Aides aux entreprises : audition de Renault
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 17 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous présenter succinctement l'activité de votre groupe ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur les aides publiques aux entreprises ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyées dans les pays où votre groupe est présent ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quel est le montant global des aides publiques reçues par votre groupe en 2023 en France ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Quel est le panorama de vos sous-traitants et des aides qu'ils perçoivent ?
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Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évaluées en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« Vous avez un prêt garanti par l'État de 5 milliards qui a été obtenu d'ailleurs dans une aide dérogatoire et un mois plus tard, vous allez annoncer la suppression de 15000 postes dont 4600 en France. »
- 7:00Fait
« Si un certain nombre d'analyses d'impact avait été sérieusement faite à l'époque où la décision collective a été prise de passer du tout diesel au non diesel quasiment du jour au lendemain. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Président de Renault, monsieur Bruno Vincent, directeur des affaires publiques, monsieur Philippe Farge, délégué régional et monsieur Nicolas Cheng, responsable des relations institutionnelles. Je regarde dans l'ordre, vous êtes d'accord. L'audition de ce jour est enregistrée et diffusée en direct.
Elle fera l'objet d'un compte-rendu sur le site du Sénat. Messieurs, avant de vous donner la parole, je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête.
C'est celui qui s'allume. Donc c'est celui qui est à votre Voilà. Très bien.
Je je le jure si je puis dire compte tenu de ce je vous parle juste des des liens d'intérêt que vous pouvez alors qu'agissant des liens d'intérêt je ne vois pas en quoi je puis avoir le moindre élément qui me mette sous contrainte. Voilà. Donc je à part à part le fait que vous mais c'est pour ça que vous êtes auditionné que vous travaillez chez Renault et que en même temps vous bénéficiez d'être public.
Mais c'est pour ça qu'on vous auditionne. Monsieur le président. Le sujet est vaste mais à part ça à personnel jeutre ça que vous cherchez.
C'est ça. Très bien. Bien.
Dorén avant, je vous invite à prêter successivement serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure. Alors si vous pouvez tous mettre vos micros parce que comme c'est enregistré au moment où vous vous prêtez serment. Voilà.
Je le jure, je le jure, je le jure, je le jure. Notre commission d'enquête dont les membres ont été nommés le 15 janvier dernier poursuit trois objectifs principaux. Tout d'abord, établir le coût des aides publiques octroyées aux grandes entreprises, entendu comme celle employé en plus de 1000 salariés et réalisant un chiffre d'affaires net mondial d'au moins 450 millions d'euros par anes versé à leurs sous-traitants.
Ensuite, déterminer si ces aides sont correctement contrôlées et évaluées car nous devons veiller à la bonne utilisation des deniers publics. Enfin, réfléchir aux contreparties qui pourraient être imposées en terme de maintien de l'emploi au Schearge lorsque des aides publiques sont versées à de grandes entreprises qui procèdent ensuite à des fermetures de site, prononcent des licenciements voir délocalisent leur activité. Quelques questions en propos léminaire.
Pouvez-vous présenter succintement l'activité de votre groupe ? Quel regard portez-vous sur les aides publiques aux entreprises ? Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyé dans les pays où votre groupe est présent ?
Quel est le montant global des aides publiques reçu par votre groupe en 2023 en France ? En particulier, quel est le montant des subventions ? Quel est le panorama de vos sous-traitants et des aides qu'ils perçoivent ?
Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évaluées en France ? Quelles sont selon vous les aides dont l'efficacité est avérée et celles dont l'efficacité est douteuse ? Quelles serait votre vos propositions pour renforcer l'efficience des aides publiques octroyées aux entreprises ?
Et enfin, seriez-vous favorable à l'introduction de conditions ou de critères qui permettent d'évaluer l'efficacité des aides ? Quelles devraient être alors les limites à la conditionnalité de ces aides ? Je vous propose de traiter ces questions dans un propeliminaire d'environ 20 minutes.
Puis Fabien Guet, notre rapporteur, vous posera quelques questions pour approfondir certains points. Enfin, les membres de la commission d'enquête pourront également vous interroger s'ils le souhaitent. Monsieur le président, je vous cède maintenant la parole.
Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs et sénatrices. L'industrie automobile est aujourd'hui, comme vous le savez, engagée dans une transition inédite qui nécessite une confiance pleine et entière entre les acteurs économiques et les pouvoirs publics. Dans ce contexte, il me semble tout à fait normal de s'interroger sur la bonne utilisation des ressources que les pouvoirs publics consacrent à notre industrie.
Je je tiens donc à vous remercier pour cette audition. Alors, comme président d'une grande entreprise française, je voudrais apporter un éclairage en effet sur les aides publiques dont nous avons bénéficié et la manière dont nous les avons utilisé. Je construirai, si vous voulez bien, mon propos en quatre points.
J'évoquerai d'abord l'empreinte de notre groupe en France. Je vous présenterai ensuite les montants des aides publiques perçus par le groupe Renault en 2023 au travers de plusieurs dispositifs. Je reviendrai sur les retombées de ces aides pour notre tissu de fournisseur et enfin je formulerai quelques recommandations puisque vous m'y invitez.
Pour commencer, je voudrais évoquer l'empreinte du groupe Renault en France. Il y a à peine 5 ans, le groupe Renault se trouvait dans une situation d'une crise dont j'ai été le principal témoin en arrivant dans le groupe qui a menacé sa survie. Je viens d'avoir à ce moment-là publié des pertes historiques du groupe en 2020 à hauteur de 8 milliards d'euros.
Ça donne une idée de l'ampleur du sujet dont je parle. Alors, il me sera permis de à ce propos de revenir sur un sujet particulier qui est le prêt garanti par l'État qu'on appelle le fameux PGE qui a été accordé au groupe Renault en 2020. Alors, la crise Covid nous empêchait de produire et de vendre.
Notre groupe a utilisé ce dispositif de PGE ouvert à toutes les entreprises. Il a été dit et il se dit encore que notre groupe aurait dans ce cadre perçu 5 milliards d'euros. Alors, comme vous le savez, c'est bien entendu faux.
Le groupe a contracté un prêt auprès de banque privée garanti par l'État comme il se devait sur le principe de PGE. Sur cette enveloppe disponible de 5 milliards d'euros, le groupe Renault n'en a utilisé que quatre et les a remboursé en avance. Ce PGE a constitué une aide absolument indispensable.
Pourtant, il n'a pas coûté un centime au contribuable. Au contraire, puisque notre groupe a payé 76 millions d'euros d'intérêt aux banques et 45 millions d'euros à l'État au titre de garantie. Cet exemple montre bien que un effort de pédagogie sur les dispositifs d'aide publique reste nécessaire.
Vos travaux, de ce point de vue-là vont y contribuer. Je reprends le fil de mon propos. La nouvelle stratégie qu'on a appelé rénolution que nous avons mise en place en 2021 et qui a été d'ailleurs brillamment exécuté sous l'autorité de notre directeur général Lucas Demme visait évidemment à répondre à cette situation de crise.
Ce redressement a été opéré en préparant l'avenir de notre groupe sur les nouvelles chaînes de valeur du secteur comme vous le savez l'électrique, le logiciel, l'économie circulaire ou encore bien sûr les nouvelles mobilités. Mais ce qui est exceptionnel, c'est que ce redressement a été mis en œuvre en recentrant le groupe sur la France. Un point fondamental.
Alors même que si on le se replace 4 5 ans en arrière, il y avait je vous l'assure bien des points d'interrogation sur l'avenir de beaucoup de nos sites en France. Tous nos sites français ont aujourd'hui une perspective d'activité. Les usines que l'on appelle électricité qui sont dans un ensemble qui portent ce nom que ce soit doué, ma gérit assemble les véhicules électriques et leurs composants.
L'usine de Cléon, les moteurs électriques. l'usine du M, les châssis, les usines de Sandouville, les bâtis, les utilitaires innovants, l'usine de Diep, des véhicules alpines, la pointe de la technologie comme vous le savez et enfin l'usine de flin sur laquelle pesait bien des menaces à l'époque. Elle est désormais dédiée à l'économie circulaire.
Je crois, monsieur le président, que vous avez eu l'occasion de vous en rendre compte. sans parler bien entendu de nos sites de recherche et développement que ce soit Guyan courour Toulouse ou Sopia Antipolis. Je le dis d'emblé ce redressement s'est appuyé sur un dialogue social de très grande qualité.
J'avoue que j'ai été absolument heureux de ce de ce de ce développement parce que il a fait l'objet de d'une attention très particulière. Donc au total aujourd'hui le groupe Renault emploie 38000 salariés en France dans 9 usines et sep centres d'ingénierie qui sont répartis sur tout le territoire. Renault, vous le savez, c'est aussi le premier réseau commercial automobile de France avec 3200 agents et concessionnaires.
Alors, si on élargit un peu la perspective à l'ensemble de la filière automobile, celle-ci compte aujourd'hui 4000 sites industriels en France et au total 770000 salariés qui sont directement employés par la filière, ce qui est considérable. Elle est en fait la première filière des posantes de brevet en France. Alors, c'est bien connu maintenant.
Cette filière est engagée dans un des plus grands défis de son histoire. Consiste à changer radicalement sa motorisation, intégrer une architecture électronique totalement nouvelle et affronter, ça ne vous surprendra pas, des évolutions géopolitiques extrêmement brutales. Et dans ce contexte, les aides publiques que nous recevons sont absolument nécessaires pour conforter cette transformation de cet outil industriel en France.
J'en viens, si vous voulez bien, au montant d'aide publique perçu par le groupe Renault en 2023. En 2023, dans le cadre du déploiement de la stratégie de redressement que je viens d'évoquer, nous avons bénéficié d'aide publique qui se répartissent en plusieurs dispositifs de nature différente. Nous avons eu des réductions d'impôts, en gros un peu plus de 4 millions d'euros appelés coût évités dont de impôts ménat réduction d'impôt messena à hauteur de 2,7 millions d'euros.
Nous avons eu des aides à l'emploi, à la formation, à l'activité partielle. à hauteur de près de 25 millions d'euros, 24,8 pour être tout à fait précis mais surtout nous avons bénéficier de deux dispositifs principaux que je vais détailler. Le crédit d'impôt recherche d'une part et les subventions liées à des projets d'investissement de recherche et développement dans le cadre des plans relance et France 2030.
Alors pour être précis, respectivement s'agissant du crédit d'impôt recherche, il s'agit de 133,9 millions d'euros. Il s'agissant du plan Relance et France 2030, surtout France 2030, c'est 60 millions d'euros. Alors pour être encore plus précis, à ces chiffres s'ajoutent des aides régionales à hauteur de 8,8 millions d'euros et 5 autres millions qui sont de nature très diverse de détail duquel je pourrais éventuellement si vous souhaitez rentrer tout à l'heure.
Je vais commencer par les aides reçues dans le cadre de France Relance et France 2030. Vous le savez, le plan France 2030 correspond à un exemple très efficace de stratégie publique en matière industrielle. Il repose sur des objectifs et des priorités pour l'ensemble de la filière ainsi que des financements bien sûr pour les accompagner.
Ainsi, l'un des grands objectifs pour l'industrie automobile consiste à produire en France 2 millions de véhicules électrifiés en 2030. C'est un objectif ambitieux. Nos échanges avec l'État dans le cadre de ce plan ont été d'une très grande qualité, je tiens à le souligner, véritablement dans une ambiance extraordinairement, j'allais dire cohérente et et bienveillante de de part et d'autres.
Et je je tiens à le dire ici. Nous avons soumis plusieurs dossiers de demande d'aide. Chaque dossier a retenu ensuite l'attention de d'administration qui ensuite a fait l'objet d'une convention très spécifique.
Donc je l'ai dit tout à l'heure, pour l'année 2023, le groupe Renault a perçu 60 millions d'euros dans le cadre des plans France Relance et France 2030. Principalement, vous vous en doutez, pour accompagner les projets de notre pôle électricité, c'est-à-dire les usines dont je parlais tout à l'heure, d'Ombug Ritz, parmi lesquels évidemment les Renault 5 et les Renault 4 électriques qui sont en train aujourd'hui de sortir sur le marché de façon extrêmement positive. J'avoue, c'est très agréable de partager cette information avec vous.
Nous avons, je l'ai invitiqué, touché 8 d'aide régionales qui sont venus accompagner ces projets entièrement liés à l'électrification. Et en regard de cela, le groupe Renault a investi en France au cours de cette même année 2023 830 millions d'euros en actif corporel et 2 milliards d'euros en frais de recherche et développement et ceci inclut le développement expérimental. Au total, entre 2020 et 2024, ce sont plus de 14 milliards d'euros qui ont été investis par le groupe Renault en France.
