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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 14 septembre 2023 8 minContradictoireActualité / polémiqueNumériqueSolidarités & familleÉducation & recherche

Enfants surexposés sur les réseaux sociaux : attention danger ? - C à Vous - 14/09/2023

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteÉludée

    Aujourd'hui à 13 ans, un enfant a déjà en moyenne 1300 photos et vidéos de lui en ligne, mais c'est certainement beaucoup plus pour les enfants d'influenceurs comme ceux de Jessica Thivenin.

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Vous êtes la réalisatrice de ce documentaire « Enfants sous influence » surexposé au nom du « Like » qui sera diffusé dimanche à 20h55 sur France 5.

  • 4:08OuverteÉludée

    À la question « Pourquoi vous exposez vos enfants ? », elle va répondre « Parce que mes abonnés me le demandent ».

  • 4:17OuverteRéponse directe

    C'est le cas de Cam. Elle a aujourd'hui 24 ans, une jeune Américaine. Mais depuis son plus jeune âge, tous les moments de sa vie ont été partagés en ligne.

  • 5:13OuverteRéponse directe

    Si elle a l'impression que des gens la suivent en permanence, c'est parce que ça lui est arrivé dans la vraie vie.

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Vous avez également rencontré Kelly, une influenceuse dans le monde du sport, qui a vu son nombre d'abonnés et les sollicitations des marques s'envoler quand elle était enceinte.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:04PrésentateurChiffre
    « Aujourd'hui à 13 ans, un enfant a déjà en moyenne 1300 photos et vidéos de lui en ligne »
  • 0:29InvitéChiffre
    « Plus de 6 millions de personnes peuvent suivre sa vie à Dubaï avec son mari Thibaut Garcia et leurs deux enfants »
  • 2:35InvitéFait
    « Après, c'est vrai que je n'ai jamais pensé à ce que mes enfants puissent nous en vouloir de les avoir montrées »
  • 4:43Locuteur non identifiéFait
    « Je n'utilise jamais mon vrai nom sur les réseaux sociaux. J'ai trop peur qu'un jour, quelqu'un fasse une recherche sur Internet, mon futur employeur par exemple, et qu'il tombe sur tout ce que ma mère a publié de moi. »
  • 4:58Locuteur non identifiéFait
    « Avoir été exposée sur les réseaux a eu de lourdes conséquences sur ma santé mentale. »
  • 5:25PrésentateurFait
    « Elle avait 9 ans. Et dans la rue, on la félicitait. »
  • 6:49InvitéFait
    « Une journée de shooting, ça me permet d'avoir au moins trois mois d'avance. »
  • 6:57InvitéFait
    « Plus t'as de contenu, plus t'as de business. »

Temps de parole

  • Invité34 %
  • Invité 225 %
  • Invité 318 %
  • Présentateur15 %
  • Invité 47 %

3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

ce phénomène qui concerne de nombreux parents, l'exposition de leurs enfants sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui à 13 ans, un enfant a déjà en moyenne 1300 photos et vidéos de lui en ligne, mais c'est certainement beaucoup beaucoup plus pour les enfants d'influenceurs, comme pour ceux de Jessica Thivenin.

0:18
Invité

Oui, Jessica Thivenin, 34 ans, candidate de téléréalité, elle a participé plusieurs fois à l'émission Les Marseillais, elle est donc désormais l'une des influenceuses les plus suivies de France, et donc l'une des mieux rémunérées. Plus de 6 millions de personnes peuvent suivre sa vie à Dubaï avec son mari Thibaut Garcia et leurs deux enfants, Maylon 4 ans, Liwan 2 ans. Et quand je dis qu'on peut suivre leur vie, je devrais même dire qu'on peut suivre chaque moment de leur journée, du matin au soir. Bonjour tout le monde ! Voilà, on est venu après la nursery jouer un petit peu au football avec les enfants, comme ça ils se dépensent un petit peu.

Alors là, je vous explique, les enfants, ils nous ont fait une super journée, vraiment. Autant il faut râler quand c'est difficile et qu'ils ne sont pas coopératifs. Doucement, doucement, doucement, tu lui fais la commission. Autant aujourd'hui, ils ont été incroyables. Maylon, tu as été super gentil. Bonne nuit ! Qui est petit dans son lit ? Voilà un extrait de 24 heures dans la vie de Jessica, Maylon et Liwan. Elle s'adresse à ses followers, à ceux qui la suivent comme si elle écrivait son journal intime, même quand il s'agit de l'intimité de ses enfants. C'est ce qu'on va voir dans ce nouvel extrait de ce documentaire qui sera diffusé sur France 5 dimanche.

