Quels usages de l'IA à l'IGN ?
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Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Quels sont les usages concrets de l'IA à l'IGN pour les collectivités locales et les politiques environnementales ?
- 3:00OuverteRéponse directe
L'Open Data a-t-il un impact sur les revenus de l'IGN et comment gérez-vous la souveraineté des données ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment l'IGN articule-t-il données aériennes et satellitaires pour ses modèles ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Quelle est la précision temporelle et spatiale de vos outils d'IA pour le suivi de l'artificialisation des sols ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Comment le jumeau numérique peut-il aider à la prévention des risques naturels ?
- 20:00OuverteRéponse directe
L'IGN collabore-t-il avec des acteurs privés pour développer des jumeaux numériques locaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00M. SorianoFait
« La loi a imposé à l'IGN de rendre ces données totalement ouvertes au 1er janvier 2021 ce que nous avons fait. »
- 3:00Fait
« aujourd'hui on le fait sur des cas très précis euh et ponctuel on le fait notamment sur la forêt euh où on on a établi une grande étude avec le FCBA sur la forêt en 2050 »
- 3:30Fait
« une donnée à 20 cm ne porte ne porte pas atteinte à la vie privée »
- 7:30Fait
« les assureurs ont leur propre système de données aujourd'hui vous savez qu'il sont très friants notamment dans le domaine agricole »
- 11:30Fait
« le retrait du trait de côte à un certain moment ça n'est plus de la prévention des risques c'est de l'aménagement du territoire »
- 13:30Fait
« nous sommes en train potentiellement de de constituer une première base qui serait beaucoup plus exhaustive que les données que nous existons »
- 19:30Chiffre
« nous allons bénéficier de l'arrivée de je crois 22 ingénieurs euh fonctionnaires qui ont un engagement de travailler à l'hygiène pendant 8 ans »
- 21:30Chiffre
« ça a coûté une vingtaine de millions d'euros de construire cette infrastructure »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
donc cet après-midi vous l'avez bien compris nous auditionnons l'ignn pour essayer d'apporter des éléments de réponse et surtout des démonstrations sur ce que l'intelligence artificielle peut apporter à nos collectivités locales et aussi à la mise en place des politiques environnementales sachant que les deux peuvent être intimement intimement liés alors donc monsieur Soriano qui est désormais directeur Président je sais pas comment on dit général de l'hign précédemment a travaillé à l'arcepp donc il est pas complètement étranger aux questions du numérique de de l'innovation des évolutions technologiques et des territoires et des territoires donc ça fait 4 ans qu'il est qu'il est qu'il était à l'IGN et donc il est accompagné de monsieur porte qui je lui laisserai le soin de nous dire comment est organiser l'hygienne et comment vous avez mis en œuvre l'intelligence artificielle au cœur de vos de vos différentes différentes missions donc vous étiez l'ène était déjà venu devant la délégation en juin 2022 et à cette occasion vous nous aviez déjà exposé trois grands défis de la transformation numérique et à l'époque hein en 2022 vous disiez que l'intelligence artificielle est un moyen de cartographier l'anthropocène donc ces propos sont-ils valable 3 2 ans plus tard est-ce que vous êtes conforté dans ces déclarations euh euh de de 2022 donc voilà un peu tout toutes ces questions qu' qu'on vous posera et j'en mets une tout de suite sur la table puisqueen discutant avec certains de mes collègues de cette de cette audition euh certains m'ont dit voilà aujourd'hui l'hygiène a quand même un problème c'est enfin il y a pas que l'hygiène mais c'est en gros l'État mais c'est très critique très voyant chez l'hygiène la politique des données ouvertes fait que d'une part les entités publiques en fait se débarrass son en quelque sorte enfin perd une source de revenus puisque les données sont ensuite utilisées par des acteurs privés qui eux vont développer des outils qu'ils vont vendre avec un but lucratif donc ça c'est le premier point comment est-ce que vous gérez cette sorte de dialectique où votre mission de service public c'est de collecter la donnée de la mettre en forme et ensuite de la de la restituer mais derrières vous pouvez pas en tirer les bénéfices et la et la deuxième question c'est comment aussi est-ce que vous pouvez et vous arrivez à gérer même si pas forcément que du fait de l'hygiène la question de de la souveraineté et de la protection du territoire puisque finalement avec cette politique de données ouvertes même nos pires ennemis peuvent tout connaître de notre cartographie et quand on voit un peu comment [Musique] se réalise les guerres là du du 21e siècle on voit bien que de savoir tirer précisément sur une installation dit vital ou de détruire un barrage bah en fait on peut faire énormément de dégâts euh très rapidement donc finalement est-ce que avec la politique de données ouvertees alors même si je suis d'accord par satellite et tout de la cartographie on peut en faire mais là on a vraiment tout accessible très facilement on a même plus besoin d'envoyer un satellite pour aller piquer l'information des autres donc voilà c'était un peu des questions Connex à cette cette idée du déploiement de l'intelligence artificielle à l'hygiène mais aussi sur les politique propre de de l'hygiène et comme nous on fait de la prospective on est aussi obligé de se on essaie de se projeter dans le dans le monde d'après qui soit euh optimiste ou pessimiste voilà je sais pas comment vous souhaitez vous répartir la parole merci madame la Présidente bah ce que je propose c'est d'avoir un propos introductif un peu générique sur les enjeux de de de de l'intelligence artificielle dans la cartographie et d'évoquer notamment les deux questions que vous devez venez de de soulever et je passerai la parole ensuite à mon collègue Mathieu porte en espérant qu'on a résolu les les problèmes bureautiques d'ici là pour vous expliquer un petit peu plus comment ça marche c'est-à-dire soulever un peu le capot de cette intelligence artificielle qui qui qui est qui est parfois vu comme une espèce de mécanique froide d'essayer d'apporter un peu plus de de de chaleur pour pour expliciter comment ça fonctionne bon d'abord c'est vraiment un plaisir euh de d'être d'être convié par votre délégation euh je dirais que l'Institut y est très sensible puisque la grande caractéristique de l'IGN c'est qu'il est plongé dans des révolutions technologiques hein c'est c'est-à-dire que pour résumer on est dans le même secteur que Google et donc effectivement plusieurs phénomènes technologiques majeurs traversent la cartographie euh trois trois grands mouvements en particulier sont sont en cours le premier c'est celui de de la ce qu'on appelle l'informatique en nuage le cloud computing hein c'est-à-dire que de plus en plus euh on peut manipuler des quantités de données beaucoup plus importantes parce qu'elles sont hébergées sur des infrastructures qui sont qui sont partagées donc àhygnne nous avons construit une infrastructure qui s'appelle la géoplateforme qui euh héberge un pétaocté euh de données ce veut dire euh si je me trompe pas 1000 Tara ça vaêtre ça euh 1000 TER de données qui est construite chez l'équipe chez l'opérateur OVH cloud donc est le plus grand hébergeur français et européen de de de de Cloud la deuxième grande révolution dans laquelle nous sommes engagés c'est celle de de l'intelligence artificielle et de la combinaison des sources c'est-à-dire que aujourd'hui il y a une quantité très importante de sources de données donc notamment de vue aérienne de vue satellite de vue radar de vue lidar aussi qui est des techniques de de captation de la donnée euh en en 3D et donc on peut mixer ces différentes sources pour détecter suivre des phénomènes parfois extrêmement complexes grâce à l'automatisation donc à l'intelligence artificielle c'est-à-dire que autrefois il fallait être très précis et intelligent hein regarder chaque image essayer de détourer les phénomènes et cetera et en fait aujourd'hui quand on a des masses de données très importantes si on les a bien entraîner et ben elles vont détecter automatiquement tout un tas de de phénomènes et puis le troisème grand enjeu technologique c'est celui de de la 3D euh c'est-à-dire le fait que maintenant on peut avoir des simulations euh enfin des des modélisation pardon du territoire en trois dimensions extrêmement précises qui permet d'aller vers ce qu'on appelle un jumeau numérique du territoire c'est vraiment une copie du territoire sur laquelle vous pouvez ensuite faire jouer des phénomènes vous pouvez faire des scénarios par exemple qu'est-ce qui se passe si je mets uneéolienne ici qu'est-ce qui se passe si je plante des chaînes à la place des êtres dans telle forêt et de faire un peu ce ce type de simulation donc ça c'est vrai que c'est des grandes transformations dans lesquelles nous sommes engagés et donc avoir l'attention de de votre délégation qui se pose des questions prospectives bah pour nous c'est c'est très précieux c'est pas toujours facile au sein du service public d'innover euh et donc avoir l'attention de du pouvoir politique sur ces enjeux là c'est voilà c'est c'est c'est très précieux donc aujourd'hui euh je dirais que cette technologie on la met beaucoup au service d'un enjeu qui est euh le le suivi des enjeux écologiques et agricoles c'est-à-dire que le fait majeur de notre période c'est que le territoire change il change beaucoup plus vite qu'on l'aimerait mais c'est ainsi il change donc c'est ce phénomène qu'on appelle anthropocène c'estàd l'air dans lequel c'est c'est c'est l'être humain qui modifie l'état de situation et du coup on a des des vitesses de changement qui sont beaucoup plus élevés que que par le passé et donc c'est vrai que l'ignn est beaucoup mobilisé aujourd'hui par les pouvoirs publics sur ces enjeux cartographiques donc il peut s'agir par exemple de cartographier la forêt peut s'agir de cartographier les parcelles agricoles cartographier les trames de biodiversité cartographier l'avancement du littoral cartographier l'urbanisation à travers ce concept bien connu d'artificialisation des sols qui je m'excuse S ne sonne pas toujours doux à l'oreille des élus on pourra en reparler donc on suit tous ces phénomènes on est n par des ministères c'est pas l'hygnne qui se réveille un matin en se disant tiens je vais suivre tel phénomène nous sommes missionnés par des ministères qui nous financent ces ces ces opérations de de relevé et de de cartographie thématique voilà et donc l'autre l'autre grand enjeu c'est que on est dans un secteur numérique qui est très ouvert et donc le le choix qui a été fait à l'IGN c'est de profiter de cette ouverture pour construire avec les autres alors on on vient là sur la question de de l'Open Data que vous mentionnez en introduction donc la loi a imposé à l'IGN de rendre ces données totalement ouvertes au 1er janvier 2021 ce que nous avons fait euh ce qui effectivement conduit à une perte de revenus euh qui qui voilà qui n'a pas été directement compensé euh et qui fait que le modèle économique de l'IGN aujourd'hui tient sur deux jambes premièrement une subvention pour charge de service public qui nous est des données pour couvrir notre activité dite socle he c'est la description générique qu'on fait du territoire et l'autre moitié de notre budget et bien nous allons la chercher comme je disais auprès des