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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 16 mars 2025 16 min

Refonte du service national universel, réarmement de l'Europe, relations avec l'Algérie... Le "8h30 franceinfo" de Richard Ramos

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Richard Ramos

Bonjour Richard Ramos, Emmanuel Macron a donc tranché le retour du service militaire obligatoire, c'est non, malgré le contexte, est-ce que vous estimez que le président a raison ? Mais c'est pas possible, c'est-à-dire qu'aujourd'hui on a enlevé le service militaire, on ne pourrait pas le remettre aujourd'hui, nous n'avons pas les infrastructures. Et donc je pense que l'idée de mettre un service civique, mais ce que j'appelle moi le service national, c'est-à-dire là où on pourrait avoir besoin, parce que dans la guerre de demain on aura aussi besoin d'informaticiens, je pense que c'est nécessaire pour retrouver une forme de patriotisme chez les jeunes.

Certains disent un service militaire qui serait optionnel, c'est un peu ce que vous évoquez finalement. Oui mais moi je pense que si des jeunes ont envie de s'engager dans l'armée et qu'ils soient optionnels, oui, mais je pense quand même qu'il faut un service national, qui ne soit pas forcément militarisé. Parce que dans une guerre aujourd'hui, on a besoin d'informaticiens, on a besoin d'aller regarder quand on se fait pirater informatiquement, et donc il faut que la jeunesse trouve quelque chose, et finalement aussi quelque chose où les couches sociales se mélangent. Parce que c'était quoi aussi le service militaire ?

Ça veut dire que des gens qui venaient de milieux sociaux différents, et bien ils étaient à un moment ensemble. Et donc ça aussi c'est important dans une cohésion nationale, quelle que soit, j'ai envie de dire, la classe.

1:21
Présentateur

Mais vous avez vu que plusieurs codes d'opinion montrent que les Français sont assez favorables à ce service militaire obligatoire, dans le contexte de désengagement des Américains, etc.

1:30
Richard Ramos

Oui, parce que pour les Français...

1:33
Présentateur

Pas pour former des informaticiens.

1:34
Richard Ramos

Non, mais parce que d'abord, il y a une nostalgie du service militaire, de ceux qui l'ont fait. C'est-à-dire, finalement, tout le monde dit, en tout cas moi dans la campagne, c'est ce qu'on me dit, c'était rude, mais je me suis fait des copains. D'ailleurs, ils disent, je suis de la classe les anciens. Voilà, et donc il y a quelque chose dans le service militaire qui a été comme une nostalgie. Donc oui, il y a une bonne volonté.

Mais je vais vous dire que si le président de la République, il avait mis le service militaire, alors qu'on ne peut pas le faire, de toute façon on n'a pas les infrastructures, l'idée de dire qu'on va envoyer nos enfants devant les canons, peut-être que l'opinion se serait retournée. Il faut plus de réservistes aussi. Il faut inciter les jeunes, d'ailleurs, pas que les jeunes, à aller dans la réserve militaire. Oui. Sébastien Lecarnu dit qu'il faudrait 100 000 réservistes. Oui, il faut beaucoup plus de réservistes. Il faut aussi, notamment, nos cadets de la gendarmerie qui n'ont pas de moyens économiques.

C'est-à-dire que ces jeunes qui s'engagent un temps dans la gendarmerie, pouvoir donner des moyens, alors qu'aujourd'hui, il n'y a pas vraiment de fédération des cadets de la gendarmerie. C'est épars sur les territoires. Il faut faire en sorte que, oui, il y ait quelque chose qui est l'ordre du commun, l'ordre du commun national. Et tout ce qui va dans ce sens-là, je pense que c'est le beau moment de le faire.

2:41
Présentateur

Dit l'ancien, je le dis parce que vous me l'avez confié, ancien objecteur de conscience. Oui. Qui a changé la vie, d'une certaine façon. Mais ça a changé.

2:48
Richard Ramos

J'ai fait deux ans.

2:49
Présentateur

Oui, mais pas de même nature, pas militaire.

2:51
Richard Ramos

Oui, mais j'ai donné deux ans à la nation. C'est-à-dire que moi, j'étais un jeune chef d'entreprise dans le monde associatif. Et donc, c'est pour ça que je dis, on doit donner à la nation. Moi, j'ai donné deux ans. Alors, vous, vous dites qu'il faut un service national, d'une certaine façon. Il y a le service national universel qu'a voulu Emmanuel Macron, dont le déploiement devait avoir lieu, je crois, c'est à l'horizon 2026, qui finalement, c'est toujours un petit peu repoussé. Et là, le président, il veut une refonte. Ce n'est pas une refonte. Ce qu'il faut, c'est délivrer le dernier kilomètre.

