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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 6 avril 2022 51 min

Affaire Jeremie Cohen, sécurité, union des droites... Le "8h30 franceinfo" spécial présidentielle de Valérie Pécresse

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Valérie Pécresse, vous répondrez à partir de 9h aux questions des auditeurs et des téléspectateurs de France Info qui peuvent encore, pour vous poser toutes leurs questions, appeler en ce moment même le standard, c'est le 0809 40 41 42, c'est le prix d'un appel local. Valérie Pécresse, les sondages quasiment unanimes vous donnent aujourd'hui en cinquième position, vous perdez du terrain ces dernières semaines, notre baron de maître Ipsos Soprasteria vous donne à 8% d'intention de vote, qu'est-ce qui ne va pas dans cette campagne ?

0:31
Valérie Pécresse

D'abord vous le savez, pas de chance, le Covid m'a privé d'une semaine de campagne à un moment qui était crucial, mais moi ce que je veux dire aux Français c'est qu'hier soir Emmanuel Macron leur a manqué de respect, il n'est pas venu débattre face aux journalistes sur le service public de France 2, et moi je le dis, aujourd'hui nous les candidats nous sommes face à la France, et nous venons présenter nos programmes, nous avons cette humilité, et le Président de la République, lui, moutoise de l'Elysée et refuse cette campagne. Alors je le dis, c'est assez compréhensible parce qu'en réalité il n'a pas de ligne politique.

Il a mis barre à gauche toute samedi dernier, on ne sait pas où Emmanuel Macron habite, alors si les Français veulent un vrai programme de droite, un programme qui ramène l'ordre dans la rue, aux frontières, qui reconstruit nos services publics essentiels, l'école, la justice, la santé, qui revalorisent vraiment le travail, avec 10% de hausse des salaires, avec une vraie réforme des retraites, qui redonnera et qui réindexera le pouvoir d'achat des retraités, c'est pour la droite qu'il faut voter samedi, et il faut refuser cette non-campagne et cette réélection par tacite reconduction.

1:43
Présentateur

Est-ce que vous avez un regret dans cette campagne, une chose que vous avez trouvé injuste ou ratée ?

1:49
Valérie Pécresse

Oui, bien sûr, bien sûr, ce meeting du Zénith où j'ai essayé de parler comme un homme et où, cinq jours plus tard, j'ai retrouvé, j'allais dire, mon naturel en prenant le micro.

1:58
Présentateur

Ça veut dire quoi, j'ai essayé de parler comme un homme ?

1:59
Valérie Pécresse

Mais j'ai repris mon micro et j'ai dit ce que j'avais au cœur. Vous savez, ce qui est important pour les Français, c'est d'avoir un ou une présidente de la République qui, quand il y a un coup dur, non seulement se relève, mais il va et montre sa solidité et sa sincérité. Et cette solidité, cette sincérité, je l'ai prouvé dans cette campagne. Il faut savoir se battre. Il faut savoir se battre pour les Français. Et moi, je sors de cette campagne avec encore plus envie de les servir, encore plus envie de me mettre à reconstruire. Cette France, il y en a tellement besoin. Cette France qui a été tellement affaiblie par dix ans de François Hollande et d'Emmanuel Macron.

Alors, il faut arrêter de croire tous ceux qui vous disent que vous avez envie d'entendre. Il faut arrêter de croire ceux qui veulent plaire au lieu de faire. Moi, je veux faire. Et partout où je suis passée, j'ai fait. Et je demande à être jugée sur la preuve, la preuve de ce que je suis. Je sais que la France a besoin des solutions de la droite. Je sais que les Français veulent que la sécurité règne, que la laisser faire, laisser passer aux frontières, ce soit terminé. Et que le pouvoir d'achat, ce soit des vrais salaires, et pas une pseudo-prime Macron qui est une arnaque. 6 000 euros, quelle entreprise va pouvoir payer 6 000 euros ?

Vous savez que la dernière prime Macron, ça a été 400 euros pour 5 millions de salariés. Donc, il faut qu'on arrête de faire prendre aux Français des vessies pour des lanternes. Oui, je suis sérieuse. Oui, je ne me promets que ce que je peux tenir. Eh bien, c'est ça dont les Français ont besoin. C'est de quelqu'un qui est sérieux et qui peut tenir.

3:27
Invité

On va parler de votre programme. Mais juste avant, hier, le président ukrainien Zelensky a dénoncé l'inaction de l'ONU face aux atrocités de la guerre.

3:34
Valérie Pécresse

Est-ce qu'il faut, comme il le demande, exclure la Russie du Conseil de sécurité de l'ONU ? Mais vous savez, ce week-end a été un moment de vérité pour Emmanuel Macron qui esquive le débat et qui escamote la campagne, mais aussi pour Marine Le Pen et pour Éric Zemmour. Qu'est-ce qu'ils ont dit ce week-end ? Marine Le Pen a dit « Ah, si cette guerre se termine, Poutine pourra redevenir un allié. Comment est-ce qu'on peut être allié avec un criminel de guerre qui commet des atrocités pareilles ? » Et Éric Zemmour a dit quoi ? « Ah, Boucha, il faut se méfier de ces images. Sont-elles vraies ? » Est-ce qu'on n'est pas en train d'être manipulés ? Mais vous, vous dites quoi ?

Mais bien sûr, elles sont vraies. Bien sûr, on a au face de nous un criminel de guerre, un dictateur. Donc moi, ce que je dis, c'est qu'il va falloir que la Cour pénale internationale s'en saisisse. Il va falloir que Vladimir Poutine réponde de ses crimes. Et je dis au gouvernement qui empile les sanctions « Mais faites-nous l'inventaire de ces sanctions. Faites-nous l'inventaire des résultats. Où est-ce qu'ils sont les biens saisis par les oligarques ? Qu'est-ce qu'on a saisi à part un pauvre yacht dans la mer Méditerranée ? » Moi, je veux que le gouvernement nous rende des comptes sur les sanctions qu'il y a été sur les sanctions.

Et qu'on mette les réfugiés ukrainiens dans les biens saisis des oligarques. Qu'enfin, le gouvernement agisse au lieu de parler de Fabien Roussel.

4:52
Présentateur

C'est Fabien Roussel qui proposait ça, qu'on saisisse les villas, qu'on mette les réfugiés.

4:55
Valérie Pécresse

Eh bien écoutez, j'ai au moins deux points communs avec Fabien Roussel.

4:58
Présentateur

À quel est le deuxième ? J'aime la viande. Bon, d'accord, on attendait. C'est une bonne entrecôte.

5:02
Valérie Pécresse

Mais pardon, vous n'avez toujours pas répondu à ma question.

5:03
Auditeur

Est-ce qu'il faut exclure la Russie du Conseil de sécurité de l'ONU ?

5:06
Valérie Pécresse

Mais il ne faut pas confondre, Madame Braclia, il ne faut pas confondre la Russie et Vladimir Poutine. On a aujourd'hui un criminel de guerre, on a aujourd'hui un dictateur que ni l'extrême gauche ni l'extrême droite ne veulent condamner en tant que tel, dont ils considèrent, parce qu'ils sont fascinés par lui, qu'il peut être un allié. Ils sont discrédités pour présider la France.

5:26
Invité

Il faut se passer du gaz russe alors ?

5:28
Valérie Pécresse

Alors la question du gaz russe est une vraiment bonne question. Comment se fait-il que des mois après le début de cette guerre, la France n'est toujours pas sécurisée des approvisionnements qui nous permettent de se passer du gaz russe ? Un mois et demi. Enfin, on a un gouvernement qui parle, qui palabre. Il faut agir. Et là, si vous étiez à l'Elysée, votre action c'est quoi ? Moi, je suis favorable à ce qu'on s'en passe. Mais pour qu'on s'en passe et pour que les Français n'en payent pas le prix, il faut sécuriser des approvisionnements. Que ne l'a-t-on fait ? Donc on s'en passe même si les Allemands disent non ? Parce que nous, on est trop dépendants.

