Bruno Le Maire, invité de Darius Rochebin : "Nous n'augmenterons pas les impôts jusqu'en 2027"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
monsieur le ministre bonjour bonjour Darius rochb merci de nous recevoir ici à ber dans ces circonstances graves la France dégradée par standard handp pour c'est la plus grande agence de notation du monde comment est-ce que vous prenez la sanction avec beaucoup de sérénité pour une raison qui est très simple c'est qu'on a eu trois agences qui ont confirmé la notation de la France depuis début 2024 moi je prends note de la décision de St pourourge mais dans le fond ça ne change rien à notre stratégie de rétablissement des finances publiques que nous avons engagé depuis la fin 2023 une fois qu'on est sorti de la crise du covid et de la crise de l'inflation nous restons sur la même ligne de rétablissement des finances publiques et de retour choué 3 % de déficit en 27 avec cependant ce ratage et c'est sur cette PL que standard handps appuie le déficit public 5 et5mi % du PIB alors que vous attendiez 4,9 la 7e puissance économique du monde qui se trompe d'un demi point de de PIB vous savez très bien que pour eux ça n'est pas sérieux il y a eu un accident sur les recettes en 2023 reconnaît bien volontiers en revanche on pourrait reconnaître aussi que les prévisionnistes se sont complètement plantés sur les évaluations de croissance pour 2023 2024 je rappelle que tout le monde disait que nous serions en récession en 2023 et que la prévision du gouvernement de un point de croissance en 2023 éta excessivement optimiste l'INC vient de confirmer que nous serions au-dessus de la prévision de croissance du gouvernement à 1,1 points de croissance et nous sommes dit molle croissance molle c'est le mot qu'ils utilisent en fait on quelque chose de très cl relativement c'est toujours mieux que la récession à laquelle sont confrontés d'autres pays européens mais nous gardons la même dynamique et San pour dit très clairement que les réformes économiques qui ont été engagées devraient nous permettre d'avoir une croissance encore plus forte en 2025 et en 2026 en revanche il insiste sur un point qui me paraît important c'est la fragmentation de la vie politique en disant la politique économique du gouvernement donne des résultat la croissance est dynamique les emplois sont là mais il y a une fragmentation de la vie politiqueche ire avec d'autres non ça veut dire tout simplement que si on était capable de se rassembler et de tirer les leçons de cette notation pour se dire dans le fond plutôt que de se renvoyer des critiques à la figure on se met autour de la table tous ceux qui croient dans le rétablissement des finances publiques il y en a qui sans souci comme d'une guigne de la dette et des déficits mais tous ceux qui y accordent de l'importance je pense par exemple au Républicain si nous étions capablebles de nous mettre autour d'une table comme je leur propose pour regarder ensemble les économies à faire pour 2025 on gagnerait en crédibilité et on gagner en efficité c'est vous qui n'en avez pas voulu vous n'avez pas voulu prendre le risque du projet de loi de finances rectificative devant le Parlement pas une discussion informelle un vrai vote du Parlement c'est vous qui avez reculé c'est vous qui avez eu peur je je crois que j'avais pris une position assez différente sur le sujet c' la décision a été prise maintenant il faut l'appliquer ce qui compte c'est le budget pour 2025 qu'est-ce qui s'est passé en 24 j'ai fait des propositions d'économie les républicains 125 milliards d'euros de proposition de dépenses supplémentaires LFI de 250 milliards d'euros de dépenses supplémentair le rassemblement national un programme marxiste digne de 1981 avec des dizaines de milliards d'euros de dépenses supplémentaires donc je dis tout simplement à ceux qui pensent comme moi que le rétablissement des finances publiques est une priorité absolu que nous devons tenir le cap des 3 % de déficit en 2027 et désendêter le pays venez travailler avec moi venez regarder les propositions d'économie et tout ce qui sera judicieux juste et efficace