Son fils de 4 ans est souffrant. Elle l'emmène donc à l'hôpital à Dubaï et elle filme. On est allé dans l'hôpital et on va voir ce que les docteurs vont nous dire. Bien sûr, Maylon a retrouvé son jouet pro-patrole de l'hôpital. Et lui, regardez-moi, il vit sa meilleure vie du coup. Voilà, hop, dessin animé là-bas. Voilà. Mon bébé chat, c'est long l'hôpital. C'est long. Toujours carnet de santé Biannouchi, la base. C'est même trop magnifique. Voilà, la couverture peluche du carnet de santé était en fait un placement de produit. Il a tout son fils et son séjour à l'hôpital. C'était donc une opportunité à saisir. Et cela a fonctionné en effet puisque des internautes ont pu l'acheter.

A la question, avez-vous déjà pensé à ce que pourront en penser vos enfants plus tard ? Voici ce qu'elle répond. Après, c'est vrai que je n'ai jamais pensé à ce que mes enfants puissent nous en vouloir de les avoir montrées, pas être fiers de... Parce que malgré tout, on n'est pas des personnes à qui tu peux avoir honte qu'on est tes parents. Parce qu'on a quand même fait les choses correctement. On est des personnes simples, des personnes... Voilà, je ne pense pas qu'ils puissent avoir honte de nous. Après, on ne sait pas de quoi est fait demain. Puis en vrai, de vrai, si vraiment leur vie, c'est une horreur et tout, ils pourront changer de nom. Tant pis, je ne leur en voudrais pas.

Si moi, mon passé les dérange, ça ne me dérangerait pas qu'ils changent de prénom. Non, ce n'est pas grave.

3:03
Présentateur

Bonsoir, Elisa Jadot. Vous êtes la réalisatrice de ce documentaire « Enfants sous influence » surexposé au nom du « Like » qui sera diffusé dimanche à 20h55 sur France 5. Je n'ai jamais pensé que mes enfants puissent m'en vouloir. Voilà ce que vous confie donc cette influenceuse. Autrement dit, elle ne se pose aucune question sur l'impact que cette surexposition peut avoir sur ses enfants.

3:25
Invité

Peut-être pas aucune, mais en tout cas très peu. C'est en effet, quand je lui ai posé certaines questions, j'avais l'impression qu'elle découvrait ces questions pour la première fois. Donc je pense qu'en effet, pour certains parents, il y a certainement un manque de recul et un manque de réflexion vis-à-vis de... Il n'y a pas de cynisme ? Non, il n'y a pas forcément de cynisme. En fait, ces parents sont quand même très aimants avec leurs enfants. On les voit d'ailleurs, Jessica, on la voit très aimante avec ses enfants. Je pense qu'ils sont juste conditionnés. C'est le phénomène, c'est l'époque. Ils sont conditionnés à montrer leurs enfants. Ils montent leur vie de tous les jours.

Ça fait partie de leur business aussi. Et en effet, je pense qu'ils ont commencé sans vraiment se poser de questions.

4:08
Présentateur

Oui, oui, à la question « Pourquoi vous exposez vos enfants ? », elle va répondre « Parce que mes abonnés me le demandent ». Et pourtant, il y a bien un impact des séquelles pour ces enfants surexposés. C'est le cas de Cam. Elle a aujourd'hui 24 ans, une jeune Américaine. Mais depuis son plus jeune âge, tous les moments de sa vie ont été partagés en ligne.

4:24
Invité

Si vous pensez que partager la vie de votre enfant sur les réseaux sociaux est un acte innocent,

4:33
Locuteur non identifié

je suis la preuve que vous avez tort.

4:43
Invité

Je n'utilise jamais mon vrai nom sur les réseaux sociaux. J'ai trop peur qu'un jour, quelqu'un fasse une recherche sur Internet, mon futur employeur par exemple, et qu'il tombe sur tout ce que ma mère a publié de moi. Avoir été exposée sur les réseaux a eu de lourdes conséquences sur ma santé mentale. Je suis devenue très anxieuse et paranoïaque, surtout quand il y a du monde. J'ai toujours l'impression que des gens me suivent.

