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interviewLe Média (sur YouTube)· 2 février 2023 78 min

AU SÉNAT, L'HISTOIRE SE JOUE - SURVEILLANCE DE MASSE : CE QUE SE PRÉPARE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur le média nous sommes le jeudi 2 février 2023 il est 18h30 un petit peu passé et comme chaque semaine j'ai plaisir à vous retrouver ici en direct sur le plateau du média pour un nouveau numéro de votre émission d'actualité politique et de débat toujours debout que vous soyez ici pour suivre l'émission en direct ou en différé je vous invite nous vous invitons à partager le lien de cette vidéo et à réagir en dessous dans l'espace commentaire ou dans le chat en direct bien sûr avec courtoisie et respect comme d'habitude nous sommes heureux de compter sur vous d'ailleurs vous êtes toujours plus nombreux et nombreux à soutenir notre antenne notre média indépendant des forces politiques et de l'argent en en donnant justement de l'argent et surtout en vous abonnant de manière payante insistons sur ce point le média est un ovni quelque part dans le paysage audiovisuel français engagé et au service d'une information libre pour toutes et tous c'est ce projet est possible jusqu'à maintenant c'est uniquement grâce à votre soutien vos abonnements rendez-vous sur le média tv.fr des 5 euros par mois et sans engagement pour nous suivre dans l'aventure merci beaucoup à toutes et à tous et c'est l'heure de toujours debout [Musique] dans ce nouveau numéro de toujours debout comme chaque soir du lundi au jeudi en direct à 18h30 plus d'une heure d'infos de débats et de décryptage dans la bonne humeur que vous appréciez chez nous bonne humeur augmenter aujourd'hui puisque j'ai le plaisir d'avoir un petit public d'abonnés derrière vous pouvez un petit peu de bruit fait quand vous entendez dans le micro yes merci d'être venu ce soir avec nous c'est une première c'est assez rare et on va peut-être recommencer l'expérience plusieurs fois ça fait plaisir de vous voir juste derrière là au programme ce soir en première partie de l'émission mon camarade des collègues Rémi Kenzo Pagès viendra nous présenter son retour de terrain sur les dernières actualités autour de la réforme des retraites la bataille parlementaire commence sérieusement maintenant que la loi a été examinée en commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale à partir de lundi les députés auront deux semaines pour se positionner sur le projet de loi puis ma concert les alaps que vous appréciez tout autant nous rejoindra pour jouer au qui c'est qui le jeu qu'on apprécie aussi jouer sur ce plateau avant de nous livrer un petit retour de terrain elle aussi une carte blanche elle était tiède devant le Sénat quand ce dernier a voté la constitutionnalisation de l'IVG la seconde partie de l'émission sera consacrée à un sujet qui concerne absolument toute la société en marge des prochains jeux olympiques organisés en région parisienne l'année prochaine une loi dite olympique est en cours de vote depuis le 24 janvier dernier décrié comme liberticide notamment via son article 7 qui prévoit le déploiement d'intelligence artificielle sur les caméras de vidéosurveillance pour en parler j'ai invité ce soir Bastia le quérec juriste à la coature du net et Natsuko ça c'est qui membre du collectif saccage 2024 on en parlera ensemble et on débute tout de suite avec le retour de terrain de Rémi Kenzo [Musique] salut Kenzo ça va ça va toi Jimmy merci beaucoup alors tu es venu nous parler de la bataille parlementaire qui rentre dans le dur avec comme je disais tout à l'heure dès lundi l'examen du projet de loi de finance de la sécurité sociale rectificative le fameux pls FF ass pardon à l'Assemblée nationale alors avant d'aller au Sénat le texte d'ailleurs tu as passé la journée d'hier au Sénat avec Andreï manivit pour prendre le pouls sur le terrain un peu voir comment ça se passe et voir comment les sénateurs se positionnent et préparent aussi à participer à ce combat dis-nous tout à fait Jimmy c'est ça il faut préciser que l'examen en commission à l'Assemblée nationale s'est achevée hier en commission des affaires sociales les députés de la majorité ont repoussé toutes toutes les propositions de financement alternatif de la nuit Pesse 4997 amendements n'ont pas été examinés et maintenant les choses sérieuses commencent dès le 6 février les députés nous rendent que deux semaines pour travailler le texte de loi un calendrier très serré rendu possible par le recours à l'article 47 alinéa 1 de la Constitution par le gouvernement mais rien n'est gagné pour ce dernier faute de majorité absolue les débats à l'Assemblée nationale auront donc lieu du 10 6 au 17 février minuit et s'enchaînent au Sénat derrière l'article 47 alinéa 1 prévoit seulement 50 jours de débat en englobant les deux parlements ça va donc être très très intense surtout que lundi tout commence avec une motion de rejet préalable de la nupesse et une motion référendaire du rassemblement national que la gauche ne votera pas 50 jours donc pour députer et sénateurs pour contrer dans les institutions cette réforme c'est vraiment très peu on en a discuté avec Raymond Poncet hier au Sénat la sénatrice porte cette bataille des retraites pour les Verts là-bas donc dans cette chambre qui est le Sénat au Palais du Luxembourg et au final ce qu'elle dit elle c'est que ce qui sera déterminant c'est pas vraiment le calendrier parlementaire c'est aux réalités le mouvement social mais nous on nous a imposé quand même un véhicule un véhicule législatif qui est tout simplement scandaleux sur le plan démocratique une réforme de la retraite qui devrait d'abord parler du travail parlé du travail pressé compressé souffrant cette bataille là parlementaire nous l'amènerons et vraiment comme on a pris un véhicule qui prive un vrai débat le temps d'un vrai débat parlementaire et bien nous le mènerons on n'aura qu'une semaine mais pendant une semaine nous le mènerons la bataille parlementaire est importante elle est quand même articulée avec le mouvement social le mouvement de mobilisation dans les rues dans les entreprises cette articulation est importante mais je dirais que infini c'est la mobilisation sociale la mobilisation des Français qui sera déterminante mais nous on vient de l'appui constitué au scénario ce n'était pas que pour prendre le pouls sur le terrain puisque le débat finalement législatif les pour parler ont déjà commencé entre le gouvernement et les parlementaires tu as notamment suivi les débats c'est débats en question et les questions au Gouvernement qu'est-ce que tu en as retenu en effet j'ai mis la lampe bien que les retraites étaient au cœur forcément des discussions d'un côté il y a la droite les LR les républicains qui se plaignent de la grève ils disent que les usagers sont pénalisés qu'il faut assurer un service minimum bref entraver si nécessaire le droit de grève de l'autre il y a la gauche qui elle appelle au retrait du projet de loi le député socialiste Patrice scanner asséné hier au gouvernement que je le cite le peuple ne veut pas de la réforme et au milieu bah il y a le gouvernement en fait qui ne lâche rien Elisabeth borne la première ministre a répondu je la cite qu'il faut dire la réalité aux Français le nombre d'actifs qui cotisent diminuent par rapport au nombre de retraités c'est une réalité démographique fin de citation donc et en citant le conseil d'orientation de retraite des retraites le corps elle affirme qu'il s'agit d'assurer l'avenir du système de retraite par répartition et que sans cette réforme en fait les deux seuls autres alternatives sont soit la baisse des pensions soit la hausse des cotisations et cela elle n'en veut pas à sur tel et Elisabeth borne ne veut donc rien entendre à ce sujet justement tu as eu la réaction de la écologiste qu'on propose d'écouter dès maintenant ils veulent distiller et renforcer dans la population le sentiment qu'il ne reculeront pas et qu'on pourra bien faire trois quatre millions voire des grèves il ne reculons pas et effectivement ça réactive si vous voulez le fait que ça fait longtemps que le mouvement social n'a pas eu de victoire donc c'est peu à peu intériorisé effectivement que on perdait même après de fortes mobilisations les Français ont compris et maintenant y compris les retraités que ce n'était pas tous les travailleurs à les prendre et certains travailleurs ouvriers employés femmes beaucoup plus et par rapport à cette réalité la seule stratégie politique que prend désormais le gouvernement c'est de dire faites ce que vous voulez on entendra pas on ne reculera pas donc c'est contre ça aujourd'hui qu'il faut dire que le mouvement social doit prendre confiance ça fait longtemps qu'on a pas eu de victoire mais là on n'a jamais eu une opposition aussi radicale je on dit que deux tiers des Français sont contre mais il y a une majorité d'actifs qui sont contre de façon irréversible irréductible radicale bon la première ministre c'est tout de même déclaré prête à travailler avec les différents groupes parlementaires pour enrichir le texte et aboutir une loi préférable mais je doute qu'un texte de compromis soit possible tant l'âge de départ à la retraite à 64 ans et non négociable pour l'opposition c'est facile en fait d'enrichir le texte il suffit de lâcher sur l'obstination gouvernementale des 64 ans ensuite aussi ils auront plein de choses à dire pour financer les retraites si il n'y avait pas un quart des travailleurs à 61 ans qui était mis en emploi ni en retraite mais en emploi il y a plus de problèmes si les jeunes rentraient plus facilement dans le travail il y a plus de problèmes de financement si les femmes était payé comme les hommes il y a plus de problèmes de financement donc tous ces aspects nous on a des propositions mais justement c'est des propositions dont l'issue c'est justement de dire que ça apporte d'autres financements et que le recul de départ n'est plus nécessaire il y aura un travail à travail parlementaire