je suis prê considère on reparlera politique mais d'abord l'économie pure pas seulement le passé l'avenir l'inquiétude profonde exprimée par l'agence les finances publiques sont soumises à l'incertitude vous savez bien que ce mot incertitude sur les marchés c'est le mot qui handicape il y a une certitude il y a une certitude les incertitudes aujourd'hui elles sont géopolitiques les seules vraies incertitudes sont géopolitiques qu'est-ce qui va se passer Raine oui mais il n'y a pas d'incertitude sur ma détermination il peut même y avoir une certitude totale que j'ai prouvé au cours des années passées que je viens de prouver dans les mois passés sur ma détermination rétabl des finance publique c'est pas simple de dire aux Français et c'est courageux que nous allons sortir des boucliers tarifaires sur l'électricité et sur le gaz pour revenir à la normale je l'ai fait c'est pas facile c'est courageux de dire aux Français qu'on va faire 20 milliards d'euros d'économie en 2024 je l'ai fait c'est pas facile c'est courageux de dire à nos compatriotes ça fait 14 ans qu'on n pas touché à la franchise sur les médicaments on va la passer de 50 centimes à 1 € tout en protégeant les affections de longue durée donc je pense avoir apporter la preuve de ma détermination à rétablir les finances publ ça doit être considéré comme une certitude par les agences et par les marchés cela suffira-t-il la la le constat qui est terrible sur la tendance sur la tendance lourde la France pays le plus endetté de la zone euro en proportion du PIB après la Grèce et l'Italie souvenez-vous les pays du Sud on disait regardez les sigales du Sud la France est maintenant dans les sigales du Sud il y a deux choses différentes il y a la réaction qu'on apporte à une crise le covid qui était la crise la plus grave depuis 1929 moi ce que je constate c'est qu'on a fait 15 points de dette supplémentaire mais qu'au bout du compte on a retrouvé très vite la croissance le plus vite de tous les pays de la zone euro on a recréé des emplois le chômage baisse on a réindustrialisé on a retrouvé de la croissance économique pendant la crise financière de 2008 il y a eu 25 points de dett suémentaire mais à la sortie plus de chômage et moins de croissance donc notre stratégie économique et de finances publiqu a été la bonne on a payé maintenant on a bien protégé sauvé l'économie il faut rembourser et nous le faisons ce qui a été fait parlons de ce qui va venir maintenant s'il vous plaît quand juste peut-être pour terminer sur la D que c'est important il y a la tendance de plus long terme qui montre que depuis 1975 la France n'a jamais eu de budget à l'équilibre c'est ça la vraie question qu'il faut se poser pourquoi est-ce que la France singul is dans la zone euro par des niveaux de dett et de déficit qui sont structurellement plus élevés par monur vraiment de cap c'està-dire vous avez parlé pour l'instant d'économie un peu au Rabo général quel est le pas de plus où est-ce qu'il faudra tailler vraiment de manière plus audacieuse d'abord il faut réaliser les économies que nous avons décidé sur l'électricité sur le gaz je l'ai déjà indiqué j'ai indiqué qu'on allait réduire l'aide publique au développement il y a un certain nombre de mesures qui ont déjà été prises il faut les réaliser et tenir bon avec fermeté et donner cette certitude à nos compatriotes que la barre est tenue et je leur donne cette certitude la barre pour 2024 des économies sera tenue y compris les tabou y compris la santé par exemple on l'a fait ça pe ça pas été facile vous savez de dire au français qu'on allait doubler la franchise sur les médicaments je l'ai fait je pense qu'il y a pas de tabou le seul tabou c'est ce qui pourrait abîmer notre croissance abîmé notre prospérité ça je pense que c'est une mauvaise idée et le deuxième tabou c'est les impôts parce que quand on commence à trouver la solution des impôts en général on oublie la la solution de la dépense publique les impôts c'est la facilité la réduction la dépens c'est le courage je préfère le courage à la facilité et après il faut effier disait les les dettes et Dieu sait