Mais il faut que la France puisse sécuriser ses approvisionnements. Vous savez que moi, j'ai proposé un bouquet de pouvoirs d'achat pour les Français, dont notamment 25 centimes de baisse sur les prix de l'essence. Pourquoi 25 centimes ? Mais parce que l'inflation profite au gouvernement français. Donc il faut qu'il rende l'argent aux Français. Vous savez, à un moment donné, il faut changer de capitaine. Je sais que cette guerre en Ukraine a donné le sentiment à beaucoup de Français qu'on ne changeait pas le capitaine quand il y avait la guerre sur le continent européen. Eh bien moi, je le dis, aujourd'hui, il est temps de changer.

Il y a eu tellement de coups de menton en matière internationale. On s'est fait humilier au Mali. Non mais pardon, qu'est-ce que vous auriez fait mieux, vous, qu'Emmanuel Macron ? Eh bien d'abord, j'aurais vu les signaux faibles. Les signaux faibles de la montée de l'agressivité de Vladimir Poutine. Quand Vladimir Poutine envoie les milices Wagner payées par la Russie en Centrafrique, puis au Mali, pour faire une guerre informationnelle contre la France, pour dire du mal des Français, pour empêcher nos soldats d'agir, et qu'Emmanuel Macron va à Moscou tout seul, et qu'il laisse Vladimir Poutine dire « Ah non, les milices Wagner, c'est pas la Russie ».

Mais comment est-ce qu'on peut rester sans réagir ? Alors moi, la diplomatie des coups de menton, la diplomatie de ces coups de fil interminables, c'est terminé. Moi, je ne laisserai plus humilier la France. Parce qu'à un moment donné, il faut qu'il y ait un chef dans le bateau France. Et vous savez pourquoi la France n'est pas respectée aujourd'hui ? Pourquoi M. Zelensky va d'abord en Allemagne ? Pourquoi il va d'abord aux États-Unis et après seulement en France ? C'est parce que notre rayonnement extérieur viendra de notre force intérieure. Et on ne respecte pas un pays surendetté.

On ne respectera pas un pays qui a 85 milliards de déficit de la balance commerciale et qui se désindustrialise et qui perd ses emplois. Et aujourd'hui, c'est ça la situation de la France. C'est de ça dont Emmanuel Macron ne veut pas répondre. Il fuit le débat parce qu'il sait que son bilan est mauvais. Alors je dis aux Français, ouvrez les yeux. Il reste 4 jours. Au premier tour, on choisit. Au deuxième tour, on élimine. Choisissez une droite de gouvernement qui est prête à gouverner, qui a une équipe fantastique d'anciens ministres, de présidents de région qui sont prêts à prendre les rênes. Et c'est cette droite que j'ai montrée d'hier le dernier.

Une droite qui n'est pas dans la politique spectacle, une droite qui est dans la politique et qui respecte les électeurs.

8:26
Présentateur

8h41, le Filinfo Solène Cresson, la suite des matins présidentiels avec Valérie Pécresse dans un instant.

8:32
Invité

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Union Européenne prennent de nouvelles sanctions contre la Russie. Embargo sur le charbon russe en Europe, qui représente 45% des importations, mais pas sur le gaz ou le pétrole. Les 27 prévoient aussi d'interdire le caviar et les bateaux russes dans leurs ports. Vers un non-lieu dans l'enquête sur le chlordécone aux Antilles, les juges d'instruction viennent de clôturer leurs investigations après 15 ans d'enquête sur ce pesticide. Aspergé pendant 20 ans sur les exploitations de bananes, il a provoqué de nombreux cancers de la prostate, il a pollué les sols.

Pour nous, ce n'est pas terminé, déclare sur France Info, Harry Durimel, avocat historique des victimes du chlordécone. Pas de motif discriminatoire à ce stade dans la mort de Jérémy Cohen, ce jeune homme mort percuté par un tramway à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, après avoir été frappé par plusieurs jeunes. Dans l'affaire du cabinet de conseil McKinsey, un collectif de magistrats anonymes juge anormal que le parquet ne déclenche pas d'enquête dans une tribune publiée dans l'hebdomadaire Marianne. Il parle d'un possible scandale d'État.

9:36
Locuteur non identifié

Question toute simple.

9:41
Présentateur

A présent, Valérie Pécresse, si vous êtes élue dans 11 jours, maintenant un peu plus que ça, j'ai du mal à compter, dans deux semaines et demie à l'Élysée, quels sont les Français qui paieront plus d'impôts ?

9:53
Valérie Pécresse

Aujourd'hui, moi, je veux baisser les impôts.

9:55
Présentateur

Personne ne paiera un euro de plus.

9:57
Valérie Pécresse

Moi, je veux baisser les impôts. D'ailleurs, je propose deux fois plus de baisses d'impôts qu'Emmanuel Macron parce que je propose deux fois plus de réformes audacieuses. Parce que vous savez, Emmanuel Macron, il dit qu'il va faire des réformes, mais dès qu'on l'interroge, il dit, « Oh oui, oui, mais ça prendra deux ans et demi de concertation. » Donc, réforme des retraites, réforme de l'assurance chômage, réforme de l'État, décentralisation. Moi, je veux faire faire des économies sur les gaspillages. Pourquoi ? Parce qu'une vraie politique de pouvoir d'achat, c'est rendre l'argent aux Français. Et donc, avec moi, ce sera 30 milliards de baisses d'impôts.

10:30
Présentateur

Vous maintenez la suppression de la taxe d'habitation pour les 20% des Français les plus riches qui doivent intervenir à la fin de cette année ?

10:36
Valérie Pécresse

À partir du moment où la taxe d'habitation a été supprimée, il faut aussi supprimer la redevance qui est assise sur cette taxe d'habitation. Il faut aujourd'hui, et je le dis, un vrai bouquet de pouvoir d'achat. Moi, mon projet, c'est 10% de hausse des salaires sur le quinquennat pour qu'enfin, le travail paye plus que l'assistanat.

10:53
Présentateur

Donc, 3% cette année. C'est un approche qui vous a été faite. C'est de ne pas prendre en compte la vague d'inflation que connaît aujourd'hui les Français.

11:01
Valérie Pécresse

Mais au contraire, je la prends en compte. Je suis la seule à la prendre en compte. Qui d'autre que moi propose une hausse des salaires dès cet été ? Donc, je la prends en compte. Et au-delà de ça, je mets en place une politique qui permet de transformer les RTT en salaires. Une politique qui aide les familles dès le premier enfant avec 900 euros d'aide d'allocation familiale. Et puis, je baisse de 25 centimes le prix de l'essence. Je baisse la TVA sur tous les transports à 5,5. C'est une de mes propositions phares depuis longtemps. Je fais baisser le prix de l'énergie en le déconnectant du prix du gaz.

11:32
Auditeur

Si vous le voulez, on va rester sur la fiscalité.

11:33
Valérie Pécresse

Non, mais c'est important parce que tout ça, c'est un bouquet de pouvoir d'achat. Et pour les retraités, je dis quoi ? Indexation automatique des retraites. Parce que l'État est en train de se faire, encore une fois, du gras sur les retraités en indexant avec retard leurs retraites. Donc, vous voyez, moi, le pouvoir d'achat, je le fais. Mais je le fais en faisant des économies. Parce que tous les autres, que ce soit Mélenchon, Zemmour, Le Pen, Macron, c'est des chèques sans provision qu'ils font. Et les chèques sans provision, c'est de la dette et des impôts pour les générations futures.

Valérie Pécresse, est-ce que vous rétablissez la demi-part des veuves que vous avez supprimées en 2011 lorsque vous étiez ministre du budget ? Alors, ça, Mme Bracchia, c'est une fake news. Je n'ai absolument pas supprimé la demi-part des veuves. C'est M. Wörth, l'allié de M. Macron, qui l'a supprimée en 2009. Et elle a été confirmée, cette suppression, en 2014 par M. Hollande. Donc, merci de ne pas m'imputer des responsabilités qui ne sont pas les niennes. Vous étiez au gouvernement. En revanche, j'étais au gouvernement, certes. Donc, c'est-à-dire de ce qu'il fait. Mais ce que je propose, moi, c'est de changer complètement le calcul.