mais que dit la première ministre dit il a quelque chose de non négociable c'est 64 ans il faut bien voir que le passage de 62 à 64 et plus dur pour les travailleurs que le passage de 60 à 62 ce sont des années qui vont être très impactantes sur la santé des travailleurs on le sait notamment ça va faire croître la part des travailleurs qui connaîtront une retraite courte moins de 10 ans voire très courte moins de 5 ans voire qui mourront avant la retraite donc si elle veut faire c'est la première minute de faire bouger quelques paramètres d'atténuation de brutalité sans vouloir toucher au cœur de la réforme qui est que l'ouverture des droits à la retraite sera reportée de deux ans si vous voulez pour nous nous aussi là je l'âge de 64 ans et non négociable merci beaucoup RK pour ton suivi de ce dossier en remercie également Drake qui t'a accompagné hier au Sénat avant de te laisser tranquille ce soir tu vas rester encore un petit peu avec moi Elisa va nous rejoindre pour le l'heure de qui c'est qui [Musique] et on t'a même pas vu courir comment tu vas Lisa merci d'être là ce soir alors vous commencez à connaître les règles mais je le répète pour les personnes qui découvrent les missions ce soir j'ai sélectionné avec mon cher collègue Nicolas Maillard ce soir plusieurs phrases prononcées et ou tweeté par une personnalité publique et politique et c'est à vous sur ce plateau tous les deux et il y a des gens qui peuvent vous aider derrière peut-être à vous si là derrière de crier des réponses on sait jamais et les gens chez vous aussi sur le chat alors le la première question est la suivante qui a dit ou qui c'est qui a dit tu aimes beaucoup ce terme je vote cette réforme sans état d'âme avec les deux mesures les plus impopulaires qui ne sont pas justes fondamentalement elle n'est pas juste parce que deux heures de plus personne n'en a envie personne n'a voté quand même là cette loi alors je sais c'est compliqué à comprendre mais vous allez comprendre plus tard en voyant on regarde la vidéo soit le patron du MoDem François Bayrou hier face à Pauline Patrick Vignal ancien socialiste maintenant député renaissance de l'Hérault la députée Renaissance Aurore Bergé oh berger macroniste donc j'aime bien ça c'est c'est un peu une tradition donc c'était obligé mais je j'irai Beyrout parce que j'ai pensé direct à lui quelqu'un qui vote mais qui est pas d'accord qui oui qui non qui machin ouais vraiment ça me semble trop facile le chat aussi c'est possible de répéter j'ai moi j'ai retenu que Beyrout et berger soit Berrou Vignal Aurore berger ou un autre godzillo mercredi peut-être quelqu'un de pas connu parce que derrière ils disent que c'est génial si je comprends bien les signes vous avez dit quoi derrière génial ça traîne sur Twitter apparemment on regarde la réponse en vidéo alors permettez-moi de redire pourquoi moi je vote cette réforme sans état d'âme avec les deux mesures les plus impopulaires qui ne sont pas justes on demande aux gens de travailler de plus parce qu'on a besoin de faire rentrer de l'argent je suis en train de dire pourquoi je la vois cette réforme et fondamentalement elle n'est pas juste parce que deux ans de plus personne n'en a envie parce qu'il y a plein de gens qui ont des travaux du travail qui est difficile alors je sais même pas qui est ce député donc une tête une réaction c'est pas forcément sur la personne mais sur le propos tenu on a là quand même un député macroniste qui avoue d'avoir venu ne pas avoir foi en cette loi mais va quand même voter ça vous fait penser bottes alors la loyauté pour droit dans la ligne quand même de la majorité puisqu'il va voter moi j'arrive pas trop à comprendre c'est à dire que oui c'est vrai qu'il est loyal il va voter avec la majorité mais je croyais que le but de l'assemblée et des députés c'était de nouveauté par rapport à sa circonscription circonscription par rapport à ses convictions mais moi je trouve que ça révèle quand même pas mal les ficelles de la macronie c'est à dire qu'il y a des députés sous en marche anciennement en marche maintenant entre deux avec vous et puis maintenant Renaissance qui qui suivent Macron et qu'en fait au fond ils sont pas forcément d'accord je comprends pas trop un peu ce parti un peu globulaire ou finalement on va tous vers le libéralisme alors qu'en fait ils sont pas d'accord c'est hyper étrange comme manière de fonctionner après sur le fond il a il a tout dit oui enfin tout le monde est raccord même les plus grands économistes pour dire que cette réforme est injuste donc j'avoue que j'arrive pas à comprendre le mode de pensée donc le vote le vote à l'assemblée on le sait comment on suit bien le truc c'est que bon c'est rare que le député vote un peu par comme leur groupe ça c'est des votes de groupe souvent quand même la discipline de groupe voilà on le comprend un peu et ça se marche aussi avec les autres les autres groupes mais c'est vrai que elle a raison du Parlement c'est quand même pas le but du moins on aimerait que ce soit le cas ensuite il y a il y a un débat qui a mis ce qu'on représente les Français est-ce qu'on représ l'ensemble du territoire ou est-ce qu'on représente seulement sa circonscription c'est là où si on se développe le clientélisme etc mais je pense qu'on est quand même un peu raccord avec une la chronique que tu avais fait sur les fractures qui en ce moment au sein de la majorité puisque les macronistes tu le disais bah tu citais par exemple Barbara pompier qui a disait quand l'État elle pouvait pas voter cette réforme on le voit la majorité en réalité elle est pas dupe non plus elle veut pas de cette réforme et François berou non plus il a il avait fait lors de ses vœux il avait annoncé que il voterait la réforme et qui verrait bien quand même quelques améliorations et qu'il espérait que dans le débat parlementaire il y aurait des amendements qui viendraient un petit peu à la marge à changer des choses et tout parce que notamment sur la question des femmes il y avait des des soucis bah Franck Richter le ministre en charge des relations avec le Parlement lui aussi Daddy quoi que finalement il l'a admis quoi un problème d'ailleurs dans cette loi donc et puis les yeux de Olivier du socle parlaient aussi vous souvenez la bouche disait quelque chose et les yeux autre chose mais lui c'est c'est on a l'impression que c'est dans ces natures ensuite on passe vite à la question numéro 2 alors qui a dit à propos du mix énergétique c'est un peu le contexte de la de la situation pour que vous compreniez bien et de la place nucléaire dans ce dernier je cite ce choix est un choix politique les 50% des télés le résultat d'aucune étude d'impact ou analyse de besoin c'est technique un petit peu comme quelque chose qui a dit à propos du mix énergétique et de la place du nucléaire dans ce dernier ce choix le choix de réduire le nucléaire la part de nucléaire dans dans le mix énergique est un choix politique les 50% donc d'arriver à 50% n'était le résultat d'aucune étude d'impact et d'analyse de besoin je pense que c'est en référence à la loi en 2015 à l'époque de François Hollande qui prévoyait de réduire à 50% le tout à fait du nucléaire aujourd'hui ce matin parlementaire c'était au cinéma mais le Sénat qui est pro nucléaire à fond qui est de droite le projet de simplification je sais plus quoi là de construction des des réacteurs effectivement j'ai quatre propositions à vous faire à tous sont présents alors est-ce Fabien Roussel dans une interview pour l'humanité après sa victoire au congrès du Congrès PCF qu'on a suivi le week-end dernier est-ce l'ancien ministre Manuel Valls dont on apprécie toujours autant l'expertise sur à peu près tout est-ce Jean-Marc Jacob ici on connaît très bien la personne ingénieur conférencier bien connu sur la question nucléaire ou alors vous l'avez peut-être la référence la réponse des j'adore cette blague honnêtement ce serait bizarre dans la mesure où il était au gouvernement en 2015 donc le gouvernement qui a mis qui est mis en place les 50 % ensuite on sait qu'il est produit clair donc effectivement cette ligne là de cette pro-nucléaire Manuel Valls en cause de son propre bilan à lui quoi donc voilà mais Fabien Roussel qu'on entend la nuit pêche est divisée dans le chat peut-être quelque chose ou derrière moi vous dites quoi vous Roussel ou ne se prononce pas ça ressemble ça ressemble à du Fabien Roussel allez on regarde tout de suite la réponse en vidéo politique les 50% c'est là où je suis franc je crois l'été le résultat d'aucune étude d'impact ou analyse de besoins passer de 3/4 environ un demi à la moitié la part du nucléaire dans la consommation électrique avec dans l'esprit que le que le développement des des énergies renouvelables étaient peut-être entravé pour certains par la place du nucléaire comme une zone de confort et qu'il fallait en quelque sorte la libérer restez bien Manuel Valls avait perdu et oui donc bas 0 pointé pour tout le monde apparemment ah bah voilà et c'est donc auditionner ce matin même à l'Assemblée nationale dans le cadre d'une commission souveraineté indépendante énergétique de la France peut-être que surtout toi qui est très calé sur cette question du nucléaire ou du moins de l'écologie ça te fait bondir son siège non comme Manuel Valls ensuite ils contredit quand même ce que son gouvernement à l'époque avait mis en place ensuite Emmanuel Macron on sait qu'il veut si nouveau réacteurs mais il avait quand même promis le maintien de l'objectif de 50%, sachant qu'en plus on va pas se mentir on l'a vu cet été avec les sécheresses etc il y a un certain nombre de problèmes en fait il y a des limites physiques quoi matériel à ça il y a des il y a des phases d'arrêt de nos réacteurs réguliers parce qu'on n'arrive plus à alimenter on n'arrive plus à les alimenter pour les refroidir etc c'est ce qui s'est passé ouais exactement c'est ce qui s'est passé cet été en plus le problème c'est que on a des réacteurs qui normalement une durée de vie de 40 ans le grand