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InterviewPascal Boniface· 1 juillet 2026 26 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Mon combat sur Gaza. Avec Aymeric Caron | Entretiens géopo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment expliquer cet engagement fort pour les Palestiniens ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui te motive dans ce combat ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Tu as subi des attaques et des menaces, qu'est-ce qui t'a poussé à continuer ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi n'es-tu plus invité dans les médias traditionnels ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Que faire pour améliorer le traitement médiatique de Gaza ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30Aymeric CaronChiffre
    « La parance a été vandalisée une dizaine de fois. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonjour, bienvenue à Comprendre le monde. Je suis avec Emeric Caron, député à parenté LFI de Paris. Bonjour Émerric.

Bonjour Pascal. Tu es l'un des parlementaires, voir certainement le parlementaire le plus engagé depuis la guerre de Gaza pour défendre le droit des Palestiniens. Comment expliquer ça ?

Généralement, il y a quand même souvent des attaches communautaires ou quelque chose dans la vie personnelle. Comment expliquer cet engagement qui par on y reviendra euh ne t'apporte pas que des satisfactions ou des facilités ? Comment l'expliquer ?

C'est une bonne question que je ne suis jamais vraiment posé moi-même. D'abord, il y a l'évidence de l'injustice absolue de ce que vivent les Palestiniens. Alors évidemment depuis presque 3 ans maintenant, plus de 2 ans et demi avec le génocide mais aurait été depuis près de 80 ans.

Donc il y a déjà cette il y a déjà cette réaction face à une situation qui est absolument intolérable pour quiconque est soucieux des droits humains. En réalité, c'est cet engagement, il fait suite à d'autres engagements dans ma vie, je crois, qui qui sont un peu du du même académic. Pourquoi ce plan ?

Parce que ça pourrait se dire, bon, je fais un communiqué pour dire que je suis pas d'accord et je passe à autre chose. Là, c'est quand même devenu une part importante de ton activité parlementaire. C'est devenu une part très très importante.

Ça l'était d'autant plus lorsqu'on était au plus fort du génocide parce que le génocide continue. Mais bon, je pense que ceux qui t'écoutent le savent parfaitement mais c'est toujours bon de le rappeler. Le génocide ne s'est pas arrêté lors de la signature du CCL feu en octobre dernier.

Simplement le l'intensité du génocide n'est plus la même puisque le plus fort du génocide c'était des dizaines d'enfants qui étaient tués chaque jour. L'UNICEF à un moment parlait d'une classe entière trentaine d'enfants tués chaque jour. Maintenant c'est au moins un enfant tué chaque jour.

Ça ça prend pas en compte tous les blessés qui sont très très nombreux, des blessures extrêmement graves évidemment avec des des séquels à vie. Donc on peut pas se taire aujourd'hui en considérant que ça y est, le problème est régl puisque le problème n'est absolument pas réglé. Alors pourquoi je me suis engagé autant ?

D'abord parce que j'étais assez fê de constater que peu de gens été s'engager au moins au début parce que même si maintenant il y a une parole on va dire à peu près majoritaire pour dire que ce qui se passe à Gaza est scandaleux ça déjà pas vraiment c'est pas ce qu'on entend dans les médias parce que dans les médias on entend plutôt c'est la guerre et on n pas d'om s'en casser les œufs. Alors, je parlais de la classe politique, tu vois, qui commence à Je rappelle qu'au début, on était très très peu nombreux les premières semaines, les premiers mois. Maintenant, bon, l'idée que ce qui se passe à Gaza est absolument honteux et porté a priori par les verbes, même par le PS.

Alors, pas tout le monde PS, pas tout le monde, on est d'accord, mais bon, il y a quand même une ration puis surtout dans l'opinion, dans l'opinion, je crois que c'est quand même bien compris que enfin au Parlement, les Républicains chez les Macronistes, c'est divisé. les Riens sont très pour Israël ainsi que les Rennes. Tout à fait.