s'il a det on est à combien de milliards de detes 3000 milliards plus de 3000 milliards on est à 112 % un peu moins 111 là ça été révisé à 109 % pour tout à fait exact de dette publique chbl disait les dettes ce sont les impôts que paieront plus tard les citoyens bien sûr plus tard c'est quand mais c'est bien pour ça qu'il faut réduire la dette en baissant les déficits en ayant de la croissance et en engageant des réformes de structure c'est les TR point notre stratégand que ces impôts arveront mais jamais moi je ne compte pas augmenter les impôts des Français jamais je le redit avec beaucoup de fermeté nous n'augmenterons pas les impôts sur nos compatriotes et je le redis d'abord ce serait pas juste parce que le taux d'pposition est déjà très élevé en deuxème lieu ce ne serait pas efficace parce qu'évidemment ça toucherait la consommation qui est un des moteurs de la croissance et en troisème lieu ça finit toujours par désespérer nos compatriotes de se dire que on a choisi cette solution de facilité au lieu de retirer les dépenses qui sont inutiles et inefficaces vous m'interrogez sur les mesures de structure Eric ver vient de sortir un rapport intéressant sur l'organisation administrative de notre pays on voit bien que ce mille feuille de complexité administrative de couches de réglementation avec le département Laar région les communes les métropoles les communautés de communes tout ça a un coût et qu'il faut le simplifier je pense même qu'il faut aller encore beaucoup plus loin que ce que propose Eric dans la simplification du milf administratif mais voilà des réformes sur lesquelles nous pouvons nous engager dans les années à venir pour pas simplement couper dans la dépense publique mais réformer en profondeur le modèle français vous avez parlé de deux tabou impôt santé impôt donc vous dites pas pas d'augmentation d'impôt jusqu'à la fin du quinen jusqu'en 2027 je confirme pas d'augmentation d'impôt sur les français d'ici 2027 je pense que quand vous prenez cette voie de facilité ça désespère nos compatriotes et puis ça empêche d'avoir le courage de réduire la dépense publique là où on peut et où on doit la réduire second àout la santé c'était le 30 mai avant-ier c'est pas un constat il y a 2 mois ou 2 ans le le déficit ce dérapage de la sécurité sociale de 6 milliards 6 milliards est-ce que parce qu'évidemment c'est la chose la plus sensible ça touche vraiment à la à la personne est-ce que même dans ce domaine là il faut assumer que la France puisse être moins sociale il s'agit pas d'être plus ou moins social oui siil faut réduire les oui non non je je crois pas du tout Darius rochbin je pense qu'il faut aider ceux qui en ont besoin et qu'il faut arrêter de dépenser pour des personnes qui n'en ont pas nécessairement besoin pas besoin quand je prends l'exemple de la franchise sur les médicaments je pense que c'est une décision responsable ceux qui ont besoin de beaucoup de médicaments c'est qui c'est ceux qui sont confrontés à un cancer à la maladie d'Alzheimer à des infections de longue durée ceux qui n'ont pas d'autre choix que de se soigner régulièrement mais la consommation excessive de médicaments elle elle est pas justifiée donc prendre les décisions que N av le courage de prendre qui représente 1 milliard d'euros d'économie on augmente la franchise sur les médicaments pour arrêter de trop consommer de médicaments mais on préserve la situation de ceux qui sont confrontés à la maladie de longue durée c'est à la fois juste du point de vue social et efficace du point de vue des finances publiques et c'est dans cette voie là qu'il faut continuer à avancer dans cette voie là que nous allons travailler avec Catherine Vautrain que je remercie au passage parce que elle fait un énorme travail pour essayer de voir où la dépense peut-être la plus efficace et où elle peut-être diminuer la gravité de l'endettement Édouard Philippe votre ami qui déclare sur notre antenne il y a quelques jours nous nous mettons à la merci de gens qui ne nous veulent pas forcément du bien et dont nous serons les débiteurs est-ce que ce cet énorme boulet de la dette que