carronnage justement est là pour prolonger la durée de vie des réacteurs donc on nous dit 60 ans je crois même genre récemment ouais non mais aujourd'hui on nous parle de 60 ans il y en a même qui disent 80 c'est énorme de doubler la durée de vie de ses réacteurs alors qu'en réalité ces réacteurs sont vêtus tu parles du grand carénage qui est juste une sorte de projet de rénovation mais en fait c'est c'est du maquillage quoi c'est du cosmétique le grand carénage en réalité il apporte plus d'inquiétude qu'autre chose parce que la vérité des réacteurs elle est toujours là quoi est-ce qu'on passe à la question numéro 3 vous êtes prêts alors qui a dit dans le cadre des débats autour de la réforme des retraites et de l'inflation joue au bonheur les daronne se font des gommer à la caisse de Lidl ah là ça va direct c'est une petite punchline soit c'est le député punchliner à soumis David Guiraud sur France Info ce matin soit Jérôme Rodriguez à notre micro lors de la manif de Paris mardi soit Booba vous connaissez Booba dans un clip révélé ce matin même ou ma nesnadel on a parlé tout à l'heure en off responsable fédéral du syndicat la voie lycéenne au micro de BFM TV c'est trop facile c'est là où on verra qui est si dû ici il regarde le média parce que je suis abonné à Tic-Toc et j'ai vu j'ai vu le truc sur Tik Tok c'est vrai et oui 200 300000 vues sur TikTok bravo Jérôme on regarde tout de suite l'extrait les gilets jaunes tu sais moi j'ai pris du temps je me suis remis en question on est sorti dans la rue c'est trop cher c'est trop cher c'est trop cher mais quoi qu'il arrive on est obligé de payer faut qu'on nous nourrisse nos mômes faut qu'on se nourrisse donc on est on est obligé de passer par la case magasin sauf que derrière nous prend des taxes et vu les prix qui augmentent une TVA sur un euro c'est pas la même TV sur 2 euros vous faites quoi de cet argent pour que les hôpitaux soient délabrés que l'éducation nationale par ton couille pour qu'aujourd'hui des gens se retrouvent dans la rue ah 400 milliards pour l'armée ah là il y a de l'argent 165 milliards pour les grands patrons ah là il y a de l'argent 10 milliards pour les retraites on fait quoi qu'est-ce que vous faites de l'argent 3000 milliards de dettes on devrait avoir des hôpitaux en platine des écoles en or moi j'habite dans les quartiers là tu as les daronne elles se font dégommer à la caisse de Lidl c'est ça qui les préoccupe aujourd'hui moi je pense pas ma retraite je pense à nourrir mes mômes tu vois ce que je veux dire je dis pas que c'est pas un combat il faut le mener il faut le gagner et je pense qu'on a moyen de faire basculer ne serait-ce que sur ce thème là Macron rien je ne crache aucun combat mais après on fait quoi on rentre à la maison on continue de payer trop cher c'est un passage alors déjà c'était déjà un Rodriguez vous avez perdu mais ensuite j'avais envie de vous voir tu avais voilà et derrière ils avaient gagné on va mettre le point quand même voilà vous avez gagné au public bravo les applaudissent je sais pas si vous entendez mais voilà peu importe on va on est pas on n'est pas prévu pour ça sur le média alors oui donc le contexte est la manif de mardi où nous étions avec Élie qui est derrière la caméra juste à ma gauche là et vous pouvez retrouver cette ce bout d'interview dans leur portage complet sur la chaîne Youtube du média sortie hier soir n'hésitez pas à aller regarder et le partager après l'émission je pense que ça vous fait réagir parce que là on parle des retraites mais lui il élargit en fait le sujet a quelque chose de plus enfin j'adore de plus populaire à de plus immédiat on va dire que les retraites ok c'est loin ça concerne tout le monde mais là il y a des gens qui ne peuvent pas aligner déjà le le début de la fin du mois l'inflation est vraiment là en fait fin du mois tout à fait c'était le sujet des des manifestations qui a eu en 2022 enfin 2022 octobre tout ça il y avait eu déjà des manifestations et à ce moment-là on parlait de l'inflation on parlait des salaires on parlait peu encore des retraites les retraites c'est le miroir de ce qui se passe actuellement de de la de la violence de la politique libérale de Macron et son gouvernement sur les populations les plus précaires mais aussi les classes moyennes on va pas se mentir il y a 50 % des gens qui gagnent moins de 2000 euros par mois c'est 50% là ils sont vraiment en train de souffrir tous et surtout on essaye de les mettre de faire détester ceux qui gagnent 1800 euros par mois de faire détester les gens qui sont au RSA donc c'est pour ça que la retraite concentre autant de colère et qu'il y a des militants qui sont très engagés politiquement qui essayent de montrer aux gens que le problème c'est pas que les retraites mais là ça divisé énormément les retraites parce qu'on touche quand même à quelque chose de plutôt on va dire ça crée en France toute la question du travail etc et surtout voilà et surtout c'est la goutte de trop par rapport à tout ce que les gens se prennent dans la tête depuis plusieurs années le chômage les conditions pour toucher le RSA l'inflation les factures d'électricité qui tombent donc moi je trouve que c'est bien de prendre les retraites pour ouvrir sur ce qui se passe politiquement en France et pas de prendre que la question des retraites en plus là c'est une question qui qui unit beaucoup de monde pour une fois même des mêmes les classes supérieures sont en train de s'unir sur cette question là parce qu'elle est le reflet de quelque chose qui se passe donc faut continuer à parler de toute façon on m'a dit on va évidemment parler de ça plein de fois bien sûr il y a souligner le l'hypocrisie du gouvernement qui trouve comme il le dit 400 milliards 163 milliards pour les grands patrons pour un plan de l'armée on peut comprendre cet argent peut être utile mais 12 milliards qu'il projette voilà 12 milliards on le retrouve pas et c'est intéressant de voir quelqu'un finalement gouvernementale peut-être un dernier commentaire ou alors on passe direct à la suite non je pense que c'est une question fléchage ensuite de choix politiques oui c'est vrai comme quoi c'est de le redire voilà le qui c'est qui dit c'est terminé pour aujourd'hui merci à tous les deux à vous derrière et puis personne ne part à mis à part toi on te libère merci mikenzo et à la prochaine on remet ça la prochaine la semaine prochaine bien évidemment et on continue tout de suite avec toi Lisa tu restes avec moi bien évidemment on va parler du droit à l'IVG c'est parti pour ta carte blanche [Musique] alors c'est à dire le ce soir pardon le Sénat a voté la proposition de loi visant à inscrire dans la Constitution le droit à l'interruption volontaire de grossesse cet historique on va en parler ensemble dans stack quelques instants mais cette sinueux et cela finit toujours enfin là plutôt nuancer et ça ce que tu peux nous en dire un peu plus pour comprendre l'état des choses en ce moment oui alors à l'origine hier soir les sénateurs ils devaient se prononcer pour insérer ou non à l'article 66 de la Constitution la loi garantit l'effectivité et les gars l'accès aux droits à l'interruption volontaire de grossesse la Nupe c'est la coalition présidentielle l'avait déjà adopté à l'Assemblée avec une écrasante majorité le jeudi 24 novembre 2022 et au final qu'est-ce qui était retenu alors ce qui a été voté de peu hein à 66 voix pour 152 contre c'est l'introduction à l'article 34 de la Constitution avec cette formule la loi détermine les conditions dans lesquelles s'exerce la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse peut-être qu'est-ce que comment tu expliques toi que c'était si serré ce vote parce que le Sénat est majoritairement de droite et conservateur tout simplement oui il faut le rappeler c'est très intéressant de le faire et donc on passe de droit à liberté là quelque part c'est ça je vous propose d'écouter Sarah du rocher qui est présent du planning familial donc il va l'expliquer mieux que moi qui était au Sénat hier en plus et qui a assisté au débat et on y a cru jusqu'au bout et finalement le vote est passé en favorable et ce qui a été une explosion de joie chez nous ça veut dire qu'on était dans le public avec des camarades féministes et voilà ça a été quelque chose d'historique pour nous de se dire que le Sénat pour une fois c'était positionné favorablement au droit à l'avortement et au droit des femmes en général nous on était d'accord avec avec l'écriture de Mathilde de panneau et de Mélanie Vogel puisqu'on était vraiment sur la question du droit et là on parle plus de liberté pour nous en fait c'est important de l'inscrire comme un droit fondamental et vraiment de protéger le droit à l'avortement et ne pas le restreindre surtout donc en fait le terme liberté il est un et pour nous c'est pas satisfaisant donc ça c'était la première chose et pour nous en planning la deuxième chose c'est qu'il y avait le mot femme qui apparaissait ça avait été aussi dans la proposition de loi d'Aurore berger et pour nous en fait c'est pas assez inclusif ça veut dire que aujourd'hui il y a des femmes mais il y a aussi des personnes qui se définissent pas forcément femme qui souhaite avorter et donc tant qu'à faire nous on a envie que ça soit beaucoup plus inclusif et donc on aurait préféré personne comme la proposition de loi qui avait été portée par mélaniele et Mathilde de panneaux pour nous c'est important que le placer en droit et de faire en sorte qu'il soit le plus sécurisé passer par la liberté ça nous semble fragiles parce qu'on pourrait restreindre le droit d'avortement parce qu'en fait il faut savoir que au niveau de l'avortement il y a la loi veille mais cette autre proposition de loi qui ont vraiment amélioré l'accès à l'avortement il y a pas plus tard de deux ans avec le projet de loi de l'alban Gaillot donc il faut faire attention parce qu'aujourd'hui les menaces de la remise en question complète de l'avortement mais parfois aussi de restreindre le droit à