ministères pour des projets qui nous confient pour des cartographie thématique qui nous demande de de réaliser alors c'est un modèle assez vertueux puisque une fois que nous sommes financés pour produire une donnée quelque part tout le monde en bénéficie c'est le même modèle un peu que les routes enfin les routes nationales pas forc les autoroutes parce qu'elles ont des péages c'est-à-dire que une fois qu'on a payé pour l'infrastructure bien tout le monde passe dessus évidemment euh ça a tendance à à à développer le le le le trafic en l'occurrence à développer l'utilisation des données que que nous mettons en place voilà et en fait cette ouverture elle a une grande vertu pour nous c'est qu'elle nous permet de travailler avec les autres c'estàd qu'oparavant si je caricature un petit peu les données de l'hyginne elles étaient payées une première fois par le contribuableon et puis elles étaient payées une deuxième fois par le fait qu'on vendait ces données et puis quand on allait voir un partenaire et qu'on lui disait est-ce qu'on pourrait essayer de travailler ensemble peut-être que toi tu as des données que tu as réalisé que tu pourrais me verser à moi IGN et ben on disait il y a pas marqué pigeon je vais pas payer une troisième fois pour tes données donc c'est vrai que ce modèle économique excusez-moi je suis un peu je un peu un peu direct mais ce modèle économique il rend très difficile les coopérations c'est vrai qu'avec l'Open Data à partir du moment où la donnée est gratuite et accessible à tout le monde et ben ça incite beaucoup plus les gens à partager la donnée avec nous donc on a des partenariats avec beaucoup de de métropole beaucoup de de départements qui réalisent des relevés cartographique qui vont ensuite directement donner à l'hyn par exemple mettre à jour un filire de voirie ben autant le donner à l'yn comme ça c'est dans les bases de données de l'hygiène euh voilà donc ça ça c'est on a on a aussi beaucoup de partenariats avec les 10 les services départementaux d'incendie et de secours qui vont beaucoup sur le terrain qui peuvent relever des erreurs et et nous en faire part de manière à ce qu'on puissent les corriger dans la base et la prochaine fois que il y a une intervention des services de pompiers sur place et ben ils auront directement la bonne information puisque c'est eux qui nous l'uront REM monter donc on voit que cette logique de commun elle va nous permettre de de construire collectivement maintenant pour répondre très directement à votre question madame la Présidente c'est un choix de société c'est-à-dire que effectivement on pourrait faire un choix différent qui est de considérer que la donnée de l'hygiène ne doit pas être ouverte euh ça ça voudra dire que on aura moins de capacité collaborative sur cette donnée ça veut dire que c'est une donnée qui va être devra être d'avantage produite par les équipes de l'hygiène donc ça aura un coût voilà nécessairement donc ce qu'on aura gagné entre guillemets en terme de de de monétisation de cette donnée on peut on va peut-être le retrouver mal heureusement par un coût plus élevé pour réaliser cette cette donnée donc en terme économique je dirais que ça au moins ça se discute mais je dirais nous on se soumettra aux orientations des élus s'il souhaitent que ce soit le le le l'orientation prise alors cependant il a un enjeu d'articulation européenne puisque maintenant il y a une directive et un règlement sur ce qu'on appelle les high value datasets donc les les jeux de données de haute valeur dont font partie l'essentiel des données que manipule l'hygiène et qui doivent être ouvertes au niveau européen donc là il y a un un enjeu de de coordination pour ce qui est de la protection de la souveraineté je dirais que là aussi nous nous soumettrons à ce qui nous sera donné si le secrétariat général à la Défense nationale nous dit demain que de la sécurité la défense nationale que les données de l'hygiène ne doivent plus être ouverte pour des raisons de sécurité ma fois on se soumettra voilà c'est c'est c'est ainsi eu pour autant comme vous l'avez signalé il y a déjà beaucoup de sources ouvertes qui existent euh voilà il y a des il y a des il y a des vues satellites qui peuvent peuvent être opéré voilà par par par des puissances étrangères qui peuvent réaliser des cartographies à partir de ces données et il y a également la donnée ouverte de la galaxie d'une communauté mondiale qui s'appelle open Street Map open Street Map c'est une c'est le Wikipédia de la carte ce sont des volontaires qui le weekend s'amusent à cartographier tous les bancs de l'avenue du Général de GA la neilly quoi et de mettre une coordonnée GPS sur sur chacun de ces de ces éléments et que lorsque la Russie a a envahi l'Ukraine et bien tout le monde avait immédiatement une cartographie disponible qui était celle de openen Street Map qui qui a certainement permis d'ailleurs des opérations défensives aussi donc je dirais qu'on est sans doute dans un monde voilà en Allemagne de l'Est c'était très difficile d'avoir une carte de l'Allemagne de l'Est l'époque de de de de régime voilà assez assz pressif donc ça a toujours été un enjeu cette question de l'accès aux cartes je dirais qu'aujourd'hui les données sont tellement accessibles que ça paraît difficile de faire machine arrière mais encore une fois nous nous ne sommes qu'un opérateur et on se soumet au voilà aux orientations de de de de la nation donc voilà ce que je voulais vous dire un peu en introduction cet Ia ce qui est important de savoir c'est que c'est un investissement de faire de l'intelligence artificielle euh c'est un investissement payant sur l'exemple nous avons de l'occupation des sols qui permet le fameux suivi du Zéro artificialisation net li nous a permis en gros de le faire tro fois plus vite pour trois fois moins cher en gros donc voilà ça vous donne un petit peu les ordres de grandeur de de ce que peut permettre l c'est difficile de généraliser complètement mais ça donne ça donne un ordre de grandeur pour que pour que cette on puisse la déployer ce qu'il faut voir c'est que ça c'est un coou d'iniit tion c'est-à-dire qu'au départ vous devez apprendre à la machine et cet apprentissage il a un coût parce que vous devez nourrir la machine d'une donnée qui a été très bien cartographiée pour que la machine puisse se coller à prendre entre guillemets par l'exemple et donc par exemple toujours dans l'artificialisation des sols faire cette initialisation faire cette première carte a coûté près de 20 millions d'euros alors que la mettre à jour tous les 3 ans va coûter en gros 5 million d'euros donc on voit que il y a des des des ordres de grandeur il y a y a des coûts d'investissement qui sont importants il y a aussi un enjeu humain c'est-à-dire que pour faire de l'intelligence artificielle vous avez besoin de moins de techniciens moins d'opérateurs techniques mais vous avez besoin de plus d'ingénieurs vous avez besoin d'ingénieurs notamment qui sont formés dans les dernières techniques de sciences des données et donc à l'hygiène ça nous a conduit à un plan on a on avait un plan global de recrutement de 150 talents dont 30 data scientistes spécifiquement sur sur ce sujet ça suppose d'avoir des infrastructures qui permettent de supporter ces différents calculs il y a tout un débat sur ce qu'on appelle lia frugal c'estàdire de faire attention de pas déployer de l'intelligence artificielle à tous les coins de rue parce que ça consomme des ressources ça consomme de l'énergie ça consomme de l'eau et donc de voilà de bien de bien définir ses infrastructures pour que cette consommation soit soit efficass voilà ce que je peux dire en introduction et peut-être je te je te laisse présenter Matthieu si tu veux bien merci madame la Présidente Mesdames les sénatrices messieurs les sénateurs je vais effectivement du coup rentrer un peu ouvrir ce capot mentionné en essayant de détailler un peu concrètement à quoi ressembl des système d'intelligence artificielle tel qu'utilisé à l'hygienne qu'est-ce qu'il y a derrière comment ils prennent place qu'est-ce qu'on construit aussi avec par-dessus j'aurais j'ai envie de dire indépendamment de l'intelligence artificielle le fait de prod de la donnée géographique se fait schématiquement on va commencer par partir de la réalité on va partir du territoire et on va avoir tout un ensemble d'instruments de mesures qui peuvent être des relevés terrain dans le cas notamment de l'Inventaire Forestier mais qui vont être dans ce qui va nous intéresser beaucoup des vues de dessus des capteurs embarqués typiquement à bord d'avion l'hygiène a trois avions qui lui servent à faire des acquisitions en survolant le territoire et qui vont être des photos aériennes du territoire ou de l'acquisition par exemple 3D comme avec le cas du programme leadar HD donc on part du territoire on part de la réalité on va avoir quelque chose qui capte qui qui qui qui sert de de référence de ce quétait l'état de du monde physique réel à un moment donné ça nous permet de créer des premières grandes bases de données avec relativement peu d'informations sémantiqu peu de contenu mais qui vont être cette collection de toute cet état du territoire à des moments à des moments donnés et de façon périodique donc c'est le cas de les des référentiels d'imagerie aérienne à haute résolution donc on fait une acquisition de 20 cm tous les 3 ans du territoire national ou de l'acquisition lidar à haute densité donc vous avez là deux exemples de ce à quoi peuvent ressembler des données disponibles et qui vont nous permettre ensuite de décrire le territoire et puis la troisème étape pour produire une donnée qui servent d'appui à des politiques publiques c'est de décrire qu' a-t-il sur cette image et donc qu' a-t-il sur les territoires à ce moment-là qu' a-t-il dans ce nuage de points en 3D que l'on voit donc ça va passer typiquement par des métiers des compétences particulières qui sont des expertise dans cette analyse de photoaérienne dans cette analyse de nuag de point 3D on pourrait croire on pourrait se laisser aller à penser une certaine évidence là-dedans mais c'est souvent assez pointu je pense notamment à tout ce qui est photo interprétation forestière quand il faut analyser sur une photo est-ce qu'on a à faire à des feuilleux des conifères et quelle essence d'arbre se trouve sur la photo on commence à rentrer dans une technicité assez poussée dans cette dans cette analyse là c'est dans cette dernière étape pour passer de ces images à ce contenu qu'on va trouver la place typique de l'intelligence artificielle vous voyez ici deux j'en prends j'en prends seulement deux pour pour vous donner un peu un aperçu de ce que sont les les capacités de de modèle d'intelligence artificielle aujourd'hui en haut ce que vous voyez à chaque fois c'est des des résultats issus de modèle de système d'intelligence artificielle en haut vous avez une carte d'occupation des sols obtenu par intelligence artificielle donc ce que vous voyez c'est quelque chose qui se superpose à la photo aérienne et où en chaque pixel donc de 20 cm de côté de notre image on trouve une information de de classification de contenu qu'est-ce qui se trouve au sol des bâtiments des des des sols n des des routes de la végétation quel type de végétation donc ça c'est ce qu'on obtient typiquement en utilisant donc les techniques qui sont arrivées dans la dernière décennie lié à l'intelligence artificielle il à l'apprentissage profond réseau neuron profonds qui servent à faire de l'analyse d'image voilà ce que on arrive à obtenir on verra un peu com mais c'est ce genre de