d'autres possèdent pas seulement la France est-ce que ça diminue la souveraineté de la France ça serait le cas si nous laissions filer les comptes c'est le cas non non nous ne laissons pas filer les comptes nous avons eu un accident sur les recettes nous avons engagé leur établissement nous avons une stratégie qui je le redis est claire et cohérente de la croissance des réformes de structure comme l'indemnisation du chômage ou l'in simpimplification de la vie de nos compatriotes et la réduction des dépenses y compris des dépenses structurelles comme je vouslais indqué pas répu Philippe si certains des débiteurs ne nous veulent pas du bien il y a des débiteurs cette dette elle est possédée bien sû mais par qui est-ce qu'elle est possédée cette dette elle est possédée à 1/4 par la Banque centrale européenne un/4 par des créanciers européens un/4 par des créanciers français et un/4 seulement par des créanciers d'autres pays hors de la zone euro et hors de l'Union Européenne donc nous sommes pas nous ne sommes pas oui nous ne sommes pas dans la main des puissances étrangères ne jouons pas avec ces peurs ou avec ces fantasmes et je veille et je veille à ce que la dette française puisse être détenue par des acteurs qui soient français européen la Banque centrale européenne et à ce que l'équilibre global soit maintenu je précise également que nous n'avons aucune difficulté à financer notre dette la France n'a pas de problème à se financer la signature reste forte on est en double a c'est donc une signature qui correspond à peu près à 17/ 20 il il y a 23 crans hein donc on est encore très loin des derniers cran ne jouons pas là non plus avec avec les peurs des Français et quand il y a quelques jours je lève 4 milliards d'euros de dettes sur le marché il y a eu 40 milliards d'euros de demande 10 fois plus le taux est à 3,1 il reste raisonnable on va ê tout à fait précis pour rassurer nos compatriotes et l'écart de taux avec l'Allemagne qui est la référence dans la zone euro il est reste limité de l'ordre de 50 points de base il est de 70 points de base pour l'Espagne et de plus de 125 points de base pour l'Italie donc vous voyez que les conditions de finance la r pe comme des château brillant peut-être mais le coût le coût est là le coût est tellement rude souvenez-vous 2012 les conséquences politiques vous étiez déjà là toujours là les conséquences politiques à l'époque est-ce que vous allez payer dans les urnes là le 9 juin qui est en train de se passer je crois pas je pense que les Français font la différence entre les sujets que nous venons d'évoquer la croissance la stratégie économique elle donne des résultats enfin je rappelle juste que on vient de créer 2 millions d'emplois qu'on ouvre des usines qu'on est le pays le plus attractif pour les investissements étrangers en Europe donc la France est attractive deuxème sujet est fr MOS de plus en plus pardon de plus en plus mais non standardp dit exactement le contraire il dit la stratégie économique est la bonne le pays est attractif mais il y a un problème de fragmentation politique qui rend incertain le rétablissement des finances c'est ce problème là que je TR l'incertitude la fragmentation politique c'est bien pour ça que je dis mais faisons vre utile c'est une levier de la décision pour nous rassembler accélérer sur les économies le rétablissement des finances publiques et être plus nombreux à défendre le rétablissement des finances publiques et les économies monsieur le ministre mettez-vous à la place des électrices et des électeurs ça fait des mois que vous leur dites nous sommes les gens sérieux les les LFI et les RN sont des nuls en économie là le cercle de la raison on prend un sacré cout vous en prenez un cou mais nous restons sérieux je vous rassure je suis pas tout d'un coup devenu une espèce de clown qui ferait n'importe quoi à la tête du ministère de l'économie et des finances le sérieux est ma marque de fabrique nous avons eu un accident sur les recettes je le reconnais bien volontiers mais pour le reste j'ai promis aux Français des choses que j'ai tenu je leur ai dit je vais vous sauver