Il y a une énorme influence proélienne avec des lobby très fortes et ça je crois qu'on en a déjà parlé Pascal les lobby qui ont toujours une énorme influence aujourd'hui sur le parlement. Alors évidemment la figure la plus emblématique de ce lobby, c'est Carolineador que moi j'appelle la députée du Lou à l'Assemblée nationale hein. C'est celle qui a essayé de faire passer une loi pour criminaliser toute critique d'Israël.

Je résume les choses mais bon je pense que c'est un bon résumé. euh loi qui devrait être prise donc par le gouvernement et notamment euh Aurore Berger qui elle aussi est une voix d'Israël au Parlement et on sait que il y a des groupes de pression qui travaillent hein pour euh faire passer les points de vues israéliens, les points de vues de Netaniau au sein de cette assemblée notamment via un groupe de login qui s'appelle Elnet. Ce qui explique que effectivement il y a quand même pas mal très peu de gens donc il y a peut-être un consensus pour dire ce qui se passe là-bas n'est pas normal mais il y a très peu de gens qui le disent publiquement et très peu de gens qui le font avec la constance avec laquelle tu le fais.

Et ce qui se passe, c'est que très longtemps, c'est ce qui est en train d'évoluer, ce qui est extrêmement positif, et tu tu le sais bien Pascal, tu es très bien placé pour le savoir. Euh très longtemps, les personnes qui dénonçaient les les agissements du gouvernement israélien et de l'armée israélienne euh vis-à-vis des Palestiniens étaient taxés d'antisémite. Ça va changer.

Ça commence à changer. Alors bien sûr, mais non, mais tu auras toujours ce qui change, c'est que tu auras toujours les portees-paroles du lobby israélien en France, ils continueront à le dire. Mais ça commence à ne plus être pris vraiment au sérieux par les personnes qui s'intéressent de près à ce sujet parce que ce conflit, il a une conséquence, c'est qu'il a obligé beaucoup de gens quand même à se poser des questions sur ce qui se passait au proche orient alors qu'en réité c'était un conflit j' même pas dire conflit parce qu'en réalité c'est une colonisation une occupation qui était sortie des radars depuis 20 ans et donc ça laissait tout l'espace pour ce que tu appelles toi-même enfin ce qu'on appelle mais toi tu as bien utiliser ce motbara quoi. c'està dire cette propagande israélienne d'abord parce que c'est un sujet la Palestine qui est pas si complexe qu'on veut bien le dire mais qui nécessite quand même d'avoir quelques bases historiques pour bien comprendre et pour comme il y a en face une vraie offensive de propagande de mensonge et cetera, il faut quand même avoir un peu les armes pour dégoupiller tout ça et pour bon ce qui fait que je comprends que le grand public parfois s'y perde un peu et puis mais qui a raison finalement c'est vrai que si on a des médias qui sont majoritairement porteurs de la propagande israque Ben je comprends que chez soi bah on puisse se laisser abuser par ça et je pense que l'une des conséquences du génocide c'est que précisément on voit aux États-Unis très clairement de toute façon la France un peu en retard par rapport aux États-Unis aux États-Unis la match est plié oui ben oui voilà donc on a bien vu que l'opinion a changé pour la première fois l'image Israël est négative aujourd'hui dans l'opinion et cetera et cetera il y a beaucoup de juifs qui s'expriment aux États-Unis contre Israël et cetera, beaucoup plus qu'il ne le faisait avant et cetera.

Mandanie qui est élu dans la ville juive la plus importante. Voilà. Exactement.

Et ça va arriver en France aussi. Je je je j'en suis persuadé. Et ça en prend petit à petit le chemin.

Qu'est-ce qui te motive ? Quel est ton moteur ? Parce que là après je veux dire tuen feras en plein on y reviendra.

Tant que c'est une question de justice. Tu tu subis quand même des attaques en permanence. C'est pas confortable.

Non, c'est c'est mais la question est enfin soit on s'engage effectivement euh pour des avantages personnels, on s'engage en politique ou pour je ne sais quelle cause parce qu'on se dit qu'on va y trouver un intérêt propre. Euh c'est pas ma conception de la politique. Euh j'ai jamais choisi des combats euh qui devaient m'apporter quelque chose enfin cette insincérité qui peut-être anime certaines personnes du paysage politique hein.