Grâce à ma réforme des retraites, les veuves toucheront non pas 54%, mais 75% de la reversion de leurs conjoints. Ce qui leur permettra d'être protégées. Notamment, je pense aux veuves de commerçants, d'artisans, d'agriculteurs. Mais aussi à toutes celles qui ont dû s'arrêter pour élever leurs enfants. Le minimum vieillesse passera 1000 euros. Et grâce à ma réforme des retraites que, moi, je vais lancer, tout de suite, et sans attendre deux ans et demi, comme Emmanuel Macron, de concertation. Parce qu'avec Emmanuel Macron, on lance les réformes. On n'est jamais sûr qu'elles athérisent.

13:07
Auditeur

Mais où, il n'y a pas de concertation ?

13:09
Valérie Pécresse

Moi, il y aura de la concertation. Mais il y aura surtout le lancement de la réforme. Concertation sur la pénibilité et les carrières longues. Mais réforme lancée dès cette année. Et grâce à ma réforme, plus aucun Français qui aura travaillé toute sa vie n'aura une retraite inférieure au SMIC. Parce qu'il y en a assez. Aujourd'hui, c'est un pacte social, la retraite. Et moi, je veux que les retraités, on leur garantisse leur grand âge.

13:32
Présentateur

On va parler de vos propositions en matière de sécurité, Valérie Pécresse. D'abord, un mot, si vous le permettez, de la mort de Jérémy Cohen, ce trentenaire de confession juive qui a été mortellement renversé par un tramway il y a deux mois, près de Paris.

13:43
Valérie Pécresse

En s'enfuyant parce qu'une bande le poursuivait. C'est ce qu'il allait dire.

13:47
Présentateur

Voilà, c'est ce qu'on a appris dans une vidéo qui a commencé à circuler ce week-end. Pas de caractère antisémite pour l'instant, dit la justice. Est-ce que vous dites, vous aussi, comme Marine Le Pen et comme Éric Zemmour, qu'on a peut-être voulu cacher des choses aux Français ? Il y a eu une volonté d'étouffer cette affaire, dit même ce matin Éric Zemmour.

14:04
Valérie Pécresse

Ce que je crois, d'abord, je ne sais pas si le caractère antisémite sera reconnu pour cet acte, mais le nouvel antisémitisme dans un certain nombre de quartiers de France, il existe. Donc c'est une réalité contre laquelle il faut qu'on lutte pied à pied et ça commence dès l'école. Mais pour venir à l'affaire Jérémy Cohen, moi ce que je vois, c'est ces nouvelles bandes de barbares, cette impunité totale que le gouvernement a organisée et qui fait partie du bilan dont Emmanuel Macron ne parle pas. Le gouvernement a organisé l'impunité des bandes. 32% de hausse des violences parce que la justice a été la grande oubliée de ce quinquennat. On dépense 50% de moins pour la justice de notre pays.

Alors moi je vais modifier la Constitution. Le budget a augmenté. Le budget a augmenté. Oui, la dernière année. Oui, tout augmente la dernière année. Les deux dernières années. Vous savez très bien qu'Emmanuel Macron, candidat, va faire le contraire de ce qu'a fait Emmanuel Macron, président, et que les Français sont censés le croire. Sur le nucléaire, sur l'alimentaire et la décroissance agricole. Mais restons sur la sécurité si vous voulez bien. Sur la sécurité. Je reviens sur la sécurité parce que c'est très important. Moi, ce que j'ai demandé, c'est de modifier la Constitution, d'inscrire dans la Constitution le droit à la sûreté. Pourquoi faire ?

Pour pouvoir faire, ce qui est aujourd'hui inconstitutionnel, des peines de prison fermes minimales. Quand on s'en prend, par exemple, à des personnes qui ont autorité, les maires, les maires. C'est le retour des peines planchées. Non, c'est plus dur que ça. C'est des peines minimales fermes dont les juges ne pourront pas s'exonérer si on s'en prend à une personne qui a autorité. Un professeur, un médecin, un pompier. Une justice automatique. Une justice automatique quand on s'en prend aux personnes qui ont autorité. Mais voter par une loi constitutionnelle, dans la Constitution, et le retour des peines planchées pour les multirécidivistes, et la construction de prisons.

Et comme on ne pourra pas construire les prisons tout de suite, moi je propose qu'on ouvre des centres provisoires dans lesquels on mettra sous bracelet électronique tous ces caïds qui nous pourrissent la vie des quartiers. Parce que Jérémy Cohen, il a vraisemblablement été attaqué par une bande de dealers. Il se trouve que dans cette rue Jean Jaurès de Bobigny, il y a des bandes de dealers. Et le scandale de cette affaire Jérémy Cohen, c'est quoi ? C'est que finalement les parents ont écrit à la ville de Bobigny pour lui demander de mettre à sa disposition les vidéos qui prouvaient les circonstances de l'attaque et que la ville n'a pas répondu.

Donc moi ce que je veux c'est vidéo protection partout et je veux aussi police municipale obligatoire. Dans toutes les villes de plus de 5 000 habitants.

16:36
Présentateur

Mais qui va financer l'embauche des policiers si vous obligez toutes les villes à le faire ?

16:39
Valérie Pécresse

Et bien c'est l'Etat qui aidera les villes à pouvoir remplir cette nouvelle compétence obligatoire.

16:45
Présentateur

Mais par exemple ça veut dire embaucher combien de policiers municipaux sur l'ensemble du pays ?

16:49
Valérie Pécresse

Nous avons besoin de trois forces aujourd'hui. Ça dépendra de la taille de la ville et de la dangerosité des problèmes de la ville. Nous avons besoin de ces trois forces. Nous avons besoin de ces trois forces. Une police de proximité municipale qui rassure les honnêtes gens et qui fait de l'îlotage. Mais qui a beaucoup plus de pouvoir, qui contrôle les identités, qui aide la police nationale. Et nous avons besoin d'une police nationale qui ne fait pas 40% de paperasse, qui fait de l'enquête avec la gendarmerie nationale. Et nous avons besoin d'une justice qui juge et qui juge vite et qui juge efficacement.

Mais comment ça va se passer pour les villes qui ne veulent pas avoir de police municipale armée ? Il y a plusieurs municipalités qui ne veulent pas ? Eh bien écoutez, on en discutera avec les villes qui ne veulent pas armer leur police municipale. Elles devront se justifier devant leur population. Et elles seront sanctionnées. Mais ce que je peux vous dire, c'est que police municipale obligatoire, avec des nouvelles compétences qui permettront d'aider la police nationale et de la soulager de toutes ces amendes qu'elle doit faire.

Vous vous rendez compte par exemple que s'il y a un dealer aujourd'hui dans une ville, la police municipale ne peut pas faire ouvrir le coffre du dealer, que la police municipale ne peut pas mettre d'amende contractuelle à ce dealer, et qu'on est obligé d'appeler la police nationale. Notre pays est en train de mourir de cette bureaucratie tatillonne. Moi je changerai la constitution pour que le droit à la sécurité pour tous soit garanti. Et je mettrai 50% de moyens de plus sur toutes les justices civiles, commerciales, pénales, pour qu'enfin la justice ne soit plus la justice des victimes oubliées.

Et comme élire une femme présidente, ça doit changer quelque chose pour toutes les femmes de France. Je mettrai en place une juridiction spécialisée pour que les femmes victimes de violences, quand elles viennent porter plainte, se soient instruits en 72 heures et que des bracelets anti-rapprochement puissent être prescrits avant une semaine. Parce qu'aujourd'hui les bracelets anti-rapprochement ne sont prescrits qu'après que le juge se soit prononcé. Mais non, il faut que ce soit en pré-sententiel, comme en Espagne. Sans que je ne juge intervienne. Si, un juge spécialisé en pré-sententiel. Mais c'est comme ça que ça marche en Espagne et c'est comme ça qu'on évite les féminicides.

18:57
Présentateur

Valérie Pécresse, il est 8h52, ça va être l'heure du fil info dans un instant. Je vous donne le numéro du standard de France Info, pas à vous, aux auditeurs et aux téléspectateurs, pour interroger Valérie Pécresse dans 10 minutes exactement.