votre économie pendant le covid je l'ai fait et si aujourd'hui les usines n'ont pas fermé les restaurants n'ont pas fermé les hôtellerleries n'ont pas fermé les pas entier de notre économie nont pas fermé c'est parce que j'ai pris les bonnes décisions au bon moment qui aurait fait mieux der b c'est pass deuxème chose mais le passé ça compte dans la crédibilité sur l'inflation j'ai promis aux Français que cette crise inflationniste il ne revivrait pas les années 70 elle avait duré 10 ans elle a duré 2 ans j'ai dit début 2024 on reviendra à 2 % d'inflation on en est à combien aujourd'hui 2 % voilà ma crédibilité en 3è lieu mais je ne suis pas sûr de moi je dis juste je dis juste que les promesses que je fais aux Français je les tiens je leur ai dit en 3è lieu on vous dit la récession 23 vous aurez de la croissance il y a eu quoi de la récession ou de la croissance il y a eu de la croissance donc il reste un dernier sujet par rapport à toutes ces promesses qui ont été tenu sauver l'économie se débarrasser de l'inflation retrouver de la croissance et le plein emploi on est sur ces trois volets dans la bonne direction voilà l'élément global il reste le sujet finance publicjet fin publ je dis je dis juste au Parlement aidez-moi j'ai fait des économies vous les avez critiqué je suis sorti du bouclier tarifire surélectricité pour économiser 5 milliards d'euros vous avez tous critiqué cette décision bien au lieu de critiquer venez AER quand on va vraiment devant le Parlement on y va avec le risque je le rappelle vous avez refusé le risque du projet de loi de finance rectificative est-ce que vous risquez d'être rattrapé ce lundi par une motion de censure si toutes les oppositions la vote vous tombezettetion de censure est une aberration lunaire vous avez la France insoumise et le rassemblement national qui ont chacun proposé des dizaines de milliards d'euros de dépenses supplémentaires qui aurait mais précipité la France pour le coup dans un niveau d'endettement encore beaucoup plus important que celui que nous avons aujourd'hui qui n'ont aucune stratégie de rétablissement des finances publiques qui viennent déposer une motion de censure sur les finances publiques c'est lunaire c'est peut-être lunaire est-ce que vous en avez peur donc j'ai pas peur de ce qui est lunaire donc je n'ai pas peur de ces deux motions de censure je fais confiance à la majorité par nationale lunire ou pas c'est la représentation nationaleou il arriveentation il arrive que la représentation nationale je pense qu'elle l'a montré aux questions d'actualité la montré à de multiples reprises il arrive sur les bands de l'opposition notamment à la France insoumise qu'il puisse y avoir des comportement totalement lunaire voire révoltant par rapport à l'idée que je me fais la démocratie donc déposer une motion de censure sur les finances publiques quand on a cessé de faire des propositions pour les aggraver c'est lunire et par conséquent ça n'inspire pas de crainte particulière de ma part monsieur le ministre c'est un secret de polinel que Gabriel Atal le Premier ministre rencontre les députés LR pour leur dire surtout ne votez pas la motion de censure parce que vous n'y gagneriez pas actuellement c'est le RN qui gagnerait les élections ça montre que vous n'êtes pas si sin non ça MRE que nous tendons la main et je crois je le redis que si cette décision de cpour pouvait ouvrir les yeux du plus grand nombre de parlementaires et de représentants poli sur la nécessité de nous rassembler en france pour faire des économies moi j'ai pas la vérité révélée sur les économies qui sont utiles bonnes nécessairire je suis prêt à discuter avec tous ceux qui de bonne foi veulent rétablir les finances publiques et accélérer le désendettement si on pouvait se rassembler au lieu de se diviser sur un sujet qui est dans l'intérêt Sup de la nation nous aurions faituti est-ce que est-ce que c'est vrai que si les élections avait lieu maintenant le RN gagnerait comme le dit monsieural au parlementairire je crois pas je je pense que une élection n'est jamais jouée tant qu'elle n'est pas passée je suis un combattant