C'est possible ça peut arriver. Ça peut arriver de temps en temps. Euh ouais, c'est pas quelque chose qui moi me satisfait.

J'ai porté plusieurs combats de manière publique et je me suis jamais demandé avant de les porter si ça allait m'être bénéfique. Là en l'occurrence ce qui s'est passé à Gaza était c'est c'est l'évidence de l'horreur, c'est l'évidence de l'injustice, c'est l'évidence de l'inhumanité qui se déroulait sous nos yeux qui qui photos qui lui très souvent d'enfants qui sont qu'on ne voit pas dans les médias d'enfants qui sont défigurés, qui sont handicapés, qui sont mutilés. Bon, j'ai été sidéré.

Le fait que je sois journaliste, tu m'obliges à faire mon introspection parce que je suis jamais interrogé. Bon donc le fait que je sois journé ça sans doute joué. D'abord par mon expérience de reporter, j'étais reporter de guerre, j'ai couvert des conflits, j'étais notamment en Irak, je passé un mois et demi en Irak en 2003 mais j'étais allé avant la les bombardements, je suis retourné après.

Donc ça ça doit être sans doute le conflit que j'ai suis de plus près puisque j'étais sous les bombes avec les iracins, même si la campagne au baron n'a bien rien à voir avec ce qui se passe à Gaza. Enfin franchement c'est mais c'est donc mais mais j'étais là pas donc a priori je sais ce que c'est une guerre. J'ai vécu auprès de gens qui subissaient inoffensif et cetera.

Donc forcément, je suis très sensible à ces choses-là. Et puis en tant que journaliste, je m'interroge tout le temps sur la manière dont les faits sont relatés, dont ils nous sont présentés. Et j'ai été sidéré dès les premiers jours, les premières semaines de l'offensive israélienne à Gaza par le déséquilibre absolu et total de la manière dont les journalistes nous présentaient la situation.

Et je savais que c'était faux. Je savais que ce n'était pas bien. Je savais que ce n'était pas déontologique.

Je le savais parce que c'est mon boulot. C'était mon boulot. Et donc euh quand moi je voyais toutes les images qui tombaient sur les réseaux sociaux de ces enfants déchiquetés, effectivement la cause des enfants, elle elle me touche au trip comme beaucoup de gens derrière.

Mais je donc les enfants en particulier, mais des hommes et des femmes mais des enfants, des bébés qui sont pas des militants du Hamas par définition. Non. Sauf que pour beaucoup d'Israéliens, comme tu sais, ce sont des terroristes en devenir.

Oui. Donc il faut les éliminer aussi. C'estàd que ça aussi cette cette euh cette humanité totale affirmée, décrétée il faut tuer les partisans d'Israël en France n'ose sport pas reprendre cet argument qui est pourtant la motivation.

Le fait de dire que il ce témoignage glaçant d'un soldat israélien dans économiste qui disait oui en fait un plus de 16 ans c'est un combattant et moins de 16 ans c'est un c'est d'une parole nazi c'est une parole nazie il y a des nazis en Israël enfin je crois que il faut être for brchine le dit lui enfin le disait puisqu'il est décédé il y a peu de temps. Lui-même l'avait dit mais c'est encore tiens regarde dans dans dans quand même le constat des choses sont en train de changer. J'ai essayé moi depuis 3 ans de d'ouvrir le débat en utilisant parfois des mots qui étaient jusqu'à tabou Gaza qu de concentration.

Voilà la première fois j'ai utilisé ça. Il y a plein de gens qui me sont tombés dessus gazade concentration. Aujourd'hui plus personne ne le nirait des l'armée israélienne qui a des méthodes de nazi on n pas été nombreux à le dire à un moment aujourd'hui.