description là et ce genre de description très fine que on parvient à obtenir avec des systèmes d'intelligence artificielle de la même façon ce que vous voyez en bas c'est ben c'est le passage à une information de contenu sur des nuages de point 3D on va avoir affecté à chaque point de la description 3D du territoire une classe est-ce que c'était des bâtiments est-ce que c'était la végétation est-ce que c'était du sol et ce qui est par exemple un prérequis pour pouvoir vous voulez ne prendre par exemple que les points sol le jour où vous voulez faire un modèle mod du relief de votre terrain et qui vous servira pour faire ensuite des simulations en cas de cru par exemple donc vous voulez avoir une information non seulement brut de de type photo ou de type 3D mais aussi une information de contenu et donc ça on obtient ce genre de chosl avec des systèmes d'intelligence artificielle on pourrait multiplier les exemples il y a des choses aussi aujourd'hui on a une dizaine de systèmes d'intelligence artificielle utilisés dans les productions à l'hygiène et on peut multiplier les cas on a des des sujets sur la cartographie forestière sur la cart agricole bon je je pense que la partie la plus la plus instructive est peut-être plutôt de rentrer dans on va se focaliser sur le casadre de l'occupation des sols et comprendre en fait par quoi ça passe de d'obtenir le genre de cartographie que je vous représentais juste avant et dans quel cadre ça s'incerre on l'a un peu évoqué mais c'est peut-être le plus le plus essentiel et et sans doute là c'est de donc ces systèmes d'intelligence artificielle fonctionne par une logique d'apprentissage un apprentissage supervisé donc on va entraîner un algorithme à imiter cette relation entre en entrée des images aériennes et en sortie des cartes d'occupation des sols donc on va faire des grandes banques d'exercices corrigé et donc typiquement pour entraîner les modèles de de de d'occupation des sols il faut créer des jeux de données qui font de l'ordre de 2500 km² répartis sur tout le territoire national donc ce sont ces cartographies qu'il faut faire une première fois à la main j'ai envie de dire ça peut être ça peut être outillé ça peut être guidé ça peut être aidé avec d'autres d'autres algorithmes mais il n'empêche que ce que vous voyez dans cette dans cette vignette là c'est une zone à peu près d'un km² une zone de de de de ville de ville moyenne où on va faire la saisie entièrement de du du contenu de ce qui se trouve sur une photo aérienne et cette image là de 1 km² 2 km² va être découpée en petites vignettes qui seront autant de d'échantillons qui serviront à entraîner le modèle c'est une échelle du coup à laquelle de saisie c'est une échelle opérationnelle celle à laquelle va travailler un photo interprète qui fait cette saisie en pratique mais l'autre chose c'est et qui est au fond la vraie difficulté c'est que vous voulez des modèles qui soi capable de fonctionner sur tout le territoire national et ça ça veut dire que vous avez besoin de modèles qui sont capables de fonctionner dans la diversité des contextes contexte urbain contexte agricole forestier la diversité aussi de l'aspect de ces objets là à travers le territoire la forêt des vauges ne ressemble pas à la végétation du littoral méditerranéen les toits de Tuil et en ardoise ça n'a pas le même aspect et cetera et puis de gérer aussi la diversité des des conditions d'acquisition et notamment par exemple les photos peuvent être prises à différentes périodes de l'année donc des arbres ça n'a pas le même aspect au mois d'avril et au mois de juin donc bon c'est la diversité de c'est à la fois la diversité du monde réel et la diversité de l'instrument à part lequel on on mesure mais si vous si vos modèles ont pas été exposés à ça lorsqu'ils seront confrontés ensuite dans leur application à des données de ce typel ça posera souci donc il y a tout un tout un art une technique de piocher à travers le territoire national des zone et et réussir à faire une espèce de de modèle réduit de ce du territoire national sur laquelle on va on va faire ces cartes à la main et qui vont n servir à entraîner les modèles il y a un jeu d'échelle he là on va à partir de modèle entraînés sur quelques centaines au milliers de kilomètr Carr avoir des modèles capables de travailler sur tout le territoire national donc là il y a plusieurs ordres de grandeur de de gain mais c'est des systèmes qui amplifient une capacité de une expertise qui est là à la base dans ce travail de dans ce travail de saisie donc ça cet investissement- là il est clé et c'est ce qui nous a permis de faire euh des systèmes di capables d'analyser l'occupation des sols à l'échelle nationale et puis un deuxième investisement qu'on évoqué également aussi c'est euh celui dans les compétences donc continue d'avoir effectivement des besoins dans plein de dans plein de compétences lié à la données géographiqu mais aussi euh particulièrement dans les métiers de l'intelligence artifici I c avec des besoins de compétences d'intelligence artificielle spécifique à la donnée géographique mais aussi de gens qui viennent de la sphère du langage de de d'autres domaines du traitement d'image je soulligne brièvement que euh c'est ça semble peu évident a priori c'est un marché évidemment très compétitif celui de l'expertise en intelligence artificielle mais dans lequel il faut vraiment pas partir perdant et dans lequel de fait on a pu constater que l'hygiène était compétitif aussi bien du fait du sens des missions proposées de la qualité scientifique et technique et du fait d'avoir cette politique d'ouverture c'était aussi un facteur d'attractivité très important pour faire venir des gens à la fois comme valeur en soi et comme gage de crédibilité scientifique et technique de ce qui était fait au sein de l'Institut donc un effort de recrutement important et un effort de formation interne qui ensemble nous ont permis de d'atteindre cet objectif de passer de H de H ingénieur spécialisé en intelligence artificielle il y a un peu plus de 2 ans à 30 aujourd'hui donc franchir vraiment des des seuil critique très important en la matière un mot un mot pour vous dire que je vous ai montré jusqu'ici la sortie presque brute d'un système d'intelligence artificielle pour aller vers une donnée d'appui à une politique publique il y a encore plein d'étapes en général la LIA va nous donner la lecture d'une image mais on va encore croiser cette information avec d'autres bases de données on va on va la nettoyer on va la filtrer on va surtout faire aussi du contrôle qualité de tout ce processus là donc qui pose lui sur une expertise humaine donc à la fin la donnée qui sert de de support à à la mesure de l'artificialisation elle elle a plein d'autres étapes en aval de l'intelligence artificielle pour la consolider la fiabiliser faire que les changements qui s'opèrent dans cette donnée soient des vrais changement pertinents pour cette mesure de l'artificialisation donc il y a un chemin entre l'IA et les données de référence qui vont qui vont nous servir un petit aperçu puisquon n'est pas les seuls à travailler sur ces sujets de l'occupation des sols mais pour vous donner une une idée de ce que ce qui existe vous avez à gauche donc c'est à chaque fois vous avez trois fois la même la même zone vous avez à gauche les cartographies proposé donc qui s'appelle dynamic World proposé par Google et le World resource Institute qui sont des cartographies mondiales avec une revisite importante tous les 5 jours et une résolution de 10 m donc une information qui est quand même assez agrégée vous avez au milieu un projet qui est notamment porté au niveau européen qui a qui a émergé à partir de la fin des années 80 qui est cine landcover qui s'appuie sur les satellite de la galaxie Copernicus et où là vous avez une richesse sémantique accrue euh là-dessus donc bon et puis vous voyez le le la donnée à laquelle contribu nos systèm dia en fin de compte c'est cette ocsge où l'un des principaux gains c'est qu'on rentre vraiment beaucoup plus dans la finesse spatiale de de ce qui est en jeu sur le territoire et sur un sujet comme l'artificialisation qui qui concerne chaque fois des portions assez tenénues du du du territoire on on en on en voit l'intérêt voilà pour dans quoi ça s'inscrit un mot sur ce qu'on arrive à faire pardon juste peut-être parce que c'était très enfin je suis désolé je vous interromps mais là quand on voit la temporalité qui est extrêmement différente entre acteurs euh enfin 6 ans c'est un peu anachronique au regard de ce qui se passe désormais donc peut-être qu entre le 5 jours de Google et une précision de neuf classes donc par classe je pense que vous entendez forêt eau maison et les 44 classes de de voilà vous vous semblez avoir trouvé un intermédiaire avec votre 17 classes un temps de mise à jour qui est-ce qu'il va s'accélérer ou pas avec l'entraînement des modèles voilà parce que là c'est vrai on a trois photos on a vous nous dites que c'est la même zone du coup on a du mal à comprendre comment le 44 on a que quatre couleurs alors que dans le 9 on en a autant voir plus VO c'est c'est vraiment parce que là c'est on est sur trois modèles trois approches c'est c'est intéressant de savoir si la France enfin l'hygiène ensuite a vocation à faire bénéficier son expertise du projet européen ou si chacun continue dans son silo je suis désolée he je vous interromps d'ailleurs s'il y a des questions sur ce sujet là avant peut-être qu'on poursuive oui vas-y bat peut-être une pour rebondir sur le sujet la complémentarité avec le Centre national des études aérospatiale par rapport au aux données satellitaires là on a parlé du géant américain d'autres mais moi je reviens sur peut-être sur le centre de données national des études aérospatiale et je voulais comprendre la complémentarité et l'intérêt d'une complémentarité entre des données qui sont prises euh de manière ponctuell localisé et qui pourrai être complété par des nodées satellitaires beaucoup plus fréquentes et beaucoup plus larges pour permettre de définir un modèle plus précis d'un jumeau numérique quelconque merci vous avez tendu la perche avec cette diapo là qui on nous oblige à réagir je peux inter ah mais bien sûr c'est interactif fait alors maintenant que nous avons réalisé cet outil en fait on peut l'utiliser un peu quand on veut donc on pourrait effectivement décider d'en accélérer la mise à jour et de le faire de manière plus rapprochée que tous les 3 ans ça a néanmoins encore un coup même si y a l'intelligence artificielle comme ça a été expliqué par Mathieu porte il y a un posttraitement humain pour répondre très précisément au au décret du Zéro artificialisation nette la différence entre un jardin privé un parc public des panneaux photovoltaïques à 1 m du sol et cetera c'est quand même des choses assez assez compliquées donc c'est possible mais ça aurait un coût le compromis qui a été trouvé à 3 ans en fait c'est que le R d'artificialisation certes quand on on veut expliquer qu'il faut absolument veiller à la sobriété foncière on met en avant le nombre de de terrains de de de foot qui sont artificialisés chaque année mais en vrai si on le ramène à la surface de de la de la France et à ses évolutions ce sont des évolutions assez faibles et donc si on essayait de faire tourner l'intelligence artificielle tous les ans on verrait quand même des consommation qui sont assez limité serait plus difficile à détecter donc en fait 3 ans c'est un rythme qui paraît adapté au cas d'espèce à l'artificialisation des sols maintenant notre outil peut servir