19:06
Valérie Pécresse

Et vous avez compris qu'il faut que quelque chose change dans ce pays ?

19:09
Présentateur

0809 40 41 42 pour poser vos questions à Valérie Pécresse dans 10 minutes. Le fil info tout d'abord, Solène Cressan.

19:18
Invité

Plusieurs centaines de fromages rappelés pour des suspicions de contamination à la listeria, une bactérie après les pizzas et le chocolat. Ce sont des coulommiers des bris de marque Normandville et grains d'orge du groupe Lactalis, commercialisés en grande surface et tous fabriqués dans la fromagerie de Livaro en Normandie. Devant l'ONU, le président ukrainien Volodymyr Zelensky appelle à exclure la Russie du Conseil de sécurité dont elle est membre permanent avec droit de veto. La France propose d'envoyer des enquêteurs en Ukraine pour examiner les preuves de crimes de guerre. Paris offre aussi un demi-million d'euros à la Cour pénale internationale.

Pour Valérie Pécresse, Vladimir Poutine est un dictateur et devra répondre de ses crimes. La candidate Les Républicains, invitée des matins présidentiels de France Info. Le gouvernement débloque un fonds d'aide d'urgence de 20 millions d'euros pour les arboriculteurs touchés par le gel. Insuffisant, dit le président de la Chambre d'agriculture du Lot-et-Garonne sur France Info. Il estime à 5 millions d'euros les pertes, rien que sur les prunes. France Info

20:17
Locuteur non identifié

Élysée 2022, les matins présidentiels, Salia Brachia, Marc Fauvel.

20:23
Présentateur

Valérie Pécresse, que se passera-t-il dimanche à 20h si vous n'êtes pas élue ? Si vous n'êtes pas parmi les finalistes ?

20:29
Valérie Pécresse

Mais c'est un scénario que moi je n'envisage pas. Alors j'ai entendu un moment de vérité hier soir, puisque Éric Zemmour, qui a déjà acté sa défaite, a dit qu'il se présenterait aux législatives. Donc il sera monsieur 21h01 et il appellera à voter Marine Le Pen et il se présentera aux législatives sous ses couleurs.

20:44
Présentateur

Si je ne suis pas lu président, dit ce matin Éric Zemmour, je serai le chef de l'opposition, je ferai l'union des droites.

20:49
Valérie Pécresse

Mais aujourd'hui, la seule union des droites possible, c'est autour de moi. Et d'ailleurs, Guillaume Pelletier, qui est un des très proches d'Éric Zemmour, a dit qu'il appellerait à voter pour moi contre Emmanuel Macron. Vous savez, aujourd'hui, il y a la division de l'extrême droite d'un côté, avec un Éric Zemmour qui appellera à voter Marine Le Pen et qui fera des meetings avec Marine Le Pen. Et il y a aujourd'hui une vraie droite de gouvernement. C'est celle dont Emmanuel Macron a peur.

21:11
Présentateur

Il y a des fractures aussi dans votre camp.

21:13
Valérie Pécresse

C'est celle dont Emmanuel Macron a peur. Écoutez, aujourd'hui dans mon camp, je trouve qu'il y a une vraie unité et que cette campagne qui devait être une campagne de débauchage a finalement fait pchit. Et je voudrais remercier, j'en profite puisque je suis sur France Info, pour remercier François Fillon du soutien qu'il vient de m'apporter, qui est le soutien de la loyauté et de la fidélité à sa famille politique et à ses convictions. Il y en manque un, dans ce que vous venez citer, il manque Nicolas Sarkozy. Le week-end dernier, il a été sifflé par une partie de vos militants. Vous comprenez ceux qui ont fait ça ?

D'abord, c'était pour lui rendre hommage puisqu'on était en train d'expliquer, non mais dans ce meeting, on était en train d'expliquer que la droite était la droite, la vraie écologiste, puisque que ce soit Jacques Chirac avec le discours de Johannesbourg ou Nicolas Sarkozy avec le Grenelle de l'environnement, l'écologie des résultats, c'est nous et pas l'écologie du blocage de M. Jadot qui n'a absolument aucun autre programme que la décroissance qui mettrait le pays à plat. Donc les vrais écologistes, c'est nous et c'est ça qui a été dit dans le meeting. Vous êtes qui l'a été sifflé Nicolas Sarkozy ? C'est parce qu'un certain nombre d'électeurs sont tristes et ça c'est une réalité.

Un certain nombre d'électeurs sont tristes. Moi je crois...

22:22
Présentateur

Et tristes de quoi ? De son silence ou parce qu'ils craignent aussi un accord avec Emmanuel Macron ?

22:27
Valérie Pécresse

Mais parce qu'aujourd'hui, il y a une droite de conviction dans ce pays et cette droite de conviction, elle est majoritaire et c'est pas une droite des petites combinaisons d'après-élections. Le dernier qui a gagné les élections, le dernier qui a été président de la République ne vous soutient pas. Qu'est-ce qu'il vous reproche Nicolas Sarkozy ? Mais aujourd'hui, ce que je veux dire, c'est que la droite de conviction doit renaître de ses centres. Nous tenons toutes les grandes... Enfin, une bonne partie des grandes régions. Nous tenons un certain nombre de villes.

C'est cette droite-là, républicaine, forte sur l'ordre, qui mettra un terme à l'immigration incontrôlée avec des quotas, qui sera enfin puissante, qui ne mettra pas le désordre dans le pays et la faillite comme Marine Le Pen et Éric Zemmour. C'est cette droite-là qui doit arriver au pouvoir et elle n'a rien à voir avec le zigzag d'Emmanuel Macron qui cite, allez, M. Poutou, M. Hollande et qui, quand on lui demande 5-15 heures de contrepartie au RSA, dit ce sera facultatif, le en même temps, toujours et partout, le en même temps, c'est un immobilisme. Il y a un autre destin pour la France entre l'immobilisme et l'extrémisme. C'est celui d'une droite républicaine.

C'est le mien et c'est celui que j'incarne. Il ne faut pas avoir peur de voter pour une femme, je le dis, parce que les femmes, elles sont fortes. Regardez Margaret Thatcher, regardez Angela Merkel, elles ont défendu leur peuple, bec et ongle. Et donc c'est le moment, il est temps de voter pour une femme présidente.

23:53
Présentateur

Est-ce que vous pouvez dire très simplement, ce matin et très clairement, je n'appellerai pas à voter Emmanuel Macron, quel que soit le résultat, et je ne travaillerai jamais avec lui ?

23:59
Valérie Pécresse

Ce que je peux dire, c'est que je serai moi-même, toujours, avec mes convictions, et que je vais gagner cette élection présidentielle. Vous savez, j'ai toujours été la surprise. La surprise aux régionales, la surprise aux législatives, la surprise à la primaire de la droite. Donc j'appelle les Français à être libres et à voter au premier tour sans jamais regarder aucun sondage. Non mais vous pouvez essayer de rassurer Zemmour qui dit qu'à 23h, vous allez appeler à voter Emmanuel Macron. Eh bien lui, il a déjà appelé à voter Marine Le Pen et il a déjà annoncé qu'il serait candidat aux législatives avec elle.

24:27
Présentateur

Vous ne travaillerez jamais avec Emmanuel Macron ? Non. Vous n'appellerez jamais à voter pour lui ?

24:32
Valérie Pécresse

Moi, j'appelle à voter pour moi, M. Fauvel, parce que c'est aujourd'hui ma conviction, c'est que les Français sont indécis et qu'ils ne veulent pas d'un président qui se dérobe à leur suffrage. J'aurais... Ils veulent le tenter. Courage.

24:47
Présentateur

Les auditeurs, les téléspectateurs de France Info ont la parole dans 5 minutes. Saliah, vous donnez le numéro du standard ?

24:52
Auditeur

Oui, je le connais par cœur. 0809 40 41 42. Vous pouvez appeler dès maintenant.