Je veux dire, le président de la République, et moi, vous savez, vous connaissez ma liberté de ton, de temps en temps, il fait des annonces, mais il ne livre pas le dernier kilomètre. Il croit que c'est fait. C'est quoi le dernier kilomètre ? Il faut déployer de l'argent. Il faut déployer des gens pour aller chercher les gens au SNU, pour trouver les moyens. Il ne faut pas te dire. Il faut faire. Et le SNU, on n'a pas donné les moyens suffisants. Trouver de l'argent, trouver de l'argent. Mais vous y êtes favorable. Non, mais j'y suis favorable. Et Sarah El Haïri, qui était la ministre qui a déployé, entre autres, le SNU, a fait un travail formidable. Mais il fallait mettre les moyens.

On n'a pas mis assez de moyens.

3:54
Présentateur

Alors, à propos de moyens, pour financer le réarmement de la France, qui est quand même la problématique du moment, certains disent qu'il va falloir travailler plus. C'est ce que dit Edouard Philippe. Il n'est pas le seul. Est-ce que le conclave, et je pose la question aux fidèles de la première heure de François Bayrou, est-ce que le conclave sur les retraites a encore sa raison d'être ? Lui dit, pas de touche à la protection sociale, mais...

4:12
Richard Ramos

Alors moi, vous savez que j'étais le seul, je crois, de la majorité présidentielle à être contre la réforme des retraites jusqu'au bout. Parce qu'aujourd'hui, je trouve qu'on ne peut pas, nos anciens qui sont sur des toits, moi je les vois à la campagne, je suis un élu rural, on ne peut pas leur dire, tu vas travailler comme j'entends jusqu'à 70 ans. On se fout de la gueule du monde. Pardon de le dire comme ça. Sur la réforme des retraites, moi je suis très content que les partenaires sociaux essaient de trouver une solution entre eux.

Mais il est hors de question que quelqu'un qui a travaillé 40 ans de sa vie, et souvent d'avoir, quand il a été artisan par exemple, il a mal cotisé, on le fasse travailler jusqu'à 70 ans. Et ceux qui nous expliquent, quand vous avez été charpentier toute votre vie, qu'on va vous reclasser quelque part, c'est pas vrai. Dans notre permanence, on a des gens qui ont 60 ans, qui ont manqué zéro heure de travail, et qui se retrouvent au RSA. Il n'y a pas que des artisans, il n'y a pas que des charpentiers, il y a aussi des cadres. Est-ce qu'un cadre, on ne peut pas imaginer qu'il puisse travailler jusqu'à 64, voire 65 ans, voire plus ? Que quelqu'un puisse partir à la retraite.

Moi je suis pour la réforme à point. C'est-à-dire que quelqu'un qui veut partir plus tôt, il partera à... Celle qui a été proposée en 2019 et qui finalement avait été abandonnée. Exactement. Depuis le départ, je ne lâcherai rien. Je suis pour la réforme à point. Vous n'êtes pas opposé fondamentalement à une évolution de l'âge de départ ? Non mais on vit beaucoup plus longuement. Donc il n'y a pas de sujet. Mais si j'ai envie de partir plus tôt, j'aurai moins. Et donc je pense que c'est ça le système. Ensuite, il y a des gens qui ne comprennent pas. Un agriculteur, un travailleur du bâtiment, un fonctionnaire, le même euro cotisé, pardon, le même euro cotisé, il n'a pas la même valeur.

Ce n'est pas normal.

5:42
Présentateur

Le débat plus large sur travailler plus, il ne concerne pas que les retraites. Il est aussi... Alors peut-être que vous avez des idées vous-même, mais c'est un constat que font certains, Edouard Philippe notamment, mais encore une fois il n'est pas le seul, que nos voisins, certains de nos voisins...

5:57
Richard Ramos

Les 35 heures ont été une connerie. Ça a été une connerie les 35 heures. Ça a mis à mal la France. Moi je pense que...

6:02
Présentateur

On revient en arrière ? C'est possible de revenir en arrière ?