moi j'aime bien me battre pour mes idées pour mes convictions et je ne me résignerai jamais ni est-ce que la France soit le pays qui envoie le plus de députés d'extrême droite au Parlement européen ni est-ce que la France tombe dans les mains du rassemblement national et je veux d'ailleurs dénoncer la complaisance de beaucoup à l'égard du rassemblement national l'accomplisance de certaines élites économiques certaines élites politiques qui vous disent dans le fond pas si grave que ça si c'est grave si c'est grave parce que pour les seuls sujets qui me concernent le programme économique financier du rassemblement national est tout simplement un programme marxiste les patrons actuellement de nationalisation et de dépenses extrême beaucoup de patrons beaucoup d'acteurs économiques rencontrent monsieur Bardella commence déjà à prendre land en seant l'avenir c'est peut-être lui reg et bien je le regrette je regrette et je dénonce cette complaisance qui pour certains de la complicité avec un programme qui est tout simplement un programme marxiste de nationalisation massive de retour à la retraite à 60 ans et de dépense tousimut si c'est ça qu'on veut pour le pays ben je pense que on ne fait pas un très bon chef d'entreprise et donc je regrette que un certain nombre des élites économiques puissent considérer que le programme du rassemement National finalement serait un moindre mal ça n'est pas un moindre mal ce n'est pas un moindre mal ce serait une véritable tragédie pour l'c notre pays monsieur le ministre êtes-vous si bien placé pour faire la leçon la quand on voit l'ampleur de la charge de la dette on parle pas seulement de la dette là on avance on parle de la charge de la dette qui sera en 2027 sans doute encore plus élevé que le budget d'éducation nationale il est déjà au-dessus de la Défense nationale on parle de 70 milliards 80 milliards en réalité ça c'est quelque chose de désastreux pour l'instant nous sommes à 50 milliards je le rappelle et par ailleurs il faut payer le prix de la protection Enfin il me semble qu'il y a 4 ans il y a eu une crise d'une gravité extrême il me semble qu'il y avait un consensus national de la part d'ailleurs de tout le monde économique des entrepreneurs des PME des TPE de tous les secteurs de grandes entreprises comme Air France comme Renault ou comme d'autres que j'ai sauvé que j'ai sauvé qu'est-ce que ça serait aujourd'hui s plus Air France plus Renault des difficultés majeures pour tout les PE les PME la filière aéronautique dont on aurait perdu toutes les compétences tous les ingénieurs tout le savoirfaire qu'est-ce qu'on dirait du travail du ministre de l'économie ça a eu un coup c'est ça qui a alourdi la charge de la dette c'est le prix du sauvetage de l'économie française maintenant on va le rembourser sérieusement sereinement sans exagérer ou noircir le tableau la France a l'économie suffisamment solide pour rembourser sa dette dans de bonnes conditions pourvu qu'on sache faire les économie qu'il faut tenir la ligne des réformes et être capable de se rassembler vous faites des efforts est-ce que le age reste ensuite quand on voit ce qui est arrivé à la SNCF où apparemment le régime des retraites est revu et à la SNCF ensuite par derrière si j'ose dire on fait un autre régime beaucoup plus favorable vous êtes défié je suis pas défié c'est tout simplement une décision qui a été prise par le président la SNCS je m'en suis expliqué avec lui je l'ai reçu ça vous a choqué je lui il a été d'ailleurs Jean-Pierre farandou un très bon président de la SNCF mais je lui dis voilà il faut financer ce projet ça vous a choqué bah moi je trouve que en terme de méthode il est toujours bon que la tutelle soit avertie et surtout il est bon que lorsqu'on a demandé un effort au français notamment sur les retraites cet effort soit équitablement réparti y compris pour les agents de la SNCF est-ce qu'il y a beaucoup on remporte le soupçon dans une partie de l'état profond le côté au fond la dette c'est pas grave on peut y aller on continuera comme ça ils ont tort ils ont tort il faut réduire la dette parce que sinon la charge