Ce chiffre est considérable et je suis heureux de le partager avec vous parce que ça vous donne la mesure de l'ampleur de des décisions que nous avons été amenés à prendre dans cette période. L'ampleur du plan France 2030 est particulièrement significative et force de reconnaître pour nous qu'aucun dispositif de cette magnitude existait avant le Covid. Ce soutien doit bien sûr être mis en regard de l'investissement exceptionnel de notre groupe en France dont je viens de vous parler.
Vous aviez évoqué les questions des conditions tout à l'heure. Ce soutien ne vient pas sans conditions, ce qui est de notre point de vue parfaitement légitime. Je sais que c'est un des points d'intérêt de votre commission.
Alors, je ne reviendrai pas ici sur le cadre européen des aides d'État qui prévoit en particulier un critère dit d'incitativité, c'est-à-dire que la demande d'aide publique doit précéder le début des travaux et que le bénéficiaire doit aller au-delà de ce qu'il aurait fait sans cette aide. De fait, du coup, le projet sera beaucoup plus ambitieux, peut-être plus risqué, mais plus innovant. Le soutien de l'État est assorti de conditions précises qui font l'objet d'un suivi par les services de l'État et de BPI France.
Création d'emploi, performance économique, innovation, performance environnementale, retombée pour la filière. De même, il existe des processus de contrôle et de suivi dans le cadre des conventions signées pour chaque dossier sur lequel je sais que les représentants de BPI France sont revenus devant votre commission il y a quelques temps. Alors, au sein du plan France 2030, 5 milliards d'euros d'investissement public devrai être mobilisé pour la filière automobile.
C'est un effort très significatif et nous le saluons très clairement. Alors, permettez-moi tout de même dans ce contexte de rappeler ici que la Chine et les États-Unis ont investi très fortement de leur côté pour développer la filière du véhicule électrique. Alors, pour ce qui concerne les États-Unis, vous vous connaissez le je dirais les grandes dispositions qui ont été prises notamment à travers le plan IRA qui injecte 400 milliards de dollars en allègement fiscaux et subvention uniquement pour le développement du véhicule électrique et la production de batterie.
Il comprend des aides aux entreprises mais aussi des aides aux consommateurs. Alors par un d'après un certain nombre d'études précises dont celle de l'Institut Montigne, il aurait contribué à créer pas loin de 330000 emplois depuis son lancement. personnellement frappé de voir à quelle vitesse et à quelle je dirais célérité le l'état fédéral des États-Unis et les les entreprises privées se sont associées pour déployer ce plan.
Je c'est un point que je voulais souligner et qui fait qu'aujourd'hui il est considéré comme un plan à succès. Non seulement l'IRA a favorisé l'émergence d'une industrie moins émétrice de CO2, mais elle est, vous le comprenez bien, un puissant outil géopolitique qui vise à réduire les dépendances stratégiques qui est un sujet fondamental par rapport à notre industrie en Europe. Alors, quant à la Chine, le véhicule électrique est une priorité des autorités chinoises depuis au moins 2012 et en vérité bien avant.
Ils ont déployé des moyens considérables et je dois la vérité de dire qu'il est extrêmement difficile de les mesurer précisément. C'est d'ailleurs un point que je souhaiterais souligner ici. Beaucoup de pays ne font aucun effort de transparence sur les sujets des aides aux entreprises.
Important de l'avoir en tête. Il y a eu un rapport récent qui était du centre de recherche en management de l'école polytechnique qui était un rapport de Marc Alochet donc dat de décembre 2023 auquel nous avons d'ailleurs contribué qui estime que la partie émergée de l'iceberg serait un soutien de 150 milliards d'euros des autorités chinoises à la filière du véhicule électrique en 10 ans. Je peux vous dire pour avoir voyagé en Chine dans les années 20056 et évolué au sein des véhicules électriques chinois de l'époque, ces aides datent bien plus longtemps que cela.
Voilà, c'est un témoignage personnel. Et puis là, on parle du sommet de l'iceberg. Donc, on imagine ce que ça peut donner. ce soutien total très difficile à mesurer, peut-être probablement plus important que celui de l'IRA dont je viens de parler et qui a clairement permis de planifier l'émergence d'une filière compétitive et innovante.
C'était une stratégie déterminée et qui a été extrêmement volontaire. Ce qui fait qu'aujourd'hui l'Europe se trouve face à deux blocs très ambitieux qui utilisent le levier des aides publiques de façon extrêmement volontariste. Ça ne vous a pas échappé.
Alors pour ma part, vous le savez, j'ai toujours été favorable à un capitalisme responsable européen. Je n'ai pas changé et je n'entends pas recommander que l'Europe s'inspire des modèles sociaux et politiques étrangers dont je viens de parler. Pour autant, je crois qu'il est essentiel de comprendre quelle est la concurrence économique à laquelle les entreprises européennes font face aujourd'hui, tout particulièrement dans un secteur comme le nôtre.
Ces aides publiques sont devenues en fait un facteur indispensable de la compétitivité de notre industrie en France. Je vous l'ai dit, nous avons fait le choix de la France. C'est un choix volontaire et déterminé.
Mais évidemment, la question de la compétitivité de notre pays reste critique dans un secteur, comme vous le comprenez extraordinairement exposé à la concurrence internationale. Je pourrais bien entendu revenir, si vous le souhaitez, sur la structure du coût de travail. Le coût du travail en France et sur le poids de la fiscalité qui demeure en France aujourd'hui au-dessus de la moyenne européenne.
C'est pas le point central de notre exposé ici. Vous mentionnez quand même la question du prix de l'électricité. Ces prix ont augmenté, sont beaucoup plus élevés en Europe qu'en Chine ou aux États-Unis.
Et vous devez le savoir, la production d'un véhicule électrique consomme à peu près deux fois plus d'électricité. que la production est un véhicule thermique. Ce qui fait que le coût de l'électricité est un enjeu fondamental pour l'avenir de notre industrie dans notre pays en Europe.
C'est un facteur de compétitivité fondamentale s'agissant de la France. Encore, je soulligne ici la chance que nous avons d'avoir une électricité décarbonée. Alors, face à ces enjeux, ces dispositifs de correction sont indispensables pour que la France reste compétitive ou devienne de plus en plus compétitive et attractive pour les investissements.
Ceci est évidemment conséquence directe de ce que je viens de dire. Alors, ça me donne l'occasion d'évoquer maintenant un deuxième dispositif essentiel d'aide public qui est le fameux crédit d'impôt recherche. Pour faire simple, vous avez probablement déjà entendu ces chiffres.
Sur une base de 100, le crédit impôt recherche permet d'abaisser le coût d'un chercheur français à 72. Ces chiffres sont assez constants depuis plusieurs années. Je les connaissais du temps où je dirigeais le groupe Michelin.
C'est donc on est à peu près constant. Sur cette même base de sang, la Chine afficherait plutôt 67, l'Inde à 34. Ces chiffres sont assez précis mais peuvent être encore plus, je dirais aiguisés mais ça donne un ordre de grandeur.
Donc en 2023, le groupe Renault a bénéficié d'un crédit impre recherche de 133,9 millions d'euros. J'ai dit tout à l'heure, ce montant évidemment doit être mis en regard de notre engagement à localiser la recherche et développement en France. Je vous l'ai indiquer, en 2023, Renault Groupe a dépensé environ 2 milliards d'euros en frais de recherche et développement en France.
Plus de 75 % de nos dépenses de recherche des développements d'ailleurs sont effectuées dans le pays. Ça vous donne une idée de l'ampleur de ce que nous dépensons chaque année, notamment pour notre pays. Le crédit impôt recherche nous permet clairement de maintenir de nombreux sites d'ingénierie en France dont le fameux centre névralgique de technocentre de Guyan courours que vous connaissez sans doute mais aussi les sites qui sont dédiés au logiciel à Toulouse et à Sopia Antipolis entre autres sites.
Ce dispositif nous le savons tous et nous le vivons, fait l'objet d'un contrôle très étroit de l'administration fiscale comme d'ailleurs pour toutes les entreprises. Je pourrais bien sûr y revenir si vous le souhaitez. J'aborde maintenant le 3è temps de mon propos qui porte sur les retombées des aides publiques que nous recevons sur le tissu de nos fournisseurs.
En France comme en Europe, l'impact de la transition écologique est particulièrement fort sur le tissu des fournisseurs et sous-traitants. La filière automobile doit relever ses défis alors même qu'elle souffre d'un marché en nette baisse. Vous connaissez les chiffres, baisse de 15 % des ventes dans l'Union européenne depuis le Covid. et en France un petit peu plus, c'est plutôt 20 %.
Nous souffrons de cela. Nous souffrons également de bouleversement géopolitique qui concerne toute la chaîne de valeur, vous le savez, s'agissant notamment de notre dépendance par rapport euh aux sources de matériaux nécessaires pour pouvoir fabriquer les batteries que nous essayons d'assembler dans notre territoire, entre autres choses. Et donc, il est absolument indispensable que les acteurs publics et privés, c'est-à-dire en collectif, soyons bien clair, anticipent mieux les évolutions avec une vigilance très particulière pour la filière.
Je pense que si nous reportons vers le passé, cette anticipation n'a pas été la hauteur de ce qu'elle aurait dû être. Je l'ai dit d'ailleurs ici au Sénat lorsque j'avais été auditionné il y a quelques temps à propos de les évolutions de la technologie dans dans notre filière. C'est pour ça que je crois qu'il est pleinement légitime que parmi les critères considérés par l'État pour l'allocation des aides de France 2030 comme je l'ai dit figure le sujet des retombées sur le tissu de fournisseurs français européens.
Pour tout vous dire, nous y avons porté je crois une immense attention dans le dossier que nous avons pu fournir à l'administration. Je vous donner un bon exemple qui est celui qui est celui du pôle Électricity qui évidemment bénéficie directement à la filière. Quelques chiffres pour que vous ayez en tête les éléments.
Près de 70 % 69 % pour être très précis de la valeur de la Renault 5, celle qui aujourd'hui est en train de sortir sur le marché est produite en France. C'est même un peu plus pour le Séniic. L'un et l'autre d'ailleurs partagent le le le la qualité d'être d'avoir été désigné voiture de l'année l'année sur l' qui a été quand même assez remarquable pour Renault.
Pour la Sénique, c'est 74 % de la valeur qui est produite en France. C'est considérable. Ce sont d'ailleurs les premiers véhicules électriques à obtenir la certification origine France Garantie.
Mais ce qui est par rapport à la question, c'est que 75 % des fournisseurs sont situés dans un rayon de 300 km autour des usine. Donc extraordinairement proche. Par ailleurs, cet engagement du groupe Renault a permis l'installation de la Giga Factory à ESC à Dou que vous connaissez sans doute et nous sommes associés au projet de Vercor qui est en train de construire une JK Factory à Dquerc.
Alors, les sous-traitants de la filière ont eux-mêmes accès à ces dispositifs. Par exemple, avec l'appel à projet qui a eu lieu en 2021 pour soutenir la diversification des sous-traitants de l'automobile qui a retenu pas loin de 82 projets, ce qui est considérable. Certains dispositifs comme le CORAM, le fameux comité d'orientation de la recherche et l'automobile et de la mobilité favorise la collaboration entre les acteurs de la filière et offre des taux d'aide bonifiés pour les petites entreprises.
Les sous-traitants par ailleurs bénéficient des mesures d'accompagnement spécifique dont nous ne pouvons que nous féliciter évidemment comme l'accélérateur PME de BPI France ont été extrêmement vertueux pour accompagner les évolutions de ces des compétences qui est un sujet central et stratégique pour l'avenir de notre filière probablement un des aspects qui va réclamer le plus d'attention et le plus d'investissement dans les semaines mois et années qui viennent. Notre groupe a pris ses responsabilités en fondant une université d'entreprise avec aujourd'hui trois campus en France qui sont dédiés au moteur électrique, ça ne vous étonnera pas, au logiciel et à l'économie circulaire. Et ce qui est assez impressionnant, c'est que aujourd'hui, je peux vous dire que déjà 40000 personnes ont reçu une formation dans ce cadre. 40000 personnes et ce ne sont pas des formations, si je puis me permettre, de quelques jours au vert.
Ce sont des formations lourdes qui permettent pendant plusieurs semaines aux intéressés de pouvoir envisager d'une évolution professionnelle extrêmement positive. Et je et et bien entendu, cette formation n'est pas terminée. Nous avons encore beaucoup de monde à à je dirais à euh à faire bénéficier c de ce de cette de cette formation mais déjà un grand investissement a été fait.
L'université d'ailleurs s'adresse à nos salariés mais aussi au partenaires industriels de la filière. C'est important par rapport à notre propos d'aujourd'hui. Elle fait l'objet de partenariat académique et j'ai eu la joie de recevoir à Felin avec toutes les autorités régionales et universitaires un label d'excellence sur la matière.