24:58
Présentateur

0809 40 41 42, prix d'un appel local. On attend tous vos messages, tous vos appels. Valérie Pécresse aussi. Elle y répondra donc jusqu'à 9h30. A tout de suite. Élysée 2022, les matins présidentiels. On vous répond. Valérie Pécresse, invité des matins présidentiels de France Info jusqu'à 9h30. C'est à vous désormais de l'interroger, amis auditeurs et téléspectateurs de France Info. Je salue Jean-Louis du côté de Nantes. Jean-Louis qui est retraité du secteur des transports, qui a 62 ans, qui est en ligne avec nous. Bonjour Jean-Louis.

25:28
Auditeur

Oui, ça coupe, je vous entends. Je ne sais pas si vous m'entendez, mais ça coupe par moments. Chez nous, il n'y a pas de coupure, on vous écoute. Allô ? Bonjour, je vais vous poser ma question. J'espère que vous allez m'entendre. Voilà, vous proposez des suppressions d'emplois dans la fonction publique pour faire des économies. Et j'aimerais savoir si vous pouvez nous dire exactement dans quelle proportion et qui vous allez supprimer. Parce que vous dites que vous allez supprimer, mais on ne sait pas qui, quoi, comment. Est-ce que vous pouvez pour une fois ne pas faire de langue de bois et dire exactement qui vous allez supprimer ?

Deuxième chose, je rebondis sur ce que vous avez dit tout à l'heure. Vous avez dit qu'il fallait plus de police municipale. Mais pourquoi ne pas embaucher de la police nationale ? Si vous voulez mettre plus de police municipale et l'obliger, pourquoi pas tout simplement de la police nationale ?

26:18
Présentateur

Voilà, je vous écoute. Deux questions en une de Jean-Louis. Valérie Pécresse.

26:21
Valérie Pécresse

Alors, d'abord, qui et comment ? C'est non-remplacement de un départ sur trois à la retraite. Déjà, donc il n'y a pas de suppression de poste de personnes qui sont en poste aujourd'hui. Non-remplacement de un départ à la retraite sur trois. Ça fait 200 000 personnes. Et moi, ce que je veux, c'est supprimer les doublons. Je veux le plus grand mouvement de décentralisation depuis les lois de fer. Je veux qu'on fasse plus au plus près. D'où les police municipales. Parce que je veux qu'on ait dans la rue de l'îlotage. Je veux qu'on ait des personnels au plus proche des gens. Et ce que je veux aujourd'hui, c'est que la police nationale retrouve son temps d'enquête.

Vous savez que 40% du temps de nos policiers est passé à faire des procédures. Donc je vais faire un grand choc de simplification pour que la procédure pénale, on puisse faire de la procédure vidéo et que les policiers, qui n'ont pas besoin d'être plus nombreux, mais qui ont besoin de beaucoup plus de temps pour enquêter, puis s'enquêter. Et j'ajoute, j'ajoute, j'ajoute, j'ajoute, qu'avec les 200 000 postes que je supprime dans l'administration administrante, donc dans les procédures, en digitalisant les procédures, qu'est-ce que je fais ? Je recrute 50 000 nouveaux postes dans la justice, dans l'école et dans l'hôpital, là où on en a besoin, c'est-à-dire au plus près des Français.

Et je paye mieux les agents publics. Parce que les agents publics aussi souffrent de l'inflation et aujourd'hui aussi, ils ont besoin d'une revalorisation. Si on fait des économies par ailleurs, avec justement les doublons, les gaspillages, eh bien on pourra mieux payer des fonctionnaires moins nombreux et au plus près du public. Ça s'appelle réformer. C'est ce que j'ai fait dans ma région et je vous assure, Jean-Louis, dans ma région, j'ai supprimé 2 milliards d'euros de dépenses et je les ai rendus aux Français. Et ça leur a permis d'avoir des ordinateurs, notamment pour les professeurs, pour pouvoir faire les cours pendant le Covid.

28:10
Présentateur

Mais du coup, vous nous dites j'embauche à l'hôpital, j'embauche à l'éducation, j'embauche dans la justice, j'embauche dans la police, qui sont les principaux postes, aujourd'hui on a des fonctionnaires en France. Où est-ce que vous les enlevez les 200 000 ? Mais je les enleve... À part les doublons, où est-ce qu'on trouve 200 000 doublons ? Dans quel ministère ?

28:25
Valérie Pécresse

C'est simple, à l'hôpital, dans la santé, je ferme des bureaux, j'ouvre des lits. À l'éducation nationale, je ferme des bureaux, j'ouvre des classes. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre d'organismes para-étatiques, le nombre de comités théodules que nous avons réussi à créer. Moi j'en ai assez de cette agenciarisation de l'État. Je veux aujourd'hui que les ministères retrouvent leur pouvoir. Et je veux surtout décentraliser. Tout le monde fait tout. 2 000 guichets en France d'aide aux entreprises. 2 000 guichets. Je ne suis même pas sûre que les entreprises les connaissent tous.

Donc il faut simplifier et il faut une collectivité, une compétence et pas toutes les collectivités qui font tout en même temps. Alors c'est un gros gros travail, je le reconnais. C'est le travail qu'Emmanuel Macron n'a pas fait. Et c'est ça qui ligote aujourd'hui les Français. Les Français, ils aimeraient bien faire. Mais à chaque fois qu'ils doivent construire, à chaque fois qu'ils doivent faire quelque chose, il y a 12 autorisations à demander. Donc il va falloir tout simplifier. Gaspard Conny, qui était un des candidats du choc de simplification, a fait le Tour de France à cheval pour ça. Moi je le ferai. Et je le dis à Jean-Louis, il aura un meilleur service public.

Parce qu'aujourd'hui on est champion du monde des impôts, mais on n'a pas le meilleur service public rendu.

29:35
Présentateur

Si vous voulez répondre à beaucoup d'éditeurs, Valérie Pécresse, pardon. Mais c'était une question très importante. Il va falloir faire un tout petit peu plus court.

29:41
Valérie Pécresse

Oui, mais pour tous les agents publics. Et on retourne au standard de France Info, Wari de Blois nous appelle. Bonjour Wari.

29:48
Auditeur

Bonjour, bonjour Valérie. Bonjour Wari. Ah, Valérie. Valérie. Valérie, oui, je suis militant LR, mais moi aussi assez critique sur le projet des Républicains. Sur le fait que le projet il est relativement complet. Et relativement parce qu'il y a des territoires qui ont été oubliés. C'est les banlieues. Par rapport à ça, je pense que je ne sais pas si c'est une omission ou carrément une mise à l'écart de ces territoires qui votent relativement assez peu parce qu'ils ne se sentent pas stigmatisés, ils se sentent rejetés. À un moment donné, on a su les émoures sur le fait qu'il fallait encore plus stigmatiser ces territoires alors qu'ils ont besoin d'une reconquête de ces territoires.

C'est faux. On est complètement en France et on assume être France. On a besoin d'être convaincus.

30:49
Présentateur

Wari, pardon, la liaison n'est pas très bonne. On a entendu le début de votre intervention. Wari, non mais moi je veux rassurer Wari tout de suite.

30:58
Valérie Pécresse

Je veux rassurer Wari. Je suis allée d'ailleurs à Maud faire un très grand discours sur justement les banlieues. Moi, j'ai un immense reproche à faire à Emmanuel Macron. C'est qu'il a déchiré le plan banlieue en deux. Mon programme, il est simple. Dans les quartiers, et j'étais dans les quartiers nord de Marseille il y a deux jours. J'étais à Roubaix dans le quartier de l'Alma. Mon programme, il est simple. Moi, c'est pour les habitants que je travaille. Je veux de la sécurité. Je veux tout reconstruire. Je veux du beau, du bon, de la solidité dans les quartiers. Je veux des nouveaux quartiers de ville. Donc, sécurité, mixité sociale, on fait revenir les classes moyennes et réussite.

Parce que s'il n'y a pas la réussite dans les quartiers...

31:37
Présentateur

On garde les quotas de HLM ?