à d'autres choses vous voyez par exemple dans l'image de droite il y a un petit carré bleu je sais pas si c'est une piscine euh ça c'est peut-être une piscine si nos amis de de la Direction générale des finances publiques veulent développer des outils de détection des piscines et qu'ils auraient besoin que l'hygiène leur donne cette information tous les ans ben on pourrait le faire pour voilà donc il y a pas de il y a pas c'est très lié ensuite aux usages qui qui sont derrière et aujourd'hui 3 ans vu du ministère de l'écologie c'est un rythme qui paraît suffisant au suivi de de l'artificialisation des des sols alors pour pour ce qui est de de de travailler avec d'autres pays européens pour être honnête aujourd'hui les autres pays européens ne sont pas au même degré de précision que la France donc là on vient d'avoir le règlement renaturation qui vient d'être adopté règlement européen euh donc nos collègues vont aussi se saisir maintenant de cette question je dirais qu'on est en avance euh on a commencé déjà avec plusieurs de nos collègues à regarder comment est-ce que notre modèle pourrait effectivement être étendu ce serait évidemment une issue pour nous on en serait très heureux de pouvoir faire bénéficier de cette technologie à à à nos collègues et al pour ce qui concerne le spatial donc effectivement donc nous sommes nous sommes dans un partenariat de long terme avec le cnès et euh aujourd'hui il y a notamment une nouvelle constellation PLEADE néo qui est portée par Airbus dont nous sommes un acteur très comment dire très très significatif en terme de qualification de ces images justement pour l'utilisation par par la donnée géographique et donc ça fait partie de nos priorités à l'hygiène d'être en capacité d'utiliser indifféremment des sources aériennes et des sources satellites justement pour veiller à cette complémentarité que vous que vous mentionnez et nous avons lancé avec le knè il y a de TR semaines un un comité des utilisateurs de l'imagerie pour rassembler en fait l'ensemble des des régions et des administrations dans leurs besoins en fait d'imagerie qu'elle soit spatiale et aérienne pour avoir une espèce de euh une espèce de guichet unique en fait pour pour pour nous synchroniser entre nous sur ces besoins en imagerie donc voilà ça c'est évidemment un enjeu qui nous porte beaucoup et auquel on est on est très attentif pas un peu c'est sur ceion qui concerne la la résolution ce que vous entendez par résolution c'est donc la la la finesse de de de des des prises de vue enfin de de des plans euh ce qui veut dire que les deux premiers outils en en en zone urbaine ils sont quasiment pas utilisables parce queà 10 m euh 10 m de résolution euh à part en zone agricole et forestière ou dans les zones industrielles où les parcelles sont de de 3000 ou 10000 m² mais euh pour pour du du des dents creuses enfin pour une analyse très fine c'est c'est c'est compliqué donc si c'est bien ça c'est enfin vous avez un avantage qui me paraît important sur la partie urbaine notamment sur l'histoire des jardins avec le zan enfin tout le débat qu'il y a autour de du statut euh des des des pelouses hein merci la suite en plus continuera d'alimenter je pense cette cette discussion là puisque l'un des enjeux en suite c'est aussi comment ce travail là fait dans cet exemple sur l'occupation des sols bénéficie soit à d'autres systèmes d'intelligence artificielle à d'autres descriptions du territoire et à d'autres acteurs aussi ça c'est c'est c'est quelque chose qui nous a pas mal mobilisé depuis je dirais ces deux trois dernières années c'est de construire par-dessus ces actifs techniques pour l'intelligence artificiel par-dessus ces jeux de données par-dessus ces modèles euh et et de et de et de recréer également par-dessus ces ces investissements là l'une des voies principales en fait c'est le partage là encore ouvert de déjà de données d'apprentissage on a vu la valeur qu' y avait dedans des modèles entraînés pour pour l'analyse du territoire l'un des véhicules pour ça a été l'organisation donc de challenge des défis scientifiques et technique ou donc ce que vous voyez ici sur cette image ce sont ce à quoi ressemble un jeu de données d'apprentissage vous avez de l'imagerie à gauche avec différentes différents canaux vous avez des canaux un peu spéciaux comme l'infrarouge qui sont très pratiques pour analyser la végétation notamment ou un modèle de l'élévation quelle est la hauteur de ce qui se trouve dans les au sol et de l'imagerie satellite là encore qui va amener de la revisite temporelle qui va ramener de d'un contexte spatial plus large et puis à droite ces cartes d'occupation des sols faites à la main c'est c'est donné vraiment d'apprentissage qui serviant à guider le modèle donc vous avez 800 un peu plus de 800 km² comme ça qui ont été ouverts euh avec une avec adossé une compétition scientifique et technique de proposer des modèles qui fassent mieux en terme de performance sur cette tâche d'analyse de l'occupation des sols en mobilisant ces différents capteurs sans exploser les les consommations de ressources en calcul aussi euh donc ça c'est un premier un premier lecteur c'est qu'en fait ces jeux de données là servent à stimuler la recherche et l'innovation ils sont réutilisés ensuite dans la sphère académique aussi bien dans le monde disons de la donnée géographique que dans le monde de de l'intelligence artificielle c'est des jeux de données qui sont publiées dans les grandes conférences en intelligence artificielle et qui sont réutilisé également dans ce casadre là ce le jeu de données ouvert à partir des données qu'on a dû construire pour le suivi de l'artificialisation des sols en France en fait est l'un des trois principaux jeux de données pour l'intelligence artificielle sur ce sujet-l au niveau mondial comparable avec des jeux sur lesquels on va retrouver MTA où on va retrouver des consortiums d'université chinoise donc c'est des choses qui sont massives de qualité diversifié et et il y en a pas tant que ça en fait de disponible or la recherche en Y a est très friande de ces jeux de données et de du fait d'avoir des tâches difficiles sur lesquels éprouver ces méthodes et l'apport de ces de ces de ces méthodes l'autre chose c'est que ces données et les modèles que l'on a entraîné dessus sont également diffusés et ont un autre énorme intérêt qui est lié à une faculté qu'on a dans l'apprentissage machine qui est ce qu'appelle le transfert d'apprentissage mais l'idée c'est que vous pouvez repartir plutôt que de partir de zéro repartir de modèles déjà entraînés et les spécialiser sur vous votre tâche si vous êtes en train de travailler sur un plus sur les images de l'hygiène mais sur un nouveau capteur si vous travaillez sur un nouveau territoire si vous travaillez sur une nomenclature un peu différente vous êtes particulièrement intéressé peut-être par les panneaux photovoltaïques par tel type de végétation en particulier on verra nous pour les a bon et ben vous pouvez refaire de la donnée d'apprentissage complémentaire et spécialiser le modèle mais vous le ferez avec beaucoup moins de données nécessaire avec beaucoup moins de consommation de calcul aussi nécessaire donc ça facilite ça réduit les coûts et ça facilite l'entrée dans ce dans ce sujet là donc on voit nous on voit chez nous et dans dans dans les réutilisations qui sont faites des gains de cet ordre là des gains économiques dans le développement de système d'intelligence artificiel du fait de diffuser ces modèles là et quelques quelques pistes encore une fois de comment est-ce qu'on reconstruit par-dessus on voit par exemple dans le travail qu'on peut mener sur la cartographie forestière ben on construit par-dessus les ces ces algorithmes d'analy d'images aériennees mais avec le défi d'y ajouter du liadar d'y ajouter des de l'imagerie satellite d'y ajouter de du radar d'y ajouter plein d'informations complémentaire puceque l'analyse de la forêt c'est difficile il faut utiliser beaucoup d'informations pour arriver à distinguer quel de quel essence on est en train de parler on va trouver des exemples de spécialisation de modèle pour par exemple suivre l'évolution des et puis on on a également des réutilisations par d'autres acteurs sans ingénierie particulière en intelligence artificielle qui vont se réappuyer sur les cartes que je vous ai montré tout à l'heure pas pour suivre l'artificialisation mais par exemple pour suivre la nature en ville ou pour suiv faire des cartographies de continuité écologique parce que en fait on a déjà une une lecture de l'image dans lesquelle on voit beaucoup d'information sur la végétation et sur sa localisation dans l'espace donc au-delà de la seule mesure de l'artificialisation c'est aussi une information qui a de la valeur pour des agences d'urbanisme des bureaux d'études des associations ou plein d'autres plein d'autres acteurs voilà pour ce petit tour d'horizon sur ce dessous du capot des systèmes d'intelligence artificielle si tu veux euh dire un mot peut-être sur le jumeau numérique qu'on a lancé à la volée avant qu'on passe au jumeau numérique puisque c'est finalement un peu un autre sujet donc sur la partie cartographie oui vas-y lou oui est-ce que est-ce que ça veut dire qu'on peut modéliser à 3 ans 6 ans 9 ans 12 ans après en fonction de des des trois l'évolution des des 3 années ou des 6 années vous avez euiser pour une collectivité par exemple l'évolution d'une cartographie sur son territoire est-ce qu'il y a d'autres questions je propose qu'on les prenne toutes et puis qu'on laisse non vas-y Jean-Jacques juste juste mais un petit peu plus généralement c'est une délégation à la prospective vous vous vous dites l'état actuel donc c'est quoi demain oui s'agissant notamment des des inondations des choses comme ça qu'on a vécu voilà en Espagne très récemment mais en France aussi certain nombre de fois est-ce qu'on peut là aussi modéliser la même façon sur le retrait côtier chos comme ça est-ce que est-ce qu'on arrive à affiner cette modélisation à venir alors vous anticipez un petit peu sur la suite puisque c'est tout le défi du jumeau numérique qui est effectivement de non mais enfin vos questions nous conforent totalement dans le fait que c'est c'est bien ça entre guillemets le coup d'après c'est-à-dire que ce qu'on voit c'est que finalement la cartographie historique c'était des cartes qui n'avaient pas de destinataire particulier on faisait la carte pour tout le monde entre guillemets et ensuite pouvait s'en saisir un randonneur un aménageur un élu et cetera aujourd'hui en fait la carte et la la data la donnée de manière générale nous ce sur quoi on se spécialise c'est finalement l'aide à la décision et l'aide à la décision par exemple on l'a vu quand on a fait le portail cartographique des énergies renouvelables donc c'était dans le cadre de la de la loi accélération où la loi prévoit que les maires peuvent déclarer certaines zones comme étant avec des obligations réglementaires à légées pour l'installation des des ENR euh et le fait de pouvoir offrir un outil qui permet de superposer toutes les informations quels sont le potentiel photovoltaïque quelles sont les obligations d'urbanisme de protection du patrimoine et où est-ce qu'on peut installer ces ces ces antennes on voit qu'on ces antennes pardon ces installations on voit qu'on est dans l'aide à la décision publique voilà donc aujourd'hui sur le zéro artificialisation net on dit bah voilà la contrainte Mesdames et Messieurs les maires euh on vous on vous aide entre guillemets rentrer dans les pures qui est demandé par par les