C'était une grande fierté pour le groupe. J'étais vraiment très heureux de ça. Et à votre invitation et c'est mon 4e point.
Je voudrais terminer en formulant quelques recommandations puisque vous nous l'avez demandé. La première recommandation serait de vous redire ou vous dire qu'une étude d'impact doit être systématiquement mené avant de créer, modifier ou supprimer des dispositifs d'aide publique. J'insiste, c'est trop important.
Je pense que nous avons trop souffert dans le passé d'une absence d'analyse suffisamment percutante. Et si nous voulons par ailleurs renforcer l'évaluation de ces dispositifs, cela ne pourra se faire que si des objectifs clairs et partagés sont assignés à chaque type d'aide. Je comme dirait monsieur de la palis, mais je pense que c'est c'est important de le dire.
De même si l'on souhaite ajouter des critères et des conditions, bah il convient à l'évidence prioritairement de les relier aux objectifs initiaux de ces dispositifs. Là encore une fois, je pense que c'est du bon sens. La seconde recommandation serait de vous dire que les mécanismes d'aide existant au niveau européen soutiennent prioritairement les activités d'innovation.
Alors bien entendu, il faut encourager l'innovation, mais il faut aussi soutenir l'industrialisation des projets. C'est un des aspects qui parfois échappent au regard des uns et des autres, mais où se trouve en fait la clé du succès de la réussite de la sortie d'un grand produit. Euh tous ceux que toutes les les voitures qui aujourd'hui sortent des chaînes de fabrication de Renault, en particulier les derniers modèles, euh évidemment n'aurait pas la qualité qu'elles ont aujourd'hui si cette question de l'industrialisation n'avait pas été centrale dans notre dans nos travaux.
Alors, c'est clair que il y a un de discussions qui sont en cours sur ce point, notamment dans le cadre des plans d'action annoncés par la Commission européenne, notamment pour le secteur automobile. Tant mieux, je dirais, mais pourvu que que ce que ça continue et que cela ne retombe pas dans l'oubli. La troisème recommandation peut-être tirée d'un des enseignements du programme IRA dont je parlais tout à l'heure aux États-Unis, c'est sa grande simplicité.
Ça a permis un soutien très rapide au développement d' filière. J'ai cité tout à l'heure mon étonnement par rapport à la rapidité de du développement de ce programme. C'est fondamentalement dû à une forme de simplicité qui a évidemment été déterminante.
La Commission européenne a promis de définir un nouveau cadre pour rendre les règles relatives aux aides d'État plus simples et plus rapides. Je la cite. Tant mieux.
Nous soutenons cette ambition. Mais je tenais à vous en faire part parce que au niveau national, nous sommes très concernés. Cette simplicité permettra évidemment un meilleur accès au guichet d'aide publique pour les entreprises, des sous-traitants.
Cela va s'en dire. Voilà, monsieur le président, monsieur le rapporteur, mes madames et messieurs les sénateurs et sénatrices, pour conclure, comme vous le voyez, les aides publiques reçues par notre groupe sont totalement indispensables pour soutenir notre stratégie. je vous le dis très clairement, la porte des activités à l'ensemble de nos sites français et j'en suis très heureux.
Le soutien public permet d'accélérer l'innovation, d'accroître l'ampleur de nos projets industriels et de renforcer les retombées sur nos partenaires comme j'ai essayé de vous le décrire tout à l'heure. Mais ce soutien est devenu un facteur de compétitivité majeur pour la France, un levé essentiel de l'effort de réindustrialisation de notre pays auquel vous savez que nous sommes fondamentalement attachés. Vous avez devant vous un président qui a consacré beaucoup d'années de sa vie à tout faire pour maintenir en France un niveau d'industrie qui soit digne du pays.
C'est pas maintenant que nous allons changer. L'aide publique constitue un outil pour assurer une forme d'alignement entre stratégie d'entreprise et priorité de l'État pour la filière. C'est clair, elle est très utile et nécessaire dans un contexte actuel de très forte perturbation.
Nous avons constaté d'ailleurs un changement d'état d'esprit notamment depuis la crise du Covid avec une volonté affirmé d'améliorer notre autonomie stratégique, ce que vous savez, j'ai toujours défendu. Alors, le défi est considérable, l'enjeu est massif, mais c'est pas le moment de lâcher prise parce que le sujet est bien là. Le gouvernement s'est emparé du sujet à travers le plan France 2030 dont j'ai parlé tout à l'heure, mais d'autres dispositifs notamment, j'en souligner un particulier, le fameux écoscore du bonus écologique dont on pourra parler si vous voulez tout à l'heure qui me paraît une excellente initiative que je souhaiterais personnellement qu'elle soit défendue maintenant au niveau de l'Europe parce que là pour le coup la France a innové utilement, intelligemment, j'allais dire parce que cet écoscore est de mon point de vue le meilleur critère qu'il soit pour évaluer correctement la décarbonation de notre industrie.
Il s'agit en effet de prendre en compte la totalité de la chaîne de valeur de l'origine jusqu'au recyclage du produit, y compris quand je parle d'origine de l'extraction des minerais nécessaires pour la fabrication de des batteries. Voilà. Mesdames et messieurs, monsieur le président, monsieur rapporteur, je suis tout à fait prêt à répondre à vos questions avec mon équipe qui m'entoure que vous avez accueilli tout à l'heure.
Merci beaucoup pour votre attention. Merci. Merci monsieur le président Sénat.
Je tiens à vous remercier pour la la précision, la clarté des propos que vous avez tenu face à nous et et cette volonté de transparence, mais je pense qu'on peut se s'accorder avec le rapporteur pour dire que vous êtes le troisè, je dirais grand patron dans le bon sens du terme qu'on auditionne et à chaque fois, on note une volonté de transparence sur ces aides publics et et vous en êtes un exemple. Juste deux remarques. Effectivement, vous avez dit que j'ai pu me rendre compte de l'usine de flins.
Oui. Euh juste préciser que j'ai eu l'occasion de la visiter il y a 2 ans avec la commission des affaires économiques du Sénat euh sous la présidence à l'époque de Sophie Prima et que effectivement il y a eu euh enfin moi je l'ai constaté cette volonté de de ne pas supprimer l'outil mais de le maintenir et de le faire rentrer dans le 21e siècle à travers le le l'économie circulaire et vraiment on a pu voir à ce moment-là une vraie volonté que vous avez impulsé. Vous n'avez pas non plus et et ça je voulais le souligner parce que certains le font mis en parallèle et vous vous en êtes bien gardé de le faire et vous l'avez précisé de des aides publiques que vous avez touché le montant des impôts payés par Renault et des cotisations payées par Renault sur la la même année.
Pour faire un peu un parallèle, vous avez préféré montrer euh euh le montant des investissements consacrés au développement industriel et à la transition écologique de Renault ? Je voulais vous en remercier. Et enfin, j'avais une dernière une dernière remarque, plutôt une question euh qui rentre dans le cadre des aides publiques, mais là cette fois-ci peut-être à la fois française et européenne.
Vous nous aviez fait la remarque quand on était venu il y a 2 ans que euh certains politiques et je veux parler là de l'Europe se donnent la position de décider non seulement des objectifs à vous fixer, mais également de comment y arriver. Alors que là, c'est votre domaine, c'est le domaine des industriels. Je veux faire référence à l'interdiction de vente de moteur de véhicules équipés de moteur thermique neuf à partir de 2035 où là, non seulement on vous a imposé cette date et je me rappelle à l'époque, vous ne l'aviez dit sans jamais concerter aucun patron de l'industrie automobile ou autre, ce qui peut quand même prêter à réfléchir.
Mais également don, on vous a expliqué de quelle manière vous alliez faire des véhicules non polison a choisi pour vous le tout électrique. alors que peut-être vos recherches, vos investigations dans le domaine, votre développement aurait pu vous permettre de développer des véhicules non pol euh que ce système là. Et est-ce que vous considérez que dans la foulée de cette décision, l'Europe a été au rendez-vous au niveau des aides publiques, le pays a été la France a été également au rendez-vous au niveau des aides publiques.
Est-ce qu'on a décidé pour vous, est-ce que vous considérez qu'il était tout à fait normal qu'on vous accompagne financièrement ? et et si vous le considérez, est-ce que euh ces aides ont été à la hauteur ? Merci et et je laisse pour continuer la parole à notre rapporteur qui je pense a un certain nombre de de questions à vous poser également.
Merci beaucoup. Ah bah peut-être oui, peut-être ça sera plus simple. Enfin, c'est c'est c'est comme vous le souhaitez.
Euh bon, je vais passer vite sur la question des impôts réglés en France par aujourd'hui, mais enfin juste par l'ordre de grandeur. L'ensemble des impôts euh taxes et cotisation euh sociale globalement représente un peu plus d'un milliard d'euros. Euh il y a en gros 160 millions d'euros qui sont des impôts sur les sociétés pures qui sont euh j'allais dire maintenant nous les payons si je puis dire puisque pendant longtemps ils ont fait l'objet une compensation à cause des pertes reportées antérieures.
Donc la bonne nouvelle si j'allais dire pour tout le monde y compris pour l'État français c'est que maintenant Renault est devenu positif de ce côté-là. Alors on peut je crois que souhaiter que ça continue. Le reste évidemment ce sont des impôts de production dont on parle souvent.
Vous savez sur le plan public se lève au peu près 200 millions d'euros. Ça couvre les fonciers, les taxes CVAE et cetera. Vous connaissez bien, je rentre pas dans le détail.
Le reste, le gros morceau, c'est essentiellement les donc les cotisations sociales dans 710 700 millions. Oui, donc on est à 1 milliard 100 en gros. Voilà, je je c'est juste pour mettre en regard les chiffres, mais j'en ai pas je l'ai pas évoqué là parce que ça me paraissait pas pertinent par rapport au sujet sur la question de la neutralité télologique.
Merci beaucoup monsieur le président de l'avoir souligné. Je l'ai évoqué ici déjà en commission au Sénat il y a quelques temps. C'est une demande de notre industrie depuis le départ parce qu'en effet que le régulateur fixe des objectifs, c'est une chose et c'est son rôle et c'est normal que ce soit au niveau européen ou au niveau national, c'est franchement on a pas de problème avec ça condition bien entendu de faire les analyses d'impact qui vont bien pour voir si c'est réalisable.
Mais ça c'est un sujet sur lequel je ne reviens pas. Mais la question de la neutralité technologique est absolument fondamentale parce que nous devons nous prendre nos responsabilités. Il y a un objectif qui est fixé à nous de trouver le moyen d'y arriver.
Il y a en effet plusieurs façons d'arriver à ces neutralités technologiques. Le véhicule électrique en est une majeure indiscutablement sur la sur la sur la durée. C'est probablement l'élément le plus, je dirais plus efficace en matière de décarbonation notamment en France parce que l'énergie utilisée est décarbonée elle-même.
Donc c'est très important. Mais il n'y a pas que cela et surtout sur les dizaines d'années qui viennent, il y aura forcément des transitions nécessaires. Le véhicule hybride en estant un, mais aussi dans les analyses que nous pouvons faire des recherches sur les carburants alternatifs.
Vous savez que nous avons d'ailleurs une filiale qui consacre beaucoup de ressources à ses recherches avec des partenaires extérieurs mais qui en même temps nous amènent des peut-être des des espoirs de trouver dans quelques temps des carburants alternatifs économiquement utilisables et qui pourront, je dirais d'une façon assez rapide décarboner les véhicules de façon efficiente. N'insultons pas l'avenir, on ne travaille jamais pour l'incertain comme disait Blaise Pascal, ben continuons parce que si ça se trouve nous allons réussir et là la donnée de la décarbonation de la mobilité prendra un un un chemin très très particulier. Le véhicule électrique étant clairement, nous l'avons dit, le choix de Renault et le choix de la France.
Donc nous avons tout intérêt à ce que ça réussisse et que ça et que ça soit efficace et que ça marche à toutes les conditions nécessaires. Mais il y a d'autres voie possible et vraisemblablement dans les années qui viennent, on verra une forme d'équilibre se trouver entre ces différentes voies. Merci de le souligner.
La neutralité technologique est une demande de notre industrie. Elle est en train, me semble-t-il, d'après ce que nous entendons des dernières décisions ou des recommandation de l'Europe dans le fameux package qui a été annoncé récemment, elle est en train de rentrer dans les je dans les esprits et dans les mœurs. Donc c'est une bonne nouvelle.
Voilà. Euh sur la je crois que sur alors sur la question des aides publiques européennes et notamment en France, je vous l'ai dit, nous sommes honnêtement très heureux de la manière dont ce se déploie le le le le travail que nous faisons avec l'administration sur la question des aides. J'en ai donné quelques exemples tout à l'heure.
