisme de baisse de cotisation sociale des entreprises. On va regarder.
Il y a aujourd'hui des secteurs dans lesquels nos chefs d'entreprise ne trouvent pas de main d'oeuvre. Alors, il y a plusieurs raisons à cela. On sait que s'agissant de l'hôtellerie, de la restauration, le coût du logement est extrêmement élevé. Il faut évidemment faire des efforts en la matière. Il y a aussi des emplois qui ne sont pas suffisamment rémunérés. Et j'aurais aussi à cœur de permettre l'augmentation des salaires dans notre pays parce que tout augmente aujourd'hui sauf les salaires.
Donc moi, je veux permettre comme Premier ministre demain aux entreprises françaises d'augmenter les salaires de leur entreprise jusqu'à 10% avec la contrepartie que ces 10% soient exonérées de charges. C'est un deal gagnant-gagnant que je passe avec les entreprises.
La première mesure que je ferai adopter, c'est la suppression du droit du sol, la sur Bardella et le RN qui se place en défenseur des agriculteurs depuis des années. Sur cette question, la force d'extrême droite veut développer des circuits courts et lutter contre la concurrence déloyale. Ils promettent aussi de soutenir les hôpitaux. Qu'est-ce que tu penses des propositions du Rassemblement national ?
Je vais revenir sur la vidéo de Jordan Bardella. C'est assez intéressant. Il veut supprimer les charges patronales.
Il dit que c'est gagnant-gagnant.
Très bien. Déjà, ça a déjà été fait par Macron en 2017. Il a supprimé les cotisations salariales. Ça a augmenté légèrement la différence du salaire entre le net et le brut qui ne s'en souvient aujourd'hui personne. Est-ce que ça a créé plus d'emplois ? Non. C'est la réalité. Mais ça a déjà été fait. Entre 2000 et 2010, il y a eu quasiment 30 milliards de baisse sur les cotisations sociales. en nous disant toujours la même musique. C'est un truc de droite pour le coup. La même musique que ça va créer de l'emploi, etc. Ça n'a pas créé de l'emploi. Les gens sont toujours dégoûtés. Ils ont toujours des problèmes de pouvoir d'achat, etc.
Donc là, c'est une mesure qui a été faite par Macron en 2017. Sur les charges salariales, lui, il s'attaque aux charges patronales. Le problème, c'est qu'il n'a pas compris. C'est que ça existe déjà. Par exemple, il y a une exonération sur les cotisations patronales jusqu'à 1,6 fois le SMIC. Donc, quand on gagne jusqu'à 1,6 fois le SMIC, il y a une exonération des charges patronales. Donc, ça existe déjà. Avec le CICE, on peut aller jusqu'à 2,5 fois le SMIC. Donc, ça existe jusqu'à 2,5 fois le SMIC. Donc, sa mesure ne va profiter qu'aux gens qui sont au-dessus de 2,5 fois le SMIC. Donc, ce n'est pas les classes populaires. Ça, c'est la première chose qu'il faut dire.
C'est la première chose qu'il faut dire. Quand il dit, par exemple, les donations, je vais faire en sorte qu'on puisse faire des donations exonérées d'impôts tous les 10 ans de 100 000 euros. Qui peut faire des donations tous les 10 ans de 100 000 euros ? Qui ? Les classes populaires ou les riches ? Les riches. Quand il dit, je vais, pendant 5 années, exonérer d'impôts sur les sociétés les créateurs d'entreprises de moins de 30 ans. Qui a moins de 30 ans et a besoin d'être exonéré d'impôts sur les sociétés au point que ce soit un problème si ce n'est la start-up nation ? Il s'adresse aux gens très riches.
Donc, d'un point de vue économique, il dit, oui, c'est pour les salariés, les salaires sont faibles. Il dit ça, mais il ne veut pas les augmenter les salaires. Il veut faire son micmac qui existe déjà pour les bas salaires. Donc, ça veut dire quoi, en fait ? Ça veut dire que, en fait, son truc, là, c'est un gadget qui existe déjà pour 2,5 fois le SMIC. Et puis, ça va concerner la tranche qui est au-dessus. Ça va faire perdre de l'argent à la sécurité sociale qui va devoir rattraper après sur les coupes de dépenses publiques. Mais sur les bas salaires, les gens ne vont voir aucun changement.
Puis, ce n'est pas gagnant-gagnant vu que s'il y a moins de cotisations, ça va se répercuter sur les services publics.
Mais le pire, c'est, imaginez-vous, tous les gens qui gagnent 2,5 fois moins, je veux dire, 2,5 fois le SMIC, en dessous, c'est-à-dire grosso modo en dessous de 2500 euros, net, ils ne vont rien voir, ces gens-là. Et cette mesure ne les concerne pas. Donc, vous voyez, tous les gens qui sont à 1,400, 1,500, 1,600, 1,700, 1,800, 1,900, qui attendent cette hausse de pouvoir d'achat, qui ont cru et c'est ceux qui seront au-delà de 2500 euros net, un peu plus même, qui vont voir les choses changer. Parce qu'il y a déjà des mesures qui existent qui prévoient l'annulation des charges patronales. Et ça, il ne le dit pas et en face, on ne lui dit pas.