pouvoirs publics et donc ça effectivement c'est la c'est un un une première évolution qu'on a fa passer de la cartographie à l'aide à la décision par la donnée maintenant le coup d'après c'est que on veut prévoir c'est-à-dire de pouvoir modéliser les changements et donc c'est ce ce ce dans quoi maintenant nous sommes embarqués donc c'est la notion de jumeau numérique et donc c'est un projet que nous lançons avec deux grands partenaires plus un consortium de part partenaair privé donc les deux grands partenaires sont d'une part lineria donc qui est institut de recherche spécialisé sur les enjeux numérique de logiciel et d'intelligence artificielle qui va nous aider à travailler ces questions un peu systémique de comment est-ce qu'on modélise l'avenir d'un territoire comment comment est-ce qu'on le représente comment est-ce qu'on comment est-ce qu'on le tire on le déforme en terme d'outil informatique et puis nous allons travailler avec le serema donc qui est un centre d'études en ingénierie dans diff domaines que ce soit la route les énergies tout est en jeux d'aménagement et donc ce que nous voulons construire c'est non pas seulement un outil mais c'est une équipe de France du jumeau numérique ce que nous voulons c'est pas être un institut public qui revendiquerait d'avoir construit le outil magique qui qui fait tout l'idée c'est de travailler avec un écosystème avec un ensemble d'acteurs d'une part avec des territoires he des acteurs locaux qui sont déjà notamment des collectivités territoriales qui sont déjà en train de se poser des questions pratiques sur comment est-ce qu'on peut cartographier et prévoir les îlos de chaleur la propagation des virus les les voilà là vous mentionnez les les risques d'inondation et cetera et puis d'autre part des acteurs de de des entreprises qui sont en train de proposer ce type de solution et ce que nous voulons à travers ce jumeau numérique de la France c'est rassembler l'ensemble de ces acteurs pour construire ensemble ces solutions voilà euh oui je sais pas si on peut faire défiler je sais pas si voilà donc là vous avez par exemple tu as un anime ou pas là-dessus ouais ouais donc là vous avez par exemple le type de simulation qu'on peut faire euh en modélisant un un écoulement d'eau donc ça c'est une donnée lidar donc qui vient d'une cartographie qui a été faite par l'iged hein qui est encore en cours on a fait plus de la moitié du territoire français et donc une fois que vous avez cette cartographie 3D ultra précise ben vous pouvez assez facilement euh mettre en place des des modélisation d'écoulement quoi et à partir de ça vous pouvez vous pouvez faire des des des prédictions de de de ce type donc c'est pas là là évidemment c'est joli mais vous nêtes pas forcément obligé de faire des choses jolies hein c'est juste c'est c'est plus c'est plus visuel on peut faire ça avec des tableaux avec des zé et des 1 si on préfère he mais donc là ça permet en tout cas de représenter ce qu'on est ce qu'on est capable de faire en terme de en terme de technologie grâce à ses représentations 3D et à ces ces domaines de simulation donc les sujets majeurs qu'on va voir apparaître dans le cadre de ces jumeaux premièrement c'est tout ce qui est prévention des risques on le voit ici donc nous travaillons main dans la main avec la direction générale la prévention des risques et et tous les services de prévention des crus qui utilise en fait d'ors et déjà des modèles 3D que nous leur fournissons notamment grâce au lidar qui leur permett de modéliser les bassins versants et donc d' avoir ces simulations d'écoulement voilà que sur à partir desquelles peuvent être construits les plans de de prévention des risques d'inondation au niveau local un autre enjeu sur lequel on voit un grande attente en terme de jumeau numérique c'est tout ce qui concerne la forêt la forêt c'est un écosystème qui évolue lentement donc à l'échelle de plusieurs décennies et on doit faire des choix aujourd'hui de savoir quel type de coupe on doit réaliser quel type d'essence on doit planter en faisant des simulations sur bah l'évolution de la température le nombre de sécheresse les les les potentiels de risque de feu la propagation des des maladies ou ou ou ou des sangliers et à partir de là que l'exploitant forestier que ce soit un exploitant public comme l'ONF ou comme une forêt communale ou un exploitant privé puisse faire des choix raisonnés éclairés et donc il y a un fort besoin de simulation et donc c'est un sur lequel nous allons travailler en priorité sur sur le sur le gumeau numérique et puis il y a les enjeux d'aménagement que sur lequel vous posiez une question sur sur effectivement on peut voir à 3 ans 6 ans 9 ans l'évolution du du territoire donc ça c'est quelque chose qui est d'ors et déjà prévu enfin je veux dire les historiques le passé c'est déjà c'est déjà dans les tuyaux mais après pour construire le futur voilà il y a des outils qui vont se mettre en place la direction générale de l'aménagement du logement et de la nature a lancé une start-up d'État euh qui doit s'appeler mon diagnostic artificialisation qui commence à proposer des outils justement pour les territoires pour pouvoir faire les ce ce ce type de simulation donc je dirais que c'est une direction dans laquelle nous sommes engagés c'est l'avenir de la carte voilà la carte du futur c'est la simulation c'est le jumeau numérique donc c'est un projet très enthousiasment d'un point de vue technologique mais c'est surtout on l'espère un projet qui peut apporter vraiment des solutions au au décideurs et notamment au aux élus locaux alors pour éviter un un un espèce de Plan Calcul dans lequel l'État investirait comme ça des sommes dans un plan technologique un peu désincarné euh euh nous avons voulu lancer un appel à commun c'est-à-dire recenser l'ensemble des acteurs qui serait intéressé à construire avec nous cette solution de jumau numérique et donc nous avons eu un nombre très important de de de réponses hein euh nous avons eu plus de 100 réponses dont euh des grandes collectivités locales dont des grands industriels dont des grands opérateurs de réseau euh et donc maintenant nous sommes en train de créer les espaces de discussion avec ces différents acteurs pour se répartir un peu le travail notamment hein sur ces principaux thèmes que j'ai mentionné pour construire ce ce jumeau concrètement nous comptons sur nous espérons le soutien financier de de France 2030 hein du secrétaire général planification pour l'investissement donc nous allons déposer un dossier pour pour pour avoir des financements de France 2030 d'ici la fin de l'année voà voilà on espère que ça pourra prospérer malgré les contraintes les contraintes budgétaires c'est pour nous un investissement qui a vocation à être utile à l'ensemble des acteurs qui pourront se saisir ensuite de de ces outils ce qu'on essaie de construire c'est qu'en gros grâce à ce soutien de France 2030 le coût d'investissement de cet outil puisse être porté de cette manière-là par par l'État et qu'ensuite l'ensemble des acteurs qui se cessiront pourront le faire à moindre coût puisque je dirais le coût initial aura été aura été pris en charge voilà c'est ce que nous essayons de construire des questions sur ces histoires de jumeaux alors moi j'en ai une première aujourd'hui euh dans mon département euh un partenariat a été noué entre une collectivité et une entreprise privée pour ne pas la citer d'assau système pour mettre en place justement un jumeau numérique pour savoir comment est-ce qu'il faut faire comment il faut faire évoluer l'urbain danse pour demain le préparer à l'augmentation de la température donc on voit bien que c'est un acteur privé qui vient s'engouffrer euh pour apporter une une réponse en tout cas des orientations à la collectivité de manière très rapide donc et ça c'est d'ailleurs un sujet dont vous nous avez pas parlé alors peut-être que c'est dans la rubrique aménagement urbain avant de se donner la parole je saisis parce qu'on a reçu une question pour un de nos collègues qui vous écoute en ligne et qui qui nous dit dit que vous nous avez parlé des e donc il voudrait savoir si maintenant que vous avez fait cette cartographie des e vous êtes capable de dire combien de kilomètres de e disparaissent réellement chaque année voilà qualifé je crois que vas-y ou apparaissent dans dans sa question c'était disparaisse mais on peut ajouter le apparaisse merci beaucoup c'est c'est passionnant ce que vous faites et moi j'ai j'ai une question euh vous avez parlé de simulation dans dans le cadre de la prévention des risques on on voit qu'il y a des catastrophes naturelles qui malheureusement reviennent régulièrement et puis bon il y en a une qui qui est inédite en Espagne est-ce que vous avez essayé de d'utiliser tous les paramètres prédictifs là on est plus dans la simulation on est vraiment dans le réel pour essayer de de prédire C ces phénomènes et bien sûr leurs conséquences et en clair est-ce que vous avez une fusion de ce que vous faites avec la météo ou tout ce qui est tout ça dans la prédiction surtout et puis une question mais générale cette fois-ci vous avez j'ai vu que vous avez une une une précision de 20 cm au niveau éthique comment ça se passe avec la population comment vous vous vous couvrez par ça SEP là merci d'autres questions ouais Sylvie vas-y oui merci pour pour ce cet exposé oui passionnant vous avez dit que finalement il y avait un certain nombre de d'acteurs qui étaient intéressés par les développements acteurs publics ou privés et Christine tu tu cites d'asso moi j'aimerais savoir si le le système par rapport à la gestion des risques le système assurantiel est aussi déjà de la partie et j'ai en arrière-pensé la la contrainte que que ce système pourrait générer auprès des collectivités c'est-à-dire qu'à partir du moment où vous modélisez il y a un certain nombre de diagnostic qui est fait et est-ce qu'il aurait là pour le coup un risque que le système assuranciel fasse pression sur une collectivité ou sur l'état pour décider à sa place en quelque sorte décider de de de la priorité de l'urgence de de certains de certaines mesures à prendre et je je poursuis dans cette question de prévention des risques j'ai je me suis pas mal intéressée à cette question donc j'ai vu récemment des travaux d'une entreprise enfin d'une pardon une entreprise ça pas du une équipe de recherche japonaise donc qui a utilisit pas l'intelligence artificielle ou la représentation numérique mais avait construit en fait en dur une ré bière dont une était équipée de de barrages enfin ou de Moulins ou toutes sortes de retenu et une autre qu'on avait complètement désartificialisé pour permettre la continuité écologique et donc simuler en fait une arrivée d'eau massive et on voyait bien que quand on était dans un cours d'eau qui n'a que son lit bah l'eau dès qu'il y en a beaucoup elle se répand très rapidement partout et que donc dans le cours d'eau qui était plus ou moins artificialisé pour des activités économiques ou autres bah on avait en fait une un volume d'eau qui restait beaucoup plus contenu qui était arrêté par les étapes successives donc est-ce que les outils que vous développé permettent aussi de faire de la simulation sur les différentes politiques publiques qui peuvent être mises en place et là typiquement la question de de l'aménagement des cours d'eau qui a été largement remise en en question après les inondations dans le Pas de calis mais les inondation en Espagne ou autre c'est des choses aussi que vous regardez simuler pour dire que voilà après il y a un arbitrage à faire