31:38
Valérie Pécresse

Non, en 10 ans, on détruit et on reconstruit des nouveaux quartiers de ville. Des quartiers avec de l'habitat à visage humain. Plus de tours, plus de bars, des immeubles de 5 étages. Comme on l'a fait à Meaux, comme on l'a fait à Chartres, comme on l'a fait à Salon-Provence. Mais vous entendez ce que disent les habitants de ces quartiers. C'est bien beau de refaire les bâtiments, mais en fait, ce qui ne va pas, c'est l'ascenseur social. Mais bien évidemment. Mais pour faire revenir les classes moyennes dans ces quartiers, il faut de la sécurité. Je suis désolée de le dire parce que la sécurité, l'insécurité fait fuir.

Il faut supprimer l'économie parallèle et il faut que les écoles fonctionnent. Et c'est pour ça aussi que je mets le paquet sur la réussite, je mets le paquet sur l'école, les fondamentaux. Une réserve nationale éducative où je paierai des retraités, des étudiants, des actifs pour aller faire du soutien gratuit pour toutes les familles. Je veux que chaque enfant de France ait sa chance. Vous savez que l'éducation, c'est le cœur de mon projet, c'est le cœur de mon engagement. Je suis fille de prof, j'ai moi-même été prof, je veux aujourd'hui que tous les enfants de France aient les mêmes chances. Ce n'est pas le cas dans les quartiers.

Je veux non pas l'ascenseur social, mais l'escalier social fonctionne. Je veux que tous ceux qui se donnent le mal pour réussir, on les aide. Et je veux faire en sorte que les entrepreneurs des quartiers puissent être davantage aidés. Et vraiment, je le dis à Wally, vraiment, les quartiers sont au cœur de mon projet. Je veux une France sans ghetto et je veux une France en 10 ans sans économie parallèle.

33:00
Présentateur

9h10, le fil d'infosolaine crescent et on retourne au standard dans un instant.

33:05
Invité

Pour nous, ce n'est pas terminé, même s'il y a un non-lieu dans l'enquête sur le chlordécone aux Antilles, déclare sur France Info Harry Durimel. Avocat historique des victimes de ce pesticide, les juges d'instruction viennent de clôturer leurs investigations. Sans mise en examen, après 15 ans d'enquête, le chlordécone, aspergé sur les exploitations de bananes, a provoqué de nombreux cancers de la prostate et a pollué les sols. Des bombardements encore cette nuit en Ukraine, à l'ouest du pays, près de Kiev et dans l'est, où un dépôt pétrolier près de Niepro a été détruit par l'armée russe. Volodymyr Zelensky demande devant l'ONU d'exclure la Russie du Conseil de sécurité.

L'Union européenne veut un embargo sur le charbon russe. Plusieurs syndicats de pharmaciens appellent à une grève des tests antigéniques. Ils protestent contre une nouvelle baisse des tarifs de remboursement de 20 à 16,50 euros. Et puis des perturbations sur les sites logistiques d'Amazon en France. Certains salariés ont décidé de débrayer hier et avant-hier pour peser sur les négociations salariales en cours. Les syndicats réclament des augmentations de salaires de 5%. La direction propose 3%.

34:07
Locuteur non identifié

Les matins présidentiels en partenariat avec nos amis du Parisien aujourd'hui en France,

34:21
Présentateur

dont un lecteur, Lucas, est justement en ligne avec nous au Standard de France Info. Bonjour Lucas. Bonjour. 32 ans, consultant digital du côté de Montpellier, c'est ça ? C'est ça exactement. On vous écoute et Valérie Pécresse également.

34:35
Auditeur

Oui, bonjour. Valérie, je vous ai entendu prendre la parole sur la nécessité de développer une souveraineté numérique. Selon vous, quelle a été la principale faiblesse de l'écosystème français ou européen ayant causé cette dépendance aux solutions à l'équipement états-unien, aux équipements chinois ? Et comment comptez-vous concrètement inverser la donne ?

34:54
Valérie Pécresse

Alors d'abord, moi je ne suis pas, contrairement à Emmanuel Macron, fasciné par les GAFAM. Et moi, je ne donnerai pas les données personnelles des Français aux GAFAM. Vous avez vu le Health Data Hub, en bon français dans le texte, la plateforme de données de santé, qui a failli être donnée sans appel d'offres à Microsoft avec toutes les données de santé. Alors, la grande faiblesse, ça a été de ne pas utiliser la commande publique. On a aujourd'hui des collectivités, on a aujourd'hui des grands groupes publics. Il faut que la commande publique aille à nos entreprises françaises et à nos entreprises européennes. Et moi, c'est ce que je fais dans ma région.

Et moi, je demande qu'on ait des quotas petit à petit de commandes publiques, de logiciels français. Notre écosystème numérique en a assez des subventions et des chèques de Macron. Ils veulent des commandes, parce qu'on ne peut pas aller vendre son produit à l'étranger s'il n'est pas déjà acheté par les Français. Donc moi, je demande des quotas. Et je demande qu'on ait un cloud souverain en 2030. Le cloud, c'est très important, c'est là où on stocke toutes les données. Je veux protéger la vie privée des Français. On n'a pas à devenir une colonie des Américains et des Chinois. Moi, je ne suis pas fasciné par les États-Unis comme Emmanuel Macron. Je veux la puissance française.

36:05
Présentateur

Il faudrait enregistrer et voir combien de fois vous avez prononcé le nom d'Emmanuel Macron depuis 40 minutes. C'est lui aujourd'hui le principal adversaire.

36:12
Valérie Pécresse

Mais c'est celui qui refuse le débat. Alors comme il refuse le débat, il faut bien aller le chercher. Il faut bien aller le chercher jusqu'à l'Élysée, où il se protège et il regarde de haut cette campagne en refusant de la faire. C'est le destin de la France qui se joue. Et est-ce qu'on sera demain une grande nation ? Est-ce qu'on sera demain une grande puissance ? Ces questions-là, les Français doivent se les poser avant d'aller voter.

36:32
Présentateur

J'ose à peine vous dire que nous avions convié Emmanuel Macron à venir comme l'ensemble des candidats à cette table. Et qu'il l'a refusé. C'est demain matin l'un de ses représentants, Bruno Le Maire.

36:41
Valérie Pécresse

Mais parce que Marc Tovel, il a peur de votre impertinence et de celle de Sarah Braclia.

36:46
Présentateur

Sarah Braclia à vous, pardon.

36:48
Auditeur

Geoffrey, électeur du Parisien, aujourd'hui en France aussi. Il est consultant en recrutement. Il habite Paris. Et il nous attend en standard de France Info. Bonjour Geoffrey. Bonjour. Donc, ancien Sarkozy, c'était proche de l'UMP. Je parle de moi, évidemment. Comment expliquez-vous la lente agonie des Républicains et le manque de dynamique et de rassemblement à droite autour de votre candidature ? Et autre question. Vous êtes crédité d'environ 10%. Le Parti Socialiste de deux. Donc deux partis historiques. L'un est très malade. L'autre, en tout cas je pense actuellement, prend son dernier souffle.

Les chiffres sont clairs et ne font que prendre cette direction depuis 10 ans pour les présidentielles. Quelle candidature à telle instance et quelle valeur ajoutée a-t-elle réellement de celle d'Emmanuel Macron ? Je vous remercie.

37:33
Valérie Pécresse

D'abord, le système veut installer un duel entre Macron et les extrêmes. Pourquoi ? Parce que c'est l'assurance réélection d'Emmanuel Macron. Alors la vraie différence, elle est simple. Remise en ordre du pays. 32% de hausse des violences. Remise en ordre à nos frontières. Moi je propose des quotas migratoires. C'est la seule possibilité pour choisir qui on accueille. Et pour les pays qui ne sont pas coopératifs et qui ne veulent pas le retour de leurs clandestins, c'est zéro visa. Avec moi, vous aurez le retour à l'ordre. Avec moi, vous aurez le retour des réformes. Celles qu'Emmanuel Macron n'a pas eu le courage de faire. Regardez-le. Regardez-le en Corse.

En Corse, il méprise les territoires. Il y a un mouvement dans la rue. Pof, il lâche l'autonomie. C'est un président qui cède à la rue. Vous ne pouvez pas élire un président qui cède à la rue. Moi, quand j'étais ministre des universités, j'ai tenu neuf mois face aux gauchistes. Et j'ai fait la réforme de l'autonomie des universités.