Elles sont assez nombreuses, importantes. Elles peuvent toujours faire l'objet de simplification dans le déroulement. Je vais pas me priver de vous le dire mais enfin j'en on en fait pas une histoire.
L'important c'est qu'elle finisse par arriver. C'est vrai que c'est parfois un peu ça peut prendre un peu de temps. Enfin je veux dire les choses comme ça mais bon on se comprend mais elles sont là et on va pas on va certainement pas les bouder.
Au contraire, je j'en profite pour signaler un aspect particulier qui est celui de l'aide à la demande euh sur l'acquisition des véhicules électriques dans la suite de ce que nous avons dit tout à l'heure, c'est-à-dire des décisions qui ont été prises au niveau d'Européenne pour imposer le véhicule électrique et la fin du thermique en 2035. un certain nombre d'États dont la France euh ont compris que compte tenu la compétitivité actuelle de la fabrication des véhicules électriques en Europe, il était important de donner une aide à l'acquisition de ces véhicules et cette aide n'est pas touchée par les entreprises. C'est pour ça que j'en ai pas parlé, mais elle est touché par les consommateurs, n'est-ce pas ?
Et donc ces aides à l'achat ont été assez efficaces, je dois dire dans un premier temps. Ce que je peux regretter si vous voulez que assez rapidement après la mise en place de ces aides, les États en Europe, l'Allemagne en particulier ont décidé soit de les réduire soit de les supprimer. dans le cas de l'Allemagne en particulier depuis janvier 2023, ces aides on sont tombées à zéro du jour au lendemain, ce qui a évidemment provoqué, j'allais dire des conséquences significatives sur le marché électrique en Europe.
En France, ces aides qui étaient, je reconnaître assez efficaces ont été réduites et dans le budget 2025, elles sont aujourd'hui significativement réduites. pour pas pour faire simple de de de 100000 € qu'elles étaient au départ par simple elles sont aujourd'hui entre 2000 et 4000 en fonction des ressources de la personne qui les reçoit il y a donc une forme de rabot assez assez sévère mais dont acte je dirais mais il ne faut pas être surpris que ceci a eu des conséquences sur le marché des véhicules électriques et comme vous le savez à sérieusement baissé du nez, si je puis dire, entre en 2023 et 2024, ce qui nous met aujourd' à cette perspective. Je je tiens à le souligner.
En face de cela, d'ailleurs, l'État a pu récolter, j'allais dire un produit du malus, hein, qui est un malus à la fois mesuré par les émissions de CO2 et par le poids du véhicule. Je je m'appu deord d'un milliard d'euros qui ont été donc récoltés par l'État mis en face de ce qui serait autour de 600 millions d'euros de dépenses de l'État par rapport aux aides accordées. Donc vous voyez que de ce point de vue l'État n'est pas perdant.
Le seul problème que je vois à ça, c'est qu'évidemment le marché électrique en subi des conséquences. Le temps que des groupes comme Renault, je parle pas de mes concurrents, mais groupe Renault retrouve la capacité de construire des véhicules euh à pas prix en Europe et en France, vous voyez directement l'objectif, c'est de pouvoir produire des véhicules ou des petits véhicules électriques à moins de 20000 € et si possible le plus rapidement possible. Je peux y revenir si vous le voulez, mais il faut le temps d'y arriver.
Je vous assure qu'on ne ménage pas nos efforts. L'équipe de Lucado et de l'équipe opérationnelle du groupe, un travail considérable. La bonne nouvelle, c'est qu'on est plutôt en bonne voie, mais en attendant, on souffre de cette évolution.
Voilà, je je j'ai été un peu long, mais je voulais simplement vous marquer ce point parce qu' est important. Merci monsieur le président. Je laisse la parole à notre rapporteur Fabien Guayet.
Euh messieurs euh monsieur le président, merci de vos propos. Euh j'ai une première question assez courte. Euh selon vous, à à quoi doit servir euh l'argent public, les aides publiques aux entreprises ?
Ouais. Est-ce que c'est euh la compétitivité euh la recherche et développement, maintenir des emplois industriels en France ? Enfin, selon vous, à quoi doit servir une aide publique que l'on donne à un groupe comme le vôtre ou à d'autres ?
Mais bien sûr. Non mais mais la question elle elle est vous j'allais presque dire que la réponse est dans la question euh parce que vous avez évoqué là le l'objectif louable et vertueux de ce que peut-être une aide publique. Vous savez, je suis partisan depuis très longtemps de partenariat public privé.
Ça fait partie de mes convictions. Pas là aussi pas changé. Et donc notre industrie automobile qui est une des grandes industries de notre pays, enfin on va pas refaire l'histoire, doit absolument trouver cette compétivité nécessaire pour survivre.
Vous voyez, on est dans le domaine, on doit survivre, on doit y arriver, on doit être aussi malins que les autres et et donc on doit être présent dans les 20 30 40 ans qui viennent. Bien, ayant dit ça, on a des périodes plus ou moins complexes à traverser, celles que nous traversons en est une aujourd'hui avec des révolutions dans dans le monde automobile absolument invraisemblable. Les aides publiques pour moi font partie du partenariat public privé intelligent pour peu qu'elle soit évidemment aussi conséquente que possible mais surtout parfaitement contrôlé parfaitement cohérente fléché intelligemment sur des sujets centraux et vous les avez évoqué vous-même le le la recherche l'innovation et partant évidemment le maintien des emplois en France.
Donc euh évidemment le le territoire de ces aides peut-être varié, c'est normal, mais à la fin c'est bien de la survie de notre industrie qu'il s'agit à condition bien sûr que les groupes comme les nôtres fassent le le meilleur de ces aides et puissent en rapporter. Euh et et donc je encore une fois l'exercice d'aujourd'hui me paraît extrêmement sain et je suis très heureux que vous ayez cette commission parce que ça va permettre je pense de démontrer ou de démystifier le fait que ces aides publiques ne tombent pas dans un trou béant dans les que qu'on arriverait pas à combler, n'est-ce pas ? Il y a il y a là derrière un fléchage euh extrêmement précis.
Je crois honnêtement, enfin je me remets à votre jugement que Renault n'a pas failli à son devoir de ce côté-là. Voilà ce que moi je vois les choses. Ben merci de votre précision, d'autant plus que dans votre propos introductif, vous avez dit à un moment donné au tout début, on souhaite recentrer le groupe sur la France et vous avez évoqué et je vous remercie d'ailleurs de l'effort de transparence à nouveau.
C'est je le dis le trisème président directeur général que nous auditionnons après Michelin et Auchamp et je vous remercie de nous avoir donné le détail. C'est c'est appréciable. Comme quoi, je pense que on peut se mettre d'accord au moins sur un outil de transparence euh notamment pour les grands groupes.
On en viendra à la fin, mais j'en reviens au fait parce que évidemment l'utilisation des aides publiques notamment pour maintenir l'emploi industriel en France est une des questions bien sûr et et la part de la production en France des producteurs français tricolore donc pas que vous est passé de 65 % à 18 % en l'espace de 25 ans. Et pourtant, votre groupe comme vos concurrents sont aidés. Et encore une fois, je crois que vous ne trouverez aucun parlementaire ici qu'il ne disent pas qu'il faille accompagner par les aides publiques évidemment les les constructeurs ou les grandes entreprises.
Et par exemple Renault euh vous avez évoqué le prêt de 100 milliards d'euros. Vous avez raison de revenir dessus ou parce que ce n'est pas une subvention directe que vous ne remboursez pas. Vous l'avez remboursé.
Mais c'est pas le premier. En 2009, je crois que vous aviez eu aussi un prêt de 3 milliards d'euros que vous avez certes aussi remboursé, mais en 2004 Renault fabriquait en France 53 % de sa production de véhicules particuliers. En 2012, on est tombé à 30 % ou et en 2020, pleine crise Covid, on tournait actuellement enfin on tournait à 17 %.
Donc la question c'est que on a accompagné Oui. Encore une fois, je dis pas que le le public n'a pas été bien appréhend mais on a accompagné votre entreprise comme vos concurrents d'argent public et on reviendra après sur le montant global. Malheureusement les chiffres les faits montrent que ça n'a pas freiné.
Oui, les délocalisations, les pertes d'emploi et le fait que la part de production en France a lourdement diminué comme l'ensemble de de vos confrères. Alors, la question est-ce que l'argent public a servi ou pas l'accélération de ces délocalisations ou à contrario, si nous n'avions pas donné d'argent public, est-ce que ça aurait été accéléré ? Mais vous comprendrez bien que du coup se pose une question, on a donné de l'argent public et malheureusement on continue à délocaliser, à perdre des emplois en France.
Mais merci de cette question. Bon sur les chiffres aujourd'hui nous produisons 80 près de près de 500000 véhicules en France en 2024. Je pense qu'en 2025, on va passer au-dessus de 500000.
Donc on est en phase ascendante. Donc je je je parle de la partie très très actuelle. Très bien.
Mais quand on parle du passé et je je vais y revenir et là vous remontez évidemment assez loin. J'avoue que je n'étais pas né dans l'industrie automobile à ce moment-là donc j'ai j'ai dit j'ai pas du mal à parler. Par contre, je suis parfaitement capable de d'analyser ce qui s'est passé et je vais pas je vais pas vous vous contredire en vous disant que cette période là a été une période assez difficile pour l'industrie française en général et que un certain nombre de mouvements de production à l'extérieur du pays quit à rapatrier cette production en France ont eu lieu.
Tout le monde ne l'a pas fait. D'ailleurs, je je me puisque j'ai été président du groupe Michelin mais je vais pas parler à leur place, je peux vous dire qu'il n'y a jamais eu ce type de mouvement. Donc ça c'est une chose importante parce que ça vient à mon deuxième point qui est que vous parlez en pourcentage de production de groupe Renault, vous avez raison mais vous n'intégrez pas nécessairement le fait que nous avons eu une extension géographique non négligeable.
Euh je pense notamment à la Russie. Bon à l'époque malheureusement aujourd'hui le groupe n'est plus présent en Russie pour toutes les raisons que vous savez à évidence mais nous avons étendu notre présence en Afrique avec le Maroc. Nous avons été également en Turquie, enfin je dirais les groupes français internationaux à la limite rayonnent de ce point de vue-là.
On va pas s'en plaindre. C'est aussi ça faisait partie du développement. Donc la produit produites à l'étranger était plus important.
Il c'était pas nécessairement des voitures qui revenaient sur la France, des voitures qui étaient vendues dans les marchés locaux et vous pouvez le voir très simplement par les chiffres. Je veux dire, je vais pas rentrer dans le détail mais je vais pas vous contredire comme je l'ai dit surtout il y a eu des mouvements de délocalisation qui était lié clairement à l'époque à des questions de compétitivité à la pression sous laquelle se trouvaient nos industries et nos entreprises euh pour je dirais être suffisamment performante pour attirer des suffisamment de capitaux pour pouvoir ensuite investir. Je fais cours sur le développement du capitalisme de cette époque-là.
Je ne suis pas certain que tout était parfait d'ailleurs. J'ai quelques idées sur la question. Mais ceci explique cela.
Et donc ce qui compte pour moi, c'est aujourd'hui nous sommes dans un dans une perspective comme vous pensez radicalement différente. J'ai eu très peur, je vous cache pas, il y a 5 ans quand j'ai découvert le champ de nos usines françaises. Euh je me souviens d'ailleurs de d'émission de télévision à l'époque où je je commençais à faire ressortir la réalité de notre industrie automobile en France sur Renault où tout le monde ouvrait des yeux très larges en disant "Mais comment est-ce possible ? nos usines étaient en jacher et et la bonne nouvelle c'est que 5 ans plus tard ce n'est plus le cas.
L'équipe de LCA et et et l'industrie fait tout ce qu'il fallait. Nous avons soutenu cette démarche et toutes nos usines comme j'ai dit tout à l'heure aujourd'hui ont un programme de production dont on pouvait pas rêver encore il y a 5 ans. Donc je je vous le dis, c'est j'essaie de me mettre dans une perspective positive parce que je vais encore une fois pas vous contredire.
Je pas je connais bien cette histoire là et je sais à quoi c'est lié. Mais euh mais ce qui compte c'est que voilà et quant aux êtres publics euh je je vais vous répondre peut-être enfin peut-être de façon un petit peu bizarre me direz-vous mais mais c'est vrai que si elles avaient pas eu lieu à l'époque est-ce que la situation aurait été pire ? Je ne je ne sais pas je peux pas le je peux pas le le négliger.