6:05
Richard Ramos

Je pense que c'est possible. Moi je préfère que quand je suis en âge de travailler... Il y a peu de salariés aux 35 heures aujourd'hui. Plus en plus des arrêts qui travaillent davantage. Il y en a quand même un certain nombre avec des jours de RTT, c'est-à-dire des jours de production qui ne sont pas faits. Moi je pense que...

6:19
Présentateur

Vous imaginez une cible, enfin de 40 heures, je n'en sais rien ?

6:23
Richard Ramos

Non. Encore une fois, je pense qu'il faut aller, comme ça avait été fait par le passé, faire en sorte que celui qui a 35 heures, eh bien, et celui qui décide d'être à 40 et qui cotise plus, il ait soit un avantage fiscal, soit un avantage sur le point que l'on pourrait faire. C'est ça qui est intéressant.

6:40
Présentateur

Pour financer le réarmement de la France, je reviens à la question de départ, on peut ne pas toucher à la protection sociale ?

6:45
Richard Ramos

Oui.

6:45
Présentateur

Comment on fait ?

6:46
Richard Ramos

Vous n'avez pas vu l'épargne ? On n'a jamais autant épargné dans ce pays-là. Est-ce que vous croyez également que l'assurance-vie, c'est-à-dire les gens, on a un avantage fiscal de faire de l'assurance-vie, ce sont des milliards d'euros. On le donne aux assureurs qui vont finalement souvent aller le mettre dans des fonds de pension américains ou autres. Et donc, il faut aller chercher l'épargne des Français pour financer le réarmement français. On ne peut pas, on ne doit pas toucher, dites-vous, à la protection sociale. Est-ce qu'on doit toucher aussi à l'écologie ?

Avant d'être député, vous avez été en charge de la stratégie d'une entreprise de la région du centre Val-des-Lois, dans le secteur de l'environnement. Est-ce qu'on peut réarmer sans s'abrer dans les dépenses sur l'écologie, sur la transition ? Aujourd'hui, l'écologie...

7:28
Présentateur

On prend le chemin, clairement, ça.

7:30
Richard Ramos

Aujourd'hui, l'écologie, c'est le grand oublié des budgets. Moi, au-delà de ça, je suis arrivé au Modem avec François Bayrou par Cap 21. Et donc, j'étais... Je dirais, la branche écologique du Modem. Aujourd'hui, il faut penser que l'écologie, c'est de toute façon un courant de fond. Je veux dire, quand on pense qu'il faut...

7:49
Présentateur

Attendez, mais François Bayrou, pour le coup, c'est quand même pas le premier défenseur

7:52
Richard Ramos

de l'environnement, là. Il n'a pas été très bon. Vous voyez, je vous le dis comme je le pense, on doit faire mieux sur l'écologie. Oui, je le dis, on doit faire mieux sur l'écologie.

8:01
Présentateur

Sur quoi ? Les deux, trois leviers sans rentrer dans trop de détails. Mettre le budget.

8:04
Richard Ramos

Vous vous rendez compte qu'on va avoir aujourd'hui de savoir si on va remettre les néonicotinoïdes, c'est-à-dire ce produit que l'on met sur les betteraves. On leur a donné trois ans de chance. Il faut arrêter. Il faut faire aussi en sorte que quand on a des aides PAC, des aides agricoles, vous savez, l'Europe donne aux agriculteurs une aide agricole qu'on appelle la PAC. Eh bien, moi, je pense que sur les trois premiers hectares, il faut une surprime. Ce qui veut dire que nos petits paysans qui n'ont pas beaucoup d'hectares, ils seront avantagés, notamment les bio. Le 830 France Info, Père Angère Bonte, Adrien Bec.

8:36
Présentateur

Et ce matin, Richard Ramos, député modem du Loiret. L'actualité ce matin, c'est Bruno Rotaillot aussi, le ministre de l'Intérieur, qui menace de quitter le gouvernement si Paris renonce à un rapport de force avec l'Algérie pour que l'Algérie reprenne ses ressortissants en situation irrégulière en France. Il dit ça dans une interview aux Parisiens. Vous êtes d'accord ?