38:29
Présentateur

Vous n'avez pas que des gauchistes dans la rue sur la réforme de l'université aussi ? Ah bah quand même beaucoup. Avec des gauchistes.

38:35
Valérie Pécresse

J'ai fait beaucoup d'évacuation de fac. Je peux vous en parler abondamment. Ce que je dis, c'est qu'aujourd'hui, il ne faut pas faire de la politique spectacle. Alors pour la politique spectacle, pour les beaux discours, votez Macron pour les actes. Votez pour moi. Juste Valérie Pécrate, c'est qui le système ? Oui. C'est qui le système qui veut le duel Macron-Le Pen ? Eh bien c'est le système. Vous en faites partie du système. Eh bien non, non, non. Plus de 20 ans. Non, non. Je vous le dis. Écoutez, quand Emmanuel Macron est allé à Bruxelles expliquer qu'il n'y avait rien entre lui et les extrêmes, qu'est-ce qu'ont répondu les droites européennes ? Elles ont dit mais c'est faux.

C'est faux en Europe, c'est les droites européennes qui dirigent. Donc il faut relever la droite. Et s'il y a aujourd'hui dans notre parti un certain nombre de personnes qui n'ont pas intérêt personnellement à ce que la droite se relève, j'en suis désolé. Mais moi je suis là pour défendre les convictions d'une vraie droite qui veut se relever, qui est à la fois forte, qui est à la fois juste et qui défend aussi la liberté contre la technostructure, la technocratie qui vous empêche de créer, qui vous empêche de réindustrialiser la France. Parce que c'est ça la vérité. On parle de réindustrialisation, on a 85 milliards de déficits de la balance commerciale.

On parle de nos agriculteurs et Emmanuel Macron fait voter la décroissance agricole à Bruxelles. Donc il y en a assez de ceux qui dirigent le pays et qui font le contraire de ce qu'ils disent. Geoffrey, vous êtes toujours là ?

39:54
Auditeur

Oui.

39:55
Valérie Pécresse

Attendez, juste un mot, vous vous êtes présenté il y a quelques instants.

39:57
Auditeur

La droite s'est totalement dévoyée. Il y a eu beaucoup de paroles, peu d'actes. Ça c'était il y a 10 ans, regardez ce que je fais à la région. C'est les clauses en lambeau. Il y a sûrement une raison, il y en a plein des raisons. Beaucoup de paroles et pas beaucoup d'actes réels.

40:12
Présentateur

Vous vous êtes présenté il y a 5 minutes, pardon Valérie Pécresse, comme un ancien sarkoziste. Puis-je vous demander pour qui vous aurez voté dimanche ?

40:19
Auditeur

En tout cas, je ne voterai pas pour Valérie Pécresse, c'est évident. Et je suis totalement dans le flou. Les Républicains ont perdu nos statuts, ont perdu une direction depuis un bon moment. Nicolas Sarkozy l'avait incarné. Il est aussi beaucoup déçu. Donc si les Républicains font entre 8 et 10% ce dimanche, ce ne sera pas une révélation, ça va dans ce sens.

40:44
Présentateur

Si Nicolas Sarkozy avait clairement appelé à voter pour Valérie Pécresse, vous l'auriez suivi ou pas ?

40:49
Auditeur

Non, d'ailleurs il ne l'a pas fait. Il ne l'a pas fait, voilà. Il ne l'a pas fait.

40:59
Valérie Pécresse

Mais Geoffrey, est-ce que je peux vous poser une question indiscrète ? Est-ce que je peux vous poser une question indiscrète ? Est-ce que vous êtes francilien ?

41:06
Auditeur

Je vous entends mal.

41:07
Valérie Pécresse

Pardon Geoffrey, est-ce que je peux vous poser une question indiscrète ? Est-ce que vous êtes d'Île-de-France ?

41:11
Auditeur

Oui, oui, je suis parisien moi depuis...

41:13
Valérie Pécresse

Et est-ce que vous avez vu ce que j'ai fait ? La charte de la laïcité, la lutte contre la burqa, l'interdiction du burqini contre Emmanuel Macron. Est-ce que vous avez vu ce que j'ai fait comme bouclier de sécurité ? Je fais de la coproduction de sécurité. Si vous voyez des voitures de police avec marqué Île-de-France qui circulent dans Paris, c'est parce que c'est moi qui ai dû les payer et pas l'État. Comment pouvez-vous dire qu'Emmanuel Macron va rétablir la sécurité ? Comment pouvez-vous dire que je ne tiens pas mes promesses ? Moi, je tiens toutes mes promesses. Et quand j'agis, je fais.

41:40
Présentateur

Merci infiniment Geoffrey, lecteur du Parisien aujourd'hui en France qui était en ligne avec nous. Le fil info 9h20, la suite de cet exercice de dialogue entre les auditeurs, les téléspectateurs de France Info et Valérie Pécresse juste après. Solène Cresson.

41:53
Invité

Pour le président du Conseil européen, des sanctions sur le pétrole et le gaz russe sont nécessaires tôt ou tard. L'Union européenne veut prendre de nouvelles sanctions contre la Russie avec un embargo sur le charbon. C'est impossible d'exclure la Russie du Conseil de sécurité de l'ONU, explique à France Info le chercheur Bertrand Baddy. C'est l'une des demandes du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Pas de motif discriminatoire à ce stade. Dans la mort de Jérémy Cohen, ce jeune homme mort percuté par un tramway à Bobigny en Seine-Saint-Denis après avoir été frappé par plusieurs jeunes. Plusieurs milliers de personnes pour applaudir.

Hier soir, Jean-Luc Mélenchon, le candidat à la France Insoumise en meeting à Lille est retransmis dans 11 autres villes simultanément avec des hologrammes. Dans l'affaire du cabinet de conseil McKinsey, des magistrats anonymes jugent anormal que le parquet ne déclenche pas d'enquête dans une tribune publiée dans l'hebdomadaire Marianne. Et puis un gros contrat pour Ariane Espace. Amazon va utiliser le nouveau lanceur européen Ariane 6 pour envoyer ses satellites destinés à l'Internet au débit. France Info.

43:01
Locuteur non identifié

Élysée 2022, les matins présidentiels. On vous répond. Salia Brakia, Marc Fauvel.

43:07
Auditeur

Toujours avec Valérie Pécresse, candidate Les Républicains à la présidentielle. Dominique de Toulouse nous appelle au standard de France Info. Bonjour Dominique.

43:14
Invité

Bonjour aux journalistes de France Info. Bonjour à Valérie Pécresse. Bonjour à tous les auditeurs. Bonjour. Ma question porte sur le droit à la connaissance des origines des enfants nés sous X, parce que je suis moi-même nés sous X. Et Valérie Pécresse, vous faites preuve d'empathie en disant que vous allez faire évoluer la loi de l'accouchement sous X, qui bafoue les droits de l'enfant en fait. Et ma question, c'est est-ce que vous êtes prête à aller un peu plus loin ? C'est-à-dire de permettre aux enfants, aux ados, pas seulement curieux, mais en détresse, de connaître leurs parents biologiques dès l'âge de 14-15 ans et pas seulement 18 ans. Et également de faire sauter le véto de contact.

C'est-à-dire en gros, une fois qu'ils ont les informations sur leur mère biologique, vous savez, qu'ils puissent au moins la rencontrer, quitte à mettre en place des médiations. Moi, pour le premier point, j'ai téléphoné dans un foyer d'adoption à Toulouse pour connaître mes parents biologiques, j'avais 14 ans. Et ma mère biologique, j'ai rencontré, ça m'a fait du bien.

44:02
Valérie Pécresse

Valérie Pécresse. Alors, j'y suis favorable depuis des années. J'ai travaillé sur ces sujets de famille et je suis favorable. Et c'est aussi pour ça que sur la PMA pour toutes, j'avais demandé que vraiment on puisse avoir accès aux origines. Parce que je connais cette détresse et je sais que beaucoup d'enfants ont besoin de savoir juste, de connaître. Après, c'est pas leurs parents, c'est pas les personnes qui les ont élevées, mais c'est leurs origines. Et le droit aux origines, pour moi, c'est sacré. Mais il faut aller plus loin ? Et je suis tout à fait favorable à aller plus loin.