Voilà mais encore une fois je pense que maintenant il faut vraiment raisonner positivement. Je je je crois vous avoir fait part de mon de mon de ma conviction que aujourd'hui elles sont absolument nécessaires euh encore une fois à condition d'être parfaitement justifié. Je je mais mais on a changé d'époque si vous voulez.
Voilà, c'est clair. Et encore une fois, si nous voulons que notre industrie survive, il faut produire en France, il faut produire dans nos pays, il faut qu'on se serre les coudes. Il y a pas un grand état dans le monde qui ne qui ne qui ne fonctionne pas par osmose entre la puissance politique, économique, voire militaire.
Je m'excuse de m'exprimer ainsi, mais c'est comme ça que ça se passe. Regardons les choses en face et que donc tout ce qui est aujourd'hui euh porteur de leur industrie dans dans leur zone est soutenu par ces trois forces à la fois. Euh je le meilleur exemple que je puisse vous donner et je m'arrête là, c'est la question des minerais, des matériaux nécessaires pour la fabrication des batteries pour ensuite l'électrification, la décarbonation.
Ces minerais sont comme vous le savez l'objet de de de conflits internationaux sur le sujet. Je ne vois pas de vous rappeler les discussions qu'il y a eu lieu sur l'Ukraine récemment. on estant plein dedans, des métaux rares, tous ces sujets-là qui sont nécessaires à notre industrie et comme par hasard, c'est un peu par la force que c'est que ces matériaux parviennent dans les pays.
Et donc, voyez-vous, pour moi, euh la grande aide à venir, c'est une aide qui qui est totalement comprise où l'État, la partie politique voire militaire de l'Europe ou de la France permettra de de justement de soutenir ces ces ressources. J'espère que je me fais bien comprendre. C'est c'est très important.
Je vous remercie. Euh je je me permets juste de rebondir. Bon, j'ai eu l'impression de parler du groupe Prono d'avant-guerre.
Euh je je je suis reparti de 2004. Donc je je redis plus ans, ça a fait 20 ans, mais 2004 2020 n'est pas une histoire ancienne. Non non, c'est celle que je découvert.
Voilà. Si tu si tu permets, je me permets justement permet de me permettre. Vas-y, permettez-vous.
C'est ça. Alors, je veux pas faire le contrebalancier euh loin de moi cette idée, mais je je préciserai quand même sur cette façon de voir les choses qu'à l'époque 2004, il y avait effectivement des prêts garantis. Il y avait effectivement mais il y avait beaucoup moins d'aide.
Il y avait pas le CICE, il y avait pas le CR, il y avait pas ces choses-là. Pourquoi ? parce qu'on était en plein dans la période et là je lis le politique l'évolution politique de notre pays à l'évolution industrielle.
On était dans le plein boom de ce que j'appellerais l'écologisme politique mais dans ses résultats notamment aux élections européennes et donc une volonté politique de capter ces voies euh qui faisait que l'objectif principal était passer à moins de 1 % de la production de carbone par la France par rapport au carbone mondial, à la production de carbone mondial. Et donc il était moins grave de voir partir, je parle bien suivant certaines idées politiques, des entreprises assez importantes. Ça contribuait quand même à moins de production de carbone au niveau de la France et à être s'afficher comme étant un pays les plus vertueux. les aides après quand on s'est rendu compte que par contre on travaillait au détriment de la France dans ce domaineelà et les vraies aides à l'industrie sont arrivé après h bien donc faut pas oublier ce côté-là aussi je pense hein bon je me permets de reprendre le fil mon propos je je vais si monsieur rapporteur donnezli raison et après je propos pas c'est pas le sujet rassurez-vous non non c'est c'est simplement le point c'est que j'avais pas répondu définitivement à votre question d'ailleurs qui est de dire bon vous avez évoqué ces question de localisation et cetera.
Je vous ai redit à quel point nous avons relocalisé en France aujourd'hui la production. Je reviens pas là-dessus. Il y a quand même eu un sujet de baisse de la demande et et il faut pas le négliger he j'ai évoqué des chiffres tout à l'heure depuis 2 ans des baisses de 15 20 % du marché.
Nous sommes à - 20 % par rapport à avant le Covid. Alors vous comprenez bien que matériellement je veux dire on peut pas produire ce qu'on ne vend pas et à un moment donné il y a une cohérence industrielle. Je je Mais sachez-le, non mais intégrez-le quand même parce que ce n'est pas que des questions de localisation, il y a ça.
Et du coup, je réinsiste sur cette baisse de la demande. Il est les aides à à l'achat de véhicules électriques demeurent extrêmement vertueux. C'est très important de ne pas les perdre de vue.
Voilà, je je me permets de vous le dire pendant un certain temps, pas pas éternellement mais pendant un certain temps. Voilà. Merci.
Voilà. Excusez-moi, mais je voulais Non, mais je c'est toujours utile de préciser ces propos. Donc, je disais premièrement, je j'ai pas eu l'impression de faire l'archéologie économique, mais on va en venir sur le pré garanti en 2020.
Euh par exemple et et la deuxième chose, pardon dans votre propos, moi je ne pas que Renault euh continue à se déployer partout dans le monde et une stratégie, je redis que la commission d'enquête pas sur la stratégie de Renault et son déploiement dont on peut être très fier. La question c'est l'utilisation des aides publiques par les grandes entreprises françaises et leurs conséquences les sous-lêant. Voilà.
Donc je je dis ça parce que le le donc je ne absolument euh pas euh cette question. Donc j'en reviens sur le prêt garanti euh par l'État en 2020. Donc je le redis, vous l'avez remboursé.
Oui. Mais évidemment les prêts garanties par l'État. D'ailleurs ici, on a eu un débat au Parlement et je crois qu'il y a eu une unanimité pour qu'on accompagne les entreprises à passer ce cap extrêmement dur, mais la question était notamment pour les grandes entreprises de conserver des emplois. on on accompagne et vous allez le rembourser.
Mais la question a été de dire est-ce que on aide justement à la transition écologique, numérique ou autre et surtout conserver les emplois sûr avec ce système de près garantie et de chômage partiel. Bien sûr. Et la question quand même, c'est que donc vous avez un prêt garanti par l'État de 5 milliards qui a été obtenu d'ailleurs dans une aide dérogatoire et un mois plus tard, vous allez annoncer la suppression de 15000 postes dont 4600 en France.
Donc là est une question. Évidemment, vous avez une aide que vous allez rembourser et ce n'est pas 5 milliards données à Renault, donc je le reprécise, mais en même temps que vous allez avoir cette aide, vous allez annoncer un plan de suppression de 15000 emplois, donc 4600 en France. Donc est-ce que vous comprenez que ça interpelle s notamment le rapporteur que je suis parce que je ne veux pas parler au l'ensemble de mes collègues ?
Non, je comprends parfaitement votre point et d'ailleurs comme je suis je me sens totalement responsable de ce qui s'est passé à ce moment-là, je vous réponds très simplement. Ça a pas été la période la plus agréable de mon existence professionnelle. Euh mais je savais où était mon devoir.
Le problème de cette de et puis il faut se souvenir aussi de ce contexte incroyable qu'a été qu'a été le Covid l'arrivée du Covid. C'est vrai que le ce que vous évoquez tout à l'heure 2009-2010 la crise qui n'était pour pour le coup pas du tout liée à à la France ni à l'Europe et à cause des des ce prime américain avait plongé le marché dans des abîmes absolument invraisemblables. Et je me souviens d'une réunion d'ailleurs à l'Élysée à l'époque avec le président de la République de l'époque dans lesquelles il était question de décider combien on pouvait donner à l'industrie automobile.
J'étais à l'époque président de Michelin. J'étais moins concerné Grenault et Peugeot, c'était des montants considérables et heureusement qu'ils ont été mis là à ce moment-là. C'est c'est pour moi là aussi un acte public privé très intelligent parce que ça a sauvé notre industrie à ce moment-là.
S'agissant du Covid, c'est le même schéma sauf que c'est pas la même cause. Le marché s'écroulait. Je je voyais devant moi le plancher baisser tous les jours et je et très honnêtement, c'est c'était angoissant pour nos équipes et il fallait surtout éviter que que cela crée une un cercle vicieux.
Et donc le PEG a été une bonne innovation, quelque chose d'intelligent. Je voulais simplement marquer au début de mon propos que nous n'avons volé de l'argent à personne et que non seulement on l'a rendu mais qu'en plus on a payé notre du pour le service rendu. Donc voilà, on va dire les choses comme ça et donc tout ça va bien.
La question de la question de de la du de du plan de restructuration dont je me sens totalement responsable puisque c'est moi qui l'ai annoncé celui-là. Effectivement, c'était une période très difficile. C'est je l'ai même annoncé, je m'en souviens, quelques jours après la fin du premier confinement.
C'est des choses qu'on noublie pas, vous savez, monsieur le rapporteur, dans dans votre vie. J'étais, je vous le dis, absolument contraint de le mettre en œuvre parce que il fallait redimensionner Renault qui à l'évidence et je l'avais découvert en arrivant, était structuré de telle manière de produire pas loin de 5,9 millions de véhicules alors qu'à l'époque, il en produit pas plus de 3,4. et nous étions dans une situation extraordinairement complexe de surcoût qui n'était juste pas tenable.
C'està dire que si on avait continué comme ça 2 ans après, vous je sais pas où on était, vous m'auriez pas vu aujourd'hui probablement. Donc il fallait bouger. Et vous souvenez très bien, monsieur le rapporteur, que j'avais indiqué publiquement et clairement qu'il n'y aurait jamais de souffrance sociale.
Je suis désolé, c'est c'est toujours comme ça que j'ai pratiqué. C'est pas franchement de gaié de cœur quand on passe ce genre de situation. Je crois que les syndicats l'avaient parfaitement compris à l'époque, j'avais initié un dialogue social qui a été mené parfaitement par les équipes.
Pas de souffrance sociale, en revanche, une remise en à niveau du groupe pour pouvoir assurer sa suite. Heureusement que je l'ai fait parce que lorsque mon directeur général nous a rejoint en juillet 2020, non seulement ce plan était annoncé mais en plus les comptes étaient mis au propre. Ça avait généré, je vous l'ai dit tout à l'heure, probablement les les pertes historiques du groupe Renault que j'ai assumé complètement personnellement en disant à l'époque, je m'en souviens que Renault retrouverait bientôt son rang euh qu'il mérite ce qui est en train d'arriver aujourd'hui.
Donc je je je voulais vous dire cela parce que encore une fois on on je crois pas qu'on puisse faire de lien entre les deux. Il y a eu cette nécessité de restructurer le groupe sans souffrance sociale, même si le Covid n'était pas là parce qu'il s'agissait de remettre le groupe à dimension. Le Covid est arrivé là-dessus et ça provoqué l'effondrement du marché et les PEG ont été mis en place à ce moment-là.
À cause de ça, voyez-vous, je fais la distinction entre les deux sujets et qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Pour nous, tout est tombé en même temps. Voilà, donc il y a une peut-être une confusion dans les esprits, mais ça n'a rien à voir.
J'espère que je me fais comprendre. C'est c'est important. Oui.
Oui, je je vous entends. Il y aurait eu restructuration du groupe, c'est-à-dire Oui. Sans Covid.
Sans Covid. Oui. Oui.
Parce qu'il s'agissait tout simplement de remettre le groupe au niveau industriel nécessaire. C'est un réflexe industriel, j'allais dire un peu besogneux, perdonnez-moi l'expression, mais fondamental pour que le groupe se trouve dans une situation économique qui permette de soutenir une croissance de nouveau avec des nouveaux produits et cetera. sans quoi nous étions engloutis avec des frais généraux et des frais fixes qui qui nous permettait pas de soutenir l'activité économique.
Je crois que la situation était bien plus grave si on l'avait pas fait. J'ai deux dernières questions. Si monsieur le président me permet, je vous remercie pour l'effort de transparence.
Donc si j'ai fait les comptes, on est à tout cumulé hein pour 2013. Je que vous nous avez donné 2023 pardon. J'ai dit 2013.
Oui c'est pas grave. Je m'excuse 2023. Je veux avoir 10 ans de moins, c'est toujours plus compliqué.
Euh si on arrive un jour à trouver la pilule, ça serait très bien. Euh donc on est autour de 248 millions d'euros. Euh je crois que c'est ça, c'est ça.
Euh de de de précision euh les 15 millions d'euros de chômage partiel sont inclus dans les ajustements d'activité. Et vous avez dit l'aide régionale 8,8 millions pour un site ou ou pour deux sites plusieurs. Allez-y Philippe.
C'est essentiellement pour les les sites d'électricité donc doué maobuge. Euh et puis plus marginalement euh si je me trompe pas d'année euh le site de bâtill qui développe un un nouveau un nouveau master le XDD. Non parce que j'avais des données comme quoi Cléon aussi était était accompagné.
