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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 juin 2020 4 minContradictoireActualité / polémiqueSantéSolidarités & famille

Témoin RMC : Amir Reza-Tofighi - 01/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Ces personnes-là, on ne leur promet rien, si j'ai bien compris.

  • 0:32OuverteRéponse directe

    On leur promet, mais on revient en arrière.

  • 1:23FerméeÉludée

    Lesquels ?

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Cette prime, elle en est où ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36PrésentateurChiffre
    « On parle de 300 000 personnes aujourd'hui. »
  • 0:59PrésentateurFait
    « Le gouvernement revient en arrière. Il dit que c'est au département de payer cette prime. »
  • 2:31PrésentateurFait
    « Le gouvernement a lancé il y a 10 jours le branchement entier du cinquième risque, le financement de la dépendance. »
  • 2:39PrésentateurChiffre
    « Les personnes âgées et dépendantes vont doubler. »
  • 4:04InvitéFait
    « C'est le ministre des Solidarités. C'est Olivier Véran. »

Temps de parole

  • Présentateur55 %
  • Invité45 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Vous écoutez RMC. Amir Reza Taufigué, là aussi, bonjour. Bonjour. Ça va bien, ce matin ? Président de la Fédération Française des Services à la Personne et de Proximité. Alors, on a beaucoup parlé des EHPAD, du personnel des EHPAD. On a moins parlé des personnes qui, à domicile, allaient à domicile aider les personnes seules. Tout à fait. Ce sont ces personnes-là que vous représentez. Tout à fait. Et ces personnes-là, on ne leur promet rien, si j'ai bien compris. Aucune prime, rien du tout.

0:32
Présentateur

Non, c'est pire que ça. On leur promet, mais on revient en arrière. Ah bon ? Oui. On parle de 300 000 personnes aujourd'hui. 300 000 ? 300 000 personnes qui, pendant toute la crise, ont continué à intervenir chaque jour au domicile de nos parents. Oui. Pour les aider à se lever, pour les aider pour leurs toilettes, pour leur faire leurs courses. Parfois, c'est la seule visite de la semaine. Oui. Et ces 300 000 personnes, le gouvernement leur a promis, comme pour les personnels des EHPAD, comme pour les personnels soignants, une prime de 1 500 euros. Moi, je me souviens, oui. Voilà. Et aujourd'hui, le gouvernement revient en arrière. Il dit que c'est au département de payer cette prime.

Départements qui n'ont ni les moyens, ni la volonté de le payer. C'est très simple. Trois départements... Ni les moyens, ni la volonté. Ça fait beaucoup, ça. Ni les moyens, ni la volonté, ça dépend des départements. Oui.

1:12
Invité

Ni les moyens. C'est ce que disent les départements aussi. Je ne veux pas exonérer l'État de ses responsabilités, on est bien d'accord.

1:19
Présentateur

En tout cas, aujourd'hui, on a trois départements sur 101 départements qui ont annoncé qu'ils allaient payer la prime. Trois départements. Lesquels ? Je ne les ai pas en tête, là. Je ne les ai pas en tête, mais trois. Trois départements, soit les temps. D'accord. Et cette prime, c'est une prime d'État. C'est la reconnaissance de l'État pour le travail qui a été fait durant toute la crise sanitaire. Pour avoir pris des risques, c'est des personnes qui ne travaillent pas chez elles. Tous les jours, du lundi au dimanche, prenez les transports en commun. Allez parfois faire 50 kilomètres. Allez voir 5, 6, 7 personnes, chaque jour, pour aider ces personnes à se lever, à manger.

Et aujourd'hui, on leur dit, la nation ne leur doit plus cette prime. Comment peut-on ?

1:53
Invité

Oui, évidemment. Le ministère affirme que les services d'aide à domicile relèvent de la compétence des conseils départementaux qui ont la charge de leur autorisation, organisation et évaluation. Ce qui est vrai d'ailleurs, mais ce n'est pas une raison pour faire des promesses et ne pas les tenir. Ils sont donc responsables du versement de cette prime. C'est pourquoi le gouvernement, qui souhaite reconnaître l'exceptionnelle mobilisation des professionnels durant la crise, mène d'actives discussions avec les départements afin d'en arrêter rapidement les modalités. Donc, ce n'est pas perdu.

2:20
Présentateur

Écoutez, moi j'ai des salariés qui me demandent chaque jour, cette prime, elle en est où ? Est-ce que je peux leur répondre ? Aujourd'hui, le gouvernement nous dit, ils discutent. Moi, ce que je dis, c'est que nos salariés ont besoin de cette reconnaissance. Le gouvernement a lancé il y a 10 jours le branchement entier du cinquième risque, le financement de la dépendance. On a une France qui va vieillir demain. Les personnes âgées et dépendantes vont doubler. Et on est en train d'envoyer un signal.

On est en train de dire à toutes ces personnes qui sont le pilier de la prise en charge à domicile, toutes ces personnes qui chaque jour vont au domicile, on est en train de leur dire, ne vous inquiétez pas, on va discuter, on va trouver une solution. Mais concrètement, la solution est très simple aujourd'hui. Le gouvernement s'est engagé à ce que la nation prenne en charge cette prime. La moindre des choses, c'est que ce gouvernement tienne ses paroles et que cette prime soit versée très rapidement pour nos salariés. Qui la demandent et qui ne comprennent pas pourquoi aujourd'hui, ils n'ont pas la même reconnaissance que les salariés en EHPAD ou qu'ils sont en salariés à l'hôpital.

3:08
Invité

Il faut absolument que le gouvernement et les départements se mettent d'accord là maintenant.

3:14
Présentateur

Encore une fois, cette prime, c'est la reconnaissance de l'État. Ce n'est pas au département de la versée, c'est vraiment à l'État de prendre en charge. C'est à l'État, ce n'est pas au département. Même si vous dépendez des départements quand même. Bien évidemment, on parle du fait que les départements sont l'autorité qui administre l'aide à domicile. Mais là, on parle d'une prime d'État, la reconnaissance vraiment durant la crise. Je comprends.

3:33
Invité

Département ou État, dans tous les cas, il faut que cette prime soit versée. On est bien d'accord. Exactement. Toutes celles et ceux, effectivement, qui ont travaillé pendant cette crise du Covid-19, qui sont allées aider les personnes seules, les personnes âgées notamment. Bien, merci. On va voir. Vous vous appelez, 3216RMC.fr. Vous êtes dans ce cas. Vous pouvez témoigner. N'hésitez pas. On va essayer de soutenir votre combat. Merci beaucoup. Je pense à vous. Comptez sur moi. Dès que j'ai un responsable directement concerné, je vais lui poser la question. N'hésitez pas. C'est le ministre des Solidarités. C'est Olivier Véran. C'est lui. Il va bientôt venir me rendre visite.

Il avait annoncé la prime pour les salariés. Il avait annoncé ? Oui. Bon, d'accord. On lui rappellera. Merci beaucoup. Merci à vous. Merci à vous.