de la dette vous l'avez parfaitement dit pèse sur les comptes de de la nation moi je préfère mettre de l'argent dans les universités dans les écoles dans les hôpitaux dans les services d'urgence que dans la charge d'intérêt de la dette c'est pas facile de désendetter de couper dans des dépenses qui ne sont pas efficaces de faire des transformations structurelles indispensables comme la simplification du millefeuille administratif et local pour faire des économies mais c'est indispensable parce que c'est comme ça qu'on retrouvera des marges de manœuvre c'est quoi ma responsabilité je le dis avec 7 années d'expérience derrière moi je le dis avec l'expérience de quelqu'un qui a établi les comptes publics de la nation en 2017 et 2018 j'ai ramené le déficit français choué 3 % c'est ce qui nous a permis ensuite quand il y a eu la crise du covid de faire face à la crise de protéger nos compatriotes et ma responsabilité des ministre des Finances maintenant c'est de reconstituer des réserves financières pour que demain quand il y aura une nouvelle crise qui est inéluctable elle sera géopolitique ce sera une pandémie je n'en sais rien mais à un moment donné comme ça arrive tous les 10 15 ou 20 ans il y aura une nouvelle crise qui touchera notre pays je veux avoir laissé des comptes en bon état pour que mon successeur puisse protéger aussi bien les Français que je l'ai fait pendant la crise du covid et de l'inflation monsieur le ministre vous avez dit pas de nouveaux impôts jusqu'en 2027 l'autre point beaucoup attend d'être rassuré ce sont les épargnants il y a en France une grande masse d'épargne combien des milliers de milliards vous savez très bien que beaucoup vous soupçonnent d'avoir un œil sur ces milliers de milliards en se disant si les choses tourn vraiment mal c'est la poire pour la soif est-ce que vous pouvez rassurer les gens en disant que vraiment on ne touchera jamais à cela jamais enfin ce sera une idée totalement absurde d'aller piocher dans certaines crises oui mais nous ne sommes pas en situation de crise arrêtons d'employer ce mot matin midi et soir nous avons tout simplement nos devoirs à faire nos devoirs c'est au-delà des succès économiques que nous enregistrons rétablir sereinement et fermement les compes public il y a pas de crise des finances publiques il y a une situation des finances publiques à régler c'est très différent et quand à l'idée d'aller piocher dans les livrets à les livrets déement durable ou l'assurance vie des Français je je marque ma surprise pour une raison qui simpleusin c'est que l'idée ne m'est jamais venu à l'esprit j'ai suffisamment d'attachement à l'épargne des Français pour ne jamais avoir eu cette idée dans ma tête monsieur le ministre un mot encore sur vous évidemment ça n'est pas que vous les circonstances économiques sont ce l'avez rappelé le covid et cetera mais il se trouve que vous êtes ministre des Finances grand argentier est-ce que vous êtes personnellement sanctionné ou est-ce que vous dites je resterai jusqu'en 2027 mais ce n'est pas une sanction qui est tombée c'est une décision d'une agence tro autres agents je dis ont pris des décisions différentes marché trois autres agences ont pris des décisions différent je pense qu'il faut regarder le panorama global français économique et financier notre économque réussi c'est le plus important il reste des finances publiques à rétablir parce qu'on a beaucoup dépensé pour protéger et sauver cette économie et les deux sont liés vous voyez que d'autres pays européens ont fait des choix différents ils ont moins dépensé ils sont passés par la case récession et ils ont eu beaucoup plus d'inflation moi j'ai fait le choix et je le revendique de beaucoup protéger les Français de leur éviter des taux d'inflation à 15 ou 20 % et maintenant évidemment il faut rembourser rétablir les comptes publics on le fera aussi longtemps que sera nécessaire vous restez jusqu'en 2027 qui décide de ça mais votre vœ moi mon vœ c'est de rétablir nos finances publiques dans les meilleurs délisi et ensuite c'est le président République qui décide merci merci à vous
Bruno Le Maire