Alors Cléon bénéficie également d'aide. Oui. Rajouter au 8,8 de doué.
Mais alors là c'est si si pour 2023 don les versements varient selon les années et en 2023 je suis pas sûr qu' je peux vérifier très vite mais je suis pas sûr qu'il y a eu de versement pour Cléo. Oui, il me semblait. Euh mais je vous regarde mais mais pardonnez-moi, ces 88 h sont dans les chiffres qu'on a évoqué.
Ils sont 88 euh non, il me semblait que c'était 88 pour le le cible de doué ce que j'ai information qui sont publiques que j'avais recoupé et 26 pour Cléon et pour les chiffres 2023 mais on pourra se préciser ça par écrit si si nous en sommes d'accord sans aucun problème. Non, ma ma dernière question, vous avez évoqué le cire, c'est évidemment vous savez un dispositif auquel nous sommes attachés. Vous avez dit soutenir évidemment la la recherche en France.
Euh je voudrais revenir sur la présentation des résultats que vous avez fait le 20 février dernier. Je je cite la slide. Euh le groupe enregistre une marge opérationnelle record en valeur absolue 42ARD263 millions en hausse de 146 millions d'euros par rapport à 2023.
Un impact négatif de la RED de 115 millions d'euros. La hausse des dépenses de RD brutes et un taux de capitalisation plus faible en 2024 par rapport à 2023 sont en partie compensé par la refacturation de RD à des partenaires et une moindre charge d'amortissement des dépenses de RD capitalisée. Je voulais savoir si cette refactur refacturation de la RD euh c'était de la sous-traitance.
C'est une question. Et est-ce que l'ensemble du CIR est utilisé en interne et pour la recherche en France ou comme c'est autorisé, je vous veux le préciser, euh au sein de l'Union européenne ? Et si c'est le cas, est-ce que vous pouvez donner le ratio entre France et voilà, je vous remercie.
Non, mais c'était merci de cette question. Excusez-moi, monsieur le président. Je vais juste sur le cire sur le cire parce qu'on a une on a des collègues qui sont présents, mais on a des collègues qui suivent à distance.
Ah, et qui nous envoie euh des questions. On a Anne Sophie Romani qui est sénatrice donc qui est membre de la commission d'enquête hein, sinon il pourrait pas poser des questions même à distance. Euh Anne Sophie Romani qui suit cette audition euh sur le cire qui qui relève le fait que vous avez dit, monsieur le président que il y avait un contrôle du cire très étroit.
Donc elle demande si vous avez des détails à à nous faire connaître sur les contrôles du cire très étroit, des contrôles de quelle nature et est-ce que ces contrôles sont automatiques ? Merci. Très bien.
Merci. sur donc sur sur le contrôle de de l'équipe autour de moi, le le sur le cire, le les dépenses liées à des recherches qui seraient faites en dehors de France sont très très limitées. Je pense d'ailleurs j'ai été moi-même surpris de voir le chiffre parce que j'ai creusé la question et en fait nous sommes sur les 0,2 % archim.
Voilà, je pense qu'on est parmi les plus voilà. Alors encore une fois, d'autres peut-être ont des chiffres plus importants, mais pour nous, ce qui me paraît cohérent, c'est lié à des éléments de recherche qu'on est obligé d'aller chercher à l'étranger, qu'on ne trouve pas en France. C'est pas parce que on veut aller à l'étranger pour le plaisir d'aller à l'étranger.
C'est simplement qu'on ne sait pas faire autrement. Donc, mais vous voyez, c'est très marginal. Sur la question de la de la sous-traitance, euh je je vous laisse compléter le propos.
Ça représente 10 % de notre montant. Voilà, un peu plus de 10 % sur des travaux qui sont faits tout à fait par de par des sous-traitants. Voilà, voilà.
Exactement. Donc ça comme ça c'est plus précis sur les sous-trait sur le les contrôles fiscaux. Oui, vous pouvez parler des contrôles éventuellement si je vous en prie.
Sur les contrôles, on a comme je pense de ce qu'on comprend toutes les grandes entreprises, un contrôle permanent, c'est l'expression du président. Euh c'est-à-dire que les équipes de la de l'administration fiscale sont très régulièrement sur nos sites pour vérifier euh sur pièce sur place toutes les pièces justificatif de ces dossiers. Euh voilà et le contrôle les les équipes fiscales nous remontrent que la l'échange avec la l'administration fiscale est de grande qualité sur ces sujets.
Je crois pas que ça donné lieu à des difficultés euh récemment. Pardon. Merci monsieur le président.
Euh est-ce que vous pouvez nous donner alors pardon là c'est un peu d'archéologie donc euh on acceptera la réponse mais sur le CICE combien en en en 5 ans ça ça nous intéresse. Et juste pour donner un exemple qui est à valeur avec le CIR aussi. Euh par exemple Brot Truck site de Vénicieux.
Si euh mes mes informations sont bonnes, je les ai trouvé dans le monde. Donc je cite la source euh à a touché 90 millions d'euros de CIE CICE plus du CIR. Et euh malgré ça, 285 emplois d'ingénieur et de cadre ont été supprimés dans les dans les bureaux de RED dont 150 sur le bureau moteur du site de Vénitieux.
Donc la question c'est que malgré euh qu'il du CICE et du CIR, malgré cela euh il arrive euh comme là que des des des emplois en en terme de recherche et développement soient supprimé. Et juste est-ce que vous pouvez nous donner la progression ou la diminution sur les 5 10 dernières années ? D'abord vous citez un exemple de Renault Trucks.
Alors ça porte le nom du groupe, c'est vrai mais ça n'est plus chez nous maintenant. Alors et oui et franchement là je me sens pas capable de répondre à leur place. M'en veillez pas, je le le l'économie du poids lourd est est un peu différente.
Donc ça juste une chose sur nous ce que je sais c'est que le CICE faisait du sens sur les périodes où ça existait, c'est-à-dire entre 2016 et 2018 et que là l'entreprise a touché sur cette période là 50 à 65 50 millions 55 millions d'euros annuellement hein. Voilà. Donc alors après comme vous le savez ça a été transformé en en baisse de charge et donc ça s'est fondu ensuite dans la dans l'ensemble de de baisse de charge mais c'était de cet ordre c'était de cet ordre là voilà sur les chiffres c'est ça que je peux dire c'était à l'époque utile indiscutablement enfin bon pour les raisons à l'époque alors c'est vrai que vous étiez pas encore patron de Renault monsieur le président le CIC je veux dire comment est-ce qu'il a été pris par les industriels est-ce que c'était une aide aide à la création d'emploi comme certains l'ont laissé.
Il y a un exemple qui plaît à notre rapporteur qui est le PIN 1 million d'emplois ou est-ce que les industriels ont pris ça comme une aide à la compétitivité et pas forcément orienté sur l'emploi ? Je vais être honnête avec vous, je sur c'est le deuxième point qui qui était qui était considéré à l'époque, je me souviens très bien, de Louis Gallois enfin don je me sens très proche d'ailleurs l'avait dit clairement à cette époque là, c'était une aide à la compétitivité du pays mais la limite on sait très bien que la compétitivité a un effet induit qui à la finit par créer des emplois. Donc tout est dans tout et on finit par mais au départ c'était ça et je crois que c'est c'est vrai.
Enfin moi, il y a aucun doute. Dernière question. Bon ben moi je vous remercie monsieur le président.
Euh je je suis h d'accord avec euh un certain nombre de propositions que vous avez formulé à la fin. Oui. On en a on a on l'a beaucoup évoqué euh notamment sur la question de l'évaluation parce que vous avez raison, des contrôles fiscaux sont réalisés chaque année.
Des entreprises comme la vote. Les dispositifs sont bien suivis. Le problème c'est l'évaluation de tel et tel dispositif qui ne sont jamais évalués.
Donc vous avez raison avant de les créer pour les poursuivre ou pour avant de les modifier. plutôt pour avoir des études d'impact extrêmement fort surtout que ça existe pas donc on est quand même voilà et est-ce que vous seriez d'accord ? On a posé la question au PDG de Michelin et Daham sur la transparence des des aides publiques que tableau qui est en train d'être fait d'ailleurs par l'administration soit chaque année rendu public pour les entreprises.
Je il faudra trouver la taille, on va pas publier les 4 millions d'entreprises mais bon disons les 500 plus grosses, les 1000 plus grandes ce que vous faites partie. Est-ce que vous seriez d'accord dispositif par dispositif ? C'est-à-dire le travail que vous venez de faire avec nous autour des 248 millions le rendre public chaque année ?
Voilà. Alors, je je serais mal venu de vous dire non si vous voulez, je je ça n' ça n'aurait aucun sens. Je je vois même pas pourquoi.
D'ailleurs, on le fait volontiers avec vous publiquement, il y a aucun sujet. La seule chose que je recommande, mais je pense que c'est Oui, c'estàd que j'ai juste une histoire de comme vous l' comme vous l'avez entendu tout à l'heure, tout le monde ne le fait pas. Alors, c'est toujours pareil.
C'est pas parce qu'ils le font pas qu'il faut pas le faire, mais mais derrière je voudrais pas que l'industrie française reçoive ça en boomerang avec des États qui ne publient rien eux et qui nous accuseraient parce que ça peut leur servir dans des débats qui sont extraordinairement douloureux sur les questions des protections de frontières. Donc vous vous imaginez le genre de je je vous recommande que la connaissance soit faite par le parlement et par la puissance. Ça me paraît absolument enfin frapper au coin du bon sens.
Alors après il y a un sujet de d'intelligence de diffusion si je peux me permettre. Voilà notamment à un moment où j'ai l'impression que la parole se libère de toute part et que on utilise tout pour faire n'importe quoi. Je vais donner la parole à à Anne-Marie Dé qui a une question mais avant je voulais vous poser une question monsieur le président.
Il y a une aide publique, enfin que moi je considère comme une aide publique qui qui euh qui est avoisine les 21 milliards d'euros euh pour le budget français. c'est l'aide publique à l'apprentissage. Oui.
Euh est-ce que vous considérez que si on on avait vraiment clairement cibler euh le versement de cette aide, je parle notamment des 6000 € par an ou euh pour les les entreprises, est-ce que vous considérez que Oui. Il est bien que les grandes et très grandes entreprises bénéficient également de ces 6000 €. Oui, je vous dire où est-ce qu'il voudrait pas mieux ?
C'est une question hein. Est-ce qu'il vaudrait pas mieux quand même sa sans vouloir prendre exemple mais quand je regarde en Allemagne ou en Suisse où vous avez en Suisse par exemple 70 % des jeunes Oui. Euh qui passent par l'apprentissage alors que quasiment aucune aide est versée en Allemagne presque les chiffres sont équivalents. et par contre sur lesquels il y a une une coopération très étroite publique privée entre l'éducation l'industrie et qui fait que l'industrie aujourd'hui n'a pas besoin de ces 6000 € d'aide tous les ans pour prendre des apprentis parce que là où en France beaucoup d'entrepris je parle pas spécialement de Renault je parle de l'état d'esprit ambiant euh les entreprises nous donnent l'impression de faire action sociale quand elles prennent des apprentis en Allemagne et en Suisse par exemple ces entreprises le font pour eux-mêmes s et prépare la suite quand elles prennent un apprenti.
Elle voit pas l'intérêt d'avoir 6000 € d'aide pour prendre un apprenti. Je rappelle l'apprentissage c'est 21 milliard dans le budget de l'État. C'est clair.
Non mais c'est merci de poser la question de cette manière-là parce que c'est c'est c'est un vrai sujet d'allocation intelligente de des des fonds publics hein. Je veux direon moi j'étais toujours un immense défenseur de la question de l'apprentissage. À une époque rappelez-vous il y avait beaucoup plus de ce qu'on appelait d'emploi aidé en France que d'apprentis. euh et avec les conséquences que les emplois aidés n'apportaient pas grand-chose à la fin, sauf sauvegarde de l'emploi d'une certaine manière.
Mais sur le plan économique, c'était pas terrible. Oui, mais mais à que l'apprentissage avait un effet direct sur la compétitivité de l'entreprise et surtout sur son avenir puisqu'il fallait bien que former des ressources. Donc donc j'étais heureux de voir l'État français prendre ça assez au sérieux et parce qu'en effet pour le coup ça il y a eu un vrai changement dans le pays de ce point de vue-là avec le coût que vous vous évoquez si vous voulez il y a deux choses que je que je voudrais dire un clairement je pense que ceci pourrait de nature à se à se réduire significativement dans les années qui viennent pour autant qu'on ait une politique très déployé de formation professionnelle notamment à partir de l'éducation nationale, c'est-à-dire à partir de que que de de la de de de la seconde ou de la troisème si je puis dire équivalente, que la question de la formation professionnelle, lycée professionnel soit considéré comme une voie d'avenir et d'élite et non pas l'inverse, ce qui, je vous rappelle, a été quand même souvent le cas dans le passé. combien de dizaines d'années avons-nous passé dans lesquels notre système éducatif faisait que ces ces filières là étaient considérées comme secondaires et surtout à éviter franchement on a là de rater quelque chose depuis les les esprits ont un peu évolué c'est la oui d'une certaine manière mais c'était juste quand on y pense si vous voulez et ça nous a privé pendant des années de de talents qui étaient au fond plus naturellement disposés à travailler dans l'industrie que d'aller éventuellement passer des années à l'univers université avec un finalement un résultat pas pas très percutant.