8:55
Richard Ramos

Alors déjà, le titre est beaucoup plus fort que ce qu'a dit le ministre. Il faut faire très attention. Moi, je pense qu'il faut être ferme avec l'Algérie. Mais il faut à la fois avec les Algériens être ferme. Les Français ne comprennent pas que quand vous êtes sur le territoire français, que vous avez créé un délit, on ne puisse pas vous remettre dans votre pays et notamment avec l'Algérie. Donc, il faut être plus ferme, oui. Mais je ne crois pas que dans les termes exas du ministre, il ait dit je vais démissionner.

9:18
Présentateur

La question lui est posée et effectivement, il dit je ne l'accepterai pas. Il a des mots très doux. L'humiliation, ça suffit. La France est humiliée par l'Algérie, selon vous ?

9:27
Richard Ramos

Oui. L'Algérie, aujourd'hui, il faut être ferme avec l'Algérie. La France est humiliée

9:32
Présentateur

par l'Algérie ?

9:33
Richard Ramos

Non, je ne dirais pas humiliée, moi. Je n'aurais pas employé le mot humiliée. Je pense qu'il y a un rapport de force et nous, on n'a pas été suffisamment forts face à l'Algérie. Je pense qu'il faut être ferme. Alors, attendez, encore une fois. Vous dites, pardon, il faut être ferme. Qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ? On ferme des visas. Il ne l'est pas. Pardon, on ferme des visas. Ça a déjà été fait. Non, non, non.

9:51
Présentateur

2021, ça n'a pas suffi.

9:52
Richard Ramos

Il faut être clair. On a laissé passer quand même des dignitaires qui venaient quand même en 2021 qui sont venus sur le territoire. Il faut être ferme. C'est-à-dire que là, pour le coup, il faut bloquer les avoirs s'il y a des avoirs. Il faut être ferme. Mais il faut en même temps, pardon, en même temps, il faut pouvoir travailler avec l'Algérie. Et il faut dire surtout aux Algériens qui sont en France, ce n'est pas contre vous sur lequel on va travailler. C'est votre gouvernement qui veut toujours vivre de sa rente mémorielle et sur lequel nous, on ne veut plus aujourd'hui garder des affaires. les Algériens qui ont commis des meurtres sur notre territoire et l'Algérie qui les refuse.

Pour être très précis, Richard Ramos, vous dites qu'il faut aller sur les visas. Mais vous parlez de quels visas ? C'est les visas de certains dignitaires qui peuvent se déplacer, d'ailleurs dont certains n'ont pas vraiment besoin de formalité pour venir. C'est les visas de tout le monde, de tous les Algériens ? On va graduer. À la fin, ça peut être tous les visas. Il faut faire en sorte que quelqu'un qui vient sur notre territoire, qui commet un délit, on doit pouvoir le remettre dans son pays et notamment en Algérie.

Et tous les moyens pour y arriver doivent être mis en place, notamment les moyens les plus coercitifs, c'est-à-dire éventuellement de bloquer l'ensemble des visas, même les visas touristiques. Comment jugez-vous l'attitude d'Emmanuel Macron dans ce débat ? On a l'impression, en tout cas c'est ce qui a pu être écrit, que le chef de l'État était plutôt très prudent vis-à-vis de l'Algérie. Il faut être prudent. Je pense qu'il y a deux lignes. Il y a la ligne de M. Retailleau et il y a la ligne de Jean-Noël Barraud, ministre des Affaires étrangères.

Je pense qu'à la fois, il faut montrer qu'on est en capacité d'être dur et de l'être réellement et le tout dans le réellement et de l'autre côté, continuer, notamment pour des raisons du renseignement et du terrorisme qui pourraient arriver sur notre territoire. Il ne faut pas couper les liens diplomatiques parce que là, M. Retailleau, je crois que c'est M. de Villepin qui avait dit ça, il est à la mode en ce moment, M. de Villepin, il avait dit qu'il ne connaît rien, Retailleau. Et là, il y avait un danger parce qu'attention, on travaille aussi les services de renseignement avec l'Algérie sur le terrorisme qui pourrait arriver sur le territoire français.

11:53
Présentateur

Vous qui êtes proche de François Bayrou, vous le reconnaissez, ce Bayrou de Matignon qui semble totalement sur la ligne Retailleau pour le coup, alors qu'historiquement, il était beaucoup plus en retrait sur ces sujets d'immigration.