Enfin tous les il y a Jeaner qui l'a dit puis il a changé d'avis depuis [rires] Jean ce serait très curieux. Tu as raison, tu fais référence à une une séquence, je crois qu' a eu lieu sur LCI, me semble-t-il, au tout début de du génocide. Il a effectivement dit quelque chose comme ça et puis après il a complètement retourné sa veste pour devenir l'un des plus fervants soutiens de l'offensive israélien qu'est-ce qui s'est passé ? il a dû se passer quelque chose.

Donc il y a il y a ça le fait que je constatais que il y avait une inégalité de traitement qui était absolument scandaleuse, que il y avait vraiment la déshumanisation assumée par les médias français et par les politiques français des Palestiniens qui nous ont clairement dit par le silence qu'ils ont imposé sur la couverture de ce qui se passait à Gaza. Ces morts-là, il ne faut pas en parler, ils ne comptent pas. Et l'évidence très vite que s'ils ne comptaient pas, c'est parce qu'ils étaient arabes, parce qu'ils étaient musulmans, parce que ils incarnit effectivement la suite de notre histoire coloniale qu'il fallait surtout pas contredire.

Et puis alors euh ce qui pour moi était une sidération totale et absolue, c'est d'observer des pays comme la France, les États-Unis évidemment euh l'Allemagne, bon, on pourrait parler du cas très spécifique, très parculé de particulier de l'Allemagne qui en est à soutenir à commettre ou à soutenir son 3è génocide. Euh et puis l'Angleterre et puis nous alors nous alors le pays-pare des droits humains qui tout à coup ne trouvait rien à redire à ce qui se passait à Gaza en niant cette réalité. Alors on disait oui mais il y a pas de journaliste.

Alors déjà qui est pas journaliste c'est pas normal. Comment vous acceptez déjà qu'il est pas de journaliste ? Enfin moi qui é reporte de guerre enfin je suis toujours rentré dans les pays où je voulais aller pourir les conflits.

Là ça choquait personne que Israël est fermé et tout sachant qu'on connaissait quand même déjà la tradition d'Israël à tuer les journalistes qui les dérangaient. Oh, comme par hasard, un sniper qui se trompait, qui allait tuer une journé là. Donc, on savait très bien ce qui est en train de de se passer.

Mais il se trouve que les palensiens étant tellement courageux, tellement résilients, tellement résistants qu'ils ont filmé eux-mêmes le génocide dont ils étaient les victimes. Et ils nous ont envoyé tous les jours les images en nous demandant de les relayer, en nous demandant de parler d'eux et on les avait pour quiconque voulait bien faire l'effort d'aller regarder un petit peu les images. Elles étaient là, elles étaient à disposition.

Alors la seule chose évidemment c'est que comme on se faisait accusé à chaque fois par tout lobby préetanou de diffuser des fake news Estros tu te souviens qui qui a raconté quand même que les bébés qu'on voyait sur les vidéos c'était des poupées le fameux concept de paliwood il y a sur le territoire français des gens qui ont dans le cerveau enfin de la matière fécale je tiens vraiment à le dire c'estàd que quand on a une une une vidéo qui arrive d'un massacre et que l'occupation de certaines personnes toute la journée va être de prendre cette vidéo pour on faire une communication tendante à expliquer qu'elle est mensongère, que c'est du ketchup, c'est pas du sang, que c'est un bébé en plastique et pas un vrai bébé et cetera sans la moindre preuve. C'estàd le niveau d'inhumanité qu'il faut pour vite vite vite vite faire une communication qui au lieu de s'interroger, c'estàd même si on est des soutiens d'Israël, on voit ça, on dit "Mais c'est vrai ou c'est pas vrai ?" parce que si c'est vrai, il faut quand même que je me pose des questions.

Non non, on va soutenir aveuglement au point où on va soi-même devenir un agent d'une communication tendante à montrer que toutes ces atrocités ne peuvent être que fausses. Donc on avait les moyens d'informer et j'étais sidéré par le fait que les médias qui étaient chargés de le faire ne le faisaient pas. Et c'est la raison pour laquelle avec mon équipe bah pendant des mois et des mois et des mois on a fait un c'était plusieurs heures par jour où on vérifiait chaque vidéo.