Donc donc le le mouvement était bon et le coût est très important mais encore une fois je pense que l'action est à faire en amont et je je viens de vous dire et je je vous rejoins totalement sur ce propos. Il y a un énorme sujet encore, c'est pas tout à fait réglé que nous pouvons faire en imitant les Allemands, si je puis dire, et les suisses, même les Anglais. D'ailleurs, j'étais frappé de voir qu'en Angleterre dans les usines Michelin de l'époque où j'allais régulièrement, je voyais le le le système d'apprentissage qui était extrêmement développé alors qu'on en parle relativement peu.
Voilà. Le deuxième point que je pourrais dire, c'est que si on devait restreindre le la les aides, je pourrais concevoir personnel que ça concerne surtout les les les jeunes diplômés de relativement haut niveau universitaire euh et que l'on concentre ses efforts sur justement les les personnes qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire ceux qui ont une formation euh plus limitée, hein, je veux dire et et est moins qualifié parce qu'à ce moment-là, on permet de façon beaucoup plus vertueuse de de de je dirais d'amener et de rendre nos usines très attractives et notre industrie attractive à des personnes qui finalement ne vendent que ça. Donc s'il y a une réorientation, je la verrai assez volontiers comme cela hein, pour le reste, il faut surtout pas abandonner.
Alors aujourd'hui, je vois que les subventions entre guillemets vont être considérablement réduites. Je je crois qu'on on passe de 6000 à 2000, n'est-ce pas ? Bon euh voilà.
Alors on les maintient pour les personnes handicapées, c'est très bien parce que Dieu sait si on a un sujet là encore franchement on a encore du travail à faire mais pour le reste il faut surtout pas abandonner le principe. Et je vous dis si on le réoriente, on le réoriente dans le dans la direction de ce que je viens de vous dire. Voilà.
Mais c'est vraiment un point fondamental pour notre industrie. Euh que deux choses d'ailleurs de ce point de vue-là commencent en amont. la culture économique, le le goût de la de l'industrie, tous ces éléments-là qui devraient commencer dès le plus jeune âge, ça nous manque un peu en France.
Merci monsieur le président Anne-Marie Nédelec. Et bien je te remercie d'avoir posé ma question donc je vais en trouver une très pas de souci. Euh oui oui.
Je voudrais revenir d'ailleurs, je voulais d'abord vous remercier parce que cet échange est très très intéressant sur l'objectif 2035 qui a été fixé effectivement comme vous l'avez rappelé sans concertation ni étude d'impact. D'abord, je voudrais avoir votre avis. Est-ce que sérieusement cet objectif là vous semble tenable ?
D'autre part, on a vu que au cours de nos échanges, bon, les aides se concentrent évidemment sur le véhicule électrique puisque aujourd'hui nous sommes malmenés par la Chine. Faut pas oublier les sous-traitants aussi hein, qui sont très très malmenés, voire en danger euh parfois. Et et donc l'idée, vous l'avez souligné, c'est évidemment de maintenir les aides puisque si j'ai bien compris, on a on doit s'attendre encore à 10 années de grande turbulence euh aussi bien aide aux entreprises qu'aux consommateurs.
Alors, est-ce que ça n'est pas encore une fois puisqu'on on est obligé de réagir à des décisions qui sont prises un peu n'importe comment, faut bien le dire. Est-ce que c'est pas dangereux ? Est-ce que ça peut pas être au détriment d'autres voies de concentrer ainsi les aides sur l'électrique alors que vous l'avez dit vous-même ?
Bon et enfin on est quand même quelques en être persuadés et il y a d'autres possibilités hein si on vise la neutralité carbone réduire notre empreinte et cetera. Donc le fait de de mettre le paquet, si je puis dire, sur l'électrique à tout prix, est-ce que ça ne peut pas être au détriment d'autres voix qui per enfin qui pourraient elle-même être encouragé et et qui vont se trouver un peu sous l'éteignoire au risque à nouveau de prendre de retard sur d'autres voies qui pourraient apparaître. Non, non, mais merci de de parce que c'est un sujet fondamentalement stratégique he pour nous ce que ce ce point-là.
Euh si vous voulez euh à partir du moment où la réglementation a été ce qu'elle était, euh nous nous sommes mis en ordre de bataille. Je vais pas revenir sur ce qu'on a fait sur la France. On a concentré sur la France euh le le le l'ensemble de la valeur ajoutée électrique, que ce soit Cléon ailleurs et cita toutes les usines y compris Bâtilli.
On sort maintenant le master avec une version électrique. Enfin donc on se met en ordre de bataille pour être s'agissant de Renault, la marque Renault en particulier près en 2030 si les conditions le permettent. C'est-à-dire bien entendu s'il y a pas une catastrophe internationale ou je ne sais quoi qui fasse que nous soyons dans l'incapacité de produire.
On va croiser les doigts mais on se met en ordre de bataille pour cela. Sur la marque d'Asscia progressif. On va passer à une transition hybride et cetera et ensuite on a on marchera sur l'électrique.
Alors que vous savez qu'aujourd'hui on produit quand même une Dacia électrique qui est la spring. Bon mais ça sera plus progressif. Voilà. euh Alpine en revanche, euh les projets magnifiques d'ailleurs qui vont sortir bientôt d'usine.
Je vous assure, c'est des merveilles hein ces ces voitures, mais enfin elles vont elles vont être le j'allais dire le le haut de gamme de du groupe Renault. Elles sont électriques. Elles sont électriques, hein.
Donc là, il y a un paris hein que nous faisons qui est que ces ces voitures de j'allais dire pas de prestige mais de de d'am seront seront le le point c'est que euh nous avons fait en sorte et je rends grâce aux équipes le directeur général en particulier d'avoir protégé l'avenir de Renault quoi qu'il arrive. J'ai pas dit quoi qu'il en coûte, n'est-ce pas ? J'ai dit quoi qu'il arrive.
C'est-à-dire que Oui, non mais oui, mais ça veut dire que nous avons créé, comme vous le savez, avec des partenaires un une un ensemble qui s'appelle ORSE, c'est le nom de cette société qui concentre l'ensemble de la no production de de moteurs thermiques, y compris donc les plus élaborés récents dans l'hybride et cetera, qui sont des pures merveilles technologiques. He je vous le dis franchement, je j'y suis pour rien. Je le dis volontiers.
Enfin euh c'est une merveille de travail d'ingénieur. Vous n'imaginez pas ce que sont ces modèles. Mais on va continuer à investir dans ces modèles là.
Tout simplement parce que dans le monde entier, l'électrification ne se fera pas de la même façon et au même rythme qu'en Europe qui sera probablement un peu en avance probablement. Il faut pas s'y tromper même quand on dit qu'en Chine les le l'électrique est prédominant. Mais c'est pas vrai.
Aujourd'hui en Chine, on parle pas de véhicules électriques pur, on parle de new energy véhicule, c'est-à-dire des véhicules de motricité nouvelle qui incluent l'électrique pure, l'hybride rechargeable et une catégorie très singulière qui est en train de croître qui est ce qu'appelle le range extender, c'est-à-dire un véhicule dans lequel vous avez un petit moteur thermique qui alimente en énergie une batterie qui elle-même alimente un moteur électrique. Et donc ceci permet de faire des parcours extrêmement longs puisqu'on n pas besoin de recharger la batterie. Donc tout ceci va évoluer en fonction des infrastructures, en fonction de tout ça et je reviens pas sur la question du retard que nous avons encore sur les infrastructures de recharge.
Donc nous nous mettons en situation d'être parfaitement cohérent et par contre nous savons et nous nous y préparons aussi que l'avenir de la mobilité sera multiple probablement comme en Chine où je pense qu'en 2030 il n'y aura pas plus de 50 % de part de marché des nouveaux véhicules de la nouvelle motorisation qui ne seront pas uniquement électriques. Voyez-vous ? partout il y aura une forme je pense peut se tromper mais bon de de de de l'Europe aura probablement un poids électrique un peu plus que les autres voilà pour autant que les structures, les infrastructures et cetera.
Le vrai sujet pour moi, il est pas simplement dans le coût de fabrication des véhicules. On va se guérir, on va se soigner, on va y arriver. Et les équipes LCA font un travail fabuleux.
Je l'ai dit, on finira par sortir dans peu de temps un véhicule euh en dessous de 20000 € un petit véhicule électrique compétitif. ça va venir, ça vient, on le voit et on sait que ça, il faut un peu de temps. Le problème pour pour de mon point de vue, il est de deux natures. il est à très court terme parce que la Commission européenne et le le et le et le comment dirais-je a fait mettre en œuvre après vote du parlement et du conseil d'ailleurs une un critère d'émission de CO2 pour les véhicules euh de l'ensemble des marques européennes pour 2025 qui est extrêmement difficile à atteindre voire qu'il ne sera atteint probablement par personne tout simplement parce que à cause de ce que j'ai évoqué tout à l'heure c'està c'estàdire la baisse du marché électrique que j'ai expliqué.
Nous serons tous quasiment dans l'impossibilité de respecter ce critère. Bien, j'ajoute puisque vous me posez la question que ce critère est un critère ancien qui n'est plus cohérent aujourd'hui avec ce que nous savons du sujet. C'est-à-dire qu'au lieu de mesurer la décarbonation du berceau à la tombe, il le mesure du réservoir à la roue, ce qui est totalement partiel et n'a en fait aucun sens.
Donc nous sommes dans cette situation cocasse, j'allais dire ou plutôt baroque dans laquelle l'année 2025 avance. Nous sommes toujours dans dans la dans l'idée tant que ce n'est pas voté au Parlement ni au conseil des ministres d'une sanction extrêmement lourde de l'Europe parce que malheureusement aujourd'hui au niveau européen jusqu'à présent la la question de la décarbonation était quelque sorte punitive. C'est-à-dire que ce n'est pas incitatif, c'était punitif.
Et donc nous sommes sous cette menace d'avoir à payer ces ces ces ces amendes considérables en 2025. Bon, on anticipe, on essaie de voir les nouvelles dispositions proposées par la Commission européenne vont dans le bon sens. Je vais juste être obligé, monsieur le président, de de raccourcir un tout petit peu explications techniques qui sont certes très intéressantes.
Vous avez raison. S'éloigner un petit peu de la commission d'enquête sur les aides public. Il a une dernière question d'un auteur, j'en ai profité.
Je je juste pour terminer, vous voyez qu'on a à court terme ce problème là et je termine en disant qu'à long terme, on a ce sujet qui me qui vraiment me me tarote depuis certain temps, c'est cette question de la capacité, de la souveraineté ou de l'indépendance énergétique à savoir l'acquisition et la source des métaux nécessaires pour pouvoir fabriquer tout ce que je viens de dire. Voilà, je m'en excusez-moi, j'ai un peu long, mais je ne pouvais pas ne pas vous répondre sur ce point. Monsieur le rapporte.
Merci monsieur le président. Il y a il y a une dernière petite question du rapporteur. Merci.
Merci euh monsieur le président. Bon, on aura plaisir à venir à visiter un site industriel don Diep chez mes amis euh l'anglois et jumelles. Parce que contrairement au président, moi je viens souvent mais devant vos sites.
Euh donc j'aurai plaisir à à à y rentrer. Euh justement une des mobilisations sociales, c'est la question des fonderies. Oui.
Euh parce que c'est une commission d'enquête sur les grandes entreprises et leurs sous-traitants et je crois qu'on peut pas évoquer Renault sans évoquer euh les fonderies du Poitou, euh les fonderies de Bretagne et tant d'autres. Moi, je voulais vous poser la question, hein, les Borges de la Mar Borge. Euh, est-ce qu'il y a un avenir euh pour défondrer en France ?
Et et le fait que Renault ait fait le choix, c'était pas vous hein, il y a 40 ans d'externaliser en quelque sorte depuis gonfler boulot de billant de cours et et de fait au fur et à mesure du temps de s'en séparer et et de ne plus fabriquer en France. Pour un groupe comme le vôtre, est-ce qu'il y a un avenir pour pour les fonderies ? Voilà, je je le dis, moi je suis extrêmement préoccupé.
