Crise politique, dissolution, alliance avec Gabriel Attal... Olivier Faure, invité du JT|TF1 INFO
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Olivier FaureChiffre
« Nous avons déjà eu trois premiers ministres de droite. »
- Olivier FaureChiffre
« avec 9 milliards qui vont être prélevés sur les assurés sociaux »
- Olivier FaurePromesse
« nous aurons bien un budget à la fin de l'année et que ce budget ne sera pas un budget régressif pour eux »
- Olivier FaureFait
« elle repose principalement sur les gens qui ont eu des carrières difficiles, pénibles, qui ont été les moins bien rémunérés, qui ont l'espérance de vie la plus courte »
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Bonsoir Olivier Fort. Bonsoir Gill Boulot. Vous l'avez entendu ce soir Emmanuel Macron a confié une mission de négociation à Sébastien Lecornu.
Est-ce qu'il peut réussir ? Il peut réussir à une seule condition, c'est qu'il comprennent ce que les Français lui ont dit à plusieurs reprises aux élections européennes, aux élections législatives et dans la rue à de nombreuses reprises. Et donc ce qu'il faut aujourd'hui, c'est un changement de cap.
Si ce changement de cap n'existe pas, évidemment on se retrouve on se heurtera à nouveau aux mêmes oppositions et aux mêmes difficultés. Et donc je plaide ce soir devant vous, devant les Françaises et les Français pour que ce Jean Cap ait lieu et qu'un gouvernement de gauche puisse arriver. Nous avons déjà eu trois premiers ministres de droite.
On a un théâtre de boulevard depuis hier qui est insupportable. Des ministres qui viennent par la fenêtre, qui ressortent par la porte, qui enfin tout ça n'a plus aucun sens. Et donc il faut retrouver et bien tout simplement une vision, une capacité à emmener le pays à le fédérer sur un objectif qui est simple, celui de la justice sociale écologique.
Et donc aujourd'hui, comme il y a quelques semaines et quelques mois, vous réclamez un premier ministre de gauche à Matignon. Mais les Français, je demande le respect des Français, les français, un premier ministre de gauche à Matignon, écologiste ou socialiste. Oui, je demande le respect des Français de leur vote.
Il y a un an quand il dit ils ont dit que il donnaiit la priorité à la gauche, même si effectivement nous sommes pas majoritaire absolu, nous ne sommes pas majoritaire absolu, mais nous sommes arrivés en tête et ensuite ils ont dit que ils refusaient l'extrême droite au pouvoir. Voilà les deux messages qu'ils ont adressés lors de cette élection et donc nous devons les respecter l'un comme l'autre. Donc si Emmanuel Macron vous appelle au téléphone pour vous offrir Matignon, que lui dites-vous ?
Mais moi ou un autre dans le périmètre que mais moi comme les autres, je j'ai toujours dit que nous devons prendre nos responsabilités et si nous étions appelé à Matignon, il faudrait que nous répondions positivement et ensuite chercher à gouverner, chercher à faire en sorte que le Parlement redevienne le lieu de l'élaboration, des compromis parfois et que nous venions avec notre projet mais accepter l'idée que le parlement seul décide et donc accepter la composition du Parlement telle qu'il a été voulu par les Français il y a un an. Si vous et vos amis arriviez à Matignon, quelles seraient vos conditions ? Quel son programmatique ?
Mais vous dites, il un compromis est possible. Donc ce ne serait pas votre programme que votre programme. Est-ce qu'il y aurait la taxe Zookman ?
Est-ce qu'il y aurait l'abandon de la réforme de retraite en tout tout parti ? C'est ça que les gens veulent comprendre concrètement. Pourquo vou pourquoi voulez-vous que nous venions au pouvoir si c'est pour renoncer nous portons mais tout simplement ce que je dis c'est que nous viendrons que nous viendrons à l'assemblée et nous porterons les réformes auxquelles nous croyons.
Bien sûr, nous savons que nous ne sommes pas majoritaires et donc il y a des sujets sur lesquels nous serons vraisemblablement battus, d'autres sur lesquels nous serons nous serons, j' dire reçus, nous aurons une majorité et puis parfois dans le débat nous devrons trouver des compromis parce que nous ne pourrons pas obtenir tout notre programme rien que notre programme et ça supposera donc que il y ait des discussions qui s'engagent et permettre aux Français et aux Français d'être gouverné. C'est le vrai changement qu'il faut obtenir. C'est-à-dire un changement qui permette et bien tout simplement de respirer un peu, de se dire que enfin et bien les Français vont pouvoir se dire que sur le pouvoir d'achat, sur la question des retraites, sur la question de l'écologie, sur la question de la justice fiscale, ils vont enfin trouver un gouvernement qui va permettre de remettre en débat les sujets auxquels ils tiennent temps.