l'avortement comme en Hongrie et en Pologne et donc pour nous le terme de droit comme un droit fondamental comme quelque chose qui est un peu plus protégé juridiquement ça nous semble vraiment la bonne la bonne manière de les écrire dès le départ on s'est dit que l'écriture était pas la bonne mais pour nous ce qui est important c'est juste d'avoir marqué le Sénat à dit oui et donc aujourd'hui c'est vraiment faire en sorte que Emmanuel Macron et le gouvernement n'est plus le choix pour rappel il y a 86% des Français qui sont d'accord il y a une pétition qui tourne à plus de 170 000 signataires voilà on a les deux chambres qui sont d'accord donc on fait tout est ouvert et maintenant ce qu'on attend c'est la parole au-delà de la parole politique d'Emmanuel Macron et de la première ministre c'est vraiment quelque chose d'acté et donc un projet de loi très intéressant tout ce qu'elle nous raconte là Sarah de rocher ainsi que donc elle est le planning familial ce que je comprends là c'est que elle demande il demande de la part du gouvernement un projet de loi pourquoi pour éviter un ping-pong entre les deux chambres jusqu'à se mettre d'accord je vous explique si le Sénat avait voté le même texte que l'assemblée donc l'initiale sur la garantie du droit à l'avortement il n'y aurait pas eu besoin de repasser par l'Assemblée cela serait allé directement au référendum là le texte a été modifié donc il faut repasser par l'Assemblée nationale et ça peut être vite long comme ça deuxième raison un projet de loi de la part du gouvernement évite de passer par référendum et même si 81 % des Français sont en faveur du droit à l'IVG le planning aimerait éviter de passer par une séquence politique et médiatique où les antichois auraient la place d'étaler leur vomi j'ai toujours eu du mal avec les gens qui luttent pour restreindre les droits des autres si vous ne voulez pas avorter n'avoir pas mais n'empêchez pas les autres bref parenthèse fermée non ça mérite d'être clair alors c'est pas du tout le premier essai pour rappel un des militantes pour faire entrer l'IVG dans la Constitution il aurait fallu faire des compromis oui c'est ce qui explique mais la niveaujeel c'est un tricot élevée qui était déjà à l'origine du proposition de loi constitutionnelle en octobre qui incluait la contraception et qui n'était pas passée on peut l'écouter tu as été un texte compromis factuellement entre les différentes formulations pour obtenir la ce qui a été là adopté à l'Assemblée nationale et le fruit de ce qui avait été déposé par différents groupes et voilà nous on avait déposé au départ une formulation que je pense était plus protectrice puisqu'elle disait qu'on ne pouvait pas porter atteinte au droit à l'IVG ce qui avait le mérite avec une formulation assez large de pouvoir constituer une base constitutionnelle pour déclarer anticonstitutionnel toute régression aujourd'hui l'Assemblée nationale nous a nous envoie une formulation qui est un peu plus vague puisqu'elle dit que la loi garantit mais il y a moins de substances bon voilà c'est un compromis à un moment donné la loi B c'était aussi un compromis et si on l'avait pas pris bah je sais pas où on en serait aujourd'hui on voit quand même que dans la fabrication de la loi les mots sont importants je vois bien qu'il y a vraiment un jeu évidemment alors pourquoi plusieurs questions pourquoi c'est si nécessaire de faire entrer dans le droit dans la loi ce l'IVG tout simplement parce que quand on écoute la droite et leurs argumentaires c'est voilà c'est très bien comme ça c'est déjà dans la loi pourquoi on devrait modifier le texte voilà il y a aussi cette ce cette liberté de de jugement de conscience pourquoi c'est si important en fait ce combat donc c'est le combat pour le faire rentrer dans la Constitution et si c'est important c'est parce que en fait c'est pas un droit qui est acquis en France l'avortement vraiment ça fait 48 ans que la loi dépénalisant l'avortement était promulguée c'était le 17 janvier 1975 48 ans après des médecins peuvent refuser de pratiquer l'IVG avec la clause de conscience font écouter le cœur des fœtus aux personnes décidant de faire ce choix les font culpabiliser attendre stressé voire peuvent aller jusqu'au vieux Langis écologique il y a aussi des faux sites de renseignements qui paraissent très sérieux et qui sont en Une de Google et qui dans un but de pratiquer une grosse désinformation on constate aussi évidemment des retours en arrière dans le monde mais dans des pays comme les États-Unis où la Pologne il y a également en France un accès très inégal que ce soit financier social territorial à l'avortement évidemment tu habites ça effectivement dimanche 22 janvier donc il y a quelques semaines il y avait une marche contre l'avortement dans Paris donc des personnes qui marchaient contre le fait que d'autres personnes puissent disposer de leur corps comme elles le souhaitent et la question en fait elle est même pas là ça se vérifie partout quand une personne souhaite avorter elle le fait que ce soit légale ou non la seule la différence de leur de leur ôté ce droit c'est qu'elles peuvent en mourir l'avortement cela concerne une femme sur trois au cours de sa vie il faut le répéter le recul ou l'entra va l'IVG peut toucher la France et faire entrer ce droit dans la Constitution c'est pouvoir quel que soit les pouvoirs en place parce qu'on voit 2027 est arrivé protéger le droit à l'avortement donc c'est pour ça que les militantes veulent faire André entre les végés dans la Constitution et Mélanie vosgel qu'on vient d'entendre nous a aussi parlé de cet aspect là ce que je sais c'est que depuis 1974 avec le vote de la loi veille ou une partie de la droite a accepté de se joindre au combat de la gauche et des féministes pour voter finalement cette loi la droite a voté systématiquement depuis contre toutes les avancées liées au droit l'IVG nous sommes quand même arrivé à obtenir des victoires mais elle a systématiquement voté contre et aujourd'hui c'est cette droite qui nous dit qu'il y a pas de qui a pas de risque or on sait que ce qu'ils auraient voulu si leur vote avait toujours été respecté c'est resté au fond à ce qu'on avait en 1974 10 semaines de délai la clause de détresse pas de remboursement pas de délit d'entrave vous voyez que ce serait une grosse régression donc déjà c'est un premier argument deuxièmement moi j'ai vu il y a deux semaines beaucoup de militants marchaient dans la rue contre droit IVG et précisément contre son introduction à la constitution donc la France c'est pas un pays magique qui vole au dessus des flots et qui est voilà par le don de je ne sais quoi protéger contre les reculs c'est hyper important parce qu'on voit que la loi ne suffit pas et que le drone suffit pas aujourd'hui dans des pays où il y avait la loi on a vu aux États-Unis ou encore en Europe les droits sont remis en question très clairement et en fait sont restreint aujourd'hui c'est pas la question d'être pour ou contre l'avortement aujourd'hui on sait que c'est un droit qui est menacé dès que la droite conservatrice arrive au pouvoir dès que l'extrême droite arrive au pouvoir et on a des opposants réels au droit à l'avortement donc il est nécessaire de le sécuriser parce que déjà la majorité de la population est d'accord qu'il y a eu cette PPL qui ont été déposés au mois de juillet suite à la nouvelle aux Etats-Unis de la remise en question du droit à l'avortement et qu'aujourd'hui on ne s'est passé à l'Assemblée nationale grâce à Mathilde de panneaux voilà maintenant il faut que il faut que c'est là vote cette loi en fait on n'arrive pas à aller au bout parce que l'avortement c'est toujours un sujet à part en fait ça fait partie des débats qui sont les plus compliqués à l'Assemblée nationale ou au Sénat je pense qu'en France on tolère l'avortement et que aujourd'hui ça reste quelque chose encore d'assez tabou donc à chaque fois c'est un sujet à part sauf que là aujourd'hui on se retrouve dans un contexte un peu particulier ça veut dire que le droit l'avortement est réellement attaqué il y a des grosses difficultés d'accès à l'avortement il y a quand même 80 parlementaires du Front national du rassemblement national qui sont qui ont été élus donc on voit quand même une montée des discours d'extrême droite conservateur et nous en tant que femme et en tant que militants pour le droit l'avortement bien évidemment c'est menaçant des images qu'on aime voir c'est très important les images produites par Rémi Kenzo Pagès et André magnévit sur le terrain voilà merci justement parlant de terrain il y avait un rassemblement donc pendant le vote au Sénat il y avait les militantes on les a qui était rassemblés devant le Sénat toujours nos camarades confirmer ça on peut regarder quelques images et que ça inscrit aujourd'hui dans la Constitution c'est une demande que l'on a depuis très longtemps de dire aujourd'hui que l'avortement n'est pas menace dans le monde en Europe et en France aussi c'est faux aujourd'hui on a une opportunité on a 86% de la population qui est d'accord on a des personnalités qui signent des tribunes pour s'engager et des associations qui alertent alertent alerte depuis des dizaines d'années sur les réelles difficultés c'est un moment historique aujourd'hui je pense que c'est pas juste les Français les Françaises qui nous regardent c'est le monde c'est l'Europe qui attend qu'il y ait un premier pays qui puisse constituer cette réaliser enfin l'avortement pour faire en sorte que celui-ci soit fondamental donc continuez à nous mobiliser on y croit et encore nous sommes fiers et féministe éradical et en colère nous sommes forts nous sommes fiers et féministratical et en colère nous sommes forts et en colère historique c'est le mot du coup ces militante lutte contre des valeurs conservatrices qui menacent le droit des personnes voulant disposer librement de leur corps on l'a dit des valeurs qu'on croit lointaine mais pas du tout on écoute Annie la mer conseillère régionale ELV