peut-être entre continuité écologique protection des vies humaines et des activités économiques voilà je anque vas-y oui merci dans dans le même ordre d'idée vous nous avez montré une modélisation o on voit un pont un viaduc avec une masse d'eau qui arrive est-ce que vous êtes en capacité de dire jusqu'à quelle puissance d'eau le pont va résister non merci merci merci non écoutez je je me permet de de de répondre dans dans dans l'ordre des questions que vous avez posé alors concernant les départements les collectivités locales qui ont qui se sont déjà lancé dans des dans des jumeaux numériques je dirais nous on est toujours un petit peu dans cette dans cette tension du fait qu'on est un secteur dans lequel il y a des acteurs locaux qui sont très pionniers et c'est très bien parce que ils peuvent nous montrer la voie ils peuvent voilà aiguiller les choses et puis ça fait partie de la libère administration des territoires aujourd'hui que de connaître le leur territoire et donc je dire moi j'ai pas à discuter les choix des collectivités qui ont souhaité commencer à à à à se lancer ce que nous constatons et notamment par les différents contacts que nous nous avons dans des enceintes avec cette communauté qu'on appelle de la géomaique qui sont des services de de géomaique qu'on trouve partout sur le territoire c'est que souvent les solutions qui sont portées par des acteurs très intégrés c'est des acteurs qui vous offre une solution un peu ficelée sont difficilement appropriables par les équipes de géomathique parce qu' elles n'arrivent pas bien à mari en fait leurs outils leurs systèmes d'information géographique qu'elles utilisent au quotidien pour suivre les données et faire des diagnosti pour les territoires avec ces ces outils du marché qui sont trop intégrés et qu'ell n'arrivent pas à bien à bien à bien faire rentrer dans donc on on on on assiste souvent à cette difficulté et ces communautés de techniciens dans les territoires sont très demandeurs d'avoir des des solutions qui sont plus ouvertes solutions Open Source hein dont le code est ouvert dont on peut qui où il y a des communautés techniqu qui construisent ensemble ces solutions euh et donc voilà comme je disais par dans notre appel à commun sur le jumeau numérique il y a beaucoup de territoires de ce type qui ont qui ont manifesté un un un réel intérêt et donc après il restera au territoirees qui se sont lancés de manière pionnière de savoir s'ils souhaitent continuer sur leur trajectoire ou s'ils souhaitent rejoindre quelque chose de plus ouvert il est possible aussi que certaines entreprises changent leur stratégie c'est-à-dire que à partir du moment où il y aurait un mouvement de balancier VIè plus d'ouverture plus de de de de de maîtrise des outils par par par les acteurs nous on espère qu'il y a des entreprises qui vont aussi se lancer dans le des des des services autour de ces outils pour voilà les les accompagner euh et et permettre le leur appropriation euh voilà euh concernant votre question sur la la fusion des données avec la météo euh aujourd'hui on le fait sur des cas très précis euh et ponctuel on le fait notamment sur la forêt euh où on on a établi une grande étude avec le FCBA sur la forêt en 2050 où nous avons fait plusieurs scénario prospectifs en fonction de tout un tas de paramètres et ces scénarios s'appuient sur des évolutions climatiques mais je dirais aujourd'hui c'est une étude c'est-à-dire faut faut quand même un peu se fatiguer pour lire l'étude et l'étude elle vous dit ce qui se passe à l'échelle de la France mais elle vous dit pas ce qui se passe à l'échelle de votre parcelle donc le le le principe du jumeau numérique c'est de permettre ces croisement de manière générique c'est-à-dire que vous puissiez effectivement croiser de la donnée météo pourquoi pas croiser la donnée trafic routier des données par exemple de de population et que à partir de là vous puissiez conduire ces analyses en fonction de de vos besoins c'est vraiment ça l'outil du le principe du jumot numérique ce soit un outil qui permet tous ces croisements et donc aujourd'hui on ne l'a pas c'est quelque chose qui est à construire et évidemment Météo France qui est un institut cousin de l'hygiène dans le même même programme budgétaire et même dans le même bâtiment avec la direction de Météo France on aura à cœur bien évidemment de de travailler de travailler main dans la main concernant votre question sur l'éthique par rapport à la donnée à 20 cm donc évidemment tout ça est vu avec l'acnil et on considère aujourd'hui qu'une donnée à 20 cm ne porte ne porte pas atteinte à la vie privée VO euh nous avons pour être honnête he des débats récurrents avec les propriétaires forestiers qui estiment que ce sont des données qui ne devrai pas être être dévoilé il y a un avis récent de la CADA la commission d'accès aux documents administratifs qui considère que les données qui sont attachées notamment au plan au plan de gestion des des de la forêt et compris privé doivent être en Open Data dira que ce sont des sujets aujourd'hui qui sont encore débattus entre juristes euh mais voilà à l'heure qu'il est en tout cas on considère que la vue à 20 cm ne pose pas de problème de vie privée et je précise bien évidemment que que nous floutons toutes les zones qui nous sont signalées par les services régaliens donc bon des emprises militaires ou des prisons ou des zones comme ça sont sont son sont flouté dans nos dans nos informations alors concernant la cartographie des ha donc des ha bocagèes aujourd'hui nous avons fait un un premier relevé en fait que je connais pas par cœur sur le linéaire de Ha et justement en fait ce que nous mettons en place maintenant c'est un suivi donc c'est l'Observatoire de la haie qui a été annoncé par le gouvernement il y a quelques mois et qui prévoit comme première mesure un observatoire de de la haie qui permet justement ses suivi donc on est engagé dans ce dans ce chantier qui est qui est mené je crois par le par le ministère de l'Agriculture qui je crois a le leadership sur ce dossier donc on voilà nous ne sommes qu'un opérateur dans cette trajectoire et donc voilà la cartographie d aujourd'hui n'existe pas encore encord elle doit être à construire concernant le système assuranciel nous avons des contacts aujourd'hui assez lointain avec ces acteurs mais effectivement nous les voyons de plus en plus s'intéresser à ces sujets euh c'est logique les assureurs ont leur propre système de données aujourd'hui vous savez qu'il sont très friants notamment dans le domaine agricole de tout un tas de prévisions météorologiques qui leur permettent de de ensuite de suivre des enjeux donc je dirais que les assureurs font font déjà leur leur leur tambouille de données mais on pourrait avoir un intérêt à travailler de manière plus articulée avec eux c'est une un type d'acteur dont on n pas très proche mais effectivement on pourrait avoir à discuter avec eux à l'avenir et pour ce qui concerne l'impact sur les territoires j'entends votre préoccupation qui me paraît légitime ce que je ce que je vois dans les évolutions récentes c'est le choix qui a été fait en matière de de retrait du trait de côte que le retrait du trait de côte à un certain moment ça n'est plus de la prévention des risques c'est de l'aménagement du territoire et ça c'est c'est sans doute un prisme d'analyse qui qui est amené à à concerner potentiellement d'autres enjeux c'estàd que finalement la frontière entre les deux on considère bah si c'est plus aléatoire si c'est certain bah c'est plus un risque et donc à ce moment-là effectivement les les les chaînes de responsabilité et les financements peuvent se se retrouver déportter d'un d'un enjeu à l'autre mais il me semble que c'est un enjeu d'adaptation au changement climatique qui est générique et qui voilà qui qui dépasse l'information qu'on qu'on pourra amener voilà sur ce sujet de l'évolution du littoral par exemple le serema a publier des études récentes sur des cartographies à 2050 voilà donc des informations existent déjà oui alors justement vous dites les assureurs font un peu leur ils ont leurs outils font leur leur tambouille mais qui qui a raison c'està dire que est-ce que vos outils à vous peuvent euh justement avoir une autre expertise que les leurs et parce que c'est trop facile quoi est-ce qu'il y a une une une expertise différente de de des l'heur parce qu'on voit tout de suite le danger un mot en tout cas il y a une enfin ce qu'on voit se faire c'est aussi euh euh un un rapprochement on a des exemples de réutilisation par des équipes d'innovation de de de d'assurance qui se réappuyent sur les données queon peut ouvrir ou qui entraîent des modèles en utilisant ces jeux de données là comme jeux d'évaluation donc c'est des choses que que l'on que l'on voit où on entend un intérêt pour les cartes d'occupation des sols par intelligence artificielle donc il y a tout ce volet là et puis par ailleurs le le monde assurentiel est assez j'ai l'Impr pareil j'ai pas une maîtrise fine de ce de ce secteur là mais il y a tout un tout un monde de de start-up un peu construite autour de de ces clients là en fait aussi mais qui derrière en fait techniquement on va retrouver souvent des approches qui sont similaires enfin dès lors que il s'agit en fait d'exploiter l'information qui se trouve dans l'imagerie aérienne dans de l'imagerie satellite comme ça en fait on va retomber sur un SoC technique qui est similaire et où il y a beaucoup de convergence dans ce qu'on va dans ce qu'on va pouvoir trouver en tout cas le jumeau numérique ce qui une de ces promesses c'est un outil ouvert accessible à tout et donc qui permet à à tout acteur de se faire sa propre idée donc et y compris si voilà si c'est pour contredire des assureur pourquoi pas sur sur la solidité des ponts je dirais bon nous l'hygiène on on est un acteur qui apporte la donnée mais ensuite il faut qu'il a quelqu'un qui prenne le relais c'est-à-dire que nous on peut pas être spécialiste de tout et donc nous on n'est pas des spécialistes des ponts de leur solidité on n'est pas non plus d'ailleurs des spécialistes des fondation c'est pour ça qu'il y a des services de prévention des cru donc nous on pourra pas aller jusque là en revanche il est clair que aujourd'hui le point de départ en matière de cartographie des ponts dans notre pays est perfectible voilà donc nous y travaillons avec la Direction générale de la prévention des risques avec qui nous sommes en train potentiellement de de constituer une première base qui serait beaucoup plus exhaustive que les données que nous existons que nous dont nous disposons aujourd'hui grâce notamment à ce lidar cette cette cartographie 3D du territoire que nous avons obtenu et on peut imaginer que à partir de là ces données puissent s'enrichir par des expertises métiers qui ne seront pas les nôtres de pouvoir dire bah tel pont à telle caractéristique résiste plus ou moins voilà mais là ça ça ça nous échappe alors justement vous parliez d'enrichir les données est-ce que les différents systèmes informatiques se parlent est-ce que les logici elles sont compatibles ou est-ce qu'il faut à chaque fois rentrer les données à la main tout tout est compatible sur le sur le papier madame la sénatrice non non je plaisante je dirais que ce qui ce ce qui est important avant avant de regarder les les outils c'est que déjà les formats de données soient compatibles entre eux et je dirais que la chance que nous avons dans notre secteur c'est qu'il y a donc le le Conseil national de l'information géolocalisée nige président présidé par Monsieur Bertrand