Gabriel Attal omniprésent aux JO - Reportage #cdanslair 01.08.2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
font briller la France aux JO, G.Attal chercherait-il à en récolter les bénéfices? Le Premier ministre du gouvernement démissionnaire ne rate pas une médaille française et se félicite d'une organisation sans accroc. - Un Premier ministre qui prend la lumière olympique, qui ne rate pas une seule épreuve de la France, ou presque, et qui le fait savoir.
L'esprit JO, c'est bon pour le moral de G.Attal, surtout quand la France gagne. - G.Attal: J'aime être au milieu des Français.
Ici, 5000 personnes sont venues pour soutenir nos champions. Il n'y avait pas de doute: il fallait que je sois avec eux. - 2 semaines plus tôt, un lâcher de cravate du ministre de l'Intérieur avait retenu l'attention de la presse.
Et voilà que d'autres ministres s'y mettent. A Matignon, hier, le Premier ministre recevait les sans-cravate et les autres ministres pour faire un point sur l'organisation des Jeux. - G.Attal: Cette 1re semaine est un véritable succès sur tous les plans.
Pendant des mois, on nous avait prédit de très grandes difficultés, une hécatombe. Je veux saluer et remercier le travail de G.Darmanin, qui a réalisé un travail, loin d'être fini, mais colossal... - Un gouvernement joyeux.
Ce matin, à la télévision, une ministre des Sports transportée par le champion des bassins. - A.Oudéa-Castéra: De voir la manière dont il retenait son sourire pendant "La Marseillaise", ça nous a profondément touchés.
Je pense que la France est en train de tomber très amoureuse de L.Marchand. Acclamations. - Pendant ce temps, à l'autre bout de la France, le président est arrivé au fort de Brégançon, où il se fait discret, sauf sur les réseaux sociaux.
E.Macron distribue lui aussi les compliments et les médailles. ...
Savourant au passage, et en anglais, le rayonnement planétaire de la France. "Nous tous en regardant les Jeux de Paris." - La trêve olympique va-t-elle durer?
Jour après jour, la coalition du Nouveau Front populaire s'impatiente. Une nouvelle campagne commence, celle de L.Castets, proposée par la gauche pour remplacer G.Attal à Matignon.
A l'usine Duralex hier et dans le Nord samedi dernier. - L.Castets: Je veux montrer que je suis prête, qu'on est au travail.
La logique institutionnelle est de désigner le groupe politique en tête aux élections pour former un gouvernement. - M.Tondelier: La rumeur est que L.Castets ne sera jamais nommée.
On a plus d'une corde à notre arc. On est déterminés. Le refus de nommer L.Castets, c'est du sabotage. - Mais le président a déjà dit non à la gauche et refuse de nommer un nouveau gouvernement avant la fin des Jeux olympiques.
Ces derniers jours, certains ministres démissionnaires évoquent un autre nom. - G.Darmanin: X.Bertrand est un homme politique d'une très grande compétence.
Il peut servir grandement la France. C'est au président de la République de choisir. - Selon son entourage, X.Bertrand consulte, reçoit.
Qui aura le meilleur profil pour Matignon? Un prochain Conseil des ministres serait envisagé, mais non confirmé, le 12 août, au lendemain de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques. - A.de Tarlé: On parlait de la réussite des Jeux.
Réussite sportive, également sécuritaire. G.Darmanin, ministre de l'Intérieur, on l'a vu...
Pourrait-il récolter les marrons du feu? - F.Dabi: C'est possible.
Les 2 craintes principales exprimées par les Français il y a encore quelques semaines, quelques jours avant ces Jeux olympiques, c'était le coût et la sécurité. Il y avait la crainte d'un attentat. Ces Jeux sont en cours.
Il y a une véritable réussite. Toutes les critiques sur la gêne, les entraves connues par les Parisiens, notamment lors de la cérémonie d'ouverture, ça a disparu. Je suis frappé de voir à quel point le mot "fierté" ressort.
Ces JO apparaissent comme une sorte de shoot anti-déclin. Le déclin, c'est ce qui structure beaucoup le discours des Français. "La France qui tombe, l'hôpital, l'école..." C'est fortement mis à distance. - A.de Tarlé: De mémoire de sondeur, c'est exceptionnel d'avoir des Français aussi enthousiastes? - F.Dabi: Je n'ai pas réussi à le retrouver avant l'émission, mais j'ai le souvenir d'un sondage de 98, après la victoire contre le Brésil où il y avait eu une euphorie sur les mots associés.
Quelques jours avant la cérémonie d'ouverture, dans une enquête pour Sud Radio, les 2 mots les plus associés aux JO étaient "indifférence" et "inquiétude"...
Vous voyez le chemin qui a été fait. Il y a la réussite organisationnelle, la sécurité et une forme de fraternisation entre forces de l'ordre, entre spectateurs, une ambiance extrêmement bon enfant, pas un début d'incident, alors qu'on sait que Twitter scrute à la loupe des moments où les choses se passeraient mal...
G.Darmanin, qui a été très présent, comme sur le JT de France 2 au lendemain de la cérémonie d'ouverture, c'est lui qui apparaît comme l'organisateur de cette question, de cet enjeu sécuritaire. Il pourrait en bénéficier, dans un contexte où sa popularité reste appréciable après près de 5 ans place Beauvau. - A.de Tarlé: On a vu le Conseil des ministres, où il y avait G.Attal.
A sa droite, G.Darmanin. Ils sympathisent un peu.
On peut imaginer une rivalité entre eux deux? G.Darmanin a de l'ambition. - A.Oberdorff: Absolument pas.
Il a ôté sa cravate. Il pense avoir les coudées franches pour se tailler un autre destin une fois sorti de Beauvau. C'est une image autrement plus flatteuse qu'il donne à voir lors de ces JO que celle du G.Darmanin qui avait subi la crise du Stade de France... - A.de Tarlé: La Ligue des champions. - A.Oberdorff: Cette finale avait donné lieu à une polémique interminable, à des cafouillages dans la communication de crise.
Là, les choses se passent bien vu l'ampleur du défi sécuritaire des JO. Il peut capitaliser là-dessus. Il capitalisera aussi sur un diagnostic des manquements de la Macronie.
On a régulièrement théorisé le fait que la caractère hors sol de la Macronie était un problème, qu'il fallait se réenraciner. Il a toujours travaillé son image de proximité via son fief de Tourcoing, pour lequel il pourrait avoir des vues pour 2026. C'est un G.Darmanin qui, par rapport à G.Attal, par rapport à l'enfant de l'Ecole alsacienne, selon ce que voudraient faire croire certains... - A.de Tarlé: L'Ecole alsacienne, qui est à Paris...
Quelqu'un qui n'est jamais sorti du périph... - A.Oberdorff: Voilà.
C'est l'image qu'on pourrait donner à G.Attal. On a un G.Darmanin sans cravate, qui le revendique, comme une forme
Gabriel Attal