Et et une question, allez la dernière qui vous concerne pas, mais votre votre avis euh cette commission d'enquête donc de du groupe communiste qui a été lancée, elle a été sur une question précise, je le redire, Renault n'est pas concerné, mais euh comprenez-vous les mois, l'inquiétude, la colère, peu importe le mot euh de de d'avoir des groupes et des grandes entreprises qui touchent des aides publiques et avec des montant parfois substantiel verse des dividendes la rémunéation du capital voir un débat mais logique et licenci la même année pensez-vous que là et et par exemple le patron de Michelin lui s'est dit ouvert notamment rembourser une partie du CICE qui aurait pas bénéficié sur l'achat de machine qui n'aurait pas été en France. Bon est-ce que vous êtes ouvert à la même possibilité ? Voilà je vous remercie monsieur le président.
Non, très bien et merci pour cette question. Donc, je vais pas commenter le pour le propos de Floran Ménégesseur que j'ai que j'ai eu l'honneur de choisir à l'époque euh et en qui j'ai grande confiance. Non, la question euh que vous posez, c'est celle autour des fonderies et cetera et qui est un sujet, croyez-moi, qui depuis 5 ans euh occupe une place dans mon esprit.
Je je vous n'imaginez pas le le enfin la tension j'étais amené à y porter que j'y porte encore. Je vais être très clair avec vous. Si un certain nombre d'analyses d'impact avait été sérieusement faite à l'époque où la décision collective a été prise de passer du tout diesel au non diesel quasiment du jour au lendemain.
Je le redis sincèrement parce que c'est pas on va se le reprocher collectivement, on va dire comme ça. Si ceci avait été fait, nous n'aurions probablement pas la situation que nous avons eu à gérer parce qu'on aurait pu à ce moment-là anticiper des reconversions de ces sites de façon extrêmement élaborée, formant les personnes pour leur donner au moins la capacité ou l'espoir de pouvoir changer de métier car il s'agit d'un vrai changement de métier. le passage du tout diesel au non diesel et avec l'accentuation du passage à l'électrique renforce ce point tout simplement parce que il faut beaucoup moins de de l'élément de fonderie pour fabriquer un véhicule électrique.
Est-ce que c'est 7 fois moins 10 fois moins dans certains cas ? Mais je veux dire c'est considérable et là on se retrouve devant une situation où pardonnez-moi mais notre industrie est face à un véritable corner. Donc c'est si ces phénomènes avaient été anticipés correctement, on n en serait pas là.
Alors, les choses étant ce qu'elles sont, on a fait, j'allais dire tout ce qui était en notre devoir pour éviter la souffrance sociale. Je pense que dans tous les cas particuliers, ce n'était pas heureux, mais on a, je crois, évité, s'agissant de Renault et de sa responsabilité, que des gens restent sur le bord de la route. J'y aurais veillé et je vous le dis, j'y ai veillé de façon extrêmement précise dans toutes les discussions que j'ai pu avoir les avec les responsables syndicaux, en particulier leurs dirigeants nationaux sur ce sujet, croyez-moi. sur le l'effondrise de Bretagne en particulier.
Je veux vous dire c'est une histoire qui est malheureuse parce qu'elle n'a pas été suffisamment anticipée et que par ailleurs les fondri de Bretagne contrairement à ce qu'on avait pu espérer n'ont pas fait leur travail de restructuration qui permettait de ramener cette entreprise soit à une diversification de produits comme elle s'était engagé à le faire, soit à un niveau tel ce que nous avions fait pour l'ensemble du groupe Renault il y a 5 ans pour permettre au fond de se retrouver dans une situation économique viable. Ceci n'a pas été fait. Maintenant, je vous le dis de la façon la plus solennelle.
Renault a fait tout ce que devait faire. Tous les engagements de Renault ont été euh je dirais euh assumés euh mais à la virgule près et nous avons investi sur cette fonderie des sommes considérables. Juste un exemple, je n'irai pas dans le détail mais euh on depuis maintenant 10 ans, nous couvrons chaque année 17 millions d'euros des pertes de cette entreprise.
C'est Renault qui couvre. Depuis 10 ans, nous avons également reconstruit l'usine parce qu'elle a brûlé il y a quelques années. Euh nous avons investi, je vous le dis franchement, enfin quand on fait l'ensemble, des sommes considérables pour finalement peut-être avoir raté un objectif, c'est d'avoir fait en sorte que dès le départ des problèmes, la question soit traitée en terme de reconversion des des équipes et encore une fois socialement, ça aurait été quand même beaucoup plus louable.
Voilà. Alors, je n'y étais pas à l'époque. Je vais pas prendre cette responsabilité là, mais je je vous le dis, c'est comme ça que je vois la question d'effondri de Bretagne.
Maintenant, elle est devant un nouvel épisode. Le tribunal de commerce de Rennes se prononcera sur un desvent reprise. Bon, nous nous avons dit clairement que nous étions prêts à prendre des ressources utiles à Renault nécessaires pour les fabrications que nous avons actuellement.
On le fera. Voilà, on peut pas s'engager à n'importe quoi non plus. Et moi ce que je voudrais c'est que si repreneur il y a il y ait une forme d'intelligence collective qui conduise s'effondri à trouver de nouveaux clients, de nouvelles activités, après tout on peut imaginer et surtout une restructuration à peu près intelligente sans souffrance sociale, je me répète qui permettent de de donner de la vie à cet ensemble.
Voilà ce que jeis vous dire, monsieur le rapporteur. Alors, je si je devais être complet, je passerai des heures parce que c'est un sujet qui m'a occupé personnellement, je vous garantis pendant des années. C'est bien, mais je vous le dis de la façon la plus solonnelle.
Je pense que Renault a fait son devoir et si ça n'était pas le cas, je ne le dirai pas comme ça. J'ai pas l'habitude de parler pour ne rien dire. Donc, je vous le dis franchement.
Voilà. Euh, un dernier point, monsieur le président, vous avez pas répondu à la question sur votre avis sur les entreprises qui touchent des êtres publics et qui licencient. Oui.
Alors, c'est toujours délicat parce que vous m'avez posé la question tout à l'heure à propos de bon du plan de du PEG enfin du PGE, excusez-moi, euh et et de et du et de la restructuration que j'avais en même temps euh rendu public, c'est un peu le même le même problème parce qu'à un moment donné, tout devient fongible et ça devient compliqué. Je je je crois si vous voulez que malheureusement un certain nombre de restructurations sont un passage obligé pour que l'entreprise retrouve son alors je peux vous choquer en vous disant ça mais j'ai quand même pas mal d'années si je puis dire dans l'industrie qui me permettent de vous dire que chaque fois que l'on l'a fait à peu près intelligemment alors soit on arrivait à sauver des usines pour d'autres raisons sur lesquelles je vais pas revenir ici soit vraiment on n'y arrivait pas parce que même localement on n'y arrivait pas à trouver les solutions et Et à ce moment-là, il fallait le faire en assurant un avenir à tout le monde. Je n'ai pas dans ma tête d'exemple peut-être à une ou deux personnes près sur l'ensemble des restructurations que j'aiétais amené à vivre dans mon dans mon dans ma responsabilité précédente et dans ce que nous avons vécu chez Renault.
Au passage chez Renault, à part celle que vous avez évoqué, euh nous avons quand même sauvé toutes les usines françaises. Il y en a qu'une qui a qui comme vous le savez a été fermé, qui a choisi le roi que nous avons transporté sur Flin voilà donc les de point de vue Renault les choses ont été assez limitées. Alors maintenant la cohérence entre tout ça, je comprends pourquoi vous posez la question mais je préfère poser la question dans sur deux voies parallèles qui est la compétitivité des entreprises d'une part et ce qu'il faut faire pour et la la projection dans l'avenir avec les aides dont nous avons parlé en détail aujourd'hui.
C'est pour moi deux sujets parallèles, j'ai du mal à à les confondre. Voilà, pardonnez-moi, je je je ne sais pas faire ça. Je c'est votre réponse.
Moi, j'ai pas poster la réponse que vous souhaitez. Oui, voilà. Mais je vous le dis franchement euh parce que si on rentre dans ce genre de débat, à ce moment-là, on en sort plus parce que ça devient une complexité absolument invraisemblable. que que le le partenaire public est une opinion euh un conseil, une assistance ou ou même une encore une fois une expression sur ce que fait l'entreprise, ça oui, j'ai pas de problème avec ça.
Publiquement tout est public et on peut être critiqué ou pas critiqué. À nous de d'expliquer pourquoi on fait les choses dans le cas particulier de Renault puisque je dire les choses c'était pas le cas pour Michelin. L'État est actionnaire de Renault comme vous le savez.
Les relations avec notre actionnaire état sont aujourd'hui excellentes. Je le dis comme je le pense. Elles sont fluides, directes, ouvertes, bienveillantes.
Je n'ai absolument aucune remarque à faire à ce stade de ce qui se passe avec notre actionnaire de l'État. Au passage, si je puis me permettre, lorsque nous versons des dividendes, 15 % de ces dividendes vont directement dans les caisses de l'État et personne ne s'en plaint, si vous voyez ce que je veux dire. Donc et puis s'ils sont un peu supérieurs, c'est encore mieux, voyez-vous.
Et donc 5 % vont aux salariés puisque comme vous savez nous avons réussi à faire remonter et nous avons l'intention d'aller encore beaucoup plus loin sur l'actionnariat salarié. On vise 10 % de d'action détenu par les salariés du capital de Renault où nous en sommes à 5 et demi aujourd'hui. Ça progresse bien et donc eux aussi bénéficient quand même aussi des dividendes versées.
Donc je je encore une fois et je perdonnez-moi de revenir mais je sais que enfin vous serez pas choqué de ce que je vous dirais. Les dividendes pour moi, c'est pas un mot tabou, c'est pas une c'est pas une insulte. Mais personne a parlé de tabou.
Non non mais non mais si vous voulez monsieur le président, moi je je on va on va finir sur ça mais on va pas rallonger mais c'est pas un tabou le div. On peut avoir un débat parce qu'aujourd'hui le mythe de l'actionnaire qui amène du cash pour l'investissement est battu en brèche parce que seulement 3 %. Aujourd'hui, c'est que de la rémunération du capital et de la dividende.
Mais peu importe. La la question qui reste pleine et entière, c'est pour des élus comme des salariés, c'est des entreprises qui la même année touchent des publics substantiels. Je parle des grandes entreprises, je parle pas de l'artisan du coin, verse des dividendes substantielles et licenci il y a il y a un débat.
Est-ce que on peut aller sur le remboursement ? Est-ce que il ne si l'entreprise va mal et qu'elle doit restructurer, est-il opportun de verser des dividendes ? En tout cas, la question reste pleine entière.
Non, mais on est on est quand même ouvert d'esprit. On peut on peut on peut examiner la chose. Je veux dire, je comprends bien le sujet.
Je je c'est c'est je comprends parfaitement pourquoi vous me posez la question. Je rajoute simplement une chose, c'est qu'au-delà de l'ouverture d'esprit dont on peut faire preuve dans ce domaine, c'est évident. N'oublions jamais qu'un des problèmes de l'Europe et des entreprises françaises, c'est leur déficit significatif de capitaux propre.
C'est comme ça. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? y compris par rapport au reste de l'Europe et que donc c'est pas le moment, j'allais dire de pénaliser nos actionnaires.
Non pas pour le plaisir simplement de le faire, c'est simplement parce que si nous le faisons, nous allons aggraver le problème. Donc et ça franchement ça serait pas pour le bonheur des emplois en France. Je vous le dis sincèrement, je vous le dis vraiment.
Et croyez-moi, je crois que Renault ne donne pas l'exemple de la de l'exubérance en la matière. Je je crois pas. Non non mais non mais voilà, je je compris votre question.
Merci euh merci monsieur le président, merci pour l'intégralité de cette audition, la volonté de transparence et la clarté de vos propos. Je remercie également mes collègues. Euh j'avais une dernière chose, n'oubliez pas euh vous avez la faculté de nous transmettre tout document que vous jugerez utile et et si vous avez des précisions supplémentaires par écrit.
Euh notamment à une question qu'on a pas évoqué euh c'est concernant vos sous-traitants. Euh si vous avez par écrit la possibilité de nous transmettre quelques nombres de sous-traitants euh en nous expliquant de quelle manière ils peuvent bénéficier d'aide publique euh en rapport notamment avec leur activité conjointe avec celle de Renault, ça nous ça pourrait nous aider aussi dans la la réalisation du rapport. Merci beaucoup. vous fera bien volontiers et je vous souhaite une bonne fin de journée.
Merci monsieur le président ainsi qu'à vos collaborateur. Merci beaucoup. Merci
Fabien Gay