monubert actuellement qui est une un comité de techniciens qui regroupe plus de 400 expers actifs donc dans la géomathique et et d'autres domaines qui vont en fait définir des standards c'est-à-dire regarder les objets de la même manière comment on décrit une éolienne comment on décrit un pont comment on décrit une route comment on décrit récemment on a cartograph on a on a mis un standard sur le bâtiment comment on décrit un bâtiment pour se mettre d'accord entre la DG FIP voyait un bâtiment comme un truc à taxer l'INC comme un truc à recenser l'ADEM comme un truc à rénover thermiquement et tout le monde avait sa définition différente du bâtiment on a défini un standard grâce à cette commission et donc cette commission elle nous permet d'avoir un langage commun et donc de parler de la même chose parce qu'à la fin il y a une vérité géographique c'est X Y Z les choses elles sont là ou elles sont pas là quoi donc on a on a cette chance dans la géographie d'avoir ce point stable qui nous permet tous de de parler de de de la même chose et là-dessus je dirais qu'on est on est c'est plutôt bien organisé plutôt bien urbanisé comme on dit dans dans dans dans le secteur après en terme de logiciel je dirait que c'est normal qu'il y ait une certaine diversité de de solutions euh la la manière dont nous abordons ce sujet à l'IGN c'est par la géoplateforme donc nous avons construit c'est récent hein parce que nous avons ouvert en avril 2024 cette infrastructure nouvelle nous avons construit un système qui est une plateforme de données euh les données sont hébergées chez OVH donc on peut mettre autant de données qu'on veut en résumé et à partir de là que tous les acteurs publics puisse construire des systèmes de croisement de contribution sur ces données de pouvoir construire des des des espaces de données sécurisés dans lequel elles peuvent manipuler l'information et construire des cartes ou des outils à partir de ça et euh et donc un un de un des enjeux que nous avons dans les prochains temps c'est de faire en sorte que les services déconcentrés de l'État puisse de plus en plus s'appuyer sur les outils de la géoplateforme et que nous ayons de plus en plus une vision un un outil qui soit le plus partagé possible entre les acteurs que les acteurs géomathticiens qui sont dans les collectivités locales puissent aussi dialoguer sur cette même plateforme à partir de leurs outils nous avons travaillé à l'interopérabilité entre les principales solutions qui existent dans les collectivités locales et la géoplateforme pour que tout ça dialogue de la manière la plus naturelle possible et l'idée du jumeau numérique c'est qu'on le puisse le construire en compatibilité avec ce qu'on aura déjà fait à ce premier étage qui est la géoplateforme donc je dirais qu'on y veille que je m'amusais tout à l'heure à vous dire sur le papier bien sûr tout marche ensemble mais après voilà c'est c'est une attention qui qui se construit brique par brique pour assurer cette interopérabilité la plus forte possible un mot aussi peut-être sur sur le volet intelligence artificiel de ces choses-là dans le casre de c'est un des enjeux qu'on a dans la diffusion de d'apprentissage où il s'agit aussi de s'adresser à des gens qui ne sont pas forcément dans le monde de cette donnée géographique qui a ses propres codes et qui du coup l'intér l'interopérabilité est plutôt bien garantie mais il s'agit de s'adresser à des gens qui connaissent le monde de l'image mais pas forcément celui de la géographie et puis à des communautés international aussi donc là encore il y a un effort particulier pour rendre accessible ces données à des acteurs qui sont plus éloigné de ces ces écosystèmes et c'est l'une des des gros chantiers qu'il y a dans la publication de jeux de données pour pour les oui qualifé merci merci madame le Président une question on est dans la prospective donc on peut on peut lever beaucoup de choses euh euh vous savez on se pose beaucoup de questions en matière d'urbanisme cette fois-ci sur les positionnement des éoliennes sur les relais et cetera et les maires se cassent la tête tous les jours pour savoir s'ils autorise ou non sachant que sachant que pour les relais c'est plus ou moins à la tête du client et surtout c'est imposé au maire qu quelle serait la place demain d'un socle de plu que pourriez imaginer naturellement il faut que ça se discute après mais en tout cas vous vous prévoyez donner des recommandations aux collectivités pour un plan plan d'urbanisme et une autre question mais je ne sais pas si elle fait partie du sujet euh c'est les sous-sols c'est les sous-sols c'est les canalisations notamment euh on sait tous dans nos communes qu'il y a qu'il y a des trous souvent un peu partout un jour c'est c'est le gaz le lendemain c'est l'électricité qui cherche leur leur leur tuyauterie leur canalisation est-ce que vous avez travaillé sur cet aspect-là donc merci dans la est-ce qu'on parle de jumeau numérique au singulier ou au pluriel parce que comment vous intégrez dans la prospective toutes les toutes les probabilités les statistiques tout choses qui sont pas pas pas avéré à priori merci h alors sur sur le PLU je dirais je voudrais pas déborder des compétences de l'hygiène vraiment c'est c'est vraiment le ministère de l'écologie enfin la direction générale de l'aménagement du logement et de la nature qui qui est pilote sur ces enjeux au au au niveau du jumeau numérique je dirais que nous avons bien identifié le thème de l'aménagement urbain comme étant un thème sur lequel on a senti avec le serema le serema a déjà développé des premiers outils he pour aider à faire des des diagnostics et des des stratégies d'aménagement on voilà on sent que c'est une c'est une direction importante mais je reste prudent sur jusqu'où on ira voilà je parce que ce sera forcément en interaction forte avec avec les administrations centrales qui qui sont qui sont compétentes donc je je voilà je reste prudent mais c'est bien un thème qu'on a identifié et sur l'installation des énergies renouvelables on a fait un premier pas avec ce ce porta taille cartographique des énergies renouvelables sur lequel la direction générale de l'énergie et du climat nous nous indique qu'il y aura des développements ultérieurs justement pour aller dans le sens d'un meilleur d'un meilleur outillement des des élus voilà mais je je peux pas en dire beaucoup plus à à ce stade pour ce qui concerne les sous-sols effectivement comment dire nous nous avons des marges de progression poli il y a il y a un qui s'appelle le plan de corps de rue simplifié donc est une vision en fait extrêmement précise de la description des trottoirs donc s'appelle PCRs qui est en cours de déploiement ce sont les départements qui ont la main sur cette cartographie qui est en cours qui qui qui doit s'achever d'ici 2026 en théorie on va dire que la France est pas complètement en avance enfin ça avance quand même et donc cette cartographie elle doit permettre d' voir un dessin des trottoirs précis qui permettent ensuite à l'ensemble des acteurs de mieux se coordonner sur les ouvertures de trottoir et notamment d'éviter les risques liés au au réseau de gaz voilà voilà néanmoins bon c'est on va dire c'est un projet très décentralisé et aujourd'hui je suis pas complètement confiant dans le fait que on va se doter collectivement des outils de pilotage vraiment vraiment nécessaires mais bon il se passe pas rien pour rester positif pour les questions de Monsieur Michot oui tout à fait l'idée c'est bien alors j Jumo numérique à tous les sens du terme c'est-à-dire que déjà nous ce que nous voulons c'est construire des briques technologiques et qu'ensuite il puisse y avoir une variété de personnes qui les offrent parce que nous nous nous n'avons pas vocation à être dans une logique de service parce que les services il faut accompagner les utilisateurs il y a des bugs il y a des évolutions il y a un enrichissement qui peut être donné une adaptation de la solution par rapport à des besoins précis qui vont voilà donc donc ça c'est nous c'est pas c'est pas notre métier de fournir ça finement on n'est pas une SS2I donc ce qu'on souhaite c'est que déjà il y ait une pluralité d'acteurs économiques qui se saisissent de ce qui aura été construit pour pour aller vers les acteurs et puis oui jumeau numérique au pluriel au sens que que vous indiquiez c'est-à-dire que bien évidemment les prévisions qui pourront être fournis seront avec des intervalles de de de confiance voilà des hypothèses qui devront être transparentes sur sur les choix qui sur les choix qui sont faits justement comment vous pouvez évaluer ou comment vous évaluez les les les intervalles de confiance dans les prévisions par rapport aux données qui sont exploitées euh sur sur quel périmètre sur quelle temporalité euh les interval de confiance puisque ce sont des outils à destination entre autres des collectivités territoriales ça c'est c'était ma première question la seconde c'est au regard de la complexité quand même comment les collectivités territoriales aujourd'hui sont-elles préparé pour s'approprier ces nouveaux outils et quelles seraient j'allais dire les avancées pour qu'ell puisse en être j'allais dire des opérateurs confirmés ou des assembleurs confirmés et la troisième question c'est en regardant les items que vous développez entre le jumeau numérique de la forêt et peut-être celui de la ressource en eau ne pourrait-il pas y avoir aussi des transversalités que l'on pourrait imaginer entre des ressources en eau qui pourraient être interdépendante d'une évolution de la forêt entre autres comment comment on fait évoluer ces outils entre eux et comment peut-on en améliorer la connaissance et puis le volet pratique merci bon vous me posez des questions auxquelles j'aurais pas forcément tout toutes les réponses hein parce que c'est voilà c'est encore un c'estjà une réponse de se dire que l'état de la science ou du développement n'est pas encore prête pour répondre à ces problèmes on a voilà j'ai pas forcément les les réponses à tout ce qu'il a de sûr c'est qu'au niveau des des des collectivités locales il y a des des communautés techniques très actifes he je pense par exemple à la ITF donc qui voilà où il y a de la formation continue du partage d'expérience il y a la Figo qui est l'association de de tous les acteurs de l'information géographique qui est qui est très active et qui organise notamment une une conférence annuelle qui s'appelle les ge datad dans lequel il y a beaucoup de choses qui se débattent il y a toute la communauté autour d'Open Street Map qui anime des discussions nous-même on en anime l'État à travers l'anct l'Agence nationale de la cohésion des territoires a créé une dynamique autour de numérique en commun dans lequel il y a là aussi beaucoup d'espace donc je dirais que il y a quand même beaucoup d'espaces dans lesquels aujourd'hui les techniciens numériques et d'Information Géographique peuvent se rencontrer monter ensemble en en compétence sur sur ces sujets il y a bien sûr toutes les formations qui peuvent exister autour du Centre National de la Formation territoriale donc enfin voilà je suis pas très très inquiet de ça je dirais qu'aujourd'hui on a une communauté dynamique qui va grandir ensemble et et les acteurs des territoires enfin moi mon expérience c'est qu'ils sont plutôt en avance sur les acteurs de en général euh donc bon voilà on grandira ensemble mais je me fais pas de je me fais pas beaucoup de de de soucis plutôt éventuellement un enjeu entre différentes collectivités c'estàdire qu'entre une grande métropole et un