Qui est l'auteur de la vidéo ? Est-ce que tu as des demandes à l'équipe ? tu as des références, c'est un journaliste qui est connu, qui est pas connu, c'est un anonyme, on regardait si c'était un journaliste qui avait déjà publié ailleurs avant le génocide, s'il était pas correspondant pour telle ou telle cire.

Et donc, j'ai jamais été pris en flamant d'éli de mensonge, je crois, sur aucune des vidéos que même si certains ont voulu faire croire à plusieurs reprises. Et d'ailleurs, Raphaelen, par exemple, a une plainte contre lui à ce sujet puisqu'il a diffusé une fake news en prétendant qu'une des photos qu'il avait diffusé euh d'une mère affamée avec son enfant pendant pendant la période de famille à Gaza que c'était une photo du Yemennen, que j'étais un un député qui multipliait les fake news et cetera. Il a écrit ça sur Twitter, il a relayé et bien je retrouverai une de tribunal et il sera condamné.

Alors en fait si je comprends bien ta motivation, c'est à la fois une une réaction morale par rapport à ce qui se passe là-bas qui est inacceptable mais aussi une réaction par rapport en fait on insulte notre intelligence en diffusant des fausses nouvelles. C'est que pour masquer ce qu'il y a quand même crime de guerre, criité et génocide en fait on ment en permanence et grosso l'argumentation ne passe pas à la rente de la rationalité. manière beaucoup plus simple, je pourrais très dire simplement j'ai l'image d'un bébé déchiqueté qui me parvient sous mon téléphone puis une deuxième puis une trè puis tous les jours puis ça tombe comme ça et il me semble que la réaction de tout être humain queles que soient ses opinions politiques sur les autres sujets libéral pas libéral machin on devrait tous avoir la même réaction c'est immonde c'est ignoble il faut arrêter ça tout de suite.

On devrait tous avoir cette réaction là. Et j'étais sidéré de constater que parmi mes congénènaires, on avait pas du tout tous la même réaction. Qu'il y a des gens qui disaient "Non, non, je je veux pas voir." D'autres qui disaient "Oh, c'est faux, c'est bidon ce que je te racontais à l'instant." D'autres qui disaient "Oui, mais c'est mérité, il le mérite." Je dis "Mais euh c'est pour ça que j'ai eu cette phrase.

J'avais repouillé le phrase de de Jean-Pierre Mignard qui a ensuite été détourné par le premier ministre contre au qui j'ai aussi déposé plainte parce que là on pourra peut-être en parler dans quelques instants. Le niveau de fake news qui a été aussi manipulé par les représentants du gouvernement est quand même assez sidérant. Donc j'avais j'avais repris une phrase de l'avocat Jean-Pierre Mignard qui avec sur Twitter nous n'appartenons pas à la même humanité.

Et j'ai dit effectivement ceux qui soutiennent le génocide et moi, nous n'appartenons pas à la même humanité. Euh et je je maintiens cette phrase effectivement, il y a une question d'humanité basique et là constater que euh des gens qui qui sont locataires d'un pays qui se dit dépositaires des plus belles valeurs humanistes se disent "Mais non, on peut laisser des tuer des bébés, des enfants se faire exterminer par milliers, par dizaines de milliers." Bah c'est absolument sidérant.

Donc c'est pour ça que c'était viscéral. C'est viscéral pour moi que de que de que de réagir sur ce c'est pas viséal pour tout le monde et ce cet engagement constant depuis tu as quand même valu beaucoup d'ennui. Tu as été menacé, tu as tu as eu enfin quand même de ça ça a pas été très confortable.

Ça a pas été confortable pour moi. Ça a pas été confortable surtout pour ma famille puisque ma famille a été très impactée par tout ça puisque un moment le niveau de menace était tel que je ne sortais plus dans la rue avec ma famille, je ne voyageais plus dans le train au même endroit. On prenait pas des billets dans le même wagon parce qu'on savait jamais ce qui pouvait m'arriver et je voulais pas qu'elle soit mêlée, témoin ou voir même qu'on s'emprene directement à eux puisqu'il y avait des menaces qui les visaient directement.