44:31
Présentateur

Madeleine nous appelle de Paris. Bonjour Madeleine.

44:35
Valérie Pécresse

Bonjour.

44:36
Présentateur

Retraitée, vous étiez professeure d'anglais auparavant et conseille en ressources humaines. Je peux donner votre âge, Madeleine ?

44:43
Auditeur

Tout à fait.

44:44
Présentateur

82 ans, auditrice de France Info. Valérie Pécresse vous écoute, bienvenue.

44:48
Auditeur

Bonjour Madeleine. Bonjour Valérie. Je vous soutiens fermement. Alors, ma question, d'abord je vous félicite de faire une coordination entre les retraites et le SMIG. C'est merveilleux. Mais je voudrais vous demander s'il ne serait pas possible aussi de lier la chose au financement du 4e âge.

45:09
Présentateur

C'est-à-dire, pardon, votre question Madeleine, est-ce qu'on peut...

45:13
Auditeur

Oui, alors... Est-ce qu'on peut lier la réforme des retraites au financement du 4e âge ?

45:21
Valérie Pécresse

Absolument. Et vous avez tout à fait raison Madeleine, parce que le sujet aujourd'hui, c'est le reste à charge pour les familles lorsqu'il faut envisager d'aller dans un EHPAD. Et ça coûte très cher. Donc moi, ce que je vais proposer, c'est 2500 euros de crédit d'impôt pour permettre à tous les Français qui le souhaitent d'aménager leur logement pour pouvoir y rester le plus longtemps possible, mais aussi de pouvoir financer des aides à domicile. Parce que ce que veulent les Français, c'est rester le plus longtemps possible chez eux. Et je veux leur donner ce droit.

Et je veux aussi permettre aux aidants familiaux de prendre des congés lorsqu'ils s'occupent, des congés rémunérés, lorsqu'ils s'occupent d'une personne qui est d'une proche qui est dans le grand âge. Parce que ces aidants familiaux apportent un plus qui est inestimable. Ils apportent l'affection. Et tout ça coûtera beaucoup moins cher à la société que les socialisations collectives. Et j'ajoute que je mettrai fin au scandale des EHPAD que le gouvernement a laissé se développer. Je mettrai une tutelle départementale sur tous les EHPAD et je demanderai que les députés et les sénateurs aillent contrôler qu'on traite dans les EHPAD avec dignité les résidents.

Et je ferai une nouvelle loi pour que les familles et les résidents des EHPAD puissent participer au conseil d'administration des EHPAD. C'est scandaleux ce qui s'est fait. C'est un scandale d'État. Personne n'en parle. Et aujourd'hui, moi, je vais mettre ce scandale sur la table. Merci beaucoup, Madeleine.

46:49
Auditeur

Il me semble que Thierry nous attend au standard. Thierry, bonjour. Oui, bonjour. Vous nous appelez d'Auxerre.

46:55
Présentateur

Bonjour, Thierry.

46:56
Auditeur

Oui, je l'appelle sur la route, mais je suis de la région d'Auxerre.

46:59
Présentateur

Vous avez un kit main libre, rassurez-nous.

47:01
Auditeur

Oui, j'ai un kit main libre. Bon. Ne vous inquiétez pas. Allez-y. Voilà, moi, je vais vous le dire, je me permets de vous appeler pour savoir pour l'énergie verte ce que vous voulez faire déjà. Et je vous pose la question que je vous pose. Qu'est-ce qu'on en fait après ? A savoir que le recyclage comme les panneaux solaires, à savoir qu'au bout de 30 ans, ce n'est pas recyclable. Alors, ne me dites pas que ce n'est pas vrai parce que je suis un peu dedans. Et à savoir que les éoliennes, c'est la même chose. Alors, je voudrais savoir quand on parle des énergies vertes, ce qu'on en fait après. C'est pour donner le problème aux autres ou c'est votre problème aussi ?

47:37
Valérie Pécresse

Non, vous avez raison. De toutes les façons, toutes les installations industrielles, il faut penser au recyclage après. Mais c'est pareil pour les centrales nucléaires. Vous savez, le démantèlement d'une centrale nucléaire, c'est très compliqué. Le vrai sujet qu'on a, c'est qu'on doit sauver la planète. On doit être zéro carbone en 2050. Et vous savez qu'Emmanuel Macron a fait condamner la France pour une action climatique. Donc, il va falloir qu'on fasse des énergies renouvelables tous azimuts.

J'ajoute, puisque vous êtes sur la route, qu'il va falloir aussi qu'on fasse du bioéthanol, des biocarburants avec nos agriculteurs, qu'on aide les automobilistes à changer leurs voitures et à pouvoir mettre des kits bioéthanol. Donc, moi, j'irai tous azimuts sur ces nouvelles filières d'énergie renouvelable. Sur l'éolien, ce ne sera jamais sans l'accord des populations parce que le seuil de tolérance a été franchi dans un certain nombre de territoires. Mais oui, il faudra qu'on pense au recyclage de tout ça. Et ça va être un gros chantier industriel du prochain quinquennat. Comment on recycle ? Et comment on recycle aussi les téléphones portables usés, les ordinateurs usés ?

Vous savez qu'il y a 100 millions de téléphones portables usagés dans les placards et les tiroirs des Français. Moi, je donnerais 10 euros pour chaque téléphone portable rendu, 50 euros pour chaque ordinateur rendu. Et il va falloir qu'on développe des filières de recyclage. Vous avez totalement raison, c'est le grand défi industriel de demain.

49:00
Présentateur

René de Marseille, question laissée sur franceinfo.fr. Valérie Pécresse, Éric Zemmour veut supprimer l'audiovisuel public. Et vous ?

49:08
Valérie Pécresse

Moi, je veux faire des réformes pour qu'on dépense mieux l'argent.

49:11
Présentateur

Vous nous avez dit tout à l'heure, on arrête avec la redevance.

49:13
Valérie Pécresse

On arrête avec la redevance parce que comme elle était assise sur la taxe d'habitation, ça va finir par coûter plus cher de la collecter que de recevoir les paiements. L'audiovisuel public, je ferai une loi de programmation pour garantir le financement. On a besoin d'un audiovisuel public. Je vous explique pourquoi. Parce qu'on est à l'heure des fake news et qu'à l'heure des fake news, on aura besoin à un moment donné d'avoir un audiovisuel dont on est sûr que les informations sont fiables. Si tant est que l'audiovisuel public respecte évidemment toutes les chartes de déontologie. Mais j'y veillerai. Et de pluralisme. J'y veillerai aussi.

Parce que quelquefois, on a le sentiment sur l'audiovisuel public que le pluralisme n'est pas toujours respecté politique. Mais au-delà de ça, je pense que là aussi, comme dans partout, il y a des économies à faire dans l'administration administrante.

50:01
Présentateur

Est-ce que vous privatisez une chaîne ou plusieurs ? Est-ce-il oui ? Lesquelles ?

50:04
Valérie Pécresse

Je vais faire des économies. Nous ferons une revue des politiques publiques partout. L'audiovisuel public n'y échappera pas. Mais je veux un audiovisuel public fort parce que je veux du pluralisme à la télévision et à la radio et des informations fiabilisées. Et ça, on le sait, l'audiovisuel public peut nous le garantir.

50:23
Présentateur

Merci à vous Valérie Pécresse, candidate soutenue par la République. Elle a été ce matin l'invité.

50:27
Valérie Pécresse

Et par les centristes. Ne les oubliez pas parce qu'ils sont malheureux quand on ne les cite pas.

50:31
Présentateur

C'était ce matin l'invité des matins présidentiels sur France Info et sur l'audiovisuel public à la radio et à la télé. Canal 27. Demain, Bruno Le Maire sera assis à votre place. Merci Madame Pécresse. Si vous aimez le 830 France Info, on vous conseille Élisée La Bataille, le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses. A découvrir sur votre appli de podcast préférée et sur France Info.fr