département rural on n pas forcément la même voilà la même profondeur technique pour appréhender ces sujets et c'est là où la la proposition de valeur de l'hygienne de de travailler avec tous ces acteurs c'est aussi de permettre qu'il y ait un filet de sécurité avec quelque chose qui a été construit et qui peut être facilement réutilisable par par des entreprises VO par des collectivités elles-mêmes pour fournir des des des des solutions voilà sur les les autres questions des des intervalles de confiance et d'interdépendance entre les écosystèmes bien qu'aujourd'hui c'est trop tôt pour répondre à vos questions je je les note comme étant des points d'attention de de de votre part donc c'est intéressant pour nous à ce stade de pouvoir se dire qu'il faudra faudra pouvoir répondre à cette question en temps voulu d'accord donc on était vraiment dans la phase de question vas-y Sylvie je sais pas si la question a été posée avant que j'arrive où est-ce qu'on en est par rapport aux autres pays votre technologie à vous que font les autres alors c'est très disparate mais par exemple l'Allemagne suite aux inondations très fortes qui qui ont eu lieu il y a 2 ans à lancer un projet de jumeau numérique de son territoire en utilisant des technologies leadar HD donc qui sont très très proche de celle de l'hygienne et donc on a des interactions extrêmement fréquentes avec le le bKG qui est donc le l'agence fédérale de de géodésie et de cartographie qui qui conduit ce projet on a des liens forts aussi avec swispo qui est l'agence Suisse qui elle réalise déjà des relevés d' liidar depuis de nombreuses années qui a industrialisé ça ça et donc on dont on s'est plutôt inspiré d'ailleurs ça c'est plutôt fait dans dans ce sens-là après vous avez en Europe vraiment une grande disparité c'està-dire que vous avez certaines agences qui vont être d'abord des cadastres et un peu des instituts géographiques en France les deux sont sont séparer vous avez des instituts qui sont militaires comme en Italie donc qui vont pas donc nous nous travaillons bien sûr pour pour le ministère des armées he nous sommes un institut dual mais là à travers t tous les cas d'usage que je vous vous ai présenté c'était plutôt des choses civiles en lien avec les les enjeux écologiques et donc voilà on va avoir des discussions pas forcément très riches avec nos collègues italiens par exemple sur sur ces questions là donc je dirais qu'il y a pas de il y a pas de marche d'ensemble ce qui se passe c'est que les acteurs du spatial eux travaillent sur des jumeaux numériques mais plutôt à à large échelle c'estd pour représenter des phénomènes par exemple jumeauumérique du système terre si par exemple vous voulez vous intéresser au niveau des M des des phénomènes macroscopiques des fait ser et cetera là vous avez besoin de jumeau numérique qui sont à une autre échelle et et et on peut imaginer que ça se voil voilà que l'Europe notamment l'agence l'Agence européenne pour l'environnement veuille se doter de certains outils de ce type là mais c'est mais c'est pas la même échelle donc c'est pas c'est pas la même chose de savoir quelle est l'évolution des océans et et est-ce qu'on peut installer une une enne dans la rue quoi enfin je caricature enfin vous m'avez compris quoi et aujourd'hui si on pose un peu la question qui Fage parce que dans nos différents rapports ceux qui ont déjà pu être rendu en fait on s'est rendu compte que ce qui manquait quand même à la puissance publique c'était d'avoir à disposition du personnel qualifié qu'elle est capable de rémunérer pour développer finalement les les différentes solutions donc est-ce qu'aujourd'hui vous estimez qu'à l'hygiène vous souffrez des mêmes difficultés ou est-ce que vous y arriver parce que l'objet sur lequel vous travaillez intéresse et qui a l'idée de servir le bien commun plus voilà ce que on c'est vraiment quelque chose dont on s'est rendu compte c'est-à-dire que aujourd'hui la puissance publique est bloquée par ça et effectivement on peut comprendre que si l'ingénieur qui est chez d'asso système est payé trois fois ce qu'il est à l'hygiène voilà il va plutôt s système bah écoutez c'est vraiment une question centrale qui a été moi mon obsession première en fait quand je suis arrivé euh c'est celle-là c'est-à-dire que si on n pas les talents pour relever les défis technologiques c'est terminé ou alors ou alors il faut sous-traiter massivement bon ce qui une autre possibilité he pourquoi pas mais euh et donc moi j'ai mis beaucoup d'énergie pour pour sécuriser ces recrutements et donc nous avons réussi l'état de la situation comme ça a été dit donc nous avions d'abord un plan de recrutement formation en 3 ans de 150 talents à la fois dans des domaines technologiques mais aussi d'animation de communauté de de suivi de projet et cetera et donc les 3 ans ne sont pas encore écoulés on en a recruté et formé 156 sur la data science on était enfin moi j'étais quand même pas pas complètement confiant quand on a lancé ce plan de recrutement d'aller à 30 on on a réussi aller à 30 et effectivement on a convaincu les gens de venir déjà parce que on a des des brillants agents de l'hygiène qui sont très convaincants sur sur l'intérêt de de de nos tâches euh on a utilisé la grille de rémunération euh de la direction générale de de la fonction publique des des GFP et de la dinum qui permet sur les métiers du contractuel d'aller un peu plus loin que les grilles habituelles donc ça ça nous permet de faire venir des gens qui étaient entre guillemets sur le marché du travail euh et puis je dirais la chance que nous avons à l'IGN c'est que je je vais pas donner d'exemples parce que ce serait désagréable pour mes collègues mais j'ai déjà été face à des administrations plus thématiques qui me disent je n'arrive pas à recruter j'ai besoin de un Data scientiste sur mon sujet je pas donner d'exemples encore une fois pour pas être désagréable mais je n'arrive pas à le recruter pourquoi parce que le Data scientiste il va être tout seul excusez-moi et c'est pas très rigolo et puis par ailleurs la marque de cet institut peut être pas forcément parlante pour quelqu'un qui fait des sciences des données la chance que nous avons à l'ignn c'est que comme on a une masse critique de sujet et bien on peut effectivement attirer des attirer des talents alors je ne me suis pas arrêté là puisque nous avons la chance à l'hygiène d'avoir une école d'ingénieur le NSG géomaique et donc nous avons fait deux choses en parallèle de ça premièrement nous changeons les Programm de cette école pour introduire beaucoup plus de numérique et de sciences des données et deuxièmement nous avons accru la part des fonctionnaires euh de cette école hein c'est une école qui est à 3/4 civils il y a deux concours d'entrée dans l'école le concours des civils et le concours des fonctionnaires euh et donc on avait l'habitude de d'être autour d'une dizaine d'ingénieur fonctionnaire qui donc rejoignait chaque année l'IGN depuis cette école et donc cette année septembre 2025 pardon l'année prochaine nous allons bénéficier de l'arrivée de je crois 22 ingénieurs euh fonctionnaires qui ont un engagement de travailler à l'hygiène pendant 8 ans enfin travailler pour la puissance publique pendant 8 ans pas forcément que l'hygiène et donc cette augmentation des promotions de fonctionnaires si vous voulez ça nous sécurise à long terme sur le fait qu'on a un accès au talent puisqu'on a la main entre guillemets sur les programmes on fait pas n'importe quoi je vous rassure euh et en même temps on sécurise le rentrée donc ça ça nous permet d'avoir une capacité technologique à moyen terme très très voilà pour pour pour tenir cette cette exigence qui est devant nous donc je dirais qu'aujourd'hui ce sujet RH qui est évidemment voilà un pilier de ce type de de trajectoire aujourd'hui sécurisé juste est-ce que vous vous vous produisez quelque chose qui qui soit qui soit payé ou vous pensez le faire demain alors le le modèle qu'on aimerait voir en place sur le jumeau numérique il est encore pour être honnête en phase de de consolidation c'est un peu celui qu'on essaie de mettre en place sur la géoplateforme sur la géoplateforme donc encore une fois qui est une infrastructure ouverte où tout acteur public peut mobiliser les données il y a eu un coout de construction deinfrastructure on l'a pris entièrement à la charge de l'État par le budget d'hygiène et par le budget du fond de transformation de l'action publique ça a coûté une vingtaine de millions d'euros de construire cette infrastructure et ça quelque part on dit ça fait partie de notre mission de le réaliser et on n pas le faire payer aux autres ensuite il y a le coût de ce qu'on appelle parfois en bon français le run c'est-à-dire le fonctionnement de cette infrastructure et sur la géoplateforme l'équilibre que nous essayons de construire c'est que une partie de ce fonctionnement soit pris en charge par nous puisqu'on s'en sert nous-même comme infrastructure à travers ce qu'on appelle le Géoportail mais que une part quand même puisse être pris en charge par ceux qui vont utiliser massivement cette infrastructure donc là on parle pas des utilis de l'utilisateur final c'estàd qu'on parle pas de la personne qui va consulter la donnée ou par exemple du maire qui va aller sur le portail cartographique des énergies renouvelables pour lui ce sera toujours gratuit mais en revanche pour l'administration qui a de qui a commandé ce portail donc par exemple en l'occurrence la direction générale énergie climat et ben peut-être qu'à elle on lui demandera de payer quelque chose pour le fonctionnement de l'infrastructure puisqu'elle en est un des utilisateurs donc c'est ce type de modèle qu'on pourrait essayer de faire fonctionner avec le jumeau numérique euh donc autrement dit d'avoir un un coût d'utilisation qui soit euh très raisonnable puisque le le plus difficile et le plus risqué c'est-à-dire l'investissement initial aura déjà été payé c'est c'est ce qu'on aimerait faire privé qui vous commande des des missions bon alors nous sommes un établissement public administratif euh donc euh voilà on est quand même tenu par le principe de spécialité et euh notre notre mission euh est Lim limitativement décrite par euh par par notre décret qui prévoit que nous travaillons pour pour les acteurs publics euh de manière prioritaire et principale et par ailleurs euh si on se mettait à faire ça ça voudrait dire quelque part qu'on serait en concurrence avec des fournisseurs privés de notre secteur et aujourd'hui c'est pas forcément quelque chose qu'on souhaite c'est c'est c'est plus je dirais c'est c'est plus simple et plus clair pour tout le monde qu'on soit dans une logique de complémentariité nous on est l'Institut public de référence et et et les entreprises privées commercialisent un certain nombre de choses voilà c'est après encore une fois comme je l'ai dit en introduction notre modèle économique il a été défini par la loi donc vous êtes le législateur donc c'est c'est à vous d'en décider aussi est-ce qu'on a épuiser toutes les questions j'ai l'impression que oui en tout cas pour aujourd'hui merci beaucoup plaisir euh de nous avoir montré et je j'ai parcouru la classe de la que vous venez de sortir et c'est une très bonne synthèse de tout ce que vous nous avez montré donc j'invite voilà c'est accessible en ligne et après on peut découler par thématique si on est plus intéressé sur l'énergie sur les risqu la forêt euh ce qu'on peut faire madame la Présidente c'est vous envoyz une dizaine d'exemplaires de la chass voilà et ben super merci
Christine Lavarde