Euh oui, ça a eu beaucoup de conséquences, beaucoup d'inconfort. Donc tu as concrètement reçu des menaces de mort. Tu as été aussi souvent enfin ta parance a été plusieurs fois vandalisée.

La parance a été vandalisée une dizaine de fois. J'ai reçu des menaces de mort régulièrement. Certaines ont visé directement ma famille.

Et donc tu as reçu une protection de la police de ce fait ? La police a toujours refusé de J'aurais demandé, j'ai écrit au préfet de police, au ministre de l'intérieur aussi, j' dit écoutez moi ça va euh mais protéger ma famille au moins puisque ça crée quand même un vrai climat de tension. Ça a eu des conséquences aussi bon à l'école et cetera sur lesquelles je veux pas m'étendre ici.

Et euh ils ont toujours refusé, ils ont toujours ont fait des évaluations de pour savoir si vraiment le danger qui vous vise est important ou pas. À chaque fois, il revenait vers moi quelque chose pe un peu. Non non, ça va, tout va bien pour vous, vous inquiétez pas.

Alors, je vous savez elle base se base sur quoi vosos vos évaluations ? Alors sur le fait que peut-être vous n'avez pas identifié un un réseau terroriste enfin qui enfin elles se font où vos recherches parce que ce qui était en train de se passer c'est qu'il y avait des informations sur moi mais sur des gens comme toi aussi tu sais bien enfin sur toute personne qui à ce moment-là prenait la parole pour l'arrêt du génocide et en faveur des pastiniens une telle desinformations qu'il y a des gens vraiment qui pensent il y a des gens qui pensent que je suis vraiment antisémite si tu veux la machine à désinformer a été tellement for à force d'écouter les mêmes choses quand tu as quelqu'un Arthur qui a 4 millions de d'abonnés, de followers, fait des vidéos, relais des vidéos rempli de mensonge sur moi, truffé de mensonges, il les relé puis il dit "Ah, il me semblerait que Caron est légèrement antisémite et il faut que ça sache, relayez-le." Bon, qu'est-ce qui se passe ?

Le lendemain dans la rue, je me fais alpaguer trois fois en 15 minutes par des gens qui disent "Attisémite, antisémite." Évidemment que tout ça, tous ces gens ont un opaque. Enfin, Arthur a dit que il était pas pour les Taniaou.

Donc il a il a changé parce que il y a un an avant il disait que il pouvait surtout pas donner son avis sur Netanou car la politique c'était pas son truc. Arthur politique c'est son truc en fonction des prises de parole en fonction du moment en fonction du vent surtout car en réalité ce qu'il fait est éminemment politique lorsqu'il va soutenir l'association des des forces qui est donc créée par Fran fait un jeu sur le nombre de morts à Gaza. Bon c'est un soutien de cette association des des forces fait un jeu sur le nombre de morts à Gaza.

C'est une association qui a été créée avec le gouvernement israélien avec un ministre là-bas israélien. Tapiro qui est le créateur en France explique je très ouvertement et et lorsqu'ils font des événements, ils n'hésitent pas à avoir comme invité d'honneur rafovis le porte-parole de l'armée israélienne. Donc voilà donc ça ça Arthur ce genre de truc ça gêne pas.

C'est politique ça. C'est au cas où il en aurait pas conscience. Et en fait euh tu es très présent sur les réseaux sociaux, tu as plusieurs centaines de milliers de followers, mais ça fait un bout de temps qu'on te voit plus sur les médias.

Et donc euh euh est-ce que com comment enfin je veux dire, on voit des gens qui s'engagent très fortement pour Israël et comment se fait-il que euh ta voix elle n'est jamais ça fait combien de temps que tu es plus invité ? Alors, j'ai été invité, je pense depuis un an, deux ou trois fois sur des choses sur des sur des petits sujet, des petites choses pété par BFM euh sur les petites tranches de 7 8 minutes peut-être, je sais plus. J'ai décliné, je pense que les sujets m'intéressaient pas plus que ça.