Donc, la réalité, c'est qu'il n'y aura pas de changement pour les classes les plus populaires. Mais, je veux dire, c'est un gadget qu'ils ont mis. Ils ont trouvé ça, ils ont dit, c'est un gadget, on va faire ça, c'est bien. Voilà. Après, ils vont essayer de compenser ça, comme tu l'as dit avec le tri sur les prestations. Mais le problème, c'est que la plupart des études, de manière globale, ils montrent la plupart des études, soit que les immigrés coûtent aux dépenses publiques, coûtent, coûtent, je veux dire, à l'État, quelque chose d'assez faible qui peut varier en fonction des années.
Ou soit, il y a deux autres études qui montrent qu'en fait, l'immigration est plutôt rapport de l'argent à l'État, un apport net à l'État via le travail que font les populations immigrées. Mais, on reste dans des choses très très faibles. Donc, les gains qu'ils vont faire en triant de manière xénophobe les prestations sociales vont être soit nuls, soit extrêmement faibles et pas suffisants pour compenser en fait, ce qu'ils vont offrir avec les baisses d'impôts sur les sociétés, les baisses d'impôts sur le revenu, les charges patronales en moins, l'impôt sur la production en moins, les retraites, si elles y reviennent, on va voir.
Et donc, ils vont les taper dans l'éducation, dans l'hôpital, etc. On dirait du Macron. sur l'économie, et c'est assez proche de Macron, sauf qu'il faut quand même le dire, c'est que Macron n'a pas une dimension dans l'économie xénophobe. Mais c'est un programme libéral, oui. Si on dit que c'est un programme libéral avec une dimension xénophobe.
Parce que là, ce qu'on entend dans son discours...
Le programme de Macron, c'est un programme libéral et là, ce programme-là, c'est un programme libéral avec une dimension xénophobe. Je fais quand même la différence entre les deux. Je fais quand même la différence entre les deux, mais économiquement parlant, c'est un programme effectivement libéral, mais avec une dimension xénophobe. Et c'est pour ça qu'en fait, les milieux d'affaires, quand ils disent qu'ils préfèrent quand même le RN que la FI, c'est qu'ils retirent toute cette partie xénophobe qui est pour moi extrêmement importante et dont il faut tenir compte. Donc je ne dirais pas que c'est pareil que Macron. Je ne dirais pas complètement.
C'est libéral Macron, là c'est libéral xénophobe et il y a une différence qui est absolument majeure.
En plus, dans ce discours, la Jordan Bardella, il ne différencie pas les petites PME, TPE qui dit défendre et les grandes entreprises. Donc ne pas faire cette différenciation, ça montre aussi que finalement, il peut finir par faire des cadeaux aux grands patronats que aujourd'hui, les gens rejettent complètement.
Oui, tout à fait. Oui, bien sûr. De toute façon, l'extrême droite, quand elle est passée au pouvoir, comme je vous l'ai dit, c'est que comme elle a un programme qui n'est pas financé, dont elle n'est pas très sûre, c'est la vérité, puisque Salvini, par exemple en Italie, il voulait aller taper sur l'Europe, on allait voir ce qu'on allait voir et puis les revenus, c'était fini. Maintenant, il s'est aligné sur le centre d'un point de vue économique.
Il n'y a pas beaucoup de choses. Mais Mélanie,
elle a très bien compris qu'il ne fallait plus tenir les discours sortis de l'euro, etc., que c'était fini. Elle a fait un discours libéral qui plaît au milieu d'affaires et xénophobe. Et Marine Le Pen a fait cette transformation comme Victor Orban. Donc, ils arrivent toujours au moment de négocier. Alors, ils vont peut-être baisser leur TVA. Ils peuvent le faire. Ça, ça ne paye pas de mine. Je veux dire, la TVA, Sarkozy l'avait baissé à un moment. Ça ne paye pas de mine. Ils vont baisser leur TVA, il va y avoir un trou dans les finances publiques. Ils vont dire, attends, on va se rattraper avec...
Alors, ils jouent avec ça aussi beaucoup parce que, comme en France, vous avez beaucoup de Français d'origine étrangère, parfois de deux générations, et que les gens pensent qu'il y a trois fois plus d'immigration que dans les vraies statistiques, ils jouent là-dessus pour donner l'impression qu'ils vont récupérer plein de mannes. Mais la réalité, c'est qu'ils ne vont pas récupérer beaucoup d'argent. Donc, ils vont taper sur le service public. Ils vont taper sur vraiment les hôpitaux, l'éducation, sur tout le reste. Et c'est ce qui se passe en Italie, c'est ce qui se passe en Hongrie, et c'est ce qui se passe partout. Et c'est ce qui va se passer en France.
Donc, le RN n'est pas l'ami, en réalité, des classes modestes, des classes populaires. Ça, pas du tout. Merci, Thomas. Merci.
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