5:13
Présentateur

Si elle a l'impression que des gens la suivent en permanence, c'est parce que ça lui est arrivé dans la vraie vie. On l'a suivi jusqu'à son domicile. Elle était interpellée dans la rue parce que sa mère, par exemple, avait fait part du fait qu'elle avait ses règles. Elle avait 9 ans. Et dans la rue, on la félicitait. Voilà ce genre d'événement qu'elle a vécu.

5:31
Invité

C'est ce genre d'événement. En fait, sa maman publiait depuis son plus jeune âge. C'était l'époque où Instagram n'existait pas, où TikTok n'existait pas encore. C'était MySpace d'abord. Et puis ensuite, ça a été Facebook. Et c'est vrai que sa maman acceptait toutes les demandes d'amis, quelles qu'elles soient, des personnes qu'elle connaissait ou des personnes qu'elle ne connaissait pas, est publiée tous les jours, chaque moment de sa vie, du moment banal jusqu'aux problèmes médicaux. Et en effet, des informations particulièrement intimes. C'est vrai qu'elle le dit dans le film. Elle parle de ses premières règles. Mais il y a eu tout un tas de choses qu'elle a publiées.

Et c'est vrai que les commentaires des gens étaient parfois très bienveillants, mais parfois assez surprenants quand quelqu'un qu'on ne connaît pas nous dit « Félicitations, tu es devenue une femme ». Je pense que dans la tête d'une enfant de 9 ans, il y a de quoi se sentir un petit peu trahi, peut-être aussi par sa maman, parce qu'elle a dû lui confier ça. Pour une jeune fille, c'est quand même un moment très important. J'imagine qu'elle a dû se sentir particulièrement trahi, oui. Vous avez également rencontré Kelly, c'est une influenceuse dans le monde du sport, qui a vu son nombre d'abonnés et les sollicitations des marques s'envoler quand elle était enceinte.

Pendant la grossesse, elle s'était jurée de ne pas exposer son enfant, de le mettre en scène pour de la publicité. Puis son enfant est né et elle a changé d'avis. Une journée de shooting, ça me permet d'avoir au moins trois mois d'avance. Comme disait Bill Gates, le contenu, c'est la clé. Plus t'as de contenu, plus t'as de business. T'es d'accord, Gabrielle ? Baisse-le un peu, non ? Baisse-le un peu, le bébé, qu'on voit un peu plus. C'est con, mais tu vois, aujourd'hui, j'ai l'impression de savoir ce qui est bon pour lui, ce qui n'est pas bon pour lui. Et bien sûr, à partir du moment où il sera en âge de parler et de comprendre, je ne le ferai plus.

Mais je pense sincèrement que c'est un sujet qui n'arrivera pas, dans le sens qu'aujourd'hui, tout est fait avec beaucoup de bienveillance, beaucoup d'amour, beaucoup de respect, et que la priorité, c'est lui. Plus t'as de contenu, c'est la clé du business. Ce qu'on comprend, c'est que l'argent, c'est la pain imparable pour ses parents qui exposent les enfants. Et très vite, tous les revenus de la famille reposent, en fait, sur elle. C'est aussi ce que disait, d'ailleurs, Jessica Thivenin. C'est elle qui fait vivre la famille, finalement. Quand vous dites « c'est elle », c'est-à-dire l'exposition des enfants ? Elle repose son business, son réseau social, les revenus qu'elle génère.

C'est ce sur quoi elle dit, Jessica Thivenin, elle dit « moi, je veux mettre à l'abri ma famille ». Oui, tout à fait, tout à fait. Mais je pense que tous les parents veulent mettre à l'abri leur famille. Elle, en effet, elle passe par l'exposition de sa vie privée sur les réseaux sociaux. Elle le faisait déjà, alors ce qu'elle dit, elle le faisait déjà avant, puisqu'elle a été connue dans une télé-réalité, dans plusieurs émissions de télé-réalité. Et donc, elle a nourri sa notoriété à travers les réseaux sociaux.

Et donc, naturellement, quand elle a eu sa grossesse, quand elle est tombée enceinte, et quand elle a accouché, et qu'elle a eu tous ses problèmes de grossesse et ses problèmes de santé avec son fils, elle l'a partagée naturellement, comme elle le faisait déjà avant.