Enfin, c'est pas qui m'intéressait pas mais c'est que j'avais pas envie de m'exprimer dessus, mais sur ce sujet que je crois connaître quand même très très bien, à savoir Gaza, le droit international, la position de la France par rapport à ce qui se passe à Gaza, mais aussi on pourrait parler du Liban, on pourrait parler de l'Iran. Euh je pas été invité depuis je pense au moins un an et demi. Et tu enfin tu connais quand même pas mal de journalistes que tu as fréquenté quand tu leur demandes est-ce que c'est leur choix, est-ce qu' instruction, est-ce qu'ils ont peur de perdre ?

Non, je reparle pas. Enfin, je connais beaucoup de journalistes effectivement qui sont en poste aujourd'hui, mais je les connais pas au point de prendre mon téléphone et les appeler en disant "Mais dis-moi, tu m'invites pas, que se passe-il ?" Non, non, moi je laisse m'inviter ou pas ?

Et puis surtout, je je suis pas plus triste que ça. Enfin, disons que d'un point de vue démocratique, c'est quand même pas tout à fait normal. C'est très très problématique parce qu'effectivement, on voit que certaines opinions sur le conflit effectivement table ouverte.

Tu as des gens qui ont menti. C'est après tu as l'opinion, le jugement c'est une chose mais tu as des gens qui ont menti en disant que il fallait réduire le nombre de morts en disant que Israël veut ne respecter respecter le enfin il y a des gens qui ont menti qui continuent à être invité et toi qui dénonce ce qui se passe à Gaza, tu n'es plus invité. Je veux dire même si ça t'est indifférent, c'est quand même un problème démocratique.

C'est un énorme problème démocratique ça. Par contre, ça me c'est plutôt ce système là effectivement qui pour moi me crée une forme effectivement d'inquiétude. Euh d'ailleurs, je suis assez impliqué dans sur la question des médias puisque je suis rapporteur pour avis sur le budget de le public à l'Assemblée nationale.

Donc je suis très près ce que fait le service public. Et ce que fait S Public sur euh Gaza sur International depuis 3 ans est une honte absolue. Je l'ai écrit dans mes rapports.

J'ai interpeller dirigeants de France T Radio France à ce sujet. Euh bien évidemment, j'ai euh des communications dans lesquelles j'ai montré les acquintces entre Nathalie Saintcric donc et l'éditeuraliste de dettes de France Télé mais qui a aussi été un moment directrice de l'info je crois de au moins de la chaîne info France Télé. les acquintances entre Nathalie Saintcr le cri Raphaël Arthur montrer comment tous ces gens-là se retrouvent de plateau en plateau.

Nathalie qui va animer une table ronde au Criff en appelant Raphael Toven mon ami puis elle le retrouve de jours plus tard sur son plateau. Cette fois-ci elle va le vous voyer et puis elle va pas dire qu'elle le connaît et cetera et cetera. Puis ensuite ça va être le fils de Natalie Saint Cri qui va recevoir Arthur qui était lui-même à la même à la même réunion du cri.

Enfin, il y a tout un truc de copinage et donc de mise en avant d'une certaine opinion, d'un certain récit effectivement qui fait que bah ça exclut des gens comme moi parce que nous on vient un peu un peu casser cette dynamique de communication. Ça c'est clair, c'est évident. Et euh de toute façon le traitement du du génocide d'AGaza par le service public, alors par les chaînes privées, je t'en parle même pas, mais par le service public, oui, est absolument scandaleux euh puisque enfin le nombre d'exemples que j'ai pu citer dans certains rapports qui montrent que il y a une déshumanisation totale de la part de ces Républiques des vies palestiniennes par rapport aux vies israéliennes.