enfin moi qui suis féministe je le vois je vois bien quand on parle de déconstruction la peur de l'aide des constructions parce qu'on prend on prend pas au sens propre du terme c'est se déconstruire ça fait peur alors que moi j'explique quand je suis au conseil régional aux élus RN j'y mets n'ayez pas peur de la déconstruction vous allez être mieux vous allez vous sentir mieux parce que vous seriez vous aurez des rapports humains qui seront tellement mieux avec et je crois que et ça c'est la peur la peur d'aller vers une société qui serait une société qui peuvent pas appréhender et mais et l'IVG mais je comprends pas parce que l'IVG justement c'est ça leur enlève rien et moi c'est là où je suis dérangé c'est que quand ça n'enlève pas un droit à quelqu'un en quoi ça empêchait des droits qui ne qui en moi de toute façon me concerne pas je ne vois pas d'autant plus qu'on sait très bien que dans ces milieux là il y a aussi il y a aussi des IVG et voilà mais c'est une radicalisation je pense que même la gauche part vers la droite et donc la droite va vers l'extrême droite le centre à droite et c'est son ringard quoi sont complètement ringards le pense aussi enfin moi j'ai toujours dit à mes filles vous savez aucun droit n'est acquis aucun droit négatif vous devrez toujours vous battre pour vos droits surtout les droits des plus fragiles fragiles pas au sens fragile physiquement mais fragile au niveau sociétal et je pense que ces gens là ils veulent ils veulent le pouvoir ils veulent le pouvoir surtout et même sur le corps des femmes mais c'est ils se sentent tout permis là ils sont tout permis je crois que c'est ce besoin de pouvoir c'est le besoin de gérer c'est le besoin Macron a ouvert la porte à ça on l'entend il méprise il méprise les gens et là c'est le mépris du corps des femmes c'est le mépris des autres le planning familial a d'autres revendications au-delà de la constitue une session le mot est un peu compliqué à dire de l'entrée dans la Constitution en fait donc déjà d'abord avant de répondre à cette question faut dire que la France avait envoyé un vrai message le fait de montrer la voix aux autres pays aux femmes qui luttent dans les autres pays pour avoir quelques droits pour l'avortement il y en a c'est même pas légal du tout donc c'est pour ça aussi que c'est important de le faire entrer dans la Constitution et oui il y a d'autres revendications comme la suppression de la clause de conscience donc ce qui permet au médecin de refuser de pratiquer un avortement l'a dit ou encore plus de moyens pour pratiquer de la vraie éducation autour de ces questions là car en fait il est là le nerf de la guerre éduqué aujourd'hui l'IVG est encore tabou voir honteux je vous laisse écouter Annie la mer conseillère régional eld à l'école aussi dans les lycées il doit y avoir un lycée collège il doit y avoir des cours à la sexualité il y en a pas il y en a pas c'est dans la loi c'est dans la loi ayant n'a pas donc il y a aussi ça c'est à dire que c'est cet about c'est tabou et ce qui fait que les jeunes ils vivent enfin on voit sur le rapport égalité famone les moins de 35 ans qui considèrent que de temps en temps faut être violent pour se faire respecter en 2023 et ça c'est se dire on a raté quelque chose et ça passe aussi par l'école ça passe aussi par l'éducation et non parce que on reste dans une société ou parler IVG c'est parler sexualité donc c'est à vous donc quand même quelque chose malgré tout d'historique il faut le noter c'est quand même une grande victoire évidemment il y a encore des pas à faire on pense évidemment aux personnes trans ou encore ce fameux mot du droit et encore merci à Rémi Kenzo Pagès et André malvite d'être allé sur le terrain merci à toi Lisa et à bientôt parce que on continue l'émission n'est pas terminée avec toi bien sûr mais on se retrouve très vite sur ce plateau comme on aime le faire on vous laisse avec un petit clip et on se retrouve juste après coucou mes petits amours alors comme ça on veut mettre la hagra à Bolloré [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] alors que les Françaises et Français battaient le pavé ce 31 janvier contre la nouvelle réforme des retraites au même moment le Sénat adoptait largement le projet de loi dit olympique un texte controversé débattu depuis le 24 janvier dernier très très axé on va le voir ce soir encore une fois sécurité et bien au-delà du cadre des manifestations sportives que la France organisera du 28 du 26 pardon juillet au 8 septembre 2024 un projet de loi dit olympique qui n'a de sportifs que le nom le Conseil d'État est de nombreux autres observateurs le souligne dans le viseur de ces détracteurs l'article 7 entre autres du texte qui souhaite rendre possible la mise en place de dispositifs expérimentaux de vidéosurveillance automatisées autrement dit de l'instauration d'intelligence artificielle dans les flux de vidéo surveillance capable d'identifier par exemple des comportements jugés suspects mais qu'est-ce qu'un comportement suspect qui en jugera quels impacts sur la tenue des événements et plus largement sur la société tout entière si un tel dispositif tend à se généraliser et puis finalement pour une sécurité optimale profitable à toutes et à tous nous sommes nous pas condamnés quelque part à passer par là pour poser toutes ces questions et d'autres j'ai invité Bastien locquérec juriste à la couverture du net et Natsuko ça c'est qui membre du collectif ça cache 204 [Musique] bonsoir Natsuko bonsoir et bonsoir Bastien bonsoir merci à tous les deux devoir accepté l'invitation ce soir merci de vous recevoir alors entrons tout de suite dans le vif du sujet puisqu'on l'a bien planté le décor je crois fin janvier sur France Info la présidente de la CNIL Marie-Laure Denis expliquait en quelques mots le sens de ce projet de loi on l'écoute prévu c'est que dans ce projet de loi pour la première fois en France pour assister l'aide à la décision des forces publiques il y ait des analyses automatiques en temps réel d'image fixes par exemple qui sont issus de caméras de vidéoprotection ou embarquer sur des drones à l'aide d'algorithmes et d'intelligence artificielle pour détecter par exemple des comportements suspects des incidents des colliers abandonnés des mouvements de foule on a vu que ça avait été un enjeu au moment de la Coupe de la Ligue des champions au mois de mai dernier par exemple qu'est-ce qu'un comportement suspect un comportement susco et que la full marche par exemple est-ce que je suis suspect pas nécessairement et c'est bien tout l'enjeu de cet apprentissage des algorithmes pour éviter un des handicaps de cette technologie qui est qu'elle peut produire des billets si les algorithmes sont mal entre entraînés à partir de données qui sont pas pertinentes avec les bons tests par exemple si on veut détecter des personnes qui sortent des fusils et que vous sortez votre parapluie et bien si l'algorithme est mal entraîné vous pouvez avoir des forces de l'ordre qui viennent sur place de façon inutile et vous vivre un moment désagréable donc ça va être par exemple qui va contrôler l'algorithme alors qui va contrôler le risque que vous vous saurez à la CNIL ce qu'il y a précisément dedans c'est à dire ce qu'il recherche sur les images alors précisément le législateur et la Commission les doigts du Sénat a prévu en tout cas à ce stade donc c'est la loi est pas encore votée que l'acnil accompagnerait les fournisseurs d'algorithmes d'ailleurs la CNIL a une expertise en matière d'intelligence artificielle on a déjà travaillé sur les assistants vocaux les algorithmes en matière de recrutement etc donc très concrètement on va dialoguer la CNIL c'est aussi c'est pas qu'un gendarme des données elle fait beaucoup d'accompagnement on va voir si les données qui sont utilisées par ces algorithmes sont fiables sont pertinents et surtout veiller à ce qui est pas de biais et d'erreurs voilà voilà on a entendu donc longuement Marie-Laure Denis qui nous explique un peu le contenu de la loi et son objectif finalement sécuritaire comme on l'a dit dans l'intro alors je crois que tous les deux ici pour vous cette loi n'est ni plus ni moins qu'un cheval de Troie pour amener autre chose qu'est-ce que vous craignez là-dessous peut-être on a entendu tous les trois la présence de la CNIL nous rassurer en disant c'est pour la sécurité l'algorithme va pouvoir détecter un fusil dit le différencier d'un d'un parapluie est-ce que ça vous rassure finalement les propos tenus et pourquoi c'est cette loi elle est très intéressante parce que et je laisserai peut-être un Natsuko développé sur ça elle arrive à un moment les Jeux Olympiques par nature exceptionnel les Jeux Olympiques historiquement ont toujours été l'occasion de faire passer des mesures qui dans un autre contexte ne serait pas passé c'est exactement ce qui s'est passé avec les Jeux Olympiques de Tokyo puisque quelques années avant le gouvernement avait tenté de faire passer des lois pour restreindre les libertés n'avaient pas réussi et finalement avec le prétexte des JO de Tokyo a réussi à faire passer sa loi anti-conspiration qui a été vraiment critiquée parce qu'elle était très liberticide ici en France exactement la même chose qui se passe c’est-à-dire que la loi Jo au delà de la question de la vidéo surveillance algorithmique est une manière et les JO sont une manière de faire passer quelque chose qui autrement n'aurait pas été acceptable bien sûr natsuku vous vous êtes vous présentez ici ce soir le collectif saccage 2024 c'est la première fois que vous venez au média bienvenue alors en deux mots quelle est la mission de cette de ce collectif au début ce collectif s'est formé parmi plein de collectifs qui faisaient plutôt la lutte locale au niveau de Pleyel et contre les jardins oubliés d'Auber pour la défendre voilà et au début on était le consensus de collectif c'était on était on est contre les saccages olympiques sans forcément être frontalement contre les Jeux olympiques mais après on a eu