12:03
Richard Ramos

Alors, François Bayrou sur l'immigration, vous savez, il était sur la ligne Marielle de Sarnez. Marielle de Sarnez, vous savez, qui était très proche de François Bayrou et qui a fait un rapport au Parlement, je crois que c'est en 2018, sur l'immigration. C'est-à-dire, François Bayrou, il a toujours été finalement dur dans une immigration qui ne voulait pas s'intégrer et sur ce, par exemple, les étudiants et les travailleurs plutôt souples mais très très dur pour tous ceux qui ne voulaient pas s'intégrer. Je pense que c'est cet amalgame-là et c'est là où M. Retailleau fait une erreur.

12:33
Présentateur

Il n'y a pas de virage de François Bayrou, il n'y a pas d'évolution, ça ne vous frappe pas vous ?

12:36
Richard Ramos

Ça a toujours été sa ligne à François Bayrou. L'erreur de Retailleau aujourd'hui, M. Retailleau le ministre, c'est une erreur fondamentale. Il met dans le même sac les étudiants, les travailleurs et puis ceux qui sont des gens qui sont des clandestins. Vous dites vous-même qu'il faut faire pression donc c'est aussi pour ça. Non, non, non. Il faut faire pression sur des gens qui ont commis des délits. L'immigration choisie est une chance pour la France. Et moi, qu'est-ce qu'on voit dans nos circonscriptions ? On voit des gens qu'on emmerde qui sont là depuis 4-5 ans, qui travaillent, qui ont des fiches de paye et aujourd'hui, avec la circulaire Retailleau, ces gens-là, ils reçoivent des OQTF.

Alors qu'ils n'ont rien demandé. Ça fait 5 ans qu'ils travaillent. Ça fait 5 ans que leur entreprise leur dit je suis content de toi et dans l'industrie, dans les hôpitaux, dans les restaurants. Et donc, là, M. Retailleau, il fait un amalgame et là, il se trompe. Il est malhonnête intellectuellement. Oui, pour les gens qui sont des gens qui ont commis des délits mais oui, la France a besoin de travailleurs. Et quand ces travailleurs-là sont là, depuis 4-5 ans, pourquoi on a été remettre 7 ans en arrière au lieu de 4 ans en valse alors que ces gens-là, ils sont intégrés à la France. Et on les emmerde aujourd'hui et on demande quoi ?

Aux préfectures de délivrer les OQTF dont on sait que ces gens-là ne prendront pas une calage de coffre. On comprend en tout cas, Richard, à vous que vous demandez à Bruno Retailleau peut-être d'être un petit peu plus modéré dans cette position. On ne mélange pas ce qui n'est pas mélangeable. Quelqu'un qui est arrivé en France pour servir la République qui parle la langue française et qui travaille pourquoi on lui délivre des OQTF aujourd'hui quand il demande à renouveler sa carte aujourd'hui de travailleur. Un dernier mot peut-être sur François Bayrou si vous le voulez bien. Richard Ramos ça fait donc 3 mois à Matignon.

Qu'est-ce que vous pensez de ceux qui disent voilà François Bayrou bon, il est là, il fait tout tout seul, il ne gère pas forcément grand-chose dans son équipe, il ne voit pas beaucoup les conseillers qui s'occupent du fond. Est-ce que c'est le François Bayrou que vous connaissez ? Alors oui, c'est le François Bayrou déjà il n'y a pas de conseiller de communication. Le jour qu'il y a quelqu'un qui essaiera de dire à François Bayrou il faudra que tu connais. Alors peut-être que ça fait des erreurs à la sortie de temps en temps, peut-être, mais en tout cas François Bayrou il est comme ça.

Et François Bayrou pardon, il a permis qu'il n'y ait pas le chaos en France, il a permis le vote du budget. Et donc quand on va, moi vous savez je suis un élu rural ce matin je me suis levé à 5h ils nous rassurent et je pense que la France avait besoin de quelqu'un comme François Bayrou C'est-à-dire quelqu'un

15:06
Présentateur

C'est pas simple quand même d'être Premier ministre dans une période où le Président clairement revient totalement aux manettes et traite même en direct avec certains ministres.

15:14
Richard Ramos

Non mais ça n'a jamais été simple d'être Premier ministre mais vous savez Non mais pour lui

15:18
Présentateur

c'est peut-être pas la meilleure période.

15:20
Richard Ramos

François Bayrou fait un bon Président de la République et Macron un bon Premier ministre. Voilà. Vous avez ce que je crois moi. Vous mérite d'être clair. Vous êtes consensuel. Merci à vous Richard Ramos député Modem de la 6ème circonscription du Loiret.