C'est c'est c'est incroyable. Après, je pourrais donner exemples très concrets de reportages qui ont été faits qui montraient que France Télé pouvait faire un reportage le même jour parce qu'il y avait quatre soldats israéliens qui avaient été tuer dans leur base en montrant leurs photos, en expliquant leur histoire, en montrant les pleurs de leur collègues soldats et puis ne pas parler ou faire juste un petit off, une ligne pour expliquer qu'il y avait 30 Palestiniens qui des civils qui étaient morts dans un bombardement dans leur tente au même moment à Gaza. Et ça, qu'est-ce qui peut changer ?

Je pense que un jour le public va commencer à raller. Enfin, il y a une problème de crédibilité. Les médias se plaignent d'un manque de confiance des citoyens à leur égard.

Ça y particip un peu à ce manque de confiance. La question médiatique. Oui, très complexe.

Alors, tu as deux deux aspects. Tu as d'abord la problématique des médias prisés, le fait que les médias privés effectivement sont détenus à 90 % par des milliardaires. Et donc là, évidemment, tu as une idéologie qui est imposée.

Donc, mais bon, il faut effectivement lutter contre la concentration des médias par un certain groupe. Faut effectivement déboloriser l'information par exemple. Ça c'est évident queon a accordé beaucoup trop de place à des gens qui peuvent imposer une idéologie par l'argent en achetant.

Ah oui, mais le service public dis que c'est pas mieux. Et ensuite, on a la problématique du service public et ça c'est très gênant parce que le la service public devrait être effectivement une contreoffre alors qu'en réalité on va constater que le service public lui va souvent puis dans le dans le privé. On l'a vu sur la chaîne info de France TV qui a fait venir deux éditorialistes de C News cette année.

Enfin, l'émission leur émission n'est pas reconduite. D'ailleurs, on voit qu'il y a une porosité totale en réalité entre le privé, le et le public. On le voit d'ailleurs en radio.

On va avoir le même animateur, mais ça c'était déjà comme ça il y a plusieurs années, le même animateur du matinal qui va pouvoir passer de RTL à Europ à à France interre et cetera, à France info alors que non, il devrait y avoir une spécificité du service public qui fait que si tu es journaliste sur service public, c'est pas tout à fait la même chose que d'être journaliste dans le privé et on voit que c'est absolument pas respecté. Alors que faire pour le service public ? Et bah il faut par exemple rénover l'ARCOM.

Il faut rénover la manière dont les présidents des groupes sont nommés puisqueaujourd'hui c'est une évidence qu'il y a des connivéances politiques absolue total quasi assumé entre ceux qui dirigent les entités du service public d'audiovisuel et le pouvoir. Donc tu vas continuer à parler de Gaza en dehors des médias et avoir une certaine audience en dehors des médias. J'ai la chance effectivement de d'avoir des réseaux sociaux.

C'est là que je m'exprime principalement ou alors euh de temps en temps dans des dans des lieux comme le tien où on est bien accueilli, on peut parler, ils sont utiles parce que on constate aussi que de plus en plus de gens en fait s'informment par les réseaux sociaux plus que par les médicassiques. C'est ça qui est intéressant dans ce basculement. C'estàd que j' essaient d'exclure des gens comme toi parce que toi je crois que tu n'es pas plus invité que moi.

Non plus jamais. Oui voilà. Ils essayent de de m'exclure moi.

D'autres voix également. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'en réalité, ça c'est peut-être un un des aspects quand même très positifs du développement des nouvelles technologies, c'est que il y a ces fameux réseaux sociaux où beaucoup de gens s'informment aujourd'hui, notamment les nouvelles générations et ce qui nous permet en réalité de nous affranchir du système médiatique classique. Donc j'en profite pour l'instant mais effectivement ça pose un rat.

Là, on va rentrer en campagne présidentielle par exemple. Euh, il va falloir scruter ce que vont faire les médias pour euh je pense déséquilibrer. On l'a vu déjà avec Guillaume Erner sur France Culture pour déséquilibrer les débats.

Merci Émric Caron euh de cette réflexion sur la façon dont Gaza est perçu dans la classe politique, également dans les médias. Merci Tascal. [musique]