des discussions internes pendant des terminé et puis maintenant nous avons pris la position contre les Jeux Olympiques c'est-à-dire que on se pose au modèle de Ben cet événement sportif c'est intéressant parce que on va y venir un peu plus tard dans notre discussion que comme tu l'as dit à l'instant c'est un peu le contexte particulier exceptionnel des Jeux Olympiques finalement c'est la cause qui permet l'instauration de ce genre de loi ou même d'aménagement du territoire anti-écologique etc et aussi on peut le dire aussi alors 10 jours plus tôt parce que là elle parlait le 24 la présidente de la CNIL toujours plutôt le 14 janvier vous organisez ensemble avec d'autres collectifs associations un grand événement public à Paris à la Flèche d'Or dans le 20e d'ailleurs c'est très très bien organisé réunissant 300 personnes malgré la pluie quel en étaient les objectifs de cet événement et comment ça s'est passé l'objectif de cet événement c'était de rassembler autour d'un événement unique toute la contestation sociale c'est-à-dire que le le combat que porte la peinture contre l'usage de technologie pour augmenter la surveillance et la pression de l'État sur l'espace public finalement c'est une petite partie d'une contestation plus large d'une contestation autour du rôle de l'État autour de la du rôle de la technologie mais aussi une contestation autour des JO de ce qu'ils apportent de la du modèle de société qu'ils apportent et donc notre objectif en janvier avec cette soirée c'était de réunir des militants des chercheurs qui ne sont pas forcément sur les sujets de l'aquareature qui ne sont pas forcément sur le sujet des libertés numériques pour les faire parler pour apporter leur voix parce qu'on a besoin de se nourrir de ces discours qui sont à côté en parallèle et qui viennent compléter le discours que la quadrature peut avoir bien sûr il y a aussi plusieurs ateliers enfin on pouvait aussi en gros c'était des caisses populaires ce soir là en fait c'est ça dont il s'agit alors là effectivement il y a une partie 2 voilà la troisième partie de cette soirée après avoir laissé la parole pendant une à des à des chercheurs et chercheuses et militants et militantes la troisième partie consistait en des ateliers pour essayer de donner quelque chose de concret à cette lutte et à ce discours et donc effectivement on a réfléchi sur comment lutter pour documenter cette surveillance dans les villes comment faire en sorte de porter notre voix dans la rue parce que si la rue de demain sera encore plus surveillé c'est avant tout un espace d'expression qu'il faut réinvestir donc à travers ces ateliers notre objectif effectivement c'était de permettre à tout à chacun et tout à chacune de de réinvestir ce terrain et d'agir concrètement alors dans votre viseur à tous les deux et pas que vous ce soir là comme je dis dans l'intro il y a cet article 7 de la loi olympique alors de valeur de votre soirée matteus viaga vieillard Ferrari je pense bien son nom doctorant anthropologie internationale à Paris 8 nous en a lu un petit extrait vous souvenez on l'écoute donc c'est le tout début c'est vraiment c'est le premier paragraphe que j'ai que j'ai coupé en deux et je vais à titre expérimental et jusqu'au 31 2025 à la seule fin d'assurer la sécurité de manifestations sportives et créative ou culturelle qui parlerampleur ou leur circonstances sont particulièrement exposés à des risques d'acte de terrorisme ou d'atteindre à la sécurité des personnes les images collectées au moyen de système de vidéoprotection dans les lieux accueillant ces manifestations et à leurs abords ainsi que donne des moyens dans les moyens de transport et sur les voies les desservants peuvent faire l'objet de traitement comprend un système d'intelligence artificielle alors vous avez bien compris que cette loi elle sera présentée prochainement au simple le 23 janvier 2022 24 8 pardon le 24 et c'est ce qu'on appelle un formellement la loi olympique 2 parce qu'il y a déjà une loi organique c'est donc le 14 janvier 10 jours avant que la loi soit finalement étudiée et débattue au Sénat alors on entend là si on prend un point de vue un peu extérieur un peu dépolitisé je ne sais pas du moins sans a priori c'est pourquoi cette loi vous pose problème cet article de loi plus précisément puisque ça propose de la sécurité et de la sécurité il faut bien dans un dans un événement qui a accueille des millions de personnes alors aujourd'hui l'article 7 donc dont on a entendu un extrait vise à légaliser ce qu'on appelle la vidéo surveillance algorithmique c'est-à-dire l'usage de traitement automatisé pour analyser ce qui est filmé par les caméras de vidéosurveillance pour aider les agents humains alors aujourd'hui ce travail d'analyse des images il est fait exclusivement par une personne humaine il ne peut pas y avoir ta valise automatisée ce que demain veut autoriser le projet de loi c'est de faire cette analyse automatiquement pour massifier en réalité la surveillance et cet article 7 donc qui vise à autoriser ces algorithmes nous à à la nature du net on demande sa suppression pure et simple parce que il s'agit d'instaurer dans l'espace public le degré est presque ultime de surveillance à l'aide de la vidéo surveillance des caméras qui sont déjà en place aujourd'hui le territoire français et surpeuplé de caméras de vidéosurveillance on en trouve pour n'importe quel prétexte c'est un argument politique aussi pour assurer la population c'est la population demande un sentiment de sécurité c'est effectivement le déploiement aujourd'hui de caméra de vidéo surveillance en dépendamment des algorithmes il répond non pas à une question de délinquance parce que l'inefficacité aujourd'hui commence à être de plus en plus étayée mais il répond à un une problématique politique que les décideurs et les décideurs politiques veulent capitaliser sur ce sentiment d'insécurité et la vidéo surveillance est un est une manière très rapide de répondre à ce sentiment ça ne résoudra aucun problème mais c'est une manière de répondre à ce sentiment et donc de capitaliser politiquement mais du coup vu que ces caméras de vidéosurveillance classique sont aujourd'hui partout sur le territoire on a des petites communes avec deux 3000 habitants qui ont plusieurs dizaines de caméras dans des lieux où il ne se passe absolument rien demain ce projet de loi vise à instaurer cette surveillance non plus humaine parce que s'il n'y a pas un agent derrière la caméra bah les personnes ne sont pas ne sont pas surveillés en direct et bien demain on aura plus besoin d'avoir un agent sur place tout le monde toute personne filmée fera l'objet d'une analyse très minutieuse de son comportement avec toute la dimension politique qu'il y a derrière et c'est en ça que c'est une craignez vous la créature c'est même parce qu'on craint c'est la réalité c'est à dire que avec les algorithmes l'objectif c'est de remplacer l'humain dans cette première analyse du comportement il y a on a on a l'article est adopté il va passer devant les députés dans pas longtemps mais on a le gouvernement qui nous assure que c'est une expér présentation donc pardon vous allez pouvoir m'en dire ce que vous en pensez mais des caméras dit augmenter et que tout ça est entouré de garantie très nombreuses alors il les a cités aussi abandonnés la présence de la CNIL précisait toujours d'ailleurs sur sur la même antenne de France Info fin janvier que la vidéo surveillance augmenter entre guillemets sera limité aux abords et le sportifs donc pas dans les petit village des transports et des servants et surtout que tout ceci sera ponctuel encore une fois et puis le gouvernement a répété encore le 31 donc là il y a quelques jours qu'il excluait la reconnaissance faciale on en parlait la dernière fois que vous étiez venus sur le plateau est-ce que c'est rassurant quelque part est-ce que ça vous qui qui combattez contre les dérives possibles ou prévu est-ce que c'est rassurant vous c'est absolument pas rassurant parce que les Jeux Olympiques c'est deux semaines l'expérimentation qui est prévue va démarrer 25 voilà va démarrer au jour de la promulgation de la loi donc on nous annonce la promulgation fin avril début mai jusqu'à juin 2025 donc il y en a après les Jeux Olympiques et en réalité on voit très bien dans l'histoire des mesures sécuritaires notamment avec la surveillance algorithmique des réseaux par les services de renseignement avec l'état d'urgence sécuritaire en 2015 on voit très bien que ces mesures dites exceptionnelles quelques années plus tard sont définitivement autorisés et ici avec cette vidéo surveillance algorithmique on a tout à craindre que après cette phase d'expérimentation une proposition de loi ou un projet de loi viennent définitivement les autoriser on a une industrie qui fait des investissements massifs on a des collectivités d'euros par an l'industrie sécuritaire française c'est vrai que c'est quelque chose et j'ai plus les chiffres en tête mais c'est des sommes vraiment astronomiques et aujourd'hui on a un tissu français d'industrie de la surveillance qui investit dans ce domaine là les collectivités locales qui installent c'est ces algorithmes investissent également le ministère de l'Intérieur à travers le fond interministériel de prévention de la délinquance subventionne ces dispositifs pas que de la vidéo sur en classique mais fonctionne également ce type de dispositif alors même qu'aujourd'hui ils sont illégaux donc il y a aussi un investissement de la part du ministère de l'Intérieur et absolument personne ne croit à l'hypothèse d'un arrêt le après juin 2025 de ces dispositifs qui seront installés qui commenceront à être presque banalisé dans l'espace public et dont tous les défenseurs de cette technologie demandent depuis des années leur légalisation définitive et non pas temporaire défenseur comme j'ai voulu d'ailleurs inviter à plusieurs reprises ici plusieurs personnes ne seraient pas les noms n'a pas réussi à avoir de personnes pour cela