Prenons un exemple qui cher au cœur des français les retraites. Est-ce que vous seriez prêt à en rabattre un peu ? pas l'abandon pur et simple de la réforme de 2023 mais amender cette réforme pour qu'à vos yeux elle soit moins brutale si c'est les termes je souhaite que le débat puisse avoir lieu.
C'est d'ailleurs une des conditions que je fix Sébastien Lecnu mais le point d'arrivée c'est le parlement qui en décidera. Moi, je souhaite qu'on en finisse avec cette réforme pour non pas décider que rien ne serait possible après. Moi, je suis favorable à l'idée que derrière l'abrogation de cette réforme des retraites, nous puissions reprendre une discussion qui aboutisse cette fois-ci à un projet qui soit juste.
Parce que la raison pour laquelle nous étions contre la réforme borne, ça n'est pas qu'il fallait absolument rejeter toute réforme, il faut une réforme des retraites mais pas celle-là parce qu'elle repose principalement sur les gens qui ont eu des carrières difficiles, pénibles, qui ont été les moins bien rémunérés, qui ont l'espérance de vie la plus courte et c'est sur eux que pose aujourd'hui le financement des retraites. Dans ce climat de chaos politique, par quel miracle un premier ministre de gauche, un gouvernement de gauche ferait-il mieux, survivrait-il plus longtemps qu'un gouvernement de droite ou du centre ? Mais déjà, on a essayé la droite, ça n'a pas marché.
On a même eu des trois premiers ministres chaque fois plus proche du président de la République et ça n'a pas marché. Donc il faut maintenant essayer ce que les Français ont demandé l'an passé. Moi, je suis assez simple dans ma dans mon évocation.
Je dis simplement que il faut respecter les Français et les protéger. Et donc moi je crois que ce qu'ils attendent d'un premier ministre que ce qu'ils attendent d'une majorité ou même du parlement c'est que viennent en discussion les sujets qui permettront au moment où on fait les 80 ans de la CQ soit pas comme dans un projet qui nous est soumis actuellement avec 9 milliards qui vont être prélevés sur les assurés sociaux mais qu'on aille plutôt les chercher sur ceux qui sont ces fameus ultra riches et qui accumulent les profits sans que jamais personne ne vienne leur demander quoi que ce soit. Donc effectivement et bien mon problème n'est pas de dire il faudrait taxer les riches par plaisir, je n'ai aucun plaisir à les taxer.
Ce que je dis simplement c'est que quand ne payent pas, ce sont tous les autres Français qui le payent. Il y a quelques instants, Gabriel Tal vous nous a tendu la main plus que ça mme mais il a dit pourquoi pas un premier ministre de gauche, je suis prêt à travailler avec lui, à faire un deal, à faire un accord. Vous lui dites euh banco, faisons-le.
Si Gabriel Atal est prêt à ce qu' a un premier ministre de gauche, je ne peux pas lui refuser ce plaisir. Et vous serez prêt à travailler avec un négociateur pour essayer de trouver un terrain commun. S'il y a pas de négociation, vous n'y a sans doute pas plus que les autres.
Mais moi, je suis prêt à tout ce qui permettra aux Français et au français d'être rassurés sur le fait que nous aurons bien un budget à la fin de l'année et que ce budget ne sera pas un budget régressif pour eux. Parce que le sujet du soir, ça n'est pas de savoir qui, quoi, comment et cetera. Et euh ce balai-là a lassé depuis longtemps.
Ce qu'ils veulent savoir, c'est qu'ils vont être dirigés et bien dirigés et qu'ils auront la possibilité de vivre au mieux eux et les gçons qui viennent. Donc, vous n'avez pas de hier, vous pourriez discuter dès demain matin avec Gabriel Atal sur un programme commun. Vous avez déjà discuté avec lui ?
Vous avez vous avez pris contact avec lui concrètement ? On s'est parlé régulièrement, on se parle. Moi, je n'ai aucun problème avec qui que ce soit.
Je pense simplement qu'à un moment, il faut accepter justement d'aller au-delà du simple de la simple question de méthode qu'il a évoqué tout à l'heure pour rentrer sur le fond. Moi, je n'ai pas simplement un problème de méthode avec le gouvernement qui vient de tomber. J'ai un problème aussi de fond.
Quand le gouvernement le cornu disait il y a un sujet interdit, c'est la réforme des retraites. Moi je dis que ce n'est pas possible. Il faut respecter jusqu'au bout les français.
Merci beaucoup Olivier Fort d'avoir répondu à nos questions tout de suite sur LC. Il ne manquait pas l'édition spéciale sur la crise politique. Le saut dans l'inconnu.
Rendez-vous autour de Darius Rochemin. C'est sur le canal 15 sur TF1 la météo des Vin Delia puis votre série excellente série Montmartre. Demain à 13h Marie Sophie Lacarou.
Je vous retrouve à 20h. Très bonne soirée à tous. à demain.
Olivier Faure