je me fais l'avocat du diable vous êtes un commentaire natsuku sur ce que je t'ai dit à l'instant des JO de Londres de 2012 si l'autre est connu par les millions milliards de CCTV dans les années 2010 c'est parce que il y a eu l'organisation des tuyaux de 2012 là-bas et puis bien sûr les vidéos surveillance qui on était installés plus les yeux n'ont pas disparu après l'événement ils sont toujours là et l'autre une ville européenne ou retirer quoi alors justement vu qu'on parle ensemble là je crois que vous et vous n'êtes pas la seule à penser que ce projet de vidéo surveillance algorithmique peut servir en quelque sorte à venir en bourgeoiser parce que là faut recontextualiser c'est à dire que les JO 2024 de Paris vont avoir lieu pas à Paris ou pas beaucoup à Paris ils vont avoir lieu à la Seine-Saint-Denis alors dans le nord de pas dans le nord de la ville finalement dans un dans un département et une ville qu'on peut dire populaire tout du moins et puis beaucoup de précarité aussi et il y a une sorte de d'embourgeoisement de de de de ces quartiers et que cette ce projet là peut servir à chasser des personnes de ces endroits est-ce que est-ce que comment vous l'expliquez en fait donc la vidéo surveillance qui contribue à chasser les populations qui habitent en ce moment parce qu'il y a la vidéo surveillance du coup on peut pas vivre dans le quartier [Musique] c'est ça oui oui c'est ça en gros comment on commence ce projet de vidéo surveillance automatisé peut servir c'est un argument que j'avais entendu devant votre soirée à en bourgeoiser des villes et des quartiers comment ça peut arriver en fait il y a un exemple que qu'on a documenté pendant le pendant le premier confinement lié au covid-19 c'est que certaines donc au moment du premier confinement on a commencé à observer que certaines personnes commençaient à recevoir des amendes sans avoir rencontré les forces de l'ordre et en réalité au fur et à mesure des travels fini par comprendre c'est que était ciblée des jeunes dans des quartiers qui ne pouvaient pas rester chez eux parce que ils habitent dans des dans des habitations exigus que c'est ça fait partie des de leurs manières de vivre de de s'approprier l'espace public et on a vu pendant le premier confinement que la répression policière ciblée particulièrement ces types de personnes parce que alors même que aucun policier aucun policier ne leur avait demandé s'ils avaient leur attestation on avait automatiquement presque je reviendrai sur ce point décider qu'ils étaient coupables de cette infraction de non-respects du confinement et avec la vidéo surveillance automatisée ce que l'on peut craindre c'est que toutes ces mécaniques de contrôle des populations qu'à l'état vont s'amplifier parce que la vidéo surveillance algorithmique et politique et le résultat de choix politiques de choix de comment on organise l'espace public quelles sont les comportements anormaux et même si ce projet de loi ne prévoit pas de mise à l'amende automatique des personnes c'est un phénomène voilà c'est un phénomène que l'on observe et il y a tout à craindre que dans quelques années ont si cette si cet article 7 est validé et définitivement voté et que c'est ces algorithmes sont inscrits dans le marbre législatif on a tout tout laisse croire que plus tard on voudra aller plus loin et aujourd'hui avec la vidéo surveillance classique on peut faire de la vidéo verbalisation demain on peut craindre que ces algorithmes d'automatisation permettent de faire de la vidéo verbalisation automatisée et il ne faut pas se dire que c'est un fantasme sécuritaire que on est dans on serait dans un discours qui vise à faire peur les populations en 95 quand la vidéo surveillance classique a été autorisée personne à l'Assemblée ou au ne s'imaginer que 25 ans après on en serait à légaliser l'étape supérieure l'automatisation et la fin quasiment du contrôle humain dans ce travail de police c'est vrai alors peut-être que je me fais encore une fois l'avocat du diable est-ce qu'on peut pas les jusqu'au bout je sens que vous restez sur votre siège se réjouir quelque part qu'un cadre légal puisse enfin avoir lu puisque c'est pratique de vidéos surveillance à même avec la confiance faciale ou ce genre de choses automatisées existent déjà on en a déjà on a déjà dit c'est que déjà l'exemple de Reims vous avez vu sur Street fresh il y a quelques jours dévoiler tout récemment pendant qu'elle va de stress du coup en dit long donc est-ce que c'est pas on pourrait pas un peu se réjouir qu'au moins bon cette loi peut-être pas celle-ci mais que il y a un débat l'assemblée au Sénat pour donner un cadre légal à ce qui existe déjà aujourd'hui le débat il n'existe pas ce qui s'est passé au Sénat c'est une validation pure et simple on a eu une opposition très molassonne du PS qui finalement n'a pas voté pour la suppression de cet article et ensuite c'est abstenu au moment de du vote de l'article il n'a pas voté contre cet article les débats aujourd'hui parlementaires sont très très de très mauvaise qualité c'est justement notre objectif nous à la quadrature de remettre un peu de contexte de contextualiser cette lutte de d'apporter ces arguments là mais au moment du débat public on nous affirme des des grands principes Gérald Darmanin qui nous dit qu'on aurait un besoin absolu de d'avoir ce genre de technologie alors même que toutes les études tendent à montrer que justement on en a pas besoin on peut faire de la sécurité autrement donc aujourd'hui le débat il est vraiment très pauvre ensuite le problème avec cette loi c'est que en légalisant certains usages c'est l'effet cliquer propriétaire qui se met en marche c'est à dire que aujourd'hui le droit est suffisant pour faire interdire ces dispositifs et en réalité on en a pas besoin on n'a pas besoin de les encadrer on a tout simplement besoin de les chasser de l'espace public on aura beau mettre tous les garde-fous qu'on veut on aura beau mettre la CNIL pour qu'elle nous dise ok tout va bien oui là peut-être que ça dépasse un peu on aura beau mais tous ces garde-fous à la à la fin le résultat sera que l'espace public sera surveillé que ces algorithmes sont intrinsèquement biaisés sont intrinsèquement racistes que le l'État va accentuer son contrôle sur les populations et ça il faut le refuser parce que c'est le modèle de société qu'il faut refuser et dont ces algorithmes ne sont finalement que la traduction législative et technologique là dessous coûte votre côté vous êtes alors il y a la cour qui est sur le terrain évidemment mais vous avec votre collectif j'imagine d'habitants d'habitants des quartiers comment vous vous goupillez pour agir au quotidien c'est quoi vos actions pour lutter contre ce que se Bastien l'instant des actions concrètes c'est vrai que mais qu'est-ce que vous faites avec le collectif en vue des JO même pour le coup là vous m'avez expliqué tout à l'heure qu'au départ c'était pour voilà contre le saccage des jardins mais là on a élargi à combattre les JO c'est ça comment alors de question de comment vous en êtes devenu là comment on les débats ont eu lieu en interne pour arriver à dire bah en fait c'est les jeux le problème et puis dans ce 15 second temps comment vous faites c'est quoi les actions que vous menez oui ben déjà la question plus simple à répondre c'est comment on est arrivé à cette conclusion de lutter contre les Jeux Olympiques c'est tout simplement parce qu'on a perdu presque toutes les lieux de locales on n'a pas réussi à stopper l'échangeur playel et le village des médias tout ça sauf une exception importante c'est la piscine de Aubervilliers mais globalement on a perdu les lieux de local du coup ben les gens se posent la question mais est-ce que maintenant peut-être mieux vaut être mais sinon il y a aussi des discussions internes notamment le fait qu'on a organisé en week-end avec des militants internationaux en mai 2021 et ben on a invité plein de militants en tissus qui viennent de du Japon des États-Unis et de l'Espagne plutôt de la Catalogne qui est à l'époque qui lutter contre la candidature de Barcelone audio d'hiver en 2030 et ils ont gagné et puis on a vu c'est des gens qui luttent contre les JO dans d'autres contexte et on a enrichi nos discussions et nos réflexions et puis voilà il y a enclos à mon sens du contexte parce qu'on a perdu réduites locales à Paris et puis en 2021 on a eu l'encontre rencontre avec les autres militants et voilà et comme ça et puis comment on lutte contre [Musique] c'est difficile à dire parce que déjà les luttes contre projet spécifique on a perdu le mot qui me vient à la pendant que vous me parlez c'est la radicalisation est-ce que vous pouvez dire que vous êtes radicalisé par radicalisation j'entends sans prendre à la racine du problème plutôt que de lutter contre les effets des JO de fois à Paris une fois que ça va avoir lieu vous êtes dit mais en fait faut lutter contre le problème en général est-ce que c'est la racine des problèmes oui c'est si vous voulez dire dans la radicalisation c'est ça on est tout à fait d'accord avec cette radicalisation on va voilà oui tout à fait et peut-être un message enfin pour les personnes là je pense apparemment au Suisse qui ont du voté il y a pas très longtemps et puis dans le Valais ils ont dit finalement non on ne veut pas des JO parce que si vous avez identifié en amont les problèmes qui pourraient y avoir en termes d'écologie mais aussi en termes de sécurité et de liberté individuelle oui oui surtout ce que Bastien a dit l'important c'est que les duos c'est comment dire il y a plein de petits problèmes un petit grand problème mais au fond les s'il y a une seule raison d'être contre les Jeux Olympiques c'est cette capacité les Jeux olympiques de permettre quelque chose impensable dans l'état normaux les duos sont capables de suspendre les règles normaux normales de la démocratie et comme ça que on peut avoir bientôt la loi qui permet la vidéo surveillance alcoolisme qui était sans les tuyaux peut-être certes il y avait beaucoup de gens beaucoup d'acteurs qui préparent installer en France mais c'était difficile peut-être impossible de faire sans les Jeux Olympiques un autre événement c'est POS parce qu'on est quand même à une époque où les l'avancée technologique est quand même très présente dans le monde le tout connecté est là parfois avec des projets fous comme the line je sais pas si vous voyez on Arabie Saoudite cette ville futuriste de 150 m 150 km de long 500 mètres de haut avec des miroirs sur les côtés c'est un projet pharaonique qui est en train d'avoir lieu là-bas est-ce que avec cet argument là donc de l'avant c'était unique du progrès et en même temps du du risque terroriste qui est qui est là et qui qui fait peur et on peut aussi on peut penser à ça du flux migratoire qui peut crisper par ici par là on le voit les frontières les murs n'ont jamais été aussi haut et présent dans le monde est-ce qu'on est pas un peu condamné est-ce qu'on peut encore penser ou espérer échapper à cette à cet avenir très contrôlé très qui semble tout tracé quand même alors ça pose la question de comment on fait la sécurité aujourd'hui la réponse que nous apporte le gouvernement mais finalement depuis de nombreuses années le cas le premier quinquennat Macron a été particulièrement marqué par une une vision très très dures de la sécurité qui passe par la technologie qui passe par plus de plus de fichage c'est une manière de faire de la sécurité mais ça n'est pas la seule manière ça n'est pas la manière respectueuse et liberté de faire de la sécurité on peut faire de la sécurité sans surveiller tout le monde sans porter une atteinte aussi grave au liberté fondamentale aujourd'hui la vidéo surveillance algorithmique c'est faire de la sécurité par une croyance que la technologie va nous sauver on est dans le techno solutionnisme pur c'est ce projet de loi par du principe que en surveillant tout le monde automatiquement avec toujours plus d'algorithmes avec des caméras de plus en plus présentes sur le territoire on arriverait et je mets vraiment à conditionner ici on arriverait à résoudre tous les problèmes du monde or la vidéo surveillance algorithmique c'est presque de la techno magie en réalité c'est à dire que personne n'est capable et Marie lordoni de la présidente de la CNIL la première personne n'est capable de dire ces algorithmes vont être effectifs on part du principe que la vidéo surveillance normale classique serait efficace alors que toutes les études montrent une absence d'efficacité de la vidéo surveillance le cours la Cour des comptes en 2020 on peut pas qualifier la Cour des comptes de repères de gauchistes la Cour des comptes pointées sur la base des statistiques du ministère de l'Intérieur l'absence d'efficacité de la vidéo surveillance donc aujourd'hui on a vraiment cette croyance et une sorte de discours performatif qui consiste à dire que la technologie va nous sauver c'est une manière très particulière de faire de la de faire de la sécurité et ça n'est pas la seule aujourd'hui on nous présente la vidéo surveillance algorithmique comme une manière de lutter contre les mouvements de foule de lutter contre les bagages abandonnés ça fait des années qu'on fait de la sécurité sans surveiller tout le monde de manière automatisée le l'argument de de ce qui s'est passé en mai 2022 au Stade de France avec les problèmes de gestion de foule souvent pris en exemple la vidéo surveillance automatisée ne va absolument pas résoudre ces problèmes il faut se poser la question de comment on gère les foules comment on gère les incidents comment on gère aussi les violences policières dans la gestion de ces foules ça n'est pas la vidéo surveillance algorithmique qui va résoudre ses problèmes là c'est difficile à croire quand même que on a des responsables politiques et toutes ces personnes qui en débattent dans les deux assemblées qui ne croient qu'aveuglément à la solution magique ils ont ces données que là on expose sur ce plateau pourquoi il s'obstide absolument est-ce que c'est qu'une question de marcher parce que ça représente on a des milliards est-ce que c'est que ça est-ce que c'est autre chose que c'est quoi la raison alors ce que si on sait que ça marche pas que les études sont là comment pourquoi on y va alors il y a il y a un exemple quand même bien donner c'est il y a un an et demi on avait été invité à la Quadrature du Net à une réunion publique en banlieue parisienne sur l'île Saint-Denis qui était une des dernières communes qui n'avait pas de vidéo surveillance on parlait même pas d'algorithme pareil de vidéo surveillance c'était une commune qui n'en avait toujours pas fin 2000 21 euh et donc c'était quelque chose un peu étrange en Île-de-France et cette soirée était très intéressante parce que l'opposition à cette vidéo surveillance avait fait un travail de compilation des études qui montrent que c'était une efficace que ça ne servait à rien à la fin de la soirée tout le monde était à peu près d'accord pour dire que rien ne justifiait rationnellement cette vidéo surveillance et le maire arrive à la fin de cette réunion et nous dit oui mais de toute façon qu'est-ce que vous voulez que je dise à la grand-mère qui s'est fait voler son sac et qui cherche et qui cherche une réponse immédiate et c'est effectivement là où il faut chercher l'explication de toutes ces de tout ce techno solutionnisme c'est que politiquement les responsables politiques peuvent capitaliser en disant regardez je fais quelque chose ça ne sert à rien c'est pas grave c'est une manière de dire aux électeurs et aux électrices je fais quelque chose pour vous votez pour moi et ça ça n'est pas pour rien que la droite sénatoriale a été majoritairement pour ce texte et c'est un peu ce qu'on reproche au PS au Sénat c'est d'être dans ces mêmes directions que la droite sénatoriale sécuritaire c'est que pour une certaine partie de la de la du des mouvements politiques en France la sécurité passe par plus de surveillance moins d'humains plus d'automatisation ça n'est pas la réponse que la quadrature et les personnes qui s'opposent à ces textes ont nous on propose de faire la surveillance de la sécurité pardon autrement sans faire de la surveillance bien sûr rappelons le nombre de voix effectivement 245 voix pour contre 28 contre au Sénat du coup le 31 là dernière question pour finir on revient sur notre le cas français puisque on était parti on avait en Arabie Saoudite pour imaginer le futur le projet de loi olympique comme je dis est passé tranquillement au Sénat comme on l'a rappelé à l'instant va bientôt arriver devant les députés et là là ça peut changer la donne là les choses peuvent changer peuvent être différentes qu'est-ce que vous espérez de départ du texte vers l'assemblée collectif [Musique] un peu solliciter par les élus t'imagines que la cadra te donner encore plus que nous du coup c'est vrai que j'ai rencontré des élus vous avez non mais les élus proposent de se rencontrer quoi ah oui du coup c'est un bon signe j'ai trouvé les équilibre politique effectivement à l'assemblés sont complètement différents c'est j'enfonce une porte ouverte en disant ça on a l'espoir encore que ce travail de plaidoyer nous permettra d'obtenir la suppression de cet article 7 alors nous à la couverture du net on sait pas positionné pour ou contre les Jeux Olympiques on reste limité à cette question de l'article 7 où on demande sa suppression la suppression peut-être obtenue parce que la gauche à l'Assemblée nationale entend nos arguments entend les problèmes que cela va poser de manière régulière toute la dans toute la le spectre pour l'instant c'est difficile de le dire puisque on n'a pas eu les premiers votes ça on a pour l'instant on a simplement eu le le la désignation du rapporteur de ce texte donc aucun débat encore n'a eu lieu en commission donc c'est c'est trop tôt pour se prononcer mais on voit effectivement un intérêt de la part des élus on a été auditionné par certains groupes on va l'être à nouveau par d'autres groupes donc on voit un intérêt on voit une fenêtre politique et derrière il faut pas non plus oublier que nous à la Quadrature du Net on sait faire du droit on sait faire des contentieux il y a aussi le fait que le Conseil constitutionnel pourrait avec beaucoup de réserve mais pourrait censurer ce type ce type de texte qui juridiquement juridiquement cet article est une est une hérésie est une absurdité juridique on nous parle d'absence de surveillance biométrique alors que la vidéo surveillance algorithmique par nature parce qu'elle analyse les corps et de l'analyse biométrique donc on a aussi un certain nombre d'arguments jur au soutien de la nécessité de supprimer cet article qui sont entendus par une partie des députés avoir comment ça se traduit mais en tout cas on espère que on aura des débats un peu plus riches que ce qui s'est passé au Sénat et peut-être la suppression de cet article merci à tous les deux on va suivre avec attention ces débats qui vont avoir lieu bientôt et on manquera pas de vous rappeler pour suivre cela avec vous si vous le désirez merci à tous les deux d'avoir accepté ce soir en tout cas merci beaucoup et bonne soirée quant à vous la dernière votre écran ne savait pas tout de suite puisque toujours debout c'est fini pour ce soir mais pas la diffusion de nos programmes vous le savez le média diffuse désormais en 24 7 sur Internet tweet je veux dire sur Twitter sur YouTube sur Dailymotion sur d'autres sites aussi pas encore sans Twitter le tout on a accès libre et gratuit devenez acteur et actrice de ce projet d'envergure médiatique en rejoignant les sociétaires et les abonnés du média il y en a quelques-uns derrière qui sont encore là toujours vivant toujours debout en allant sur le site le média télé.fr des 5 euros par mois que vous abonnez de manière libre 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AU SÉNAT, L'HISTOIRE SE JOUE - SURVEILLANCE DE MASSE : CE QUE SE PRÉPARE — Jean-Pierre Bataille · Pourquijevote